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Bla Bla Blog

  • Les aventures de l’art contemporain

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    La série web est un genre en plein développement. La FRAC Aquitaine s’en est emparée pour proposer une websérie consacrée à l’art contemporain, La Conquête de l’Art.

    Trois épisodes de trois à quatre minutes, basés sur les collections de la vénérable institution régionale, répondent à ces questions : faut-il être cultivé pour apprécier une œuvre d’art ? Une œuvre d’art doit-elle être belle ? Faire de l’art demande-t-il du travail ?

    Le but affiché par la FRAC Aquitaine est de s’attaquer aux poncifs sur l’art contemporain et de parler des œuvres emblématiques de l’art moderne et classique.

    La FRAC Aquitaine se fait médiatrice culturelle et vise un large public. La websérie est destiné autant à être vue sur tous les écrans, seul ou en famille, dans les écoles, en fac, dans les structures médico-sociales, socio-culturelles et socio-éducatives, comme par les associations culturelles et sociales. Le support animé accompagnera des expositions nomades organisées par la FRAC Aquitaine en région.

    Historiens de l'art et auteurs (Camille de Singly et Sophie Poirier), graphistes (Cizo des Requins Marteaux Éditions) et développeurs web (Matthieu Felder / Poivre vert Productions) se sont alliés pour ce projet créé avec le soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine (via le programme Aquitaine Cultures Connectées) et la DRAC Nouvelle-Aquitaine.

    La Conquête de l’Art, réalisé par Stéphane Soulié, Frac Aquitaine

  • Et au milieu coule le Rhin

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    Fleuve européen stratégique, frontière naturelle et inspirateur de contes et légendes, peu de cours d’eau se prêtent aussi bien à des histoires merveilleuses que le Rhin. Sylvain Tesson en fait le sujet de deux nouvelles dans le recueil Chronique des Bords du Rhin (éd. Le Verger).

    L’auteur du Prix Médicis 2011 Dans les Forêts de Sibérie et du plus récent Sur les chemins noirs (Gallimard), propose deux pérégrinations plus dépaysantes et aventureuses que ne le laisse à penser cette chronique (ou ces chroniques ?) sur un fleuve relativement mal connu dans notre pays.

    Le premier de ces voyages, Journal d’une Fée du Rhin, s'inspire des légendes rhénanes. L’auteur donne la parole à une narratrice, une figure mythologique de ces contrées : "Je suis fille d’ici. Je suis née de la respiration du Rhin. Un feu follet qui caracolait sur la berge du vieux fleuve féconda un soir d’été une nuée blanche qui en ouatait la surface. J’ai jailli de cette noce célébrée par l’air et l’eau." La fée du Rhin parle du fleuve dont elle est l’une des gardiennes. Le lecteur est invité à laisser de côté sa raison et de retrouver son âme d’enfant crédule. Oui, les fées existent, semble nous dire Sylvain Tesson, qui use d’une langue onirique, chantante et fragile comme du cristal. Cette première nouvelle n’est pas simplement un morceau de prose poétique. Elle nous parle aussi de notre époque : des transformations du Rhin, de la modernité dévastatrice et de ses habitants intrusifs, voire criminels. Malgré cela, la fée veille sur les lieux et les hommes "en prêtresse heureuse de ce temple végétal."

    La deuxième nouvelle, Où est-elle ?, fait du Rhin le décor d’un conte tour à tour romantique, mystérieux, tragique puis grotesque. Le narrateur accepte à contrecœur d’accompagner sa petite amie en Alsace pour un périple en amoureux. Cette Lorelei fantasque, "aux yeux un peu violets", fille d’un montreur d’ours transdniestrien et d’une obscure chanteuse d’opéra tcherkesse, conduit son amant sur les rives du Rhin. Mais au cours de la promenade, la jeune femme s’évanouit. Son ami, incrédule, part à sa recherche. Bientôt, une battue est organisée : où est-elle ? Et surtout qui est-elle ? Sylvain Tesson se fait conteur féroce, dans une histoire sur la folie digne d’Edgar Allan Poe.

    La Chronique des Bords du Rhin se referme après un moment rare de dépaysement autour du Rhin que nous pensions - à tort - connaître.

    Sylvain Tesson, Chronique des Bords du Rhin, éd. Le Verger, coll. Sentinelles, 2017, 37 p.

  • Voir peut-il rendre fou ?

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    Depuis 1987, Aurélie Dubois a entamé un parcours artistique où elle explore le dessin, la photographie, la vidéo et les installations.

    Dès le départ, son travail revêtit en toile de fond l’idée d’une garde, une garde artistique. Cette idée de l’artiste de garde, définie par le psychanalyste et écrivain Daniel Androvski en 2008, habite ses créations, en résistance à l’idée qu’une oeuvre d’art serait faite pour décorer plutôt que pour donner du sens ou révéler la nature des choses.

    "Nous pouvons considérer le corps comme une partition qui dès la naissance s’exprime par des cris ; Aurélie Dubois affirme par son oeuvre que ces cris s’écrivent même si ce qui se crie ne s’écrit pas. Au pire, ça se dessine, notamment sous la forme du sexe, de la tension, du râle et de certains hurlements" analyse Daniel Androvski.

    L’exposition présentée en mars prochain à Paris, est une rétrospective de ses œuvres passées et plus récentes. L’accent est mis sur le dessin, un étage entier de l’exposition lui est consacré. C’est aussi l’occasion de découvrir ses vidéos, telles que The Corridors, court métrage sélectionné pour le festival Coté Court en 2015, Traverse Vidéo en 2016 ainsi que son dernier court métrage expérimental Amour écrit en fer.

    Le commissariat de l’exposition est confié à Paul Ardenne, écrivain et curateur indépendant. "Aurélie Dubois est une artiste multidisciplinaire. Elle cherche, avec constance, à faire se rencontrer la création et la théorie dans ses oeuvres. Ses principales interrogations plastiques sont la sexualité et les rapports femme-homme, l’indétermination, la folie, la marginalité, l’étrange. Aurélie Dubois renouvelle l’image érotique pour éveiller notre imaginaire" explique Paul Ardenne.

    La rencontre entre ces différentes oeuvres permettra de prendre la pleine mesure de la philosophie d’Aurélie Dubois, son appel à la résistance et à la vigilance, face aux dérapages de notre société contemporaine et à ses tabous. "Rester en alerte, sur le qui-vive" !

    "Je considère être une Artiste de Garde. Je suis là, tout le temps. D’être en alerte me place dans la résistance aux idées reçues et aux convenances liées au corps et à ses sexualités. Je considère que mon travail de création est lié à la trahison de l’imaginaire sexué. Pourquoi résistante? Parce qu’il me semble nécessaire de démonter les systèmes conventionnels liés aux corps, l’érotisme bas de gamme, la pornographie liée au business. Par définition je suis en guerre. Ma démarche d’artiste vient donc trahir notre mensonge. Mais quel ce mensonge? Me direz-vous? C’est ce que nous faisons et que nous ne disons pas."

    Aurélie Dubois, "Voir peut-il rendre fou ?"
    Exposition du 16 au 26 mars 2017 au 24Beaubourg
    24, rue Beaubourg 75003 Paris
    www.aurelie-dubois.com
    "Aurélie Dubois unmakes sex"

  • Marie Baraton en concert

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    Bla Bla Blog avait parlé de Marie Baraton il y a quelques jours.

    La chanteuse sera en concert au Sunset Sunside (60 rue des lombards Paris 1er), le samedi 25 février à 19 heures, pour un nouveau tour et de nouvelles chansons, avec Michel Haumont, Pierre-André Athané, Jean-My Truong et Etienne Roumanet.

    Page Facebook de Marie Baraton

     

  • Qu’avez-vous réellement vu ce soir-là ?

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    Vous connaissez sans doute cette scène finale de La Dame de Shanghai d’Orson Welles. Dans un épisode culte, l’acteur et metteur en scène se trouve avec Rita Hayworth dans une salle remplie de centaines de miroirs. Alors que les personnages se cherchent s’évitent, se toisent ou s'affrontent, les reflets se répondent à l’infini, rendant impossible la distinction de ce qui est réel et de ce qui ne l’est pas.

    Le roman d'E.O. Chirovici, Jeux de Miroirs (éd. Les Escales) est lui aussi une brillante parabole sur le thème de l’illusion, de la vérité et de la réalité, dans un thriller extrêmement brillant.

    Peter Katz, agent littéraire new-yorkais reçoit par courrier le manuscrit d’un certain Richard Flynn qui raconte son témoignage sur un fait divers survenu en 1987, 30 ans plus tôt, dans le campus de Princeton. Cette année-là, un soir de décembre, l’illustre professeur de psychologue Joseph Wieder est assassiné. Flynn, un des principaux témoins, avec son amie de l'époque Laura Baines, souhaite apporter la solution à ce crime resté sans solution. Mais le manuscrit est incomplet et s’achève avant la fin. Peter Katz, sentant le futur best-seller, essaie de contacter l’auteur, en vain car Richard Flynn vient de décéder un peu plus tôt. L’agent charge donc un journaliste, John Keller, d’enquêter sur ce crime et d’écrire la fin de l’histoire. Ce nouveau narrateur part à la recherche des témoins de cette époque et les interroge opiniâtrement, avant de laisser la main à un quatrième personnage, Roy Freeman, un policier à la retraite qui a travaillé sur ce dossier des années plus tôt.

    Le jeu de miroirs de ce polar américain, malin et qui se lit d’une traite, réside d’abord dans la manière dont les quatre narrateurs appréhendent un fait divers. La recherche de la vérité prend les allures d’un jeu de puzzle complexe. L’auteur place les dialogues, les témoignages et les interprétations au centre de ce roman policier, dans la veine des grands classiques d’Agatha Christie ou de Georges Simenon. Pas d’experts scientifiques chers à NCIS, pas de bains de sang, pas d’enquêteur blasé ou torturé, pas de courses au sensationnel : Chirovici fait dialoguer ses personnages, à la recherche de faits, d’indices discordants ou de phrases qui peuvent être lourdes de conséquences. Les témoins sont invités à se ressouvenir de ce qu’ils faisaient cette année 1987, à Princeton, et surtout ce qu’ils ont vu le soir du meurtre.

    Le bloggeur ne dévoilera évidemment pas la conclusion de cette enquête passionnante à quatre voix.

    Jeux de Miroirs est sans nul doute le grand thriller de ce début d’année et marque l’éclosion d’un auteur à suivre absolument.

    E.O. Chirovici, Jeux de Miroirs, éd. Les Escales, 315 p.

  • La la la ♫♪♫

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    C’est le succès cinéma et musical du moment : le film La La Land déverse des étoiles plein les mirettes à des millions de spectateurs et d’auditeurs. Du jamais vu depuis des années : la comédie musicale, un genre complet, difficile et ingrat que l’on disait passer de mode, revit sur grand écran grâce au réalisateur américano-canadien Damien Chazelle et ses interprètes Emma Stone et Ryan Goslin. Les comédiens forment le couple le plus glamour que l'on ait vu depuis longtemps. Il faut dire qu'ils se connaissent bien : avant La La Land, ils avaient déjà joué ensemble dans Crazy, Stupid, Love (2011) puis dans dans Gangster Squad deux années plus tard.

    La comédie musicale était réapparue épisodiquement ces dernières années, soit en reprenant des concepts qui avaient fait leur preuve (Chicago), soit en revisitant le genre, avec plus ou moins de réussite (Moulin Rouge). La La Land suit une autre voie : celui de la création originale comme de l’hommage aux grands classiques des années 30 à 50. Il y a cinq ans, c’était ainsi que Michel Hazanavicius avait écrit son chef d’œuvre The Artist, avec Ludovic Bource pour la musique.

    Pour La La Land, le compositeur Justin Hurwitz a bâti une bande originale sur mesure. Les auditeurs retrouveront l’ambiance du film, avec des morceaux déjà anthologiques, composés avec soin et interprétés avec amour par des acteurs et chanteurs inspirés.

    L’album s’ouvre par le majestueux Another Day of Sun, au souffle coloré inoubliable. Dans la grande tradition des comédies de Fred Astaire et de Gene Kelly, les chœurs deviennent des personnages et des interprètes à part entière, à l'image aussi de Someone in the Crowd. Malin et magicien, Justin Hurwitz n’imite pas, pas plus qu’il n’est dans l’hommage transit du répertoire chrooner des années 50 (A Lovely Night). Le musicien va naturellement piocher du côté du jazz (Mia & Sebastian’s Theme, Summer Montage / Madeline), du free jazz (Herman’s Habit), mais aussi du classique (Planetarium) et de la pop. Ainsi, ne peut-on pas voir dans City Of Stars un peu de Coldplay et leur tube A Sky Full Of Stars. John Legend, dans un second rôle notable, propose un titre pop-rock avec Start a Fire, une parenthèse plus contemporaine mais moins convaincante.

    La La Land est une pure merveille musicale et assurément déjà un classique, aux mélodies entêtantes (Engagement Party) et qui vous redonnent le smile : "Ba da da… I think about that day / I let him at a Greyhound Station / West of Santa Fé / We were seventeen, but he was sweet and it was true / Still I did what I had to do / Cause I just knew..." ♫♪♫ La la la...

    Justin Hurwitz, La La Land, Interscope Records, 2017

  • Décalée

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    Voilà une bande dessinée de salubrité publique, qui cache derrière son tire a priori anodin, La Différence invisible (éd. Delcourt/Mirages), une affection médicale peu connue autant qu’un fait de société.

    Sous forme d’une autobiographie graphique, Mademoiselle Caroline entreprend de raconter à travers son double Marguerite, 27 ans, sa difficulté à mener une vie paisible, à vivre parmi les autres, à travailler ou à s’engager sentimentalement avec son petit ami.

    Sans cesse décalée, angoissée et incapable de maîtriser certains codes sociaux, la jeune femme s’aperçoit qu’elle est atteinte du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme qui la handicape. Cette nouvelle marque le début d’une découverte d’elle-même mais aussi d’une nouvelle vie sociale qui ne pas aller sans déconvenue. Ce processus passera par des rencontres, par un blog (www.mademoisellecaroline.com) mais aussi par cette BD, La Différence invisible.

    On peut être reconnaissant aux deux auteurs, Mademoiselle Caroline au scénario et Julie Dachez au dessin, d’avoir su intelligemment mettre sur le devant de la scène l’autisme. Affection peu connue et comme invisible – surtout chez les femmes –, le syndrome d’Asperger est mal traité en France faisant de notre pays un exemple à ne pas suivre (l’HAS a désavoué en 2012 la psychanalyse dans son approche de cette forme d’autisme). Ajoutons que deux spécialistes, Carole Tardif et Bruno Gepner, préfacent ce livre.

    Touchante, élégante et revigorante autofiction graphique, Mademoiselle Caroline et Julie Dachez apportent avec La Différence invisible une contribution précieuse pour parler des personnes victimes de ce syndrome : voilà une bande dessinée de salubrité publique que tous les politiques et autres décideurs publics devraient avoir dans leur bibliothèque.

    Mademoiselle Caroline et Julie Dachez, La Différence invisible,
    préface de Carole Tardif et Bruno Gepner, éd. Delcourt/Mirages, 200 p.

    www.mademoisellecaroline.com

     

  • Tout ce que tu as toujours voulu savoir sur les extraterrestres...

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    andré brach,aurélien debat,extraterrestre,orléans,loiretC’est un ouvrage diablement malin que nous propose André Brack, exobiologiste au CNRS et auteur de plusieurs ouvrages pour adultes sur la vie extraterrestre. Ce sujet, dont il est spécialiste, le chercheur a choisi de le vulgariser à destination des enfants. Découvrir la Vie extraterrestre (éd. Le Pommier), illustré par Aurélien Débat, est un attrayant et passionnant voyage dans l’espace et dans l’histoire de la vie.

    Nicolas et Julie se disputent au sujet de l’existence ou non des petits hommes verts. Leur maman décide de les emmener à Orléans assister à une conférence du professeur André Carb. Les lecteurs attentifs remarqueront que ce nom est, à une lettre près, l’anagramme d’André Brack qui a fondé en 2011 le Réseau européen d’exobiologie à… Orléans.

    Voilà donc nos deux bambins initiés grâce à un cours particulier aux mystères de l’espace, de la vie et de l’exobiologie : sur quelles planètes peut-on trouver la vie ? Qu’a-ton trouvé sur la planète Mars ? Quels sont les éléments indispensables à la vie ? La terre a-t-elle été visitée par des aliens ? S’ils existent, à quoi ressembleraient-ils ? Comment communiquer avec eux ?  Que recherchent les exobiologistes dans les laboratoires ? Ce sont autant de questions auxquelles répond le professeur Carb, avec précision, concision, mais aussi bienveillance.

    Découvrir la Vie extraterrestre se termine par quelques pages d’annexes constituées d’informations, de définitions, d’une bibliographie sommaire et de jeux pour en savoir plus sur les extraterrestres.

    André Brack, Découvrir la Vie extraterrestre, illustré par Aurélien Débat, éd. Le Pommier, coll. Les Minipommes, 2016, 61 p.
    Public visé : enfants de 9 à 12 ans (cycle 3 et début collège)
    www.aureliendebat.fr

  • La culture est bien trop grande pour tenir toute entière dans un ministère

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    Bla Bla Blog, qui s'est lancé dans un dossier Présidentielles vu sous l'angle des arts et de la culture, ne peut que souscrire à l'initiative de la Fondation CulturaLa fondation de la célèbre chaîne de distribution de produits culturels a choisi d'interpeller les candidats à l’élection présidentielle afin que la culture prenne sa place dans les débats politiques.

    La campagne électorale en France bat son plein. Les postulants à l’Élysée ont leur mot à dire sur beaucoup de sujets : l'économie, le chômage, le code du travail, l'insécurité, le terrorisme, l'Europe (un peu), l'immigration (beaucoup), voire même depuis ce week-end... la colonisation. Mais singulièrement rien ou presque sur la culture, pourtant omniprésente dans notre vie de tous les jours, en plus d'être une force économique indéniable et pourvoyeuse d'emplois .

    Pour la Fondation Cultura, la culture est un levier de cohésion sociale et d’épanouissement. Elle souhaite sensibiliser sur des questions comme l’accès à la culture, sur son universalité. La culture pour tous permettrait certainement d’apporter beaucoup de réponses aux maux de notre société. C'est pourquoi, la Fondation Cultura lance une campagne de sensibilisation afin que les s'emparent de ce sujet au plus vite.

    Depuis le 23 janvier, une campagne d'affichage, conçue par Thomas Birch et Bruno Delhomme de l’agence StJohn’s est déployée dans toute la France, avec le soutien de JCDecaux. Des aphorismes imprimés sur des affiches posées sur des panneaux électoraux permettent d’aborder toutes ces questions.

    Une initiative à laquelle Bla Bla Blog adhère à 100 %. 

    Fondation Cultura
    http://stjohns.fr
    http://www.jcdecaux.fr
    Présidentielle 2017 : contrairement à la finance, la culture enrichit tout le monde

  • Mon rendez-vous avec Marie Baraton

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    Marie Baraton fait partie des nouvelles venues dans le pays musical français. La chanteuse a sorti il y a quelques mois son deuxième album Ma Folie aime. La justesse de la musicienne, accompagnée de ses complices Pierre-André Athané et Michel Haumont, l'efficacité mélodique, les textes travaillés avec soin et le choix de l'acoustique conduisent l'auditeur vers un univers immédiatement attachant.

    Les influences de Marie Baraton sont à chercher du côté du jazz manouche (Mon rendez-vous), du tango (Tango gris), de la comptine (Les étoiles te disent bonne nuit) mais aussi du répertoire classique, avec Épilogue, une courte pièce de musique de chambre qui vient clore l'album. L'auditeur pourra aussi trouver l'influence d'une autre chanteuse, Enzo Enzo: la voix chaleureuse et sans fioritures, le timbre clair et un univers où la chanson française (celle de Barbara, de Jacques Brel, de Sanseverino ou de Jeanne Cherhal) se marie au poil avec le swing.

    Marie Baraton frappe fort dès l'ouverture de Ma Folie aime avec Dénoués, une déchirante complainte sur la séparation et sur la perte : "Qui fera danser ta guitare / Donnera sa vie à mon piano ? / Tout part à l'envers / Ma plume en hiver / Sable et désert." À ce chant du départ, "l'éphémère de nos vies", semble répondre l'invitation à demeurer Rien d'autre que nous mêmes. Avec un peu d'attention, certains pourront remarquer la patte du compositeur Pierre-André Athané : "Et comme de nos liens de nos haines / Nous voudrions nous arracher / De ces routines qui nous enchaînent / A nos cages les mains liées / Que sommes-nous devenus mon frère / Où est ce paradis perdu ?" Ces paradis perdus renvoient au titre d'une pièce contemporaine de ce musicien (Paradis perdu, 2011).

    Petit Matin parle lui aussi de ces paradis perdus, ceux de l'enfance. Sans esbroufe, avec nostalgie et une retenue bienvenue, Marie Baraton trace, dans la même veine que Barbara, l'hommage le plus beau qui soit à sa mère : "Vous êtes ma mère / Ma tendre lumière / Sans nous deux que serions-nous ? / Belle ombre sereine / Ma paisible mère." Une jolie déclaration sur l'enfance à laquelle pourrait répondre la délicate berceuse, Les étoiles te disent bonne nuit, qu'une maman chanterait à sa fille, le soir : "Doucement, doucement / Si tu ne fais pas de bruit / Tu entendrais les étoiles te dire bonne nuit."

    Marie Baraton sait aussi être cette fille un brin canaille, capable de nous entraîner dans des voyages swing. Dans Mon Rendez-vous, Marie Baraton nous prend par la main pour une balade dans Paris, aux accents manouches. Ma Folie Aime, qui donne le titre à l'album, séduira autant pour son texte finement ciselé que pour sa mélodie et sa facture jazz tzigane : "Ma folie aime l'air des comptoirs / La chaleur des sales petits bars / L'alcool qui vide les regards."

    Dans Ma Petite main, titre minimaliste et très personnel, Marie Baraton nous parle avec tendresse et philosophie de sa main gauche malformée : "Elle est comme moi dans sa lune / Ma petite main / Et quand un enfant la regarde / Les yeux ronds et le doigt pointé / Elle est toujours un peu surprise / Ma petite main / D'être un défaut où l'on s'attarde / d'être une histoire à inventer."

    L'auditeur sera sans doute frappé par le titre le plus sombre de ce deuxième album : Tu Silences. Sur un air manouche, Marie Baraton déroule en 2:37, avec concision et sur des paroles précises, la vie d'un couple, des premiers émois jusqu'aux violents déchirements : "Il gueule fort / Tu tremblotes / Il éructe / Tu pleurniches / Il accuse / Tu victimes / Il dénonce / Tu coupables / Puis il s'isole / Plus tu replies / Plus il bravache / Plus tu silences / Il joue à l'homme / Tu joues sa femme." La voix tendue comme un fil donne par moment à la chanteuse originaire de Parthenay des accents de Camille : ("Toute une vie d'amour / Toute une vie d'amour").

    Marie Baraton fait déjà parlé de ces futures grandes voix de la chanson française, comme le prouve sa place de demie-finaliste au concours Georges Moustaki en 2014 pour son premier album L'Un et l'Autre (2012). Avec Ma Folie aime, la chanteuse enfonce le clou et nous invite à la suivre pour cet attrayant rendez-vous musical.

    Marie Baraton, Ma Folie aime, Absilone/la Musique Agence, 2016
    http://www.marie-baraton.com

  • Barbara et Depardieu par Depardieu

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    Pour les malchanceux comme moi qui n’ont pas assisté au concert-hommage aux Bouffes du Nord de Gérard Depardieu, Depardieu chante Barbara (du 9 au 18 février 2017), il nous reste l’immense consolation de l’album.

    L’indicible émotion que l’on ressent à l’écoute de l’album est à la mesure de la surprise que constitue cet OVNI musical. Certes, l’acteur et la chanteuse étaient amis ; certes, les deux artistes ont été sur scène il y a trente ans dans Lili Passion ; certes, on connaît la fidélité en amitié de Depardieu (l’interprète de Cyrano a accompagné l’auteure de Göttingen pendant presque vingt ans). Mais enfin, quelle surprise que cette œuvre venue de nulle part et ce spectacle intimiste devenu disque appelé à devenir légendaire !

    La voie dépouillée s’exprime à plein et permet de redécouvrir les textes de la chanteuse. Depardieu utilise le talk-over (parlé-chanté) pour interpréter L’Aigle Noir, Dis quand reviendras-tu ?, Nantes, Le Soleil Noir ou Une petite Cantate. Pour interpréter quelques-uns des grands classiques de Barbara, Depardieu est accompagné au piano par Gérard Daguerre et par un orchestre réduit. L’acteur génial et imposant, se met à nu et délivre 14 titres poignants.

    Impossible de ne pas chavirer à l’écoute de la délicate Petite Cantate, chant d’amour autant que prière pour Barbara. L’Aigle Noir devient grâce à Gérard Depardieu un sombre et onirique joyau. Depardieu utilise toute la gamme de son talent d’acteur dans le bouleversant Nantes, conté sans pathos plus que chanté : "Au chemin qui longe la mer / A l’ombre du jardin de pierres / Je l’ai couché dessous les roses / Je crois que tranquille il repose / Mon père." Dans ses quatorze titres, l’auditeur découvrira À force de, une œuvre de son fils disparu Guillaume Depardieu : "Je t’ai perdu / Maintenant libre de toi, c’est là que tu me manques."

    Œuvre miraculeuse et improbable, Depardieu chante Barbara aurait pu être celle d’un éléphant dans un magasin de porcelaine ; c’était sans compter l’audace et le génie de Gérard Depardieu. L'hommage d'un géant pour la longue dame brune.

    Depardieu chante Barbara, avec Gérard Daguerre, Because Music, 2017

  • Le vieil homme et la mort

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    jérôme paillatLes premières lignes l’annoncent sèchement et sans échappatoire possible : Christophe va mourir.

    De ce personnage central, que le lecteur suppose adolescent, Jérôme Paillat, l’auteur de la nouvelle Christophe est mort (éd. Edilivre), ne dit que l’essentiel : un simple prénom, quelques membres de sa famille, dont des parents déboussolés. Pour le reste, on n’en saura pas plus : ni lieu précis, ni dates, ni souvenirs évoqués, ni même explications médicales de ce qui va emporter le jeune homme.

    Ce qui intéresse Jérôme Paillat est le présent et l’inéluctable que chacun redoute, tout en espérant qu’il n’arrivera jamais : "Il allait pourtant mieux. Il fallait reprendre espoir. Les médecins, le prêtre, la famille, les amis, tous disaient la même chose : Christophe va bientôt guérir." Le jeunesse du personnage principal rend d’autant plus cruelle cette épée de Damoclès : Christophe est bien trop jeune pour mourir ("Mais si tout le monde meurt, mois je sais que c’est bientôt"), et bien trop jeune aussi pour regarder la mort en face, seul.

    Seul ? Non. Peu après l’annonce, un vieil homme apparaît mystérieusement. Qui est-il ? Fantôme, rêve éveillé, ange ou incarnation de la mort ? L’auteur ne le dit pas. Entre ces deux personnages, Christophe condamné et un vieil homme venu de l‘au-delà, un dialogue commence. L’étranger invite l’adolescent désœuvré à un cheminement stoïque vers sa mort.

    Pour raconter cette histoire simple mais tragique, Jérôme Paillat use d’une langue simple et sans pathos. Il accompagne son récit de fulgurances fantastiques, rendues d’autant plus frappantes que les parenthèses religieuses (l’homélie du prêtre par exemple) paraissent vaines, sinon dérisoires. Cela ne veut pas dire que l’au-delà ou la notion religieuse soient niés – le prénom du personnage principal nous le rappelle. Carole Galisson dit ainsi dans la préface de cette nouvelle : "Ce qu’il vit n’est pas la fin de quelque chose mais le départ vers un ailleurs plus serein."

    Jérôme Paillat, Christophe est mort, éd. Edilivre, 2016, 39 p.


     
    Pour illustrer cet article, Bla Bla Blog a choisi Dénoués de Marie Baraton, dont il sera question dans une prochaine rubrique.

  • Le Festival Télérama a le plaisir de vous annoncer la naissance de son petit dernier

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    20 ans, c’est l’âge pour le Festival Télérama de donner naissance à sa déclinaison cinéma pour jeune public : le Festival Cinéma Télérama Enfants. Il se déroulera du 15 au 28 février, en pleine période de vacances scolaires.
    Le principe est similaire à la version adulte : dans toute la France, 115 cinémas d’art proposeront une sélection des 14 meilleurs films pour enfants de l’année 2016, de Miss Peregrine et les Enfants particuliers à Ma Vie de Courgette, en passant par La Tortue rouge ou Le Garçon et la Bête.

    L’objectif affiché de ce nouvel événement, à destination de nos chères têtes blondes, est d’initier les enfants dès le plus jeune âge au cinéma – et au "bon" cinéma : "Le cinéma, d’animation ou pas, est vraiment une belle manière d’éduquer les jeunes et de leur apprendre à regarder le monde", dit à ce sujet le comédien et réalisateur Jérôme Elkaïm.  

    Au menu de cette manifestation : des découvertes, des voyages, des sensations, des frissons, du rire et des films, longs ou courts, pour tous les goûts.

    Le  Festival Cinéma Télérama Enfants permettra également de voir plusieurs créations en avant-première : La Jeune Fille et son Aigle d’Otto Bell (Grande-Bretagne, Mongolie, États-Unis, dès 12 ans, 85 mn), Anastasia de Don Bluth et Gary Goldman (États-Unis, dès 7 ans, 95 mn), Panique tous courts de Stéphane Aubier et Vincent Patar (Belgique, dès 6 ans, 45 mn) et Le Vent dans les Roseaux de Nicolas Liguori et Arnaud Demuynck (France, Belgique, Suisse, cinq courts-métrages, dès 6 ans, 65 mn). 

    Idéal pour occuper intelligemment pendant les vacances nos chers petits monstres.

    Festival Cinéma Télérama Enfants
    Du 15 au 18 février 2017, dans 115 cinémas d’art et d’essai dans toute la France
    http://www.telerama.fr/festivalenfants/2017

  • Exclusivité Bla Bla Blog : bla-bla avec Nathalie Arthaud

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    Cette chronique exclusive sur Nathalie Arthaud, la candidate Lutte Ouvrière (LO) aux Présidentielles, initie le dossier Présidentielles 2017 de Bla Bla Blog. Jusqu’en mai prochain, nous consacrerons une série d’articles sur cette élection majeure.

    Nous avons proposé à Nathalie Arthaud de se prêter à un ensemble de questions : livres ou films préférés, dernier spectacle et exposition vus, acteur et musicien préféré, etc. Elle a bien voulu nous répondre et nous parler un peu d’elle à travers ses goûts.

    Vous pouvez retrouver son questionnaire complet en bas de cette chronique, avec également la réponse in extenso à la dernière question : "Quelle politique culturelle envisagez vous de mener en cas de victoire aux Présidentielles ?"

    Candidate de Lutte Ouvrière, le parti le plus à gauche des partis de gauche, Nathalie Arthaud étonnera peu en mettant parmi ses livres – politiques – préférés Le Manifeste du Parti Communiste de Karl Marx et Friedrich Engels. Mais là où la candidate se distingue c’est a priori son goût pour la littérature américaine, avec La Route de la Liberté d’Howard Fast, son autre livre de chevet. Roman historique d’un écrivain américain engagé et communiste attaqué par la commission McCarthy durant les années 50, La Route de la Liberté traite de l’émancipation afro-américaine au temps de la guerre de sécession. Le thème de discrimination raciale aux Etats-Unis est un thème qui lui tient à cœur.  Tracy Chevalier figure également parmi ses auteurs fétiches. Tracy Chevalier s’est spécialisée dans le roman historique, avec notamment son ouvrage le plus connu, La Fille à la Perle, adaptée avec succès au cinéma, avec Scarlett Johannsson dans le rôle titre.

    Deux longs-métrages récents ont été cités à la question sur les films vus au cinéma. Il s’agit de Divines, tout d’abord, une histoire d’émancipations de filles habitant un quartier défavorisé. Le second est Sully, un brillant biopic de Clint Eastwood, avec Tom Hanks, retrace l’histoire vraie d’un héros ordinaire, le pilote de ligne Chesley Sullenberger.

    Pour trouver l’acteur et l’actrice favoris de la candidate LO, il faut chercher non pas en France ou aux États-Unis, mais du côté de la Finlande, avec Mads Mikkelsen (Pusher, Casino Royale, La Chasse ou Michael Kohlhaas) ou de l’Iran, avec Golshifteh Farahani (À propos d’Elly, Poulet aux prunes ou Si tu meurs, je te tue de Golshifteh Farahani). Côté metteur en scène préféré, Nathalie Arthaud nomme Quentin Tarantino.

    nathalie arthaudBla Bla Blog a interrogé la candidate sur sa série préférée. On aurait pu penser que la représentante de Lutte Ouvrière aurait parlé de House of Cards, cruel tableau de la politique et de son cynisme. Mais non : c’est Treme, de David Simon et Eric Overmyer, qui est citée, une série engagée et sociale qui se passe à la Nouvelle-Orléans après le passage de l'ouragan Katrina.

    Côté musical, Nathalie Arthaud fait preuve d’un bel éclectisme : variétés, musiques du monde et rock. Mais aussi pop et jazz avec Amy Winehouse, citée comme musicienne favorite.

    Sur Bla Bla Blog, nous parlons régulièrement d’expositions et de musées. Des questions étaient donc posées sur ce sujet. Parmi les peintres admirés par la candidate LO figurent en bonne place les fauves et Géricault, le peintre du Radeau de la Méduse. La dernière exposition vue par Nathalie Arthaud a été un événement proposé par le Musée du Quai Branly : Chtchoukine - The Color Line, un "hommage aux artistes et penseurs africains-américains qui ont contribué, durant près d’un siècle et demi de luttes, à estomper cette "ligne de couleur" discriminatoire."

    Nous avons interrogé Nathalie Arthaud sur les spectacles vus. Elle nous a cité un opéra, bien loin du cliché que l’on pourrait se faire d’une candidate située à gauche de la gauche : Les Contes d’Hoffmann d’Offenbach. Nous supposons à Bla Bla Blog que Nathalie Arthaud fait ici référence à la récente production à l’opéra Bastille, avec Philippe Jordan à la direction et Robert Carsen à la mise en scène.

    Le questionnaire interrogeait la candidate sur ses lectures de magazine : "Aucun d’exclusivement culturel" nous a-t-elle répondu. Quant à ses pratiques d’un art, la candidate à la présidentielle a eu cette réponse élégante : "Mis à part l’art oratoire, aucun."

    Le questionnaire complet de Bla Bla Blog, avec les réponses de Nathalie Arthaud

    Quel est votre livre préféré ?

    Politique : Karl Marx et Friedrich Engels, Le Manifeste du parti communiste

    Roman : La route de la liberté, Howard Fast

    Quel est votre auteur fétiche ?

    Tracy Chevalier

    Quel film avez‐vous récemment vu au cinéma ?

    Divines - Sully

    Quel est votre acteur ou actrice favori ?

    Mads Mikkelsen - Golshifteh Farahani

    Quel metteur en scène admirez‐vous ?

    Tarantino

    Quelle série suivez‐vous assidûment en ce moment ?

    Treme de David Simon et Eric Overmyer

    Quel est votre style de musiques favori ?

    Variétés, musique du monde, Rock

    Quel est votre compositeur, musicien et/ou chanteur favori ?

    Amy Winehouse

    Quel est votre peintre favori ?

    Les fauves/ Gericault

    Quelle est la dernière exposition que vous ayez vue ?

    Chtchoukine - The Color Line (Musée du Quai Branly)

    Quelle est la dernière pièce de théâtre ou spectacle que vous ayez vue?

    Opéra : Les contes d’Hoffmann

    Quel journal et/ou magazine lisez‐vous régulièrement ?

    Aucun d’exclusivement culturel

    Pratiquez-vous vous‐même un art ?

    Mis à part l’art oratoire, aucun

    Quelle politique culturelle envisagez vous de mener en cas de victoire aux Présidentielles ?

    La culture, dans notre société, reste le privilège des classes aisées de la population, ce que je déplore.

    Une véritable politique culturelle devrait commencer dès l’école. Cela est indispensable pour les enfants issus de milieux populaires dont les parents n’ont pas la possibilité ni les moyens financiers de leur offrir une ouverture sur le monde, et sur la culture en général. Pour cela, il faudrait rompre avec la politique actuelle des gouvernements qui réduisent des postes d’enseignants et supprime les matières considérées comme accessoires.

    L’État devrait aussi encourager toutes les initiatives locales et régionales en faveur de la culture, que ce soit en développant les bibliothèques, l’éveil à la culture scientifique, l’accès à des salles de cinéma ou de théâtre à des prix abordables pour une famille ouvrière, la mise à disposition de locaux dans les communes permettant à chacun de s’initier à la création culturelle. Or, sous prétexte e la crise, il se désengage aussi du domaine culturel comme de tous les services publics, laissant les collectivités locales faire ce qu’elles peuvent avec leurs moyens en baisse.

    http://www.nathalie-arthaud.info

    https://www.lutte-ouvriere.org