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chanteuse

  • Julia Palombe, toujours l’amour

    Julia Palombe, que nous avons déjà suivie sur Bla Bla Blog, peut se targuer d’avoir une double actualité en ce mois de janvier.

    La première est son nouveau single, "Sono innamorata", une déclaration d’amour à l’italienne sur une facture électro-rock langoureuse. Le titre est illustrée par un très beau clip tourné dans l'atelier de l’artiste plasticien Troy Henriksen.

    La seconde actualité concerne la campagne publicitaire de la Maison Ernest qui a choisi la voix de Julia Palombe et sa chanson "Je suis amoureuse".

    Encore l’amour, toujours l’amour.  

    Julia Palombe,  Sono innamorata, single, 2021
    https://www.juliapalombe.com
    https://www.maisonernest.com

    Voir aussi : "Julia Palombe : Au lit, Citoyens !"

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  • Le clip de Fanelly en hommage à Charlie Hebdo

    Nous parlions il y a quelques semaines de Fanelly et de son dernier morceau,  It's Gonna Make A Little Difference.

    Pour cet hommage aux attentats de novembre 2015, Fanelly s'est entourée de Greta Baldo à l'illustration et à l'animation ainsi que de Victor Scorrano pour un dessin animé captivant. On se laisse porter par les arabesques et les spirales où dominent le gris et le jaune, jusqu'à une dernière image sur la Tour Eiffel illuminée, symbole d'une ville endeuillée mais qui ne mourra jamais. 

    La chanteuse a publié ce clip à l’occasion de l’anniversaire des attentats de Charlie Hebdo.

    Le vidéo-clip est à voir ici.

    Fanelly, It's Gonna Make A Little Difference, 2020
    Clip de Greta Baldo (illustration, animation) et Victor Scorrano (réalisation)

    www.fanellymusic.com

    Voir aussi : "Je ne suis pas un héros "

    Photo : Anna Fanelly

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  • Henintsoa, un jour ce sera elle

    Coup de projecteur en ce début d'année sur Henintsoa, une des nombreuses espoirs de la jeune scène francophone.

    Celle-ci nous vient de Madagascar, même si si c’est à Paris qu’elle a fait ses premières armes, après être arrivée en France à 18 ans pour poursuivre des études supérieures. La chanson et sa voix l’ont fait sortir du lot, comme le prouvent  quelques concours de chants remportés (La truffe d'argent, Plus de talents ou la Moog Academy).

    Elle a par la suite mis sa carrière musicale pour des raisons personnelles et familiales, mais la voilà qui est de retour, à la faveur de plusieurs titres, dont "Pole Position", "Gasikara", un récit musical de son enfance malgache, et, plus récemment, "Je le voix".

    L’auditeur sera frappé par une voix aérienne, au service d’une love story : "Je le vois, je ne le vois que dans les films au cinéma / Pourtant son visage d'ange me hante jour et nuit".

    Henintsoa, Je le vois, 2020
    https://www.facebook.com/HenintsoaOfficiel

    Voir aussi : "Respect pour Naud"

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  • Top 10 Bla Bla Blog 2020

    Cette foutue année 2020 se termine, et, comme de coutume en ce début janvier, il est temps de faire le bilan.

    Pour Bla Bla Blog, l’année a été particulièrement riche avec très exactement 380 chroniques parues cette année, soit plus d’une par jour. 2020, on s’en doute, a drainé beaucoup de surprises – souvent très bonnes – et a mis à l’honneur des dizaines d’artistes et d’œuvres, avec une très large part consacrée à la musique – qui est pour autant quasi absente du classement.

    Quelles sont les chroniques ayant fait le plus gros buzz. Roulement de tambour, avant de découvrir le podium. Commençons pas le…

    N°10 et un "Gros big up pour Clémence Pouletty" !
    Elle est jeune, elle est brillante, elle est douée et elle fait vivre la culture sur sa chaîne Youtube. Elle, c’est Clémence Pouletty, la première influenceuse de ce classement annuel. Elle ouvre en beauté un top 10 très éclectique et riche en surprises.

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    Extrait : "Focus aujourd’hui sur la chaîne Youtube d’une passionnée de littérature, de philosophie ou de cinéma : voilà qui ne pouvait qu’intéresser Bla Bla Blog. Clémence Pouletty partage ses lectures avec insouciance mais aussi avec une sacrée qualité à vulgariser des sujets parfois ardus : L’amour et Sartre, L’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer ou L’art d’être heureux du même Arthur…"

    N°9 : "Ton univers impitoyable"
    Quelle plaisir de voir à cette 9e place une chronique publiée en janvier 2020 sur des très grandes séries télé, Succession. Du grand art grâce à la famille Roy, aussi riche et puissante que complètement dégénérée. C’est glaçant, impitoyable, passionnant, servi par des acteurs et actrices multiprimés, et pour Bla Bla Blog, Succession fait partie des chroniques les plus lues.

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    Extrait : "Succession, dont une troisième saison est prévue pour l’été 2020, est une plongée dans les arcanes d’une multinationale mêlant médias, divertissements et communication. Un univers impitoyable, pour reprendre le générique de Dallas, une autre série, certes datée, mais qui faisait elle aussi d’une famille richissime américaine un lieu d’affrontement autour de l’argent, du pouvoir, des ambitions et des rancœurs. Plus intense, plus âpre, plus cruelle et et plus passionnante que la série culte des années 80, Succession est une tragédie familiale autant qu’un tableau d’une Amérique pervertie, amorale et empoisonnée par l’argent…"

    N°8 : "Rencontre avec Elle sans Lui"
    C’est l’une des rares musiciennes présente dans ce classement, et il s’agit d’une interview. Derrière le duo Elle&Lui se cache une seule artiste, Lana. Nous l’avons interrogée. Elle vous a plus qu’intéressés puisque la chanteuse, pour son nouveau single ("Fleur de sel") se classe en 8e position.

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    Extrait : "Cette chanson c’est le début d’une très belle aventure pour moi! Je voulais vraiment créer un titre good vibes. Je trouve qu’on en manque cruellement! Du coup je vous propose un son super ensoleillé! L’idée c’était vraiment de créer un titre qui ferait danser les gens, qui amènerait un peu de paillettes dans leurs vies quoi !…"

    N°7 : "Matt et brillant"
    Muriel Matt décroche une très belle 7e place. C’est aussi la découverte d’un talent hors pair que plusieurs centaines de lecteurs de Bla Bla Blog ont découvert. Pas de doute : même en 2020, la peinture continue de bouger et de nous émerveiller. La preuve en images. 

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    Extrait : "L’univers de Muriel Matt sonne comme une évidence. Découvrir ses peintures c’est, à vrai dire, comme retrouver un monde que l’on pensait disparu. Que ce soit pour ses animaux, ses couples, ses nus ou ses abstractions, l’œuvre de cette artiste, qui nous vient de la région nantaise, assume totalement ses influences de la période moderne, et en premier lieu Picasso, Matisse (Nus), Cocteau ou Miro (la série des Bubbles). Excusez du peu…"

    N°6 : "Galerie virtuelle chez Cyril Guernieri"
    Le Grand Confinement de Printemps, et celui qui l’a suivi en fin d’année, a été un désastre pour des millions de professionnels ou d’amateurs des arts. Bla Bla Blog a choisi de consacrer un hors-série "Grand Confinement" pour mettre à l’honneur musiciens, écrivains et galeristes. Parmi ceux-ci, Cyril Guernieri, exposant au 29, rue Mazarine, à Paris. Il vous a passionné. Normal.

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    Extrait : "Les galeries d'art étant fermés en ce moment, Bla Bla Blog vous invite à découvrir en ligne une exposition virtuelle proposée par la Galerie Cyril Guernieri. Jean-Daniel Bouvard et Marc Dailly y sont à l'honneur…"

    N°5 : "Emmanuelle Jary, au four et au moulin"
    Belle surprise que cette 5e place, consacrée à une influenceuse, youtubeuse et passionnée de gastronomie ("C'est meilleur quand c'est bon"). Une bien belle découverte de Bla Bla Blog, à laquelle des centaines de lecteurs ont adhéré. 

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    Extrait : "Je me disais il y a peu cela faisait quelques mois que je ne vous avais pas parlé de gastronomie. D’où cette chronique aujourd’hui, qui s’intéresse à un site culinaire, C’est meilleur quand c’est bon. Cette chaîne Youtube a été créée il y a trois ans par Emmanuelle Jary. Elle est aux manettes de ces vidéos de quelques minutes, toutes dédiées à la bonne bouffe, aux restaurants, aux bistrots et autres troquets. Les métiers traditionnels sont tout autant mis à l’honneur : traiteurs, poissonniers, bouchers, épiciers, et bien sûr cuistots…"

    N°4 : "Galerie virtuelle de Patricia LM"
    La photographe Patricia LM est une nouvelle fois à l’honneur avec une 4e position qui nous réjouit. Le confinement de printemps et la fermeture des galeries a poussé Bla Bla Blog à ouvrir son blog à des expositions virtuelles, qui certes ne remplaceront jamais les vraies galeries, mais qui en tout cas montrerons que nous n’oublions pas les artistes qui font bouger l’art. Comme Patricia LM, que l’on adore !

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    Extrait : "C'est à une photographe talentueuse que nous ouvrons cette galerie virtuelle. Patricia LM avait accordé une interview à Bla Bla Blog. En attendant de pouvoir admirer ses créations, cette chronique va vous donner envie d'entrer dans son univers coloré et sensuel…"

    N°3 : "La Suisse est un pays chaud"
    Chaud, chaud, chaud pour cette 3e place largement méritée, avec une chronique sur le document sulfureux d’Adeline Lafouine, Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou). C’est aussi le seul livre classé cette année dans notre top 2020. Une plongée dans le parcours d’une femme sans aucun complexe, et qui nous prouve que la Suisse peut être un pays vraiment très, très torride.

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    Extrait : "Scandale à tous les étages pour ce témoignage à ne pas mettre entre toutes les mains : son auteure, Adeline Lafouine, propose avec Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou) un document assez exceptionnel à plus d’un titre. Il commence par une affaire dont la Suisse dite "vertueuse" se serait bien passée. Nous sommes en août 2014 lorsque la presse à scandale déniche un selfie sexy posté sur le compte Twitter d’une inconnue, mariée et mère d’un enfant. Elle se fait surnommer Adeline Lafouine…"

    N°3 : "Rock’n’roll, rouflaquettes, chrome et pin-ups en Bourgogne"
    Sur la deuxième marche du podium, nous voyons singulièrement apparaître Vintageland, un de ces événements populaires qui a échappé en partie aux fourches caudines de la crise sanitaire. Ça se passait en Bourgogne, et Vintageland proposait une plongée dans l’Amérique prospère des 30 Glorieuses. Gros coup de nostalgie, à bien des égards. Et un grand bravo à Vintageland.

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    Extrait : "Voyage dans le temps garanti cet été en Bourgogne avec le Vintageland, dont les organisateurs promettent ni plus ni moins qu’une immersion dans les années 50 à 80. Pour tenir cet engagement, du 31 juillet au 4 octobre, des animations sont proposées, mêlant cinéma, concerts (la troupe Abba story, le groupe Woodstock spirit, les Satin Dolls Sisters ou les Vagabonds), cabarets, arts forains et défilés de voitures anciennes, afin de revivre ce que l’on est tenté d’appeler avec du recul « les années insouciantes »…"

    Et pour finir, le grand n°1 est : Benjamin Schmit, "On est sérieux quand on n’a pas 17 ans"
    Le tout jeune musicien d’électro marseillais proposait avec "Uptown Funk Ben Remix" tout son talent. Des milliers de lecteurs de Bla Bla Blog l’ont découvert ou redécouvert : on ne peut que lui souhaiter le même succès dans sa carrière qui ne promet que le meilleur. Il est cette année le grand numéro 1 de Bla Bla Blog. Sur 380 chroniques parues, c’est réellement remarquable !

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    Extrait : "L’école marseillaise du rap commence à être connue, moins celle de l’électro. Elle est pourtant très active : pour preuve, cette chronique sur Benjamin Schmit, jeune DJ de 16 ans, bien décidé à faire sa place sur cette scène exigeante. Le remix du titre "Uptown Funk" s’inscrit dans la veine french touch, avec ce qu’il faut de sophistication et de trouvailles sonores pour un morceau dansant, à la fois funk, house et électro : "Faire danser les gens, c’est avant tout les réunir et les voir sourire", commente ainsi le jeune musicien, biberonné aussi bien aux tubes de Céline Dion ou Boney M qu’aux artistes plus de sa génération – Dua Lipa, Lil Nas X ou The Week-end…"

    Terminons par ces chroniques à succès écrites avant 2020, qui ont continué à drainer cette année un nombre important de lecteurs et lectrices : "Union TV : un nouveau média pour une nouvelle révolution sexuelle", "Le petit monde d’Élodie Suigo", la série d’articles sur Deborah de Robertis, et "Où es-tu, Berry ?"

    https://www.facebook.com/leblablablog
    Voir aussi :
    "Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2019"

    Photo de couverture : Patricia LM

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  • Une nuit étoilée avec Sarah Brightman

    Il n’y avait qu’en cette fin d’année que nous pouvions parler de l’album de Sarah Brightman, France. Un opus qui brille de mille feux, même s’il n’a pas été conçu pour susciter l’unanimité. Avec cette nouveauté, la chanteuse anglaise lorgne bien évidemment de ce côté de la Manche, en faisant appel à des artistes populaires (Florent Pagny, Roch Voisine, Andrea Boccelli, I Muvrini et même Jean-Jacques Goldman).

    Entendons-nous bien : derrière sa facture de pop internationale, l’opus de la diva a pour unique ambition d’offrir une heure de voyage romanesque et romantique – en France, serions-nous tentés d’ajouter – où ne manquent ni la luxuriance, ni les nappes de violons amoureux, ni les envolées lyriques, ni ce je ne sais quoi de clinquant qui pourra en agacer certaines et certains.

    Mais laissons de côté les critiques tièdes et intéressons-nous à cette diva britannique, désignée comme "la soprano la plus vendue au monde" (30 millions d'albums, 180 Platinum & Gold Award dans 40 pays sur 5 continents, sans compter son apparition aux ouvertures des JO de Barcelone et de Pékin). L'artiste a choisi de concilier le lyrique et le classique à la pop, voire au rock à l’instar de la reprise d'un extrait du Fantôme de l'opéra, qui l'a rendue célèbre et qu’elle interprète en duo avec Vincent Niclo. Cette initiative de faire un pont entre des genres qui ont pour fâcheuse habitude de se regarder en chiens de faïence, mérite d’être relevée, même si elle n’est pas inédite.  

    À cet égard, la découverte du titre "A Question Of Honour" mérite d’être relevée : après l’ouverture sur l’air célèbre de La Wally ("Ebben? Ne andrò lontana"), la soprano fait le choix d’une rythmique électro-pop et de vagues mêlant synthétiseurs et guitares, avant de clôturer sur les célèbres mesures d’Alfredo Catalani.

    Andrea Boccelli ("Time To Say Goodbye"), Florent Pagny ("Just Show Me How To Love You"), Vincent Niclo ("There For Me"), Roch Voisine ("Ne viens pas"), Alessandro Safina ("Sarai Qui") ou I Muvrini ("Tu quieres volver") accompagnent Sarah Brightman pour des duos étincelants et produits avec soin. 

    "Just Show Me How To Love You", qu’elle interprète avec Florent Pagny, l’une des plus belles voix masculines de la chanson française, a tout pour devenir un futur tube pour les guimauves que nous sommes : de l’amour, du vrai, du lyrique, des serments éternels, avec une sérieuse dose d'exubérance et de classe, comme si nous étions invités à une bal des débutants au Château de Versailles, avec grand orchestre s’il vous plaît.

    Un pont entre des genres qui ont pour fâcheuse habitude de se regarder en chiens de faïence

    Amour de nouveau avec la belle déclaration "Sogni", écrite par Frank Peterson et Chiara Ferrau : "Amore mio, dove sei stato? / Nei miei sogni io ti ho cercato / Giorno o notte mi sei mancato" ("Mon amour, où étais-tu? / Dans mes rêves je te cherchais / Tu m'as manqué jour ou nuit"). On pourrait tout aussi citer "Sarai Qui" avec Alessandro Safina : "Quando penso ai giorni che / Ho passato insieme a te / Io vorrei che tu tornassi qui / Per non lasciarmi mai" ("Quand je pense aux jours que / J'ai passés avec toi / j'aimerais que tu reviennes ici / Pour ne jamais me quitter").

    La diva anglaise se frotte avec le même plaisir à la pop : "Tout ce que je sais", "Ne viens pas" de et avec Roch Voisine ou "He Doesn’t See Me", écrit en partie par Jean-Jacques Goldman.

    "Nella Fantasia" mérite que l’on s’y arrête : l’artiste lyrique a choisi de proposer une version du désormais classique "Gabriel's Oboe", écrit par Ennio Morricone pour le film Mission.

    "Tu quieres volver", que Sarah Brightlman chante avec I Muvrini constitue l’un des très bons morceaux de cet album. Fusion du lyrique et de la chanson, alliance de l’espagnol et du corse : la soprano, le groupe de Jean-François Bernardini et le London Symphony Orchestra font merveille, avec ce souffle romanesque et puissant.

    Le classique est bien entendu présent dans cet album, avec des succès multiséculaires remis au goût du jour : l'étude n° 3 "Tristesse" de Chopin ("Dans la nuit"), l’Adagio d’Albinioni dans une version singulièrement sombre et rythmée ("Anything Anywhere"), la marche funèbre de la 7e Symphonie de Beethoven ou l’"Ave Maria" de Schubert, dans une facture plus traditionnelle.

    On peut reconnaître à la soprano anglaise qu'elle est aussi à l'aise dans l'interprétation de grands airs d’opéra, à l’instar du "O Mio Babbino Caro" ou du  "Nessum Dorma" de Giacomo Puccini (respectivement tirés des opéras Gianni Schicchi et Turandot). Toujours classique, ou plutôt néo-classique, la chanteuse propose une nouvelle version du Pie Jesu du compositeur anglais contemporain Andrew Lloyd Webber, qu’elle met également à l’honneur avec son interprétation, nous l'avons dit, d’un extrait de The Phantom of the Opera. Un clin d’œil pour celle qui est devenue une star planétaire grâce à son rôle de Christine dans la célèbre comédie musicale.

    Il était inévitable que la soprano ne pouvait pas nous quitter sans sa version du tube "Time To Say Goodbye", avec le non moins célèbre Andrea Boccelli. De quoi garder en tête pour un bon bout de temps ce morceau intemporel : "Time to say goodbye / Paesi che non ho mai / Veduto e vissuto con te…"

    Vous connaissez la suite.

    Sarah Brightman, France, SaFran / Pias, 2020
    https://sarahbrightman.com
    https://www.facebook.com/SarahBrightmanMusic

    Voir aussi : "Le trio Sōra vous souhaite un joyeux anniversaire, M. Beethoven"

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  • Consolation

    De sa voix à la Enzo Enzo, Carole Masseport propose, avec son dernier single On se remet de tout, la plus belle des consolations. Le clip a été réalisé par Michaël Terraz.

    La musicienne chante les petites et les grandes blessures de la vie : "On dit qu’on se remet de tout / Jusqu’à ce que l’on ne s’en remet plus / On dit qu’il faut se mettre  à genoux pour aimer tout ce qu’on a perdu".

    Passer à côté de tout, échouer, essayer de comprendre, n’attendre rien de personne, pardonner au risque de ne pas se respecter : de ces faux-pas et échecs, Carole Masseport en fait des incidents de parcours que chacun peut dépasser, avec optimisme : "On dit que la vie n’est qu’un jeu / Que nul part ce sera mieux / Qu’on verra quand on sera vieux / A quoi bon être malheureux."

    On se remet de tout est le premier extrait de son nouvel album qui sort en mars, et sur lequel on croise JP Nataf, Albin de la Simone ou Jean-Jacques Nyssen.

    Carole Masseport, On se remet de tout, 2020
    https://www.carolemasseport.fr
    https://www.facebook.com/carolemasseportmusic

    Voir aussi : "Je ne suis pas un héros"

    Photo : Carole Masseport

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  • Je ne suis pas un héros 

    Fanelly débarque avec son dernier morceau,  It's Gonna Make A Little Difference. La musicienne, née en Italie dans les Pouilles et parisienne d’adoption, propose un titre sombre dans le propos et lumineux dans la forme.

    It's Gonna Make A Little Difference a été écrit peu de temps après les attentats de Paris de novembre 2015. Fanelly parle de cet événement comme un de ces moments qui nous transforme ("It’s gonna make a little difference / Happiness has another taste / I understand that life has to go on").

    Avec une voix délicate et intense, et servie par une orchestration acoustique ramassée (guitares, contrebasse et batterie), Fanelli chante la douleur, la désillusion ("It happens that we’ve not the same heroes") et la fadeur des pensées ordinaires et quotidiennes face à ces grands drames ("Daily thoughts then seem so far").

    La musique pop-folk et jazzy s’appuie sur un texte fait de ruptures et de suspensions, à la conclusion définitive : "You’re not my hero… you’re not my hero…"

    À noter que la chanteuse a enregistré également une très convaincante adaptation de Smooth Operator de Sade.

    La contrebassiste Sélène Saint Aimé, le guitariste Matthieu Barjolin et Davide Chiarelli à la batterie et aux percussions collaborent à la réalisation de son premier album Metro Stories prévu pour début 2021. 

    Fanelly, It's Gonna Make A Little Difference, 2020
    www.fanellymusic.com

    Voir aussi : "Vortexvortex, du côté de chez Harley Quinn"

    Photo : Fanelly

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  • Le talent n’attend pas le nombre des années

    Si je dis que Zoé Morin est une nouvelle voix sur la scène de la chanson francophone, l’expression est à prendre dans les deux sens. Dans son premier EP La flamme, l'artiste frappe par sa voix assurée, singulièrement posée et scandant des textes sombres et engagés sur une musique électro-pop.

    Zoé Morin souffle un vent de fraîcheur, et cette impression se confirme au vu du pedigree de l’artiste : l’adolescente de 13 ans, auteure, compositeur et interprète, seule au clavier et à la guitare, sert des textes engagés, comme elle le dit elle-même : "« Qui prétend faire du rap sans prendre position ? » disait l'autre. La pop 2.0 a la même ambition. C'est pourquoi mes chansons, à la guitare et au piano, parlent de féminisme, d'écologie, de notre société et de comment nous, les jeunes artistes, nous devons réussir à prendre position tout en divertissant. C'est le but de mon projet musical."

    13 ans et quelques

    La mort, la maladie ("La dame en noir"), le féminisme ("Est-ce que tu sais que les flammes / sont souvent du côté des femmes", "Les flammes"), mais aussi l’amour chanté par une jeune fille ("Sous ton aile"). Pas d’enfantillage ni de facilité chez Zoé Morin, capable de lucidité et de noirceur "La pluie et le beau temps", "Casse toi"). Du haut de ses 13 ans et quelques, Zoé Marin parle aussi de l’enfance et de tous les rêves y afférant ("Quand on a sept ans"), avec une rare délicatesse et un sens de la poésie indéniable.

    On sort de cet EP assommé par une telle précocité, dans un EP autoproduit avec une belle audace, une intensité et une assurance remarquable. Une nouvelle voix de la chanson, vous disais-je.

    Zoé Morin, Les flammes, Spinnup, 2020 https://www.deezer.com/fr/album/182340692
    https://site.spinnup.com/zoemorin
    https://riffx.fr/artiste/zomorin
    https://www.instagram.com/zoemorinchanson

    Voir aussi : "La seule règle qui vaille est qu'il n'y a pas de règle"

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  • La seule règle qui vaille est qu'il n'y a pas de règle

    Le public français découvrira avec la plus grande curiosité Marie-Gold, ancienne membre du collectif canadien Bad Nylon. Cette musicienne nous vient du Québec et propose un rap venu de ce coin de l'autre côté de l’Atlantique.

    Parce que nos cousins canadiens tiennent à leur langue tout autant que nous, il est passionnant de voir comment Marie-Gold parvient à libérer son flow dans son premier album solo opportunément intitulé Règle d'Or, évidemment en rapport avec son nom. Mais il s'agit aussi d'une référence à une citation de George Bernard Shaw: "La seule règle d’or est qu’il n’y a pas de règle d’or". Vous avez quatre heures pour disserter...

    Dans cet opus, conçu en collaboration avec des beatmakers montréalais, français et belges, la chanteuse se livre à corps perdu : "Marie-Gold dans la jungle des animaux / S’accroche à son style comme une anémone / Si tu veux blesser je connais les mots", comme elle le scande dans "JACK". Libre dans sa tête, libre dans son corps, la rappeuse délivre "La seule règle" qui vaille : un album aux rythmes hip hop ("Goélands"), volontiers minimaliste et lorgnant aussi largement du côté de la chanson française ("La seule règle").

    Écrit à la première personne, Marie-Gold pousse son travail d’écriture jusqu’à proposer des textes à la langue charpentée et largement mâtinée d’anglais : "Car je passe mes journées à faire des maths / En m'demandant qu'est-ce que je calice à pas faire plus de rap / But I guess que c'est calculé, l'encre still finit par couler / J'ai fais un portrait du futur, je l'ai juste mal cloué" ("Pousse ta luck").

    A l’instar de "Crache sur vos tombes", la Québécoise délivre un album rugueux qui plonge dans son quotidien, son passé, ses espoirs, ses rêves mais aussi les déceptions d’une artiste : "J'ai pas manqué de flair, en renonçant à vos sons / So vous m'oublierez, j'espère pis j'irai cracher sur vos tombes". Sans oublier ce foutu argent ("Aucun bling"). Écouter Règle d’or c’est entrer dans la tête d’une fille d’aujourd’hui, avec ses galères, ses interrogations et ses ras-le-bols : "J’peux pas sortir d’mon lit / J’ai l’système démoli / Perico et Molly / La drogue nous fait faire des folies / J’peux pas quitter l’logis" ("Goélands").

    Libre dans sa tête, libre dans son corps

    "Mémoire" est l’un des meilleurs morceaux, à la composition particulièrement soignée et mêlant rap et chanson, avec un message féministe, à l’instar de sa consœur Samuele : "Les gentilles filles ont aussi le droit d'être en colère / Mais t'oublies de te contenir, il faut le reconnaître / Les gens exagèrent, pardonne-leur… / Rappelle-toi ceux qui t'aiment, t'aiment, t'aiment / Oublie ceux qui te down, down, down / Malgré tout ce que tu donnes, everything's never enough / Au moins tu dormiras bien dans ta tombe."

    Marie-Gold assène ses titres avec une rare puissance, ponctuant ça et là son album de titres insouciants, voire aux trouées lumineuses. C’est le cas du duo avec Stone, riche de promesses en weed et en nuits blanches : "J'veux faire tourner la terre / J'veux faire tourner les têtes / Quitte à m'en jeter à terre / Smoke weed ‘til I die - excès, tu adhères / On en reparle plus, on revient à nos affaires" ("s.w.t.i.d."). C’est aussi le cas du titre "Doser", plus électro que rap, au texte dense, surréaliste et poétique : "Je préfère être l’amour qu’être celle qu’on adore / Je vous salue Marie, j’peux-tu croire en Chloé ? / Dans ce pays d’Oz aux idoles krizokal et aux âmes encodées / Où l’espérance se dose / En frappant tous les murs dans la boîte de Pandore? / Démesure ! / Même l’histoire ne m’a pas dosée ! / Au futur, il me souffla ! La vérité".

    La vérité, l’amour, le combat quotidien pour être soi, la liberté. La vie selon Marie-Gold, quoi.

    Marie-Gold, Règle d'Or, Les Faux-Monnayeurs, 2020
    https://www.facebook.com/marie.goldgoldmusique
    https://marie-gold.bandcamp.com/album/r-gle-dor

    Voir aussi : "Les filles sages vont au paradis, les autres vont où elles veulent"

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  • Paris, Paris combien, Paris tout ce que tu veux

    S’il y a bien une ville qui a inspiré les auteurs, c’est bien Paris. De Charles Trénet à Marc Lavoine, en passant par Serge Gainsbourg ou, plus près de nous, Marc Lavoine et Benjamin Biolay, la Ville Lumière est une source intarissable.

    Mélie Fraisse chante à son pour la capitale française, à travers un titre délicat (PARIS), qui évoque la découverte par une jeune Provinciale – la chanteuse est originaire de Sète – d’une ville à ma fois monstrueuse, inhumaine ("Paris, je t’ai quitté, je t’ai perdu, j’n’ai pas tenue, noyée, sous ton nuage doré / Mais c’était plus mon rythme, je ne tenais plus la ligne, j’ai fini par lâcher") et fascinante ("Mais je t’aime quand même / Paris, sublime devant toi / Je m’incline / Mais je t’aime quand même / Paris, féline, dans tes bras, tout défile, je vacille").

    Cette chanson délicate, à l’électro pop d’une grande subtilité, est une déclaration d’amour pour cette ville, mais il s'agit bien d'un l'amour lucide et désenchanté : "Paris j’ai suffoqué, je suis partie, pour respirer, pour vivre, ailleurs que sous ton pied."

    Avec ce nouveau single PARIS, Mélie Fraisse annonce la sortie de son second EP dans les prochains mois.

    Mélie Fraisse, PARIS, 2020
    https://www.facebook.com/melie.fraisse

    Voir aussi : "Aux environs de Rodolphe Burger"

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  • Salvatrices turbulences pour Océline

    La naissance d’un groupe n’est jamais anodine. Le duo Océline fait une entrée discrète mais convaincante sur la scène pop avec leur premier single, Turbulences, en attendant un premier EP prévu pour cette fin d’année, financé par KissKissBankBank.

    Pour cette histoire d’amour fortement contrariée, les chanteuses ont choisi de tourner leur clip dans la forêt de Fontainebleau, un lieu cher à Bla Bla Blog.

    L’osmose entre les deux interprètes d’Océline est évident : le duo a fait le choix d’une électro pop servant de manière équilibrée un texte sur une rupture douloureuse mais salvatrice : "Tu montes et moi je vais tomber / Et tout va se mettre à trembler / Décélère, va prendre l’air / Je te libère / De mon espace solaire."

    Du beau travail qui augure le meilleur pour le groupe.

    Océline, Turbulences, 2020
    https://www.facebook.com/elineoceane

    Voir aussi : "Les amis sont de retour (et parlent d'amour)"

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  • Girl Warrior de la guitare

    Si Morgane Ji était un personnage de fiction, il est certain qu’elle aurait choisi celui de cow-girl dans un western de Sergio Leone ou de Tarantino.

    Il est vrai qu’il plane dans son album Woman Soldier un souffle à la fois sauvage, aventurier et aussi très actuel, grâce à ses compositions travaillées et l’utilisation de l’électronique. Avec "Mon Nom est personne", nous voilà dans un western à la chaleur plombante, et en français : "Mon nom est personne je ère dans ton désert comme personne / Je suis ta prisonnière. "

    Un hommage bien sûr à Sergio Leone pour cette chanson d’amour qui finit mal : "Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse" ! Il flotte réellement sur cet opus cette atmosphère de western-spaghetti à l’exemple des rythmiques appuyées, lourdes comme un soleil désertique ("Fear No More"). Cette référence cinématographique est présent dans l’album dans une version électro. Électro comme du reste le premier morceau de l’opus, "Tom Thumb".

    Le son soul et électro rock est porté par une voix tour à tour soyeuse et vindicative, dans un morceau rugueux. Il faut dire que Morgane Ji se révèle comme une vraie warrior, une guerrière de la guitare qui décoche ses notes comme on envoie des flèches en plein cœur. Gare à elle : "I feel like a ticking time bomb".

    Morgane Ji nous séduit avec une pop à la fois sophistiquée, ponctuée ça et là de vagues d’électro ("Radio On"), et revenant aux classiques, comme le prouve le choix d’instruments acoustique : il y a les guitares, bien sûr, mais aussi cet étonnant banjo : "Somebody sang a song on the radio / I grabbed my banjo". Sans oublier sa voix, puissante et soul, à l’instar de "No", un titre consacré à une séparation : "We live in a world of separation / Where every man can be a lion… Stay out of myy land / We must try to remain friends... / Don’t stay so close."

    Révélation réunionnaise de l'année

    Dans "Homo sapiens", morceau mêlant pop et world musique, Morgane JI se met dans la peau d’une australopithèque : "Dans ma tête d’australopithèque / Sous ma peau de bête rien ne m’arrête." Des rythmes tribaux mêlés à des sons électroniques propulsent l’auditeur dans le temps pour dire que le Sapiens ne change décidément jamais dans sa soif d’écraser l’autre et de "faire la guerre" : "Je fais la guerre et traque mes frères à grands coups de hache, / A coups de revolver, je veux plus de tout, surtout plus de terre." Oui, rien ne change, même si les mœurs sont a priori plus policés : "Je fais la guerre dans les rangs de derrière les affaires sont les affaires / J’ai les dents longues et une peau de bébé je suis homo habilis customisé… Mais faut pas me dire que je ne suis pas sérieux, costumes et boutons, / De manchettes, moi monsieur, j’ai des talonnettes."

    Tout autant engagée, c’est sur des rythmes martiaux que Morgane Ji lance "Woman Soldier", un nouvel hommage au western autant qu’un chant féministe pour dire la puissance et la force des femmes : "I’m a soldier / A woman soldier, proud a a man. / A red rainbow through sunlight / One last arrow, one fast fight."

    Pour "Maloya", qui se réfère à une musique et une danse réunionnaise, la chanteuse choisit le contrepied, avec un morceau qui faut le choix du créole, sans abandonner pour autant sa facture pop world étincelante et bouleversante, avec toujours ses ponctuations d’électro et de guitares électriques qui en font toute la modernité. Cette revisite du maloya fait sens pour une artiste qui a été consacrée cette année révélation réunionnaise de l'année pour cet album, justement. Sa biographie indique par ailleurs qu’elle a fait partie des 2000 enfants ex-mineurs transférés de la Réunion vers la métropole durant la page sombre de l'histoire des "enfants de la Creuse".

    Avec "I Miss You", on découvre derrière une composition maîtrisée une femme délicate et plus attentionnée et attentive que l’on imagine : "Pardon me, Oh try / Excuse me, / New I’m so so sorry / Pardon me ! Oh try ! / Excuse me, / Now watch me ! / I’m small and petrified."
    Excuses acceptées.

    Morgane Ji, Woman Soldier, Aztec Music, 2020
    https://www.morganeji.com
    https://www.facebook.com/morganeji

    Voir aussi : "AURUS, poétique et vivant"

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  • Ex-pop

    Oui, voir des expositions est encore possible en cette période de confinement. C’est ce que propose Nicolas Vidal, chanteur, compositeur et aussi photographe, qui propose sur Faces un portfolio inédit.

    Le thème ? La musique. Et plus précisément la pop et les concerts. Nicolas Vidal refuse l’apitoiement, comme il l’écrit lui-même, et choisit l’hommage aux salles de concert, aux festivals, aux boîtes de nuit, aux théâtres, aux stades et même aux appartements et aux plages où viennent se produire musiciens et musiciennes pop.

    Un crève-cœur, bien sûr, pour tous les amoureux de la scène : "Qui eut cru il y a quelques mois qu’une pratique aussi naturelle qu’aller écouter de la musique en live allait être interdite par un virus et une pandémie mondiale ? L’économie de la musique, la vie des artistes, des musiciens, des techniciens ont changé radicalement et la perspective de retourner voir nos artistes préféré.e.s très amoindrie, en tout cas pour le moment".

    Heureusement, il reste les images, et, pour Facezine, les photos et ce très beau portfolio en ligne qui rend hommage à ces chanteurs et chanteuses – ces dernières sont, du reste, en majorité.

    Émilie Marsh, Marvin Jouno, Hervé, Beyoncé, Alain Chamfort, Cléa Vincent, Clara Ysé, Juliette Armanet, Zaza Fournier, PR2B, Pomme, Canine, Maud Lübeck, Minuit, Aya Nakamura ou Fleur Offwood font partie de ces artistes mis en l’honneur dans de splendides clichés en noir et blanc.

    Un hommage autant qu’un rendez-vous pris pour retrouver ces artistes lorsque nous serons débarrassés de ce virus : "Et nous reviendrons dans les salles, nous taperons dans les mains, nous danserons ensemble, nous chanterons à tue-tête “Djadja” avec Aya Nakamura, nous danserons sur les chansons de Cléa Vincent, nous vibrerons avec les mots de Marvin Jouno, ensemble, nombreux ou à 5 dans une cave de Belleville, mais avec une joie tellement énorme, sur scène et en face, qu’on se dira que ça valait la peine d’être patient".

    En attendant, il reste dès aujourd’hui cette exposition virtuelle : l’une des plus chouettes idées musicales en cette période de confinement.

    Nicolas Vidal, "Des concerts pop", exposition
    https://www.faceszine.com/desconcertspop

    Voir aussi : "Chanteuses, je vous aime"

    © Nicolas Vidal

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  • Chic Chico

    Camille Esteban était passée par The Voice en 2017. Elle est de retour en cette fin d’année avec un nouveau single, Chico.

    Dans une pop urbaine et métissée et rythmée de couleurs, la jeune chanteuse d'origine espagnole parle de rêves, de projets et d’espoirs : "Tu voudrais faire le tour du monde / Mais t’as pas le choix / Mais qu’est-ce que t’attends ?"

    Ce single est le premier extrait de son futur album, assurément très personnel : "Ce disque me ressemble parce que j’y ai signé 90 % des textes. Parfois tristes, parfois joyeux, ils parlent de mon histoire avec un style assez reggae et latino", explique celle qui s’est entourée de plusieurs plumes telles Taïro, qui a travaillé pour Maître Gims, Maska, membre de Sexion d’Assaut, ou encore Boulevard des Airs, groupe pour lequel elle a assuré les premières parties.

    Comme ce "Chico" à qui s’adresse Camille Esteban, aucun doute : rien ne l’arrêtera.

    Camille Esteban, Chico, Nouvelle École, 2020
    https://www.facebook.com/Camille-Esteban

    Voir aussi : "Aux environs de Rodolphe Burger"

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  • Meylo vient faire le mélange des couleurs

    Meylo n’est pas une totale inconnue sur la scène française : découverte lors de l'opération French VIP , organisée par la SACEM, le Bureau Export, le FCM et le Midem, elle a pu se produire sur les scènes des Francofolies de la Rochelle, du Printemps de Bourges ou encore de la Boule Noire.

    C’est dire si la chanteuse de 25 ans est une artiste à suivre. Elle le prouve avec son premier EP, Ladyblues, sorti cette année. À l’exemple de "Come Again", la chanteuse revendique le mélange des couleurs, pour reprendre de célèbres paroles de Francis Cabrel : pop, soul, électro, rythmes hip hop, avec ce soupçon de soul, sans oublier cette voix chaleureuse : "I will be here still here looking you" ("Come Again").

    On peut sans se tromper déceler la marque de Tracy Chapman dans sa pop-folk pulsée à l’électro ("Dance With Me Tonight", "Next To Me", "Mean Man"). "La" Lady Blues (car ne s’agit-il pas d’elle-même dans le titre de son premier mini-album ?) propose avec son dernier morceau éponyme une électro folk survitaminée.

    Audacieux, convaincant et sans nul doute mémorable.

    Meylo, Ladyblues, EP, Underdog Records, 2020
    https://www.facebook.com/Meylo.Officiel
    https://www.instagram.com/meyl0

    Voir aussi : "Hoze, qui l’aime la suive"

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