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• • Articles et blablas

  • Avez-vous vu les Rosier ? 

    Et si l’on faisait un aller-retour Québec-France ? Du moins, c’est ce que vont entamer les trois filles du groupe Rosier, en tournée de ce côté-ci de l’Atlantique, dans le cadre de la Tournée des Nuits Transatlantiques.

    Bla Bla Blog adore les passerelles entre cultures, artistes et pays. Que nos ami·e·s québécois·e·s soient mis·e·s à l’honneur, voilà qui mérite bien un bon coup de projecteur.

    Six concerts, à Reims, Troyes, Saint-Quentin, Vitry-le-François, Migennes et Oignies, permettront de découvrir ce groupe à majorité féminine qui mêle pop indie, folk québécois, chanson française et électro.

    Dans leur single N'as tu jamais vu d'oiseaux ? Rosier y parle de cette soif de liberté, de l’innocence fragile, avec une économie de moyen et une poésie certaine : "Mère il y a un oiseau / Mais quand je veux le prendre / Il se sauve il se sauve". Derrière un clip à la facture gothique, les Rosier se révèlent une sacrée belle révélation de la scène francophone. À découvrir, grâce à six dates en France. Mais parions que ce trio venu de Montréal risque bien de refaire parler de lui.

    À noter que le groupe sort cette année son nouvel album, Elle veille encore. Une jolie découverte. 

    Rosier en concert, Tournée des Nuits Transatlantiques
    20 octobre 2026 — La Cartonnerie, Reims
    21 octobre 2026 — Le Troyes Fois Plus / Festival Off Off Off – Nuits de Champagne, Troyes
    22 octobre 2026 — La Manufacture, Saint-Quentin
    23 octobre 2026 — Bords 2 Scènes, Vitry-le-François
    24 octobre 2026 — Cabaret l’Escale, Migennes
    25 octobre 2026 — Le 9-9bis, Oignies
    https://rosierband.com
    https://www.facebook.com/rosierband
    https://www.instagram.com/rosier
    https://nuitsdechampagne.com/actualites/article/les-nuits-transatlantiques-2025

    Voir aussi : "Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent"
    "La seule règle qui vaille est qu'il n'y a pas de règle"

  • Art express

    Raconter la grande histoire de l’art – pardon, des arts – en moins de 80 pages. Voilà la gageure des éditions Larousse. L’objectif ? Initier à ce sujet les plus jeunes – dès 8 ans, annonce le vénérable éditeur – afin de les faire entrer dans un monde extraordinaire, sans les rebuter. Voilà l'objet de leur ouvrage Si l'art m'était conté, sans la collection Secrets d'Histoire Junior.

    Des premières œuvres d’art préhistoriques au street art, en passant par la Renaissance, l’Impressionnisme, sans oublier la BD, la photographie ou le cinéma, les auteur·e·s de cet ouvrage méritent une médaille pour avoir su synthétiser plusieurs dizaines de milliers d’années de créations en quelques dizaines de pages.

    Chaque période est synthétisée en deux pages, même si certaines époques ont droit à un traitement de faveur, à l’exemple de la Grèce antique ("En Grèce antique" et "Les maîtres de la sculpture grecque") ou du Moyen Âge qui prend le temps de s’arrêter sur le roman et le gothique mais aussi sur les "Nouveautés du Moyen Âge".

    Les auteur·e·s de cet ouvrage méritent une médaille

    Quelques artistes ont droit à leur chapitre pour souligner leur génie et leur apport capital. C’est le cas de Léonard de Vinci, Claude Monet, Van Gogh – mais, curieusement, pas Picasso. Signe de notre époque où les grandes créatrices commencent à être "désinvisibiliser" – pardon pour le néologisme – deux pages sont consacrées à deux artistes féminines, Élisabeth Vigée-Lebrun et Rosa Bonheur.

    Les éditions Larousse proposent aussi des chapitres thématiques sur des genres importants : la nature morte, "la légèreté du XVIIIe siècle", la peinture d’Histtoire, l’autoportrait… mais aussi le cinéma et les dessins animés. Les plus jeunes apprécieront.

    Sur 80 pages, évidemment des impasses existent, mais certainement pas de quoi refroidir les enfants et leurs parents qui trouveront dans ce livre une jolie idée pour le prochain sapin de Noël.

    Si l'art m'était conté, éd. Larousse, coll. Secrets d'Histoire Junior, 2026, 80 p.
    https://www.editions-larousse.fr

    Voir aussi : "Le peintre qui aimait les femmes"
    "Chefs-d’œuvre à la loupe"

  • Loli thaï

    Sortie en 2018, la série Girl From Nowhere continue de faire son petit bout de chemin. Déjà deux saisons et un reboot, Girl from Nowhere: The Reset. Voilà qui prouve la qualité d’une création originale qui nous vient tout droit de Thaïlande et qui est proposée par Netflix.

    Elle mérite largement une chronique de Bla Bla Blog en raison de son originalité, de son audace mais aussi de son interprète, Chicha "Kitty" Amatayakul, dans le rôle de Nanno.

    L'actrice joue le rôle de Nanno, une lycéenne, mystérieuse, secrète, faussement douce mais réellement inquiétante. Il faut signaler que le groupe français La Femme est l'auteur du titre générique (La femme ressort).

    Une lolita sulfureuse et étrange

    À chaque épisode, la jeune fille débarque dans une école différente et se confronte à ses camarades dans des histoires mêlant petites ambitions, amours contrariés, jalousies et coups tordus. Au milieu de tout cela, Nanno vient jeter de l’huile sur le feu, avec un mélange de douceur, de candeur, de provocations et surtout de menaces. Attention aux conséquences !

    Cette fille qui vient de nulle part n’est pas seulement une lolita sulfureuse et étrange. Elle incarne une anti héroïne dévoilant les petits et grands travers de ses adolescents et adolescentes. Elle prend un malin plaisir à les mettre face à des décisions finalement désastreuses. Quelque part, Girl From Nowhere fait figure de série allégorique, avec un fil conducteur imparable : le mal.

    Girl From Nowhere, série thaïlandaise de Kongdej Jaturanrasamee,
    avec Chicha "Kitty" Amatayakul, 2018, deux saisons, Netflix

    https://www.netflix.com/fr/title/80241947

    Voir aussi : "Cachez ces seins"

  • La Fille Condor

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film La Fille Condor. Il sera visible du 7 au 13 octobre. Soirée débat le mardi 13 octobre à 20H30.

    Clara est une doula quechua qui chante pour apaiser la douleur des femmes enceintes. Sa mère Ana, sage-femme chevronnée, considère ce don comme un miracle. Influencée par une amie, et après une dispute avec sa mère, la jeune femme décide de partir pour la grande ville. Depuis la communauté subit la mort mystérieuse d’animaux et des récoltes, les villageois attribuent cette punition au départ de Clara. Sa mère décide de la retrouver.

    La Fille Condor, drame bolivien d’Alvaro Olmos Torrico
    avec María Magdalena Sanizo, Marisol Vallejo Montaño, Nely Huayta Cutipa, 2026, 93 mn

    Scénario : Alvaro Olmos Torrico
    Titre original : La hija cóndor
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?article5274 

    Voir aussi : "Seule la vie"

  • Decorado

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Decorado. Il sera visible du 14 au 20 octobre. Soirée débat le mardi 20 octobre à 20H30.

    Arnold, une souris de la classe moyenne au chômage, traverse une crise existentielle profonde. Il vit dans une ville ou l’entreprise ultralibérale A.L.M.A. dirige tout ; abrutissant la population pour mieux imposer sa loi. Contrairement à sa femme María, Arnold a depuis longtemps l’impression que ce monde est irréel et faux. Décidant de se rebeller contre la société, quitte à devoir affronter ses soi-disant amis, ses voisins, ses médecins, Arnold élabore un plan astucieux pour s’échapper de la ville afin de commencer une nouvelle vie.

    Decorado, film d’animation espagnol d’Alberto Vázquez
    avec Asier Hormaza, Aintzane Gamiz, Kandido Uranga, 2026, 95 mn

    Scénario : Alberto Vázquez et Francesc Xavier Manuel
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?article5275 

    Voir aussi : "La Fille Condor"

  • Américains !

    De Bernard Herrmann, qui ouvre l’album Souvenirs de voyage (Indésens), on retient d’abord le compositeur des films d’Hitchcock (Les Oiseaux, Vertigo). Mais il est aussi l’auteur de l’œuvre éponyme qu’a choisi Philippe Berrod pour ce périple musical au XXe siècle. Il est accompagné d’Eric Aubier à la trompette, du pianiste Laurent Wagschal (que Bla Bla Blog connaît bien), de Nicolas Prost au saxophone et du Quatuor AtMusica (Eiichi Chijiwa, Damien Vergez, Nicolas Peyrat et Delphine Biron). Le clarinettiste – ici également à l’orchestration – nous fait découvrir un Bernard Herrmann (1911-1975) singulier, tendre, néoromantique, ravelien même. Le voyage en question choisit l’apaisement, la contemplation mais aussi la tendresse (mouvement Lento).

    Ce Quintette pour clarinette a été écrit en 1967 à une époque professionnelle et personnelle particulière. Le livre du CD nous parle de la période faste artistiquement grâce à son travail avec Hitchcock. Le compositeur a cependant besoin de renouveau, le compositeur et le cinéaste s'étant finalement brouillés. Herrmann venait d’enregistrer son opéra Wuthering Heighs. À cette grande fierté, s’ajoutait une relation heureuse avec Norma Shepherd. N’est-ce pas aussi pour elle qu’il compose ces Souvenirs de voyage ? On est en droit de le penser à l’écoute de l’Andante, une vraie déclaration amoureuse (le mouvement précise d’ailleurs : Canto Amoroso), comme une lune de miel que l’on voudrait ne jamais voir se terminer. Oublions le Herrmann sombre de Psychiose ou des Oiseaux, pour ne pas dire angoissant, qui devient ici un compositeur sensible et mélancolique (Andantino). Inutile d’ajouter qu’une telle œuvre mérite de figurer dans le répertoire de la musique du XXe siècle.

    West Side Story et la bande portoricaine des Sharks n’est pas si loin que cela

    Autre figure de la musique américaine comme du cinéma, Leonard Bernstein (1918-1990) est proposé dans une œuvre de musique de chambre, à savoir la Sonate pour clarinette et piano. L’auteur de la BO de West Side Story est une légende du XXe siècle, populaire, archi-récompensé, admiré mais aussi capable d’écrire des pièces exigeantes. Cette sonate date des années 1941-1942. Il s’agit d’une œuvre de jeunesse donc, la première a avoir été publiée. Elle vient faire le lien entre le classicisme et le contemporain, ce qui n’est pas la moindre de ses qualités. Le premier mouvement Graziozo peut déstabiliser par son expressionnisme mais aussi sa rutilance. On y devine un jeune compositeur joueur et passionné. Le livret y voit, non sans justesse, l’influence du formidable Paul Hindemith mais aussi d’Aaron Copland, qui apparaît d’ailleurs plus tard dans l’album. Quelque part, pour reprendre le titre de l’opus, nous sommes aussi dans un voyage, ce que confirme l’Andantino Vivace a leggerio, porté par la clarinette nostalgique de Philippe Berrod. Le dernier mouvement propose une partie dansante. Il faut dire que Bernstein, en vacances en Floride, était baigné par l’ambiance et les rythmes cubains. Finalement, West Side Story et la bande portoricaine des Sharks n’est pas si loin que cela !

    Nous parlions d’Aaron Copland (1900-1990). Il vient clore cet album américain avec Quiet City, puissante et majestueuse œuvre écrite en 1919. elle était destinée à la pièce de théâtre du même nom. Néoclassique dans sa forme, Quiet City suit les pensées du personnage principal qui a choisi d’abandonner sa religion juive pour la réussite et pour un riche mariage. La pièce a été écrite pour trompette, cor anglais et cordes. Elle a été adaptée ici par Christopher Brellochs pour trompette, saxophone alto, piano et, bien sûr, clarinette. Ce qui dénature pas l’œuvre originale, loin s’en faut. Une vraie réussite pour ce grand et beau voyage musical américain.

    Philippe Berrod, Souvenirs de voyage, Indésens Calioppe, 2026
    https://indesenscalliope.com/boutique/souvenirs-de-voyage
    https://www.facebook.com/p/Philippe-Berrod-100081193783241
    https://atmusica.org

    Voir aussi : "Sur de bons rails"
    "Au cœur de l’Europe"

  • Viens faire un tour du côté de chez King

    Après la femme de ménage, voilà une nouvelle profession mise au centre de celle qui est devenue depuis peu une grande star du polar. Freida McFadden s’intéresse à une psychologue dans son roman justement nommé La Psy (éd. City et J'ai lu). Elle s’appelle Adrienne Hale, vit (ou plutôt, a vécu) dans une vaste et luxueuse maison isolée et est considérée comme une référence dans sa spécialité. Ce que le lecteur ou la lectrice va découvrir c’est que cette femme froide et calculatrice a aussi des secrets, au centre de ce roman.

    Lorsque le livre commence, Tricia et son mari Ethan, jeunes et séduisant couple de New York est parti visiter la demeure de la psy, l'ancienne propriétaire. Lorsqu’ils y arrivent, en plein hiver, il neige à flocons. Les voilà obligés d’y passer la nuit. Bientôt, Tricia se rend compte qu’il se passe des choses étranges dans la maison. Pourraient-ils être surveillés ? Et par qui ? Et pourquoi ? En fouillant la maison d’Adrienne Hale, Tricia découvre aussi une pièce secrète. La psychologue y a rangé les enregistrements de ses patients et patientes, tous et toutes plus inquiétants les uns que les autres.

    Freida McFadden lorgne évidemment du côté de Stephe King et de Shining

    L’autrice américaine joue sur les nerfs à travers cet étrange thriller construit comme un huis-clos. Elle alterne des scènes du premier séjour claustrophobique du sémillant couple de Manhattan avec des retranscriptions d’enregistrements et des chapitres où la psychologue relate les mois précédents l’arrivée de Tricia et Ethan.

    Pour cette histoire se déroulant dans un manoir isolé par la neige, Freida McFadden lorgne évidemment du côté de Stephen King et de Shining. D’ailleurs, c’est un exemplaire du livre qui ouvre la porte du cabinet secret de la psy.

    Les critiques de la romancière ne la ménagent pas au sujet des personnages jugés parfois trop stéréotypés. Or, singulièrement, c’est sans doute là la force du roman. Une psy insupportable mais qui se fait prendre au piège d’un patient. Une jeune mariée a priori terne mais qui cache elle aussi ses secrets et son mari, Ethan, beaucoup moins lisse qu’on ne le croie. Ajoutez à cela des personnages secondaires déroutants. Tout cela donne un roman parfait : un page-turner idéal, à dévorer et avec une fin qui peut déstabiliser mais qui est diablement maligne… dans tous les sens du terme.

    Freida McFadden, La psy, éd. J’ai Lu, éd. City, 2024, 384 p.
    https://www.jailu.com/la-psy/9782290415627
    https://www.freidamcfadden.com
    http://www.city-editions.com

    Voir aussi : "Chaussures à son pied"
    "Premier nettoyage à sec"

  • Variations scandinaves

    Lorsque l’on parle variations et piano, un compositeur et une œuvre vient immédiatement en tête : Bach et ses Variations Goldberg. Un thème et trente variations écrits en 1740, devenus célèbres lorsqu’un certain Glenn Gould choisit de les interpréter en 1955 puis en 1981, donnant à cette œuvre longtemps restée discrète un opus fondamental dans le répertoire de Bach.

    Le compositeur et pianiste Håkon Skogstad nous vient de Norvège et lorgne largement du côté de ces Goldberg Variations. Il s’est fait remarqué et a été récompensé pour son travail sur la musique de tango. Le voici avec un opus plus intime et qu’il présente ainsi : "24 Variations for Piano est, dans une large mesure, le reflet de qui je suis en tant que pianiste et compositeur — façonné par les influences qui m’ont construit. Je pense que l’œuvre peut être appréciée par petites touches, mais je crois aussi qu’elle révèle quelque chose de particulièrement spécial à ceux qui prennent le temps de l’écouter du début à la fin."

    On oublie bien vite les Variations Goldberg, tant cet opus a sa propre identité. La ligne mélodique du thème principal est d’une grande simplicité, toute en concentration, voire en hésitations. Le compositeur scandinave choisi non sans audace d’inclure la toute première variation en la mineur dans le premier morceau (Main Theme and Variation N°1 in A minor).

    La grande difficulté du genre est de décliner un air en des variations aussi différentes que possibles, et aux durées souvent courtes (ainsi, la joueuse Variation N°17 en la bémol majeur dépasse à peine les 50 secondes). Håkon Skogstad se plie à l’exercice sans faillir et en variant les tonalités mineures et majeures. La maîtrise est là (Variation N°2 en do dièse mineur ou la néo-romantique Variation N°5 en ré bémol mineur). Mais sans poésie, quel serait l’intérêt ? Voilà le pianiste et compositeur debussyen dans sa Variation N°3 en si majeur, avant de revenir vers ses premières amours, le tango (Variation N°4 en mi mineur), un genre cher à son cœur et qui l’a fait connaître. 

    Des variations aussi différentes que possibles

    On parlait d’intimisme et de simplicité en parlant du thème. Håkon Skogstad aime la pureté comme le prouve la sixième Variation (en sol dièse), mélancolique et nostalgique.

    Il y a du jazz dans la Variation en si bémol majeur, et même du Gershwin : du rythme, du swing, bref de la joie de vivre. C’est ce que l’on aime dans cet opus : une cohérence et en même temps une variété qui fait que l’auditeur ou l’auditrice pourra écouter ensemble ou séparément chaque morceau, selon son humeur. À la tristesse infinie de la huitième variation (sol mineur) viendra répondre l’étrange Variation N°9, entre onirisme et vitalité toute stravinskienne. Il y a parfois de la légèreté (la jazzy Variation N°15 en ré mineur), vite contrebalancée par la funèbre seizième Variation en fa dièse mineur).

    Grâce à Håkon Skogstad le contemporain devient immédiatement proche, presque un ami (Variation N°10 en mi bémol majeur). Le compositeur norvégien revient vers le tango avec la Variation N°11, un nuevo tango sombre, bien différent du mouvement suivant, plus classique, aux couleurs qu’Erik Satie n’aurait pas renié (Variation N° 12 en mi majeur).

    Saluons les palettes de couleurs, justement, que parvient à tisser Håkon Skogstad (Variation N°13 en fa mineur). L’auditeur ou l’auditrice se laissera séduire par la délicate quatorzième Variation (en mi bémol mineur), néoromantique dans l’âme et à l’esprit tango. Néoromantique comme l’est la Variation N°18 en do mineur, épurée et bouleversante.

    Håkon Skogstad a grandement été nourri par le répertoire pour piano des XIXe et XXe siècle, que ce soit Debussy, nous le disions (Variation N°19 en sol bémol majeur), mais aussi le répertoire russe dans ses expressions exacerbées (Les N°22 et 23). Sans oublier un esprit pop (l’orientale Variation N°20 en fa majeur) ou la musique traditionnelle norvégienne. Le compositeur précise que pour la vingt-et-unième Variation, il s’est inspiré d’un air folklorique norvégien.

    La vingt-quatrième et dernière Variation conclut en douceur un album néoclassique aux multiples couleurs musicales. Une jolie réussite.

    Håkon Skogstad, 24 variations pour piano, Øra Fonogram, 2026
    https://www.orafonogram.no/hkon-skogstad
    https://www.hmskogstad.net
    https://www.facebook.com/skogstadpianist
    https://www.instagram.com/hakonskogstad

    Voir aussi : "Au cœur de l’Europe"
    "Éternelle et musicale Norvège"
    "Les Variations ”Gouldberg”"