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  • Sur les pas de Bowie

    Étrange pop que celle proposée par Be My Wife. Aussi étrange que David Bowie lui-même, Be My Wife ayant choisi pour pseudonyme d’artiste le titre d’une chanson du génie anglais (plus précisément un titre présent dans le légendaire album Low de sa Trilogie berlinoise). En mars dernier, Be My Wife avait sorti un précédent EP, The Restless Pursuit.

    Be My Wife est étrange oui (que l'on jette un coup d'œil sur la pochette de l'album pour s'en convaincre) mais surtout créatif, à l’instar du morceau qui ouvre l’opus, Who You Are, morceau dense, aux sombres échos et aux éclats de lumière. Oui, assurément, il y a bien du Bowie là dessus.  

    Be My Wife confirme, avec son EP To Deliver A Feeling, son envie de proposer une pop de notre temps, décapante et dopée aux sons électroniques (Complicate Me) et aux influences venues d’autres continents et d'autres cultures que l'anglais ou le français (Me Cuesta). 

    Étrange oui mais surtout créative

    Cela donne à l’opus un grain lo-fi, avec la voix de Be My Wife déstructurée (Melodramatic). On est dans une pop à la fois d’un autre temps et d’un autre espace (Radically Sealed, Another Light), mais également paradoxalement actuelle dans ses messages : "Relentlessly persistent / The world is up in a roar / We raise our fists with you / But do they see us? / Yeah we’re shook to the core ("D'une persistance implacable / Le monde est en émoi / Nous levons les poings avec vous / Mais nous voient-ils ? Oui, nous sommes secoués jusqu'au plus profond de notre être)".

    On est curieux de découvrir un Only You, bien différent du standard des Platters. On est face à un titre bien de notre époque, mais tout aussi enflammé : "And now / Let’s keep going towards the light".

    Alors que les titres pop dépassent difficilement aujourd’hui les trois minutes, avouons que les morceaux de plus de cinq minutes font figure de singularité. Singulier comme le sont les deux EP de Be My Wife. Bowie peut dormir en paix : son héritage musical continuera encore longtemps. 

    Be My Wife, To Deliver A Feeling, 2025
    https://www.instagram.com/bemywife_official
    https://bemywife.bandcamp.com

    Voir aussi : "Boulophilie"

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  • Bla Bla Blog vous souhaite une bonne fête de fin d'année...

    ... Et de bien vous remettre de vos réveillons !

    Bla Bla Blog gage que cette année 2026 sera placée sous le signe des arts, de la culture, de l'intelligence, de l'audace et aussi de la curiosité. Beaucoup de curiosité !

    Très bientôt, sur ce site, vous retrouverez notre Top 10 de 2025.

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  • Irrévérence et vénération

    Bla Bla Blog termine l’année en beauté avec un des plus beaux et des plus surprenants albums de ces derniers mois. Nous sommes dans un univers affolant, plein d’aplomb, de passion mais aussi de justesse avec cet album de Venerem dont le titre frappe fort à propos : Strike (Orlando). Le quatuor propose là un album incroyable mêlant avec bonheur musique Renaissance, baroque, néoromantisme, classicisme et jazz. Le tout dans un esprit rock.

    Le titre de l’opus fait référence à Strike The Viol, une ode pour l’anniversaire de la reine Mary. Laureen Stoulig propose l’une des plus étourdissantes versions de la pièce d’Henry Purcell (1659-1695). Impossible de ne pas parler des trois musiciens qui l’accompagnent dans cette version jazz électrisante, le pianiste et formidable arrangeur Marlo Thiennes, Michel Meis aux percussions et Simon Zauels à la basse électrique. Strike The Viol est l’un des plus beaux morceaux qui soient dédié à la musique, au plaisir et aux harmonies.

    Le second morceau de Purcell est The Cold Song, un tube tiré de l’opéra King Arthur. Et dire que cet opéra date de 1691 ! The Cold Song est redevenu célèbre au début des années 80 grâce au regretté Klaus Nomi. L’air devient ici un authentique morceau rock, grâce à la voix de Laureen Stoulig que la soprano franco-mauricenne pousse jusqu’à ses extrêmes limites. Une version là aussi inoubliable, servie par une prise de son captant jusqu’à la moindre variation du souffle de la chanteuse.    

    L’auditeur ou l’auditrice découvrira sans doute le compositeur Franceso Bartolomeo Conti (1682-1732). L’AriaAllegro, est extrait de sa cantate Languet anima mea. Comme pour le Strike The Viol de Purcell, il semble entendre chez les Venerem le même swing que Jacques Loussier, lorsque ce dernier faisait rimer Bach et jazz, ne s’interdisant pas plus l’irrévérence. 

    Un univers affolant, plein d’aplomb, de passion mais aussi de justesse 

    Après un instrumental – jazz, comme de bien entendu – de Marlo Thiennes, sous forme d’Entracte, c’est Vivaldi qui est présent avec le Cum Dederit, extrait du Nisi Dominum RV 608. La relecture moderne est plus sobre, gardant cet esprit sacré et recueilli, mais non sans d’infimes variations sonores. Voilà qui donne à ce Cum Dederit, un supplément d’âme et de mystère.

    Mais les Venerem ne sauraient pas s’arrêter en si bon chemin, sur le répertoire Renaissance et baroque. Le quatuor interprète avec simplicité une mélodie du compositeur néoromantique Reynaldo Hahn (1874-1947). À Chloris est une jolie déclaration d’amour, réservée, pudique et comme hors du temps : "S'il est vrai, Chloris, que tu m'aimes / Mais j'entends, que tu m'aimes bien / Je ne crois pas que les rois mêmes / Aient un bonheur pareil au mien".

    On est heureux de trouver dans ce somptueux album la magnifique Passacaille de Lully (1632-1687), extrait de son opéra Armide. La facture versaillaise, intacte, se pare des couleurs et des rythmes jazz. Le tout est porté par la voix cristalline de Laureen Stoulig.

    L’album porté par le quatuor se révèle un tour de force musical, intelligent, entre vénération et audace. Décidément, ce Strike finit par nous mettre KO debout.  

    Venerem, Strike, Orlando, 2025
    https://www.venerem-art-music.com
    https://orlando-records.com
    https://www.facebook.com/profile.php?id=100057786787723
    https://laureenstoulig.fr
    https://www.facebook.com/laureen.stoulig
    https://www.instagram.com/venerem_early_art_music

    Voir aussi : "Full sentimental"

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  • Lumière pâle sur les collines

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Lumière pâle sur les collines. Il sera visible le jeudi 1er janvier et le dimanche 4 janvier à 18H, le lundi à 5 janvier à 14H. Soirée débat le mardi 6 janvier à 20H. 

    Malgré les difficultés, Sana tente d’offrir à ses jumeaux des vacances de printemps. Comme son Royaume-Uni, 1982. Une jeune anglo-japonaise entreprend d’écrire un livre sur la vie de sa mère, Etsuko, marquée par les années d’après-guerre à Nagasaki et hantée par le suicide de sa fille aînée. Etsuko commence le récit de ses souvenirs trente ans plus tôt, lors de sa première grossesse, quand elle se lia d’amitié avec la plus solitaire de ses voisines, Sachiko, une jeune veuve qui élevait seule sa fille. Au fil des discussions, l’écrivaine remarque une certaine discordance dans les souvenirs de sa mère… les fantômes de son passé semblent toujours là - silencieux, mais tenaces.

    Lumière pâle sur les collines, drame japonais de Kei Ishikawa
    avec Suzu Hirose, Fumi Nikaidô, Yoh Yoshida, 2025, 123 mn

    Titre original : Tōi Yama-nami No Hikari
    D’après le roman de Kazuo Ishiguro
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1626
    https://metrofilms.com/film/pale-view-of-hills-a

    Voir aussi : "6 jours ce printemps là"

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  • Zeland of the rock

    Diablement séduisant cet album des BB & The Bullets, tout comme l’illustration de l’album, simple, colorée et efficace. L’opus High Tide se compose de sept morceaux originaux et de cinq reprises de classiques du blues. : "Nous avons inclus des reprises de blues car nous voulions nous imposer comme un groupe de blues contemporain, capable de nous intégrer facilement à un festival ou à un concert aux côtés de groupes de blues modernes comme Joe Bonamassa et Eric Gayles", explique le leader du groupe.

    L’efficacité justement de High Tide frappe aux oreilles dès le premier morceau de Brian Baker et ses amis. Avec Something In The Water, nous sommes dans un rock de bon aloi, serti de perles blues, y compris dans l’esprit (Born Under A Bad Sign).  

    BB & The Bullets ne nous vient pourtant pas des États-Unis mais de Nouvelle Zélande. Aucune importance, tant le trio a intégré l’ADN l’esprit du sud américain (High Tide). On sent que le groupe mené par Brian Baker s’arrache dans un album produit avec soin et semblant intemporel (I Can Tell).

    Sacrément culottés

    Le plaisir est manifeste dans cet album blues rock (Walking The Dog, Letting Go), par ailleurs d’une belle énergie (Little Fischies ou le formidable Brian’s Boogie). Tout cela sent la bonne cuisine à l’ancienne, sans conservateurs ni additifs… ni surtout instruments électroniques et autres ordis.

    Sacrément culottés, les BB & The Bullets proposent une reprise très rock du tube I Want You de John Lennon Paul McCartney, un titre écrit pour l’album Abbey Road des Beatles. Une jolie surprise.

    L’esprit pop n’est finalement jamais très loin dans cet album à la production bien soignée (The Thrill Is Gone), se terminant avec un Big Boot Running en forme de signature venue tout droit de l’autre côté de la planète. Comme quoi, l’avenir du rock peut aussi venir d’au-delà des États-Unis. 

    BB & The Bullets, High Tide, Nixon Street Recordings/Dixiefrog, 2025
    https://www.facebook.com/bbandthebullets
    https://www.instagram.com/bb_and_the_bullets
    https://linktr.ee/bbandthebullets

    Voir aussi : "Une Altiera bien corsée"
    "Dahlia colorée"

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