Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

ITW

  • Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2021

    Une année 2021 très riche se termine : cinéma, musiques, livres, expositions, séries ou publicité. Bla Bla Blog ne s’est jamais rien refusé dans son désir de chroniquer ces artistes, ces créations et ces œuvres qui contribuent à enrichir notre vie culturelle. 317 articles ont été publiés cette année.
    Quels sont ceux qui ont le plus buzzé ? Comme les années précédentes, voici le top 10 de cette année.

    10 Au salon avec Chopin et Haley Myles

    C’est avec bonheur que l’on retrouve à la 10e place la pianiste classique Haley Myles pour un enregistrement des Nocturnes de Chopin qu’elle avait d’abord joué pendant le Grand Confinement

    Haley Myles.png"S’il est un répertoire classique archi-interprété, il est possible que les Nocturnes de Frédéric Chopin (1810-1849) tiennent le haut du pavé. La pianiste Haley Miles en propose une version intimiste et passionnante. Avec son projet musical "Chopin Nocturne Project", la pianiste installée à Lyon a choisi d’enregistrer un nocturne différente chaque vendredi de février à juin 2021. L’album – son deuxième – a suivi presque naturellement, après un enregistrement record en trois jours…"

    LA SUITE ICI…

    9 Vous revoilà, Gens de France

    Une réédition de l’ouvrage culte Gens de France fait une entrée surprise dans le classement de notre Top 10.  Voici un rappel pour cette réédition à marquer d'une pierre blanche.

    Vous revoilà gens de France.png"En ce mois de juin, ressort en librairie le mythique Gens de France et d'ailleurs de Jean Teulé. Il avait été publié une première fois à la fin des années 80, avant de connaître une réédition il y a un peu plus de 15 ans (éd. Ego Comme X).
    C’est aujourd’hui les éditions Fakir qui proposent de découvrir ou redécouvrir cet album, l’ultime album graphique de Jean Teulé, avant que celui-ci ne se lance avec succès dans le roman…"

    LA SUITE ICI…

    8 Adrineh Simonian comme à la maison

    Attention les yeux ! Lorsque nous avons appris que la chanteuse lyrique Adrineh Simonian faisait une reconversion pour le moins osée dans le porno, avec un sérieux sens de l’engagement, il paraissait nécessaire de lui consacrer un article. Cela méritait assurément une étonnante chronique, particulièrement remarquée cette année.

    Arthouse Vienna.jpg"Cette information est sortie de manière relativement confidentielle il y a une dizaine de jours.
    Nous apprenions que la mezzo-soprano autrichienne Adrineh Simonian a choisi une reconversion inattendue, passant de l’univers feutré et bienséant de l’opéra pour celui, plus sulfureux du porno... féministe..."

    LA SUITE ICI...

    7 Henintsoa, un jour ce sera elle

    En septième position, nous trouvons la chanteuse d’origine malgache Henintsoa, qui se faisait remarquer fin 2020 et en tout début d’année 2021 pour plusieurs titres. 

    Henintsoa.png"Coup de projecteur en ce début d'année sur Henintsoa, une des nombreuses espoirs de la jeune scène francophone.
    Celle-ci nous vient de Madagascar, même si si c’est à Paris qu’elle a fait ses premières armes, après être arrivée en France à 18 ans pour poursuivre des études supérieures. La chanson et sa voix l’ont fait sortir du lot, comme le prouvent  quelques concours de chants remportés (La truffe d'argent, Plus de talents ou la Moog Academy)…" 

    LA SUITE ICI...

    6 Arbres-danseuses à Toulon

    Une exposition à Toulon a fait parler d’elle : elle a eu lieu cette année à la galerie Simona de Simoni et présentait des œuvres de Patricia Tozzi-Schmitzer. Il s'agit de la seule chronique sur une exposition classée dans le Top 10 de Bla Bla Blog. 

    Arbres danseuses.jpg"C’est à Toulon que l’on trouve la galerie Simona de Simoni, située en face de la Porte d’Italie. Celle qui en est l’initiative est Aliénor de Cellès, dont nous avions déjà parlé sur Bla Bla Blog. Cette artiste passée par le stylisme, la mode et les costumes de scène a choisi la peinture comme terrain d’expérience et de création. Le dernier exemple en date est celui de la galerie qu’elle a fondée au cœur de la Préfecture du Var…"

    LA SUITE ICI...

    5 Cabaret batave

    En fin d’année, Bla Bla Blog vous faisait découvrir le nouveau show-woman de Martineke Kooistra. Un anniversaire, ça se fête. L’artiste d’origine néerlandaise le faisait en spectacle, avec un sérieux sens d’humour, tout en faisant découvrir le cabaret batave. 

    Cabaret batave.png"Martineke Kooistra célèbre son demi-siècle, et elle ne le fait pas à moitié !
    Cela se passe au Théâtre Essaïon les dimanches à 17 heures 30 jusqu’au 16 janvier 2022.
    Venu des Pays-Bas, l’artiste propose un show mariant le one-woman-show, le stand-up et le tour de chant, dans son univers très à elle…" 

    LA SUITE ICI...

    4 "J’incarne en quelque sorte « la maîtresse d’école »"

    On aime Flore Cherry pour ses engagements, les événements qu’elle organise et son actualité artistique. Elle arrive au pied du podium de cette année, grâce à une interview menée à l’occasion de la dernière édition du salon de la littérature érotique.

    Flore Cherry.png"Flore Cherry a accepté de répondre aux questions de Bla Bla Blog à propos de son actualité. Il y a, pour commencer, sa pièce de théâtre Le plus beau jour (de votre vie). Mais il y a aussi le salon de la littérature érotique, de retour le 28 novembre, salon qu'elle organise avec la foi du charbonnier. Ou de la charbonnière. 
    Bla Bla Blog – Bonjour, Flore. Journaliste, rédactrice, entrepreneuse, animatrice, auteure… On ne t’arrête plus… A ce sujet, préfères-tu écrivain, écrivaine ou auteure ?  

    Flore Cherry – Je préfère que mon interlocuteur choisisse son propre vocabulaire, surtout. Si pour lui, un écrivain est une femme, c’est OK. Mais j’ai une petite corde sensible pour auteure. Avec un joli -e…"

    LA SUITE ICI...

    3 La vie commence à 40 ans

    En troisième position du classement de cette année, la chanteuse Andrea Ponti prouve qu’il est toujours temps de faire le buzz. Elle se place remarquablement sur le podium de cette année. Cette médaille de bronze permet de refaire parler d'elle. 

    Andrea Ponti.png"Repérée sur les réseaux sociaux l’an dernier durant le Grand Confinement, Andrea Ponti sort cet été son single "Il était temps", composé et écrit par François Welgryn et William Rousseau.
    Ce marque la naissance d’une interprète qui, à quarante ans, se lance dans la chanson. "Enfin j’ose et je réalise mon rêve en me sentant tellement épanouie dans cette nouvelle aventure que je souhaite la plus aboutie possible. Enfin, comme jamais auparavant je me sens alignée, centrée, complète… à ma place", explique-t-elle…"

    LA SUITE ICI...

    2 Thomas Pourchayre : "Je digère beaucoup de choses, et j'en oublie beaucoup"

    Une interview arrive en seconde position. Elle concerne Thomas Pourchayre, un auteur que nous avions chroniqué pour son dernier ouvrage, Ève et l’Ange. Pour l’interview qu’il nous a accordés, il fait partie des grandes vedettes de 2021. Mérité, bien sûr !

    Thomas Pourchayre.png"Après avoir parlé du singulier conte Ève et l’Ange de Thomas Pourchayre, nous avons voulu en savoir plus sur l’auteur. Il a accepté de répondre à nos questions.
    Bla Bla Blog – Bonjour, Thomas Pourchayre. Vous sortez aux éditions Abstractions un nouveau livre, Ève et l’Ange. Peut-on dire qu’il s’agit d’un ouvrage hybride ? 
    Thomas Pourchayre – Ah... ! "Récit / nouvelle" ou "poème" ? Je crois qu'il a une unité, ce texte. Il est très homogène dans sa forme, même si elle est effectivement spéciale. Mon roman en cours, par différence, est fait de fragments de différentes natures : on peut dire qu'il est hybride. Mais Ève et l’Ange, à mes yeux, devrait être vu comme relevant d'un genre à part, rare mais pas inédit. Il est peut-être plus proche du conte, même si son style est singulier pour un conte. Bref, renonçons aux classifications !…"

    LA SUITE ICI...

    1 "Différenciation de la vitesse d’évolution intellectuelle"

    Et la grande gagnante des chroniques de Bla Bla Blog est une chronique inattendue sur - et c'est une nouveauté depuis que notre Top 10 existe ! - une publicité... Elle a été voulue par EDF et conçue par l’agence BETC/Havas. La vénérable entreprise publique a choisi de suivre Eva, croustillante et irrésistible looseuse magnifique. Un énorme coup de cœur, assurément !

    Differenciation de la vitesse.png"Parlons pub avec cet excellent spot proposé par EDF et l’agence BETC/Havas Paris, Eva et Violette. Le film a été réalisé par Réalité, de l’agence Big.
    La vénérable entreprise nationale d’électricité choisit l’humour et le contre-pied pour parler de son énergie vertueuse ("97 % sans CO2, grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables")…"

    LA SUITE ICI...

    https://www.facebook.com/leblablablog
    @LeBlaBlaBlog
    https://www.instagram.com/leblablablog

    Voir aussi : "Top 10 Bla Bla Blog 2020"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Catégories : Beaux-arts, musées et expositions, ITW, Les tops 10 de Bla Bla Blog, Livres et littérature, Musiques, Publicité, Spectacles, Web, réseaux sociaux et presse, • • Articles et blablas, • • Vie du blog et bla-bla sur le blog 0 commentaire Imprimer Lien permanent
  • Thomas Pourchayre : "Je digère beaucoup de choses, et j'en oublie beaucoup"

    Après avoir parlé du singulier conte Ève  et l’Ange de Thomas Pourchayre, nous avons voulu en savoir plus sur l’auteur. Il a accepté de répondre à nos questions.

    Bla Bla Blog – Bonjour, Thomas Pourchayre. Vous sortez aux éditions Abstractions un nouveau livre, Ève et l’Ange. Peut-on dire qu’il s’agit d’un ouvrage hybride ? 

    Thomas Pourchayre – Ah... ! "Récit / nouvelle" ou "poème" ? Je crois qu'il a une unité, ce texte. Il est très homogène dans sa forme, même si elle est effectivement spéciale. Mon roman en cours, par différence, est fait de fragments de différentes natures : on peut dire qu'il est hybride. Mais Ève et l’Ange, à mes yeux, devrait être vu comme relevant d'un genre à part, rare mais pas inédit. Il est peut-être plus proche du conte, même si son style est singulier pour un conte. Bref, renonçons aux classifications !

    BBB – Pourquoi ne pas avoir choisi la voix du roman et vous être mis en danger dans ce conte moderne ? 

    TP – Parce que chaque œuvre prend sa forme, et celle-ci a vraiment pris joyeusement celle-là. Cela faisait quelques temps que je faisais des haïkus d'humour noir avec un ange pour personnage. Cette histoire est un haïku qui a eu envie de respirer un peu plus longtemps que les autres (rires)... sans aller tout de même jusqu'au roman. Eve et l'Ange est un peu une nouvelle ; ce qui caractérise la nouvelle, c'est la chute, et la chute de l'Ange, cela fait sens. Tout cela est si cohérent (rires).

    BBB – Ève et l’Ange commence de manière prosaïque avec le départ d’une jeune femme – Eve – du domicile de son père – que l’on ne nomme pas mais que l’on identifie bien. C’est une lecture finalement très patriarcale de la Genèse. Est-ce ainsi que vous l’avez toujours considérée – patriarcale ?

    TP – J'ai une distance certaine avec la religion et j'espère aussi avec le patriarcat... par contre je suis plutôt joueur. Je prends des éléments, je les "échappe" de leur cadre comme je les éloigne des références du lecteur. La dose d'ironie n'en est que plus grande. Tout cela est à prendre hors du champ religieux, vraiment, et en même temps je reconnais avec jubilation le caractère ambivalent de mes choix : cela renforce le pied de nez ! La scène initiale installe les choses. Tout cela est très actualisable hors des tableaux classiques de la religion ou du patriarcat, il me semble : un parent veut le meilleur pour sa progéniture, espère un petit ange qui volette au-dessus de son chemin, espère lui apprendre tout le nécessaire en espérant ainsi influencer positivement sa vie, ou au moins son début... Mais en réalité on ne maîtrise pas grand-chose de ce qui arrive et toute tentative de contrôle amène tôt ou tard à une échappée. Là, la jeune femme s'échappe dès le démarrage, et finalement très en douceur.  

    BBB – Il y a cette Eve, une figure féminine incroyable d’aplomb, très libre aussi. Bien différente finalement de l’Eve de la Genèse. Comment l’avez-vous imaginée ? 

    TP – Les deux personnages se sont façonnés ensemble dans le dialogue. Par jeu, envie, tentation, mais par rejet aussi, car chacun a une certaine idée préconçue de ce qu'il lui faut...  C'est effectivement très différent de l'Eve de la Genèse, née de la côte d'Adam ! Ici ils sont l'un pour l'autre comme la poule et l’œuf !

    BBB – Vous prenez au mot l’expression "sexe des anges". D’où vous est venue l’idée de faire intervenir un ange dans votre récit ? Que représente-t-il ? 

    TP – Il y a un double point de départ. D'une part le sujet de la gravité, on y reviendra plus loin... Mais on conçoit assez simplement que l'ange est un personnage idéal pour la défier, cette gravité, quoiqu'elle représente ! L'autre point de départ ce sont mes jeux d'écriture, mes haïkus d'humour noir qui me venaient depuis un certain temps. 

    "Cette histoire est un haïku qui a eu envie de respirer un peu plus longtemps que les autres"

    BBB – Vous pratiquez l’art du télescopage dans votre manière de conter votre historie : textes sacrés, scènes réalistes, surréalisme également. On vous imagine nourri à beaucoup d’influences. Lesquelles ? 

    TP – Je digère beaucoup de choses, et j'en oublie beaucoup... Mais je suis persuadé qu'il en reste toujours une trace au fond de moi, sans que je puisse la décrire ! Je suis très loin des textes sacrés à titre personnel, je n'ai qu'un lien avec la religion. Il n'est pas anodin, même s'il est très distancié. C'est l'architecture. J'ai toujours été fasciné par les constructions religieuses, notamment de la période romane. Dans une église romane je me sens spirituellement libre (c'est beaucoup moins vrai dans les périodes ultérieures). Et puis si vous commencez à regarder les détails architecturaux, les motifs... vous découvrez surtout de l'humain. Telle ou telle figure, chimère ici ou là, mettent en scène un réel très prosaïque à côté de représentations qui relèvent parfois du surréalisme avant l'heure.  Au-delà, je vais dire que je me nourris beaucoup, avec autant de tendresse que d'énervement, du quotidien. Et évidemment, je révère Boris Vian et Beckett. Je ne sais pas ce qui rejaillit le plus ici.

    BBB – Le sous titre de votre livre est "La gravité négociable". Quelle est cette négociation dont vous parlez ? 

    TP – Ah ! Je suis très heureux que vous me questionniez là-dessus. Je resterai un peu elliptique pour pas être rasoir et moraliste. Montesquieu disait que "la gravité est le bonheur des imbéciles". La gravité est une des composantes les plus agaçantes du grand théâtre de l'époque, et de toutes les époques. Sans oublier notre petit théâtre intérieur. On est si grave avec soi-même, parfois... La gravité est quelque chose de factice, c'est une posture pour mimer l'émotion, le respect, la hauteur, l'importance, le pouvoir. Une façon de négocier avec les mirages... pardon pour le jeu de mots, mais je ne le crois pas illégitime ici. Là, je suis passé de sujet de la gravité tout court au sujet de la gravité terrestre, puis de la gravité terrestre à l'attraction des corps... On paraît s'éloigner du sujet initial mais la métaphore en garde quelque chose, il me semble. L'ange est la figure idéale pour démontrer à quel point la gravité est un artifice, voyez : même un ange prend plaisir à tomber, mais aussi à remonter. C'est sa façon de négocier. Sans mirage. Cherchons l'élévation autant que la chute. Ce sujet de la gravité, je m'en aperçois, est assez présent, chez moi. Mon premier recueil*, sur un tout autre sujet, partait d'une posture assez grave en regard du monde saturé dans lequel nous vivons... pour tout désosser.

    BBB – Pouvez-vous nous dire comment vous travaillez avec votre éditeur mais aussi avec l’illustrateur, Jean-Christophe Stauder, qui a conçu la couverture de l’ouvrage ? 

    TP – J'ai connu Quentin (mon éditeur) dans le cadre d'un projet qui lui tient à cœur, de longue date maintenant : un recueil collectif pour commémorer les événements de Stonewall aux US, emblématiques des luttes de la communauté LGBT. J'y ai participé. Finalement il a décidé de se lancer aussi dans l'aventure de la création d'une maison d'édition, d'y publier cette anthologie, et en parallèle il a fait l'erreur de me demander des manuscrits (je l'entends rire d'ici en lisant ces lignes).  Jean-Christophe c'est tout différent. Il m'a contacté dans le cadre d'un projet que je mène avec des amis... la création d'une  maison d'éditions un peu particulière**. Il avait été séduit par le projet, se proposait comme illustrateur si toutefois nous avions l'intention d'y avoir recours. Quand Quentin m'a dit « banco » pour Eve et l'Ange, il m'a demandé de réfléchir à la couverture... et je n'ai pas réfléchi longtemps : j'avais vu le travail à l'encre de Jean-Christophe, et c'était une évidence absolue. Je l'ai contacté, lui ai fait lire mon texte... Il a dit « banco » aussi. Jean-Christophe m'a fait beaucoup de propositions très séduisantes mais celle qui a atterri finalement en couverture présentait un parfait équilibre et un écho très précis au moment de la rencontre d'Eve et de l'Ange, au début de l'histoire.

    BBB – Quels sont prochains projets après ce livre ? 

    TP – Je suis très chanceux et occupé. Il y aura dans quelques semaines, toujours aux éditions Abstractions, un recueil de poésie assez consistant. Il s'appelle Du Chaos et de la bonne Digestion des Choses. Il traite, pour faire court, de l’ego et du passage à l'acte. Je finis un roman, aussi, en prenant mon temps... Et j'ai par ailleurs quelques pistes d'écriture, dont une avec l'artiste Juliette Choné. Sinon, comme je l'indiquais j'amorce une vie d'éditeur associatif et furtif. Les éditions du Facteur Galop publieront leurs trois premiers livres à semer en cette fin d'année, et l'intention est de relancer la machine assez vite ensuite pour publier une seconde série de publications. Pour finir, je me suis lancé avec une amie, Julie Renauld, dans un podcast littéraire*** ; j'ai été un peu le cobaye, on a enregistré les premiers épisodes autour de textes à moi. Ça a permis de se caler, de trouver le ton. On commence maintenant à s'ouvrir à d'autres auteurs (Florentine Rey et bientôt Estelle Dumortier). Mais ça va, j'ai encore un peu de temps pour dormir...

    BBB – Merci. 

    TP – Merci !

    * Le Dernier Livre du Monde, éditions Gros Textes
    ** Les éditions du Facteur Galop, www.editionsfacteurgalop.org
    *** Rue Poivre, www.ruepoivre.com 

    Thomas Pourchayre, Ève et l’Ange ou la Gravité négociable,
    éd. Abstractions, 2021, 63 p.

    www.editions-abstractions.com

    Voir aussi : "Un ange passe"
    "Ça caille les belettes"

    Illustration : Jean-Christophe Stauder, La Beauté sort du chaos, créée pour Ève et l’Ange ou la gravité négociable,
    encre du Japon et lavis. 15 cm x 20 cm. 2021

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • "J’incarne en quelque sorte « la maîtresse d’école »"

    Flore Cherry a accepté de répondre aux questions de Bla Bla Blog à propos de son actualité. Il y a, pour commencer, sa pièce de théâtre Le plus beau jour (de votre vie). Mais il y a aussi le salon de la littérature érotique, de retour le 28 novembre, salon qu'elle organise avec la foi du charbonnier. Ou de la charbonnière. 

    Bla Bla Blog – Bonjour, Flore. Journaliste, rédactrice, entrepreneuse, animatrice, auteure… On ne t’arrête plus… A ce sujet, préfères-tu écrivain, écrivaine ou auteure ?  
    Flore Cherry – Je préfère que mon interlocuteur choisisse son propre vocabulaire, surtout. Si pour lui, un écrivain est une femme, c’est OK. Mais j’ai une petite corde sensible pour auteure. Avec un joli -e.

    BBB – Ta dernière actualité c’est une pièce de théâtre, Le plus beau jour (de votre vie), au Sweet Paradise. J’imagine que c’est une grosse satisfaction en tant qu’auteure mais aussi créatrice d’événements.  Quel bilan peux-tu déjà faire de l’accueil de cette pièce ? 
    FC – Très bon ! Nous avons d’excellents retours sur Billetsreduc, le site de réservation pour les pièces de théâtre – et nous sommes pratiquement complets chaque soir. C’est une vraie surprise car c’est toujours difficile d’attirer les foules dans un nouveau lieu, il faut faire ses preuves, redoubler d’efforts. Mais grâce à l’excellent metteur en scène Arthur Vernon, la mayonnaise s’est montée et  le texte a pris une saveur supplémentaire.

    BBB – La suite logique pourrait-elle être un roman ?
    FC – Tout à fait ! Suis-je si prévisible que ça ? Un roman est prévu pour une sortie le 6 janvier 2022 à la Musardine. Son titre ? Matriarchie. Des femmes qui prennent le pouvoir, bien sûr. Avec des scènes érotiques dedans.

    BBB – Le 28 novembre a lieu une nouvelle édition du Salon de la Littérature érotique, que Bla Bla Blog a soutenu dès la première année. Où aura-t-il lieu et qu’est-ce qui est prévu pour ce salon ? 
    FC – Il se déroule cette année à la Bellevilloise, comme chaque année, une vingtaine d’auteurs seront présents, ainsi qu’une bonne dizaine de conférences et d’animations. Au sein du salon de la littérature érotique, les participants ne sont pas juste des simples spectateurs mais sont également invités à s’investir, à jouer, à oser à travers des défis d’écriture érotique…

    "La drague, c’est comme le sexe. Si ça fait mal, c’est qu’il y a un problème"

    BBB – Où en est aujourd’hui, d’après toi la littérature érotique ? J’ai d’ailleurs l’impression que ce sont les femmes qui se démarquent le plus. 
    FC – Il y a en effet un gros regain d’intérêt de la part des plumes féminines ces dernières années ! Avec 50 Nuances de Grey, je pense qu’elles se trouvent plus légitimes à poser des mots sur leurs désirs, à décrire des situations qu’elles aimeraient vivre, vraiment. Je trouve que c’est un formidable pas féministe. 

    BBB – Quelles auteures te semblent d’ailleurs les plus intéressantes ? 
    FC – Maïa Mazaurette, bien sûr ! Ses livres sont des pépites de justesse, son écriture est souvent très enjouée, joyeuse, documentée. Dora Moutot également, même si son livre n’est pas érotique – il parle de l’érotisme et invite les femmes comme les hommes à une nouvelle réflexion au lit. Valérie Hervo également qui a signé Les Dessous des Chandelles, une plongée très intime dans le commencement des Chandelles, le club libertin le plus connu de France. 

    BBB – Quels sujets ou thèmes aimerais-tu voir aborder dans la littérature érotique ?  
    FC – Pour ma part, j’essaie de concilier féminisme et érotisme. Je pense que c’est le grand enjeu de ces prochaines années : trouver de nouvelles narrations sur nos sexualités, sans rapport de pouvoir, sans mépris, sans violence. 

    BBB – Je ne peux pas ne pas te demander de nous parler de ces ateliers polissons. Peux-tu nous parler de ces lieux de rencontres pas tout à fait comme les autres ? 
    FC – Cela fait maintenant sept années que j’organise ces événements qui m’animent toujours avec autant de joie ! J’incarne en quelque sorte "la maîtresse d’école", je donne des interros, des bons points, des exercices… les participants jouent de bon cœur à mes défis. Et repartent avec des cadeaux. Nous découvrons l’univers d’un auteur à chaque session. C’est vraiment un bon moment !

    BBB – Lors d’une rencontre il y a plus de trois ans, et quelques mois après le déclenchement de l’affaire Weinstein et du début de #MeToo, tu avais dit être consciente que certains hommes risquent, suite au coup de tonnerre de l'affaire Weinstein et du phénomène de société #MeToo, de réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une drague trop insistante. Avec le recul, dirais-tu la même chose aujourd’hui ? 
    FC – Oui, tout à fait. Je pense que la drague hétéro a été remise en question en 2018 brutalement, et qu’elle l’est toujours aujourd’hui. J’ai écrit Osez draguer un mec… pour offrir une alternative à cette drague masculine gênante, parfois intrusive, parfois ringarde quand l’homme se sent obligé de rouler des mécaniques alors qu’il manque de confiance en lui, parfois compétitive entre hommes… Comme si la drague masculine était quelque chose qui pouvait se résumer à "importuner", "conquérir", "insister". La drague, c’est comme le sexe. Si ça fait mal, c’est qu’il y a un problème. Au final, quand les femmes font le premier pas, on observe une séduction de bien meilleure qualité (pour celles qui osent et qui en ont envie).

    BBB – On sent chez toi l’envie de dédramatiser le sexe, si c’est encore possible, et d’en parler sous l’angle des étudiants et étudiantes, des parents ou de la business girl. Avons-nous encore tant à apprendre en 2021 sur le sexe ? 
    FC
    – Je pense qu’il y a eu une véritable révolution de la parole et de l’éducation autour du sexe, et que cela a fait beaucoup de bien à tout le monde, aux étudiants, aux jeunes parents, aux femmes actives… Je pense qu’il y a des choses qui s’apprennent – mais aujourd’hui beaucoup de médias, de livres et de comptes sur les réseaux sociaux s’expriment à ce sujet ! Et c’est super !

    BBB – Après le salon de la littérature érotique, quels sont tes autres projets ?  
    FC
    – 6 janvier 2022. Matriarchie. Mon premier roman ! Affaire à suivre…

    BBB – Merci, Flore.
    FC – Merci à toi !

    https://m.facebook.com/flore.cerise
    https://www.union.fr

    Voir aussi : "Au-delà de cette limite, votre bracelet n'est plus valable"
    "Union TV : un nouveau média pour une nouvelle révolution sexuelle"
    "Polissonne, mais pas que"
    "La vie (sexuelle) des jeunes"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Audrey Borgel : Oui, on peut dire que "small is beautiful"

    Après avoir parlé du projet photographique d'Audrey Borgel autour des Polaroids, il paraissait pertinent d'interroger l'intéressée. Pourquoi le choix de cette technique déjà ancienne ? Comment travaille-t-elle le Polaroid ? Avec quels supports ? Et bien entendu, quelle est son actualité ? Autant de questions qu'elle a bien voulu répondre.

    Bla Bla Blog – Bonjour Audrey. On retient d’abord de ton œuvre ton travail sur le Polaroid. Peux-tu nous dire d’où vient ton désir de t’emparer d’une technique qui semble aujourd’hui dépassée ?  
    Audrey Borgel – J'aime utiliser les appareils anciens et particulièrement le Polaroid pour son rendu particulier. Mais j'utilise également des appareils Polaroids ou Fujifilm récents, Polaroid propose régulièrement de nouveaux films ou appareils. J'ai découvert le Polaroid par mon père qui m’en a offert un quand j'avais 14 ans : le JoyCam et cela avant mes études de "photographie".

    BBB – Peux-tu nous parler de l’appareil que tu utilises pour ces Polaroids ? 
    AB – J'utilise le plus un appareil ancien, le Polaroid 600 Land Camera, grâce à cet appareil ancien j'arrive à obtenir les ombres et contrastes que j'aime. J'utilise aussi des appareils Polaroids récents ou Fujifilm, j'aime bien utiliser tous les formats.

    BBB – Le numérique a été un vrai raz-de-marée dans le milieu de la photographie. Est-ce que l’analogique est un moyen pour toi de revenir au cœur de ton métier ?
    AB – J'ai commencé par apprendre la photo argentique à l'école (j'étais dans les dernières années où c'était complètement en argentique). Oui, c'est plus fort pour moi ce côté de la photographie.

    BBB – On est bluffés par tes clichés en noir et blanc au grain incroyable. La lumière, les ombres, les contrastes : j’ai l’impression que c’est ce que qui t’inspire le plus. 
    AB – Oui, ce que je préfère, c'est photographier les moments de vies, les choses sur lesquelles on ne s'attardent pas forcément, j'aime l'instant où l'objet rencontre une douce ou forte lumière qui vient se poser sur lui. 

    "J'ai découvert le Polaroid par mon père qui m’en a offert un quand j'avais 14 ans"

    BBB – Tes Polaroids ne sont pas sans rappeler ces clichés que des millions de Français faisaient en vacances ou non. Il y a ce côté "photos vieillies" et "couleurs passées" : c’est un moyen pour toi de prendre à contre-pied le numérique ?
    AB – Pas forcément. Je trouve qu'il y a quelque chose de plus esthétique, de plus doux et sensible dans le Polaroid. 

    BBB – Quelle est ta méthode de travail et que deviennent ces clichés une fois développés, car certains sont retravaillés ensuite ?  
    AB – En général je travaille sur une série à la fois, mais parfois j'ai une autre idée donc deux séries naissent en même temps. Tous les polaroids sont numérisés pour les poster sur mon site et les recenser dans un livret avec les légendes, de là je fais des réimpressions des visuels sur du papier haute qualité très souvent cartonné ou différents types de supports, je vais les intégrer dans des cadres anciens, des filtres photos, y ajouter de la peinture, du feutre des collages. Les visuels se retrouvent parfois démultipliés ou collés sur des morceaux en bois, j'ouvre même les polaroids pour les présenter sous une autre forme ou n'en garde qu'une partie. 

    BBB – On sera surpris de constater que dans tes œuvres le petit format s’adapte aussi bien aux scènes intérieures qu’aux paysages. Peut-on dire que "small is beautiful" ? 
    AB – Oui, on peut dire que "small is beautiful". Il y a quelque chose qui me plaît dans les petits formats, ça n'empêche pas que j'aime agrandir certains visuels Polaroid. 

    BBB – Ton site Internet présente une large gamme de ton œuvre : Polaroids, bien sûr, mais aussi cartes postales, mini-albums ou livres photo. J’ai l’impression que c’est le "recyclage" de techniques anciennes qui est au cœur de ton parcours artistique. Je me trompe ? 
    AB – C'est vrai, j'aime tout ce qui est ancien : esthétiquement c'est très intéressant. Je suis une collectionneuse aussi, donc j'apprécie ce que les objets racontent. J'aime les photos anciennes, les cartes postales aussi parce qu'elles racontent un moment de vie.

    BBB – La crise sanitaire a mis, j’imagine, tes projets d’expositions en suspens. Quelle est aujourd’hui ton actualité et quels sont tes projets ? 
    AB – En effet, trois expositions au moins ont été annulées depuis, dont Arles où je devais aller pour une expo Polaroids. La prochaine sera probablement en 2022. Je participe au Festival international de la photo expérimentale à Barcelone en juillet 2021, je vendrai des tirages photos Polaroids retravaillés, les tirages sont limités à 30 exemplaire, numérotés et signés avec le certificat donc. Egalement une de mes photos retravaillée se trouve dans une installation à l'école IEFC. Normalement, je participe à Instant Cologne en Allemagne fin août 2021, du 27 au 29. C'est une exposition regroupant des artistes internationaux autour du Polaroid. Il devrait y avoir "Instant Paris", rue de Turenne en novembre et le festival Expolaroid se prépare pour 2022.

    BBB – Merci, Audrey.
    AB – Merci, Bruno.

    http://audreyborgel.com
    https://www.facebook.com/audrey.photographe
    @MoodEphotos

    Voir aussi : "Polas d'Audrey"
    "Rencontre avec Patricia LM""

    Photo :  Audrey Borgel

    audrey borgel,photographe,photographie,polaroid,polaroids,pola,itw,interview

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Moonage Hooker : “Referme les yeux, t’as encore rien vu !”

    Nous parlions il y a quelques semaines de  Moonage Hooker et de leur étonnant projet musical et technologique autour de leur single "Time". Nous avons voulu en savoir plus sur cette bande de quatre garçons, avec de l'énergie et des idées à revendre. Rencontre exclusive pour un groupe à écouter les yeux fermés, bien sûr !

    Bla Bla Blog – Bonjour les Moonage Hookers. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Et d’abord, d’où venez-vous ?  
    Moonage Hooker – Salut Bla Bla Blog, merci pour cette interview ! Moonage Hookers c’est la rencontre en 2017 de quatre musiciens originaires de région parisienne : Alex, chanteur - Simon, guitariste soliste - Nathan, guitariste rythmique et Yannis, batteur.  On n’avait pas le même âge, pas la même vie, et même pas le même bagage musical mais une symbiose s’est créée immédiatement, comme un alignement des planètes. Sûrement parce qu’on partageait la même passion pour le rock, la même philosophie de vie et la même envie : créer de la musique pour susciter de l’émotion et toucher les gens. Après avoir sorti un premier EP en 2018 on a fait pas mal de concerts sur Paris (Supersonic, International, 6B, Trukel, Gibus, ...) et continué à jammer et composer en parallèle. On a profité de la période compliquée du Covid pour prendre le temps d’affirmer un peu plus notre style un peu hybride entre rock alternatif, progressif et psychédélique, et avons enregistré trois nouveaux morceaux dont “Time”, qui vient de sortir.

    BBB – Votre actualité c’est justement ce titre étonnant, "Time". C’est une vraie expérience technique avec ce système de tracking des yeux. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ? Et d’abord, qui a eu l’idée de ce projet artistique et technique ? 
    Moonage Hooker – “Time” est un morceau qui nous tient particulièrement à cœur. On voulait que les gens prennent le temps de l’écouter vraiment et se laissent porter par la musique. Mais aujourd’hui il y a tellement d’artistes, tellement de contenus, de clips, de nouvelles sorties, d’articles, que la tendance est au zapping. Alors à contre-courant, on a décidé de proposer une expérience d’écoute différente, où pour une fois on prend le temps de ressentir. C’est Yannis, notre batteur, qui a eu cette idée un peu folle. Sur le site interactif timetocloseyoureyes.com, le seul moyen d’écouter le morceau, c’est les yeux fermés ! Grâce à la détection des yeux par la caméra, les yeux font office de télécommande : la musique se lance quand l’auditeur a les yeux fermés et se met en pause dès qu’il les rouvre avec un pop up qui apparaît “Referme les yeux, t’as encore rien vu !” Cette expérience est une invitation au lâcher-prise dans cette époque où tout va vite.

    BBB – Quelle technologie est utilisée ? Pouvez-vous nous en dire plus sur le site timetocloseyoureyes.com ?
    Moonage Hookers – C’était un vrai challenge pour nous de réussir à créer ce projet dans un timing et un budget assez serrés, et sans aucune aide extérieure. On a eu la chance de travailler avec un développeur très doué qui a tout de suite cru au projet et a accepté de nous aider à le mettre en œuvre. Il nous a sorti une version BETA du site en quelques jours : ouf, ça marche et l’expérience fait son effet ! On pourrait croire qu’il a utilisé de la reconnaissance faciale mais en réalité il s’agit de reconnaissance de formes, centrée sur la partie où se trouvent les yeux. Lorsque la caméra détecte des yeux fermés, le son se lance. Dès que cette forme n’est pas détectée, la musique se coupe.

    BBB – Au-delà de l’aspect technique, vos références musicales sont à chercher de quel côté ? Du rock psychédélique ? Quelles sont précisément vos influences ?
    Moonage Hookers – Notre musique respire une certaine vibe des seventies. On est tous inspirés individuellement par tous les grands de cette époque. Pour autant, on écoute aussi énormément de musique actuelle, quel que soit le style : techno, rap, jazz, musique de film, musique classique, electro... On ne se met aucune œillère. Ce serait trop long de vous détailler toutes nos influences ici alors on va plutôt vous partager quelques artistes qu’on écoute beaucoup en ce moment et qui forcément nous inspirent : Sleepy Sun, Archive, Massive Attack, All Them Witches, Sunbeam Sound Machine, Last Train, Gaël Faye...

    "Moonage Hookers c’est comme un shoot d'adrénaline ou une thérapie"

    BBB – Ce single “Time” parle du temps qui passe. Quels sont les autres thèmes qui vous tiennent à cœur ?
    Moonage Hookers – On est quatre jeunes qui ne se retrouvent pas dans le modèle de cette société malade, qui ont du mal à accepter ce système et ces injustices. Alors globalement, on prône une manière de penser et de vivre différente, comme un retour aux sources qui fait du bien. Dans nos morceaux, on aborde les conséquences néfastes du système sur la santé mentale - dépression, burn-out, incompréhension, frustration, isolement... Et on invite à s’émanciper des règles, à sortir du moule pour revenir à l’essentiel : l’amour, la liberté, le sexe, l’entraide, le rêve, le vivre ensemble... À travers ces thématiques, on cherche à toucher profondément les gens, les aider à se sentir mieux et à suivre leurs rêves sans compromis.. Moonage Hookers c’est comme un shoot d'adrénaline ou une thérapie. Un truc qui te fait du bien.

    BBB – Avez-vous d’autres projets pour 2021 ? Et d’autres expériences musicales peut-être ? Des concerts peut-être ? 
    Moonage Hookers – Deux nouveaux singles sortiront d’ici fin juillet, avec d’autres surprises. On ne vous en dit pas plus ! Cet été on a prévu de s’évader pendant un mois dans une maison paumée au milieu de nulle part pour rechercher de nouvelles sonorités et creuser toujours plus loin dans notre imagination.. Le but est de composer et enregistrer un EP sur place, qui sortira à l’automne prochain et qu’on défendra sur scène en France, mais aussi à Bruxelles où le groupe déménagera bientôt. 

    BBB – Merci.
    Moonage Hookers – Merci à vous ! On a hâte de vous partager la suite !

    Moonage Hookers, Time, 2021
    https://timetocloseyoureyes.com/fr
    https://www.facebook.com/moonagehookers

    Voir aussi : "Moonage Hookers, bien dans leur temps"

    Photo :  Moonage Hookers

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Sarah Lancman : "Oser oser !"

    L'actualité récente de la jazzwoman Sarah Lancman est marquée par le projet musical Inspiration et Vie : un ensemble de duos issus du label Jazz Eleven. Ce programme avec quelques noms de la scène jazz est vraiment passionnant, dans la mesure où la musicienne, accompagnée de Giovanni Mirabassi, prend le pari d'un répertoire ne se limitant pas aux standards de jazz. Sarah Lancman a bien voulu se prêter au jeu des questions de Bruno Chiron.

    Bla Bla Blog – Bonjour Sarah. Inspiration et vie est un concept musical que vous avez mis en place avec Giovanni Mirabassi pour votre label de jazz Jazz Eleven. Il s’agit de duos enregistrés et disponibles sur Internet. Pouvez-vous nous en dire plus ? 
    Sarah Lancman – Cher Bruno, bonjour et merci pour votre soutien depuis le début... Ce projet est venu suite à mon premier album Inspiring Love enregistré à New York en 2015. Nous avions déjà pensé par la suite au concept des Inspiring Live avec Giovanni, même avant la crise sanitaire. Le concept étant d’inviter un artiste pour créer une rencontre le temps d’une chanson filmée en plan séquence dans un lieu intime, comme à la maison. A défaut de pouvoir toujours enregistrer en studio, nous aimions l’idée du moment fugace de la vidéo. Mais cela pourrait être un autre concept maintenant que j’y pense : de tourner en studio... Cette fois-ci nous voulions trouver un lieu inédit comme le Sunside jazz club. A un moment où tous les lieux du spectacle sont fermés, prendre le contre-pied et aller chanter là-bas et retrouver les sensations de la scène.

    BBB – Pouvez-vous nous parler des artistes de Jazz Eleven qui vous accompagnent dans la série Inspiration et vie ?
    SL – L’idée était de choisir des artistes avec des univers complètement différents mais avec qui nous avions toujours voulu jouer. C’était l’occasion de créer la rencontre : Guillaume Perret et ses multiples facettes qui peut se dédoubler à l’infini et sait écrire autant des arrangements de standard de jazz façon big band stratosphérique, Tatiana Eva-Marie et son ton vintage pour partir dans un espace hors du temps, Walter Ricci et le charme à l’italienne avec une reprise d’une chanson de Fame et Anne Sila tout en douceur et sensibilité à fleur de peau. Des artistes différents et uniques pour des duos inédits, c’était ce que nous voulions. Se (re)connecter de manière différente en s’inspirant les uns et les autres.

    BBB – Un tel projet aurait-il pu être possible sans la crise sanitaire ? Comment d’ailleurs se porte la scène jazz, d’autant plus touchée avec la fermeture des nombreux clubs de jazz ? 
    SL – Nous avions pensé ces vidéos avant la crise sanitaire mais il est vrai que cette période nous a permis de remettre ce projet en allant plus loin cette fois. Nous voulions également filmer en plan séquence avec une caméra mouvante, comme une mouche qui vole sur scène, au plus près des artistes. C’est une manière de voir un concert, de vivre la musique différemment. Le spectateur peut faire l’expérience de voir et d’écouter de façon immersive et plus intime qu’en étant assis dans la salle avec un unique point de vue. L’idée de rentrer dans un club "fantôme" était une expérience incroyable ! Nous avions l’impression d’être "hors la loi", de rentrer dans un lieu fermé au public et à la fois on renouait avec des sensations, une vie d’avant, avec des réflexes.

    BBB – Vous même, comment avez-vous vécu ce Grand Confinement et la crise sanitaire ? 
    SL – Je dois avouer avoir fait un burn-out qui a été avec le recul un véritable cadeau de la vie. Le confinement m’a permis de m’accorder une véritable pause, chose que je ne me serai jamais autorisée à prendre en temps normal. J’ai pu ainsi me reconnecter à mon essentiel et me remettre à écrire et travailler à nouveau ma technique vocale et mon souffle en reprenant l’exercice physique et l’entraînement. On se rend compte souvent, emporté par le tourbillon de la vie que l’on existe dans un quotidien la tête hors de l’eau et à moitié en apnée en se disant souvent : on verra plus tard, passant ainsi à côté de notre essentiel, au lieu de prendre le temps pour savourer des moments simples avec ceux que l’on aime, et de se ressourcer pour nourrir son art. Je ne regrette rien mais cela a été une grande leçon de vie pour moi.

    "Je dois avouer avoir fait un burn-out qui a été avec le recul un véritable cadeau de la vie"

    BBB – On sent chez vous de l’appétence pour un jazz qui sortirait de ses frontières traditionnelles. C’était visible dans vos précédents albums et ça l’est plus encore avec le programme Inspiration et vie. On y croise Thelonious Monk, John Coltrane, mais aussi Jacques Brel ou Marie Laforêt. Comment s’est fait le choix des titres ? 
    SL – Merci ! On doute souvent lorsque l’on ne rentre pas forcément dans le moule d’un genre mais j’aime mélanger mes inspirations et écrire tout simplement des chansons. Concernant le choix des chansons pour les duos, pour Guillaume Perret il était intéressant de revenir à un morceau traditionnel jazz pour aller explorer le morceau avec des sons plus modernes. Pour Anne Sila, c’était le contre-pied de chanter cette chanson, qui habituellement demande de performer vocalement, en toute sobriété et émotion, presque à l’unisson. Deux voix qui n’en deviennent qu’une seule : c’était très émouvant de pouvoir ainsi jouer face à face avec un texte aussi fort que celui-là. Pour Tatiana Eva-Marie, c’était une envie de chanter en français. La tendresse qui est un texte d’une si grande puissance qu’il résonne encore de nos jours sans avoir pris une ride. Pour finir, je trouvais cela intéressant de choisir cette chanson issue du film Fame, qui n’est pas le titre phare, mais qui change. Walter Ricci a des capacités vocales qui lui permettent de jouer au caméléon selon l’univers de la chanson autant jazz, que pop, que Motown,… c’était également une rencontre magique.

    BBB – Pouvez-vous nous parler des autres projets de Jazz Eleven, et peut-être des découvertes que vous avez faites ? 
    SL – Giovanni Mirabassi va sortir un album qui s’intitule Pensieri Isolati ("Pensées isolées") qu’il a enregistré en piano solo durant le premier confinement. Il s’est associé à un artiste vidéo qui va créer une matière visuelle à partir de pensées poétiques reçues de la part du public sur leur vécu du confinement et de la solitude en général. C’est un projet inédit qu’il dévoilera bientôt. Il sera d’ailleurs en résidence au Théâtre du Châtelet prochainement et un partenariat avec l’école d’art Estienne est en cours. Pour ma part, j’ai réalisé que j’adorais également écrire pour les autres. Mes arrières grand-parents étaient tailleurs et j’ai l’impression que je perpétue d’une certaine manière une tradition à ma façon. J’aime écrire des chansons sur-mesure pour des artistes qui m’inspirent.

    BBB – Votre actualité musicale invite au voyage : la France de Michel Legrand, Broadway ou l’Italie avec Intermezzo. Comment d’ailleurs ce titre peut-il se lire ? Comme d’une étape ? 
    SL – Complètement. Intermezzo c’était un intermède dans ma vie, une étape qui m’a permis d’explorer autre chose, d’aller plus loin vocalement, de faire une pause dans l’écriture mais je crois au fond que chaque album est une étape. C’est un peu comme une photo, on fixe un moment précis de notre vie, à savoir qui l’on est maintenant. Il y a cette envie de marquer ce moment clé, mais au final on évolue, on est en constante mutation et c’est cela qui est magique. Se dire que tout cela n’est qu’une expérience de ce que l’on vit aujourd’hui mais ne définit pas qui on sera demain. C’est la liberté de la créativité et d’oser oser !

    BBB – Quels sont vos futurs projets discographiques ?
    SL – J’écris mon nouvel album et je me laisse cette année pour bien le travailler et savoir dans quelle direction je souhaiterai aller, avec quelle formation, quels musiciens jouer… Pour l’instant j’en suis au stade de l’écriture encore mais quelques chansons sont nées déjà !

    BBB – Merci, Sarah. 
    SL
    – Merci, Bruno !

    Inspiration et Vie, proposé par Giovanni Mirabassi et Sarah Lancman
    Avec Anne Sila, Guillaume Perret, Tatiana Eva-Marie et Walter Ricci
    Proposé par le label Jazz Eleven
    https://www.sarahlancman.com
    https://www.facebook.com/sarahlancmanjazz
     https://www.jazzeleven.com

    Voir aussi : "Quand le jazz est là"
    "Sarah Lancman amoureuse"

    Photo :  © Hubert Caldagues

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Amandine Deslandes : "Je pense que l’on a fait de Simone Veil une icône féministe contre sa volonté"

    Nous avions parlé il y a quelques semaines de la biographie de Simone Veil par Amandine Deslandes. Cet ouvrage passionnant sur une femme politique exceptionnelle à plus d'un tire méritait que l'on s'y attarde de nouveau. Une interview d'Amandine Deslandes s'imposait. L'auteure de Simone Veil, Mille Vies, Un Destin (éd. City) a bien voulu répondre à quelques questions.

    Bla Bla Blog – Bonjour Amandine. Vous êtes l’auteure d’une biographie sur Simone Veil. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette entreprise, que l’on imagine ardue ? 
    Amandine Deslandes – Je dois avouer que j’ai toujours voulu écrire, et secrètement rêvé d’être publiée. Alors, j’écrivais, sans trop en parler à personne, à part mon associé, qui est également mon compagnon dans la vie. Nous avons eu l’occasion de rencontrer dans le cadre de notre travail un membre de City Éditions. Ils ont une partie de leur activité spécialisée sur les biographies et les témoignages. Alors, nous nous sommes mis en quête d’un thème. Avec le tournage d’un film biopic, nous avons choisi d’écrire sur Madame Veil. Je me suis très vite éprise du sujet, à la fois sur les sujets en lien avec la protection sociale et sur la question du droit des femmes. C’était si naturel de raconter cette grande dame ! C’est vrai que c’était du sport d’écrire en seulement trois mois, surtout avec ma vie professionnelle en parallèle, mais c’était aussi très galvanisant !

    BBB – Quelles ont été vos sources ? 
    AD – L’écriture de cette biographie a nécessité un très gros travail de recherche. J’ai d’abord lu tous les ouvrages parus sur sa vie. Ensuite, il s’est agi de compiler des archives. Aujourd’hui avec les moyens dont on dispose, l’accès à l’information est facilité. J’ai regardé les vidéos archives de l’INA, comme les anciens débats télévisés ou encore Le Divan d’Henri Chapier, puis lu de très nombreux articles, dans Paris Match, Le Figaro, Le Monde, Le Point, et tant d’autres. J’ai également écouté des podcasts parus au moment de sa disparition. J’ai beaucoup travaillé à base de photos ou encore de cartes pour me représenter les lieux et les personnes, et pouvoir les décrire avec justesse. Je dirais en fait que, le plus difficile, c’est presque de savoir arrêter les recherches ! 

    BBB – Le lecteur sera sans doute surpris de voir que la période de sa vie la plus sombre, celle de la déportation, fait l’objet d’une vingtaine de pages alors qu’il s’agit d’une période capitale dans sa vie. Est-ce par manque de sources ? 
    AD – Je ne crois pas que cela soit le sujet. Je crois avoir trouvé ce dont j’avais besoin pour travailler cette partie terrible de sa vie. Toutefois, cela a, proportionnellement à la durée de sa vie, représentée, certes une période très sombre, mais relativement courte. Je ne voulais pas non plus la résumer à sa judéité. Cela ne me semblait pas la définir, et encore moins être conforme à ce qu’elle aurait probablement souhaité.  

    BBB – Simone Veil semble avoir d’ailleurs longtemps été discrète cette période. 
    AD – C’est une horreur. Je crois que personne n’est à même de comprendre la réalité de ce que les déportés ont vécu. Cela a été très dur pour moi d’écrire sur le sujet, et aujourd’hui quand j’en parle, j’ai toujours la gorge qui se noue. Alors, quand on l’a vécu, je n’ose même pas imaginer. Elle a vécu un traumatisme terrible, et je crois qu’elle n’avait pas envie d’être réduite à cela, ce qui ne l’a pas empêché bien au contraire d’œuvrer pour le devoir de mémoire. 

    "Le plus difficile, c’est presque de savoir arrêter les recherches !"

    BBB – À la lecture de votre biographie, il apparaît contre toute attente que c’est la loi sur l’adoption sur laquelle elle a travaillé qui est sa plus grande fierté. Avez-vous vous-même été surprise par son regret que ce ne soit pas cette loi qui porte le nom de « Veil » mais la loi sur l’IVG ?
    AD – Il me semble qu’elle n’était pas, en son for intérieur, pro-avortement. Elle pensait cependant qu’il s’agissait d’une question de santé publique et de droit. Il était indispensable pour elle de mettre fin à cette hypocrisie de société et de permettre une réelle avancée en matière des droits de la femme. Toute sa vie, elle a œuvré à la défense du droit de l’être humain. Je crois qu’elle aurait aimé que la loi sur l’adoption porte son nom, elle la considérait comme un bel aboutissement de son travail de juriste.

    BBB – N’y a-t-il pas une énigme "Simone Veil" ? Et cette femme d’un milieu bourgeois plutôt conservateur qui donne naissance à l’une des plus grandes révolutions sociétales du XXe siècle ? 
    AD – Je ne pense pas que l’on puisse réduire Simone Veil à un simple paradoxe de société. Elle était certes d’un milieu bourgeois et mondain, mais elle avait une forme de rébellion en elle. C’était un esprit libre. Elle était capable de se fondre dans le Tout-Paris tout autant que de s’emporter contre une injustice criante. Elle cherchait en toute chose un équilibre en rejetant les clivages partisans. Je crois que c’est la marque de fabrique de son engagement, et c’est un point dans lequel je me retrouve profondément. 

    BBB – Vous insistez aussi sur son engagement européen. Qu’est-ce qui reste aujourd’hui de son héritage européen ?
    AD – Elle a été une Européenne convaincue très tôt. C’est ainsi qu’elle a suivi son mari muté en Allemagne, car elle croyait profondément en l’importance de la réconciliation. Elle a été la première femme Président du parlement européen. C’est en soi un héritage. Bien que son passage à la tête de l’assemblée ait été court, elle a beaucoup œuvré pour la construction européenne. C’est elle qui a fait rayonner le parlement et lui a donné la crédibilité face aux autres instances européennes dont il dispose encore aujourd’hui. 

    BBB – Parlez-nous de ses relations avec Jacques Chirac, assez complexes d’après ce que l’on peut lire. 
    AD – Complexes, je ne sais pas. Ambivalentes, certainement. Il l’a beaucoup soutenu, et il avait une affection particulière pour elle. Il l’appelait « Poussinette ». En même temps, c’était un ambitieux. Je cite dans le livre une phrase qu’elle répète à son sujet : "Jacques Chirac et moi sommes des amis. Mais l’amitié et la politique sont deux choses différentes." Je pense qu’ils ne partageaient pas exactement la même vision de la politique. Elle était profondément centriste, et lui n’était pas, ce que l’on pourrait appeler un homme de compromis ! 

    BBB – Simone Veil est décédée en juin 2017, soit quelques mois seulement avant le déclenchement du mouvement #MeToo. D’après vous, comment aurait-elle réagirait, elle qui est une des figures du féminisme français ? 
    AD – Je pense que l’on en a fait une icône féministe contre sa volonté. Elle ne se revendiquait pas de ce mouvement. Il m’apparait qu’elle était avant tout un défenseur des droits, des droits de la femme en particulier. Elle pensait d’ailleurs à la fin de sa vie que le chemin était loin d’être terminé, et qu’il ne fallait pas oublier d’où l’on venait. La mémoire, encore et toujours. Je ne suis pas certaine qu’elle aurait apprécié ce mouvement. Elle a incité les femmes à faire appliquer leurs droits. Cependant, elle était, en toutes circonstances, pour la justice et le respect de l’être humain. Elle n’aurait pas probablement cautionné l’utilisation parfois déviante des réseaux sociaux. 

    BBB – Merci d’avoir répondu à ces questions. 
    AD –
    Merci à vous de m’avoir donné l’opportunité de partager ma passion de cette grande dame ! 

    Amandine Deslandes, Simone Veil, Mille Vies, Un Destin, éd. City, 2021
    https://www.amandinedeslandes.fr
    https://www.facebook.com/amandine.deslandes.marseille
    http://www.city-editions.com

    Voir aussi : "En suivant la route de Simone Veil"

    Photo :  © Yohan Brandt

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Top 10 Bla Bla Blog 2020

    Cette foutue année 2020 se termine, et, comme de coutume en ce début janvier, il est temps de faire le bilan.

    Pour Bla Bla Blog, l’année a été particulièrement riche avec très exactement 380 chroniques parues cette année, soit plus d’une par jour. 2020, on s’en doute, a drainé beaucoup de surprises – souvent très bonnes – et a mis à l’honneur des dizaines d’artistes et d’œuvres, avec une très large part consacrée à la musique – qui est pour autant quasi absente du classement.

    Quelles sont les chroniques ayant fait le plus gros buzz. Roulement de tambour, avant de découvrir le podium. Commençons pas le…

    N°10 et un "Gros big up pour Clémence Pouletty" !
    Elle est jeune, elle est brillante, elle est douée et elle fait vivre la culture sur sa chaîne Youtube. Elle, c’est Clémence Pouletty, la première influenceuse de ce classement annuel. Elle ouvre en beauté un top 10 très éclectique et riche en surprises.

       benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "Focus aujourd’hui sur la chaîne Youtube d’une passionnée de littérature, de philosophie ou de cinéma : voilà qui ne pouvait qu’intéresser Bla Bla Blog. Clémence Pouletty partage ses lectures avec insouciance mais aussi avec une sacrée qualité à vulgariser des sujets parfois ardus : L’amour et Sartre, L’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer ou L’art d’être heureux du même Arthur…"

    N°9 : "Ton univers impitoyable"
    Quelle plaisir de voir à cette 9e place une chronique publiée en janvier 2020 sur des très grandes séries télé, Succession. Du grand art grâce à la famille Roy, aussi riche et puissante que complètement dégénérée. C’est glaçant, impitoyable, passionnant, servi par des acteurs et actrices multiprimés, et pour Bla Bla Blog, Succession fait partie des chroniques les plus lues.

       benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "Succession, dont une troisième saison est prévue pour l’été 2020, est une plongée dans les arcanes d’une multinationale mêlant médias, divertissements et communication. Un univers impitoyable, pour reprendre le générique de Dallas, une autre série, certes datée, mais qui faisait elle aussi d’une famille richissime américaine un lieu d’affrontement autour de l’argent, du pouvoir, des ambitions et des rancœurs. Plus intense, plus âpre, plus cruelle et et plus passionnante que la série culte des années 80, Succession est une tragédie familiale autant qu’un tableau d’une Amérique pervertie, amorale et empoisonnée par l’argent…"

    N°8 : "Rencontre avec Elle sans Lui"
    C’est l’une des rares musiciennes présente dans ce classement, et il s’agit d’une interview. Derrière le duo Elle&Lui se cache une seule artiste, Lana. Nous l’avons interrogée. Elle vous a plus qu’intéressés puisque la chanteuse, pour son nouveau single ("Fleur de sel") se classe en 8e position.

    benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "Cette chanson c’est le début d’une très belle aventure pour moi! Je voulais vraiment créer un titre good vibes. Je trouve qu’on en manque cruellement! Du coup je vous propose un son super ensoleillé! L’idée c’était vraiment de créer un titre qui ferait danser les gens, qui amènerait un peu de paillettes dans leurs vies quoi !…"

    N°7 : "Matt et brillant"
    Muriel Matt décroche une très belle 7e place. C’est aussi la découverte d’un talent hors pair que plusieurs centaines de lecteurs de Bla Bla Blog ont découvert. Pas de doute : même en 2020, la peinture continue de bouger et de nous émerveiller. La preuve en images. 

    benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "L’univers de Muriel Matt sonne comme une évidence. Découvrir ses peintures c’est, à vrai dire, comme retrouver un monde que l’on pensait disparu. Que ce soit pour ses animaux, ses couples, ses nus ou ses abstractions, l’œuvre de cette artiste, qui nous vient de la région nantaise, assume totalement ses influences de la période moderne, et en premier lieu Picasso, Matisse (Nus), Cocteau ou Miro (la série des Bubbles). Excusez du peu…"

    N°6 : "Galerie virtuelle chez Cyril Guernieri"
    Le Grand Confinement de Printemps, et celui qui l’a suivi en fin d’année, a été un désastre pour des millions de professionnels ou d’amateurs des arts. Bla Bla Blog a choisi de consacrer un hors-série "Grand Confinement" pour mettre à l’honneur musiciens, écrivains et galeristes. Parmi ceux-ci, Cyril Guernieri, exposant au 29, rue Mazarine, à Paris. Il vous a passionné. Normal.

    benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "Les galeries d'art étant fermés en ce moment, Bla Bla Blog vous invite à découvrir en ligne une exposition virtuelle proposée par la Galerie Cyril Guernieri. Jean-Daniel Bouvard et Marc Dailly y sont à l'honneur…"

    N°5 : "Emmanuelle Jary, au four et au moulin"
    Belle surprise que cette 5e place, consacrée à une influenceuse, youtubeuse et passionnée de gastronomie ("C'est meilleur quand c'est bon"). Une bien belle découverte de Bla Bla Blog, à laquelle des centaines de lecteurs ont adhéré. 

    benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "Je me disais il y a peu cela faisait quelques mois que je ne vous avais pas parlé de gastronomie. D’où cette chronique aujourd’hui, qui s’intéresse à un site culinaire, C’est meilleur quand c’est bon. Cette chaîne Youtube a été créée il y a trois ans par Emmanuelle Jary. Elle est aux manettes de ces vidéos de quelques minutes, toutes dédiées à la bonne bouffe, aux restaurants, aux bistrots et autres troquets. Les métiers traditionnels sont tout autant mis à l’honneur : traiteurs, poissonniers, bouchers, épiciers, et bien sûr cuistots…"

    N°4 : "Galerie virtuelle de Patricia LM"
    La photographe Patricia LM est une nouvelle fois à l’honneur avec une 4e position qui nous réjouit. Le confinement de printemps et la fermeture des galeries a poussé Bla Bla Blog à ouvrir son blog à des expositions virtuelles, qui certes ne remplaceront jamais les vraies galeries, mais qui en tout cas montrerons que nous n’oublions pas les artistes qui font bouger l’art. Comme Patricia LM, que l’on adore !

    benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "C'est à une photographe talentueuse que nous ouvrons cette galerie virtuelle. Patricia LM avait accordé une interview à Bla Bla Blog. En attendant de pouvoir admirer ses créations, cette chronique va vous donner envie d'entrer dans son univers coloré et sensuel…"

    N°3 : "La Suisse est un pays chaud"
    Chaud, chaud, chaud pour cette 3e place largement méritée, avec une chronique sur le document sulfureux d’Adeline Lafouine, Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou). C’est aussi le seul livre classé cette année dans notre top 2020. Une plongée dans le parcours d’une femme sans aucun complexe, et qui nous prouve que la Suisse peut être un pays vraiment très, très torride.

    benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "Scandale à tous les étages pour ce témoignage à ne pas mettre entre toutes les mains : son auteure, Adeline Lafouine, propose avec Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou) un document assez exceptionnel à plus d’un titre. Il commence par une affaire dont la Suisse dite "vertueuse" se serait bien passée. Nous sommes en août 2014 lorsque la presse à scandale déniche un selfie sexy posté sur le compte Twitter d’une inconnue, mariée et mère d’un enfant. Elle se fait surnommer Adeline Lafouine…"

    N°3 : "Rock’n’roll, rouflaquettes, chrome et pin-ups en Bourgogne"
    Sur la deuxième marche du podium, nous voyons singulièrement apparaître Vintageland, un de ces événements populaires qui a échappé en partie aux fourches caudines de la crise sanitaire. Ça se passait en Bourgogne, et Vintageland proposait une plongée dans l’Amérique prospère des 30 Glorieuses. Gros coup de nostalgie, à bien des égards. Et un grand bravo à Vintageland.

    benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "Voyage dans le temps garanti cet été en Bourgogne avec le Vintageland, dont les organisateurs promettent ni plus ni moins qu’une immersion dans les années 50 à 80. Pour tenir cet engagement, du 31 juillet au 4 octobre, des animations sont proposées, mêlant cinéma, concerts (la troupe Abba story, le groupe Woodstock spirit, les Satin Dolls Sisters ou les Vagabonds), cabarets, arts forains et défilés de voitures anciennes, afin de revivre ce que l’on est tenté d’appeler avec du recul « les années insouciantes »…"

    Et pour finir, le grand n°1 est : Benjamin Schmit, "On est sérieux quand on n’a pas 17 ans"
    Le tout jeune musicien d’électro marseillais proposait avec "Uptown Funk Ben Remix" tout son talent. Des milliers de lecteurs de Bla Bla Blog l’ont découvert ou redécouvert : on ne peut que lui souhaiter le même succès dans sa carrière qui ne promet que le meilleur. Il est cette année le grand numéro 1 de Bla Bla Blog. Sur 380 chroniques parues, c’est réellement remarquable !

    benjamin schmit,musicien,électronique,vintageland,adeline lafouine,témoignage,sexe,suisse,patricia lm,photographe,confinement,covid-19,bilan,emmanuelle jary,gastronomie,cuisine,youtube,restaurants,cyril guernieri,galerie,peinture,contemporain,muriel matt,chanteuse,elle&lui,lana,single,chanson,chanson française,bourgogne,succession,série,galerie virtuelle

    Extrait : "L’école marseillaise du rap commence à être connue, moins celle de l’électro. Elle est pourtant très active : pour preuve, cette chronique sur Benjamin Schmit, jeune DJ de 16 ans, bien décidé à faire sa place sur cette scène exigeante. Le remix du titre "Uptown Funk" s’inscrit dans la veine french touch, avec ce qu’il faut de sophistication et de trouvailles sonores pour un morceau dansant, à la fois funk, house et électro : "Faire danser les gens, c’est avant tout les réunir et les voir sourire", commente ainsi le jeune musicien, biberonné aussi bien aux tubes de Céline Dion ou Boney M qu’aux artistes plus de sa génération – Dua Lipa, Lil Nas X ou The Week-end…"

    Terminons par ces chroniques à succès écrites avant 2020, qui ont continué à drainer cette année un nombre important de lecteurs et lectrices : "Union TV : un nouveau média pour une nouvelle révolution sexuelle", "Le petit monde d’Élodie Suigo", la série d’articles sur Deborah de Robertis, et "Où es-tu, Berry ?"

    https://www.facebook.com/leblablablog
    Voir aussi :
    "Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2019"

    Photo de couverture : Patricia LM

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook