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Articles et blablas

  • Haut Suzane

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    Cet été, c’est l’artiste que l’on a sans doute le plus vue sur les scènes de France. Suzane, 28 ans, à peine découverte grâce à son EP éponyme, ne s’est pas ménagée et remettra ses vacances à un peu plus tard.

    Le quotidien La Provence (édition du 28 août 2019) a fait le compte : 32 festivals, soit 10 de plus que ses homologues Clara Luciani, Therapie Taxi ou Eddy de Pretto, 15 de plus qu’Orelsan et 9 de plus que Boulevard des Airs. On a ainsi vu la native d’Avignon aux Vieilles Charrues, au festival de Poupet en Vendée ou au festival de jazz de Montreux.

    L’ascension de Suzane a été pour le moins spectaculaire. En quelques mois seulement, la jeune chanteuse est devenue une figure sur laquelle la scène française peut compter, et alors même qu’on ne lui doit pour l’instant qu’un EP – avant un album déjà attendu avec impatience.

    Suzane c’est d’abord un look : combinaison bleue et noire et coupe au carré impeccable. Dans la lignée de Jain, la chanteuse est immanquable grâce à un uniforme sobre et néanmoins hyper moderne. Uniforme n’est du reste pas un terme galvaudé tant l’artiste se révèle comme une soldate engagée et féministe.

    Soldate engagée et féministe

    Dans SLT, l’un des quatre titres de son premier EP, Suzane parle de saynètes brutes dénoncées avec force depuis les raz-de-marée de #Metoo ou #Balancetonporc : la drague de rue, le harcèlement sexuel au travail ou les insultes sexistes sur les réseaux sociaux ("Souffle, sois prudente / Marche dans le couloir d'à-côté / « T'es une pouffe », c'est devenu courant / De l'entendre trois fois par journée / Un gentil peut devenir méchant / Faut pas croire aux Disney / Bats-toi fillette"). Disons-le tout de go : les hommes ne sont pas ménagées dans cet EP écrit avec les tripes (L’Insatisfait).

    L’auditeur ne devra pas passer à côté d’Anouchka, un titre aussi fin et délicat que ne l’est cette "poupée russe." Délaissant l’électro-pop rythmée, Suzane choisit cette fois une orchestration sobre donnant tout son aspect romanesque à ce magnifique hommage à cette troublante jeune femme : "La plus belle fille du lycée / N'est jamais accompagnée / Et sa famille ce demande pourquoi / Pourquoi les garçons pleurent / Ils pleurent en secret / Leur ego se meure / Sur leurs joues trempées / Alors les garçons pleurent / Font des simagrées / Quand Anouchka passe / Sans les regarder."

    Dans son premier mini-album, Suzane fait également son autoportrait sous la forme de dialogues au sujet de son rêve "irréaliste" d’être musicienne ("Qu'est-ce que tu veux faire plus tard / Ah, tu veux être chanteuse ? / Et pour vivre tu fais quoi ? / Ah, donc tu es serveuse / Derrière ton bar en bois / Sauf pendant les heures creuses / Tu rêves de l'Olympia /D'exister devant la foule curieuse"). Un projet mené de haute lutte, au prix de combats contre vents et marées. Pari réussi.

    La tournée estivale de Suzane n’est pas tout à fait terminée car cette semaine, le 5 septembre, l’ancienne serveuse devenue en quelques mois artiste incontournable sera à Veyras, en Suisse, aux côtés de Maître Gims. L'ascension continue. Jusqu'où ?

    Suzane, Suzane, Wagram Music / 3ème Bureau, 2019
    https://www.facebook.com/suzanemusique

    Voir aussi : "La Femme libérée"

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  • Ciné mobile

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    Le Mobile Film Festival revient cette année encore, 15 ans déjà après sa création, avec les règles qui ont fait son succès : ​1 téléphone mobile, 1 minute, 1 film​, tout en imposant aux réalisateurs ​un thème engagé : "ACT NOW on climate change", en partenariat avec Youtube Creators for Change et UN Climate Change. Une initiative qui fait bien sûr sens en cette période d’urgence climatique. Dans ce cadre, les réalisateurs sont invités à soumettre leurs films jusqu’au 16 octobre.

    Le jury est composé cette année des comédiennes et comédiens Juana Acosta, Hugo Becker, Dali Benssalah, Emma de Caunes, Sara Giraudeau, Arnaud Valois, de la réalisatrice et comédienne Monia Chokri, de Magali Payen, productrice et fondatrice de On est prêt et Imagine 2050 et de Patricia Ricard, présidente de l’Institut océanographique Paul Ricard.

    Le Mobile Film Festival remettra 46.000 € de bourses de création : le Grand Prix International (20.000€ attribués par Youtube Creators for Change), le Grand Prix France (20.000€ attribués par Youtube Creators for Change), le Prix du Scénario (3.000 € attribués par le CNC), le Prix de la Mise en Scène (3.000 € attribués par le CNC) et le Prix L’Extra Court (700€ attribués par l’Agence du court métrage pour l’acquisition d’un court métrage).

    Les deux bourses remises par YouTube Creators for Change, de 20.000 € chacune, permettront aux réalisateurs lauréats de réaliser en un an un court métrage avec des moyens professionnels et l’aide d’un producteur. Le CNC remettra de son côté deux bourses d’aide à l’écriture de 3.000€ chacune qui permettront aux lauréats d’intégrer des résidences d’écriture.

    Lors de la précédente édition, le Mobile Film Festival avait reçu plus de 700 films de 81 pays et avait réalisé une audience de 21 millions de vues.

    À vos téléphones et à vos stylos, donc. Vous avez jusqu’au 16 octobre pour travailler et proposer vos courts pour l’un des festivals de cinéma les plus originaux et les plus populaires.

    Mobile Film Festival
    "ACT NOW on climate change"
    www.mobilefilmfestival.com

    Voir aussi : "Les 10 festivals qu’il faut avoir faits dans sa vie"

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  • Mémoires d’une jeune fille rongée

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    Dans la pléthore d’autofictions dont la sincérité et la droiture peuvent laisser à désirer, le témoignage de Johanna Zaïre, Rebirth, dénote par sa franchise à toute épreuve, son côté cash et sa facture : le récit d’une trajectoire édifiante de la dépression vers une incroyable reconstruction grâce aux arts. "Un jour, j'ai entamé une descente aux Enfers et je me suis perdue. J’ai cherché à partir et je suis restée. Combattre mes démons, essayer de comprendre, me sentir différente, être différente, me battre pour être enfin moi-même et m'en sortir."

    Cette différence porte un nom : "surefficience mentale". Johanna Zaïre résume cette caractéristique psychologique ainsi : "Je ne suis pas plus intelligente que toi ou quiconque, rien à voir avec le fait d’être surdoué, c’est plus compliqué que ça. Pour résumé, je dirais simplement que contrairement à « la norme », je fonctionne davantage avec mon cerveau droit, hôte de l’imagination, l’intuition, la créativité, les émotions et les pensées foudroyantes… Je ne supporte pas la lumière, ni les goûts extrêmes (acide/amer), ni les fortes odeurs… C’est ce qu’on appelle l’hyperestésie : la sensibilité accrue aux sens."

    Hyperestésique et surefficiente, la jeune femme doit faire face dès son adolescence à une double épreuve : l’accident mortel de son petit copain et le suicide quelques jours plus tard d’un de ses meilleurs amis. Ces deux drames, coup sur coup, marquent le début d’une "descente aux enfers" marquée par la dépression, les conduites à risque et les tentatives de suicide.  "Tombera ou tombera pas ? (…) Comment prévenir une chute ou une descente aux enfers ?" résume l’auteure en toute fin de son livre, qui est autant le témoignage d’une jeune fille rongée intérieurement que le récit d’une lente reconstruction.

    World War Web, sélectionné dans plusieurs festivals internationaux

    Johanna Zaïre se lance à corps perdu dans les arts – la musique, la littérature puis le cinéma – qui vont finir par devenir indispensables à l’équilibre de la jeune femme : publications (Sanatorium, World War Web ou Les Roitsy de Magara Kisi), compositions, concerts ou tournages rythment une vie trépidante, marquée également par des déceptions personnelles, sentimentales et artistiques comme par les impératifs professionnels.

    Véritable récit thérapeutique, Rebirth est un livre confession total dans lequel se succèdent sans fard ses souvenirs non-édulcorés, ses accusations adressées à d’anciens proches, des photos, des reproductions de courriers ou de textes manuscrits et surtout des flash-codes invitant le lecteur à découvrir quelques-uns de ses titres ou des vidéos (dont le clip World War Web, sélectionné dans plusieurs festivals internationaux). Rebirth est complété par des illustrations de Thibault Colon de Franciosi.

    "De la cendre… C’est ce que j’étais il y a treize ans" confie Johanna Zaïre. En véritable artiste qui a choisi la liberté, hors de toute structure, pour bâtir une œuvre sans limite, mêlant musiques, littérature et vidéo. Un témoignage à lire, à vivre et à suivre.

    Johanna Zaïre, Rebirth, de la cendre au Phoenix, autoédité, 379 p., 2019
    https://www.johannazaireofficiel.com

    Voir aussi : "Brigitte Bellac, toujours debout"

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  • Maya Kamaty, la diva du maloya

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    Ambitieux, dépaysant et délicat comme une brise un soir d’été, Pandiyé, le dernier album de Maya Kamaty fait partie de ces jolies découvertes musicales.

    Quatre ans après son précédent opus, Santié Papang, coup de cœur de l’Académie Charles Cros en 2014, la chanteuse réunionnaise revisite le maloya qui est un des genres musicaux de son île natale : "Cela aurait été trop facile de refaire Santié Papang, j’ai besoin de me mettre en danger, de prendre des risques" commente l’ancienne choriste du collectif réunionnais Ziskakan dans ce projet musical audacieux et très réussi.

    Le maloya, créé vraisemblablement par des esclaves venus d’Afrique de l’Est et de Madagascar, a été interdit un temps par l’administration française qui voyait mal cette expression d’une forme d’indépendantisme en pleine période de décolonisation. Une époque révolue, à telle enseigne que le maloya a est classé par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité depuis 2009.

    C’est en créole réunionnais (kréol réyoné) que Maya Kamaty chante. Pandiyé est une véritable revisite d’un maloya ultra moderne mais respectueux de l’ADN de cet art, et dans la langue, et dans le rythme (Varkala), et dans les danses (Diampar) et dans les instruments traditionnels tels que le roulèr, la takamba ou le kayamb (Lam an Doz).

    Une véritable revisite d’un maloya ultra moderne

    Cela n’empêche pas l’artiste d’insuffler à cette musique de l’électro (Pandiyé), des sons travaillés sur machines (Lodèr Kabaré) et des rythmiques contemporaines (Kaniki) dans un album à la fois sensuel et planant, à l’instar de Dark River, un titre en anglais et rappelant singulièrement l’audacieuse et islandaise Björk.

    Trakasé et Diya, en créole réunionnais, peuvent s’inscrire pleinement dans la tradition de la chanson : travail sur le texte, instrumentation plus occidentale (le piano de Diya), rythme pop et puissance de l’interprétation (Trakasé).

    Sur la trace de ces prédécesseurs qui avaient enrichi le maloya d’instruments et de styles occidentaux (maloya funk-rock, maloggae, maloyaz ou le maloya "kabosé") Maya Kamaty propose un maloya électro-pop séduisant et offrant d’incroyables instants de grâce, à l’exemple du titre Akoz.

    Pandiyé se révèle comme une vraie jolie découverte musicale par une artiste attachante. Une vraie diva du maloya réunionnais.

    Maya Kamaty, Pandiyé, Vlad Productions / L'autre Distribution, 2019
    En concert le 18 octobre 2019 au Makeda, Marseille (Maloya Banyan en première partie)
    https://www.facebook.com/MayaKamaty

    Voir aussi : "Odyssée musical pour Dowdelin"

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  • Charles Bukowski, affreux de la création

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    De Charles Bbukowski, on retient habituellement les sulfureux Contes de la Folie ordinaire ou Women. Mais son œuvre est aussi celle d’un poète, sans doute le plus percutant, le plus outrancier et le plus déconcertant de la littérature américaine.

    Après la publication remarquée il y a deux ans d’une partie de sa correspondance (Sur l’Écriture), les éditions Au Diable Vauvert proposent, avec Tempête pour les Morts et les Vivants, une sélection de ses poèmes rares et souvent inédits.

    Le titre de cette anthologie (Storm for the Living and the Dead) est celui d’un texte tardif – en 1993, soit tout juste un an avant son décès –, dans lequel l’écrivain fait d’une scène quotidienne chez lui un moment à la fois trivial, tragique et plein de grâce ("Je suis un vieil écrivain. / un facture de téléphone me nargue / la tête à l’envers. / la fête est finie. / san Pedro, / en l’an de grâce / 1993. / assis là").

    Plus de trente ans de créations poétiques sont réunies dans cette précieuse compilation qui est souvent l’autoportrait d’un artiste en proie à ses dérives – l’alcool, la dépression, la solitude ou la dèche – ou à ses passions – les courses de chevaux, les femmes et bien sûr la littérature. "Pourquoi est-ce que tous les poèmes sont personnels ?" écrit en avril 1961.

    Ses mots sont des "flèches", comme il l’écrit dans "Dans celui-là " (1960), avant, quelques années plus tard, de revendiquer sa filiation avec quelques grands noms : Hemingway ("Je pense à Hemingway", 1962) ou Walt Whitman ("Corrections d'ego, principalement d'après Whitman"), jusqu’à écrire un panégyrique grinçant… sur lui-même : "Charles Bukowski est une figure de l’underground / Charles Bukowski pionce jusqu’à midi et se réveille toujours avec une gueule de bois / Charles Bukowski a été encensé par Genet et Henry Miller" ("Un poème pour moi-même", vers 1970).

    Les vers explosent, la langue s’affranchit des conventions et la voix du poète utilise d’innombrables registres

    Les textes de Bukowski, tranchants, provocateurs et rythmées, frappent par leur liberté formelle : les vers explosent, la langue s’affranchit des conventions et la voix du poète utilise d’innombrables registres, parfois étonnants. Certains poèmes s’apparentent à des micro-nouvelles ("Clones", février 1982), des extraits de journal intime ("Ai bossé dans le train" été 1985), des chroniques ("La lesbienne", 1970), voire de la correspondance ("Un lecteur m’écrit", 25 mars 1991).

    Charles Bukowski se fait sarcastique lorsqu’il parle d’une époque et d’un pays qui a fini par le rendre célèbre après des années de misère. L’auteur du Journal d'un vieux Dégueulasse est le poète d’une certaine Amérique cynique, cruelle, violente et impitoyable pour les marginaux et les pauvres ("Mon Amérique, 1936", octobre 1992).

    Finalement, il trouve son salut dans la poésie et la littérature ("2 poèmes immortels", 1970). À côté de textes sombres, l’homme de lettres propose des instants lumineux : la confession d'un père ("Conversation téléphonique avec ma fille de 5 ans à Garden Grove", 1970), une chanson d’amour (mars 1971), un poème sur sa grand-mère ("Verrues", 1973), le tableau d’un couple de hippies attendrissants ("Bob Dylan", 1975), sans oublier ces portraits de femmes ("Les femmes de l’après-midi", 1976).

    Le recueil se termine avec ce qui est certainement son tout dernier texte ("Chanson pour ce chagrin doucement dévastateur") : une sorte de confession en forme de singulière leçon de vie et de sagesse : "Laissons la lumière nous éclairer / souffrons en grande pompe – / le cure-dent aux lèvres, tout sourire. / on peut y arriver. / on est né fort et on mourra / fort… / ça été très / plaisant. / nos os / tels des tiges dressés vers le ciel / crieront victoire / jusqu’à la fin des temps."

    Charles Bukowski, Tempête pour les Morts et les Vivants
    éd. Au Diable Vauvert, 350 p.

    http://charlesbukowski.free.fr

    Voir aussi : "Ivre de vers et d’alcool"

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  • Fatbas, Demi-Portion, Miscellaneous et compagnie

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    Je vous entends déjà soupirer : l’été qui va sur sa fin, les vacances qui se terminent, la mer qui n’est certainement qu’un lointain souvenir… Pourquoi ne pas prolonger ces plaisirs avec Holidays, l’EP lumineux, souriant et urbain de cette saison ?

    Il nous vient de Fatbabs, musicien et producteur de rap et de reggae, en lice cette fois avec pas moins de quinze artistes et musiciens, parmi lesquels Johaz & Piff (Another Day), Miscellaneous, MC de Chill Bump (Good Lord), Jahneration, Volodia, Kenyon (Lalala), sans oublier Naâman et Demi Portion (Keep on Rollin).

    Holidays c’est du rap à la sauce funk et reggae (Another day avec Johazz & Piff), une proposition électrique et nerveuse mêlée à un son estival concocté avec amour sous le soleil de Sète.

    Il y a comme un air de fête dans ces titres urbains et volontairement festifs, à l’instar de l’enlevé et sautillant Lalala, comme concocté par une bande de potes.

    Avec Good Lord, Fatbas se lance dans un flow plus acéré sentant bon les fins de fête et les sorties noctambules dans le sur de la France.

    Dans la foulée de Holidays, un nouvel album de Fatbabs est attendu pour l’automne prochain.

    Fatbabs, Holidays, Big Scoop Records, 2019
    En tournée au Canada à partir du 10 septembre 2019

    https://www.facebook.com/fatbabsbigscooprecord

    Voir aussi : "Sônge d’une nuit d’électro"

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  • David Foenkinos, son oeuvre

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    Avant de commencer notre hors-série sur David Foenkinos et la publication de chroniques sur ses livres, il paraissait logique de lister ses publications : 

    Inversion de l'Idiotie : de l'Influence de deux Polonais, Gallimard, 2002
    Entre les Oreilles, Gallimard, 2002
    Le Potentiel érotique de ma Femme, Gallimard, 2004
    En cas de Bonheur, Flammarion, 2005
    Les Cœurs autonomes, Grasset, 2006
    Qui se souvient de David Foenkinos ?, Gallimard, 2007.
    Nos Séparations, Gallimard, 2008
    La Délicatesse, Gallimard, 2009
    Bernard, Les éditions du Moteur, 2010
    Lennon, Plon, 2010
    Les Souvenirs, Gallimard, 2011
    Je vais mieux, Gallimard, 2013
    La Tête de l'emploi (Richard), J'ai lu, 2014
    Charlotte, Gallimard, 2014
    Le Mystère Henri Pick, Gallimard, 2016
    Vers la beauté, Gallimard, 2018
    Deux sœurs, Gallimard, 2019

    Outre ces romans, s’ajoutent des recueils de nouvelles, de la littérature jeunesse et du théâtre :

    Vu de la Lune, recueil de nouvelles, Gallimard, 2005 
    Des nouvelles de La Fontaine, recueil de nouvelles, Gallimard, 2007
    Ici et Là, ou bien ailleurs, recueil de nouvelles, illustrations de Sroop Sunar, Gallimard, 2014
    Collectif, Bonnes Vacances, recueil de nouvelles, Scripto, Gallimard Jeunesse, 2003
    Le petit garçon qui disait toujours Non, Albin Michel Jeunesse, 2011
    Le Saule pleureur de bonne Humeur, Albin Michel Jeunesse, 2012
    Célibataires, théâtre, Flammarion, 2008
    Le Plus Beau Jour, théâtre, 2016

    https://www.facebook.com/david.foenkinos
    @DavidFoenkinos
    https://fr.wikipedia.org/wiki/David_Foenkinos

    Voir aussi : "Hors-série pour David Foenkinos"

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  • Amis pour la vie

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    Part-Time Friends fait feu de tout bois avec son nouvel EP, le bien-nommé Fire, sorti en début d’été, un an après leur second album Born To Try.

    C’est un vrai plaisir de revoir l’un des couples pop-rock le plus attachants de la scène française qui prouve qu'il n'est pas là par hasard. Un mélange de vagues synthétiques délicates et de guitares étincelantes planent sur ce mini-album d’une très grande efficacité.

    L’osmose est parfaite chez ces deux là, aucune voix ne venant l’emporter sur l’autre, à l’instar de Better DaysFire dégage une douce chaleur d'été indien, parfaite sur votre platine les jours de vague à l’âme (Less Than Nothing Else).

    Part-Time Friends séduit par la justesse de leurs mélodie et le soin qu’ils mettent à créer un son immédiatement accessible : du pop-rock sexy et virevoltant, qui vient caresser les oreilles (For Your Eyes).

    Part-Time Friends, Fire, Un Plan Simple / Sony Music, 2019
    En concert, le 14 septembre à Saint-Herblain (44) au Festival Jours d’Été
    Le 15 septembre à Troyes (10), au Troyes Fois Plus
    Le 22 septembre à Hambourg (Allemagne) au ReeperBahn Festival
    Le 29 septembre à Pau (64) à la base d’eau vive du Pont d’Espagne
    http://www.parttimefriendsmusic.com
    https://www.facebook.com/theparttimefriends

    Voir aussi : "Deux amis"

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  • Sauvée par un frigo

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    L’‎Œil du frigo nous parlait la semaine dernière de Shining. C'est un autre film à suspense dont il sera question ici : Panic Room de David Fincher. Ce film tout aussi claustrophobe met en scène une mère (excellente Jodie Foster) et sa fille diabétique (la toute jeune Kristen Stewart) dans une histoire d'agression. Problème : les deux victimes se réfugient dans une chambre forte (cette fameuse panic room) mais les médicaments indispensables à l'enfant sont dans un frigo, à l'extérieur où se trouvent les malfrats. 

    Y a-t-il un frigo dans une chambre de panique? Et bien non : le frigo est beaucoup plus loin et il faut donc sortir de cette chambre blindée pour s'y rendre. Même si Jodie Foster court comme un poids plume elle regagne le frigo en se faisant repérer. Grand moment d'intensité et de jeu de dupes de toutes les parties.

    Nous voilà dans notre élément. Meg Altman (Jodie Foster) en Mère Courage, est partie chercher l'insuline pour sa fille qui est au bord de l'insuffisance en sucre dans la panic room. Elle suffoque comme nous dans ce film. L'ouverture du frigo déclenche une bouffée d'air, de lumière et d'espoir. Elle est tellement au bord de la panique qu'elle se jette sur les bouteilles d'eau au lieu de prendre le médicament. C'est une petite astuce pour nous faire sursauter aussi. Elle fait du bruit et se fait repérer encore plus. On sent qu'elle va perdre la partie. Mais le frigo n'est pas là pour rien, même s'il est à l'autre bout de la maison. A noter que que s'il avait été dans la panic room, cela aurait généré moins de suspense. Si je me fais construire une panic room un jour, je ferai intégrer un frigo dans cet espace, surtout maintenant que j'ai vu le film.

    Lorsqu'elle prend le médicament, le plan change : vue de l'intérieur du frigo et en contre-plongée. Il faut dire que c'est un petit frigo, alors c'est beaucoup plus facile en contre-plongée. Au passage, merci au cadreur pour sa souplesse... Jodie n'en est que plus magnifiée, éclairée par la loupiote et les yeux bleus en panique. Elle ouvre la trousse de secours. Et là, grand miracle devant l’œil du frigo complice. Il y a bien une seringue dans l'étui à seringue : merci l'accessoiriste !

    C'est le climax : on sait que tout va basculer. La victime a son arme fatale : une seringue et le tour est joué... Simple, efficace et tellement frigoristique... D'ailleurs le réalisateur oppose tout de suite dans le plan suivant l'arme dotée d'un silencieux. Du grand art : seringue contre pistolet ! Quant au frigo, c'est un petit frigo d'hôtel, qui ne comporte que des bouteilles d'eau, quelques bouteilles de jus d'orange aperçues furtivement et les précieuses fioles de médicaments. Un léger détail - mais quand même : la bouteille d'eau au-dessus du frigo n'est pas tout a fait à la même place. Bon, ça c'est pour chipoter : visiblement, l'assistant réalisateur avait les yeux ailleurs.

    Un très bon film de suspens un peu étouffant, mais à voir.

    ODF

    Panic Room, film à suspense de David Fincher
    avec Jodie Foster, Kristen Stewart, Forest Whitaker, Dwight Yoakam et Jared Leto
    Etats-Unis, 2002, 112 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Panic Room frigo"

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  • Les secrets de Nola Kellergan

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    À la lecture de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert de Joël Dicker, un autre roman vient immédiatement en tête : Lolita de Vladimir Nabokov. Un professeur de littérature tombe amoureux d’une adolescente dans une petite ville américaine de l’est américain : le clin d’œil de l’écrivain suisse est flagrant jusque dans le prénom de la jeune fille et dans certains passages qui font écho à l’auteur russe : "Nola. Nola. N-O-L-A. N-O-L-A. N-O-L-A. Quatre lettre qui avaient bouleversé son monde. Nola, petit bout de femme qui lui faisait tourner la tête depuis qu’il l’avait vue."

    Pour autant, Joël Dicker ne fait pas de cette histoire d’amour scandaleuse un roman social mais un polar ambitieux et passionnant de bout en bout.

    Harry Quebert est au cœur d’une enquête menée par le personnage principal du roman, Marcus Godman, auteur à succès qui peine à sortir du syndrome de la page blanche. Nous sommes en 2008 et l’Amérique se passionne pour l’élection nationale qui s’apprête à envoyer Barack Obama à la Maison Blanche. Harry Quebert a été le professeur de Goldman mais aussi son mentor et ami. Ce charismatique homme de lettres, et auteur plusieurs années plus tôt d’un ouvrage majeur de la littérature, Les Origines du Mal, lui apprend qu’il est accusé d'un double meurtre durant l'été  1975, dont celui de Nola Kerrigan. Ce nom n'est pas inconnu pour le jeune écrivain qui a découvert quelques années plus tôt qu’Harry Quebert a entretenu une relation sulfureuse avec cette toute jeune femme. Une relation qui s'est terminée par la disparition.suspectecte de Nola en 1975. Sauf que, durant cet été 2008, c’est bien son corps qui est découvert, enterré dans la propriété du professeur.

    Une contre-enquête dans laquelle les questions sont aussi nombreuses que les dissimulations

    Circonstances atténuantes : On découvre à côté du cadavre un manuscrit original du livre à succès de Quebert avec un mot d’adieu écrit à la main. Et lorsque les enquêteurs, dont l’imposant sergent Gahalowood, découvrent qu’en 1975 une voiture suspecte a été filée la nuit du drame et qu’Harry Quebert conduisait une voiture de ce type, il semble que la messe soit dite pour l'intellectuel. 

    Mais Marcus Goldman ne veut pas croire à la culpabilité de son ami et se lance dans une contre-enquête dans laquelle les questions sont aussi nombreuses que les dissimulations. Au fil des 670 pages du roman, tout est remis en question, jusqu’au passé de Harry Quebert. Qui est-il ? Qui était au courant de sa relation secrète avec Nola ? Quels secrets elle-même cachait-elle ? Que s’est-il réellement passé la nuit du 30 août 1975 ? Le livre de Harry Quebert pourrait-il apporter des clés à ce crime ? En revenant sur les lieux de sa jeunesse, Marcus Goldman ne veut pas seulement percer les mystères d’un fait divers vieux de plus de trente ans : il entend bien aussi écrire le livre basé sur son enquête, d’autant plus que son éditeur se fait de plus en plus pressant.

    Le roman de Joël Dicker peut se lire sur plusieurs niveaux. Il s’agit bien évidemment d'un policier dont la clé se dévoile dans les dernières pages. Que du classique a priori : un coupable parfait, des preuves accablantes, une victime bouleversante et aux lourds secrets et un meurtre sordide. Marcus Goldman, romancier tête à claque mais surtout pugnace est bien décidé à laver l’honneur de son ami. Un ami qui passe en quelques jours du statut de notable et d’intellectuel admiré à celui de criminel. Joël Dicker n’oublie pas d’épingler les travers de l’Amérique, de son puritanisme et de la toute puissance des médias comme de la vox populi. Mais La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est aussi un grand roman sur la création littéraire, à travers une astucieuse mise en abîme, et sur les grands mensonges qui font aussi les chefs-d’œuvre : "Deux choses donnent du sens à la vie : les livres et l'amour."

    La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert, sorti il y a déjà sept ans, n'a pas perdu de sa maestria. Le roman a fait cette année l'objet d'une adaptation en série télé, réalisée par Jean-Jacques Annaud avec Patrick Dempsey, Ben Schnetzer et Kristine Froseth.

    Joël Dicker, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert,
    éd. De Fallois / L’Âge d’Homme, 2012, 670 p.

    https://joeldicker.com

    Voir aussi : "Qu’avez-vous réellement vu ce soir-là ?"

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  • No money kids, oiseaux de nuit

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    Pop, rock, folk et même hip hop (Chains, en featuring avec Charles X) : le duo parisien No Money Kids, que nous avions découvert il y a un an et demi sur Bla Bla Blog, n’a pour parti pris dans son dernier album Trouble que celle d’un son à la fois familier, efficace et immédiatement attachant. Le cinéma et la télé ne s’y sont pas trompés en choisissant plusieurs de leurs titres pour leurs BO : Banshee, Veep, Goliath (avec Billy Bob Thornton), Misconduct (avec Al Pacino et Anthony Hopkins) ou Baby, Baby, Baby (avec Bradley Cooper).

    Écouter The Street c’est déambuler dans un New York noctambule, le cerveau embrumé, avec dans les oreilles ces guitares pleines de vagues à l’âme : "The street will sing / For the poor and the other men / All those workers death / Are in my brain / I will sing for the poor / And the dead men."

    Tout aussi acoustique, Nowhere Land est un titre pop-folk ponctué de respirations étranges et fantastiques. Avec Hush Hush, No Money Kids assume ses influences folk-rock semblant sortir des légendaires barbes des ZZ Top. Comme pour leur deuxième album Hear The Silence, les guitares se déploient généreusement dans Trouble, avec des constructions harmoniques savamment étudiées (See Me Laughing). Ce qui n’empêche pas le groupe de partir sur des routes poussiéreuses invitant au voyage dans une Amérique mythique (Wake Me Up, Family Blood ou Blue Shadow).

    Des ectoplasmes dansants

    Pour Crazy, c’est l’électronique que choisissent Félix Matschulat et J.M. Pelatan pour cette reprise du tube de Gnarls Barkley (2006), une reprise au-dessus de laquelle semblent planer des ectoplasmes dansants : "I remember when I lost my mind / There was something so pleasant about that place / Even your emotions have an echo in so much space / And when you're out there, without care / Yeah I was out of touch / But it wasn't because I didn't know enough / I just knew too much / Does that make me crazy?"

    Lost Generation (avec The Toxic Avenger) propose de son côté une fusion séduisante entre le rock et un électro eighties, lui donnant cette facture planante. Plus pop, My Loneliness laisse les guitares en arrière-plan au profit d’un titre rythmé, à l’instar de Radio Sound, plus british que yankee. Ici, ce sont les mânes des Clash qui semblent être invoquées dans un craquant morceau que les radios FM des eighties n’auraient pas renié.

    Better, la dernière piste de l’album, retrouve l’ADN d’un rock américain musclé et régressif dans lequel les riffs des guitares enflent, jouent et soufflent avec un plaisir partagé.

    No Money Kids, Trouble, Roy Music, 2018
    https://www.nomoneykids.com

    Voir aussi : "Écoute ce silence"

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  • Femmes extraordinaires des Andelys

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    Il reste encore plus d’un mois pour découvrir l’exposition de Claudine Loquen au Musée Nicolas-Poussin des Andelys. Sous le titre "Les Dames des Andelys", l’artiste normande dévoile une soixantaine de peintures et de sculptures sur bois sur les grandes figures féminines de cette ville, ancienne place forte de l’Empire Plantagenêt comme le prouve l’imposant Château-Gaillard.

    Pour cette exposition, Claudine Loquen consacre une large place aux femmes du Moyen Âge : s. Clotilde, Aliénor d’Aquitaine et Marguerite de Bourgogne. D’autres figures apparaissent dans cette galerie touchante : Marie et Marguerite de Lampérière (les épouses des frères Corneille), l’aéronaute Sophie Blanchard (et aussi première femme à périr lors d’un accident aérien) et la peintre Marthe Lucas dans le portrait d’une artiste aux yeux rêveurs et aux charmantes joues rosées. Un hommage est également rendu à Madame Bovary, la personnage romanesque de Gustave Flaubert, ainsi qu’aux femmes de la communauté malienne des Andelys (La délicate et espiègle Princesse malienne).

    Marchant sur les pas de Marc Chagall (Oiseaux et reines), Claudine Loquen donne à ses personnages une facture étonnante, bien loin des représentations académiques et réalistes. Les visages ont cette naïveté d’autant plus touchante que l’artiste rehausse ses peintures de couleurs vives, dans des compositions poétiques et surréalistes.

    Sur les pas de Marc Chagall

    Aliénor et ses filles, dans la toile qui porte ce nom, tourbillonnent dans une danse féerique sur fond d’un décor fleuri et aux ors klimtiens. Aliénor en croisade n’est pas représentée à la manière d’une peinture historique mais comme une scène d’enluminure fantastique dans laquelle les chevaux apparaissent comme des créatures extraordinaires. La reine Clotilde prend vie dans un portrait qui nous la rend familière et contemporaine. La peintre normande choisit également, pour représenter la sulfureuse et bouleversante Emma Bovary, un sage et souriant portrait de famille, perturbé en arrière-plan par un tableau des amants scandaleux.

    Claudine Loquen s’approprie ces personnages, historiques ou fictifs, pour en faire des sujets de scènes oniriques où se mêlent saynètes de la vie quotidienne (Marthe Lucas en train de peindre), scènes historiques (Aliénor en croisade), rêves (Clotilde, reine des Francs) et cauchemars (Assassinat des parents de Clotilde, reine des Francs).

    Cette exposition lumineuse et singulière est à découvrir au Musée Nicolas-Poussin des Andelys jusqu’à la fin septembre.

    Les œuvres de Claudine Loquen sont également à voir au Musée d'art spontané de Bruxelles, au Musée international d'art naïf de Magog (Canada) ainsi qu'au Musée Daubigny à Auvers-sur-Oise.

    "Les Dames des Andelys", exposition de Claudine Loquen
    Musée Nicolas-Poussin des Andelys (27)
    Jusqu’au 29 septembre 2019
    http://www.claudine-loquen.com

    Voir aussi : "Hors-série Normandie impressionniste"

    © Claudine Loquen
    Aliénor d'Aquitaine et ses filles
    Technique mixte sur toile 100cmX80cm

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  • Retour et parenthèse italienne avec Sarah Lancman et Giovanni Mirabassi

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    L’an dernier, Bla Bla Blog avait craqué sur Sarah Lancman, à l’occasion de la sortie de son album À Contretemps, dans lequel la jazzwoman marchait sur les pas de Michel Legrand.

    Elle est de retour cet été avec Intermezzo, un opus qu’elle signe avec Giovanni Mirabassi. On retrouve l’élégance de la chanteuse dans sept standards italiens que le public français pourra découvrir, si ce n’est redécouvrir.

    Senza Fine, Sabato Italiano, Il Poeta, Estate, Vedrai Vedrai ou Ah, Che Sarà, Che Sarà sont interprétés de la manière la plus pure qui soit : le piano de Giovanni Mirabassi et la voix de Sarah Lancman dans ces reprises intemporelles. Le saxophoniste Olivier Bogé vient apporter son concours au duo dans La Canzone Di Marinella et dans le romantique Parlami d'amore Mariù : "Parlami d'amore, Mariù! / Tutta la mia vita sei tu! / Gli occhi tuoi belle brillano / Fiamme di sogno scintillano."

    Nostalgie poignante (Il Poeta, Estate), regrets ou espoirs amoureux (Vedrai Vedrai), amants légendaires (La Canzone Di Marinella) et déclarations enflammées (Almeno tu nell'universo). Sarah Lancman fait de ces chansons du répertoire italien des morceaux de jazz frais et délicats comme un vent d’été sur l’Aventin.

    Le 24 août, Sarah Lancman sera en concert au Frontenay Jazz Festival.

    Sarah Lancman & Giovanni Mirabassi, Intermezzo, Jazz Eleven
    En concert le 24 août 2019 au Frontenay Jazz Festival (Jura)
    https://www.sarahlancman.com
    https://www.giovannimirabassi.com

    Voir aussi : "À contretemps avec Sarah Lancman"

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  • Hors-série pour David Foenkinos

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    Après le dossier spécial Tatiana de Rosnay qui s’était étalé sur plusieurs mois, c’est David Foenkinos qui fera bientôt l’objet d’un hors-série sur Bla Bla Blog.

    Premiers ouvrages chroniqués ouvriront ce nouveau dossier spécial : Le Mystère Henri Pick et Vers la Beauté.

    https://www.facebook.com/david.foenkinos
    @DavidFoenkinos

    Voir aussi : "Hors-série Tatiana de Rosnay"

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  • Eleganz en diable

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    James Eleganz : voilà un nom fort à propos pour un artiste qui a choisi un pop-folk-rock racé pour son retour musical avec l’album The Only One.

    L’ancien leader de Success choisit de nous emmener sur des terres américaines familières et aventureuses pour dix titres à vous donner la chair de poule, portés par une voix tour à tour élégante (Lasso The Moon), posée (The Only One), à vif (The Horse Song), romantique (Better Man) ou sexy (Hide Away).

    Pour la petite histoire, James Eleganz est le premier Français à enregistrer au légendaire studio Rancho de la Luna en Californie où quelques disques mythiques ont vu le jour (Queens of the Stone Age, Arctic Monkeys ou Marc Lanegan). The Only One a d’ailleurs été enregistré en compagnie de figures mythiques du rock : Toby Dammit, clavier des Bad Seeds, et longtemps batteur d’Iggy Pop, et Mike Watt, fondateur des Minutemen et bassiste des Stooges.

    James Eleganz insuffle dans son album ce souffle épique, ambitieux et d’une noirceur poétique hallucinante de créativité, à l’instar du formidable Forgive Me, Forget Me et son piano comme sorti d’outre-tombe.

    Il coule aussi dans les veines du Consolation un rock classique non-frelaté. Les guitares et la voix grave du Frenchy particulièrement inspirée nous transportent dans un road-movie poussiéreux et enivrant.

    The Wedding Song clôture l’album de manière majestueuse et sombre, un titre diabolique que n’aurait pas renié Quentin Tarantino ou Nick Cave : "Murder / On a dirty Snow / There’s a Body : It’s cold / Blood / On my shaking Hands / I’ve killed my Love / And I’m punished / Today / Must be / Our Wedding Day."

    Impossible enfin de ne pas parler de cet opus sans évoquer cette trilogie californienne que sont les trois clips réalisés pour l’occasion par le musicien rennais. Lasso The Moon, The Only One et The Wedding Song forment le triptyque de The Californian Trilogy, une ambitieuse production à la fois musicale et visuelle.

    De la très grande classe, de la part de James Eleganz.

    James Eleganz, The Only One, ZRP, 2019
    http://www.facebook.com/jameseleganz

    Voir aussi : "Charlotte for ever"

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