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Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Un jour avec mon père. Il sera visible du 13 au 19 mai. Soirée débat le mardi 19 mai à 20H30.
Un Jour avec mon père est un récit semi-autobiographique se déroulant sur une seule journée dans la capitale nigériane, Lagos, pendant la crise électorale de 1993. Un père tente de guider ses deux jeunes fils à travers l’immense ville alors que des troubles politiques menacent.
Caméra d’Or à Cannes - Mention spéciale Akinola Davies BAFTA Awards : Meilleur réalisateur, scénariste pour leur premier film
Un jour avec mon père, drame britannique de Akinola Davies avec Sope Dirisu, Chibuike Marvellous Egbo, Godwin Egbo, 2026, 93 mn Titre original : My Father’s Shadow Scénario : Akinola Davies, Wale Davies https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1675
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Allo la France. Il sera visible du 13 au 19 mai. Soirée débat le lundi 18 mai à 20H30.
Dans ce road-movie « téléphonique », Floriane Devigne propose une traversée de la France dite « périphérique ». De villages reculés en zones abandonnées, guidée par des conversations téléphoniques récoltées dans les dernières cabines publiques, elle porte un regard amusé, critique et grinçant sur notre société en pleine mutation.
Sur la scène française, Célestin se distingue d’abord par le travail sur des textes riches. Osons dire qu’il y a un peu du slameur contrarié dans son nouvel et quatrième album en forme d’invitation, Viens avec moi. Une invitation que l’on accepte avec plaisir.
Avec Célestin, on est entre amis. Pas d’esbroufes, pas de complications mais place aux confidences. Celle d’une graine d’abord (Je suis une graine), la chose la plus insignifiante et la plus fragile qui soit. Sur cette vie éphémère, le chanteur construit un récit autour de la liberté, de la peur de l’aventure et de l’envie de s’installer ("Je suis une graine cosmonaute / Qui vit le cœur en l’air / Qui vit la tête haute / car j’ai peur de la terre").
Peur de s’installer, désir d’aventure mais aussi envie de partage à deux ("Viens avec moi / Il reste une place dans mes bagages"). C’est le thème du titre éponyme Viens avec moi, qui ne vient pas sans écho avec le morceau précédent.
Mais la vie à deux, est-ce si simple, dans un monde qui se marche dessus ? C’est ce que raconte Célestin dans le titre rock et énervé Des Carrées dans des ronds : "On veut vivre entre quatre murs / A dix briques du mètre carré. / Ce qui nous reste part dans les caisses / De l’état et disparaît".
Le Célestin auteur de textes serrés se surpasse dans deux textes plus personnels. Il y a Demain est un autre jour, en duo avec Racheal Ofori, touchant récit crépusculaire de la fin d’un amour. Le deuxième, Les temps passent, plus autobiographique, raconte le destin du natif de Saône-et-Loire, d’une enfance morose jusqu’à sa "métamorphose" : "J’essaie de coloriser ma vie en rose, en attendant que les tempêtes et les temps passent".
Au croisement de la chanson traditionnelle et du slam
Dans Le téléphérique, c’est une rencontre inopinée au ski… et une chute qui est racontée, avec humour et tendresse. On est tout aussi touchés par Ma sœur, une vraie déclaration d’amour par Célestin pour celle qu’il considère comme sa moitié, si différente et si semblable ("On est tellement pareils, ma sœur, / On est tellement l’inverse"). Le meilleur est une autre adresse en forme de soutien pour l’auditeur ou l’auditrice qui pourrait se sentir "au plus bas" : "C’est toi le meilleur / À être toi… C’est toi la meilleure / À être toi…"
Célestin semble être au croisement de la chanson traditionnelle et du slam (Dans l’ordre). Voilà qui rend son nouvel album vraiment intéressant et à découvrir, donc. Engagé, "méga hors phase" comme il le chante lui-même, l’artiste est attachant, par exemple lorsqu’il s’adresse au cancer, non sans humour : "T’as abusé de mon hospitalité / J’aime bien donné mais j’aime pas qu’on me prenne" (Cancer). Pas de pathétique ni de plainte mais une sérieuse envie de vivre : "J’ai l’intention de vivre ma vie âgé". C’est tout le mal qu’on lui souhaite, lui qui termine son album par un chant d’adieu, le bouleversant Eva.
Cette nuit du master d’Orléans avait marqué le changement radical de leur couple. Alors qu’ils dansaient sur la piste de la boîte de nuit – cette fois sans jury, ni notations, ni public attentif – Diane accueillit le baiser de Brian avec un mélange de surprise, d’excitation et de certitude : il ne pouvait pas en être autrement. Elle se remémora les semaines précédentes et trouva les signes précurseurs de ce rapprochement : les sourires chaleureux de Brian, les frissons lors des portés ou ses mains moites lorsqu’ils dansaient en couple pendant les entraînements.
Il est toujours passionnant de découvrir d’autres cinémas, des films d’autres pays, tant l’ultra domination des États-Unis laisse souvent quelques miettes aux autres pays. Certes, la France peut se targuer de s’en sortir pour l’instant pas trop mal.
Voilà qui rend d’autant plus pertinent le Festival du Cinéma Chinois en France qui a lieu dans plusieurs villes de l’hexagone à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Cannes, Strasbourg, Brest, La Réunion, Nouvelle-Calédonie et… Montargis… Oui, Montargis ! Que la sous-préfecture du Loiret soit mise à l’égal des grandes métropoles n’est pas étonnant si l’on regarde son singulier passé, comme Bla Bla Blog l’a déjà raconté.
Cette onzième édition, du 10 mai au 30 juin 2026, est placée sous le signe de la diversité, de la création et du dialogue culturel. Des productions récentes de 2023 à 2026 montrent le dynamisme de la production chinoise, si peu connu de ce côté-ci de l’Europe. Une sélection de films classiques restaurés, de documentaires et une exposition thématique consacrée aux 120 ans du cinéma chinois vient compléter cette programmation. Cette année, les réalisateurs Jean-Jacques Annaud et Anne Fontaine sont les ambassadeurs du FCCF, aux côtés du cinéaste chinois Zhang Yimou. L’actrice Isabelle Huppert sera l’invitée d’honneur de cette édition.
En ces temps troublés et violents, lorsqu’un événement propose de créer un lien entre deux pays et deux cultures qui souvent ne se comprennent toujours pas, on ne peut qu’applaudir.
Il y en aura pour tous les goûts
Le Festival du Cinéma Chinois en France n’entend pas juste être destiné à quelques élites. Mao Yu, directeur exécutif adjoint de l’Administration du cinéma de Chine, rappelle que "depuis sa création en 2011, le Festival du cinéma chinois en France a projeté plus de cent films et enregistré plus de 250 000 entrées". Ardavan Safaée, coprésident de Pathé Films qui soutient le FCCF, rappelle la diversité du huitième art là-bas, que ce soit les blockbusters (Nezha 2), les dessins animés, les films d’art et d’essai (Résurrection de Bi Gan, Prix spécial du jury au Festival de Cannes 2025), les comédies, la SF ou les drames historiques.
Il y en aura pour tous les goûts au cours de ces vingt jours de cinoche aux quatre coins du pays : thrillers nerveux (Endless journey de Dai Mo ou Scare Out de Zhang Yimou), aventures et récits historiques (The Lychee Road, de Dong Chengpeng), drames intimistes et poignants (Love never ends ou le remarqué et remarquable Viva la vida de Han Yan), drames historiques (Le Studio photo de Nankin de Shen Ao), documentaires (Shenzhou 13), films d’animation (Curious tales of a temple), films engagés (Like a Rolling Stone de Yin Lichuan). Il ne faudra pas manquer ces classiques du cinéma chinois que sont Printemps dans une petite ville de Fei Mu (1948), La divine de Wu Yonggang (1934) ou Children of Troubled Times de Xu Xingzhi (1935).
Si on ajoute à cela des documentaires sur le peintre Zao Wou-ki, le compositeur Chen Qigang ou sur Ming Zhongdu, la capitale de la dynastie Ming, voilà qui devrait donner envie de découvrir ce festival, que ce soit à Montargis ou ailleurs.
Festival du Cinéma Chinois en France, du 10 mai au 30 juin 2026 https://cinechine.org
Connaissez-vous Maksim ? Ce prodige a fait du piano un instrument incroyable capable de dépasser toutes les modes et en dépoussiérant le classique. Avec Maksim, Chopin rencontre Abba, Tchaïkovski, Queen, Prokofiev… et Game of Thrones. Décoiffant !
Avec plus de 5 millions d'albums vendus dans le monde et de nombreux disques d'or et de platine, Maksim a captivé les publics en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et en Australie.
Le public parisien pourra venir l’écouter le 11 mai prochain au Casino de Paris, dans le cadre de sa tournée internationale Segmenti World.
À ne pas manquer, bien sûr, tant l’expérience promet d’être spectaculaire. Qui a dit que le classique était ringard ?
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film La Femme de. Il sera visible du 6 au 12 mai. Soirée débat le mardi 12 mai à 20H30.
Voilà Marianne aujourd’hui : femme d’un riche industriel, enviée et admirée, épouse modèle et mère de famille dévouée. Elle va avoir 40 ans et le confort de la vaste demeure familiale a lentement refermé sur elle son piège impitoyable. Prisonnière d’un inextricable réseau d’obligations sociales, familiales et conjugales, complice de son propre effacement, elle a, sans même s’en apercevoir, renoncé à elle-même. Alors, quand resurgit l’ombre de son passé, une brèche s’ouvre. Une autre vie serait-elle possible ? Et à quel prix ?
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Chronique des années de braise. Il sera visible du 6 au 12 mai. Soirée débat le dimanche 10 mai à 20H.
Chronique événementielle de l’histoire de l’Algérie de 1939 a 1954, date du déclenchement de la lutte armée. Le film s’articule autour de deux axes fondamentaux : l’expropriation des terres et la déculturation. Il montre en quoi le 1er novembre 1954 est l’aboutissement de la lutte multiforme du peuple algérien pour résister à la colonisation, depuis ses débuts.
Chronique des années de braise, drame algérien de Mohamed Lakhdar Hamina avec Yorgo Voyagis, Mohamed Lakhdar Hamina, Leila Shenna, 1975, 177 mn Titre original : Waqai sinin al-djamr Scénario : Tewfik Fares, Mohamed Lakhdar Hamina https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1676