Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

exposition

  • Choses vues

    Derrière "Les choses", l’énigmatique titre de la dernière exposition au Louvre qui se tient jusqu’au 23 janvier prochain, se cache une aventure de plusieurs milliers d’années au cœur de la représentation des objets.

    Grâce à 170 œuvres prêtées par plus de 70 institutions et musées, la vénérable institution propose de revenir sur la question de la représentation des choses, depuis les stèles funéraires de l’Égypte ancienne jusqu’à l’intelligence artificielle, en passant par les objets religieux médiévaux, les peintures classiques de Chardin, ou les installations et ready-made du XXe siècle. Le parcours muséographique fait l’objet de 15 séquences chronologiques passionnantes.

    Cette histoire de la nature morte, imaginée – on aimerait même dire : "raconter" – par Laurence Bertrand Dorléac met en avant les dialogues entre les artistes et les objets qui les entouraient. La représentation des choses est très ancienne, précise la commissaire d’exposition, avant d’ajouter que l’éclipse qu’elle a connue pendant près de mille ans (grosso modo, du VIe au XVIe siècle) n’a toutefois jamais disparu. Des œuvres du Moyen-Âge sont d’ailleurs bien présentes, y compris en Asie, à l’instar de ces Fleurs d’œillets de Qian Xuan (1314).

    Le spectateur parcourt l’exposition comme il ferait un voyage dans le temps, rythmé autant par l’œil des artistes que par leurs pensées, voire leurs croyances. Peintures, installations, objets d’art et vidéos viennent entrer en résonance.

    "Mais pourquoi n’y a-t-il pas d’art ancien dans les musées contemporains ?"

    Il faut souligner à quel point Le Louvre entend sortir de sa zone de confort en proposant une exposition intelligente qui vient se nourrir à différentes époques et cultures. La représentation des objets est riche de sens : simples objets décoratifs, réceptacles de croyances religieuses, trompes-l'œil mais aussi, à partir de La Renaissance, marchandises prosaïques que l'on s'échange et qui deviennent autant d'objets de désirs recherchés, convoités, accumulés  (Errò, Foodscape). L’exposition montre à quel point la nature morte comme genre pictural a connu un véritable âge d’or à partir du XVIe siècle, à l’image des peintures de Jean-Baptiste Chardin ou, plus singulièrement, les portraits d’Arcimboldo, qui "brouille les frontières entre les genres et les espèces".

    Mais qui dit "nature morte", dit aussi "vanité". A partir du XVIe siècle, une "crise de conscience" amène les artistes à créer des tableaux dans lesquels un crâne, un sablier ou une bougie qui se consume, rappelle la vanité de l’existence. Ces peintures venaient décorer les intérieurs des milieux bourgeois.

    Le motif de l’animal mort, aussi ancien que la peinture elle-même, sert aussi à parler de l'être humain, voire, pire, de notre cruauté. "Les personnes les plus attachées aux choses sont celles qui sont le plus attachés aux êtres", considère  Laurence Bertrand Dorléac. Si bien que l’artiste peut se faire observateur en même temps qu’accusateur. Que l’on pense à cette tête de vache (Andres Serrano, Cabeza de vaca), dont l’œil fixe le spectateur avec une puissance incroyable.  

    L’exposition "Les choses" frappe par sa modernité et son incessant dialogue entre artistes, époques et techniques. Le classique et le contemporain font bon ménage au cœur de la vénérable institution parisienne, ce qui fait s’interroger la commissaire exposition : "Mais pourquoi n’y a-t-il pas d’art ancien dans les musées contemporains ?" Par cet événement, c’est aussi un message envoyé aux "modernes" pour qu’ils  n’oublient pas les "anciens". Le Louvre a bien compris la leçon. 

    Exposition "Les choses"
    Musée du Louvre, Paris
    12 octobre 2022 – 23 janvier 2023
    https://www.louvre.fr/en-ce-moment/expositions/les-choses

    Voir aussi : "Les Simonet aux Tanneries d'Amilly"

    Photo : Luis Egidio Meléndez, Nature morte avec pastèques et pommes dans un paysage, 1771, Musée du Prado
    © Photographic Archive – Museo Nacional del Prado

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Luca Simonini et le parti pris des choses

    Luca Simonini, qui présente jusqu’en octobre ses œuvres à l’Espace Saint-Martin, a assurément plusieurs vies artistiques en une seule.

    L’intéressé se présente lui-même avec une double casquette : créateur de décors de scènes et peintre. La liberté mais aussi la rigueur sont au cœur de ses œuvres. Bla Bla Blog avait parlé en 2016 d’une de ses expositions à la Galerie New Age, "Coups de pinceau" : " Luca Simonini fait de la brosse non seulement le prolongement du geste de l’artiste mais aussi une vanité contemporaine, humanisant de simples brosses".

    Son exposition à l’Espace Saint-Martin présente des œuvres à l’encre de chine sur du papier de riz traditionnel, une technique ancestrale chinoise que Luca Simonini a adopté avec passion et enthousiasme : "Beaucoup plus capricieux, [ce type de support] demande à l’artiste respect, humilité et maîtrise". Voilà qui met l'artiste dans la position et l'état d'esprit d'un artisan.

    La recherche de l’harmonie

    Dans un style dépouillé, réduit à sa plus simple expression, et néanmoins riche de variations et de subtilités, Luca Simonini exprime la vie éphémère, la poésie de la nature mais aussi la fluidité dans lequel le papier, l’encre et l’eau font osmose avec une très grande élégance. "[Le] geste minimal lié au moment et à l’instant (…) me portent naturellement vers une philosophie proche du Pantha Rhei, où le sujet, le peintre et le support sont en constante mutation."

    En s’intéressant aux choses simples qui nous entoure – rochers, poissons, écumes ou simples pinceaux – c’est bien la recherche de l’harmonie qui guide la main de l’artiste, "pour voir surgir la poésie cachée dans chaque chose qui nous entoure".

    Luca Simonini est à, découvrir ou redécouvrir à l’Espace Saint-Martin jusqu'au 29 octobre 2022.

    Exposition Luca Simonini, "Encres sympathiques"
    Espace Saint-Martin, 3 septembre – 29 octobre 2022
    199 bis, rue Saint-Martin 75003 Paris
    https://www.espacesaintmartin.com/en/pages/10-gallery.html
    https://www.facebook.com/jeanluc.simonini

    Voir aussi : "De la brosse comme prolongement du geste de l’artiste"
    "Gallery, entrance"
    "Vite, les chats"

    © Luca Simonini

    luca simonini,exposition,peinture,paris,espace saint-martin,encre de chine,papier de riz

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Rock stars en photographies

    Alors que les Rolling Stones sont en tournée anniversaire, la ville de Dinard accueille une exposition estivale originale et inattendue sur le rock'n roll, avec des photos de scène de ces icônes britanniques… entre autres. L'exposition Rock Star #PhotosEvelyneCoutas se poursuit jusqu'au 30 septembre à La Villa Les Roches Brunes. 

    Plus de 100 photographies, des tirages argentiques en noir et blanc pour la plupart, des impressions numériques dont quelques-unes grandeur nature, font découvrir l’histoire de ce phénomène musical, des années 1976 à nos jours, à travers la démarche artistique d’une photographe, Evelyne Coutas.

    Passionnée de musique et de danse rock, assistante de Michel Journiac, initiateur du Body art, Évelyne Coutas participe aux concerts de rock des groupes les plus fameux. En compagnie de Dominique Benoiste, elle arpente les scènes rock françaises. Elle est publiée dans le fanzine français Sneakers et dans des magazines de rock français et internationaux.

    Elle a ainsi photographié les artistes qui appartiennent désormais à la grande Histoire du Rock : les Who, les Rolling Stones, Paul McCartney, Eric Burdon, Pink Floyd, Peter Gabriel ainsi que ceux qui ont créé à partir des années 75, la mouvance de la scène Punk : Iggy Pop, Ramones, Sex Pistols, Clash, Jam, Damned, Police… Elle les a suivis dans toutes les grandes salles parisiennes et les festivals en France. Elle a saisi leurs postures, leurs gestes, leur force et leur radicalité. Et ces dernières années, son regard a ciblé les groupes émergents tels que les Blood Red Shoes, Temperance Movement, Bloc Party, les pépites du Festival Les Femmes s’en mêlent ainsi que les artistes auxquels elle est toujours restée fidèle comme Paul McCartney, Eric Burdon ou Patti Smith.

    Une figure atypique de la photographie

    Figure atypique de la photographie, Évelyne Coutas a toujours bousculé les codes en multipliant les expérimentations, le questionnement du réel et les mécanismes de représentation à une époque où la photographie en France n’était pas (encore) considérée comme un art.

    Après des années d’interruption et suite à des propositions de la Galerie des Filles du Calvaire à Bruxelles et Paris pour les expositions Radical Postures et Les Femmes s’en mêlent revisited : facts and fantaisies, Évelyne Coutas revisite ses archives, reprend ses boîtiers et renoue avec ses origines photographiques. Elle retrouve ses idoles d’antan, Patti Smith, Paul McCartney, et nous fait découvrir des groupes émergents tels les Blood Red Shoes, Temperance Movement et bien d’autres.

    À La Villa Les Roches Brunes, dans ce monument historique de style néo-Louis XIII surplombant la mer, le contraste entre le château de mer insolent et l’énergie du Rock n’en est que plus éclatant. Cette singularité est renforcée par la scénographie mise en œuvre par Françoise Wasserman, commissaire de l'exposition. Les photographies s'accompagnent d'une mise en musique, d'instruments de collection et de souvenirs de concerts.

    L’exposition Rock Star #PhotosEvelyneCoutas est à voir à Dinard tout l’été, et à entendre aussi.

    Exposition Rock Star #PhotosEvelyneCoutas
    Du 9 juillet au 30 septembre 2022
    Villa Les Roches Brunes, 1 allée des Douaniers, 35800 Dinard
    Du mardi au dimanche, de 11H à 19H en juillet et août et de 14H à 19H en septembre
    https://www.ville-dinard.fr/actualites/rock-star-photosevelynecoutas-laffiche-de-lexposition-de-cet-ete

    Voir aussi : "Chanteuses, je vous aime"

    photographe,photo,photographie,exposition,rock,dinard,ille-et-vilaine,bretagne,Rock Star #PhotosEvelyneCoutas

    Photos : © Evelyne Coutas/Dalle – AC/DC, Angus Young, Nuit punk, Pavillon de Paris, 1979
    © Evelyne Coutas/Dalle – MC5, Wayne Kramer et Marcus Durant, Élysée Montmartre, Paris 2018

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Pincez-moi : Pincemin est à Sens

    "Quant à mes sculptures, je croix qu’elles ont le plus souvent piqué et griffé, elles sont de la matière des hérissons", écrivait Jean-Pierre Pincemin (1944-1995), génial touche-à-tout, et dont l’œuvre fait l’objet d’une exposition à Sens jusqu'à cet automne.

    Sens : la seule ville qui pouvait faire une rétrospective digne de ce nom d’un touche-à-tout de génie, d’un ogre de curiosité et d’une personnalité hors-normes, qui a vécu et travaillé au Moulin du Roy à Sens dans les années 90. 

    Après les gravures de Jean-Pierre Pincemin en 2016, les Musées de Sens proposent, du 14 mai au 10 octobre 2022, une sélection d’œuvres sculptées et de tableaux d’un artiste rarement présentés.

    Ouvrier "métallo", celui qui a exercé toute sa vie comme tourneur en entreprise devient un artiste reconnu et participe dans les années 70 au mouvement Supports/Surfaces qui remet en cause le sujet et les matériaux de la peinture, avant de s’en éloigner et de se rapprocher de l’expressionnisme abstrait.

    "Quant à mes sculptures, je croix qu’elles (...) sont de la matière des hérissons"

    Jean-Pierre Pincemin ne cesse de se référer aux œuvres du passé, mais c’est pour mieux les dépasser et les réinventer. Parallèlement à la peinture, il développe une sculpture en perpétuelle réinvention et expérimente toutes sortes de matériaux, techniques et équilibres.

    Les Musées de Sens donneront à voir au travers de cette exposition des pièces peu montrées depuis la disparition de l’artiste : sculptures assemblées et remontées à partir de morceaux collectés au hasard, toiles et dessins de toutes tailles et de toutes techniques.

    En 2016, l’exposition Jean-Pierre Pincemin Gravures et sérigraphies, à l’Orangerie des Musées de Sens, a présenté l’œuvre gravé, rassemblant pour la première fois un nombre impressionnant de gravures. Cet été 2022, sculptures et tableaux vont dialoguer dans la belle salle de l’Orangerie, pour une autre approche de l’œuvre foisonnante de Jean-Pierre Pincemin.

    Exposition "Jean-Pierre Pincemin. Sculpture – Peinture"
    Orangerie des Musées de Sens 
    135 rue des Déportés et de la Résistance 89100 Sens
    Tél. 03 86 64 46 22 
    https://www.musees-sens.fr

    Voir aussi : "Vite, les chats"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Belle galerie d’artistes

    Une nouvelle galerie parisienne ouvre ses portes ce 12 mai à Paris :  la galerie Didier DB, à Paris, dans le 14e arrondissement.  

    Le créateur de ce lieu se définit comme un "aventurier sans filet", un galeriste passionné, mais aussi agent artistique, organisateur de salons d’art contemporain.

    L’ouverture d’une nouvelle galerie est non seulement un événement mais aussi une bouffée d’oxygène bienvenue qu’il faut absolument soutenir.

    Le galeriste Didier Bierjon insiste sur la grande ouverture de son lieu, "orienté vers des choix diversifiés", servis par son expertise et son expérience. L’engagement ne sera pas absent, pas plus que la diversité : expressionnisme, naïf, figuration narrative ou abstraction. La galerie se veut aussi fervente défenseuse d’artistes femmes, ce qui mérité d’être souligné.

    Parmi ces artistes présentés, figurent Aliénor de Cellès, dont Bla Bla Blog avait déjà parlé, JC Millepied, Oebr & Pad ou Noël Verin.

    Cela se passera dans le 14e arrondissement parisien, Galerie Bierjon, au 24 rue Morène.    

    Galerie DB, 24 rue Morène, Paris 14e
    Métro Porte d’Orléans
    https://www.facebook.com/DidierBierjonAgentdArtistes
    https://www.didierbierjonagentdartiste.com

    Voir aussi : "Arbres-danseuses à Toulon"
    "2017, année des « Cellettes »”

    Ill. Aliénor de Cellès, Au café par un doux matin, gouache sur toile, 50X60, 2021

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Les étrusques débarquent à Nîmes

    Du 15 avril au 23 octobre 2022, le Musée de la Romanité  de Nîmes met à l’honneur une civilisation antique méconnue et pourtant l’une des plus fascinantes et raffinées de la Méditerranée : les Étrusques.

    L’histoire de ce peuple d’habiles navigateurs et d’artisans raffinés se développe à partir du IXe s. av. J.-C., connaît son apogée entre le VIIe et le Ve siècle, et finit par tomber progressivement sous la domination débordante de Rome, entre le IVe et le Ier s. av. J.-C.

    À Nîmes, Le Musée de la Romanité propose un parcours à la fois civilisationnel, culturel, artistique et historique pour découvrir un peuple qui a bouleversé l’histoire de l’Europe avant de s’éteindre sous la domination romaine. 
    Les visiteurs partent sur les traces de ce peuple qui, pendant des siècles, avant que la grande puissance de Rome ne prenne son essor, a occupé le centre de la péninsule italique (Toscane, Ombrie, Latium), en contact étroit avec les autres civilisations qui peuplaient les côtes de la Méditerranée.

    Les Étrusques se caractérisent par un style de vie empreint de raffinement et de savoir-faire, comme en attestent leurs splendides réalisations artisanales, leur surprenante capacité dans le travail des métaux et des pierres précieuses, ou encore leurs connaissances en architecture et en urbanisme. Cette culture évoluée s’est enrichie au contact des mondes grec et phénicien et des grands empires de la Méditerranée orientale, tout en conservant sa propre identité. La civilisation étrusque a laissé un héritage culturel extraordinaire qui marquera profondément la Rome antique.

    Au total, ce sont plus de 140 œuvres qui sont présentées 

    À partir d’un panorama sur le territoire de l’Étrurie et sur son contexte historico-géographique, la première section met l’accent sur l’importance du commerce et des contacts des Étrusques avec les autres peuples de la Méditerranée. Le parcours continue avec l’illustration de ce qu’était la société étrusque, sa structure sociale, politique et urbaine, et les us et coutumes de la vie quotidienne.

    La civilisation étrusque développe un art de vivre qui lui est spécifique, avec un niveau de raffinement et de luxe qui caractérise le style de vie des classes dirigeantes. Elle se détermine aussi par le rôle actif et central de la femme au sein de la société, et par l’importance attribuée au symposium, ce banquet qui est l’un des moments fondamentaux de la vie sociale de l’Antiquité.
    Développement du commerce, structure sociale, politique et urbaine, influence, religion, pratiques rituelles, funéraires, et bien plus encore sont mis en lumière par des prêts d’œuvres exceptionnels provenant du Musée Archéologique National de Florence et du Musée Étrusque "Guarnacci" de Volterra. Le parcours est enrichi de pièces issues de la collection Campana conservées au Musée de la Romanité, ainsi que d’objets provenant de fouilles archéologiques, notamment des fouilles sous-marines menées en France Méridionale.

    Au total, ce sont plus de 140 œuvres qui sont présentées : objets de la vie courante, amphores, urnes cinéraires, attirail de guerre, bijoux, statuettes, etc. L’exposition des pièces originales est accompagnée de vidéos et projections vidéo, de dispositifs technologiques et interactifs, et de reconstitutions captivantes.

    "Étrusques, une civilisation de la méditerranée", exposition du 15 avril au 23 octobre 2022
    Musée de la Romanité, Nîmes
    https://museedelaromanite.fr

    Voir aussi : "Ce qu’elles veulent"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Ce qu’elles veulent

    A l’origine, c’est sous le titre "All I want..." qu’a été imaginée l’exposition conçue pour la présidence portugaise de l’Union européenne en 2021. La Fondation Calouste Gulbenkian, au Centre de création contemporain Olivier Debré à Tours propose de découvrir cet événement.

    40 artistes portugaises de 1900 à 2020 servent de fil conducteur à un large panorama de la création lusitanienne : peintures, sculptures, dessins, objets, livres, céramiques, installations, films et vidéos, du début du XXe siècle à nos jours.

    Sous le signe de Lou Andreas-Salomé, une des premières voix féministes, les femmes sont mises au devant de la scène pour rappeler que dans les galeries des musées, la moitié de l’humanité a été "oubliée" depuis des siècles. Ce sont 40 créatrices – toutes venues du Portugal – que l’exposition "Tout ce que je veux" entend faire découvrir ou redécouvrir.

    Sous le regard sombre et bouleversant d’Aurélia de Souza

    Grâce à ces créations, l’exposition explore comment, dans un univers majoritairement masculin, les femmes sont passées du statut de muse à celui de créatrice. Le public pourra y découvrir des artistes de référence comme Aurélia de Sousa, Maria Helena Vieira da Silva, Lourdes Castro, Paula Rego, Ana Vieira, Salette Tavares, Helena Almeida, Joana Vasconcelos, Maria José Oliveira, Fernanda Fragateiro ou encore Grada Kilomba.

    "La motivation [de l’exposition] la plus immédiate est certes de concourir à la réparation de certaines injustices dans le vaste contexte de l’historiographie au Portugal mais cette exposition cherche aussi à comprendre pourquoi et comment, dans la seconde moitié du XXe siècle, les artistes portugaises ont atteint tant de notoriété, au niveau international notamment" a commenté ainsi Isabel Mota, Présidente du Conseil d’administration de la Fondation Calouste Gulbenkian.

    Sous le regard sombre et bouleversant d’Aurélia de Souza, peint en 1900, il semble que l’injustice soit en partie réparée grâce à un projet artistique rondement mené dans toute sa diversité.

    Exposition "Tout ce que je veux, 40 artistes portugaises de 1900 à 2020"
    Fondation Calouste Gulbenkian,
    Centre de création contemporain Olivier Debré, Tours 

    Du 25 mars au 4 septembre 2022.
    https://gulbenkian.pt/paris
    https://www.cccod.fr

    Voir aussi : "Angel Art"

    Aurélia de Souza, Auto-retrato (Autoportrait), 1900, huile sur toile,
    Museu Nacional de Soares dos Reis, Portugal © Photo Pedro Pina

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2021

    Une année 2021 très riche se termine : cinéma, musiques, livres, expositions, séries ou publicité. Bla Bla Blog ne s’est jamais rien refusé dans son désir de chroniquer ces artistes, ces créations et ces œuvres qui contribuent à enrichir notre vie culturelle. 317 articles ont été publiés cette année.
    Quels sont ceux qui ont le plus buzzé ? Comme les années précédentes, voici le top 10 de cette année.

    10 Au salon avec Chopin et Haley Myles

    C’est avec bonheur que l’on retrouve à la 10e place la pianiste classique Haley Myles pour un enregistrement des Nocturnes de Chopin qu’elle avait d’abord joué pendant le Grand Confinement

    Haley Myles.png"S’il est un répertoire classique archi-interprété, il est possible que les Nocturnes de Frédéric Chopin (1810-1849) tiennent le haut du pavé. La pianiste Haley Miles en propose une version intimiste et passionnante. Avec son projet musical "Chopin Nocturne Project", la pianiste installée à Lyon a choisi d’enregistrer un nocturne différente chaque vendredi de février à juin 2021. L’album – son deuxième – a suivi presque naturellement, après un enregistrement record en trois jours…"

    LA SUITE ICI…

    9 Vous revoilà, Gens de France

    Une réédition de l’ouvrage culte Gens de France fait une entrée surprise dans le classement de notre Top 10.  Voici un rappel pour cette réédition à marquer d'une pierre blanche.

    Vous revoilà gens de France.png"En ce mois de juin, ressort en librairie le mythique Gens de France et d'ailleurs de Jean Teulé. Il avait été publié une première fois à la fin des années 80, avant de connaître une réédition il y a un peu plus de 15 ans (éd. Ego Comme X).
    C’est aujourd’hui les éditions Fakir qui proposent de découvrir ou redécouvrir cet album, l’ultime album graphique de Jean Teulé, avant que celui-ci ne se lance avec succès dans le roman…"

    LA SUITE ICI…

    8 Adrineh Simonian comme à la maison

    Attention les yeux ! Lorsque nous avons appris que la chanteuse lyrique Adrineh Simonian faisait une reconversion pour le moins osée dans le porno, avec un sérieux sens de l’engagement, il paraissait nécessaire de lui consacrer un article. Cela méritait assurément une étonnante chronique, particulièrement remarquée cette année.

    Arthouse Vienna.jpg"Cette information est sortie de manière relativement confidentielle il y a une dizaine de jours.
    Nous apprenions que la mezzo-soprano autrichienne Adrineh Simonian a choisi une reconversion inattendue, passant de l’univers feutré et bienséant de l’opéra pour celui, plus sulfureux du porno... féministe..."

    LA SUITE ICI...

    7 Henintsoa, un jour ce sera elle

    En septième position, nous trouvons la chanteuse d’origine malgache Henintsoa, qui se faisait remarquer fin 2020 et en tout début d’année 2021 pour plusieurs titres. 

    Henintsoa.png"Coup de projecteur en ce début d'année sur Henintsoa, une des nombreuses espoirs de la jeune scène francophone.
    Celle-ci nous vient de Madagascar, même si si c’est à Paris qu’elle a fait ses premières armes, après être arrivée en France à 18 ans pour poursuivre des études supérieures. La chanson et sa voix l’ont fait sortir du lot, comme le prouvent  quelques concours de chants remportés (La truffe d'argent, Plus de talents ou la Moog Academy)…" 

    LA SUITE ICI...

    6 Arbres-danseuses à Toulon

    Une exposition à Toulon a fait parler d’elle : elle a eu lieu cette année à la galerie Simona de Simoni et présentait des œuvres de Patricia Tozzi-Schmitzer. Il s'agit de la seule chronique sur une exposition classée dans le Top 10 de Bla Bla Blog. 

    Arbres danseuses.jpg"C’est à Toulon que l’on trouve la galerie Simona de Simoni, située en face de la Porte d’Italie. Celle qui en est l’initiative est Aliénor de Cellès, dont nous avions déjà parlé sur Bla Bla Blog. Cette artiste passée par le stylisme, la mode et les costumes de scène a choisi la peinture comme terrain d’expérience et de création. Le dernier exemple en date est celui de la galerie qu’elle a fondée au cœur de la Préfecture du Var…"

    LA SUITE ICI...

    5 Cabaret batave

    En fin d’année, Bla Bla Blog vous faisait découvrir le nouveau show-woman de Martineke Kooistra. Un anniversaire, ça se fête. L’artiste d’origine néerlandaise le faisait en spectacle, avec un sérieux sens d’humour, tout en faisant découvrir le cabaret batave. 

    Cabaret batave.png"Martineke Kooistra célèbre son demi-siècle, et elle ne le fait pas à moitié !
    Cela se passe au Théâtre Essaïon les dimanches à 17 heures 30 jusqu’au 16 janvier 2022.
    Venu des Pays-Bas, l’artiste propose un show mariant le one-woman-show, le stand-up et le tour de chant, dans son univers très à elle…" 

    LA SUITE ICI...

    4 "J’incarne en quelque sorte « la maîtresse d’école »"

    On aime Flore Cherry pour ses engagements, les événements qu’elle organise et son actualité artistique. Elle arrive au pied du podium de cette année, grâce à une interview menée à l’occasion de la dernière édition du salon de la littérature érotique.

    Flore Cherry.png"Flore Cherry a accepté de répondre aux questions de Bla Bla Blog à propos de son actualité. Il y a, pour commencer, sa pièce de théâtre Le plus beau jour (de votre vie). Mais il y a aussi le salon de la littérature érotique, de retour le 28 novembre, salon qu'elle organise avec la foi du charbonnier. Ou de la charbonnière. 
    Bla Bla Blog – Bonjour, Flore. Journaliste, rédactrice, entrepreneuse, animatrice, auteure… On ne t’arrête plus… A ce sujet, préfères-tu écrivain, écrivaine ou auteure ?  

    Flore Cherry – Je préfère que mon interlocuteur choisisse son propre vocabulaire, surtout. Si pour lui, un écrivain est une femme, c’est OK. Mais j’ai une petite corde sensible pour auteure. Avec un joli -e…"

    LA SUITE ICI...

    3 La vie commence à 40 ans

    En troisième position du classement de cette année, la chanteuse Andrea Ponti prouve qu’il est toujours temps de faire le buzz. Elle se place remarquablement sur le podium de cette année. Cette médaille de bronze permet de refaire parler d'elle. 

    Andrea Ponti.png"Repérée sur les réseaux sociaux l’an dernier durant le Grand Confinement, Andrea Ponti sort cet été son single "Il était temps", composé et écrit par François Welgryn et William Rousseau.
    Ce marque la naissance d’une interprète qui, à quarante ans, se lance dans la chanson. "Enfin j’ose et je réalise mon rêve en me sentant tellement épanouie dans cette nouvelle aventure que je souhaite la plus aboutie possible. Enfin, comme jamais auparavant je me sens alignée, centrée, complète… à ma place", explique-t-elle…"

    LA SUITE ICI...

    2 Thomas Pourchayre : "Je digère beaucoup de choses, et j'en oublie beaucoup"

    Une interview arrive en seconde position. Elle concerne Thomas Pourchayre, un auteur que nous avions chroniqué pour son dernier ouvrage, Ève et l’Ange. Pour l’interview qu’il nous a accordés, il fait partie des grandes vedettes de 2021. Mérité, bien sûr !

    Thomas Pourchayre.png"Après avoir parlé du singulier conte Ève et l’Ange de Thomas Pourchayre, nous avons voulu en savoir plus sur l’auteur. Il a accepté de répondre à nos questions.
    Bla Bla Blog – Bonjour, Thomas Pourchayre. Vous sortez aux éditions Abstractions un nouveau livre, Ève et l’Ange. Peut-on dire qu’il s’agit d’un ouvrage hybride ? 
    Thomas Pourchayre – Ah... ! "Récit / nouvelle" ou "poème" ? Je crois qu'il a une unité, ce texte. Il est très homogène dans sa forme, même si elle est effectivement spéciale. Mon roman en cours, par différence, est fait de fragments de différentes natures : on peut dire qu'il est hybride. Mais Ève et l’Ange, à mes yeux, devrait être vu comme relevant d'un genre à part, rare mais pas inédit. Il est peut-être plus proche du conte, même si son style est singulier pour un conte. Bref, renonçons aux classifications !…"

    LA SUITE ICI...

    1 "Différenciation de la vitesse d’évolution intellectuelle"

    Et la grande gagnante des chroniques de Bla Bla Blog est une chronique inattendue sur - et c'est une nouveauté depuis que notre Top 10 existe ! - une publicité... Elle a été voulue par EDF et conçue par l’agence BETC/Havas. La vénérable entreprise publique a choisi de suivre Eva, croustillante et irrésistible looseuse magnifique. Un énorme coup de cœur, assurément !

    Differenciation de la vitesse.png"Parlons pub avec cet excellent spot proposé par EDF et l’agence BETC/Havas Paris, Eva et Violette. Le film a été réalisé par Réalité, de l’agence Big.
    La vénérable entreprise nationale d’électricité choisit l’humour et le contre-pied pour parler de son énergie vertueuse ("97 % sans CO2, grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables")…"

    LA SUITE ICI...

    https://www.facebook.com/leblablablog
    @LeBlaBlaBlog
    https://www.instagram.com/leblablablog

    Voir aussi : "Top 10 Bla Bla Blog 2020"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Catégories : Beaux-arts, musées et expositions, ITW, Les tops 10 de Bla Bla Blog, Livres et littérature, Musiques, Publicité, Spectacles, Web, réseaux sociaux et presse, • • Articles et blablas, • • Vie du blog et bla-bla sur le blog 0 commentaire Imprimer Lien permanent