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Web et presse

  • GOT in Pop

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    Il est à fort à parier que les fans de Game of Thrones se précipiteront sur le hors-série Pop du Point consacré à cette "messe planétaire" qu’est la célèbre série de fantasy. "Messe planétaire" : c’est Philippe Guedj qui emploie cette expression dans la préface, tant il est vrai que GOT s’est élevée au rang de phénomène culturel, pour ne pas dire de société.

    Les superlatifs se mesurent à l’aune de quelques chiffres rappelés par le magazine : 47 Emmy Awards, un milliard de dollars de chiffre d’affaire généré chaque année, 36 millions de téléspectateurs en moyenne pour chaque épisode diffusé aux États-Unis pendant la saison 7… ou 300 bébés baptisés Arya en Angleterre au cours de l’année 2016.

    Le terme de "chef d’œuvre" est carrément employé pour qualifier Game of Thrones, un cycle de romans et une série culte, souvent comparé par son souffle épique et son succès au Seigneur des Anneaux : une filiation et une similitude pourtant trompeuses.

    Mais au fait, qu’est-ce qui fait la singularité de l’œuvre de GRR Martin comme de son adaptation télé ? Bien entendu, la violence de cette œuvre, la crudité des scènes montrées, le sadisme et le sexe sont une des marques de fabrique de GOT. L’intrigue complexe, les personnages nombreux et souvent charismatiques – Thyrion Lannister, Cersei Lannister, Daenerys Targaryen ou Jon Snow – et les rivalités où se mêlent géopolitique, liens de sang et vengeances constituent l’architecture d’une série dont le succès ne s’est jamais démentie depuis sa création en 2011. Cela dit, là n’est sans doute pas le plus important.

    Ce que le hors-série Pop choisit de faire c’est un focus sur 12 scènes ou personnages marquants qui expliquent comment le romancier et les scénaristes se sont nourris de mythes et d’histoires universelles tout en bousculant des codes narratifs, au point même de choquer leur public.

    Œuvre de fantasy moderne (le premier livre est sorti en 1996 aux États-Unis), Game of Thrones a abondamment puisé dans diverses sources pour construire des personnages cultes et des scènes marquantes. C’est ainsi que le lecteur verra dans le nain de la cour de Jacques Ier, Jeffrey Hudson (1619-1682), un modèle troublant du nain politique et ambitieux Thyrion Lannister, alors que Jon Snow peut être qualifié de personnage christique et Joffrey Baratheon être vu comme une copie presque conforme de l’empereur Caligula. Dans GOT, les sources ne manquent pas, tout comme les références philosophiques, et en premier lieu Machiavel dont Roger Paul-Droit consacre un portrait édifiant.

    Il est aussi dit qu’aucun personnage ne sera à l’abri

    Avoir choisi de ne pas rester collé à ces mythes n’est pas la moindre des qualités de Game of Thrones. Mieux, GRR Martin a choisi très tôt de bousculer les codes narratifs de son cycle. À cet égard, dit Phalène de la Valette, la scène de la décapitation de Ned Stark n’est certainement pas la plus violente, mais elle a marqué les esprits : en choisissant de faire mourir un type de héros familier des amateurs de fantasy, le romancier rabat complètement les cartes d’une intrigue pour faire basculer l’histoire dans un chaos qui fera le bonheur de ses fans. Il est aussi dit dès cet instant qu’aucun personnage ne sera à l’abri, ce qui sera démontré avec l’autre scène marquante, celle des Noces pourpres.

    Les fans reconnaîtront l’épisode sanglant de la saison 3 : un banquet et un mariage sont l’occasion pour les auteurs de mettre en scène un massacre pervers – qu’Arya Stark vengera avec la même cruauté quelques saisons plus tard –, massacre largement inspiré d’épisodes historiques et de récits : "C’est le plus grand coup, de théâtre de toute la série. Tout avait été mis en place pour qu’on ne s’y attende pas, et surtout, ce carnage heurte autant la raison que nos sens," commente Nicolas Allard, auteur de L’Univers impitoyable de Game of Thrones (éd. Armand Colin). Un troisième exemple illustre ce travail sur la narration : l’épisode de la saison 6 consacré au géant Hodor, personnage secondaire mais marquant. Les auteurs de GOT en font une figure métaphorique et métaphysique grâce à l’utilisation astucieuse d’une boucle temporelle venant éclairer l’identité d’un personnage finalement très platonicien !

    Dans ce hors-série passionnant, le mot de la fin est laissée à Anne Besson, auteure d’un Dictionnaire de la Fantasy (Editions Vendémiaire). Elle souligne à quel point le cycle de GRR Martin est atypique dans un domaine littéraire généralement plus optimiste, et durablement marqué du reste par l’œuvre de Tolkien. C’est sans doute là tout le talent du créateur du Trône de Fer : avoir révolutionné un genre littéraire. Mais il est vrai, conclue Anne Besson, qu’"aujourd’hui, écrire du Seigneur des Anneaux serait démodé."

    "Game of Thrones, mythes et origines", Hors-série Pop Le Point, mars-avril 2019, 98 p.
    https://www.lepoint.fr/pop-culture

    Voir aussi : "Game of Thrones, saison 8 et fin, normalement"

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  • Youtubeurs en featuring

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    Baborlelefan, Tim, Daniil Le Russe, Le Pérave, Dylan del Rey ou Glamouze : ces noms ne vous disent rien ? C’est sûrement parce que vous n’êtes pas familiers de Youtube et de ces phénomènes d’Internet dont la popularité s’évalue en nombre de vues.

    C’est justement pour en faire partie que Pedro s’incruste parmi ces stars du web, suivi de son cameraman Othman et de son meilleur pote Seb, improvisé en agent artistique. La websérie Feat, tournée comme un webdocumentaire, suit les pas du jeune homme bien décidé à marcher sur les pas de Norman, Rémi Gaillard et autres Cyprien. Dans des épisodes de 5 à 7 minutes, Pedro s’engage dans cette quête effrénée, drôle et surtout vaine à la célébrité et au clic. 

    Sancho Panza 3.0

    Avec une tchatche et un sens du culot que le ridicule ne tue jamais, il va sur la trace de quelques youtubeurs célèbres pour avoir leurs featurings dans sa future chaîne, à coup de sketchs désastreux ("Montrer au Pérave un sketch raciste", épisode 3), de rendez-vous ratés (avec Daniil Le Rouge, épisode 4), de coups foireux ("Se battre avec Glamouze", épisode 7) et bien sûr de punchlines ("Je vais pas miser ma carrière que sur la pitié !").

    Sept épisodes de Feat sont déjà en ligne, sur Youtube, bien entendu. Sept épisodes écrits et joués avec une belle maîtrise. Pedro est parfait en looser magnifique et son duo avec Seb, sorte de Sancho Panza 3.0, donne un dynamisme incroyable à la série. Les familiers de Youtube s’amuseront de découvrir dans Feat leurs stars favorites ; pour les autres, ils verront dans cette websérie irrésistible la révélation d’un couple de comédiens et de comiques à suivre absolument.

    Feat, websérie comique française, Youtube, saison 1
    https://www.facebook.com/featlaserie

    Voir aussi : "Authentik : Sur un banc"

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  • Clap c’est le son

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    Encore une appli sur le son. Mais cette fois, ce sont les labels indépendants qui sont mis en avant, grâce à ClapCharts.

    Les contraintes de ce dispositif sont aussi ses atouts : l’abondance de titres, de créations musicales et d’artistes ne rêvant que d’émerger et d’être reconnus. ClapCharts a choisi de s’intéresser à ces indépendants et de leur donner une chance supplémentaire d’être entendus et reconnus.

    L’auditeur est au cœur du dispositif. L’application leur propose des playlists de découvertes personnalisées, et c’est leur action collaborative qui permet de valoriser les nouveaux titres. Les auditeurs sont invités à noter les musiques qui leur sont proposées. En fonction de la note obtenue, une musique pourra être intégrée aux playlists de découvertes. Commence alors un suivi précis des interactions et de l’engagement généré. Les musiques ayant généré le plus d’engagement sont valorisées auprès de professionnels de la musique via une interface dédiée, ClapChats Scouting. Les professionnels peuvent ainsi suivre les profils d’artistes qui se sont démarqués et ont déjà reçu une validation de leur audience, soit un gain de temps précieux et des mises en relation facilitées pour les pros et pour les artistes.

    ClapCharts a été créé par deux passionnés de musique et de nouvelles technologies. Axel Destagnol est encore étudiant quand il monte un concept de soirées-concerts : une dizaine d’artistes ou de groupes se relaient sur scène pour un set de 10 minutes composé en 2 semaines avec un thème imposé. C’est en recherchant les participants pour jouer lors de ces concerts qu’Axel prend conscience du nombre vertigineux d’artistes présents sur le web. L’idée fait son chemin, et de ce constat naît ClapCharts quelques années plus tard en 2017. C’est avec la rencontre de Joachim Mercier, développeur, que l’histoire prend un tournant : une rencontre qui résonne comme une évidence pour ces deux passionnés de musique et de digital. ClapCharts fait alors son entrée chez Station F en juillet 2017, à l’ouverture du campus de startups.

    ClapCharts, c’est aujourd’hui 3000 artistes et 3500 auditeurs inscrits, Français et Américains. Dernière information à souligner qui devrait séduire de futurs utilisateurs : l’application est gratuite et disponible sur l’App Store et Google Play.

    https://clapcharts.com
    ClapCharts sur l’App Store et Google Play

    Voir aussi : "Du temps pour lire, s’il vous plaît..."

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  • Du temps pour lire, s’il vous plaît...

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    Alors qu’une étude GFK révélait une baisse des ventes de l’édition de 1,2 % en 2017, le micromarché du livre audio vient contrebalancer cette baisse grâce à l’engouement des téléchargements numériques.

    En effet, selon l’Association des éditeurs audio, le marché mondial du livre audio a connu une hausse de 18,2 % en 2017 pour 1,7 milliard d’euros (Le Monde). Un engouement qui gagne la France, avec une croissance fulgurante de 50 % entre 2014 et 2017, grâce aux téléchargements de livres, qui ont été multipliés par 2,8 (Les Échos).

    Si le livre audio ne représente aujourd’hui que 5% du marché du livre en France, une véritable tendance se dessine, celle de la synthèse audio de livres (sur le modèle du Reader's Digest).

    Pas facile dans des journées bien remplies de se consacrer à un ouvrage : le manque de temps est invoqué par 46% des Français comme principal obstacle et 58% des actifs sont particulièrement concernés et déclarent manquer de temps pour la lecture. 42% des personnes interrogées estiment d’ailleurs que la synthèse audio est le format répondant le mieux à leur mode de vie, juste après la lecture d’un livre en format classique (43% - livre de poche).

    Selon un sondage* de YouGov commandité par Koober, un nouveau service abonnement permettant l’accès à des ouvrages condensés à lire ou écouter en numérique, 42% des Français expriment leur intérêt pour les synthèses de livres audio afin d'élargir leurs horizons. 43% des Français estiment même que la synthèse de livre audio est un bon moyen de découvrir un livre avant de l’acheter et pour 41% de pouvoir découvrir plus de livres.

    *Enquête réalisée par YouGov France en 2 vagues sur plus de 1000 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus : 1ere vague auprès des salariés du secteur public et privé et les indépendants en France du 3 au 7 janvier 2019 et 2e vague auprès de l’ensemble de la population française du 25 au 29 janvier 2019.

    https://discover.koober.com

    Voir aussi "La PAO pour les nuls"

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  • La luxure est-elle un péché capital ?

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    La luxure serait-elle toujours un péché capital ? Allons, allons... À y regarder de près ces Petites Luxures, présentes sur Internet et sur Instagram, ressemblerait d'abord à un exercice artistique autant que ludique dans lequel un aphorisme ("With a little help from my hands"), une citation ("Quand mes mains voudraient bien, quand tes doigts n’osent pas") ou un jeu de mot ("Avoir la langue dans sa pote") est le prétexte à des saynètes intimes, sinon délurées.

    L’illustration prend ici tout son sens : avec Petites Luxures, les mot sont aussi importants que le dessin. L’un et l’autre se servent mutuellement, tels deux amants.

    La comparaison est raison dans cette série qui décline les rapports amoureux, la sexualité, les étreintes, les baisers, les caresses seul(e) ou à plusieurs, les corps à corps à deux, trois ou plus.

    L’érotisme qui se dégage de ces dessins est celui, apaisé, de ces moments de plaisirs, de câlins et de confidences. L’élégance des traits et le choix de ne montrer que l’essentiel ôte tout début de vulgarité. Les yeux s’accrochent à la partie du corps en jeu, les lèvres sourient au jeu de mot qui fait mouche, les doigts font glisser les vignettes qui se découvrent jour après jour.

    Avec plus d’un millions d’abonnés sur Instagram, Petites Luxures, créé par accident comme le raconte son auteur, a cessé d’être le site confidentiel réservé à un public d’intimes pour devenir véritablement populaire. S’y abonner c’est voir sur son fil d’actualité ces petits personnages à la ligne claire et aux courbes sensuelles parfois collés aux sujets d’actualité comme les personnages se collent serrés les uns aux autres. Malicieusement collés serrés.

    https://petitesluxures.bigcartel.com
    https://www.instagram.com/petitesluxures
    @PetitesLuxures

    Voir aussi : "Aurélie Dubois unmakes sex"

    © Petites luxures

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  • Dans l'Hexagone de cet hiver

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    Cet hiver, le bloggeur propose dans le dernier numéro d'Hexagone, la revue trimestrielle de la chanson une chronique sur Armelle Ita, pour son  EP III. Un nouveau visage de la chanson française, assurément.

    Hexagone, hiver 2018
    Armelle Ita, III, Make Me Prod, 2018

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  • La PAO pour les nuls

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    canva,pao,melanie perkins,cliff obrecht,cameron adams,australie,university of western australia,the gimpt,softmaker,scribus,indesign,photoshop

    Non, la création graphique n’est pas réservée à ceux qui peuvent se permettre financièrement de s’acheter des logiciels de PAO à prix exorbitants. Il y a bien entendu les applications libres et gratuites (The Gimp, SoftMaker ou Scribus). Et puis, il y a l’alternative Internet, et parmi ces alternatives, il y a Canva.

    La storytelling de cette start-up née en 2007 en Australie raconte comment Melanie Perkins, une étudiante à la University of Western Australia, a souhaité démocratiser la Publication Assistée par Ordinateur à des étudiants qui trouvaient InDesign ou Photoshop bien trop compliqués. Melanie Perkins créé avec Cliff Obrecht un premier outil en ligne, Fusion Books, au joli succès en Australie et en Nouvelle Zélande . Ce sera la première marche vers un site plus général et plus complet, Canva, qu’ils fondent avec un troisième associé, Cameron Adams.

    Voilà pour l’histoire. Parlons maintenant du site en lui-même. Bla Bla Blog s’est mis dans la peau d’un utilisateur lambda, a priori nul en PAO. Ouvrons donc Canva pour voir ce qu’il a dans le ventre.

    La première étape est de vous enregistrer. C’est gratuit, sauf si vous choisissez la méthode payante, Canva For Works. Il vous en coûtera 12,95 $ par mois. C’est une possibilité si vous avez à vous occuper d’une entreprise ou d’une grosse association.

    Une fois votre compte validé, vous voilà prêt à vous mettre dans la peau d’un graphiste aguerri. L’ergonomie de Canva a été étudiée pour permettre une navigation intuitive. Cela s’avère d’autant plus nécessaire pour un site qui propose d’importantes possibilités de projets à réaliser chez soi, comme un professionnel : affiches, flyers, couvertures, bannières ou logos.

    Une fois que l’on a choisi le type de document à réaliser, on a en gros deux possibilités : créer son document de A à Z ou bien se servir d’un modèle tout fait avec des images et des textes agencés de telle ou telle manière, à charge à vous de les modifier et de les recadrer.

    La créativité du "Picasso en Photoshop" qui sommeille en vous

    Les images et les modèles sont généralement gratuites. L’éditeur annonce la possibilité d’utiliser des images payantes moyennant, généralement, un dollar. Pourquoi pas. Bla Bla Blog a choisi une autre option : télécharger directement un visuel de sa propre bibliothèque (le bouton "Télécharger"). Il ne reste plus ensuite qu’à glisser et déposer l’image sur le modèle. Un vrai jeu d’enfant.

    Vous pouvez tout aussi bien faire vous même votre modèle en partant d’un fond blanc. J’ai choisi, pour les besoins d’une chronique sur le court-métrage La Lutte des Classes, de créer une bannière constituée d’un collages de neuf portraits. Ce modèle n’était pas proposé par Canva. J’ai donc choisi de créer mon propre montage grâce au bouton "Eléments", qui propose des cadres vides à glisser et déposer. L’étape suivante est de télécharger les portraits, les glisser, déposer et calibrer : effet garanti. Il ne reste plus ensuite qu’à télécharger sur votre ordinateur le résultat final en format image ou bien PDF.

    Y a-t-il des bémols dans les services proposés ? Les professionnels trouveront bien entendu ce site trop balisé et pouvant brider la créativité du "Picasso en Photoshop" qui sommeille en vous... Mais pour les nuls et les moins nuls en PAO, on ne boudera pas son plaisir. Pour pinailler, le blabla-bloggeur trouverait cependant deux manques : Canva ne propose pas de polices de caractère en nombre suffisant – ou du moins celle qu’il souhait ne s’y trouvait pas. Par ailleurs, le site a un choix de filtres qui peut être jugé insuffisant. J’ai par exemple choisi d’utiliser Gimp (un autre outil gratuit) pour parfaire un de mes modèles.

    Ce sont les seuls points que je jugerais faibles pour ce site parce que, pour le reste, Canva peut définitivement être mis parmi vos favoris sur votre ordinateur.

    https://www.canva.com/fr_fr

    Voir aussi : Hors-série "La Lutte des Classes"
    "Mimpe-moi"

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  • De la fantasy à la pelle

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    C’est bien connu : dans la jungle des blogs culturels, les pépites sont souvent à chercher dans quelques-unes des innombrables niches. La fantasy est un genre devenu particulièrement en vogue depuis l’adaptation du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson et surtout la série Game of Thrones. Jessica Lefrançois, aux manettes de son blog Fantasy à la Carte, baigne dans ce genre depuis des années et s’y déplace comme si elle voyageait dans un territoire familier.

    Les publications de fantasy sont légion et Fantasy à la Carte n’a pas pour d’autres ambition que d’être une boussole – ou plutôt un "Portoloin" – afin de se mouvoir dans les univers innombrables d’une littérature de plus en plus populaire. Ce blog, qui est parvenu à se forger une petite notoriété dans le milieu, ne s’interdit rien : guerriers sans peur et sans reproche, dragons de toute nature, fées bienveillantes, sorciers maléfiques ou vampires sexy y trouvent leur place, tant il est vrai que l’imaginaire se veut un genre pluriel capable plus que n’importe quelle littérature de faire tomber les frontières et de se décliner dans des sous-genres particulièrement prolifiques – heroic fantasy, fantasy urbaine, bit-lit, steampunk ou dark fantasy.

    Bien entendu, Fantasy à la Carte réserve une bonne place aux grands classiques de l’imaginaire, que ce soit Tolkien, JK Rowling, GRR Martin ou Robin Hobb. Des chroniques riches et passionnantes reviennent sur les pionniers d’un genre longtemps décrié et considéré comme peu sérieux. Une injustice que la chroniqueuse répare, avec une belle acuité. Ainsi, un article sur Marion Zimmer Bradley rappelle que cette auteure américaine, "une pionnière en littérature fantasy et science-fiction [a] beaucoup surfé entre deux genres: la space fantasy et la science fantasy." Les lecteurs du site feront des découvertes étonnantes : celle par exemple de Lord Dunsany, un précurseur à la littérature fantasy avec notamment son œuvre la plus aboutie, La Fille du roi des Elfes.

    Un genre longtemps décrié et considéré comme peu sérieux

    Mais Fantasy à la carte n’est pas seulement tourné vers le passé et n’entend pas s’endormir sur les grands classiques ou se contentant de chroniquer des ouvrages aussi populaires que Game of Thrones, L’Assassin royal ou Le Seigneur des Anneaux. Il est aussi un site en perpétuelle évolution, tourné vers les publications les plus récentes, preuves que ce genre, l’un des plus en vogue, est aussi celui qui sait le plus évoluer. La fantasy française y trouve une place de choix, faisant de ce blog spécialisé l’un des meilleurs baromètres du genre. Les dernières chroniques portaient par exemple sur le roman jeunesse de Nadia Coste, Jivana (éd. ActuSF), et son monde féerique (celui des Feydelin), sur le troisième volume du cycle de L'Héritier d'Asgard de Bertrand Crapez (éd. Zinedi), "une trilogie qui a permis à une belle plume de sortir de l'ombre",  mais aussi sur la deuxième et dernière partie d’Olangar de Clément Bouhélier (éd. Critic), un "récit qui distille à doses thérapeutiques le suspense nécessaire pour donner l'envie de continuer cette histoire."

    Mais Fantasy à la carte ne se cantonne pas aux livres. Outre ses focus sur les salons incontournables, le blog s’ouvre également à l’art – les illustrations pour l’essentiel –, aux films et aux séries. Dans ce domaine, les visiteurs du blog pourront trouver de quoi passer des week-ends de binge-watching dans des univers extraordinaires. Outre des chroniques sur des créations récentes (The Magicians), le plaisir régressif est de mise avec ce rappel de séries rares ou au contraire devenues cultes, que ce soit Charmed, La Caverne de la Rose d’Or ou Buffy contre les Vampires.

    Un site passionnant par une passionnée, et qui offre à la fantasy l’une de ses vitrines les plus pertinentes.

    http://fantasyalacarte.blogspot.com

    Voir aussi : "Vous reprendrez bien un peu de fantasy ?" 
    "Buffy, vingt ans, tueuse de vampires"

  • Ce trimestre, dans Hexagone

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    Le bloggeur chronique sur Hexagone, le magazine trimestriel de la chanson.

    Dans le numéro de cet automne, vous retrouverez une chronique sur le dernier EP de Fabian Tharin, Fosbury, et une critique de l'album de Dick Annegarn, 12 Villes 12 Chansons.

  • Été Arte

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    Cet été, comme l’an dernier, la chaîne Arte propose sur Instagram sa série de l’été. Un feuilleton à la fois intime et rafraîchissant dans lequel l’internaute et lecteur suit les pérégrinations d’Olivia. Une Olivia qui balance entre deux hommes, Julien et surtout Abel.

    Rien de tel que deux mois de vacances pour faire le point. Deux mois de totale liberté, mais qui vont être marqué par un événement tragique : le décès Suzanne, sa grand-mère. Olivia à Florac, le village de son enfance. La jeune femme y découvre un secret que cachait la respectable vieille dame.

    Ce mélodrame, à suivre sur Instagram, suit les traces d’Olivia, dans un récit où se mêle histoire d’amour, féminisme et secrets de famille.

    Été, de Thomas Cadène, Joseph Safieddine & Camille Duvelleroy,
    dessin & couleur : Erwann Surcouf,
    musique de Santoré, ARTE / Bigger Than Fiction

    https://www.instagram.com/ete_arte/?hl=fr

    Voir aussi : "Cet @ete"

  • Également chez Hexagone

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    Retrouvez également le bloggeur dans le magazine Hexagone, le magazine trimestriel de la chanson.

    Pour le numéro de cet été, je signe une première chronique sur le dernier album de Barcella.

  • Séries à gogo

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    Voilà un hors-série estival qui devrait intéresser pas mal de passionnés de séries télé. Bien entendu, tout le monde ou presque connaît les séries mythiques Breaking Bad, Soprano, Game of Thrones ou, plus loin de nous, Le Prisonnier, La Quatrième Dimension ou Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Mais qui a déjà entendu parler de John from Cincinnati (une saison, 2007), la version britannique de House of Cards (une seule saison, 1990) ou encore la comédie satirique Grosse Pointe, supprimée en pleine gloire en 2001, après seulement 17 épisodes ?

    Première propose cet été, dans un hors-série qui ravira les sériephiles – souvent amnésiques – et qui nous rappelle que ce genre très en vogue n’est pas né avec HBO. D’ailleurs, un chapitre ("Old Cool") est consacré à quelques-uns de ces authentiques monuments historiques qui peuvent avoir le goût d’une madeleine de Proust : Automan créé par Glen A. Larson (1983-1984), la série anglaise d’épouvante Thriller (six saisons entre 1973 et 1976) ou Sapphire & Steel (six saisons entre 1979 et 1982), autre création britannique avec Joanna Lumley (une des "madame bottes de cuir") et David McCallul et véritable précurseur de Stranger Things.

    Un certain Steven Spielberg

    Les rédacteurs de Première parviennent à dénicher d’authentiques joyaux autant que des pièces rares de futurs grands réalisateurs et showrunners. Ainsi, durant les trois saisons de Night Gallery (1969-1973), Rod Sterling, le créateur de Twilight Zone, parvient à faire signer un certain Steven Spielberg , 22 ans en 1969. Ce sera Eyes, un épisode avec Joan Crawford. Au début des années 2000, c’est dans Los Angeles : Division Homicide que Michael Mann s’essayait à la série télé. En 2000, l’ancien journaliste David Simon ne sortait de terre qu’une seule saison de The Corner. Une fin sèche mais qui allait annoncer son chef d’œuvre The Wire (Sur Écoute).

    La France fait figure de parent pauvre – à juste titre. Au contraire de la Grande-Bretagne qui a droit à un chapitre consacré ("Ils sont fous ces Anglais"), peu de séries trouvent grâce aux yeux de nos spécialistes : Noires sont les Galaxies (une seule saison en 1981), Au-delà des Murs (une saison franco-belge en 2015) et l’étonnante série autofictionnelle Inside Jamel Comedy Club, créé par Blanche Gardin et Fabrice Éboué en 2009 (une seule saison là aussi). Première a droit à une interview de ces deux artistes surdoué·es qui reviennent sur la genèse et la fabrication étonnante de ce format d’un autre genre.

    J’oubliais une dernière chose importante : le hors-série Première explique comment voir chacune de ses séries, histoire de ne pas sortir complètement frustrés et de se souvenir que dans la vie d’une série seuls les diffuseurs ont droit de vie et de mort sur les plus géniales de ces créations audiovisuelles.

    "Les 100 meilleures séries que vous n’avez pas vues,"
    in Première, hors-série, juillet-août 2018
    http://www.premiere.fr

    Voir aussi :
    "C’est pas de la télé, c’est HBO
    "Une chose venue d’un autre temps"

  • À pleines dents

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    Question : quel film de Steven Speilberg, classé comme l’un des 100 meilleurs films de l’histoire du cinéma par l’American Film Institute, le réalisateur américain tenta-t-il de faire retirer, au motif qu’il ne le sentait pas digne d’y figurer ? E.T. l'extra-terrestre ? La Couleur pourpre ? La Liste de Schindler ? Vous n’y êtes pas. Le long-métrage mythique et adulé que Spielberg considère comme une œuvre traumatisante est Jaws, sorti en France sous le titre des Dents de la Mer au cœur de l’été 1975.

    François Grelet signe dans le magazine Première Classics un article solide et bien documenté ("Le jeune homme et la mer") sur ce film qui marqué l’histoire du cinéma, en même temps qu’il a inventé le concept du blockbuster. C’est peu de dire que l’auteur de la saga Indiana Jones n’assume toujours pas un film qui a définitivement lancé le jeune réalisateur sur une voie royale, après Duel (1971) puis le flop de Sugarland Express (1974) : "L’ex wonder-boy a continué malgré tout d’entretenir un rapport quasi traumatique à son premier succès comme s’il avait voulu le rayer de sa mémoire."

    Il est vrai que le tournage des Dents de la Mer a été en soi une aventure infernale, commencée dans les couloirs d’une maison de production, la Zanuck/Brown Company, tout juste auréolée du succès de L’Arnaque (avec Robert Redford et Paul Newman) et qui mise en 1974 sur un certain Steven Spielberg, mais dont la sortie de Sugerland Express n’a pas eu le succès escompté, loin s'en faut. Or, voilà qu’un roman atterrit dans les bureaux des producteurs : Jaws (Mâchoires) de Peter Benchley. Les droits ont été achetés mais le film s’avère "infaisable" (nous sommes à des lieues des effets spéciaux d’aujourd’hui).

    Pour Speilberg, ce challenge est excitant et bientôt le roman donne naissance à un premier scénario. La réécriture sera intensive, nous apprend François Grelet, avec plusieurs plumes s’acharnant à donner vie au requin tueur, malgré un roman qualifié de "sombre merde mal écrite" d’après Robert Shaw en personne, celui-là même qui endossera finalement le rôle de Quint, le chasseur de requins. Quelques noms étaient pressentis pour tenir le rôle du shérif Brody – Charlton Heston et Robert Duvall – mais c’est finalement Roy Scheider qui sera choisi.

    "Sombre merde mal écrite"

    Impossible de parler du tournage de Jaws sans s’arrêter sur le requin, qui sera l’un des personnages principaux de l’histoire. Comment montrer de la manière la plus réaliste la bête, alors que les effets numériques n’existent pas à l’époque ? Ramener un authentique squale de sept mètres dans les eaux américaines ? Filmer un animal depuis une cage minuscule avec un cascadeur de moins d’un mètre cinquante ? (sic) Spielberg choisit finalement les effets spéciaux et la construction d’un requin mécanique construit Bob Mattey, le concepteur du Nautilus pour le 20 000 Lieues sous les Mers de Richard Fleischer (1954). Un engin qui coûtera 600 000 dollars et qui ne fonctionnera qu’épisodiquement.

    François Grelet décrit un tournage cauchemardesque sur l’île de Martha’s Vineyard, au sud de Boston : entre les régates estivales qui gênent les prises de vue, les critiques de Richard Dreyfuss pour un réalisateur encore novice de 25 ans, un budget qui a triplé, un tournage interminable et surtout les dysfonctionnements à répétition de "Bruce", le surnom du capricieux requin.

    Jaws ne sera un film catastrophe que s’il ne rapporte pas d’argent, se lamente Spielberg au moment de la sortie du film. Sauf que les idées géniales du réalisateur, les astuces scénaristiques du film mais aussi la musique du film, avec  les deux notes de musique les plus terrifiantes de l'histoire du cinéma, vont faire des Dents de la Mer un triomphe hors du commun : 250 millions de dollars aux Etats-Unis et 450 millions dans le monde. Du jamais vu. Ce pur film de divertissement parviendra jusqu’aux Oscars, mais sans décrocher toutefois la récompense du meilleur film (attribué cette année-là à 1976 : Vol au-dessus d'un nid de coucou de Miloš Forman). Spielberg concourt la même année que Stanley Kubrick et son Barry Lyndon.

    Après avoir lu ce focus sur Jaws, il ne reste plus qu’à voir et revoir l’histoire de l’animal le plus célèbre de l’histoire du cinéma, mis en image par Spielberg et en musique par John Williams. Ta ta… Ta ta... Ta ta ta ta ta ta ta...

    François Grelet, "Le jeune homme et la mer", in Première Classics, juillet-septembre 2018
    Steven Spielbert, Les Dents de la Mer, avec Roy Scheider, Robert Shaw, Richard Dreyfuss, Lorraine Gary et Murray Hamilton, Universal Pictures France, 1975, 2004, DVD, 120 mn

    Voir aussi : "Les deux notes de musique les plus terrifiantes de l'histoire, au Grand Rex"

  • La chatte et la gagne de "La Desch"

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    Et si c’était lui, l’homme du Mondial ? Alors que la France s’apprête à jouer sa troisième finale de coupe du Monde de football en Russie (le record depuis vingt ans pour une équipe nationale), l’hebdomadaire Marianne met à l’honneur le sélectionneur Didier Deschamps, vêtu en couverture, pour l’occasion, du costume présidentiel. "Deschamps Président !" proclame le magazine habituellement plus tourné vers des sujets politiques.

    Le foot est-il un sujet futile et réservé à une masse abrutie ? Pas du tout, écrit le journaliste Éric Couty, qui rappelle une citation d’Albert Camus : "Il n’y a pas d’endroits dans le monde où l’homme est plus heureux qu’un stade de football" et une autre de l’ex-entraîneur de Liverpool, Billl Shankly : "Le football n’est pas une question de vie ou de mort, c’est quelque chose de beaucoup plus important que ça."

    Et Didier Deschamps dans tout cela ? Éric Couty énumère les qualificatifs d’un coach que plus personne n’ose contester : simple, modeste, courageux, laborieux, antihéros, généreux et surtout compétiteur dans l’âme. Là est sans doute le secret d’une équipe et d’un sélectionneur, outsiders au début de la coupe du monde, loin derrière l’Allemagne, l’Espagne, le Brésil et même l’Argentine. Une équipe jeune, peu expérimenté, dotée de l’atout d’une attaque puncheuse, mais fragilisé par une défense que l’on disait peu fiable – et qui, paradoxalement, aura été l’un de ses points forts. Les mauvaises langues parlent aussi, au début du mondial, d’une certaine "chatte," avec des matchs de poules largement à sa portée (l’Australie, le Pérou et le Danemark). Mais avec aussi une moitié de tableau coriace et des équipes au-dessus du lot : l’Argentine de Messi, l’Uruguay de Cavani et la Belgique de Hazard.

    Capitaine à vingt ans

    Le sens de la gagne : voilà ce qui caractérise Deschamps et ses hommes. La finale perdue en 2016 contre le Portugal en Coupe d’Europe a été une gifle que personne ne veut revivre, et encore moins celui que l’on surnomme affectueusement "La Desch."

    Dans Marianne, Étienne Girard et Hadrien Mathoux ("La Desch, taille patron") tracent un portrait passionnant du sélectionneur français, dont l’aura et l’autorité a marqué l’histoire du foot français dès ses débuts de joueur. Si ses qualités techniques ne valent pas un Zidane, un Platini ou un Papin, il s’impose rapidement comme un patron, pour ne pas dire "un chef de meute" capable de galvaniser ses coéquipiers. À vingt ans, Dédé devient capitaine de l’équipe du FC Nantes, rappellent les deux journalistes. Deschamps n’abandonnera jamais ses oripeaux de leader. Un exemple ? Lors de sa période marseillaise, le joueur parvient à convaincre l’emblématique Bernard Tapie de ne pas le vendre au PSG afin de réussir à l’OM. Bien lui en prend : le club marseillais gagne en 1993 la Champion’s League.

    Ce ne sera que le début d’un chapelet de titres, d’abord avec la Juventus de Turin de 1994 à 1999 (une nouvelle ligue des Champions, plusieurs titres de Champion d’Italie), puis avec l’équipe de France : Champion du Monde en 1998 et Champion d’Europe deux ans plus tard. Devenu entraîneur, Didier Deschamps ne s’arrête pas en si bon chemin : sitôt devenu coach de l’AS Monaco, il emmène, en 2004, son équipe jusqu’en finale de la Champion’s League – mais pas jusqu’au titre, hélas. C’est fort logiquement que La Desch devient sélectionneur de l’équipe de France en 2012, après la parenthèse Laurent Blanc, un ancien coéquipier de la Bande à Zizou. L’équipe de France a beaucoup à se faire pardonner : peu inspirés et sans performances majeures, les joueurs traînent surtout avec eux une réputation calamiteuse (la grève et le bus de Knysna en 2010, l’affaire de la sextape de Valbuena ou le scandale Zahia avec Benzema et Ribéry).

    Comme cette époque semble lointaine. La belle histoire d’amour entre l’équipe de France et son pays atteint son paroxysme ce dimanche 16 juillet, victoire ou non. Il ne reste plus qu’à espérer que la gagne et la chatte seront avec les hommes de La Desch.

    Marianne, 13 juillet 2018

  • Inst-art-gram

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    De jeunes artistes se révèlent sur Instagram, nous apprend Le Monde dans son édition du 26 juin dernier (Roxana Azimi, "Les jeunes artistes se révèlent sur Instgram"). On savait les réseaux sociaux à l’affût de la moindre occasion de s’immiscer dans l’économie réelle ; on se doutait moins que les artistes pouvaient s’emparer d’un réseau social plus connu pour les frasques des Kardashian que pour la création contemporaine.

    Et pourtant. Et pourtant, le célèbre quotidien du soir mentionne l’artiste nantaise Ariane Yadan qui a vendu une photo sur Instagram ou de Jean-Baptiste Boyer qui a vendu des œuvres sur Internet, avant sa première exposition à la galerie Laure Roynette (Paris 3e).

    Verrait-on l’émergence d’une nouvelle forme de collections d’art ? Il est probable que oui, si l’on en croit une étude faite par Artsy datant de 2015 – autant dire une éternité à l’ère du numérique. D’après le site spécialisé, il y a déjà 3 ans, 51,5% des collectionneurs d’art avaient acheté au moins une œuvre sur Internet. Et aujourd’hui, Instagram représente un milliard d’utilisateurs et s’avère être un média d’une grande efficacité. Au point, ajoute Le Monde, que la galerie Perrotin a confié sa publicité à l’agence BETC et peut se féliciter d’avoir vu son nombre d’abonnés doubler et ses ventes augmenter. La recette magique ? Les algorithmes, les likes et, plus généralement, la visibilité.

    Le quotidien regrette, à juste titre, que l’outil puissant qu’est Instagram ne mette en avant que les sujets les plus tendances, voire les plus stéréotypés (les visages plutôt que les paysages ou le bleu plutôt que le rouge). L’art sur Instagram, oui, mais sous certaines conditions. Et aussi le danger d’une uniformisation de l’art contemporain.

    Roxana Azimi, "Les jeunes artistes se révèlent sur Instgram", in Le Monde, 26 juin 2018
    Instagram "#artcontemporain
    "

    https://www.artsy.net
    http://arianeyadan.com
    http://www.galerie-art-paris-roynette.com

    Voir aussi : "La brodeuse masquée a encore frappé"

    © Ariane Yadan
    © jean-Baptiste Boyer