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Bla Bla Blog

  • Palimpseste électronique

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    Bla Bla Blog n’est pas fermé aux découvertes, loin de là. Habituellement, en musique, c’est la pop, le rock et la chanson française qui sont mis à l’honneur. Une fois n’est pas coutume, Bla Bla Blog a choisi de faire un focus sur l’électro pure, avec Mardy, artiste nantais qui se décrit lui-même comme "mouvant et polymorphe."

    Écouter Palimpseste, son premier album publié en ligne, c’est faire un grand plongeon dans l’électro pure, aujourd’hui largement utilisée et déclinée. Mardy revient en quelque sorte aux sources de cette musique longtemps dénigrée et encore aujourd’hui considérée avec méfiance – sauf quand elle ne s’invite pas à plus ou moins petite dose dans la variété française et internationale.

    Arrêtons-nous sur le titre de cet album : le palimpseste désignait à l’époque médiévale ces manuscrits constitués à partir de manuscrits plus anciens et dont on avait préalablement effacé le texte afin de les réutiliser. Comme quoi, le recyclage reste une très longue et très vieille histoire. En utilisant ce terme de palimpseste, Mardy rappelle que l’électronique n’est jamais que la réutilisation de sons et de boucles agencées afin d’en faire des créations originales. L’auditeur retrouvera ainsi dans Angle ce travail d’échantillonnages, proposant une musique répétitive (au sens noble du terme), envoûtante et susceptible de faire danser les clubs les plus hypes de la planète.

    Les influences de Mardy sont à chercher du côté de l’électro minimale allemande de Cologne, comme il le rappelle lui-même.

    Le musicien ouvre les vannes et déploie de longues plages architecturales de près de sept minutes (Verticale). Cela donne un titre aérien et fantasmagorique, comme peut l’être, à sa manière, Lyoveldio, plus surnaturel, voire "extraterrestre" dans sa facture. Panorama adopte un style un peu plus pop psychédélique, que l’on dirait venu tout droit de la fin des années 70 et du début des années 80.

    Mardy fait le choix de ne pas laisser les instruments envahir à outrance ses compositions. Ils se placent de manière harmonieuse, à l’exemple du titre Panorama ou du lunaire et cinématographique Ork, qui clôture Palimpseste.

    Mardy, musicien de la scène électro prolifique, est à suivre sur les réseaux sociaux.

    Mardy, Palimpseste, Woody records, 2016
    https://soundcloud.com/mardy_artist_music
    Page Facebook de Mardy
    https://twitter.com/Mardy_music

  • Fishbach au casting de "Vernon Subutex"

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    Fishbach a été l'artiste la plus en vue sur Bla Bla Blog en 2017. L'auteure de Mortel poursuit sa carrière, cette fois à l'écran, en frejoignant rejoint Romain Duris et Céline Salette au casting de Vernon Subutex. Dans l'adaptation du Best Seller de Virginie Despentes, eFishbach interprétera le personnage d'Anaïs.

    La série de 9 épisodes sera diffusée courant 2018 sur Canal +

    "À la merci de Fishbach"

  • L’abîme est bordé de hautes demeures

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    Le titre de cette chronique reprend l’une des phrases qui clôt le roman L’Ordre du Jour (éd. Actes Sud, prix Goncourt 2017). Sur une période historique bien connue et enseignée dans tous les lycées – l’escalade irrésistible vers la seconde guerre mondiale – le court, dense et passionnant ouvrage d’Éric Vuillard relate les faits d’armes diplomatiques, les lâchetés politiques comme les combines économiques qui ont donné quitus à Hitler et ses sbires pour avancer leurs pièces jusqu’au déclenchement du conflit planétaire en 1939.

    Le roman s’ouvre et se clôture sur les liens entre les pontes de l’industrie allemande (et ces fleurons bien connus : Krupp, BMW, Siemens, IG Farben ou Schell) et les responsables nazis pour une alliance qui se voulait gagnante-gagnante : aux uns des marchés assurés (pendant la future guerre, les entreprises alliées aux nazis bénéficieront également d’une main d’œuvre servile), aux autres un soutien financier capital, à quelques mois des élections de mars 1933 qui verront arriver Hitler à la Chancellerie.

    Cet accord faustien est le premier acte d’une sorte de partie d’échecs à l’échec européenne. La suite a lieu dans les couloirs feutrés de la diplomatie. Elle a pour enjeu l’annexion de l’Autriche à l’Allemagne. Éric Vuillard suit heure par heure les discussions, les manœuvres, les parties de poker-menteur, les mensonges, les dissimulations et surtout la lâcheté des pays occidentaux – France et Grande-Bretagne en tête – lorsque l’Anschluss de 1938 devient une réalité. Une réalité qui prend toute son apparence à la fois pathétique et cruelle lorsque l’auteur nous parle de l’invasion chaotique et picaresque de l’invasion, comme des drames humains qui se jouent en Autriche parmi la population juive. Il faut notamment lire cet ahurissant passage sur l’histoire des factures de gaz impayées à Vienne.

    Sous la plume d’Éric Vuillard, la diplomatie n’est plus qu’un jeu de dupe, une pièce de théâtre tragi-comique et surtout un instrument terrible au service d’une catastrophe humaine annoncée, et qui sera finalement validée par les accords de Munich le 29 septembre 1938. Hitler vient de gagner sa partie d’échecs. Plus rien ne pourra l’arrêter. On connaît les propos lucides d’Édouard Daladier à son retour d’Allemagne, lorsqu’à Paris une foule immense acclame le traité signé sensé sauver la paix : "Ah, les cons ! S’ils savaient !"

    Éric Vuillard, L’Ordre du Jour, éd. Actes Sud, 150 p. 2017

  • Accords célestes avec Mehari

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    Mehari est le nom bien français choisi par un duo toulousain qui s’était fait connaître en 2013 avec leur premier EP Red Moon – et avant une reprise remarquée du sulfureux Lover’s Cave d’Is Tropical. Mehari, donc, comme la mythique Citroën, familière des vacanciers, aventuriers et autres baroudeurs. Et il est vrai que ce nom n’est pas mal trouvé pour un groupe aux accents électroniques et célestes qui invite au voyage.

    Dans leur deuxième EP, All This Time, constitué de trois titres dans deux versions, Pierre-Henri Izambert and Matthieu Hernandez vont chercher leurs influences assez loin, dans le rock électronique des années 70 qui découvrait toutes les possibilités du synthétiseur. Mehari revendique ses influences chez Giorgio Moroder, Pink Floyd mais aussi, plus près de chez nous, Air.

    Après un titre pop et ascendant, All This Time, Breathe a le souffle de ces morceaux pop et planants qui nous amènent dans la pop des années 80 de Vangelis ou Jean-Michel Jarre. Le troisième morceau, Long Way Home, est un beau et long voyage céleste, à la fois spatial et temporel. On y trouvera les couleurs de la new age, lorsque Brian Eno collaborait avec David Bowie pour la Trilogie berlinoise.

    Le duo toulousain offre une palette chaleureuse de sons, de rythmes et de trouvailles musicales d’une rare élégance. Après de convaincants premiers singles, Les Toulousains pourraient bien transformer l’essai dans les prochaines années. Signe des temps, Mehari travaille sur un premier album, à surveiller de près.

    Mehari, All This Time, Champcaine Records, 2017
    http://champcaine.com/mehari
    https://www.facebook.com/wearemehari

  • À l’origine

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    À l’origine de la photographie, il y a le photographe. Ou la photographe. Concorde Art Gallery a décidé de mettre à l’honneur ces femmes créatrices en les exposant dans des autoportraits vivants, sensuels et dans des mises en scène particulièrement travaillées. L’exposition "Sensual self-portraits", avec Abygail Abyss, Adrienne Art, Edwige K, Patricia L.M., Nina by Carl, Jo TG, Ting Ting Sung et Umbertha, est à voir jusqu’au 3 mars 2018 au 179 boulevard Lefebvre dans le quinzième arrondissement de Paris.

    Certaines de ces artistes ont déjà été leurs propres modèles. C’est le cas d’Edwige K, d’Abygail Abyss ou de Ting-Ting Sung. Ces photographes proposent des univers, des discours ou des poses travaillés et réfléchis. Aux lieux interlopes d’Abygail Abyss répondent les corps en mouvement d’Edwige K, les manoirs abandonnés et théâtralisés d’Umbertha ou ses portraits faussement désinvoltes (et en clin d’œil aux selfies) de Ting Ting Sung.

    Dans une belle pluralité, les autoportraits de ces huit artistes font de ces photographes des modèles, des héroïnes mais aussi des investigatrices nous questionnant : "Nous sommes à l’origine de tout ce que vous voyez..." Il n’est d’ailleurs pas anodin de parler de Patricia LM, découverte par Bla Bla Blog il y a plus d’un an dans sa galerie de Concarneau, et dont le magnétique autoportrait Vol de Toison est directement inspiré de la toile de Gustave Courbet, L’Origine du Monde.

    "Sensual self-portraits", Concorde Art Gallery, jusqu’au 3 mars 2018 au 179 boulevard Lefebvre, Paris 15e
    Avec Abygail Abyss, Adrienne Art, Nina by Carl, Jo TG,
    Edwige K, Umbertha et Patricia LM
    "Bouées, sardines et jolies poupées"

    Patricia LM, Vol de toison, Digigraphie, 40/30 cm, Tirage Fine Art sur papier

    ec Abygail Abyss, Adrienne Art, Nina by Carl, Jo TG, Edwige K, Umbertha et Patricia LM

  • Nora a quelques trucs à nous dire

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    Nora Hamzawi est bien connue des familiers de Quotidien sur TMC. La chroniqueuse de Yann Barthès tient la rubrique "Nora a la réponse" dans laquelle elle répond chaque semaine aux questions candides d’enfants avec un air faussement excédé. Hier soir, la même chaîne avait eu la bonne idée de mettre à l’honneur l’humoriste et comédienne en diffusant en direct une de ses deux représentations au Casino de Paris.

    Voilà un bon moyen de découvrir Nora Hamzawi dans son dernier one-man-show. L’artiste y apparaît dans une tenue cool, tee-shirt clair, jean et basket : une tenue simple et idéale pour un spectacle mené tambour battant et sans temps mort. Nora Hamzawi reste fidèle à son personnage speed, désabusé et frôlant à de multiples reprises la crise de nerf.

    Dans son stand-up rafraîchissant et hilarant, la chroniqueuse nous parle d’un quotidien dans lequel beaucoup de nous se retrouverons : la vie en société, les soirées ratées, l’alcool, le chômage, les réseaux sociaux et surtout les relations entre hommes et femmes. Nora Hamzawi est l’humoriste sur laquelle on peut parier pour les dix ou quinze prochaines années.

    Nora Hamzawi au Casino de Paris, les 10 et 11 janvier 2018
    http://www.cheznora.fr

  • Que vaut le dernier Dan Brown ?

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    Sauf à être totalement réfractaire, lire un Dan Brown est une vraie expérience en soi. Souvent imité, jamais égalé, le romancier américain est le maître des thrillers mêlant crimes, ésotérisme, sciences, arts et religions. Son dernier roman, Origine (éd. JC Lattès), respecte ce cahier des charges. On en demande pas plus. Mais au final, que vaut le dernier opus de Dan Brown ?

    Un personnage récurrent refait son apparition dans Origine : Robert Langdon, professeur en symbologie - et immortalisé à l'écran par Tom Kanks. Notre scientifique se mue une nouvelle fois encore en détective lors d’un voyage en Espagne. Son ami et confrère Edmond Kirsh, brillant futurologue et athée convaincu, est assassiné en plein cœur du Musée Guggenheim de Bilbao alors qu’il s’apprêtait à dévoiler au monde entier les résultats de recherches révolutionnaires. Ses révélations menaçaient à ce point de défriser les religions que les regards se portent en direction d’un prélat bien installé au sommet du pouvoir espagnol. Robert Langdon n’a que quelques heures pour découvrir les secrets de son ami. Le professeur prend son son aile la sémillante Ambra Vidal, directrice du Guggenheim et future reine espagnole. Ensemble, ils partent en en direction de Barcelone grâce à l’aide de Wilson, l’assistant très particulier d’Edmond Kirsh.

    Courses poursuites, menaces d’un meurtrier insaisissable aux lourds secrets, suspects trop parfaits, neurones fonctionnant à plein : Dan Brown construit son intrigue avec le talent qu’on lui connaît. Menée tambour battant, la fuite du couple permet une visite en quatrième vitesse de l’Espagne et de la capitale catalane. Bilbao et son Guggenheim, Madrid et les palais royaux, Barcelone et les monuments de Gaudí : à coup sûr, les responsables touristiques espagnols trouveront dans ce Dan Brown un excellent objet publicitaire, comme cela l’avait été pour Paris avec le Da Vinci Code.

    Par ailleurs, comme souvent le thriller chez Dan Brown est un moyen de créer une intrigue autour de sujets a priori irréconciliables : religions et sciences, arts et techniques, informatique et symboles. Le tout avec un sens de la vulgarisation qui est à saluer.

    Soyons cependant honnête : bien que de bonne facture, Origine n’atteint pas le niveau qu’avait eu en son temps Da Vinci Code (je parle bien du livre, et non pas de sa version ciné très décevante). Il est vrai que l’on part de loin. Dans Origine, le secret découvert par Robert Langdon et Ambra Vidal pourra laisser le lecteur sur sa faim. Si surprise il y a, elle est plutôt à chercher du côté de l’une des plus belles trouvailles de l’auteur américain : cet étrange et fascinant Wilson.

    Si l’on ajoute enfin que le Dan Brown se lit d’une traite, voilà qui pourra malgré tout finir de convaincre celles et ceux à la recherche d’un bon – et intelligent – polar.

    Dan Brown, Origine, éd. JC Lattès, 2017, 566 p.
    http://danbrown.com

  • A voice is born

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    On ne compte plus les musiciens ayant réussi à se faire un nom grâce à Youtube et aux réseaux sociaux. En dévoilant, fin 2017, son premier single, Lose No Sleep, la chanteuse Abi Lomby a pour le moins suscité un rare intérêt.

    La jeune artiste a été prise sous son aile par le parolier américain LaShawn Daniels, séduit par une voix puissante et d’une rare maturité.

    Abi Lomby vit maintenant entre la France et les États-Unis et ambitionne déjà un premier album – et une carrière internationale. Un défi largement dans ses cordes.

    Abi Lomby, Lose No Sleep, InterConcerts, 2017
    https://twitter.com/AbiLomby
    https://www.facebook.com/AbiLomby

  • La vérité finit-elle toujours par triompher?

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    Le café philosophique de Montargis fixera son premier rendez-vous de l’année 2018 le Le vendredi 19 janvier à 19 heures, au café Le Belman. Le sujet du débat portera sur cette question : "La vérité finit-elle toujours par triompher?"

    Dire la vérité : voilà une injonction qui nous est familière dans les grands comme dans les petits événements de notre vie. Par définition, la vérité dévoile ce qui était caché et rend conforme le discours à la réalité. Se demander si la vérité finira par triompher serait a priori admettre qu’il existe des faits contestables, non-visibles ou qui nous sont inconnus. N’est-ce pas le rôle des sciences de dévoiler des vérités scientifiques, battant en brèche des hypothèses qui étaient considérées jusqu’alors comme irréfutables ? La vérité est-elle accessible à tous ? À quels signes peut-on reconnaître une vérité ? Comment savoir si j’ai raison ? Dire de bonne foi la vérité un jour ne peut-il pas devenir plus tard la défense d’un mensonge ? Qu’est-ce qu’une évidence ? Il pourra être question au cours de ce débat de vérité juridique, de vérité historique et des moyens de savoir si je suis dans le vrai.

    Ce sont autant de points qui pourront être débattues lors de la séance du vendredi 19 janvier 2018 , à partir de 19 heures au café Le Belman, boulevard des Belles Manières, à Montargis.

    La participation sera libre et gratuite.

    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com

  • Suprême NTM à l’affiche du 30e Festival Chorus

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    Le Festival Chorus s’apprête à fêter ses 30 ans lors de sa prochaine édition, du 2 au 8 avril 2018. Les festivaliers vont être gâtés avec la venue, le dimanche 8 avril 2018, de Suprême NTM qui viendra clôturer la 30e édition du Festival Chorus à La Seine Musicale.

    Groupe emblématique de la scène hip hop française, le Suprême NTM a marqué les années 90 et est loin d’être oublié. Après leurs 3 concerts déjà complets en mars dernier à l’Accor Hôtel Arena, ce sera la dernière occasion de voir NTM sur scène avant l’été, et ce dans une salle de 6 000 places.

    Organisée par le Département des Hauts-de-Seine du 20 au 26 novembre 2017, la 29e édition du festival Chorus a été un franc succès avec plus de 14 000 festivaliers et plus de 70 concerts proposés du lundi au dimanche à La Défense et pour la première fois à La Seine Musicale. Bla Bla Blog en avait parlé récemment.

    Son nouvel écrin à La Seine Musicale a été le théâtre d’un foisonnement de propositions artistiques fidèles à la ligne défendue par Chorus : des plateaux singuliers et audacieux ont mis en avant la diversité et le croisement des courants musicaux.

    Le public intergénérationnel, cher au festival, était au rendez-vous, et il a bénéficié d’un cadre spectaculaire. De la Grande Seine à l’Auditorium, en passant par la Grande Rue et les Studios, c’est l’ensemble de La Seine Musicale qui s’est métamorphosé par des ambiances sonores et visuelles innovantes.

    Le festival Chorus s’inscrit dans la vallée de la culture des Hauts-de-Seine : une politique culturelle en direction du plus grand nombre à travers une politique tarifaire attractive, la mise en place d’évènements, d’actions et de dispositifs pour tous les âges et tous les goûts, dont certains dédiés à la formation des spectateurs d’aujourd’hui et de demain et à l’accompagnement des talents émergents.

    www.laseinemusicale.com/fr
    "Chorus à La Défense et à La Seine Musicale"

  • Il faut capturer Mengele

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    Josef Mengele représente une figure hors du commun dans l’histoire de la Shoah. D’abord pour ses responsabilités pendant la seconde guerre mondiale : fonctionnaire nazi fanatique et zélé, il fut nommé médecin en chef à Auschwitz de 1943 à 1945, une fonction qu’il occupa en véritable docteur Mabuse, envoyant à la mort des centaines de milliers de déportés. Ensuite par la manière dont il est parvenu à disparaître de la circulation après 1945. De ce point de vue, son itinéraire de fuyard est symptomatique des lacunes de la dénazification après la seconde guerre mondiale.

    Olivier Guez raconte dans son roman historique, La disparition de Josef Mengele (éd. Grasset, Prix Renaudot 2017), le parcours clandestin de cette sinistre figure de la Shoah, des quartiers sinistres de Buenos Aires jusqu’à une ferme isolée de Nova Europa, en passant par le Paraguay de Stroessner ou l’Uruguay. C’est notamment là que Mengele épousa en 1958 en seconde noce Martha, sa propre belle-sœur.

    En véritable détective, Olivier Guez nous prend par la main pour nous entraîner sur les pas du criminel de guerre, certes condamné par contumace, mais qui réussit grâce à ses nombreux soutiens en Amérique latine comme en Europe, à échapper à ses juges. En 1956, l’ancien médecin en chef et bourreau d’Auschwitz va même pouvoir revenir en Europe quelques mois pour voir ses proches, dont son fils.

    Le lecteur découvre, effaré, une idéologie nazie bien vivace, que ce soit dans l’Argentine péroniste ou dans une RFA traumatisée mais peu encline à véritablement aider à la chasse aux criminels de guerre. En Amérique latine, les anciens fonctionnaires ou militaires du IIIe Reich peuvent trouver des soutiens ou, à tout le moins, de l’indifférence, sinon de l’indulgence.

    À partir de 1960 et l’arrestation d’Eichmann, les choses se corsent cependant pour Mengele qui s’angoisse à l’idée de tomber entre les mains du Mossad. Le nazi en fuite vit dans la peur et la paranoïa permanente, qui ne le quitteront qu’avec sa mort en 1979, au cours d’une noyade au Brésil, sur les côtes atlantiques.

    Olivier Grez signe dans avec ce roman historique un récit plus vrai que nature des trente années d’une vie clandestine, au cours de laquelle jamais Mengele ne manifestera le début d’un remord.

    Olivier Guez, La Disparition de Josef Mengele, éd. Grasset, 2017, 237 p.

  • Pour toi, mon amour, je décrocherai l’Everest

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    L’Ascension est la comédie de l’année 2017 et certainement le film qu’il faut voir cet hiver.

    Cette aventure humaine est inspirée d’une histoire vraie, celle de Nadir Dendoune, le premier franco-algérien arrivé au sommet du toit du monde (Un Tocard sur le Toit du Monde, éd. JC Lattès).

    L’Ascension, réalisé par Ludovic Bernard, avec Ahmed Sylla, Alice Belaïdi et Nicolas Wanczycki dans les rôles titres, raconte l’histoire de Samy Diakhaté. Ce néophyte d’origine sénégalaise part de la Cité des 4000 à La Courneuve pour rejoindre le Népal. Au terme d’un pari fou pour les beaux yeux de la belle Nadia, le jeune homme se lance dans l’ascension de l’Everest.

    L’an dernier, L'Ascension n’est pas passée inaperçue. Cette comédie très bien menée a reçu le grand prix du Festival international du film de comédie de l'Alpe d'Huez en 2017. Ludovic Bernard suit habilement le défi de Samy dans un environnement hostile et inédit pour le banlieusard sans expérience. Le réalisateur alterne les scènes en montagne et les réactions des proches restés en région parisienne – les parents, de Samy, Nadia, les amis, les habitants de la Courneuve et les animateurs intarissables de Radio Nova.

    L’Ascension est plus que le récit de 8848 mètres harassants à travers une nature hostile : il s’agit aussi d’un bel hommage au 93, d’une histoire d’amour naissante et d’un défi humain et sportif mené par un jeune homme à la pugnacité exceptionnelle. Impossible de rester insensible. Vraiment impossible.

    L’Ascension, de Ludovic Bernard, avec Ahmed Sylla, Alice Belaïdi, Nicolas Wanczycki,
    Kevin Razy et Waly Dia, France, 2017, 1H45, en ce moment sur Canal+


  • Écoute ce silence

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    Pour commencer cette année musicale, allons voir un peu en France, si vous le voulez bien. L’un des plus internationaux des duos a retenu notre attention. No Money Kids, comme son nom ne l’indique pas, est un groupe de la banlieue parisienne aux couleurs pop, rock et soul réjouissantes.

    Leur deuxième album Hear The Silence, tour à tour envoûtant, régressif et musclé, nous fait voyager dans une Amérique rêvée ou fantasmée. Car c’est bien de ce côté de l’Atlantique qu’il faut chercher les influences de No Money Kids.

    Qui a dit que le rock se mourrait ? Les deux Parisiens Félix Matschulat et J.M. Pelatan témoignent d’une belle vitalité autant que d’une foi de charbonnier pour ce qui se fait de mieux musicalement dans le pays de James Brown, d’Elvis ou de Nirvana. No Money Kids puise là son inspiration : la soul tout droit sortie des caveaux du Bronx (Man Down ou Take Me To Your Home), le rock rugueux à la ZZ Top (Loaded Gun, The Hangman ou Black Hole), la folk (le somptueux Hear The Silence) ou ces titres bondissants que sont Burning Game ou Easy.

    Puisque nous sommes en 2018, l’électronique est également présent (The Hangman ou Shot The Master), mais il est utilisé avec justesse et bon escient, afin de laisser les guitares se déployer avec une telle générosité que l’auditeur se prend à rêver d’écouter le groupe en concert et se laisser empoigner par les riffs de Loaded Gun, les accords irrésistibles de My Love ou les lignes mélodiques de Hear The Silence.

    Généreux, No Money Kids sait l’être dans le son comme dans les thèmes traités : l’esclavage (Shot the Master), le deuil (Man Down), la rébellion (Loaded Gun), l’amour (Take Me To Your Home) ou la séparation (Easy).

    Voilà une raison supplémentaire pour vous précipiter vers ce deuxième album, voire les écouter en live. Après plus de 60 concerts en 2017 dans l’hexagone, en Belgique et en Allemagne, No Money Kids est en effet en tournée au moins jusqu’à la fin juin

    No Money Kids, Hear The Silence, Roy, 2017
    http://www.nomoneykids.com

  • Le top 10 de Bla Bla Blog en 2017

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    198 articles ont été publiés sur Bla Bla Blog en 2017. Quels ont été les plus populaires ? Nous vous avons fait, comme pour les années 2015 et 2016, un top 10, avec quelques figures marquantes, connues ou moins connues, et surtout de jolies surprises.
    Cette chronique présente ce classement, accompagné d’une présentation, d’extraits et évidemment de liens pour lire ou relire les articles marquants de cette année.

     10  Âmes qui vivent

    Un livre et un roman pour commencer ce classement. En février dernier, nous consacrions une chronique au roman de Sabrina Philippe, Tu verras, les Âmes se retrouvent toujours quelque part (éd. Eyrolles). Près d’un an plus tard , la popularité de cet article s’est confirmée : il entre à la 10e place de notre classement.

    704390995.jpgExtrait
    "À quoi reconnaît-on un bon roman ? Sans doute à ce qu’il soit un page-turner et que chaque fin de page nous attire vers la suivante. Et à quoi reconnaît-on un excellent roman ? Sans doute à ce que sa lecture agisse en nous à la manière d’un excellent thé qui infuserait, nous rendant différent de ce que nous étions avant la lecture de la première page. Le roman de Sabrina Philippe, Tu verras, les Âmes se retrouvent toujours quelque part (éd. Eyrolles), appartient à cette seconde catégorie. L’auteure, psychologue et chroniqueuse pour la radio et télévision, signe ici un premier roman sur le thème de la rencontre d’âmes par-delà le temps, qu’elle choisit de traiter sous une forme d’un roman psychologique envoûtant.
    Tu verras, les Âmes se retrouvent toujours quelque part débute par le récit à la première personne d’une séparation cruelle. La narratrice, présentatrice de télévision (l’auteure a travaillé plusieurs années pour le petit écran), doit gérer sa vie mise sens dessus-dessous après le départ de son compagnon. Seule et minée par la dépression, elle erre telle une zombie à travers Paris et finit par tomber sur un café de l’Île Saint-Louis qui devient son havre. C’est là qu’elle tombe sur une femme plus âgée qu’elle, une ancienne journaliste et écrivain, une habituée "aux yeux clairs" et à "l’intelligence tourmentée". Entre les deux, une conversation s’engage..."
    La suite ici...

     9  Dans les villes de grande solitude

    Fanny de la Roncière est une des belles découvertes de Bla Bla Blog. La voir dans ce classement 2017 est une vraie satisfaction, autant qu’un indice de son incontestable talent. La chronique de Bla Bla Blog qui lui était consacrée en mars dernier présente une œuvre et une artiste attachantes.

    1100194762.jpgExtrait
    "Bien entendu, Fanny de la Roncière ce sont d'abord ces petites nanas à la Pénélope Bagieu, que ce soit cette Bretonne joyeusement déshabillée sous une pluie iroise, ces bandes de copines désœuvrées ou bien ces trentenaires nonchalantes croquées avec humour. Tous ces personnages tendres et attachants sont à découvrir sur le site de l'artiste.
    Mais Fanny de la Roncière excelle surtout dans un autre genre, tout aussi graphique mais dans un style diamétralement opposé : les villes.
    Les cités que l’artiste "arrache" à son imagination ne sont pas de simples collages comme le spectateur pourrait le penser de prime abord. Fanny de la Roncière utilise des techniques mixtes où intervient une part de hasard…
    "
    La suite ici…

     8  La vie sexuelle de Laura L.

    Chaud les bananas… En huitième position, Laura Lambrusco est parvenu à tirer son épingle du jeu, grâce à son roman d’une belle facture, Comment j’ai raté ma Vie sexuelle (éd. Act). Comme quoi, l’audace peut payer. Un livre drôle et percutant à découvrir absolument.

    997818073.jpgExtrait
    "Récit, roman, ou autofiction ? La catégorie du livre de Laura Lambrusco, Comment j’ai raté ma Vie sexuelle (éd. Act), importe sans doute moins que la facture décomplexée d’un ouvrage à la langue aussi verte qu’un gazon irlandais et aussi pétillant qu'un verre de lambrusco.
    En 14 chapitres, cette auteure qui n’a pas froid aux yeux dévoile tout de ses frasques amoureuses, de ses parties de jambes en l’air et de sa vie sociale régie par les petits boulots, les fins de mois difficiles et les amants et maîtresses de passage.
    A l’instar de Catherine Millet (
    La Vie sexuelle de Catherine M.), mais avec plus de légèreté et de verve, Laura L. ne cache rien du sexe dont elle a exploré les moindres recoins, dans toutes les positions et avec à peu près n’importe qui. Voilà qui fait d’elle quelqu’un de tout indiqué pour nous parler "sérieusement" du sujet le plus universel, le plus partagé mais aussi le plus caché : "La baise, l’amour, les pratiques bizarres, l’exclusivité sexuelle dans le couple, la bisexualité, l’homosexualité, la beauté, la branlette, l’enculage, le cocufiage, le mariage, les gosses, le boulot, les boîtes à partouze… et encore tout un tas de questions qui font chier, au fond, parce qu’elles dérangent l’ordre social plus que nous-mêmes"..."
    La suite ici…

     7  Nathalie Cougny, en adoration

    En 2016, nous avions découvert la romancière, peintre et femme engagée Nathalie Cougny. Et elle avait fait partie du top 10. Et elle était, également à une très belle septième place. Nous la retrouvons cette année, presque sans surprise, bien placée dans notre classement pour son recueil de poésie, Adoration (Mon petit éditeur). Il faut ajouter que l’année 2017 a été riche pour cette singulière artiste. Ajoutons que la chronique qui la place aussi bien a été aussi l’une des dernières publiées par Bla Bla Blog.

    couv jpeg.jpgExtrait
    "Sur Bla Bla Blog, nous adorons Nathalie Cougny pour des tas de raisons : son caractère entier, son opiniâtreté, son engagement auprès de causes qui lui tiennent à cœur (le féminisme et la protection de l’enfance) mais aussi et surtout son travail d’artiste se jouant des barrières et des étiquettes. N’avait-elle pas présenté au Julia (Paris 3e) en décembre 2015 son roman Amour et Confusions… (éd. Sudarènes) dans le cadre d’une exposition de peintures et de photos, au cours de laquelle étaient accrochée ses propres toiles ? Plus récemment, c’est le théâtre que l’artiste a choisi d’investir, à travers Sex&love.com, une pièce abrupte et sincère – sur l’amour et les femmes, toujours.
    Nathalie Cougny est entière, sincère et sans artifice. La poésie tient pour cette raison une place essentielle dans sa vie comme dans son œuvre. Mais il s’agit d’une poésie proche de nous, sensuelle et au plus près des corps : "
    Ma poésie traite essentiellement du sentiment amoureux. Depuis des changements importants dans ma vie personnelle, je pose des mots en musique, celle des émotions du corps et de l’âme" dit-elle au sujet de son dernier ouvrage""
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     6  Eva-Léa, la coureuse de rêves

    Une découverte musicale a singulièrement affolé les compteurs sur Bla Bla Blog. La responsable ? Eva-Léa, une chanteuse qui lançait son premier EP à la rentrée, avant une série de concerts. Ce top 10 permettra de refaire un coup de projecteur mérité et opportun sur cette musicienne prometteuse.

    1888742989.jpgExtrait 
    "Eva-Léa sort son premier EP en septembre prochain, avant une série de concerts à Paris. Qui est cette Eva-Léa ? Une fille d’ici et d’aujourd’hui qui, du haut de ses 27 ans, est bien décidée à faire une place au soleil sur la scène de la chanson française.
    Dans une pop acidulée aux délicates touches électroniques mais aussi 80’s, Eva-Léa propose six titres portés par une voix fraîche et posée avec une belle assurance.
    Dans Élégie, le premier titre que l’on pourrait qualifier d’"électro onirique", Eva-Léa ose, dans une veine gainsbourienne, une ode moderne et baudelairienne : “Le temps qui tonne et qui traîne me tue / Sous les nuages dans l’étang j’attends nue / Qu’un coup d’éclair me transforme en statue"..."
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     5  Game of Thrones pour les nuls

    C’est une demie-surprise de voir un article sur Game of Thrones. La célèbre série de HBO déboule en bonne place dans notre classement. C’est la première fois qu’une série suscite autant l’intérêt des lecteurs de Bla Bla Blog. Il est vrai que l’adaptation du cycle de romans de fantasy de GRR Martin a fait un énorme buzz mondial à l’occasion d’une septième (et avant-dernière) saison attendue par ses fans.

    2425440072.jpgExtrait 
    "Le compte à rebours a commencé pour les millions de fans de Game of Thrones. Il faudra attendre le 16 juillet 2017 pour découvrir la saison 7 de la série culte de fantasy, inspirée de l’œuvre de George RR Martin.
    Première mauvaise surprise pour celles et ceux qui suivent les aventures de Tyrion Lannister, Daenerys Targaren ou Jon Snow, cette saison ne comportera que 7 épisodes (au lieu de 10). Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, une saison supplémentaire, encore plus courte, viendra clôturer la saga, sans doute courant 2019..."
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     4  Où es-tu Berry ?

    C’est une artiste que l’on aime : Berry. L’interprète de Mademoiselle, du Bonheur ou de Las Vegas Parano s’était montrée discrète depuis son second album, Les Passagers, sorti en 2013. Que devenait-elle ? Bla Bla Blog a voulu répondre à cette question. Une chronique qui n’a pas laissé indifférent. Espérons revoir Berry très bientôt pour un nouvel album. Nous l'attendons de pied ferme.

    091.jpegExtrait
    "On avait quitté Berry en 2012, avec l’album Les Passagers. La chanteuse avait choisi le fil conducteur du voyage pour des chansons délicates et pudiques, portées par une voix caressante, l’une des plus belle sans doute de la scène française. Est-elle revenue de ses voyages ? Où est-elle aujourd’hui et quelle est son actualité ?
    Il convient au préalable de faire quelques rappels sur la carrière de Berry, commencée en 2008 avec un premier album, Mademoiselle, remarqué par la critique et le grand public. Disque d'or, il a été suivi de plusieurs centaines de concerts en France comme à l'étranger (Brésil, Corée du Sud ou Serbie). Mademoiselle ce sont 10 joyaux musicaux que la chanteuse a sculpté avec ses acolytes Manou et Lionel Dudognon.
    L’univers de celle qui a commencé sur les planches de théâtre est déjà là, dans des chansons intimistes, mélancoliques et non sans noirceur, portées par une orchestration soignée et une voix claire et chaleureuse...
    "

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     3  Julia Palombe : Au lit, Citoyens !

    En cette année électorale, Bla Bla Blog avait consacré un dossier "Présidentielles". Julia Palombe, une des candidates - n’ayant toutefois pas passé le stade des 500 signatures - a accepté de répondre à des questions sur son projet politique, avec le parti du Jouir Ensemble. Tout un programme...

    3108138628.jpgExtrait
    "Candidate à l'élection présidentielle, l'auteure, danseuse, chanteuse et actrice Julia Palombe s'est lancée dans la course vers l’Élysée, avec, chevillée au corps, son engagement pour "la liberté, l'égalité et les sexualités." En septembre 2016, son un livre manifeste Au lit citoyens !" (éd. Hugo Doc-Blanche) signe le départ de sa campagne aux Présidentielles, avec le parti du Jouir Ensemble. Tout un programme !
    Entre deux meetings et trois concerts, Julia Palombe a accepté de répondre au questionnaire "Présidentielles 2017" de Bla Bla Blog. Qu'aimez-vous et qui aimez-vous, Julia ?..."
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     2  Deborah de Robertis l’ouvre

    Art, provocation, engagement… et aussi une pointe d’humour pour cette deuxième place occupée par la performeuse Deborah de Robertis. L’artiste a fait des galeries de musées prestigieux (Louvre, Orsay) le lieu de performances scandaleuses et placées sous le signe du féminisme, particulièrement d’actualité en cette année.

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    "Ça s’est passé au Louvre le 15 avril 2017. Deborah de Robertis, artiste franco-luxembourgeoise féministe, engagée et aux performances sulfureuses, pose dénudée au milieu d’un parterre de touristes venus mitrailler et filmer La Joconde. Devant ce public médusé et vite acquis à sa cause, Deborah de Robertis expose son sexe, comme elle l’avait d’ailleurs fait au Musée d’Orsay en 2014 devant le tableau L’Origine du Monde de Gustave Courbet. La scène, brève et violente, est interrompue par les gardiens du musée et par l’auguste établissement qui choisit d’évacuer le public.
    Le 29 septembre dernier, Deborah de Robertis présentait au Silencio, le sélect club imaginé par David Lynch, son œuvre audiovisuelle, Ma Chatte mon ©. Ce film réalisé autour de sa performance d’avril "utilise les codes du rap US" et a été réalisé en "featuring" avec la rappeuse Mac Manu et le rappeur Yaway. À l’occasion de cette diffusion, un débat était organisé dans une salle pleine à craquer. Il réunissait Deborah de Robertis, son avocate Marie Dosé, la directrice du Centre culturel de Neimënster Ainoha Achotegui et la philosophe et féministe Geneviève Fraisse venus commenter cette performance..."
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     1   Fishbach

    C’est l’artiste qui a fait explosé tous les compteurs de Bla Bla Blog. Cette année, Fishbach occupe une première place plus que méritée. Le moins que l’on puisse dire c’est que la musicienne n’est pas passée inaperçue sur la scène française. La sortie de son premier album en début d’année était attendue, après un premier EP remarqué en 2016. En consacrant plusieurs articles sur Fishbach, Bla Bla Blog a fait mouche : vous avez été nombreux à nous suivre et à montrer votre intérêt pour une artiste hors-norme.

    4112684903.jpgExtrait
    "Je vous préviens, Fishbach ne va pas vous laisser indemne. Son premier EP éponyme, sorti il y a un peu plus d'un an, est un mélange de d’électro-rock nerveux et de pop survitaminée. Dans la grande veine de ses aîné(e)s des années 80, l'artiste originaire de Charleville-Mézières ne craint pas de saturer ses titres de guitares saturées et de laisser sa voix puissante se noyer dans des torrents de synthétiseurs, tel le chant amoureux, sombre et gothique Tu vas vibrer : "Tu vas vibrer / comme un chien dans une caisse".
    La jeune chanteuse, que certains comparent déjà, pour son énergie déployée, à Catherine Ringer - certains ont même cité Jeanne Mas - pioche dans la new wave, ce mouvement musical que l'on pensait à tort disparu corps et âme depuis la fin des années 80...
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