Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Nouvelles et textes courts

  • Rien de nouveau sous le soleil

    Pin it!

    51TS7qGqz3L._SX298_BO1,204,203,200_.jpgVous les connaissez ces ritournelles : "Les temps ont bien changé", "les enfants ne respectent plus rien, pas même l'école", "tout va trop vite de nos jours", "on était bien plus heureux autrefois", "le niveau scolaire baisse", "à cause des étrangers, on n'est plus chez nous"... Ce sont ces discours et ces commentaires courants qui sont évoqués dans le court ouvrage Rien de Nouveau sous le Soleil (Nihil novi sub sole), à travers des textes... vieux de 2000 ans.

    En préface de ce mélange, Michel Marcheteau rappelle en avant-propos que l'insécurité ou la circulation dans les villes, la violence des jeunes gens, les problèmes scolaires (la méthode globale par exemple !), la corruption des hommes politiques, le problème de la Palestine et du Moyen-Orient, les catastrophes naturelles, la dégradation des mœurs, la destruction de la nature ou le... hooliganisme avaient déjà été stigmatisés par de nombreux auteurs latins.

    Rien de Nouveau sous le Soleil présente une sélection de textes (avec leur version originale en latin) de quelques-uns de ces écrivains : Plaute, Cicéron, Quintilien, Tacite, Apulée, Juvénal, Salluste, Ovide,  Tibulle et Sénèque.

    Une manière passionnante de se replonger en douceur dans la langue et la civilisation latine, tout en nous faisant une jolie leçon de relativisme : "Ce petit ouvrage remet ainsi à leur place les enthousiasmes excessifs et les pessimismes exagérés...  Il constitue un antidote à la fois à l’utopie et au catastrophisme qui peuvent nous aveugler sur la réalité de notre époque et le devenir de nos sociétés."  

    Rien de Nouveau sous le Soleil (Nihil novi sub sole), éd. Pocket, 2006, 143 p. 

     

  • Celia Green, une dissidente universitaire

    Pin it!

    celia-green.jpgCelia Green est née à Londres en 1935. Elle est une figure à part dans le milieu universitaire en raison de ses travaux avant-gardistes en philosophie et psychologie.

    Pionnière dans ses recherches sur les phénomènes de perception, comme les rêves lucides ou les expériences de mort imminente, on lui doit notamment The Human Evasion (1969), Letters from Exile (2004)  mais aussi ses aphorismes.

    Profondément sceptique, attachée à l’individualisme, à la royauté et à la place de l’hérédité, Celia Green est critique sur la place accordée par la plupart des hommes aux activités triviales (nourriture, sexualité, activités quotidiennes), au détriment des interrogations sur des problèmes à résoudre ou sur les grandes questions philosophiques et scientifiques.

    Elle ne cache pas non plus ses réticences à l’égard du féminisme, notamment dans un de ses aphorismes célèbres : "Si vous pensez aux femmes comme être humain, elles sont exaspérantes en raison de leur faiblesse incroyable ; bien sûr, c’est très bien si vous n’avez pas à les considérer comme des êtres humains du tout" (The Decline and Fall of Science). 

    Ce qu'elle a pu écrire :

    "La plupart des recherches faites ont été déterminées par l'exigence qu'elles doivent, d'une manière assez évidente et prévisible, renforcer les théories approuvées ou à la mode."

    "L'étonnement est la seule émotion réaliste."

    "Justice sociale : expression de la haine universelle."

    "La chose la plus remarquable à propos de l'esprit humain est la gamme de ses limitations."

    La société est un mécanisme d'autorégulation pour empêcher l'accomplissement de chacun de ses membres."

    "Lorsque quelqu'un dit que ses conclusions sont objectives, il signifie qu'elles sont basées sur des préjugés que beaucoup d'autres personnes partagent."

    "Dans une autocratie, une seule personne agit à sa façon; dans une aristocratie quelques personnes agissent à leur manière ; dans une démocratie, personne ne suit son propre chemin."

    "Démocratie : tout le monde doit avoir une chance égale d'entraver tout le monde."

    "Les personnes pratiquant une religion sont une insulte à l’univers."

    "La race humaine en sait assez sur la réflexion pour l’entraver."

    "Une des plus grandes superstitions de notre temps est la croyance qu'il n'y en a pas."

    "La seule chose importante à réaliser sur l'histoire, c'est que tout a eu lieu dans les cinq dernières minutes."

    "Je ne peux pas écrire de longs livres ; je laisse cela à ceux qui n'ont rien à dire."

    http://www.celiagreen.com
    http://celiagreen.blogspot.fr

  • George Eliot, une femme libre sous le règne rigide de Victoria

    Pin it!

    george-eliot.jpgGeorge Eliot (1819-1880), de son vrai nom Mary Anne Evans, est un auteur britannique du mouvement victorien.

    Issue d’un milieu modeste, elle doit vivre avec la rigidité de la société anglaise, aux couches sociales très hiérarchisées. Elle y résiste grâce à l’école, à la découverte des arts et de la philosophie, aux voyages en Europe mais aussi aux relations considérées comme scandaleuses qu’elle entretient avec le philosophe et journaliste George Henry Lewes. Cette union libre et affichée est mal perçue et oblige la jeune femme à se tenir à l’écart de la société londonienne.

    À l’âge de 37 ans, elle écrit son premier ouvrage, Amos Barton, le premier volet des Scènes de la Vie du Clergé. Elle choisit un pseudonyme masculin, George Eliot, afin d’être mieux perçue par les critiques. Elle révèle sa véritable identité après la parution de son roman Adame Bede qui s’avère un succès. S’ensuivent une vingtaine d’ouvrages, dont Le Moulin sur la Floss (1860) et Middlemarch (1872). Ces deux derniers livres, considérés comme ses chefs d’œuvre, impose George Eliot comme une figure majeure de la littérature victorienne. Elle y excelle dans son art du réalisme, de l’érudition, de l’humour et de l’observation psychologique.     

    Ce qu'elle a pu écrire :

    "Il n’est jamais trop tard pour devenir ce que nous aurions pu être."

    "Examinez bien vos paroles et vous trouverez que, lors même que vous n’avez aucun motif d’être faux, il est très difficile de dire l’exacte vérité."

    "Les femmes heureuses, comme les nations heureuses, n'ont pas d'histoire."

    "Elle est comme les autres femmes. Elle croit que deux et deux feront cinq si elle pleure assez longtemps et fait assez d'histoires."

    "Nos actions agissent sur nous tout autant que nous agissons sur elles."

    "Dieu nous juge tous entiers et d'un regard, et non pas comme les hommes, sur des sentiments et des actes isolés."

    "Lors même que vous n’avez aucun motif d’être faux, il est très difficile de dire l’exacte vérité."

    "Les animaux sont des amis tellement agréables - ils ne posent jamais de questions, ils ne font aucune critique."

    "Nous sommes volontiers meilleurs pour les bêtes qui nous aiment que pour les femmes qui nous aiment. Est-ce parce que les bêtes ne parlent pas ?"

    "On prend parfois comme une mauvaise habitude d'être malheureux."

    "Pour récolter plus de roses, il suffit de planter plus de rosiers." 

    "Béni soit l'homme qui, n'ayant rien à dire, s'abstient d'en administrer la preuve en paroles !"

    "Je ne nie pas que les femmes soient stupides ; Dieu Tout Puissant les fit l’égal des hommes."

    "Nos actions sont comme nos enfants, qui vivent et agissent en dehors de notre propre volonté."

    "Une différence de goût en matière de plaisanteries gâte l’amitié." 

    "Une erreur vigoureuse et vigoureusement cultivée entretient du moins les germes de la vérité."