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Cinéma

  • Frigo, la baleine et le frigo

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    On ne parle pas assez des films muets du début du XXe siècle : le noir et blanc, le muet, les jeux appuyés, mais aussi ces génies souvent oubliés. L’‎Œil du frigo nous propose une chronique sur l'une de ces figures marquantes, Buster Keaton, dit "Frigo" pour son visage souvent inexpressif. S'il y a un artiste qui colle le mieux à cette rubrique sur les frigos dans le cinéma, c'est bien lui. 

    À force de faire des recherches on tombe sur de drôles d'idées. Un homme, Buster Keaton dit "Frigo", part faire le tour du monde alors qu'une femme vient de lui briser le cœur. C'est souvent le rôle des femmes qui, pour un frigo mal rangé, sont prêtes à vous larguer – mais je m'égare...

    Evidemment, notre héros part avec une coque de noix et fait le plein du frigo. Le bateau, fait d'une grande tente blanche, est la représentation parfaite de nos appareils actuels. Il s'ensuit alors quelques mésaventures dont la fin est savoureuse. Je ne vais pas vous la raconter : il faudra prendre patience et regarder ce film muet durant vingt minutes et savourer tout l'art de Buster Keaton.

    Devenir Frigo à l'époque de l'invention du frigo, je trouve cela fascinant : un personnage aussi blanc qu'une porte de frigo et aussi froid qu'un glaçon ne pouvait certainement pas s'appeler autrement. Il remplit donc son frigo de bateau avec du zerolene (huile de moteur), du gasoline (essence) et du Hard Jack, qui semble être un fromage dur, donc qui se conserve longtemps. Quelle drôle d'idée de partir avec une caisse de fromage faire le tour du monde pour noyer son chagrin. Certes, lorsque l'on est Frigo, il n'est pas complètement incongru de naviguer avec un fromage bien au frais. Le réfrigérateur des années 20 était encore à ses balbutiements, et force est de constater qu'il consommait beaucoup d'essence et de d'huile de moteur. Nous n'avions pas de porte pour mettre les condiments mais nous pouvons être reconnaissant à cette femme qui a permis à Frigo de se jeter à l'eau – si je puis dire – et de nous faire découvrir presque un siècle après les prémices d'un frigo moderne.

    Dire que j'ai passé des décennies à me faire larguer sans jamais avoir pensé à partir avec du fromage dans le frigo, et même sans partir faire le tour du monde avec mon frigo... Pourtant, à bien y regarder,  si il y en a bien une qui ne vous largue jamais, c'est bien votre frigo, sauf quand il a bouffé toute l'huile de moteur. Mais je salue ce courage, cette expérience qui saura nous mener un petit peu plus loin dans nos vies et découvrir une fois encore jusqu'où l'humanité frigostique peut nous élever. 

    Ce petit bijou de Buster Keaton, d'une durée de 20 min, est à voir absolument.

    ODF

    Frigo et la Baleine (The Love Nest), Comédie de et avec Buster Keaton, USA, 1923, 22 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Frigo et la Baleine"
     

     

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  • Deux grandes oreilles pour Tim Burton et son Dumbo

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    Je ne serai pas le premier ni le dernier à dire que le Dumbo de Tim Burton se démarque de son œuvre par sa facture très classique.

    Dans sa revisite de ses grands classiques animés, Disney a choisi le réalisateur d’Edward aux Mains d’Argent, d'Alice de l'autre Côté du Miroir ou du Batman de 1989 pour raconter l’histoire de Dumbo. En 1941, le studio Walt Disney confiait à Ben Sharpsteen l’adaptation en dessin animé du roman d’Harold Pearl. L’histoire de l’éléphanteau aux oreilles si gigantesques qu’elles lui permettent de voler séduit le public et devient un classique du cinéma.

    Il fallait un réalisateur de la trempe de Tim Burton pour filmer de nouveau, et cette fois avec de vrais acteurs, cet émouvant destin. Évidemment, les images de synthèse ont été utilisées pour redonner vie à Dumbo, l’animal de cirque devenu une attraction de foire en même temps qu’un objet de convoitise.

    Dans cette histoire toute fantastique, qui ne pouvait que plaire à Tim Burton, il est autant question de lutte sur fonds d’intérêts autour d’un éléphanteau innocent que d’une réflexion – certes pas poussée bien loin – sur le thème de l’anormalité et du handicap.

    La prestation d’Arcade Fire pour la reprise de Baby Mine est une pure merveille

    Dumbo et Holt Farrier (Colin Farrell), l’ancien soldat mutilé de retour de guerre (l’histoire se déroule en 1919) qui est chargé de s’occuper et de dresser Dumbo dans le cirque qui l’a vu naître, sont finalement deux frères de cœur bien plus semblables qu’ils n’en ont l’air. Ils sauront s’apprivoiser après la rencontre tumultueuse avec le magnat du divertissement, M. Vandemere (Michael Keaton). La sombre et magnétique grâce d’Eva Green fera du piège tendu par son amant un nouveau départ pour Dumbo, comme pour Holt Farrier, ses deux enfants et la troupe de cirque menée par Max (Danny DeVito).

    Tim Burton respecte à la lettre l’esprit Disney : son Dumbo est d’un classicisme (presque) sans surprise. La noirceur gothique disparaît au profit d’éclairs poétiques, lors notamment des scènes aériennes de l’éléphant volant. Du spectacle plein les yeux, du merveilleux et un happy-end : parfait pour redonner du lustre et dépoussiérer un classique du studio aux grandes oreilles.

    Un conseil pour terminer : restez quelques minutes sur votre siège lors du générique de fin : la prestation d’Arcade Fire pour la reprise de Baby Mine est une pure merveille. Une dernière larme pour l’éléphant féerique.

    Dumbo, comédie dramatique fantastique de Tim Burton, avec Colin Farrell, Michael Keaton, Danny DeVito et Eva Green, USA, 2019, 112 mn
    https://disney.fr/films/dumbo-2019

    Voir aussi : "Alice contre le temps"

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  • "Ce ne sont pas des lys mais des alstromères" : le mea culpa des Cahiers du Cinéma

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    Le printemps, la nature en éveil, les floraisons éclatantes, les bourgeons en fleurs : non, je ne vais pas me faire poète ou vous parler dans cette chronique de Rustica, du Festival des Jardins De Chaumont-sur-Loire ou d’Hortus Focus. Pour cette chronique, c'est le dernier numéro des Cahiers du Cinéma qui m'intéresse.

    Voilà que le plus intello sans doute des magazines spécialisé dans le septième art fait un mea culpa au sujet de la place modeste des fleurs et des arbres dans ses critiques ciné (comme chez ses confrères), alors que ces végétaux peuvent être une clé de lecture d’une scène ou d’une œuvre : "Même sur Internet, refuge des fanas des listes, les énumérations tournent court et s’arrêtent vite aux titres des films où il n’est question en rien de fleurs : Le Dahlia noir, L’Orchidée blanche, l’Orchidée noire, etc." Et l’éditorialiste Stéphane Delorme de renchérir : "Il y a une impuissance à nommer, qui révèle un désintérêt profond pour la nature et une expérience appauvrie."

    La réponse du magazine est cet herbier proposé dans son numéro d’avril. Un herbier qui s’ouvre sur un courrier daté du 24 février dernier envoyé par une lectrice des Cahiers du Cinéma. Marie-Claire Lévy fait remarquer à la revue spécialisée que les chroniqueurs se sont trompés au sujet des fleurs que cultive le personnage joué par Clint Eastwood dans son dernier film, La Mule : ce ne sont pas des lys mais des alstromères, dit-elle, "des fleurs particulièrement périssables (elles se fanent dans la journée)", avant de donner des boutons qui s’épanouissent ensuite, "un phénomène pas commun dans les fleurs coupées." Une précision qui n’a rien d’anecdotique car elle fait sens pour un artiste comme Clint Eastwood.

    50 pages à ces fleurs et à ces arbres qui apparaissant dans des films, connus ou moins connus

    Voilà donc comment le numéro d’avril de ces Cahiers s’essaie à la botanique, sans perdre de vue le cinéma. La revue consacre 50 pages à ces fleurs et à ces arbres qui apparaissant dans des films, connus ou moins connus.

    Cet herbier est classé en trois sections : "Fleurs", "Plantes" et "Arbres". Et l’on découvre une autre manière de lire et comprendre un film, grâce à ces végétaux, souvent discrets mais jamais anodins. Que l’on pense à ces fleurs : le cyclamen dans Le Couvent de la Bête sacrée de Norifumi Suzuki (1974), le glaïeul dans Marnie d’Alfred Hitchcock (1964), l’hibiscus dans Furyo de Nagisa Oshima (1983), la jacinthe des bois dans Bright Star de Jane Campion (2009) ou le pavot dans Le Magicien d’Oz de Victor Fleming (1939). À noter que le cinéma japonais a toujours su, mieux que n’importe quel autre, donner sa place aux fleurs.

    Les plantes ont souvent une dimension métaphysique, symbolique et pour ne pas dire hypnotique à l’exemple des fougères d’Antichrist de Lars von Trier (2009), des Herbes folles d’Alain Resnais (2009) ou de Providence chez le même metteur en scène (1977).

    La dernière section, sur les arbres, offre un éventail plus riche encore : le baobab dans Le Vent de Souleymane Cissé (1982), le bouleau dans L’Enfance d’Ivan d’Andreï Tarkovski, le cocotier dans The Master de Paul Thomas Anderson (2012), l’érable du Japon dans Miss Oyu de Kenji Mizoguchi (1951), le saule blanc dans l'Arbre, le maire et la médiathèque d'Eric Rohmer ou encore les fameux palmiers de Mulholland Drive chez David Lynch (2001).

    Les Cahiers du Cinéma offrent dans ce numéro d'avril 2019 un des reportages les plus pertinents qui soit. Il nous encourage à ne plus regarder nos films préférés de la même façon, mais aussi à mieux observer la tête en l’air ou la tête baissée ces végétaux qui savent parler de nous, à leur manière.

    À acheter et à lire de toute urgence avant la fin du mois.

    Les Cahiers du Cinéma, Herbier, Arbres Plantes Fleurs, avril 2019, en kiosque
    https://www.cahiersducinema.com

    Voir aussi : "À quand un cinéma éco-friendly ?"

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  • À quand un cinéma éco-friendly ?

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    Cette chronique est celle de Robin Risoute, rédacteur pour Fournisseur-energie.com. A priori rien ne destinait Bla Bla Blog à s'intéresser à ce site d'information spécialisé dans l'énergie, sauf qu'un article a attiré notre attention. Robin Risoute s'est intéressé au prochain James Bond, qui verra Daniel Craig incarner une dernière fois l'agent 007. Mais ce qui intéresse notre journaliste n'est pas les dernières informations croustillantes de ce nouvel opus, ni le scénario, ni même le casting mais l'empreinte écologique de ce blockbuster, un blockbuster qui est déjà au centre des critiques en Norvège, son lieu de tournage. Plus généralement, c'est l'empreinte carbone du cinéma qui intéresse Robin Risoute. Saviez-vous que cette industrie est l'une des plus polluantes du monde? Shocking ! 

    Le prochain James Bond devrait sortir en avril 2020 et verra Daniel Craig incarner pour la dernière fois le personnage créé par Ian Fleming. En attendant, il connaît une production mouvementée : initialement prévu pour être réalisé par Danny Boyle (Trainspotting28 jours plus tard), qui a quitté le projet à l’été 2018 en raison de "différends créatifs", il est finalement dirigé par Cary Joji Fukunaga (Sin nombre, True Detective).

    Le film, qui pourrait s’appeler Eclipse, agite désormais les écologistes norvégiens. C’est en effet en Scandinavie, dans le comté d’Akershus, qu’est actuellement tourné ce vingt-cinquième volet cinématographique des aventures de James Bond. C’est au nord d’Oslo, à Trehørningen, que la production du film a posé ses valises… non sans créer de nouveaux remous.

    Le tournage a en effet lieu dans les forêts de Nordmarka, une région tranquille normalement soumise à d’importantes régulations sur la circulation automobile et les constructions. Non contente de fermer des zones normalement réservées aux skieurs, la production y construit des bâtiments, dont l’un est conçu pour exploser durant le tournage.

    Il n’en fallait pas plus pour outrer les associations de défense de l’environnement, qui ont notamment protesté contre la construction de ces bâtiments dans une région naturelle. Il faut dire qu’on fait plus écologique qu’un tournage, et certainement plus tranquille pour la faune et la flore que les explosions qui ne manquent pas de caractériser les films de James Bond.

    Suite de cet article ici...

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  • Les frigos aussi peuvent être romantiques

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    L’‎Œil du frigo s'arrête cette semaine sur le film culte de Baz Luhrmann, Roméo + Juliette. Notre chroniqueur disserte sur une scène de frigo beaucoup plus parlante qu'elle n'en a l'air.

    Roméo et Juliette ont un frigo : et si ! Même Leonardo Di Caprio n'en revient pas. Il parle à la nourrice de Juliette pour fixer un rendez vous dans le confessionnal. La nourrice ayant dû affronter une horde de malfrats pour parler au beau Roméo, elle arrive affamée dans les appartements de la belle Juliette (Claire Danes).

    Evidemment, comme dans tout bon Shakespeare, elle se rue sur le frigo pour restaurer sa vieille carcasse. Ceci dit, le réalisateur ne nous épargne rien : comme la nourrice est une bonne vivante , elle va certainement se goinfrer et prendre les kilos - en atteste son postérieur nous voyons en gros plan avant de voir le frigo. Cela pourrait être une idée pour certaines et certains d'entre nous de visualiser quelques parties bien trop charnues de notre corps avant d'aller fourrer la tête la première dans le Frigo.

    Mais la douce nourrice y va franco. Le frigo est très bien fourni. Elle ne cherche que des fruits et ne prendra que des raisins - ou des prunes qui attendent pratiquement seules sur une étagère. Si on part de l'hypothèse que c'est bien quelques grains de raisins, alors nous sommes dans le symbole de l'amour divin, de la vie, de l'arbre de vie. Merveilleux, quand on y songe, ce que peut nous dire une image (et a fortiori un frigo), hors du texte qui est prononcé. La nourrice fait fructifier cet amour en mettant les deux jeunes gens dans un cercle d'amour et s'en va manger une grappe de raisin (amour divin), tout en ayant fixé le rendez-vous dans le confessionnal - il ne se passe pas toujours des choses divines dans les confessionnaux, mais c'est un autre sujet...

    Maintenant, si l'hypothèse est une prune, comme une "prune d'ente", qui donne nos fameux pruneaux, alors la symbolique est toute différente. Je ne vous ferai pas l'affront de vous décrire une symbolique intestinale liée à l'amour, mais juste pour le fruit être une "prune", c'est pas forcément flatteur - d'ailleurs, en prendre une non plus...

    Notre vieux frigo qu'on referme avec le pied n'est là que pour renfermer les cercles vertueux de toutes les hypothèses. Il les tient au frais. Deux cercles vont se rencontrer et s'unir dans un confessionnal. Tous les symboles sont au vert, et l'espace de fusion entre les cercles créera un sous-ensemble dont la complexité m'égare. Quitte à gérer des cercles et un frigo, mieux vaut être le cercle le plus simplement efficace et clair. Pour tous ceux qui n'ont pas encore saisi, je vous renvoie à votre programme de sixième : Le cercle de centre O et de rayon R est l’ensemble des points du plan situés à la distance R du point O : voilà qui est dit !

    On peut noter quand même qu'en haut du frigo, il y a des plats tout préparés... Shakespeare aurait donc tout prévu en cas de famine amoureuse il suffirait de se faire chauffer un Tupperware au micro-onde. J'aime bien cet auteur : il m'épate quand il parle d'amour absolu.

    Roméo + Juliette, drame américain de Baz Luhrmann
    avec Leonardo DiCaprio, Claire Danes, John Leguizamo, Harold Perrineau Jr.
    et Pete Postlethwaite
    , 1996, 115 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Roméo+Juliette Frigo"
     

     

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  • Moi, Nadia, brodeuse et artiste

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    C’est une artiste hors du commun qui a les honneurs du documentaire d’Aurélie Martin, sobrement intitulé : Nadja Berruyer, Brodeuse.

    Ce film est le fruit de sept ans de travail autour d’un art méconnu, lorsqu’il n’est pas dénigré. Nadja Berruyer parle de la genèse de ses tableaux perlés, comme de la manière dont elle les réalise.

    Perles de métal et de verre, paillettes, fils d'or et de soie : c’est tout un univers qui peuple son atelier si caractéristique. L’artiste brode également avec des matériaux plus spéciaux comme des pièces de monnaie, des engrenages d'horlogerie, des mécanos, des pendentifs, des plumes, des cheveux et des bijoux. Nadia Berruyer dépasse les frontières de l'artisanat et se donne toute liberté pour organiser selon sa volonté toutes ces matières qui la fascinent. Dans ce documentaire, Nadja Berruyer explique aussi pourquoi et comment elle est devenue brodeuse.

    Très jeune, le talent de Nadja Berruyer est reconnu. Elle travaille pour le prêt-à-porter, la haute couture : Christian Lacroix, le théâtre, le cinéma – pour le film Brodeuse d’Éléonore Faucher, elle crée un tableau de perles de 3 mètres de haut.

    Se débarrasser des idées reçues

    Depuis 30 ans, broder tous les jours pendant de nombreuses heures sans s'arrêter à fini par imposer à son corps de la souffrance due à la position de la broderie. Elle doit donc maintenant se reposer un peu plus souvent.

    Peu de choses filmées existent sur la broderie. Dans le film d’Aurélie Martin, la parole de Nadja est l'occasion de se débarrasser des idées reçues : un métier identifié de manière simpliste à la vénérable Maison Lesage, une activité ringarde et vieillissante réservée aux grands-mères fripées.

    Nadja Berruyer, Brodeuse entend parler autrement de cet art, exigeant et passionnant. Le film d’Aurélie Martin, disponible en DVD et VOD, fera aussi l’objet d’une projection exceptionnelle le dimanche 17 mars 2019 à 11H45 au cinéma Saint-André des Arts (Paris 6e). 

    Aurélie Martin, Nadja Berruyer, Brodeuse, France, 62 mn, en DVD et VOD
    Projection spéciale le dimanche 17 mars 2019 à 11h45
    au cinéma Saint-André des Arts, Paris 6e

    http://www.lesmutins.org/nadja-berruyer-brodeuse

    Voir aussi: "Spartacus, mon frère"

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  • La lutte des Classes, bientôt en avant-première

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    Le court-métrage La lutte des classes va être enfin diffusé. Cela se passera à l’Espace Culturel Lionel Boutrouche à Ingré, près d’Orléans, le samedi 23 mars à 20H30 et le dimanche 24 mars à 15H.

    Ce film a été produit et créé par l’association Éclectique. Le tournage avait lieu en novembre dernier. Ironie du sort : la sortie de ce court-métrage, dont le scénario a été écrit fin 2017, aura lieu quelques jours avant celle d'un autre film, un long-métrage cette fois, intitulé... La Lutte des Classes de Michel Leclerc, avec Leïla Bekhti, Edouard Baer et Ramzy Bedia. Bla Bla Blog et l'équipe d'Éclectique souhaitent bien entendu plein succès pour ce long !  

    Le court-métrage La Lutte des Classes raconte une scène presque ordinaire dans un lycée de la région d’Orléans. Un conseil de discipline se réunit. Les adultes et les représentants d’élèves sont chargés de statuer sur le cas de Sixtine (Alicia Pepion), accusée d’avoir frappé et conduit à l’hôpital Charlotte (Flavie Kazmierczak), une autre élève. Au cours de la réunion, l’altercation entre les lycéennes prend une autre dimension lorsque Diane (Jennifer Dìas), une professeure, prend la défense de la jeune accusée. Le débat s’enflamme au cours du conseil de discipline. Que va-t-on faire de Sixtine ?

    La Lutte des Classes, court-métrage d’Alex Bongibault, sous la direction de Nora Méthivier
    Scénario de Bruno Chiron
    avec Jennifer Dìas, Alicia Pepion, Flavie Kazmierczak, Pierre Richekare,
    Mikael Buxton, Aurélie Serrano, Mejgan Bayani,
    Sam Sam, Sylvie Mouillat, Nicolas Lefebvre et Nathalie Frebourg
    La Lutte des Classes en avant-première à l’Espace Culturel Lionel Boutrouche à Ingré, 33 route d'Orléans, le samedi 23 mars à 20H30 et le dimanche 24 mars à 15H.
    https://eclectiquecontact.wixsite.com/eclectique

    Voir aussi : "Les coulisses de La Lutte des Classes"

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  • Un frigo intergalactique

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    Le moins que l'on puisse dire est que L’‎Œil du frigo sait faire montre d'une grande ouverture d'esprit, car après un billet sur Don Camillo en Russie cette fois c'est Le Cinquième Élément de Luc Besson qui a droit aux faveurs de notre spécialiste ès frigo au cinéma.

    Bonjour à tous, les petits voyeurs du frigo. Alors là, cette semaine, on a du lourd : la version frigo du Cinquième Élément... Brrr, ça fait froid dans le dos...

    On se dit qu'à cette époque, les frigos tous connectés seront pleins et achalandés comme il se doit, avec un gars qui viendra vous livrer à jour fixe tout ce que vous avez déjà ingurgité. Ben non! La preuve est là, si on se fie au fabricant du futur : le frigo sera vide.

    Si on associe le mot "immonde" prononcer par Bruce, avec l'ouverture du frigo on a là tout l'intérêt du réalisateur pour cet objet. C'est pas bien, M. Besson de ne pas aimer les frigos ! D'autant que dans ce cas là, les barquettes n'ont pas de logo, il y a vaguement quelque chose de pourri dedans. Quant à mettre des corn-flakes au frais, on est en pleine science-fiction : c'était peut être l'idée du film. À y regarder de plus près, ce ne sont pas des corn-flakes, mais des Gemini, une sorte de gâteau du futur en forme de vaisseau intergalactique, avec une boite moche et sans doute un cadeau à gagner dans la boîte - comme à l'époque du paquet Bonux (les digitals natives, vous pouvez sauter ce passage, il n'est pas pour vous). Encore un assistant réalisateur qui a placé là ses souvenirs d'enfants.

    Bon revenons au film, je plains le cameraman qui, enfermé dans le frigo, fait un plan de bas en haut pour nous montrer ces barquettes vides. Bravo ! Surtout que, d'après cette scène, on comprend que c'est assez petit chez Korben Dallas ("Dallas moultipass..." : les initiés comprendront).

    Heureusement, la gueule de Bruce est là : cicatrice à l'épaule et cigarette à l'envers. Rien que lorsqu'il met en place le café, dans cette machine du futur, on est dans le film.

    Alors, je vous le dis : non "le cinquième élément" n'est pas en gestation dans le frigo : on aurait eu un indice, j'en suis sûr. Besson aime parfois jouer les finauds, alors il va falloir voir le film. Pour les curieux, Luc accouche pour nous le livrer, ce secret, vers la fin du film...

    ODF

    Le Cinquième Élément, film de science-fiction de Luc Besson, avec Bruce Willis, Milla Jovovich, Ian Holm, Gary Oldman et Chris Tucker, 1997, 126 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Le Cinquième Élément et son Frigo"
     

     

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  • Viva il Cinema a Tours!

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    Tours fête le cinéma italien pour la 6e fois. Que le 7e art transalpin soit célébré au cœur du pays des Châteaux de la Loire n’est certainement pas anodin. C’est à partir de cette région de la Loire que la Renaissance, venue d’Italie, a marqué notre histoire (on pense à Léonard de Vinci, dont nous célébrons cette année les 500 ans).

    Viva il cinema! propose de se tourner vers nos voisins italiens et de rappeler l’importance de ce pays dans l’histoire du cinéma mondial. Cela se passera à Tours, du 27 février au 3 mars 2019.

    Les organisateurs ont invité des artistes souvent discrets en France mais à la carrière remarquable : les réalisateurs Roberto Ando (Le prix du désir, Voyage secret, Viva la libertà), Pupi Avati, Duccio Chiarini (Hit the Road, Nonna, L’Éveil d’Edoardo), Ciro d’Emilio (Massimo, Piove), Daniele de Michele (I villani), Alberto Fasulo, Sabrina Iannucci, Laura Luchetti (Fiore gemello), Mario Martone, Margherita Panizon (Non può essere sempre estate), Emanuele Scaringi (La profezia dell’armadillo) et la scénariste Ippolita di Majo.

    Le jury présidé par Régis Wargnier se penchera sur cinq films en compétition : À l’improviste (Un giorno all’improvviso) de Ciro D’Emilio, Fleur double de Laura Luchetti, La Prophétie du tatou de Emanuele Scaringi, L’Invité de Duccio Chiarini et Menocchio d’Alberto Fasulo.

    Trois réalisateurs auront droit à leur hommage : Pupi Avati (Un cœur ailleurs, Une enfance sans fin et Un garçon en or), Mario Martone (Capri-Révolution, Mort d’un mathématicien napolitain et L’amour meurtri) et Roberto Andò (Une histoire sans nom, Les Confessions et Viva la libertà).

    Au menu également de ce festival, un jury pour jeune public, des films inédits (Comme un chat sur le périphérique de Riccardo Milani, Deux soldats de Marco Tullio Giordana, Il bene mio de Pippo Mezzapesa, Io c’è d’Alessandro Aronadio et Je suis de retour de Luca Miniero), des documentaires, une exposition photo sur ces immigrés italiens qui ont fait la France et une conférence sur "L’italianité" au féminin.

    Cinq jours de cinéma italien donc, pour un voyage artistique dans un des plus beaux pays d’Europe. Buona visione!

    Festival Viva il Cinema!, Tours, du 27 février au 3 mars 2019
    https://www.viva-il-cinema.com

    Voir aussi : "Marseille a fait son cinéma pour la 29ème fois"

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  • Seigneur, ce ne sont que quelques victuailles

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    L’‎Œil du frigo fait un voyage dans le temps : nous sommes en 1965 et le curé Don Camillo, dans sa lutte légendaire contre le maire communiste Peppone, suit son meilleur ennemi jusqu'en Union soviétique. Et devinez quoi ? Dans ce Don Camillo en Russie, il est aussi question d'un frigo... métaphysique.

    Alors nous voilà bien : un Don Camillo de 1965 ! Et bien oui il y aussi des frigos chez Don Camillo. Ce dernier fait la grève de la faim pour embêter Peppone, sauf que Jésus, dans sa grande mansuétude, lui dit : "Bon appétit !" Une drôle d'idée d'envoyer son serviteur face à la tentation. Et là ? Don Camillo se jette sur le frigo : image rapide d'un frigo rempli à ras bord.

    On y voit bien un poulet entier, un fromage entier sur la porte, une boîte de conserve, en bas, des œufs - je crois - et des bouteilles de bières. Tout est bio, je vous le confirme. Bon, c'est furtif, mais ce qui est génial c'est de voir le frigo vide que Don Camillo a entièrement englouti en moins de trois heures.

    Essayez pour voir : engloutir votre frigo en moins de trois heures et vous m'en direz des nouvelles. Il n'est pas impossible que vous ayez un discours avec Dieu assez rapidement, ou alors avec le service de votre gastro-entérologue des urgences. Un frigo vide qui reste ouvert devant un Gargantua icône de Dieu : il y a de quoi s'interroger sur la foi du bonhomme.

    Car, je vous le dis, le diable est dans le frigo. Ne cherchez plus, ne vous déplacez plus le dimanche à l'église ou sur internet - pour les plus feignants. Ouvrez votre frigo, enlevez les cadenas bénis par le curé et installez-vous devant l'antre de vos tentations. Régalez votre regard, humez le dernier fromage de chèvre que vous avez acheté et qui embaume cet espace réfrigéré. Le diable habitait déjà au fond du frigo dans SOS Fantôme...

    Là, c'est différent : il a pris corps en vous. Vous faites vos courses, vous imaginez des recettes, puis vous vous installez devant votre frigo, l'air coupable, la bave aux lèvres, le ventre gargouillant et vous vous dites : "Je ferais bien comme Don Camillo : tout bouffer, dévorer, et me lever le ventre lourd pour aller digérer..." De l’excès, enfin, et cette image du frigo où le diable plus fort que Dieu a vaincu ledit frigo. Car, vous le savez, la nature a horreur du vide, et le cercle vicieux va recommencer. Non, je vous le dis, mes frères et sœurs, le frigo est parmi nous : il nous hypnotise avec sa loupiote et le diable prend possession de votre bile !

    Mais, heureusement, une petite sonnerie retentit dans la cuisine : "Biiiip biiip biiip...", et là, vous vous rappelez que vous aviez mis une soupe brocolis, épinard, haricot vert de chez Picard à réchauffer. Vous fermez la porte du frigo, ravi d'aller déguster cette soupe, en pensant que Don Camillo n'avait pas de chance : son frigo ne faisait pas congélateur - juste un freezer pour mettre quelques glaçons. Car, si vous n'avez pas encore deviné, Dieu, lui, se cache dans le congélateur.

    Don Camillo : une excellente série, à déguster ou à faire découvrir.

    ODF

    Don Camillo, comédie de Luigi Comencini, avec Fernandel et Gino Cervi
     Italie, 1965, 111 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Don Camillo en Russie Frigo"
     


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  • On ne badine pas avec un frigo

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    Dans notre série de L’‎Œil du frigo, allons voir du côté d'un pays où le cinéma fait figure de religion : l'Inde. Notre chroniqueur nous parle du film Gang of Wasseypur, sorti en 2012. Et il est bien entendu question d'un frigo.

    Une fois n'est pas coutume, j'ai trouvé une scène de frigo dans le cinéma indien. Vous allez me dire : "Mais où va-t-il chercher tout ça ?" Mes amis cinéphiles et youtube sont mes amis : voilà ma réponse.

    Gang of Wasseypur c'est l'histoire des gangs dans la ville de Wasseypur qui s'étale sur soixante ans. Une film en deux parties qui retrace cette épopée au travers des générations. On ne badine pas avec l'honneur et encore moins avec un frigo.

    On peut se demander pour cette scène de deux minutes cinquante sur la porte d'un frigo la raison d'une telle séquence. Je sais : cela nous est arrivé à tous de batailler pour que cette porte ferme et que cette petite loupiote s'éteigne... Et, parfois, au comble de désespoir, la porte a pris une claque ou un coup de pied retourné, genre salto à la kung-fu. Là, patience : il n'y a rien de tel pour fermer la porte du frigo.

    Ici, c'est long, fastidieux. Pourtant, il ne semble pas y avoir grand chose qui coince, surtout que l'actrice enlève presque tout. Mais on voit tout de suite le découragement des hommes qui, comme par hasard, sont intéressés par autre chose. Le regard du premier homme en dit long. Le deuxième essaie d'aider puis se décourage. La femme, elle, tient bon. Elle essaie encore et encore, pugnace. Pourtant on a remarqué que la porte n'était plus droite. C'est d'ailleurs sans doute cela qui coince : cela fait longtemps que tout est tordu, mais elle y croit encore. Si on met de l'ordre dans notre tête, sans doute pourrons nous fermer cette porte qui reste ouverte.

    J'aime beaucoup cette scène. Elle n'est pas filmée au hasard. Le réalisateur semble la voler, caché dans la cuisine. Définir en une scène ce qui existe dans la famille, la cohésion autour du frigo et de la personne qui le range : posez-vous la question chez vous... Là, je sens que ça va faire des histoires...

    Sinon, si vous avez une caméra chez vous, planquez-la et filmez celui qui range le frigo : vous serez surpris des tocs et autres maniaqueries que l'on rencontre pour un rangement de frigo. De là à dire que votre frigo représente le cocon familial, il n'y a qu'un pas. Ce qui fait froid dans le dos - normal pour un frigo, vous le direz...

    Quant au frigo, franchement, rien à dire : petit, coriace, fatigué, une porte bien remplie et un freezer qui doit faire une tonne de glace à décongeler tous les quinze jours. Le genre de frigo increvable qui a dû se transmettre de génération en génération.

    Ne négligez pas ces petites scènes frigorifiques qui font partie des films ou de votre quotidien. Elles en disent long sur vous ou sur un film.

    ODF

    Gang of Wasseypur, drame policier de Anurag Kashyap, avec Anurag Kashyap, Akhilesh Jaiswal, Sachin K. Ladia et Syed Zeeshan Qadri, Inde, 2012, 319 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Gang of Wasseypur dans L’œil du frigo"
     

      

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  • Frigo mutant

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    Notre ami et partenaire L’‎Œil du frigo commence cette année 2019 avec une chronique particulièrement inspirée sur le film X-Men 2 et un Logan bien décidé à étancher sa soif. Philippe, l'auteur de cet article, s'intéresse aux 50 secondes de cette scène de frigo qui vous avait sans doute échappé.

    Bon, je dois vous parler de quelque chose, mis à part la bonne année et tous mes vœux de galettes : nous avons à faire ici à un cas de frigo exceptionnel.

    En effet, nous sommes dans la saga des X-Men et Logan s'apprête à boire un coup.

    Il ouvre donc le frigo, comme le ferait n'importe quel mutant que nous sommes, face à cette boite réfrigérée complètement hallucinogène. Nous découvrons alors une contre-plongée mutante, une vue rarement utilisée pour un frigo, à tel point qu'il a fallu enlever les étagères du fromage pour la faire. Impossible de voir les aliments de ce frigo : on les voit par en dessous. On peut noter le camaïeu d'orange, des culs de bouteilles ou de plats posés sur la vitre. Rien de très palpitant en revanche sur la porte du frigo. Des sodas peut être. Il faudra que je pense à dire à tous ces réalisateurs que la porte du frigo est très peu utilisée : je n'aime pas qu'on délaisse certaines parties érogènes du frigo, je trouve ça discriminant. D'ailleurs une question me vient : y a-t-il des frigos masculins ou féminins ? Ou alors le sont-ils selon la façon dont on le remplit ? 

    Le point de vue de Logan est prodigieux. Le mutant aux griffes en acier trempé est le plus grand, le plus fort, le plus inaccessible des mutants de sa génération. C'est sur lui que reposent tous les films des X-Men. Evidemment, lui ne le sait pas. Il prend une bière dans le frigo, humble, détaché et défie un chat avec ses griffes. Ce dernier le dédaigne parfaitement. Être le maître du monde avec un frigo coloré et se faire ignorer par un chat, ça remet l’ego à sa juste place. Logan - ou plutôt le professeur Logan - rentre ses griffes et devient plus humain. Tellement humain qu'il en oublie de fermer la porte du frigo. Remarquez que l'on voit bien qu'il y avait une étagère de plus entre la caméra et l'étagère des sodas. On peut facilement voir qu'il y a une grosse brique de jus d'orange et un vieux reste dans un contenant en plastique (je dis contenant pour ne pas faire de pub : ça m'aidera dans ma démarche de sponsors : voilà qui laisse entrevoir ici toute l'intelligence de l'auteur de ce blog, n'est-ce pas ?).

    Vous pouvez alors voir que le frigo, ouvert, assiste à toute cette scène d'humanité. Il aimerait pourtant bien qu'on ferme sa porte, qu'on le laisse se replier sur lui, dans le noir, afin qu'il puisse conserver au frais ses aliments, ses sentiments, sa petite portion de vie, ses rêves de frigo... Mais non ! Un mutant lui a brisé la chaîne du froid. Faudra pas se plaindre après si quelques bactéries viennent mettre le bazar dans ses aliments.

    La morale dans cette histoire, c'est que même les mutants ne font pas attention aux frigos, et même le plus grand des mutants, Logan. Si un mutant vient chez vous, cadenassez votre frigo !

    Sur ce, bonne année.

    ODF

    X-Men 2, Action et film de super-héros de Bryan Singer
    avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen,  Famke Janssen et Anna Paquin

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "X-Men 2 et frigo"
     

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  • Les coulisses de La Lutte des Classes

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    En attendant la projection en avant-première du court-métrage La Lutte des Classes les 23 et 24 mars prochain à l'Espace Lionel Boutrouche à Ingré (près d'Orléans), vous pouvez retrouver en bonus des images du film. 

    La Lutte des Classes, un film de Alex Bongibault, sous la direction de Nora Méthivier
    Scénario de Bruno Chiron

    avec Jennifer Dìas, Alicia Gonzalez, Flavie Kazmierczak, Pierre Richekare,
    Mikael Buxton, Aurélie Serrano, Mejgan Bayani,
    Sam Sam, Sylvie Mouillat, Nicolas Lefebvre et Nathalie Frebourg
    https://eclectiquecontact.wixsite.com/eclectique

    Voir aussi : "La Lutte des Classes : clap de fin"

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  • Chaud le frigo

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    Vous l'attendiez sans doute dans cette rubrique : notre ami L’‎Œil du frigo s'est penché sur l'une des scènes les plus torrides du cinéma, scène qui tourne autour de notre célèbre appareil d'électro-ménager. Focus donc sur 9 Semaines 1/2 d'Adrian Lyne avec Mickey Rourke et Kim Basinger.

    Evidemment, il fallait s'y attendre, dès que j'ai ouvert cette rubrique [en novembre 2016], les mails ont fusé : pourriez vous chroniquer la scène du frigo de 9 Semaine 1/2 ? Personnellement , je n'étais pas chaud. Pourtant, tous les ingrédients y sont, vu que ça se passe devant un frigo porte ouverte : Eh oui ! Nous sommes en pleine canicule charnelle... Mais bon, pourquoi pas.

    Kim est très belle et Mickey avait sa gueule d'autrefois... Le jeu est très simple : on ouvre la porte du frigo et on s'assoit devant, histoire de dire qu'on va se rafraîchir. On voit en arrière plan que le frigo est à moitié vide. Oui, Mickey nous a devancé. Il a tout pris, le mufle !

    Assise, sa belle attend au frais. Evidemment il a une idée derrière la tête. Comme il ne sait plus si ses produits ont dépassé la date de péremption, il décide de tout faire goûter à Kim : quel joueur ! Après tout si elle est malade, ça ne sera pas son affaire.

    Et elle se prête au jeu. En langage d'animation périscolaire, ce jeu s'appelle un "Kim au goût", ce n'est pas moi qui l'ai inventé, on peut faire aussi un "Kim à l'ouïe" (si, si essayez, non pas avec des fraises...) ou un "Kim au toucher". Bon vers la fin, avec ce miel qui dégouline partout , on n'en est pas loin. L'idée reste la même , les yeux fermés on doit deviner ce qu'on touche, ce qu'on mange, ou ce qu'on écoute. Mister Grey, n'a qu'à bien se tenir : Adrian Lyne avait déjà tout inventé avant lui. Car le summum du sadisme c'est d'insérer un piment vert de façon érotique dans la bouche de la belle Kim pour qu'elle croque à pleine dents, qu'elle s'enflamme la bouche. Quel délire ! J'imagine les cas de divorce après ce genre d'expérience... Surtout devant un frigo où ne règnent que quelques poivrons. Un comble.

    Non, j'ai l'air comme ça de rater tous les symboles érotiques des années 80. Mais pas du tout : j'y étais. Et j'ai même vu le film dans une salle obscure : c'est dire! Mais à l'époque mes parents ne prêtaient pas leur frigo pour quelques expériences culinaires.

    Bon, un dernier point côté musique, là franchement c'est insupportable. On est en pleine discussion muette érotico-frigo-culinaire et Adrian Lyne nous met une musique qui est auditivement inabsorbable. Rassurez vous, il se rattrape avec l'excellent Joe cocker, You Can Leave Your Hat On, avec un subtil déhanché de Kim qui a fait la joie des ostéos des années 80.

    Un film à voir ou à revoir pour ces séquences mythiques rentrées dans l'inconscient collectif des amateurs de frigos, ou pour l'inquiétante relation d'un couple devant un frigo, on fait comme on veut. L'excellent Willy Pasini écrivait dans son livre "nourriture et amour" : dis moi comment tu manges, je te dirai qui tu es. Ça laisse songeur.

    ODF

    9 Semaines 1/2, drame d'Adrian Lyne
    avec Mickey Rourke et Kim Basinger, USA, 1986, 112 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "9 semaines et demi"
      

     

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  • Un frigo de dingues

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    Notre partenaire L’‎Œil du Frigo propose cette semaine de s'intéresser à un chef d'oeuvre du cinéma, Vol au-dessus d'un Nid de Coucou. Pour ce film de Miloš Forman,  il sera bien entendu question d'une scène de frigo. Mais que vient-elle faire dans ce film inoubliable ?    

    Voilà un film culte, un film qui pousse à la liberté, à vivre et à se sentir vivant. On ne peut que remercier Miloš Forman pour ce film extraordinaire. Evidemment, comme bon nombre de réalisateurs il a mis un frigo dans son film. Je ne sais pas si c'est pour l’esthétisme ou par pure folie... En grosn enfermez dans un pièce un tas de fous avec quelques présences féminines et fermez la porte... du frigo tout en éteignant la lumière (vous vous souvenez de la loupiote qui est éteinte quand on ferme la porte ?) : vous obtiendrez un carnage de dingues...

    Ici la pièce est l'extrapolation du frigo qui est d'ailleurs grand ouvert , on ne sait pas trop pourquoi ! Miloš Forman aurait voulu enfermer tout le monde dans son frigo, mais franchement autant de fous dans un frigo cela aurait tenu de l'exploit. Pas sûr que Jack Nicholson ait des talents de contorsionniste. Bref, cette pièce devient le frigo à fous, là où on met les dingues cabossés, les fous pathologiques et les épris de la vie trop dingues pour être dans le moule de la société. Puis, la porte s'ouvre et là le carnage est visible. Il ne faut pas mélanger les aliments sur une même étagère,(comme les fous dans une même pièce) : c'est pour cela que les frigos sont verticaux et non horizontaux. Il fallait y penser. À chaque étagère son type de nourriture, à chaque pièce son fou. Ici, toutes les folies se mélangent, se contaminent , explosent. Pas de bac à fruit : seule la liberté d'être fou compte ou l'inverse, la folie de la liberté... C'est ce qui rend cette séquence si attrayante. Toutes les libertés psychologiques fulminent dans le noir juste éclairée par le frigo. Car, pour ceux qui n'ont pas encore compris pourquoi ce frigo est ouvert, sachez que même un fou sait qu'en ouvrant le frigo dans une pièce engloutie par la nuit il allume une lumière, une loupiote, histoire d'y voir plus clair dans la nuit folle.

    La pièce est saccagée , mais la rigolade, la fendade de poire est au max. Tous sortent, sauf deux qui s'incrustent encore implacablement dans ce vieux frigo ouvert. L’énergie frigoristique tient du mystique. Si vous voulez vraiment laisser sortir les fous qui végètent en chacun de vos invités un soir , enfermez les dans la cuisine et éteignez la lumière. N’oubliez pas d'ouvrir le frigo (rempli tant qu'à faire) . Revenez quelques heures plus tard et faites une photo vous serez surpris à coup sûr. La liberté est au bout de la porte du frigo !

    ODF

    Vol au-dessus d'un Nid de Coucou, comédie dramatique de Miloš Forman
    avec Jack Nicholson et Louise Fletcher, USA, 1975, 133 mn

    Voir aussi :
    "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Vol au-dessus d'un nid de coucou frigo"
     

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