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Web, réseaux sociaux et presse

  • Déconfinez-moi ou je fais un malheur !

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    Il n’y a pas que les musiciens qui ont fait des réseaux sociaux leur principal scène.

    Pablo Mira, l’humoriste et chroniqueur à Quotidien propose également sur son compte Instagram de courtes vidéos où il relate avec un ton décalé son confinement.

    Rester à la maison plusieurs semaines d’affilés, même pour la bonne cause ? Un cauchemar, que celui qui aime détester les haters exprime à travers des sketchs complètement barrés : "J’ai 34 ans et j’en ai marre de devoir faire des mots d’excuse pour aller acheter du boulghour ou des gnocchis !" hurle par exemple un Pablo Mira enfermé chez lui, comme nous tous.

    Virus, je te hais !

    Pablo Mira sur Instagram
    https://www.instagram.com/pabl0mira
    www.pablomira.com

    Voir aussi : "Confinement live stream de Lise de la Salle"

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

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  • Chant de confinement

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    Le Grand confinement a trouvé son hymne : La tendresse, une superbe reprise du classique qui avait été immortalisé par Bourvil, Marie Laforêt et, plus récemment, par le duo Philippe Katerine et Clara Luciani.

    Valentin Vander est à l’initiative de ce véritable tour de force : enregistrer et réaliser un clip avec 45 musicien.nes et chanteur.ses pour offrir un moment musical qui devrait marquer les esprits. Quoi de mieux que cette Tendresse pour rendre redonner du baume au cœur en cette période de confinement : "Mais vivre sans tendresse. Le temps vous paraît long. Long, long, long, long. Le temps vous parait long…" ?

    Les enregistrements ont été effectués avec les moyens du bord, et le montage, réalise par Julia Vander, a duré une semaine entière. L’intégralité de ce travail a été réalisé bénévolement.

    Il convient bien entendu de nommer les artistes qui, des quatre coins de la France, depuis chez eux, ont créer avec Valentin Vander cette Symphonie confinée et généreuse : Gauvain Sers, Leïla Huissoud, Aurélien Merle, Clémence Monnier, Marjolaine Piémont, Louis Huissoud, Deny Lefrançois, Paul Vanderhaegen, Garance, Julii Sharp, Chouf, Lise Martin, Julia Vander, Sylvain Rabourdin, Nicolas Thevenin, Jonathan Mathis, Brice Perda, Louise O’sman, Renan Richard-Kobel, Pierre Pichard, Laura Wild, Leonor Bolcatto, Anaïs Bertrand, Viviane Hélary, Robin Pharo, Fanch, Timothée Chabot, Riccardo Peruffo, Philippe Géhanne, Nour, Jeanne Chevalier, Lily Luca, Sophie Le Cam, Bastien Lucas, Vanessa Pichard, Lucie Malet, Eric Gombart, Daniel Mizrahi, Gildas Thomas, Margot, Camille Feist, Mathieu Gabard, Côme Huveline et Isabelle Balcells.

    Cette chanson a déjà fait plus de 70 000 vues en moins de 24 heures sur Facebook.

    Symphonie confinée - La tendresse
    45 artistes de la chanson française enregistrent une vidéo de confinement
    Page Facebook

    Voir aussi : "Valentin Vander en goguette"

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    Catégories : Hors-série Grand confinement, Musiques, Web, réseaux sociaux et presse, • • Articles et blablas 0 commentaire
  • Confinement live stream de Lise de la Salle

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    Les artistes de classique aussi se mettent au live sur leur compte Facebook ou Instagram. Lise de la Salle, dont le premier album sur Ravel et Rachmaninov avait marqué les esprits, avant un brillant enregistrement des concerts pour piano de Chostakovitch et Prokofiev, propose sur sa page Facebook une série de récitals au piano depuis son appartement.

    Le 24 mars dernier, pour son 2e live de confinement à Paris, la pianiste française a rappelé l’importance du confinement et s’est confiée sur sa manière de vivre cette période : "Ici, à Paris, les journées sont longues et n’ont pas vraiment de structure. On est un petit peu dans une faille spatio-temporelle. Et j’en profite pour jouer beaucoup, pour me faire plaisir, des œuvres qui me plaisent, qui me font du bien, sans la pression de les préparer pour le concert."

    Faille spatio-temporelle

    Pour ce concert sur Internet, Lise de la Salle propose le Prélude et fugue en la mineur pour orgue de Jean-Sébastien Bach, transcrite fidèlement au piano par Franz Liszt. Frisons garantis lors du passage à la fugue dont la noirceur est percée d’éclairs fulgurants.

    Après la lecture d’un extrait des Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, Lise de la Salle propose un lied de Robert Schumann, Liebeslied, dans une transcription pour piano seul de Liszt, tout en contraste, en relief et en romantisme.

    Le Confinement live de ce 24 mars se termine avec Regret, une des Romances sans parole de Félix Mendelssohn.

    Un récital magnifique, en attendant "que la vie reprenne son cours", pour reprendre les mots de Lise de la Salle. C’est à suivre en ce moment sur sa page Faceebook chaque mardi et samedi à 19 heures.

    Lise de la Salle, Confinement live stream
    Sur Facebook, le mardi et le semaedi à 19 heures

    https://www.facebook.com/lisedelasalleofficiel
    http://lisedelasalle.com

    Voir aussi : "Keren Ann en live, voix et guitare, chez elle" 

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  • Imaginarium at home

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    En ces temps de confinement, les étudiants organisateurs de l’Imaginarium Festival invitent ceux qui le souhaitent à se déhancher, dans leur salon, dans leur chambre, en écoutant la playlist de la programmation 2020.

    Le line-up de cette septième édition de l’IF est en effet désormais au complet avec Oboy, Bon Entendeur, The Pirouette et ROBPM.Ils feront rugir le Tigre aux côtés de Vladimir Cauchemar, Diønæ, La Cour de Récré, Josman, Dirtyphonics, You Man Dj Set, Rakoon, The Faim, 13 Block, Claire Laffut, Taiwan MC et Bellaire. Comme dhabiture, l’Imaginarium propose une programmation mêlant le pop-rock, électro mais également le rap et le reggae,

    Nom de code d’une opération militaire

    Petit rappel. L’Imaginarium Festival, c’est un pari fou lancé par quatre étudiants de l’Université de Technologie de Compiègne en 2013, avec le projet qui fleure bon le nom de code d’une opération militaire : "Tempête du désert." Cet événement s’inscrit aujourd’hui de façon durable dans le paysage musical des Hauts-de- France et bien au-delà.

    Sur les deux deux jours du festival, en 2019, l’Imaginarium a réuni 13000 festivaliers,la plupart très jeunes (18-25 ans), pour 45 heures de musique live sur 5 scènes, avec 40 artistes et groupes, 5 scènes, 10 spectacles, 6 conférences, le tour organisé par 85 étudiants, 76 bénévoles, avec le concours de 24 écoles partenaires et 19 entreprises partenaires, 30 associations et 400 professionnels. Ce rendez-vous festif a reçu en 2019 la labellisation officielle "Éco-festival" pour son engagement dans le développement durable, un aspect hélas très souvent oublié dans la plupart des festivals de ce genre.

    L’Imaginarium Festival est aussi un révélateur de talents. En effet, de nombreux artistes de la scène musicale se sont fait remarqués sur la scène compiègnoise, comme par exemple Bigflo & Oli, Thérapie Taxi, Rilès, Vald, The Avener ou encore FKJ. Cette 7e édition compte bien ne pas déroger à cette tendance.

    Festival Imaginarium
    Le Tigre, Margny-lès-Compiègne (Oise)
    www.imaginariumfestival.com

    Voir aussi : "Musicale Tchéquie"

    Crédit photo : Pierrick Lorang

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  • Keren Ann en live, voix et guitare, chez elle et chez vous

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    Parce que les réseaux sociaux sont devenus en quelques jours la plus grande scène de France, Keren Ann propose elle aussi une série de concerts live gratuits pendant cette période de confinement.

    Cela se passe sur sa page Instagram. Celle qui a sorti l’an dernier le très remarqué album Bleue propose des versions voix et guitare.

    Elle propose ici sa version acoustique de Sans Toi, écrit par Agnes Varda et Michel Legrand. Sublime, évidemment

    Keren Ann, en live sur son Instagram
    Keren Ann, Bleue, 2019, Polydor, 2019
    http://www.kerenann.com

    Voir aussi : "La grande Bleue"

     
     
     
     
     
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  • Confiné, cultivé

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    Nouvelle initiative dans cette période de confinement : la plateforme pour applications mobiles smArtapps a décidé de mettre en avant les musées et les institutions culturelles en lançant le hashtag #CultureChallenge pour rester #ConfinéCultivé.

    Les musées fermés, les concerts et spectacles annulés et les festivals reportés : ces activités sont toutes réduites au strict nécessaire et l’ennui accompagne le confinement imposé. Or, une connexion internet et un smartphone permettent de profiter pleinement des échappées culturelles gratuites à distance.

    SmArtapps lance le défi du #CultureChallenge qui fait découvrir un musée par jour à la communauté grâce aux applis mobiles des musées, consultables en libre accès. SmArtapps propose les plus grands musées français à découvrir depuis notre salon grâce à ce qu’elle nomme la "médiation numérique."

    Le musée Grévin, par exemple, s’empare d’une appli qui a pour but de mettre en valeur les collections du musée iconique parisien. Un Grévin revisité, modernisé et, grâce à un dispositif de médiation, plus immersif que jamais. Puis, le Musée d’Art Moderne de Paris offre aux usagers une appli de visite à plusieurs parcours dédiés à tous les publics : des jeunes visiteurs jusqu’aux familles, ainsi qu’un parcours en LSF pour le public malentendant. La durée des parcours varie selon notre choix : un parcours de 30 minutes pour lever le voile sur l’art moderne et l’art contemporain, et un deuxième parcours de 1h30 permettant les publics d’investiguer 48 œuvres en détail. Et finalement, la nouvelle Villa Majorelle à Nancy permet aux usagers d’accéder à l’Art nouveau nancéen tout en proposant des parcours variés pour les jeunes et un parcours dédié aux sourds et aux malentendants.

    Ces institutions culturelles figurent parmi les découvertes quotidiennes du #CultureChallenge que smArtapps propose à toute personne ayant accès à un smartphone et souhaitant renforcer ses connaissances en culture, art et histoire. De plus, cette action est menée afin d’épauler et promouvoir les institutions culturelles et patrimoniales, les premières touchées par cette situation.

    www.smartapps.fr

    Voir aussi : "Breizh watching avec KuB"

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  • Pardon, live acoustic

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    C’est sur Youtube que Sulie propose son live, Pardon.

    Un titre engagé et qui nous parlera à tous, en cette période de crise sanitaire et de confinement.

    https://www.facebook.com/SulieMusique

    Voir aussi : "Fleur Offwood en live"

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  • Fleur Offwood en live

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    Pendant cette période de confinement, des artistes ont décidé de se produire en live sur Internet, sur Youtube ou sur leurs comptes Facebook ou Instagram.

    Nous avons décidé de leur donner un coup de projecteur. Première artiste en live : Fleur Offwood. 

    Retrouvez ici son concert, le samedi 21 mars. 

    Fleur Offwood, Bouquet, Warner Chappell Music, printemps 2017
    Page Faceook de Fleur Offwood

    Voir aussi : "Bouquet de Fleur"

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  • Breizh watching avec KuB

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    En cette période de grand confinement, évidemment l’Internet devient plus que jamais l’outil pour se divertir et se cultiver. Et parmi ces webmédias, il y a KuB, édité par l’association Breizh Créative. KuB, comme son nom l’indique, est né en Bretagne et entend encourager la création bretonne en proposant plus de 1600 vidéos en accès libre : documentaires, créations théâtrales ou graphiques, films de fiction, animation, clips, lectures ou concerts.

    La plateforme bretonne peut se vanter de proposer un joli catalogue particulièrement varié : 372 documentaires d’auteur, 243 portraits d’artistes, 200 clips musicaux, 184 captations de spectacle, 162 enquêtes et reportages, 113 fictions, 94 web séries, 92 magazines culturels ou encore 86 films dessins animés.

    Parmi ces vidéos, l’internaute trouvera par exemple des clips comme la trilogie californienne (The Californian Trilogy) de James Eleganz, des documentaire comme Du pôule Nord au pôule Sud d'E. Gilles et G., le docu-fiction sonore Demain s’ouvre au pied de biche d’Alexandre Plank au sujet d’une indépendance… de Douarnenez, la création Art vidéo d'Isabel Perez del Pulgar, des fictions inédites à l’exemple du court T'es con Simon ! de Claire Barrault ou le magazine culturel Le grand BaZH.art.

    Mémorable mis à disposition jusqu’au 23 mars

    KuB a également mis en ligne une intégrale des courts métrages de Bruno Collet, nommé aux Oscars pour Mémorable, un film que la plateforme met gratuitement à disposition jusqu’au lundi 23 mars 2020.
    Chaque semaine, cinq nouveaux programmes sont proposés, qui reviennent sur la genèse de ces œuvres, le parcours de l’artiste et le contexte de ces vidéos.

    En 2020, l’objectif de KuB est d’augmenter sa notoriété et de diversifier ses financements, avec le développement de co-éditions vidéo et la recherche de mécénats privés. KuB entend également augmenter la visibilité de la création en Bretagne par sa présence dans le Projet audiovisuel breton associant France 3 Bretagne, TVR, TébéO, TébéSud et Brezhoweb. Avec KuB, ces médias coproduisent une centaine d’œuvres par an via un Contrat d’Objectifs et de Moyens (1,6 M€ attribués aux porteurs de projets).

    Le webmédia breton de la culture entend non seulement jouer à plein son rôle de catalyseur, mais aussi de montrer que la production audiovisuelle ne vit pas seulement à Paris.

    KuB a reçu le Prix Audiens de l’initiative numérique 2019 et le Prix Breizhacking 2019. à Breiz watcher donc, dès maintenant : c’est la période idéale.

    KuB, édité par Breizh Créative
    www.kubweb.media
    https://vimeo.com/371093580

    Voir aussi : "Binge-watching de spectacles avec Opsis TV"
    Voir aussi : "Eleganz en diable"

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  • Au sujet de George Steiner

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    Alors que nous venons d'apprendre le décès du philosophe autrichien George Steiner, les lecteurs de Bla Bla Blog pourrons trouver sur ce lien un article qui lui a été en partie consacré, il y a quelques années de cela.

    "Machines : 1 – Humains : 0.", Bla Bla Blog, 13 septembre 2014

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  • Qui connaît Allain Leprest ?

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    Hexagone, le magazine de la chanson, propose ce trimestre un dossier spécial consacré à Allain Leprest. Alors que cette très belle revue de référence s’interroge sur sa propre pérennité ("Voilà que nous entamons – déjà – notre quatrième exercice. Sera-t-il le dernier ?" écrit avec beaucoup de gravité David Desreumaux, le rédacteur en chef), voilà qu’Hexagone s’offre le luxe de s'intéresser à un artiste majeur mais largement méconnu.

    Qui connaît Leprest, ce chanteur immense, décédé tragiquement en 2011 ? Une réflexion frappante revient régulièrement tout au long de ces chroniques et interviews : comment un tel artiste, jugé à l’égal d’un Brel, d’un Ferré ou d’un Brassens, a-t-il pu passer sous les radars du grand public et des médias, alors que la réputation d’Allain Le Prest était bien ancrée dans le milieu musical tout au long de sa carrière ? Didier Pascalis, son dernier producteur (Tacet), le résume ainsi : "Nous sommes dans une sorte de paradoxe : tous les journalistes, tous les professionnels savent qu’Allain Leprest était un génie, mais ces chansons ne passent pas à la radio…" Son ami et représentant de droit moral avance une explication : "Les gens qui reconnaissent le génie d’Allain, ceux qui disent que ses disques sont formidables ne sont pas les faiseurs d’opinion."

    Cela rend d’autant plus remarquables les tentatives de faire découvrir l’œuvre de Leprest, à l’instar de Gauvain Sers qui a fait sans doute plus pour sa reconnaissance grâce à quelques syllabes répétées dans son titre Pourvu que beaucoup de spécialistes ou passionnés.

    La revue propose de relire l’interview qu’Allain Leprest avait donné en juin 2002 au webzine L’art-scène, une entrevue dans laquelle le musicien se dévoilait sans artifice, revendiquant son indépendance, tout en parlant de ses relations avec les éditeurs, de ses ateliers d’écriture, de son engagement, de la peinture ou d’une reconnaissance artistique que lui-même confie avoir obtenu : "Ça doit faire vingt-cinq ans que je fais officiellement ce métier, et comme on parlait d’artisanat, j’ai eu l’impression de passer un CAP de chanteur, d’être reconnu par mes pairs et d’être reconnu par ce qui doit être dévolu à un chanteur, c’est-à-dire un public."

    L’œuvre est tellement colossale, voire abyssale

    Une preuve de l’immense respect que lui portaient ses pairs et ses amis artistes ? Deux albums de reprises de son vivant, en 2007 et 2009 (Chez Leprest, vol. I et II), avec notamment Olivia Ruiz, Sanseverino, Michel Fugain ou Agnès Bihl (Ah, l’inoubliable reprise du Copain de mon père!). Hexagone interroge pour les besoin de son dossier Loïc Antoine, intarissable sur son amitié avec Leprest et sur l’apport artistique de ce dernier. Les journalistes Patrice Demailly et Stéphane Hirschi s’expriment, eux, sur l’apport artistique et musical de Leprest, y compris parmi la jeune génération, dont Marion Cousineau, qui voit son œuvre comme un "phare" : "Il n’est plus là, mais il n’est jamais loin."

    Allain Leprest ce génie discret et décédé depuis plus de huit ans,  allait-il être définitivement oublié ? Beaucoup – et la rédaction d'Hexagone en fait indubitablement partie – ont décidé que non. Son travail d’auteur-compositeur continue d’être redécouvert, et l’on se prend à envier l’auditeur qui viendrait à découvrir le chanteur pour la première fois…

    En 2019, il y a bien une actualité Leprest : une version symphonique d’un choix de compositions vient de sortir en disque, en même temps qu’une tournée avec l’Orchestre National des Pays de la Loire (ONPL). Leprest en Symphonique, proposé par la société de production Tacet et Didier Pascalis. Leprest en Symphonique rassemble les chanteurs et chanteuses Romain Didier, Clarika, Sanseverino, Cyril Mokaiesh, Alexis HK et Enzo Enzo pour un spectacle de reprises qui est aussi une proposition de rencontres entre le public et l’œuvre d’Allain Leprest, puisqu’en plus de la tournée qui sevrait se poursuivre en novembre 2019, un album est proposé avec des versions d’un choix de titres (Francilie, Y’a rien qui se passe, Nu, Dans l’sac à main d’la putain ou Donne-moi de mes nouvelles). Romain Didier, Clarika, Sanseverino et Cyril Mokaiesh présentent ce projet artistique dans une interview croisée qui est aussi celle d’admirateurs. Sanseverino confie ceci : "Il n’est pas facile de parler de Leprest, parce que Leprest parle tout simplement ! L’œuvre est tellement colossale, voire abyssale."

    Hexagone, "Après Leprest", automne 2019
    Leprest en Symphonique, Tacet, 2019
    Nicolas Brulebois, Gens que j’aime, éd. Jacques Flament, 2014, 329 p.

    Voir aussi : "Gauvain Sers, l’autre chanteur énervé"
    "Chants songs"

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  • L’art d’enculer les mouches

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    Qu’est-ce qu’un musée ? Le Petit Larousse le définit ainsi : "Lieu, édifice où sont réunies, en vue de leur conservation et de leur présentation au public, des collections d’œuvres d’art, de biens culturels, scientifiques ou techniques." Le vénérable ICOM (Conseil International des Musées) a choisi en 2007 d’en faire une définition plus précise mais aussi plus complète : "Un musée est une institution permanente sans but lucratif au service de la société et de son développement, ouverte au public, qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet le patrimoine matériel et immatériel de l'humanité et de son environnement à des fins d’études, d’éducation et de délectation." L’affaire était entendue et ne méritait pas que l’on glose éternellement sur ce sujet, mais plutôt que l’on encourage le grand public à retrouver le chemin de ces établissements.

    Alors, quelle mouche a piqué l’ICOM de tout remettre en question et se lancer dans une querelle byzantine digne des disputes médiévales sur le sexe des anges ? L’objet de la bataille intellectuelle ? Ni plus ni moins qu’une nouvelle définition du musée.

    Fin juillet, lors de la 139e session de l’ICOM, nous apprend Le Quotidien de l’art (édition du 2 septembre 2019), l’institution a mouliné et accouché d’une proposition sensée moderniser le concept de musée. Au terme d’un travail de synthèse et de plusieurs mois de travaux et de réflexion, une définition du musée vient de voir le jour propre à décontenancer plus d’une personne.

    Accrochez-vous : "Les musées sont des lieux de démocratisation inclusifs et polyphoniques, dédiés au dialogue critique sur les passés et les futurs. Reconnaissant et abordant les conflits et les défis du présent, ils sont les dépositaires d’artefacts et de spécimens pour la société. Ils sauvegardent des mémoires diverses pour les générations futures et garantissent légalité des droits et l’égalité d’accès au patrimoine pour tous les peuples. Les musées n'ont pas de but lucratif. Ils sont participatifs et transparents, et travaillent en collaboration active avec et pour diverses communautés afin de collecter, préserver, étudier, interpréter, exposer, et améliorer les compréhensions du monde, dans le but de contribuer à la dignité humaine et à Injustice sociale, à légalité mondiale et au bien-être planétaire."

    Cette définition a été définitivement adoptée lors de l’assemblée extraordinaire à Kyoto du 7 septembre 2019. 

    Prendre la mouche

    Passés à la trappe les anciennes références aux concepts d'"institution", de "public" ou d'"éducation". Les pontes de l’ICOM parlent vaguement et pompeusement de "lieux de démocratisation", avec, certes, des objectifs ambitieux et louables : "contribuer à la dignité humaine et à Injustice sociale, à légalité mondiale et au bien-être planétaire." Mais il y a plus grave : il n’est plus fait référence aux œuvres d’art ou aux biens culturels et scientifiques mais "d’artefacts" et de "spécimens pour la société." Je vous voie déjà préparer votre prochaine sortie : "Chérie, si on sortait découvrir les derniers artefacts du Centre Pompidou ? – Bonne idée. C’est important que notre enfant puisse s’immerger dans le lieu de démocratisation afin de découvrir ces spécimens de la société !"

    Plus sérieusement, voilà une bien curieuse initiative venant de grosses têtes plus décidées à servir un discours ampoulé – on pourrais même dire vulgairement "à enculer les mouches" – qu’à faire redescendre le musée au milieu de la cité.

    Le quotidien spécialisé souligne d’ailleurs que cette initiative de renverser la table ne suscite pas l’adhésion de la majorité des conservateurs de l’ICOM, loin s’en faut. La présidente du comité national français de l’ICOM, Juliette Raoult-Duval prend déjà ses distances en disant regretter cette nouvelle (et inutile ?) définition du musée : "Un glissement politique regrettable" trop idéologique, des "termes professionnels (…) évacués ou diminués, et [qui] ne s’adossent plus solidement à notre code de déontologie."

    Juliette Raoult-Duval n’est pas la seule à prendre la mouche : un front de résistance – certes minoritaire au sein de l’ICOM – s'est mobilisé pour que cette nouvelle définition ne soit pas entérinée, en vain.

    Cette bataille consternante sur une définition aussi inutile que pompeuse pourrait bien faire une victime : les musées eux-mêmes qui, mise à part les grandes expositions événements, peinent à intéresser le grand public. Pas sûr qu’en mettant tant d’énergie dans un mot les responsables muséographiques jouent pour leur camp dans ce qui ressemble à une vaste farce.

    Sarah Hugounenq, "Musée : tempête autour d’un mot"
    Quotidien de l’art, 2 septembre 2019

    https://icom.museum/fr

    Voir aussi : "Qu’est-ce qu’un chef d’oeuvre ?"

  • Aux voleurs !

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    la casa de papel,histoire et fiction,braquage,voleurs,patty hearst,syndrome de stockholm,émile buisson,chauffeurs de la drôme,cartouchealberto spaggiari,james mac laine,william plunkettVoilà, une excellente idée qui nous vient du magazine Histoire & Fiction : proposer à l’occasion de la saison 3 de Case de Papel un hors-série spécial sur les grands braqueurs et voleurs de l’histoire.

    Stéphanie Guillaume, la rédactrice en chef de la revue, rappelle qu’avec cette série espagnole, Netflix a réussi à faire du traditionnel braquage de banques une épopée passionnante qui ne s’est pas essoufflée, n’en déplaise aux mauvaises langues.

    L’occasion était trop bonne pour la revue opportunément nommée Histoire & Fiction, de proposer une série d’articles et d’études sur ces voleurs, réels ou fictifs, ayant jalonné notre histoire comme notre imaginaire.

    Bien entendu, dans ce hors-série, plusieurs coups de projecteurs sont donnés sur la série espagnole, dont la première diffusion au printemps 2017 sur la chaîne Antenna 3 n’a été que le début d’un séisme télévisuel. Quelques ingrédients peuvent expliquer ce succès : une thématique classique (un braquage de banque), des références fictionnelles (Quentin Tarantino, Point Break ou L'Ultime razzia de Stanley Kubrick) voire historique (une arrestation méconnue à Grenoble en 2014), des inventions scénaristiques marquantes (la méthode très originale employée par des voleurs et ces fameux masques de Dali), le message engagé des créateurs (avec une saison 2 prenant une tournure plus sociale) sans oublier des personnages charismatiques (les femmes de Casa de Papel ou la figure du mystérieux Professeur).

    "Tonton Mimile"

    Voilà pour la fiction, assez bien développée, mais que le lecteur ne devra lire qu’après visionnage des trois saisons, de peur d’être spoilé. Le volet historique s’attache, lui, à rappeler les principaux voleurs et assassins ayant écumé les campagnes. Il y a Cartouche, le "Robin des Bois du XVIIIe siècle", mais dont la figure mythique ne cesse d’être remise en cause ("un malfrat particulièrement dangereux"). Christophe Belser rappelle le parcours moins connu en France des bandits de grand chemin James Mac Laine et William Plunkett, un duo entré d’autant plus dans la légende que le premier a été exécuté non sans qu’une chanson soit créée en son honneur, tandis que le second a fui vraisemblablement en Amérique à partir des années 1750.

    Quelques faits divers sinistres sont rappelés par les auteurs de Histoire & Fiction : les chauffeurs de la Drôme durant la France de la Belle Époque (par Philippe Grandcoing), le braqueur Émile Buisson, dit "Tonton Mimile", ennemi public numéro 1 à la Libération ou Alberto Spaggiari, l’auteur du "casse du siècle" à Nice en juillet 1976 (deux histoires rocambolesques relatées par Jean-François Miniac). Un dernier article, passionnant et ahurissant, revient sur le fameux syndrome de Stockholm, avec l’exemple éloquent du kidnapping de Patty Hearst (v. illustration), la petite-fille de William Randolph Hearst.

    Les voleurs ont toujours été une source inépuisable comme le rappelle La Casa de Papel. À la lecture du magazine Histoire & Fiction, on comprend aisément pourquoi.

    Histoire & Fiction, hors-série spécial La Casa de Papel, août-septembre-octobre 2019
    La Casa de Papel, série dramatique d’Álex Pina
    avec Úrsula Corberó, Álvaro Morte et Itziar Ituño, saison 3, Espagne, 2019, Netflix

    https://www.netflix.com/fr/title/80192098

    Voir aussi : "Chants songs"

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  • Chants songs

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    art press,chanson,chanteuse,chanteur,cantologieQu’Art Press ait choisi de consacrer un numéro spécial à la chanson française est à la fois une belle surprise et une mise en perspective passionnante de la part d’un magazine qui s’est toujours intéressé à l’avant-garde. Un terme qui va si peu avec cet art de la chanson que Serge Gainsbourg l’avait considéré lors d’un échange mémorable avec Guy Béart comme mineur.

    Mais d’ailleurs, qu’est-ce que la chanson, cette "distraction régressive", s’interroge Philippe Forrest ? Pour y répondre il donne la parole à Stéphane Hirschi, professeur de littérature à l’université de Valenciennes et professeur d’une discipline scientifique qu’il a lui-même créée : la cantologie. Il met en avant les spécificités de cette "song" typiquement française, ce chant populaire mêlant étroitement une mélodie simple à mémoriser, un texte à la fois intelligible et infusant dans l’imaginaire et un interprète y insufflant moins sa technique – au contraire du bel canto – que son vécu. Il y a aussi cette fugacité de la chanson, explique l’universitaire, et c’est cette fugacité qui rend la chanson paradoxalement entêtante, comme un éternel retour, "le temps d’une chanson." La chanson porte une fausse légèreté (Je chante de Trénet) quand ce n’est pas une double lecture (La javanaise), voire l’autofiction (Laura de Johnny Hallyday) et l’auto-référence, car la chanson peut aussi parler d’elle-même (En chantant de Michel Sardou, Chante ! De Michel Fugain ou Le temps de la rengaine de Serge Lama).

    Après un retour par Benoît Dutertre sur les origines de la chanson de Mayol à Jacqueline Boyer, en passant par Joséphine Baker et Mistinguett, le trimestriel trace les portraits de quelques artistes marquants, et de toutes époques : Juliette Greco, Juliette Armanet, mais aussi l’étonnant Chaton (ex Siméo), Daniel Darc ou encore Bertrand Burgalat, figure majeure de la chanson, respectée quoique peu connue du grand public.

    Art Press nostalgique ? Voire. Car si le magazine contemporain omet quelques brillantes figures incontournables (Brel, Piaf, Brassens ou Ferrat), il donne à voir une chanson française bien vivante : Bertrand Belin, Marc Lavoine, Michel Houellebecq, Brigitte Fontaine ou Benjamin Biolay, sans pour autant oublier un répertoire ancien incontournable : c’est Aznavour comme passerelle entre l’Orient et l’Occident, c’est Depardieu chantant et vivant Barbara, c’est Claude François comme "Prince du rythme", c’est l’étonnant, singulier et libre Christophe ou encore Serge Lama, bouleversant dans Les Ballons rouges. Des focus sont également proposés au sujet de ces titres ou albums devenus légendaires : Dimanche à Orly de Gilbert Bécaud, La nuit je mens d’Alain Bashung, Métronomie de Nino Ferrer ou l’apport musical incroyable de Jean-Jacques Vannier, cocréateur du mythique Mélody Nelson avec Serge Gainsbourg.

    La chanson française se fait remarquer aujourd’hui par son insolente créativité

    Au milieu de la crise musicale, atteinte par le raz-de-marée de l’Internet, du streaming et du déclin inexorable du support physique, la chanson française se fait remarquer aujourd’hui par son insolente créativité. Sans cesse en mouvement et se nourrissant des influences pop, jazz, rock, électro ou rap, un brillant ancien a laissé un héritage indéniable : Léo Ferré. La revue s’intéresse à ces artistes, souvent peu connus, qui revendiquent sont influence : PR2B, Gontran, Michel Cloup ou Bruit Noir.

    Fort logiquement, Art Press ne pouvait pas passer sous silence cette chanson underground, hyper créative, fonctionnant dans la débrouille et sans le support des bandes FM, de la télé et encore moins des majors. "La chanson française ne s’est jamais autant développée hors des sentiers battus" constate Julien Bécourt qui s’arrête sur quelques noms qui ne diront sans doute rien à beaucoup de lecteurs : l’organisation Chanson française dégénérée ou les artistes Noir Boy George, Arne Vinzon, Rouge Gorge, Marie Klock ou le groupe Rose Mercie.

    Art Press pose aussi une question particulièrement pertinente : celle du répertoire outremer ou issu de l’immigration. Stéphane Malfettes fait remarquer avec justesse que "contrairement aux Britanniques qui ont su valoriser les productions musicales venues notamment des Caraïbes, la France a (...) souvent négligé l’importance des artistes issus de l’immigration et des Outre-mer." Le zouk n’est-il pas relégué en France dans un courant "parallèle, alors qu’aux États-Unis Kassav’ est considéré simplement comme un grand groupe français ?

    Outre un focus sur ces étranges, oubliées et parfois géniales faces B de 45 tours, des analyses plus pointues sont consacrées aux discours amoureux dans la nouvelle scène française : Therapie Taxie, Angèle et La Femme. On cherchera en vain un amour heureux, constate Laurent Perez. Pas de là, cependant, à s’affoler : "A les entendre chanter l’amour parmi ses ruines, on se prend à rêver que l’un d’entre-eux, dans vingt ans, saura écrire une nouvelle Chanson des vieux amants."

    Art Press ne pouvait pas faire l’impasse sur l’art contemporain ayant durablement influencé cette chanson populaire. Ce sont les pochettes de disques bien sûr (Pierre et Gilles pour l’album La Notte, la notte d’Étienne Daho), mais aussi le travail d’artistes plasticiens se nourrissant maintenant largement dans cette culture (Arnaud Maguet, Sivan Rubinstein, Sophie Calle ou Nicolas Comment, interviewé par Étienne Hatt).

    Un dernier domaine, finalement peu étudié par la revue et pourtant essentiel, est celui du clip : Art Press choisit de l’aborder assez justement avec Mylène Farmer, aux vidéos musicales à la narration complexe et à la réalisation soignée.

    Une preuve supplémentaire que la chanson française n’a pas fini de se réinventer, tout en restant toujours cet art, sinon mineur du moins capable de parler à tous, soulevant l’émotion en quelques minutes : "Une petite cantate du bout des doigts / Obsédante et maladroite, monte vers toi / Une petite cantate que nous jouions autrefois."

    Art Press 2 est en kiosque jusqu’en juillet.

    Art Press 2, "La chanson française", trimestriel, mai-juillet 2019
    https://www.artpress.com/category/artpress2

    Voir aussi : "Aznavour, le mal-aimé"
    "Gainsbourg, un enfant de la chance"

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  • Spliiit versus Netflix

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    C'est officiel, le prix de l'abonnement Netflix est en hausse depuis cette semaine, et cela n'est pas sans faire grincer les dents de pas mal de clients. Mais c'était sans compter le nouveau sport à la mode chez les 18 - 35 ans : pour payer moins cher, il seraient plus de 10 % à le pratiquer, plus ou moins légalement. Le principe ? Partager avec des proches les comptes des abonnements Netflix (mais aussi Spotify, Amazon prime ou BeIN Sport. 

    Pour surfer sur cette tendance, dont les Français sont les champions du monde, une start-up permet même d'organiser ce "coabonnage Netflix" en quelques clics et d'arrondir part la même occasion ses fins de mois. Pour dire les choses autrement, il s'agit d'un autre rejeton de l'économie collaborative qui séduira peut-être les adeptes du covoiturage, costockage, cotrainage ou colunching

    Alors que 95% d'entre nous avons au moins un abonnement, ces petits montants additionnés chaque mois étouffent à petit feu le pouvoir d'achat. Souvent illégaux - quoique pas toujours - ces partages d'abonnements sont gentiment tolérés par les géants du streaming comme Netflix, un géant américain qui, rappelons-le, paie très peu d'impôts en France, d'où sans doute cette tolérance pour une pratique certes critiquable.

    L'une des solutions au "coabonnage" répond au nom de Spliiit, de l'anglais "split" ("partager"), mais avec trois "i" pour le prix d'un - à l'image de ses 3 cofondateurs et amis dans la vie qui partagent presque tout. La jeune pousse a déjà recensé plus de 70 abonnements pour lesquels les français peuvent partager et économiser jusqu'à plusieurs centaines d'euros par an. Un enjeu loin d'être anecdotique donc.

    Cette start-up de l'abonnement collaboratif est une co-création française, née dans un espace de coworking. Pas si étonnant, une étude montre déjà que les français sont les champions du monde du partage de compte Netflix. Ce record très latin, et aussi très radin, a donc donné des idées.

    Le "coabonnage", un simple opportunisme pour parasiter toutes ces offres par abonnements ? "Au contraire, j'imagine un nouveau modèle d'abonnement collaboratif qui aidera les entreprises à toucher une clientèle qui n'aurait de toute façon pas voulu payer le prix fort" prédit Jonathan Lalinec, le cofondateur de Spliiit.com.

    La musique, les films et séries, le sport à la télé, le wifi, les jeux vidéos, les logiciels, les abonnements aux salles de cinéma, aux musées, les box mensuelles, les programmes de coaching et de formation en ligne : depuis quelques années, la machine économique pousse les consommateurs à mettre presque toute leur vie sous abonnement et le phénomène tend à s'accélérer.

    https://www.spliiit.com

    Voir aussi : "À quand un cinéma éco-friendly ?"

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