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Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Les Matins merveilleux. Il sera visible du 16 au 20 septembre. Soirée débat le mardi 20 septembre à 20H30.
De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou, caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina, qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule.
Les Matins merveilleux, comédie dramatique française d’Avril Besson avec India Hair, Raya Martigny, Eric Cantona Scénario : Avril Besson et Pauline Baduel, 2026, 87 mn https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?article5243
Bla Bla Blog avait déjà parlé de Magali Michaut, une vraie belle découverte de la scène française. On a plaisir à la revoir pour un deuxième album, Prendre de la hauteur, dans une veine chanson française, saupoudrée ça et là de vagues électros. Depuis dix ans sur les routes, que ce soit en France, en Europe ou à l’étranger, elle peut se targuer de plus de 400 concerts à son actif, en solo, en duo, en trio…
La puissance et le pouvoir des mots, voilà qui définit bien une artiste à la tête bien faite et bien pleine. Magali Michaut prend de la hauteur dans cet album bien nommé. L’artiste y parle de moments intimes, que ce soit ceux avec une enfant (Matin douceur) ou du départ du domicile familial et la sensation d’une page qui se tourne (Reste avec moi).
Magali Michaut sait nous toucher grâce à des saynètes d’une femme ordinaire. Qui serait capable de parler avec autant de poésie des trains de banlieue parisienne, d’une petite ville du Val d’Oise ("Cergy j’y suis, Cergy j’y pense, Cergy j’y vis / Cergy j’y danse", RER A) ? Elle chante avec le même plaisir le souvenir d’un réveillon complètement désorganisé mais, pour cela, inoubliable et heureux (Ce réveillon-là).
En seize titres, Magali Michaut nous invite littéralement à partager son quotidien mais aussi ses réflexions : "Viens dans ma bulle / Viens dans mes bras / Y’a rien qui brûle / Viens tu verras / Prends mes lunettes / J’te fais d’la place / Dans mes mensonges / Et mes messes-basses / Je passe l’éponge / Sur mes sornettes." Car si l’artiste s’interroge sur notre monde – le fascisme qui se voilà à peine, l’IA qui nous déshumanise, le monde qui déraille, elle ne cherche qu’à partager et échanger, dans un beau message humaniste.
La chanteuse inclus dans son opus une réflexion d’Yves Klein sur le savoir, la recherche scientifique et sur un concept peu connu et pourtant si fréquent, l’ultracrépidarianisme (L’art d’être à l’aise). La musicienne en a d’ailleurs fait une chanson à la facture pop, quelques coups de canifs bien sentis pour les docteurs Diafoirus de notre époque, scientifiques arrogants et autres intellectuels perchés (Ultracrépidarianisme).
La physique au service des émotions et de la poésie
Forte de son passé de scientifique (une thèse en bio-informatique, sil vous plaît !), la chanteuse ose ce que peu d’artistes font : un titre sur l’infini petit, la recherche atomique et les accélérateurs de particules – et tout cela en poésie et avec allant (Où va-t-on?).
Après Yves Klein, c’est Emma la Clown qui prend la parole dans un dialogue mi-sérieux mi-comique sur la théorie de la gravitation universelle (La pomme et le repos). Magali Michaut décline en musique ce sujet. C’est Référentiel newtonien, ballade folk dans lequel la chanteuse parle du chemin à faire, de nos connaissances qui se heurtent à des murs et à des questions jamais résolues ("Entre l'ombre et la lumière / J'comprends un peu mieux qu′hier / Mais des cavernes apparaissent / Sidération").
La scientifique peut-elle apporter une réponse à nos dilemmes quotidiens ? Elle s’avoue, en quelque sorte vaincue dans le joli titre Quand tu vois que tu vois pas : "Quand tu vois, quand tu vois, quand tu vois / Que tu vois pas, tu vois pas, tu vois pas / Quand tu sais, que tu sais, que tu sais / Que tu sais pas / Ben tu fais au mieux") ou bien dans le singulier interlude Dans le lavabo, prolongé par le morceau pop-folk Ainsi font les idées, qui surviennent, parfois nous harcèlent : "Y'a ce qui rentre dans ma tête / Ces pensées toujours m'entêtent / Y'a ce qui sort que j'oublie / Après une ou deux trois nuits / Pourtant faut bien que je me souvienne / Pour que les idées surviennent / Et ainsi font / Les idées oh / Dans le lavabo / Un vrai typhon".
C’est ça, Magali Michaut : la physique au service des émotions et de la poésie, tant nous faisons partie d’un univers qui nous dépasse ("Je suis partie / Partie d’un tout / D’un tout petit / Et puis c’est tout", Je suis partie) ! Voilà qui rend cette chanteuse si singulière qui lui fait Prendre de la hauteur : "Prendre de la distance / Pour savourer sa chance / Le moral se regonfle d'une vision nouvelle / Le ciel est dégagé, les idées ont des ailes / Ma plume se fait légère, elle n'est plus prisonnière / Des attentes permanentes, des angoisses passagères."
Puisque nous sommes encore en été (pour quelques jours encore), période bénie pour la lectures, notamment les polars, laissez-moi vous en présenter un, sorti il y a trois ans et méritant que l’on s’y intéresse. Il nous vient d’Angleterre, est signé A.K. Turner et est le premier volume d’une trilogie,Body Language (éd. Le Livre de poche).
Cassie Raven, au look à la Lisbeth Salander (l’héroïne de Millénium, pour celles et ceux qui n’ont pas la ref), travaille à la morgue londonienne du quartier de Camden. Un vrai sacerdoce pour cette orpheline qui a été élevée par sa grand-mère. Douée, aimant son métier, Cassie a surtout la particularité d’entendre les cadavres, dont elle s’occupe, lui parler.
Un jour, elle voit arriver une morte dont elle doit s’occuper. Ce n’est pas une inconnue. Elle s’appelle Geraldine, a aidé Carrie lorsque cette dernière était paumée, l’a encouragée a reprendre des études supérieures et a même été sa professeure. La brillante universitaire est morte chez elle, accidentellement. Un décès qui paraît vite suspect aux yeux de Cassie. La fonctionnaire se lance dans l’enquête, bientôt gênée puis aidée par Flyte, une lieutenante de police froide mais pugnace.
Maboul
L’autrice anglaise prend son temps dans ce polar qui plonge dans l’univers des morgues. Il fallait un personnage bien campé pour cette histoire de crimes où les fantômes semblent rôder – à moins que notre héroïne soit définitivement maboul.
L’histoire avance lentement, A.K. Turner prenant soin de nous faire tourner autour de ses personnages : un collègue sympathique mais cachant quelques secrets, un supérieur insupportable mais vite mis de côté, une policière peu heureuse car digérant un lourd passé. Une intrigue vient se rajouter à l’histoire de Geneviève : un cadavre disparu puis réapparaissant. Mais pourquoi ?
Le lecteur ou la lectrice devra accepter ces fausses pistes avec patience, lorsqu’enfin le passé de Geneviève nous est révélé : un site de rencontre, un mariage, un traquenard et je m’arrête là.
Cassie va user de ses maigres moyens, de ses relations mais aussi de son amitié naissante avec Flyte pour démêler le vrai du faux et laisser les morts reposer en paix.
Parlons de La petite garce. On aime ou on déteste, et par dessus tout on trouve cela drôle, déplacé, voire vulgaire.
Bla Bla Blog, lui, admire ce sens du "dérap-art" contrôlé. Nous avions déjà parlé de La brodeuse masquée qui avait fait du loisir créatif le plus sage qui soit une vraie philosophie alliant déco, trash et humour noir. Pourquoi ne pas faire le focus sur cette artiste singulière ?
La petite garce sévit principalement sur Internet et les réseaux sociaux. Son dada c’est la déco vintage, les détournements d’objets du quotidiens chinés un peu partout. Et surtout des punchlines et des messages plus engagés qu’ils ne paraissent : "Mariée au premier ringard", "Ni Dieu ni mec !", "Mon papa à moi est un gangster !"
Du fin fond de la Nièvre, La petite garce assume complètement son sens de l’à-propos, ses messages féministes et aussi... l’art de ne pas se prendre au sérieux.
Focus sur un premier album, venu d’un artiste qui n’est pas tout à fait un inconnu. Claude Sabatier, écrivain et spécialiste de Zola, s’essaye à la chanson. Le résultat est ce premier album, Arbres de vie. Citons aussi, pour être juste, sa complice Michèle Garance, omniprésente dans ce projet musical.
Leur opus est le résultat d’un travail d’écriture, de composition et d’interprétation sur les pas de ses brillants aînés – Brel (dont il est question dans le titre-hommage Quand tu chantes, Brel), Ferré, Brassens, mais aussi Tachan que Claude Sabatier a bien connu personnellement (ils était son petit-cousin), au point d’en avoir fait une biographie de référence (éd. Arthemus, 2002). Rien d’étonnant d'y trouver deux reprises d’Henri Tachan, disparu en 2023. Claude Sabatier a choisi de reprendre Laurel et Hardy et L’amour et l’amitié.
L’auditeur ou l’auditrice retrouvera dans cet opus un univers familier. Le piano-voix domine d’une bonne tête les 17 titres qui racontent les humeurs (Promesses, Malgré, Je ne vis que d’émotions), les souvenirs (Quand on s’est retrouvés, Marco, Petite fille, Au cœur des maisons), les coups de cœur mais aussi les coups de gueule de Claude Sabatier. Un opus plein de vie, donc, à l’image du morceau qui ouvre l’album, Encore. Le mot est décliné avec finesse pour parler des élans, des envies mais aussi des "caprices".
Coups de cœur et coups de gueule
Saluons le titre Soixante ans, sans doute l’un des meilleurs de l’album, dans lequel l’auteur et interprète se tourne vers son passé et constate le temps qui a passé : "Paraît que j’ai eu 20 ans / C’était l’âge éblouissant / C’était l’âge tonitruant...").
Le morceau Arbres de vie, qui donne son nom à l’opus, est interprété par Manon Corbière. Cette chanson à la première personne, à l’écriture fine et efficace, donne la parole à un arbre, bienfaiteur et véritable âme pour la vie et la musique.
On parlait de coups de gueule. Il en est question dans Ma vie thématique, dénonciation de ces vies virtuelles, tout juste bonnes pour finir "à la poubelle !" Dans Trop souvent je mens, Claude Sabatier parle également du mensonge, en forme de confession mais aussi d’accusation : "Car très souvent je mens / La société l’attend"). Pour Les nouveaux fachos, Claude Sabatier se fait accusateur et engagé. Quand je vous disais que l’artiste est un spécialiste et admirateur de Zola…
Un album généreux qui sent bon l’amour de la chanson française mais aussi la main tendue vers l’autre, à l’image de Jules et Jean : "Jean qui croyait en Dieu, / Jules qui n’y croyait pas. / Comme on dit qui vivra verra / Ne prenons pas la mort au sérieux !"
Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Notre histoire - Chroniques du Caire. Il sera visible du 9 au 15 septembre. Soirée débat le mardi 8 septembre à 20H30.
Le Caire, 1967. Ahmed, pianiste obstiné dans une famille qui ne jure que par le football, reçoit une lettre en provenance d’Autriche : Liz a répondu à son annonce pour devenir sa correspondante. De la guerre des Six Jours à l’ère Sadate, leur destin va s’écrire en même temps que celui de l’Égypte : entre rêves contrariés, conflits, chaos familial, et petites victoires arrachées au destin.
L’enchantement dont il est question nous vient du hautboïste Philippe Tondre et de la pianiste Danae Dörken. Dans un enregistrement de Klarthe, le duo nous propose un programme venu de compositeurs de l’Europe de l’Est. Voilà pour l’explication du titre.
Les deux noms les plus connus sont le Hongrois Antal Doráti (1906-1988) et le Tchèque Bohuslav Martinů (1890-1959). Philippe Tondre présente ainsi cet album : "Avec Eastern Enchantment, j'achève une trilogie discographique qui m'a conduit à travers les grandes traditions musicales allemande et française, et qui me mène aujourd'hui au cœur du répertoire slave et hongrois. Cet album n'est pas une simple continuité, c'est une déclaration de passion, d'intensité et de cette profondeur saisissante qui caractérise la musique de cette région."
De Dorati, on retient surtout sa carrière de chef d’orchestre. Pour autant, il a aussi composé, des œuvres qui sont par ailleurs de plus en plus jouées. Parmi ces pièces, il y a ce Duo Concertante pour hautbois et piano, assez tardif dans sa carrière (1983).
Philippe Tondre et Danae Dörken prennent à bras le corps cette pièce de musique de chambre plongeant dans l’âme slave. Cette expression un peu bateau illustre en tout cas la densité, les excès, la passion et les hauts et bas des deux mouvements. Les rythmes alternent, se répondent, faisant appel tour à tour à la déclaration amoureuse, aux tourments intérieurs, à l’apaisement ou à la nostalgie. Au hautbois intense et expressif du franco-britannique Philippe Tondre vient répondre le piano joueur et complice de sa pianiste germano-grecque Danae Dörken. Le Molto Vivace a je ne sais quoi d’oriental dans ses accents, des accents même rieurs par moment. Le hautbois donne à ce morceau contemporain une immédiate sympathie, en particulier dans la partie lente. Le folklore et le moderne se répondent dans une belle symbiose.
Découverte tragique
Pavel Hass (1899-1944) est une vraie découverte. Une découverte en réalité tragique car ce compositeur tchèque et juif, élève de Leoš Janáček, a été déporté pendant la seconde guerre mondiale, puis déplacé dans le sinistre camp-ghetto de Theresienstadt, avant d’être assassiné dans une chambre à gaz d’Auschwitz en décembre 1941. Il avait 45 ans. Philippe Tondre et Danae Dörken proposent sa Suita pour hautbois et piano opus 17, composée entre 1939 et 1941. Des années sombres évidemment, comme le sont les trois mouvements Furioso, Con fuoco et Moderato. Les deux instrumentistes donnent à entendre un compositeur remarquable, relativement peu joué et poignant dans son expressivité. L’auditeur ou l’auditrice trouvera cependant un peu d’élan de vie, cette vie qui ne demande qu’à s’épanouir dans les ténèbres. Il faut toute la finesse et la subtilité de Philippe Tondre et Danae Dörken pour apporter de la couleur et de la lumière dans cette pièce comme hors du monde (Moderato).
Autre découverte, autre Tchèque, le compositeur Klement Slavický (1910-1999). On peut remercier Philippe Tondre et Danae Dörken de nous proposer sa Suita pour Hautbois et Piano. Composée entre 1956 et 1960, elle illustre le chemin artistique d’un musicien s’emparant du folklore de son pays pour le faire entrer dans la modernité. Il y a cette Pastorale mystérieuse dans laquelle semblent planer des ombres bienfaisantes. Il y a ensuite ce Scherzo, rythmé et dansant, à la fois diabolique et entêtant. Il y a aussi ce mouvement Triste (Molto Tranquillo), servi par le hautbois dont Philippe Tondre tire mille couleurs, des plus pures aux plus inquiétantes. Saluons aussi la pianiste Danae Dörken capable d’accompagner sans s’effacer, d’imposer sans écraser et de faire surgir des accents inédits au détour d’une mesure, d’une note. La Suita de Slavický se termine avec une singulière Bacchanale Rustico. Enlevée, pour ne pas dire échevelée, elle offre à l’auditeur ou l’auditrice une page lumineuse et joyeuse. Cela sonne comme une fête païenne et slave, nourrie par le folklore morave cher au cœur au compositeur tchèque.
L’enregistrement se termine avec le Quatuor pour hautbois, violon, violoncelle et piano H. 315 de Bohuslav Martinů. L’influence du compositeur tchèque a été considérable. Influencé par la musique française du XXe siècle – Ravel, Dukas mais aussi Debussy – il a su faire son chemin grâce à l’apport du folklore de son pays. L’harmonie est là, à l’exemple de ce quatuor que proposent Philippe Tondre et Danae Dörken, accompagnés par la violoniste Sarah Christian et le violoncelliste Maximilian Horning. Martinů est un compositeur très apprécié dans le milieu classique et contemporain. On le comprend aisément à l’écoute de cette pièce de musique de chambre écrite en 1947. Un enchantement venu, là encore, du l’est de l’Europe.
L’enfant de la mer de Mathieu Le Berre est à ranger aussi bien dans la catégorie jeunesse, que dans le conte illustré, le roman d’initiation et la poésie. Avec en plus des conseils de l’auteur en fin d’ouvrage car, en terminant cette histoire de fillette apprivoisant l’océan, on commence, en quelque sorte, un autre livre.
Explication. Plume est une "enfant de la terre", littéralement. La mer est un monde qui lui est inconnue et que Grand Cormoran invite à découvrir. Voilà donc la gamine chevauchant son corps emplumé, d’abord dans l’élément aérien, puis à la découverte des animaux marins. Elle y rencontre Cornemuse, "un phoque musicien, dodu et joyeux". Il lui apprend l’art de flotter et ne de pas paniquer dans l’eau. Plus tard, c’est Marin, un grand dauphin, qui l’initie à la nage. Torpille, "une petite loutre farceuse", lui enseigne ensuite l’art de la planche, avec agilité et sans peur. Néry, le cachalot, lui parle de respiration et de l’apnée. Après un passage dans l’île tahitienne de Coco, la sage et exploratrice tortue, Plume retrouve enfin Grand Cormoran qui lui enseigne comment plonger.
Accordance
Voilà pour ce conte qui interroge petits et grands sur la manière d’apprivoiser un élément fascinant et qui continue à susciter néanmoins de multiples peurs. Et c’est là qu’il faut parler de l’auteur de l’ouvrage, Mathieu Le Berre.
Breton familier de l’océan, il a été maître-nageur avant de se consacrer à ce très beau projet à la fois artistique et pédagogique. Car il est bien question de pédagogie dans la dernière partie de L’enfant de la mer. L’auteur y développe ses conseils et aussi sa philosophie au sujet de l’élément marin, une philosophie qui porte un nom : "L’accordance". Il s’agit de découvrir l’élément liquide en acceptant de s’y laisser accueillir.
Mathieu Le Berre dispense quelques conseils aux parents afin que, dès l’âge de trois ans, l’enfant se laisse porter par l’eau, lui rappelant d’où il vient. Le respect du milieu aquatique et en particulier des animaux qui le peuplent est fondamental. L’écrivain et illustrateur parle de "sagesse" mais aussi de liberté ("mouvement libre") pour apprivoiser ses peurs, la respiration étant un outil fondamental contre cela. Voilà un livre que beaucoup de parents seront bien inspirés de se procurer afin de préparer leur enfant à la nage.
Et, the last but not the least, L’enfant de la mer est aussi un véritable beau livre aux illustrations somptueuses.