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Bla Bla Blog

  • La Chine fait son cinéma… à Montargis et ailleurs !

    Il est toujours passionnant de découvrir d’autres cinémas, des films d’autres pays, tant l’ultra domination des États-Unis laisse souvent quelques miettes aux autres pays. Certes, la France peut se targuer de s’en sortir pour l’instant pas trop mal.

    Voilà qui rend d’autant plus pertinent le Festival du Cinéma Chinois en France qui a lieu dans plusieurs villes de l’hexagone à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Cannes, Strasbourg, Brest, La Réunion, Nouvelle-Calédonie et… Montargis… Oui, Montargis ! Que la sous-préfecture du Loiret soit mise à l’égal des grandes métropoles n’est pas étonnant si l’on regarde son singulier passé, comme Bla Bla Blog l’a déjà raconté.

    Cette onzième édition, du 10 mai au 30 juin 2026, est placée sous le signe de la diversité, de la création et du dialogue culturel. Des productions récentes de 2023 à 2026 montrent le dynamisme de la production chinoise, si peu connu de ce côté-ci de l’Europe. Une sélection de films classiques restaurés, de documentaires et une exposition thématique consacrée aux 120 ans du cinéma chinois vient compléter cette programmation. Cette année, les réalisateurs Jean-Jacques Annaud et Anne Fontaine sont les ambassadeurs du FCCF, aux côtés du cinéaste chinois Zhang Yimou. L’actrice Isabelle Huppert sera l’invitée d’honneur de cette édition.

    En ces temps troublés et violents, lorsqu’un événement propose de créer un lien entre deux pays et deux cultures qui souvent ne se comprennent toujours pas, on ne peut qu’applaudir.

    Il y en aura pour tous les goûts

    Le Festival du Cinéma Chinois en France n’entend pas juste être destiné à quelques élites. Mao Yu, directeur exécutif adjoint de l’Administration du cinéma de Chine, rappelle que "depuis sa création en 2011, le Festival du cinéma chinois en France a projeté plus de cent films et enregistré plus de 250 000 entrées". Ardavan Safaée, coprésident de Pathé Films qui soutient le FCCF, rappelle la diversité du huitième art là-bas, que ce soit les blockbusters (Nezha 2), les dessins animés, les films d’art et d’essai (Résurrection de Bi Gan, Prix spécial du jury au Festival de Cannes 2025), les comédies, la SF ou les drames historiques.

    Il y en aura pour tous les goûts au cours de ces vingt jours de cinoche aux quatre coins du pays : thrillers nerveux (Endless journey de Dai Mo ou Scare Out de Zhang Yimou), aventures et récits historiques (The Lychee Road, de Dong Chengpeng), drames intimistes et poignants (Love never ends ou le remarqué et remarquable Viva la vida de Han Yan), drames historiques (Le Studio photo de Nankin de Shen Ao), documentaires (Shenzhou 13), films d’animation (Curious tales of a temple), films engagés (Like a Rolling Stone de Yin Lichuan). Il ne faudra pas manquer ces classiques du cinéma chinois que sont Printemps dans une petite ville de Fei Mu (1948), La divine de Wu Yonggang (1934) ou Children of Troubled Times de Xu Xingzhi (1935).

    Si on ajoute à cela des documentaires sur le peintre Zao Wou-ki, le compositeur Chen Qigang ou sur Ming Zhongdu, la capitale de la dynastie Ming, voilà qui devrait donner envie de découvrir ce festival, que ce soit à Montargis ou ailleurs.

    Festival du Cinéma Chinois en France, du 10 mai au 30 juin 2026
    https://cinechine.org

    Voir aussi : "Montargis la Chinoise"
    "Une route de la soie"

  • Piano superstar

    Connaissez-vous Maksim ? Ce prodige a fait du piano un instrument incroyable capable de dépasser toutes les modes et en dépoussiérant le classique. Avec Maksim, Chopin rencontre Abba, Tchaïkovski, Queen, Prokofiev… et Game of Thrones. Décoiffant !

    Avec plus de 5 millions d'albums vendus dans le monde et de nombreux disques d'or et de platine, Maksim a captivé les publics en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et en Australie.

    Le public parisien pourra venir l’écouter le 11 mai prochain au Casino de Paris, dans le cadre de sa tournée internationale Segmenti World.

    À ne pas manquer, bien sûr, tant l’expérience promet d’être spectaculaire. Qui a dit que le classique était ringard ?

    Maksim, Segmenti Tour, au casino de Pairs, le 11 mai 2026, 20 heures
    https://www.facebook.com/MAKSIMconcertPianist
    https://www.instagram.com/maksimmrvicaofficial
    https://www.casinodeparis.fr/fr/Maksim-Segmentiworld-Tour-11-Mai-2026-Billetterie-Paris

    Voir aussi : "Qu’elles caractères…"

  • La Femme de

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film La Femme de. Il sera visible du 6 au 12 mai. Soirée débat le mardi 12 mai à 20H30.

    Voilà Marianne aujourd’hui : femme d’un riche industriel, enviée et admirée, épouse modèle et mère de famille dévouée. Elle va avoir 40 ans et le confort de la vaste demeure familiale a lentement refermé sur elle son piège impitoyable. Prisonnière d’un inextricable réseau d’obligations sociales, familiales et conjugales, complice de son propre effacement, elle a, sans même s’en apercevoir, renoncé à elle-même. Alors, quand resurgit l’ombre de son passé, une brèche s’ouvre. Une autre vie serait-elle possible ? Et à quel prix ?

    La Femme de, drame français de David Roux
    avec Mélanie Thierry, Eric Caravaca, Arnaud Valois, 2026, 93 mn

    Scénario : David Roux, Gaëlle Macé
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1674

    Voir aussi : "Chronique des années de braise"

  • Chronique des années de braise

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Chronique des années de braise. Il sera visible du 6 au 12 mai. Soirée débat le dimanche 10 mai à 20H.

    Chronique événementielle de l’histoire de l’Algérie de 1939 a 1954, date du déclenchement de la lutte armée. Le film s’articule autour de deux axes fondamentaux : l’expropriation des terres et la déculturation. Il montre en quoi le 1er novembre 1954 est l’aboutissement de la lutte multiforme du peuple algérien pour résister à la colonisation, depuis ses débuts.

    Chronique des années de braise, drame algérien de Mohamed Lakhdar Hamina
    avec Yorgo Voyagis, Mohamed Lakhdar Hamina, Leila Shenna, 1975, 177 mn

    Titre original : Waqai sinin al-djamr
    Scénario : Tewfik Fares, Mohamed Lakhdar Hamina
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1676 

    Voir aussi : "Yellow Letters"

  • Chants d’amour, chants mystiques

    Alex Nante est au centre de l’album Souffles I – Anima (B.records) proposé par l’Ensemble Écoute dirigé par Fernando Palomeque, avec l’incroyable et envoûtante soprano Clara Barbier-Serrano.

    C’est du reste le mot "envoûtant" qui caractérise le mieux cet opus enregistré en juillet 2025 à la Fondation Singer-Polignac. Pour les 10 ans de l’ensemble Écoute, le compositeur Alex Nante a été mis à l’honneur. À cette occasion, l’auditeur ou l’auditrice fera très certainement la rencontre de ce compositeur argentin né en 1992.

    La première œuvre de l’album, Anima, a été créée l’an dernier à l’occasion de ce live. La première partie, Ave Shakti. s’ouvre sur un chant lumineux, amoureux et presque religieux dans son essence. Il est porté, comme d’ailleurs les autres mouvements, par la voix cristalline de Clara Barbier-Serrano. L’Ave est suivi par le court et mystérieux Parvati, me entrego. Anima se dévoile comme une œuvre méditative (Interludio místico - Corazón del silencio) mais non moments plus sombres (La realidad de Maya). L’opus d’Alex Nante séduit par sa profondeur mais aussi sa gravité (La luz de Sophia). L’ensemble dirigé par Fernando Palomeque interprète sans ostentation les huit parties courtes (la plus longue ne dépasse pas les trois minutes trente). Les chants écrits par Alex Nante pour une femme désirée, Pavarti, sont des chants d’amour et mystiques (Pavarti libérame) prenant la forme de prières et d’invites à l’élévation de l’esprit (Anima eterna, Pavari, brillas).

    Alex Nante démontre ici son envergure de compositeur

    La deuxième pièce date de 2019. Las Noches de las Piedras – "Les noces de pierres" – est une courte pièce en quatre mouvements pour flûte, clarinette, piano, violon, violoncelle et vibraphone. Une vraie musique de chambre donc, au service de chants funèbres. Il semble que les fantômes planent au-dessus de cette œuvre onirique (Lulinoso, potente). Elle se fait carrément inquiétante dans le mouvement Come un sogno, rubato, irregolare, avant le tout aussi étrange Flessibile, poco rapsodico.

    En 2020, le compositeur argentin écrivait ses Huit Scènes (Ocho Escenas). Huit pièces donc, de durée variable, de quelques dizaines de secondes à plus de six minutes). L’Ensemble Écoute propose de les découvrir ou redécouvrir dans cet enregistrement live. Alex Nante démontre ici son envergure de compositeur, capable d’éclats lumineux et musicaux (Luminoso, flessibile), mais aussi de moments recueillis (Devoto), de pages sombres (le long et pathétique Austero, profondo), de jouer des rythmes (Energico, vigoroso), jusqu’à se nouer des rythmes anciens, telle cette gigue géniale (Giga mistica). L’auditeur ou l’auditrice sera tout autant fasciné par le mouvement poignant Austero, come un canto degli antenati, dans lequel l’ensemble dirigé par Fernando Palomeque impose les silences, les pauses et les suspensions. La partie Sognando, poco rubato est tout aussi recueillie et inondée de mystère. La "scène" Quasi patetico, teatrale termine cette pièce passionnante en lorgnant du côté de la Seconde École de Vienne, avec expressionnisme et, justement, théâtralité. Un pied dans le XXe siècle, un autre dans le XXIe siècle, donc.

    La quatrième œuvre d’Alex Nante, A Subtele Chain, est particulièrement importante pour le compositeur. Écrite en 2023, elle a été révisée en 2025. On est heureux de revoir Clara Barbier-Serrano dans les quatre mouvements, Brahma, Music I, Nature, Music II et l’onirique Hymn/The Bell. La soprano sert avec brillance l’univers magique du compositeur argentin. Sa voix plane avec un tel bonheur qu’elle semble irréelle. Alex Nante peut se targuer d’avoir été servi par des interprètes brillants. Lumineux et indispensable.

    L’album de b•records est illustré par l’artiste Sophie Eun Sun Huh.

    Alex Nante, Souffles I – Anima, Ensemble Écoute dirigé par Fernando Palomeque,
    avec Clara Barbier-Serrano (soprano),  b•records, 2026
    https://www.b-records.fr/disques/souffles-i---anima
    https://www.instagram.com/p/DUslklzE5BF
    https://alexnante.com/fr

    Voir aussi : "Trip en Écosse"
    "Élise Bertrand, de l’ombre à la lumière"
    "20, 21"

  • Comprendre les chefs d’oeuvre de la peinture

    Les ouvrages consacrés à l’art et à l’interprétation de chefs-d’œuvre sont légion. Bla Bla Blog en a d’ailleurs chroniqués plusieurs. Cette publication récente des éditions Larousse a deux particularités : son format de poche d’abord et son choix de peintures et d’artistes parfois peu connus ensuite. On oubliera donc La Joconde, La jeune fille à la perle, Guernica ou Le déjeuner sur l’herbe.

    Si l’on croise dans l’ouvrage de Liz Rideal les noms de Monet, Cézanne, Titien ou Ingres, ce sont souvent des tableaux peu connus qui intéressent l’autrice. D’ailleurs, elle ne s’appuie que sur 50 œuvres, ce qui est à la fois peu et suffisant.

    Alors, oui on trouvera dans ce petit livre Les Ménines de Vélasquez, le Portrait d’Adèle Bloch Bauzer de Klimt ou L’Atelier du peintre de Courbet. Cependant, ce qui intéresse Liz Rideal c’est moins d’offrir un manuel des plus grands chefs-d’œuvre de la peinture occidentale que de proposer des clés de lecture. On parlerait presque de vade-mecum qui allie l’efficacité à la pertinence.

    L’ouvrage est scindé en deux parties, en plus d’une courte introduction et d’annexes (glossaire, index, bibliographie). La première partie est consacrée aux "Fondamentaux du langage pictural". Des notions parfois oubliées et qui sont pourtant capitales : les formes et les supports, les matériaux, la composition, les styles, les techniques et les symboles. Bizarrement, une partie sur l’autoportrait est incluse dans cette section.

    On en regardera plus une motte de beurre de la même façon

    La deuxième partie, la plus longue, est consacrée à 50 œuvres, par ordre chronologique et par thème (portraits, paysages, œuvres narratives, natures mortes et abstraction). Chaque tableau est présenté puis détaillé visuellement en deux pages en faisant ressortir les détails les plus remarquables, et parfois les moins évidents. Le lecteur ou la lectrice découvrira par exemple les reflets discrets mais éloquents dans le Portrait Louis-François Bertin par Ingres. La Tempête de neige en haute mer de Turner permet de saisir le chaos et les formes presque abstraites d’un des plus grands paysagistes de l’histoire. On s’arrêtera aussi avec curiosité mais aussi malice sur la Vénus au miroir de Titien qui nous a réservé des surprises dans ce portrait de 1555.

    Le choix des artistes peut surprendre. Beaucoup sont anglais ou américains (George Bellows, Sir John Everett Millais, John Hogarth, Sargent ou Whistler), relativement peu de peintres français du XIXe siècle, et encore moins de tableaux médiévaux. Ce choix est paradoxalement une grande force du livre, en comparaison des autres ouvrages de cette nature, car le lecteur ou la lectrice pourra découvrir des artistes moins connus, des femmes aussi (Anne Vallayer-Coster, Helen Frankenthaler, Pat Steir ou la formidable Zinaïda Serebriakova, trop brièvement évoquée). Voilà l’autre qualité de ce livre : nous ouvrir à des artistes dont on parle moins.

    Bref, voilà une ouverture inédite vers les beaux-arts. Parions enfin qu’après la lecture de cet ouvrage et la découverte de l’art de la nature morte chez Antoine Vollon, on en regardera plus une motte de beurre de la même façon.

    Liz Rideal, Comprendre les chefs-d’œuvre de la peinture, éd. Larousse, 2026, 256 p.
    https://www.editions-larousse.fr
    https://lizrideal.com
    https://www.instagram.com/ideal_rideal

    Voir aussi : "Peintures à la loupe et au scalpel"
    "Le peintre qui aimait les femmes"

     
     
     
     
     
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  • Rose comme la lune

    Et si l’on faisait un arrêt à Marseille ? C’est là que nous attend Roselynd Clementz. Elle sort ce mois son nouveau titre pop, Lune. Pop sucrée, un rien kitsch, la chanteuse assume son côté guimauve mais aussi poétique : "Sous la plein’ lune des roses, j’ose une métamorphose / Je jette mes névroses, et mon humeur morose".

    En ces temps sombres, voilà un titre qui est bienvenu. À découvrir !  

    Roselynd Clementz, Lune, 2026
    https://youtu.be/WAb4MX57yIs 
    https://www.instagram.com/roselyndclementz
    https://www.facebook.com/p/Roselynd-Clementz-100006694548088

    Voir aussi : "Devenir Andrea Ponti

  • Orwell : 2+2=5

    cramés,cinéma,long-métrage,montargis,art et essai,documentaire,orwell,raoul peck,eric ruf,damian lewisLes Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Orwell : 2+2=5. Il sera visible le jeudi 30 avril 2026 à 20h30

    1949. George Orwell termine ce qui sera son dernier mais plus important roman, 1984.

    Orwell : 2+2=5 plonge dans les derniers mois de la vie d’Orwell et dans son œuvre visionnaire pour explorer les racines des concepts troublants qu’il a révélés au monde dans son chef-d’œuvre dystopique : le double discours, le crime par la pensée, la novlangue, le spectre omniprésent de Big Brother... des vérités sociopolitiques qui résonnent encore plus puissamment aujourd’hui.

    “Festival de Cannes - Sélection officielle 2025 - Cannes Première”

    Orwell : 2+2=5, documentaire de Raoul Peck avec Eric Ruf, Damian Lewis, 2026, 120 mn
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1672 

    Voir aussi : "Yellow Letters"