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  • Rose comme la lune

    Et si l’on faisait un arrêt à Marseille ? C’est là que nous attend Roselynd Clementz. Elle sort ce mois son nouveau titre pop, Lune. Pop sucrée, un rien kitsch, la chanteuse assume son côté guimauve mais aussi poétique : "Sous la plein’ lune des roses, j’ose une métamorphose / Je jette mes névroses, et mon humeur morose".

    En ces temps sombres, voilà un titre qui est bienvenu. À découvrir !  

    Roselynd Clementz, Lune, 2026
    https://youtu.be/WAb4MX57yIs 
    https://www.instagram.com/roselyndclementz
    https://www.facebook.com/p/Roselynd-Clementz-100006694548088

    Voir aussi : "Devenir Andrea Ponti

  • Orwell : 2+2=5

    cramés,cinéma,long-métrage,montargis,art et essai,documentaire,orwell,raoul peck,eric ruf,damian lewisLes Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Orwell : 2+2=5. Il sera visible le jeudi 30 avril 2026 à 20h30

    1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984.

    Orwell : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother... des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui.

    “Festival de Cannes - Sélection officielle 2025 - Cannes Première”

    Orwell : 2+2=5, documentaire de Raoul Peck avec Eric Ruf, Damian Lewis, 2026, 120 mn
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1672 

    Voir aussi : "Yellow Letters"

  • Yellow Letters

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Yellow Letters. Il sera visible du 29 avril au 5 mai. Soirée débat le mardi 5 mai à 20H30.

    Professeur à la faculté d’Ankara, Aziz reçoit la « lettre jaune » qui lui signifie arbitrairement sa révocation. Quand sa femme Derya, célèbre comédienne au théâtre national, la reçoit à son tour, c’est le coup de grâce pour le couple. L’un et l’autre, condamnés pour leurs idées, sont obligés de se réfugier à Istanbul chez la mère d’Aziz. Le compromis entre cette précarité nouvelle et leur engagement politique va mettre leur mariage à l’épreuve.

    Yellow Letters, drame allemand de İlker Çatakde
    avec Özgü Namal, Tansu Biçer, Leyla Smyrna Cabas, 2026, 128 mn
    Titre original : Sarı Zarflar
    Scénario : İlker Çatak, Ayda Çatak
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1673 

    Voir aussi : "Les Dimanches"

  • Brahms, le noir lui va si bien

    Le noir est à tous les étages de cet album Brahms du pianiste italien Fabrizio Chiovetta (Aparté). Il faut dire que les pièces pour piano Opus 116 à 119 ont été écrites dans les dernières années du compositeur allemand. L’homme a traversé et transformé le XIXe siècle, d’abord en marchant sur les traces de Beethoven, avant d’incarner le Romantisme. Que l’on pense au Caprice en ré mineur, concentrant sur ses 2 minutes 30 une vitalité et une passion qui va pourtant s’estompant.

    Nous sommes en 1892, donc. Wagner est mort depuis peu, Gustav Mahler est sur le point de dominer la musique romantique. Que reste-t-il à Brahms ? Il semble s’interroger. Ainsi pourrait-on traduire ces somptueux Intermezzi, notamment l’Intermezzo en la majeur, fin, délicat et à l’économie de moyen remarquable.

    Et pourtant, à l'époque de ces compositions, Brahms n’a plus rien à prouver. Ses symphonies, ses sonates et ses concertos ont bâties pour toujours une œuvre majeure. Or, lorsqu’il reprend le clavier pour ces Opus 116-119, c’est pour revenir à l’essentiel. Au piano, Brahms choisit la concision et la maîtrise de son art, que ce soit dans ces Intermezzi ou ces Caprices opus 116. Rien de ténébreux pourtant, que ce soit dans le Caprice en sol majeur, celui en ré mineur ou l’Intermezzo en mi mineur. Il semble même par moment que le compositeur, comme le pianiste, se distraient. Il n’en reste pas moins vrai qu’une profonde mélancolie cimente cet album aux teintes sombres et grises (Intermezzo en mi majeur).

    Fabrizio Chiovetta interprète ces pièces du dernier Brahms avec tact, en laissant de larges places aux suspensions, pour rendre compte de ces "berceuses de douleur", comme le confiait Brahms à son amie Clara Schumann. L’Opus 116 ressemble à une série de chants d’adieux ou plutôt de regards portés vers le passé, un mélange de regrets et de nostalgie. Sans doute Brahms est-il considéré à l’époque comme un artiste "dépassé". Il prouve cependant qu’il est là et bien là. À la fois plus moderne qu’on ne le penserait a priori et capable d’offrir quelques-unes de ses plus belles pièces.

    La lumière perce à travers les volets de notes

    L’Opus 117 est tout entier consacré à trois Intermezzi, respectivement en mi bémol majeur, en si bémol mineur et en ut dièse mineur. L’Intermezzo Andante moderato en mi bémol majeur séduit par sa finesse et sa ligne mélodique (Brahms a reprit une berceuse écossaise). Il en fait une des plus grandes pièces du répertoire romantique. Fabrizio Chiovetta la déploie en prenant son temps comme s’il souhaitait ne jamais la terminer. Celle en si bémol mineur a l’accent d’une prière – peut-être adressée à Clara Schumann, son grand amour platonique. Plus funèbre est l’Intermezzo en ut dièse mineur, plus complexe aussi. Le compositeur y dévoile ses tourments intérieurs et ses interrogations.

    L’Opus 118 fait alterner quatre Intermezzi, une Ballade et une Romance. L’Intermezzo en la mineur est le plus court de l’opus. Il précède un autre Intermezzo, celui-là en la majeur, plus apaisé, méditatif, semblant revenir à de lointains souvenirs. À des regrets aussi. La Ballade en sol mineur sonne étrangement. Plus superficielle, relativement courte aussi (un peu plus de trois minutes) et d’une fausse gaieté, elle exprime chez Brahms l’envie de montrer qu’il est toujours en vie, et même vaillant. Son Intermezzo en fa mineur revient à l’essentiel : mélodies simples, silences bienvenus, notes suspendues. Rien de trop. Dans la Romance en fa majeur, c’est le Brahms romantique qui s’exprime, un Brahms amoureux et presque souriant. En tout cas rempli de confiance. La lumière perce à travers les volets de notes que le pianiste sait rendre claires, colorées et légères. L’Intermezzo en mi bémol mineur vient conclure cet Opus 118, dans une sombre retenue. Cette pièce ressemble à une prière des morts.

    Quatre pièces pour clavier Opus 119 viennent conclure cet album Brahms. Il s’agit de trois Intermezzi et d’une Rhapsodie. Là encore, on aime cette facture romantique ni intimidante ni grandiloquente. Le Brahms des Intermezzi nous parle au cœur (Intermezzo en si mineur), grâce notamment à la simplicité mélodique (l’Intermezzo en mi mineur), voire à cette envie de montrer que la musique ne saurait exister sans une part insouciante. Que l’on écoute pour s’en convaincre l’Intermezzo en do majeur et surtout la Rhapsodie en mi bémol majeur. Fabrizio Chiovetta a su rendre un peu de lumière du Brahms des vieux jours. Un homme qui se sait à la fin de sa vie et qui s’apprête à refermer pour toujours son clavier. 

    Johannes Brahms, Klavierstücke, op. 116-119, Fabrizio Chiovetta (piano), Aparté, 2026
    https://apartemusic.com/fr/album-details/brahms-klavierstucke-op-116-119
    http://www.fabriziochiovetta.com
    https://www.facebook.com/profile.php?id=100063675844998#
    https://x.com/FabrizioPiano

    Voir aussi : "Élise Bertrand, de l’ombre à la lumière"

  • Peintures à la loupe et au scalpel

    Gérard Julien-Dalvy, intellectuel et spécialiste de l’art est aux manœuvres de ces 100 énigmes de la peinture (éd. Hazan), un épais livre de beaux-arts sorti en 2018. Au menu de son ouvrage ? Près de mille ans de peinture, à travers des œuvres connues pour beaucoup (La Joconde, Les Ménines, Guernica ou Le déjeuner sur l’herbe) et pour beaucoup méconnues. Ainsi, on connaît Bosch pour Le jardin des délices mais moins pour l’Escamoteur. Les non-spécialistes découvriront tout autant La Sainte-Famille de Bronzino, pas forcément l’artiste le plus connu, à l'instar du Parmesan (l'artiste, pas le fromage !) ou de Pontormo.

    Une première observation : les œuvres de La Renaissance ou de la période classique – beaucoup de peintures italiennes, d’ailleurs – constituent le gros du corpus de Gérard Julien-Dalvy. L’art moderne et contemporain a droit à une portion congrue – voilà pour la faiblesse (la seule, sans doute) de cet ouvrage.

    Ce sont les énigmes qui intéressent l’auteur, et quand on parle d’énigmes disons qu’il s’agit souvent de lectures pointues et passionnantes sur des tableaux, bien plus complexes qu'on ne le pense.

    Choix mystérieux de tel ou tel sujet, détails cachés, influences

    Choix mystérieux de tel ou tel sujet (Le portrait du bouffon de Fouquet), détails cachés (Le Triptyque du Jugement dernier d’Hans Memling), influences (Guernica) et origines (le Portrait d’un vieillard avec son petit-fils de Domenico Ghirlandaio), le lecteur ou la lectrice fera de bien belles découvertes – ou redécouvertes. On peut penser au rare autoportrait d’Albrecht Dürer ou à La Vierge au chardonneret de Vinci que le lecteur ou la lectrice va sans doute redécouvrir.

    La lecture de Gérard Julie-Dalvy passionne dans sa science de retrouver le sens profond d’un chef d’œuvre, à l’instar de L’Amour sacré et l’Amour profane du Titien. Impossible également de ne pas s’arrêter longuement sur le tableau de Pontormo, Joseph en Égypte. Les peintures choisies par ce spécialiste passionné  frappent par leur originalité : le Double portrait du même Pontormo, l’Autoportrait au miroir convexe du Parmesan. On sera tout autant frappé par ces peintures singulières comme le saisissant Portrait d’une vieille femme de Quentin Mazssys, la représentation du suaire de Turin par Francisco de Zurbaran (La Sainte Face) ou notre préféré : Le Tableau retourné d’un certain Cornelius Norbertus Gijsbrechts, un tableau de 1670 mais dont la modernité saute aux yeux.   

    Plein les yeux, quoi !

    Gérard Julien-Dalvy, 100 énigmes de la peinture, éd. Hazan, 2018, 360 p.
    https://www.editions-hazan.fr/livre/cent-enigmes-de-la-peinture-nouvelle-edition

    Voir aussi : "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’art sans jamais oser le demander"

  • La réalité est-elle la vérité ?

    Le Café philosophique de Montargis proposera son prochain rendez-vous le vendredi 24 avril à la Médiathèque de Montargis, à 19 heures. Le sujet de la soirée portera sur cette question : « La réalité est-elle la vérité ? »

    Les termes de fake-news, de « vérité alternative » ou de « post-vérité » sont apparus depuis quelques années dans les discours et les actualités. Et s’il était temps de débattre autour des notions de réalité et de vérité ?

    Où situer la frontière entre réalité et vérité ? La vérité dépend-elle  de la réalité ? Une vérité peut-elle être irréelle ? La réalité est-elle plus solide que la vérité ? Y a-t-il des vérités objectives ? La vérité peut porter sur des réalités qui n’existent pas ? Y a-t-il des vérités absolues ?

    Ce sont autant de questions qui pourrons être débattues lors de la prochaine séance du Café philosophique de Montargis. Rendez-vous à l’Atrium de la Médiathèque de Montargis pour ce débat le vendredi 24 avril 2026 à 19 heures.

    La participation sera libre et gratuite. 

    "La réalité est-elle la vérité ?"
    Médiathèque de Montargis
    Vendredi 24 avril 2026, 19H
    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com
    https://www.facebook.com/cafephilosophique.montargis

    Voir aussi : "Sommes-nous fâchés avec le progrès ?"

    Photo : Photo : Pexels

     

     

  • Les Échos du passé

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Les Échos du passé. Il sera visible du 22 au 28 avril. Soirée débat le mardi 28 avril à 20H30.

    Quatre jeunes filles à quatre époques différentes. Alma, Erika, Angelika et Lenka passent leur adolescence dans la même ferme, au nord de l’Allemagne. Alors que la maison se transforme au fil du siècle, les échos du passé résonnent entre ses murs. Malgré les années qui les séparent, leurs vies semblent se répondre.

    Les Échos du passé, drame allemand de Mascha Schilinski,
    avec Hanna Heckt, Lena Urzendowsky, Laeni Geiseler
    Titre original : In die Sonne schauen
    Scénario : Mascha Schilinski et Louise Peter, 2026, 155 mn
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1664 

    Voir aussi : "Les Dimanches"

  • La Vie après Siham

    cramés,cinéma,long-métrage,montargis,art et essai,documentaire,egypte,egyptien,namir abdel messe,siham abdel messeeh,namir abdel messeeh,waguih abdel messeehLes Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film La Vie après Siham. Il sera visible du 21 au 28 avril. Soirée débat le lundi 27 avril à 20H30.

    Namir et sa mère s’étaient jurés de refaire un film ensemble, mais la mort de Siham vient briser cette promesse. Pour tenir parole, Namir plonge dans l’histoire romanesque de sa famille.

    Cette enquête faite de souvenirs intimes et de grands films égyptiens se transforme en un récit de transmission joyeux et lumineux, prouvant que l’amour ne meurt jamais.

    La Vie après Siham, documentaire égyptien de Namir Abdel Messe avec Siham Abdel Messeeh, Namir Abdel Messeeh, Waguih Abdel Messeeh, 2026, 76 mn
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1665 

    Voir aussi : "Les Dimanches"