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Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film La Grazia. Il sera visible du 11 au 17 février. Soirée débat le mardi 17 février à 20H30.
Mariano De Santis, Président de la République italienne, est un homme marqué par le deuil de sa femme et la solitude du pouvoir. Alors que son mandat touche à sa fin, il doit faire face à des décisions cruciales qui l’obligent à affronter ses propres dilemmes moraux : deux grâces présidentielles et un projet de loi hautement controversé.
Aucune référence à des présidents existants, il est le fruit de l’imagination de l’auteur.
Meilleure interprétation masculine à la Mostra de Venise 2025
Si un terme pouvait coller à la peau de Hugo Jardin, cela pourrait "Solaire". Le chanteur sortait à l’automne dernier son EP Cantique, en forme de message.
Sa chanson française est mêlée de pop anglaise, de grunge et de musique urbaine, le Parisien avouant des goûts éclectiques et d’intéressantes influences entre Ferré, Brel, Bashung, Feu!Chatterton, Bowie et Radiohead.
De sa voix douce, le chanteur parle de notre monde en danger, sans chercher à en faire des tonnes : "Quand sur chaque chaîne / On parle du déclin / Ce n’est pas un rêve" (Rêve).
Fins du monde
Hugo Jardin parle de fins du monde ou de fin d’un monde, non sans onirisme ni un certain goût pour le prophétisme ("Des prêtres à demi-nus / Répètent des mots usés / Depuis les Hommes ont oublié", Cantique II). C’est aussi le thème de Cantique I qui clôture l’EP.
L’auditeur ou l’auditrice se laissera happé par le slam Eaux troubles, confession intime et déclaration d’amour où le mot "amour" est décliné dans l’urgence mais aussi la douleur et le manque ("J’aimais la façon que tu avais de me regarder").
On s’arrêtera enfin avec curiosité sur son adaptation en français du classique de Nirvana, Dumb (Idiot). Le tube de Kurt Cobain et de ses camarades est revisité avec conviction par Hugo Jardin, vrai bel artiste sincère. On n’a sans doute pas fini de voir sa silhouette longiligne et dansante.
Bla Bla Blog – Bonjour. Pouvez-vous nous présenter Venerem ? Et d’abord, d’où venez-vous ? Laureen Stoulig-Thinnes – Mes racines sont multiples : mon père est français mais ma mère est mauricienne, née d'un papa indien et d'une maman africaine. Le fait qu’on y parle le créole et que ce coin de paradis soit naturellement marqué par de nombreuses influences culturelles et religieuses est peut-être aussi la raison pour laquelle je ne suis pas une puriste. Le mélange des différentes influences, y compris musicales, m’a toujours fascinée. Je suis chanteuse baroque et classique, mais j’ai toujours été très ouverte d’esprit. VENEREM m’offre une chance de diversité, et c’est quelque chose que j’apprécie énormément. Peut-être quelques mots sur VENEREM, même si l’écoute de notre musique transmet sans doute plus que n’importe quel discours : VENEREM crée une musique d’un style inhabituel et sans précédent. Comme l’a récemment souligné un critique suisse, les arrangements de VENEREM ressemblent davantage à des œuvres d’art transformées, basées sur la musique ancienne allant de la Renaissance au baroque tardif. Ce style fait l’objet d’une modernisation audacieuse, qui projette l’art ancien vers l’avenir. Sur le plan des idées comme de l’artisanat musical, nos arrangements s’inspirent du classicisme et du romantisme tardif. On sait que la musique ancienne laissait souvent une grande place à l’improvisation, et VENEREM exploite pleinement cette liberté pour créer quelque chose d’individuel, de totalement nouveau. L’auditeur a l’impression d’entendre des œuvres originales : les fondements musicaux sont transformés de manière convaincante, avec un sens aigu de l’entrelacement des motifs, du contrepoint et des harmonies contrastées. Chez VENEREM, soprano, piano, basse électrique et percussions fusionnent en une combinaison envoûtante qui donne envie d’en entendre toujours plus.
BBB – Votre album Strike est un projet singulier, alliant musique classique et jazz. Qui a eu l’idée de cette lancer dans une telle aventure musicale ? LST – VENEREM n’est plus un projet : nous sommes arrivés à un point d’aboutissement et nous nous sentons désormais comme un ensemble réellement stable et affirmé. L'idée est née de l'écoute d'un disque de L'Arpeggiata, formidable formation dirigée par Christina Pluhar. J'ai alors compris qu'on "avait le droit" de toucher ainsi à la musique ancienne. Mon mari [Marlo Thinnes] connaît mon amour pour la liberté et, avec passion et génie, il m'a suivie.
"J'ai compris qu'on "avait le droit" de toucher ainsi à la musique ancienne"
BBB – Mêler jazz et classique n’est pas nouveau. On pense à Jacques Loussier et à son Trio Play Bach. Dans quelle mesure son travail et son œuvre vous a influencé ? LST – Mon mari écrit les arrangements. C’est lui qui a donné un visage à VENEREM. Je ne sais pas vraiment comment il fait. En tous cas, je dois dire que je me sens comme une reine à qui l’on déroule le tapis rouge — musicalement parlant ! À chaque arrangement, il parvient à me surprendre davantage. J’adore cela et je perçois aussi toutes les transformations subtiles, puisque je connais les œuvres originales. Je pense cependant que, de manière générale, son empreinte personnelle, sa façon de penser issue de la musique classique — peut-être du baroque tardif jusqu’au romantisme tardif — s’y reflète fortement.
BBB – Le second morceau de Purcell est le célèbre Cold Song. Comment qualifiez-vous votre adaptation ? Classique ? Baroque ? Jazz ? Ou bien rock ? Avec beaucoup de pièges pour la voix de la chanteuse. LST –Cold Song est né en une seule répétition. Il n’y avait pas grand-chose à faire. Marlo sait quand il vaut mieux réduire, n’utiliser que quelques effets. Je crois que cette musique est déjà si particulière et si puissante dans sa version originale qu’un arrangement trop ample ne ferait que la perturber. Et puis, je suis particulièrement fan de ce que Michel [Michel Meis], notre fou de batteur parvient à produire dans cette pièce. Tant de silence et de mystère naissent de son jeu. Il y a une sorte de transe qui peut s'installer en moi. il s'agit alors de se laisser habiter et transporter. La voix elle-même en est surprise je pense. Une expérience merveilleuse et défi considérable…
BBB – Reynaldo Hahn fait partie des compositeurs que l’on redécouvre en ce moment. On n’est donc qu’à moitié étonné de le retrouver ici. Vous avez choisi la pièce À Chloris. Pourquoi cette œuvre ? LST – Comme déjà mentionné, les exceptions confirment la règle ! Et puis, j'avais envie de faire peau à peau avec ce bijou de musique si délicat, lumineux qu'il faut chérir dans chaque note, dans chaque respiration, et mon cœur s'enivre de ces mots d'amour, d'ambroisie. Quelle chance de se laisser habiter et d'articuler tant de beautés !
BBB – Pouvez-vous nous parler de vos futurs projets, que ce soit à la scène ou en studio ? LST – Plusieurs concerts passionnants sont à venir... et une magnifique invitation du Festival baroque de La Valette, à Malte, pour janvier 2027. De nouveaux arrangements sont également en cours d’élaboration, et un autre album studio est déjà en gestation. Sans oublier mon souhait de co-créer avec une artiste indienne… Let's see !
BBB – Bla Bla Blog aime être touche à tout. Pouvez-vous nous parler de vos derniers coups de cœur au cinéma, à la télévision, dans les galeries et bien sûr en musique ? LST – A vrai dire, l'écoute du silence me passionne bien plus que l'écoute de la musique. J'ai récemment adoré pouvoir regarder et ressentir les œuvres de Zoran Music, exposées à Paris. Les lectures de Rumi me font toujours autant voyager. Je ne regarde jamais la télé et ne vais que très rarement au cinéma, mais si il faut nommer un média, alors j'adore voyager sur Youtube, et tout spécialement partir à la rencontre d'éveilleurs de conscience, tels que le physicien Philippe Guillemant, ou la chamane Sandrine ShannAmer que je vais bientôt rencontrer et avec qui j'ai déjà des échanges très nourrissants. Les chemins de vie tels que celui de Lamya Essemlali qui protège les mers et les baleines, nos "gardiennes des mémoires du Monde", suscitent mon plus grand respect, ma plus grande écoute et admiration.
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Le Rendez-vous des quais. Il sera visible du 4 au 10 février. Soirée débat le mardi 10 février à 20H30.
Au début des années 1950, à Marseille, deux jeunes amoureux, Robert et Marcelle, désireux de se marier, cherchent vainement un logement car ils sont encore hébergés par leurs parents respectifs. Robert est docker tandis que Marcelle est ouvrière en biscuiterie. Robert, en refusant de se rallier au groupement syndicaliste de son frère, va devenir la proie d’un manipulateur. Ce dernier, en lui promettant un logement, va l’entraîner aux limites de la compromission lorsque dockers et ouvriers se mettent en grève pour manifester contre la guerre en Indochine.
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Le Retour du projectionniste. Il sera visible du 4 au 10 février. Soirée débat le lundi 9 février à 20H30.
Dans une région reculée des montagnes du Caucase, en Azerbaïdjan, Samid, réparateur de télévision, dépoussière son vieux projecteur 35mm de l’ère soviétique et rêve de rouvrir le cinéma de son village. Les obstacles se succèdent jusqu’à ce qu’il trouve un allié inattendu, Ayaz, jeune passionné de cinéma et de ses techniques. Les deux cinéphiles vont user de tous les stratagèmes pour que la lumière jaillisse de nouveau sur l’écran.
Prix de la mise en scène et prix d’interprétation masculine au festival de Cannes 2025
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Les Chevaux de feu. Il sera visible du 4 au 10 février. Soirée débat le dimanche 8 février à 20H30.
Dans un village houtsoule situé au cœur des Carpates ukrainiennes, les jeunes Ivan et Marichka s’aiment passionnément malgré la rivalité et la haine qui opposent leurs deux familles. Devenu adulte, Ivan décide de partir dans les alpages pour gagner sa vie, promettant à Marichka de revenir l’année suivante pour l’épouser. Victime d’un terrible accident, cette dernière se noie en voulant rejoindre son amoureux dans les montagnes. Ivan va alors sombrer dans le désespoir le plus total, obsédé par le souvenir de sa promise...
Les Chevaux de feu, drame russo-ukrainien de Sergei Paradjanov avec Ivan Mikolaitchouck, Larisa Kadochnikova, Tatiana Bestaeva, 1966, 97 mn Titre original : Tini Zabutykh Predkiv https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1639
Il y a 60 ans, disparaissait l’artiste contemporain Alberto Giacometti, devenu célèbre grâce à ses sculptures filiformes, et en particulier à une œuvre emblématique Homme traversant une place par un matin de soleil. C’est précisément cette création qui illustre le nouveau timbre émit en ce début de janvier par La Poste.
Le style de Giacometti est reconnaissable entre tous, même si l’on n’est pas spécialiste : des silhouettes allongées, presque squelettiques, des visages émaciés, des lignes épurées, réduites presque au simple dessin. Voilà qui fait des sculptures de Giacometti des représentations métaphysiques de la condition humaine. On reste toujours subjugués par ces œuvres appelant à la réflexion et à la méditation. Elles couronnent une carrière longue, diverse, entre la peinture, le dessin, la sculpture et la gravure.
Lorsqu’Alberto Giacometti meurt en 1966, il a établi un style qui le démarque de ses contemporains, lancés dans les prémices du pop art, du minimalisme, de l’art conceptuel. Il reste un maître absolu du XXe siècle. Il était logique que La Poste lui rende hommage.
Timbre "Alberto Giacometti", La Poste Création du bloc : Pierre Albuisson Gravure : Sarah Lazarevic Impression : taille-douce Présentation : 9 timbres à la feuille Tirage : 610 200 exemplaires Valeur faciale : 3,10 € Lettre Verte 100g Conception graphique timbre à date : Pierre Albuisson https://www.lecarredencre.fr https://www.laposte.fr
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le filmLaurent dans le vent. Il sera visible du 28 janvier au 3 février 2026. Soirée débat le mardi 3 février à 20h30.
À 29 ans, Laurent cherche un sens à sa vie. Sans travail ni logement, il atterrit dans une station de ski déserte hors-saison et s’immisce dans la vie des rares habitant·es qu’il rencontre. Quand les touristes arrivent avec l’hiver, Laurent ne peut plus repartir.