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chanson française

  • Un monde nouveau pour Hugo Jardin

    Si un terme pouvait coller à la peau de Hugo Jardin, cela pourrait "Solaire". Le chanteur sortait à l’automne dernier son EP Cantique, en forme de message.

    Sa chanson française est mêlée de pop anglaise, de grunge et de musique urbaine, le Parisien avouant des goûts éclectiques et d’intéressantes influences entre Ferré, Brel, Bashung, Feu!Chatterton, Bowie et Radiohead.

    De sa voix douce, le chanteur parle de notre monde en danger, sans chercher à en faire des tonnes : "Quand sur chaque chaîne / On parle du déclin / Ce n’est pas un rêve" (Rêve).

    Fins du monde

    Hugo Jardin parle de fins du monde ou de fin d’un monde, non sans onirisme ni un certain goût pour le prophétisme ("Des prêtres à demi-nus / Répètent des mots usés / Depuis les Hommes ont oublié", Cantique II). C’est aussi le thème de Cantique I qui clôture l’EP.    

    L’auditeur ou l’auditrice se laissera happé par le slam Eaux troubles, confession intime et déclaration d’amour où le mot "amour" est décliné dans l’urgence mais aussi la douleur et le manque ("J’aimais la façon que tu avais de me regarder").

    On s’arrêtera enfin avec curiosité sur son adaptation en français du classique de Nirvana, Dumb (Idiot). Le tube de Kurt Cobain et de ses camarades est revisité avec conviction par Hugo Jardin, vrai bel artiste sincère. On n’a sans doute pas fini de voir sa silhouette longiligne et dansante.    

    Hugo Jardin, Cantique, 2025
    https://hugojardin.com
    https://www.facebook.com/hugojardinofficiel
    https://www.instagram.com/_hugojardin_
    https://cantique.org/single2

    Voir aussi : "Devenir Andrea Ponti"

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  • Devenir Andrea Ponti

    On est heureux de revoir et de réentendre Andrea Ponti, avec son nouvel EP, Deviens. 

    On retrouve son univers et son idéal : un monde coloré, lumineux et fait de résilience. Dans Sors, la chanteuse parle d’un sujet qui ne peut pas rester indifférent : l’absence de nuances ("On ne mélange pas les couleurs") et cette incapacité de s’ouvrir au monde, de sortir. On ne peut qu’être sensible à cette manière de s’engager, dans la douceur et avec pertinence et intelligence. 

    Pour Tu t'envoles, De sa voix veloutée, Andrea Ponti laisse exprimer la maman qu’elle est, regarder son enfant quitter son foyer : "Tu ne pars pas / Tu t envoles / Et si je pleure juste un peu / C’est que mes larmes / Consolent / Ce cœur qui pleure / De te savoir heureux".

    Résilience

    Sensible, Andrea Ponti l’est et elle ne s’en cache pas. Deviens, le morceau qui donne son nom à l’opus, laisse parler la petite fille qu’elle était : "Tu la vois l’enfant fragile / Sous mes airs assurés / Les yeux au bord, Le cœur docile / D’avoir su trop aimer… / Regarde / Ferme les yeux pour me voir / On se voit mieux dans le noir". C’est aussi Va vis deviens, dont nous avions déjà parlé sur Bla Bla Blog, et qui voit l’artiste parler à la gamine qu’elle était quelques années plus tôt.

    Musicalement, Andrea Ponti arrive à marier chanson française et pop d’aujourd’hui, sans s’empêcher de jolis mariages sonores et rythmiques (Toi aussi).

    Avec cet EP, l’artiste impose sa marque de fabrique, avec une production soignée sur laquelle se sont penchés des noms reconnus, à commencer par  Igit (Barbara Pravi, Eurovision) ou encore Jonathan Cagne (Héléna, Louane).

    Andrea Ponti n’a jamais caché son riche parcours et son choix. Elle peut même le porter comme une médaille ! L’EP Deviens fait figure de confession émouvante mais aussi d’une filiation musicale. La preuve avec Je l’aime à mourir, une sensible et féminine interprétation du classique de Francis Cabrel.

    Andrea Ponti, Deviens, Satine Prod, 2025
    https://andreaponti.net
    https://www.facebook.com/andreaponti.off
    https://www.instagram.com/andreaponti_off
    https://www.tiktok.com/@andreaponti_off

    Voir aussi : "Que devient Andrea Ponti ?"
    "Andrea Ponti : 'Aujourd’hui, nos retrouvailles sont une évidence'"
    "Regarde Andrea Ponti"

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  • Boulophilie

    Boule est de retour avec un album live, Boule vide son sac en public. Humour et nostalgie se partagent le terrain dans un opus enregistré au Trianon transatlantique de Soteville-lès-Rouen le 18 octobre 2024. Ce disque fait le bilan de 20 ans de carrière d’un artiste à la fois rare, magique, touchant et archi doué dans sa manière de nous emmener dans des confidences et saynètes douces-amères, à l’instar de son autoportrait L’ours polaire. Ce morceau est un hymne à la gentillesse, à la douceur, mais est aussi cri de colère : "Je suis un garçon doux et tendre / Je ne me suis jamais battu / Tolérant je peux tout entendre / Les mots ronds et les mots pointus / J'ai gardé un pied dans l'enfance / Toi tu veux me manipuler / Profiter de mon innocence / Va te faire enculer…" (sic).

    Sens de la mélodie, poésie, écriture fine mais aussi insolence. Boule mérite de figurer parmi les artistes les plus doués de sa génération. Que l’on écoute Avion, déclaration tendre à l’absente et appel à l’aventure qu’il avait interprété avec Jeanne Rochette en 2019 pour son opus Appareil Volant Imitant L'Oiseau Naturel ("A.V.I.O.N.") Qu’on ne se fit pas à l’aspect bonhomme de Boule et son léger zézaiement. L’homme n’est pas une oie blanche. La preuve lorsqu’il chante la mort d’un amour – dans les deux sens du terme. C'est l’objet du titre Le Poisson. Le morceau est suivi du Poison, "la version de la victime" du crime. Avec le sourire en prime et sur un rythme de cha-cha-cha.

    Boule marche sur les pas de Boris Vian et Bobby Lapointe dans ces chansons aux textes précis, drôles et bien vus. On pense au Percolateur, hommage aux réparateurs de machines à café, incompris et déconsidérés. Car c’est ce qui intéresse Boule : les gens ordinaires, celles et ceux dont on ne parle jamais (que l’on pense à la valse vintage à souhait Pied de coq et polyglotte) et qui deviennent d’autant plus singuliers et atypiques. L’artiste se fait cinglant dans Pensez à voir un psychologue. Humour noir garanti dans ces faits divers glauques que Sanseverino aurait pu composer les doigts dans le nez. C’est aussi Neuneuil, portrait d’un mauvais garçon – pour être poli : "Il avait un drôle de regard / Neuneuil / Toujours partant pour une bagarre / Neuneuil / Devant lui fallait baisser les yeux / C'était un petit roquet nerveux". Oui, le peu sympathique Neuneuil, "le roi des coups de pied dans les couilles". Aucune rédemption pour ce "con", mais qu’est-ce que c’est drôlement dit et chanté !  

    Boule marche sur les pas de Boris Vian et Bobby Lapointe

    Rose et Adèle parle, lui, du moment où les enfants doivent s’envoler. Plus grave, Boule se mue en vieux sage, parlant d’émancipation, du départ vers la grande vie et l’aventure, dans un rythme oriental et entêtant ("Filez à tire d’aile").

    Boule se dévoile tendre et mélancolique dans cet autre titre, C’est dommage, une ballade en forme de plainte sur la fin d’un amour, véritable fin du monde en soi racontée sans animosité mais non sans triste, juste quelques regrets ("On aurait pu mieux faire"). Il y a la même douceur dans Je ne touche plus, description d’un couple triste, décrépi et "déplumé [qui] ne s’endort plus jamais tout nu" ("Plus de bataille de polochons/ La lune s’endort en orbite / Je ne touche plus tes nichons / Et tu ne touches plus ma bite" !).  

    Pour Le même air, Boule s’inspire des rythmes balkaniques pour parler d’environnement et proposer une danse désespérée qui parle d’animaux en danger de mort. Dans Les Pizzas, Boule se met en colère contre la société moderne incapable de s’alarmer sur la fin des oiseaux, des poissons ("Ce que tu aimes c’est bouffer les pizzas en caressant ton i-Phone à la con").  

    En dépit de ces "gravitudes", Boule cultive la douceur et le simplicité. Pas de prise de tête chez cet artiste cultivant avec passion, l’amour, l’amitié et le vivre ensemble, à l’instar du virevoltant Politesses et banalités que tous et toutes ont au moins une fois vécu ("Je ne vais pas longtemps à cette soirée / Déjà deux minutes et je commence à m’emmerder / Entre deux généralités / Politesse et banalité / La prochaine fois je t’emmène au restau chinois"). Irrésistible.

    Et si Boule était un philosophe doué d’un poète ? Voilà ce que l’on se dit encore à l’écoute d’Atome par atome. Dans une lancinante ballade aux accents méditerranéens, l’un des plus beaux morceaux de l’album, l’artiste s’imagine revenir après sa mort, se recyclant de petits riens du tout ("Je m’éparpille partout"). Une vraie déclaration d’amour pour l’humanité et pour notre si belle terre.  

    Pour conclure ce live et bilan de vingt de carrière, Boule propose une version réactualisée d’une fable de La Fontaine, Le loup et le chien. Le public découvrira la manière dont un chanteur des années 2020 actualise un classique de la littérature française. Une nouvelle preuve du grand talent de Boule. Saluons enfin l’accordéon entêtant de Sonia Rekis. Un vrai plus dans cet opus public qui entend faire découvrir un artiste attachant.

    Boule vide son sac en public, Vache à Lait Productions, 2025
    https://sitedeboule.com
    https://www.facebook.com/Faceboule
    https://www.instagram.com/cedrikboule
    https://www.youtube.com/@Boule-officiel/videos
    https://boule.bandcamp.com/album/boule-vide-son-sac-en-public

    Voir aussi : "Boule à facettes"

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  • Une Altiera bien corsée

    Nous avions parlé d’Altiera sur Bla Bla Blog il y a quelques mois pour son titre Tant pis. Nous l’avions même interviewée dans la foulée. Or, voilà que la chanteuse parisienne, aux origines polonaises et corses, nous revient avec un nouveau single, Amore Meu, un titre justement corse mais au texte français.

    "On va se perdre dans le délire / Faut que t’arrive à me le dire / Je pourrai jamais dire non / Je vais me faire tatouer ton nom", confie-t-elle en musique, dans une déclaration enflammée mais qui sent aussi l’aliénation ("Putain tu me brises le cœur / Je sais pas comment revenir / Ni comment toute cette douleur / Va faire un jour pour partir / Laisse moi te retenir").

    Musicalement, le single allie chanson française, pop et influences électro, avec ce je ne sais quoi d’influences méditerranéennes – corses, on s’en doute. Et avec ça une voix veloutée, aux accents graves.

    Altiera confirme qu’elle est une sacrée personnalité de la scène française, construisant une carrière de chanteuse aux multiples influences. 

    Altiera, Amore Meu, Miyajima Records, 2025
    https://www.miyajimarecords.com
    https://www.altieraofficiel.com
    https://www.instagram.com/altiera_off

    Voir aussi : "Altiera : ”L’amour existe peut-être ailleurs, dans un autre univers, une autre dimension”"
    "Et l’amour, dans tout ça ?"

    © Stefanu Ciabrini

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  • Dahlia colorée

    Il y a de la soul chez Dahlia Dumont, mais de la pop-soul dopée à l’électronique, avec une énergie sans artifices (Betty II). C’est ce que l’on aime chez notre Frenchie, de retour avec son nouvel album de 12 titres, bien nommé Fantasia.

    Oui, Dahlia Dumont sait être fantaisiste, se jouant des rythmiques et des voix. La ballade Stalker, aussi classique soit-elle dans sa facture, réserve de jolies surprises, sous forme d’emprunts aux sons urbains, latinos, world et électros.

    Fantasia ne se prend jamais au sérieux. Qu’on se le dise. Le morceau Semi-Automatic Trinket (Take It!) est un vrai tour de force, et dans sa composition et dans son instrumentation, mixant flow américain et intrusion de l’accordéon. On n’oubliera pas non plus le rieur et fantasque Oblivion II, faussement je-m’en-foutisme mais réellement bien... foutu.

    L’auditeur ou l’auditrice tomberont sans doute sous le charme du sensible Sickmess qui nous envoie assurément du côté des influences afro-américaines, tout comme d’ailleurs le voyageur Crossing To Brookling.

    Le sacrément culotté Fantasia, qui donne son nom à l’opus, fait le choix du français et d’un texte sans fard ("Des fantasmes, je m’en méfie ! Des fantasmes, tellement envie !"). Freud aurait adoré ! Philippe Katerine aussi… A découvrir absolument !

    Freud aurait adoré ! Philippe Katerine aussi…

    On retombe en terrain plus familier, et néanmoins tout aussi passionnant avec le plus pop, Wishing Well. Dahlia Dumont nous prouve qu’elle est une nouvelle voix de la scène française à suivre, délimitant son univers, à mi-chemin entre le rock psychédélique des années 70 et les années 2020 riches des influences soul, jazz, urbaines et électros, mais aussi marquées par des préoccupations actuelles, dont féministes. On pensera, à ce sujet, à l’éloquent et poignant Consent.

    Le talent de Dahlia Dumont ne cesse d’étonner tout au long de la découverte de l’album. Que l’on pense au morceau Sentimental Reasons, reggae amoureux dopé aux vagues synthétiques. Enivrant et franchement bluffant, autant pour son orchestration que pour son travail mélodique.

    Ce qui n’empêche pas la chanteuse de savoir rester sur des chemins plus balisés – nous ne dirons pas plus sage – à l’exemple de sa ballade sous forme de confidence, The Walls, pour nous le meilleur titre de l’opus.

    On n’oubliera pas un passage par le jazz, période Juliette Gréco de Saint-Germain-des-Prés, avec le poétique et surréaliste L’Oppossum (Drops). Un joli bouquet de Dahlia, donc !

    Dahlia Dumont, Fantasia, Single Bel, 2025
    https://thebluedahliamusic.com
    https://www.facebook.com/dahliadumontmusic
    https://www.instagram.com/dahliadumontmusic

    Voir aussi : "Soleils"

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  • Sarah Lancman & Hanson tonight

    Parlons de Sarah Lancman que Bla Bla Blog suit avec passion depuis quelques temps.

    La chanteuse parisienne se produira à l’Espace Sorano à Vincennes le dimanche 21 septembre à 17 heures.

    Sarah Lancman, récompensée par de prestigieux prix dont le Concours International SURE Vocal du Montreux Jazz Festival, se produira avec le Quatuor Hanson au cours d’une soirée qui promet d’être étincelante et classe.

    À noter également que Sarah Lancman  sortira son futur album Paris-New York courant 2026, sous la réalisation artistique de l’harmoniciste aux Grammy Award Grégoire Maret. Il y aura toujours la présence du Quatuor Hanson sur quelques titres. On y trouvera notamment une reprise du standard de Michel Legrand, La chanson de Delphine.

    Gageons que Bla Bla Blog devrait vous en reparler. 

    Sarah Lancman & Le Quatuor Hanson
    Dimanche 21 Septembre 2025, 17h00
    Espace Daniel Sorano A Vincennes , Vincennes (94)
    https://www.sarahlancman.com
    https://www.facebook.com/sarahlancmanjazz
    https://www.instagram.com/sarahlancman

    Voir aussi : "Sarah Lancman : ”Oser oser !”"

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  • Magali Michaut sort de sa bulle

    C’est une belle et bonne chanson française que nous propose Magali Michaut, avec son EP, La bulle, de retour après son premier album Impressionniste. Une bulle, certes, mais une bulle qui n’empêche pas l'autrice-compositrice-interprète à la tête bien faite et bien pleine (violoniste classique, thésarde en bio-informatique) d’en sortir pour aller vers le monde – qu’elle a par ailleurs parcouru dans les grandes largeurs.

    Ses quatre titres, d’une belle facture combinant chanson française et folk, sont autant de confessions d’une femme qui chante et parle – et qui parle même très bien – de son besoin d’amour, de complicité et de partage d’une bulle de tendresse : "Viens dans mes bras / Y’a rien qui brûle / Viens tu verras / Prends mes lunettes / J’e fais d’la place / Dans mes mensonges / Et mes messes-basses / Je passe l’éponge / Sur mes sornettes." (La bulle)

    Droit au cœur, mais toujours avec pudeur

    Magali Michaut sait aller droit au cœur, mais toujours avec pudeur, lorsque, par exemple, elle parle de son père et de son absence : "On fait comme si / Comme ci, comme ça / Et je chéris / Ce moment là / Oh t’en vas pas, me laisse pas là" (Reste avec moi).

    C’est l’artiste engagée autant que la scientifique qui parle dans son constat amer d’un monde qui ne tourne pas tout à fait rond : "Mais où va-t-on ? / S’interroge le neutron / Mais où va-t-on ? / S’interroge le bozon / Mais où va-t-on ? / S’interroge le photon / Mais où va-t-on ? / S’interroge le gluon" (Où va-t-on). On ne manquera pas le clip singulier pour un tel morceau.

    L’auditeur ou l’auditrice entrera un peu dans la tête de l’artiste grâce à ces souvenirs partagés, ceux, par exemple, d’une native de Cergy ("Cergy, j’y suis / Cergy, j’y pense / Cergy, j’y vis / Cergy, j’y danse"). On ne quitte jamais vraiment son pays et ce n’est pas Malagi Michaut qui dira le contraire.

    Magali Michaut, Ma Bulle, Inouïe Distribution, 2025
    https://www.magalimichaut.com
    https://www.facebook.com/MagaliMichautMusic
    https://www.instagram.com/magalimichaut

    Voir aussi :  "Reboot sur le dur"
    "Esprit Krafterwerk"

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  • Quand vient la fin de l’été

    On a trouvé la BO cool de cette fin d’été. Il s’agit du Nemsis qui, après leur premier album Second Step On The Moon, propose un opus sobrement et mystérieusement appelé Mensis_Vol II. Et pourquoi pas ? Mais ne nous arrêtons pas à cela, car ce projet se révèle comme une vraie belle découverte pop, commençons avec le sucré, estival et pop Arimna.

    "Pop". Voilà le mot magique. Car derrière ce premier morceau en forme de carte postale venue tout droit de Rimini, se cache un album malin et captivant. Marta et Ange sont partis du côté des États-Unis, période seventies, pour chercher leur influence (Shooting Stass), mixant joliment anglais et français (les envoûtants et sensuels Toi & Moi et Elle & lui).

    C’est simple. On est sur une autre planète, avec un opus comme venu d’une "autre planète". Ces deux là sont heureux, c’est visible, et ils l’expriment en musique. Idéal pour cette fin d’été. Les rythmes dansent, la production propose 13 titres étincelants au service de messages inspirants sur l’amour, les rencontres et l’espoir (Une autre planète). En un mot, le bonheur (Tôt ou tard… tout va bien). 

    La pop est solide et traduit la solide expérience du duo

    Mensis va tout aussi bien chercher ses influences du côté des années 80, en reprenant le formidable Mobilis in mobile, chef d’œuvre d’Hubert Mounier et de ses amis de l’Affaire Louis Trio. La voix veloutée de Marta sert à merveille ce tube pour en faire une revisite solaire et rêveuse. Autre reprise, cette fois dans une facture folk et blues, le standard Mr Bojangles : "I knew a man Bojangles / And he danced for you / In worn out shoes / With silver hair, a ragged shirt / And baggy pants, the old soft shoe". Immanquable, évidemment.

    Pour May 1997, c’est plus vers les nineties que l’on se tourne, avec ce titre rythmé mais aussi plus sombre. De même, Eternal Will Be séduit par sa la belle densité, sa belle facture pop et traduit la solide expérience du duo : sens de la mélodie, orchestration riche et production impeccable.  

    Chanson française, pop, rock, psychédélisme. Chacun de ces termes convient à un album attachant et cohérent. Mensis nous embarque dans leur monde où, parfois, il n’est pas besoin de mots, à l’instar de l’instrumental The Dawn Of Soraya, délicat et mélancolique. Une Soraya de retour plus tard dans l’opus avec The Twilight Of Soraya, tout aussi contemplatif, pour ne pas dire triste.

    Mensis termine sur un Premier Samedi Du Mois qui vient de nouveau éclairer un projet musical abouti et intelligent.

    Mensis, Mensis_Vol II, Hoozlab, 2025
    https://www.facebook.com/mensisofficiel
    https://www.instagram.com/mensisofficiel
    https://snipfeed.co/status/unavailable

    Voir aussi : "Du passé, ne faisons pas table rase!"

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