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Beaux-arts, musées et expositions

  • Arbres-danseuses à Toulon

    C’est à Toulon que l’on trouve la galerie Simona de Simoni, située en face de la Porte d’Italie. Celle qui en est l’initiative est Aliénor de Cellès, dont nous avions déjà parlé sur Bla Bla Blog. Cette artiste passée par le stylisme, la mode et les costumes de scène a choisi la peinture comme terrain d’expérience et de création. Le dernier exemple en date est celui de la galerie qu’elle a fondée au cœur de la Préfecture du Var.  

    Plus qu’une galerie d’exposition traditionnelle, ce lieu se veut aussi atelier d’artistes, rendez-vous pour les enfants de 6-12 ans désireux de s’inscrire à des stages artistiques, mais aussi concept-store abritant des objets décalés. Aliénor de Cellès y présente bien entendu qjuelques-unes de ses œuvres.

    Mais c’est une autre artiste qui a les honneurs du lieu en ce moment. Jusqu’au 15 mars, la galerie Simona de Simoni expose des peintures de Patricia Tozzi-Schmitzer. L’artiste vient en presque voisine présenter ses poétiques, fantasmagoriques et surréalistes scènes de nature.

    En intitulant son exposition "L'(autre) origine du monde", l’artiste ne fait pas seulement référence au célèbre et sulfureux tableau de Gustave Courbet. Elle entend aussi placer le végétal au cœur de notre univers. Non sans référence aux religions anciennes centrées sur les déesses de la féminité, l’arbre s’humanise en s’arrondissant dans des danses lascives et joyeuses. Ces "arbres-femmes", tout en courbes et en floraisons, se déhanchent sur un décor uni et pastel. L’œil du spectateur caresse ces saules, peupliers et autres arbres fruitiers, transformés par l’artiste en autant de danseuses symbolisant une nature vivifiante, sensuelle et revigorante.

    L’exposition de Patricia Tozzi-Schmitzer est à voir à Toulon à la galerie Simona de Simoni jusqu’au 15 mars. 

    "L'(autre) origine du monde", peintures et encres de Patricia Tozzi
    Galerie Simona de Simoni, Toulon, 59 rue St Bernard
    Du 6 janvier au 15 mars 2021
    https://www.facebook.com/Galerie-Simona-de-Simoni-825096721195572
    https://fr.artprice.com/store/SIMONA-DE-SIMONI
    https://www.facebook.com/patricia.tozzi.90

    Voir aussi : "Aliénor et ses « cellettes »"

    Ill. Patricia Tozzi - Galerie Simona de Simoni

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  • Top 10 Bla Bla Blog 2020

    Cette foutue année 2020 se termine, et, comme de coutume en ce début janvier, il est temps de faire le bilan.

    Pour Bla Bla Blog, l’année a été particulièrement riche avec très exactement 380 chroniques parues cette année, soit plus d’une par jour. 2020, on s’en doute, a drainé beaucoup de surprises – souvent très bonnes – et a mis à l’honneur des dizaines d’artistes et d’œuvres, avec une très large part consacrée à la musique – qui est pour autant quasi absente du classement.

    Quelles sont les chroniques ayant fait le plus gros buzz. Roulement de tambour, avant de découvrir le podium. Commençons pas le…

    N°10 et un "Gros big up pour Clémence Pouletty" !
    Elle est jeune, elle est brillante, elle est douée et elle fait vivre la culture sur sa chaîne Youtube. Elle, c’est Clémence Pouletty, la première influenceuse de ce classement annuel. Elle ouvre en beauté un top 10 très éclectique et riche en surprises.

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    Extrait : "Focus aujourd’hui sur la chaîne Youtube d’une passionnée de littérature, de philosophie ou de cinéma : voilà qui ne pouvait qu’intéresser Bla Bla Blog. Clémence Pouletty partage ses lectures avec insouciance mais aussi avec une sacrée qualité à vulgariser des sujets parfois ardus : L’amour et Sartre, L’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer ou L’art d’être heureux du même Arthur…"

    N°9 : "Ton univers impitoyable"
    Quelle plaisir de voir à cette 9e place une chronique publiée en janvier 2020 sur des très grandes séries télé, Succession. Du grand art grâce à la famille Roy, aussi riche et puissante que complètement dégénérée. C’est glaçant, impitoyable, passionnant, servi par des acteurs et actrices multiprimés, et pour Bla Bla Blog, Succession fait partie des chroniques les plus lues.

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    Extrait : "Succession, dont une troisième saison est prévue pour l’été 2020, est une plongée dans les arcanes d’une multinationale mêlant médias, divertissements et communication. Un univers impitoyable, pour reprendre le générique de Dallas, une autre série, certes datée, mais qui faisait elle aussi d’une famille richissime américaine un lieu d’affrontement autour de l’argent, du pouvoir, des ambitions et des rancœurs. Plus intense, plus âpre, plus cruelle et et plus passionnante que la série culte des années 80, Succession est une tragédie familiale autant qu’un tableau d’une Amérique pervertie, amorale et empoisonnée par l’argent…"

    N°8 : "Rencontre avec Elle sans Lui"
    C’est l’une des rares musiciennes présente dans ce classement, et il s’agit d’une interview. Derrière le duo Elle&Lui se cache une seule artiste, Lana. Nous l’avons interrogée. Elle vous a plus qu’intéressés puisque la chanteuse, pour son nouveau single ("Fleur de sel") se classe en 8e position.

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    Extrait : "Cette chanson c’est le début d’une très belle aventure pour moi! Je voulais vraiment créer un titre good vibes. Je trouve qu’on en manque cruellement! Du coup je vous propose un son super ensoleillé! L’idée c’était vraiment de créer un titre qui ferait danser les gens, qui amènerait un peu de paillettes dans leurs vies quoi !…"

    N°7 : "Matt et brillant"
    Muriel Matt décroche une très belle 7e place. C’est aussi la découverte d’un talent hors pair que plusieurs centaines de lecteurs de Bla Bla Blog ont découvert. Pas de doute : même en 2020, la peinture continue de bouger et de nous émerveiller. La preuve en images. 

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    Extrait : "L’univers de Muriel Matt sonne comme une évidence. Découvrir ses peintures c’est, à vrai dire, comme retrouver un monde que l’on pensait disparu. Que ce soit pour ses animaux, ses couples, ses nus ou ses abstractions, l’œuvre de cette artiste, qui nous vient de la région nantaise, assume totalement ses influences de la période moderne, et en premier lieu Picasso, Matisse (Nus), Cocteau ou Miro (la série des Bubbles). Excusez du peu…"

    N°6 : "Galerie virtuelle chez Cyril Guernieri"
    Le Grand Confinement de Printemps, et celui qui l’a suivi en fin d’année, a été un désastre pour des millions de professionnels ou d’amateurs des arts. Bla Bla Blog a choisi de consacrer un hors-série "Grand Confinement" pour mettre à l’honneur musiciens, écrivains et galeristes. Parmi ceux-ci, Cyril Guernieri, exposant au 29, rue Mazarine, à Paris. Il vous a passionné. Normal.

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    Extrait : "Les galeries d'art étant fermés en ce moment, Bla Bla Blog vous invite à découvrir en ligne une exposition virtuelle proposée par la Galerie Cyril Guernieri. Jean-Daniel Bouvard et Marc Dailly y sont à l'honneur…"

    N°5 : "Emmanuelle Jary, au four et au moulin"
    Belle surprise que cette 5e place, consacrée à une influenceuse, youtubeuse et passionnée de gastronomie ("C'est meilleur quand c'est bon"). Une bien belle découverte de Bla Bla Blog, à laquelle des centaines de lecteurs ont adhéré. 

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    Extrait : "Je me disais il y a peu cela faisait quelques mois que je ne vous avais pas parlé de gastronomie. D’où cette chronique aujourd’hui, qui s’intéresse à un site culinaire, C’est meilleur quand c’est bon. Cette chaîne Youtube a été créée il y a trois ans par Emmanuelle Jary. Elle est aux manettes de ces vidéos de quelques minutes, toutes dédiées à la bonne bouffe, aux restaurants, aux bistrots et autres troquets. Les métiers traditionnels sont tout autant mis à l’honneur : traiteurs, poissonniers, bouchers, épiciers, et bien sûr cuistots…"

    N°4 : "Galerie virtuelle de Patricia LM"
    La photographe Patricia LM est une nouvelle fois à l’honneur avec une 4e position qui nous réjouit. Le confinement de printemps et la fermeture des galeries a poussé Bla Bla Blog à ouvrir son blog à des expositions virtuelles, qui certes ne remplaceront jamais les vraies galeries, mais qui en tout cas montrerons que nous n’oublions pas les artistes qui font bouger l’art. Comme Patricia LM, que l’on adore !

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    Extrait : "C'est à une photographe talentueuse que nous ouvrons cette galerie virtuelle. Patricia LM avait accordé une interview à Bla Bla Blog. En attendant de pouvoir admirer ses créations, cette chronique va vous donner envie d'entrer dans son univers coloré et sensuel…"

    N°3 : "La Suisse est un pays chaud"
    Chaud, chaud, chaud pour cette 3e place largement méritée, avec une chronique sur le document sulfureux d’Adeline Lafouine, Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou). C’est aussi le seul livre classé cette année dans notre top 2020. Une plongée dans le parcours d’une femme sans aucun complexe, et qui nous prouve que la Suisse peut être un pays vraiment très, très torride.

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    Extrait : "Scandale à tous les étages pour ce témoignage à ne pas mettre entre toutes les mains : son auteure, Adeline Lafouine, propose avec Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou) un document assez exceptionnel à plus d’un titre. Il commence par une affaire dont la Suisse dite "vertueuse" se serait bien passée. Nous sommes en août 2014 lorsque la presse à scandale déniche un selfie sexy posté sur le compte Twitter d’une inconnue, mariée et mère d’un enfant. Elle se fait surnommer Adeline Lafouine…"

    N°3 : "Rock’n’roll, rouflaquettes, chrome et pin-ups en Bourgogne"
    Sur la deuxième marche du podium, nous voyons singulièrement apparaître Vintageland, un de ces événements populaires qui a échappé en partie aux fourches caudines de la crise sanitaire. Ça se passait en Bourgogne, et Vintageland proposait une plongée dans l’Amérique prospère des 30 Glorieuses. Gros coup de nostalgie, à bien des égards. Et un grand bravo à Vintageland.

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    Extrait : "Voyage dans le temps garanti cet été en Bourgogne avec le Vintageland, dont les organisateurs promettent ni plus ni moins qu’une immersion dans les années 50 à 80. Pour tenir cet engagement, du 31 juillet au 4 octobre, des animations sont proposées, mêlant cinéma, concerts (la troupe Abba story, le groupe Woodstock spirit, les Satin Dolls Sisters ou les Vagabonds), cabarets, arts forains et défilés de voitures anciennes, afin de revivre ce que l’on est tenté d’appeler avec du recul « les années insouciantes »…"

    Et pour finir, le grand n°1 est : Benjamin Schmit, "On est sérieux quand on n’a pas 17 ans"
    Le tout jeune musicien d’électro marseillais proposait avec "Uptown Funk Ben Remix" tout son talent. Des milliers de lecteurs de Bla Bla Blog l’ont découvert ou redécouvert : on ne peut que lui souhaiter le même succès dans sa carrière qui ne promet que le meilleur. Il est cette année le grand numéro 1 de Bla Bla Blog. Sur 380 chroniques parues, c’est réellement remarquable !

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    Extrait : "L’école marseillaise du rap commence à être connue, moins celle de l’électro. Elle est pourtant très active : pour preuve, cette chronique sur Benjamin Schmit, jeune DJ de 16 ans, bien décidé à faire sa place sur cette scène exigeante. Le remix du titre "Uptown Funk" s’inscrit dans la veine french touch, avec ce qu’il faut de sophistication et de trouvailles sonores pour un morceau dansant, à la fois funk, house et électro : "Faire danser les gens, c’est avant tout les réunir et les voir sourire", commente ainsi le jeune musicien, biberonné aussi bien aux tubes de Céline Dion ou Boney M qu’aux artistes plus de sa génération – Dua Lipa, Lil Nas X ou The Week-end…"

    Terminons par ces chroniques à succès écrites avant 2020, qui ont continué à drainer cette année un nombre important de lecteurs et lectrices : "Union TV : un nouveau média pour une nouvelle révolution sexuelle", "Le petit monde d’Élodie Suigo", la série d’articles sur Deborah de Robertis, et "Où es-tu, Berry ?"

    https://www.facebook.com/leblablablog
    Voir aussi :
    "Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2019"

    Photo de couverture : Patricia LM

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  • Sortis de l'oubli

    Parler d’une galerie d’art des oubliés fait tout de suite penser au Salon des Refusés de 1863 qui allait marquer l’acte de naissance des impressionnistes. La future Galerie des Oubliés, qui ouvrira ses portes à Nantes le 28 janvier 2021, ne revendique certes pas cette affiliation ; cependant, elle a le même objectif de se consacrer à des artistes qui n’ont pas eu la reconnaissance de leur époque malgré la valeur artistique de leur travail.

    Pierre Jourda (1931-2007), Menachem Gueffen (1930 – 2016), Hervé Delatouche (1943-2016), Yann Detrez (1927 – 2005) ou Alexandre Moulis (1889-1973) : ces artistes contemporains, morts il y a seulement quelques années, font partie des artistes que mettra en valeur la Galerie des Oubliés, fondée par Léopold Cottineau et Izabeau Jousse.

    Talents méconnus ou à la visibilité trop passagère, ces artistes en décalage avec leur temps n'ont fait aucune concession à leur art. Créateurs secrets, brillants introvertis ou esprits tumultueux, ils n'ont jamais ou très peu exposé. Ils sont restés dans l'ombre parfois toute leur vie, dans un acharnement productif et silencieux. Les créateurs de la Galerie des Oubliés entendent "découvrir ces artistes de l’ombre, les réhabiliter dans le milieu de l'art, leur offrir la reconnaissance qu’ils méritent. Ce sont des hommes en décalage avec leur temps, des femmes occultées par les inégalités d’une époque…", comme le dit le couple de fondateurs. 

    Dissimulées dans l’ombre depuis des décennies, les œuvres sortent à présent de leur cachette

    Pour sa première exposition, la Galerie des Oubliés a choisi de mettre en lumière le peintre Menachem Gueffen grâce à une série de 21 tableaux réalisée à Londres, son port d’attache, dans les années 1960-1970. Grand coloriste, il interprète les leçons du cubisme grâce aux femmes, les grandes inspiratrices de sa vie. La série de tableaux présentés a été exposée pour la dernière fois à Londres en 1974. Dissimulées dans l’ombre depuis des décennies, les œuvres sortent à présent de leur cachette. Menachem Gueffen (qui a été marié, pour la petite histoire, à l'actrice Diana Rigg) aura exposé à Londres, Tel Aviv, Venise, Hambourg ou New York, avant de revenir définitivement en France en 1988. Sa production est encore importante mais il se sent peu soutenu par ce pays qui ne soupçonne pas son talent. Il y vivra pourtant durant 30 ans, en Mayenne, et n'aura de cesse de peindre la femme, toujours la femme. Mais cette fois elle sera peu exposée. Il la gardera pour lui.

    Rendez-vous donc à Nantes à partir de janvier pour mettre ou remettre à l’honneur des artistes qui n’auraient jamais dû quitter les cimaises des musées ou des galeries.

    La Galerie des Oubliés
    Exposition inaugurale de Menachem Gueffen, inauguration, 28 Janvier - 30 mars 2021
    2 rue de Bréa – 44000 Nantes
    Tél. 07 56 99 65 12
    www.galeriedesoublies.com
    https://www.facebook.com/galeriedesoublies

    https://www.instagram.com/galeriedesoublies

    Voir aussi : "Femmes extraordinaires des Andelys"

    Menachem Gueffen, Tableau sans titre, 128cm x 103cm, Huile sur toile, 1968

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  • La tête dans les étoiles

    Encore quelques jours pour supporter ce nouveau confinement. Et quoi de mieux, pour se changer la tête qu’une exposition virtuelle, comme celles que Bla Bla Blog a présenté ces dernières semaines.

    La vénérable institution de La Poste a choisi elle aussi ce moyen pour son exposition temporaire "Rêver l’Univers", en visite virtuelle de 20 minutes, directement depuis chez soi. Cet événement, prévu du 2 septembre 2020 au 10 janvier 2021, bien sûr été bouleversé par la crise sanitaire. En attendant une réouverture des musées d'ici quelques semaines.

    13 artistes contemporains français et internationaux - Nicolas Baier, Patrick Bailly-Maître-Grand, Philippe Baudelocque, Dominique Blais, Thomas Brummett, Hugo Deverchère, Félicie d’Estienne d’Orves, Laurent Fort, Marina Gadonneix, Julien Mauve, David Spriggs, Vladimir Skoda et Anaïs Tondeur – proposent une immersion dans l’infinité de l’univers. La visite est proposée par Céline Neveux, commissaire de l’exposition, et ponctuée des interventions exclusives de 5 des artistes exposants : Anaïs Tondeur, Hugo Deverchère, Vladimir Skoda, Dominique Blais et Marie Gadonneix.

    En attendant de découvrir l’exposition réelle, il reste cette visite virtuelle, à travers des œuvres aux titres éloquents : "Météorite 3", "Multivers", "Lune et l’autre", "Infinities", "Soleil éternel" oun Cosmorama".

    "Devant la splendeur de ce qui se situe au-delà du monde qui nous enveloppe, se pressent une finalité suprême […] C’est que le sublime a vocation à l’universel : il n’élève pas seulement, il unit en profondeur" écrit justement Baldine Saint Girons dans le catalogue de l’exposition.

    Musée de la Poste, "Rêver l’Univers", exposition virtuelle
    https://www.museedelaposte.fr/rever-lunivers-lexposition-devoilee

    Voir aussi : "Ex pop"

    Julien Mauve, "Greetings from Mars #20", 2015, impression jet d’encre sur papier Fine Art mat, 80 x 120 cm, collection de l’artiste
    © Julien Mauve

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  • Ex-pop

    Oui, voir des expositions est encore possible en cette période de confinement. C’est ce que propose Nicolas Vidal, chanteur, compositeur et aussi photographe, qui propose sur Faces un portfolio inédit.

    Le thème ? La musique. Et plus précisément la pop et les concerts. Nicolas Vidal refuse l’apitoiement, comme il l’écrit lui-même, et choisit l’hommage aux salles de concert, aux festivals, aux boîtes de nuit, aux théâtres, aux stades et même aux appartements et aux plages où viennent se produire musiciens et musiciennes pop.

    Un crève-cœur, bien sûr, pour tous les amoureux de la scène : "Qui eut cru il y a quelques mois qu’une pratique aussi naturelle qu’aller écouter de la musique en live allait être interdite par un virus et une pandémie mondiale ? L’économie de la musique, la vie des artistes, des musiciens, des techniciens ont changé radicalement et la perspective de retourner voir nos artistes préféré.e.s très amoindrie, en tout cas pour le moment".

    Heureusement, il reste les images, et, pour Facezine, les photos et ce très beau portfolio en ligne qui rend hommage à ces chanteurs et chanteuses – ces dernières sont, du reste, en majorité.

    Émilie Marsh, Marvin Jouno, Hervé, Beyoncé, Alain Chamfort, Cléa Vincent, Clara Ysé, Juliette Armanet, Zaza Fournier, PR2B, Pomme, Canine, Maud Lübeck, Minuit, Aya Nakamura ou Fleur Offwood font partie de ces artistes mis en l’honneur dans de splendides clichés en noir et blanc.

    Un hommage autant qu’un rendez-vous pris pour retrouver ces artistes lorsque nous serons débarrassés de ce virus : "Et nous reviendrons dans les salles, nous taperons dans les mains, nous danserons ensemble, nous chanterons à tue-tête “Djadja” avec Aya Nakamura, nous danserons sur les chansons de Cléa Vincent, nous vibrerons avec les mots de Marvin Jouno, ensemble, nombreux ou à 5 dans une cave de Belleville, mais avec une joie tellement énorme, sur scène et en face, qu’on se dira que ça valait la peine d’être patient".

    En attendant, il reste dès aujourd’hui cette exposition virtuelle : l’une des plus chouettes idées musicales en cette période de confinement.

    Nicolas Vidal, "Des concerts pop", exposition
    https://www.faceszine.com/desconcertspop

    Voir aussi : "Chanteuses, je vous aime"

    © Nicolas Vidal

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  • Michel Haillard virtuel

    Il était question sur Bla Bla Blog, il y a quelques semaines, de l’exposition de Michel Haillard à La Cartonnerie.
    Avec la crise sanitaire, l’artiste a choisi de s’adapter en proposant au public de découvrir ou redécouvrir son exposition à travers une visite virtuelle plus vraie que nature.

    Figure atypique de l’art contemporain, Michel Haillard se décrit comme un "créateur d’univers." Ébéniste, tapissier, recycleur, amoureux de la nature et des animaux, il fait de ses œuvres des objets à la fois baroques, tribaux et organiques : un homme honorant le vivant, avec cet humour, cette technicité et cet enthousiasme qui sautent aux yeux.

    L’ancien étudiant à l’École Supérieure des Arts Modernes créé des meubles aux noms évocateurs, puisant à différentes sources et différentes cultures : commodes "Karabosse", fauteuils "Platon" ou trônes "Perro." Les matériaux utilisés sont tout autant hétéroclites : bois, cornes et peaux (passées par les douanes, dont le permis CITES garantie la traçabilité), pierres précieuses et semi-précieuses, bronze, verre et bien d’autres éléments détournés. L’artiste est à la redécouverte des origines de l’homme, qui n’est rien s’il ne respecte pas son écosystème. Michel Haillard entend ainsi remettre le sauvage et l’art premier au cœur de la création contemporaine. Il nous rappelle que, chaman, animiste, prêtre ou devin, l’homme célèbre le dieu animal depuis la nuit des temps.

    À la limite de la transe, Michel constitue une collection de pièces uniques à partir de grelots, ronds de serviettes, jouets, plumes ou dents de cochon sauvage… De tous ces objets et matières sont nés des parures de sorciers, des couvre-chefs "coiffinés", des masques, des lampes féeriques et autres
    moulins de prière, que le Prince de New York exhiberait assis sur son trône d’alligator vermillon.

    Cet univers et cette œuvre incroyable est à découvrir dès aujourd’hui. Et puisque, crise sanitaire oblige, les galeries sont fermées, c’est sur Internet que l’artiste propose de faire une visite virtuelle de sa dernière exposition.

    Incroyable, unique et passionnant.

    Michel Haillard, exposition virtuelle
    "Danse avec les gnous, ou le rire du pangolin – Objets magiques made in confinement"
    https://jevisite.art/le-rire-du-pangolin.html
    http://www.michel-haillard.com
    http://www.lacartonnerieparis.com

    Voir aussi : "Michel Haillard, made in confinement"
    "Païenne à Paris"

    © Michel Haillard

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  • Aubusson tisse Miyazaki

    Aubusson et Miyazaki : voir ces deux termes accolés peut laisser dubitatif. Une petite ville de Province et un génie du dessin animé et du cinéma. C’est pourtant bien dans cette sous-préfecture de de la Creuse, capitale de la tapisserie et dont le savoir-faire a été classé au Patrimoine Culturel Immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2009, qu’aura lieu une des rencontres artistiques les plus passionnantes.

    La Cité internationale de la tapisserie a en effet signé une convention avec le Studio Ghibli Inc. pour la réalisation d’une série de tapisseries d’Aubusson monumentales extraites de grands films signés du maître de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki. Cette nouvelle tenture-événement réalisée entre 2020 et 2023 est destinée à rejoindre les collections de la Cité.

    Rappelons au passage qu’un ensemble de tapisseries sur le même sujet est appelé une tenture. Ces tissages, souvent de 6 à 8 pièces, peuvent compter jusqu’à plus de 12 ou 14 tapisseries assorties.
    Ce n’est pas une première pour le musée de la tapisserie qui s’était lancé en 2017 dans un projet incroyable : une première tenture-événement, "Aubusson tisse Tolkien", composée de 13 tapisseries et un tapis d’après des illustrations originales de J.R.R. Tolkien. Les premières pièces avaient été présentées à la BNF à l’occasion de sa grande exposition consacrée à Tolkien en 2019-2020.

    Voir une partie de l’œuvre de Miyazaki tissée à Aubusson peut surprendre et apparaître incongru. Mais c’est oublier que, depuis ses origines au XVe siècle, la tapisserie d’Aubusson s’est intéressée aux grandes tentures narratives, à l’exemple des récits d’Homère d’après Isaac Moillon (XVIIe siècle), de L’Histoire d’Alexandre d’après Charles Le Brun (XVIIIe siècle) ou de l’histoire de Renaud et Armide tiré de La Jérusalem délivrée par Torquato Tasso. Cette tradition s’est perdue au XIXe siècle, avant de revenir en force avec les romans de fantasy de Tolkien puis, à partir de cette année donc, avec les mangas de Miyazaki.

    La tradition des tentures narratives s’est perdue au XIXe siècle avant de revenir en force avec les romans de fantasy de Tolkien

    La Cité internationale de la tapisserie a choisi avec le Studio Ghibli de reproduire sur tapisserie des images extraites de Princesse Mononoké (1987, "Ashitaka and Yakul in the forest", projet de tapisserie de 5 x 4,60 m), Le Voyage de Chihiro (2001, "Chihiro presented to No Face", projet de tapisserie de 3 x 7,50 m), Le Château ambulant (2004, "The Moving Castle at sunset", projet de tapisserie de 5 x 5 m et "Old Sophie at Howl’s bedside", projet de tapisserie de 3 x 5,60 m) et Nausicaä de la vallée du vent (1994, "(Panoramic view of the Omus", projet de tapisserie de 2 x 10 m).

    Les visiteurs peuvent découvrir depuis le 17 octobre un espace de présentation du projet au sein de la plateforme de création contemporaine de la Cité, puisque la réalisation de ces tapisseries monumentales va s’étaler de 2020 à 2023. La Cité d’Aubusson parle de défi à plus d’un titre, car passer d’’une sélection d’images de dessins animés à des tentures de grande taille pouvant illustrer un univers en mouvement nécessite un important savoir-faire. Bruno Ythier, conservateur de la Cité internationale de la tapisserie, a formulé ainsi ce travail de transposition : "Ce n’est pas un simple agrandissement, les lissiers racontent souvent cette anecdote : « Vous partez d’une rose qui est minuscule sur le dessin, si vous l’agrandissez bêtement sans réfléchir, vous vous retrouvez avec un chou. Il faut retravailler l’agrandissement à mesure pour retrouver l’esprit du dessin original. Un ensemble de paramètres techniques doivent être pris en compte. »"

    Début 2021, le premier tissage, celui tiré du film Princesse Mononoké, devrait être lancé, avant d’être terminé l’année suivante.

    Les œuvres de la tenture seront exposées au fur et à mesure de leur réalisation. Elles seront visibles dans le parcours d’exposition de la Cité. À terme, un espace spécifique leur sera consacré. Les fans de Miyazaki seront sans doute les premiers à venir admirer les résultats finaux.

    Cité internationale de la tapisserie – Aubusson (23)
    Ouverture de septembre à juin, de 9h30-12h et 14h-18h fermé le mardi.
    Et de juillet et août, de 10h-18h. Tous les jours sauf le mardi: 14h-18h.
    Fermeture annuelle : mois de janvier.
    www.cite-tapisserie.fr

    Voir aussi : "Prêt·e·s à creuser des citrouilles ?"

    © 2001 Studio Ghibli-NDDTM

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  • Nathalie Stettler-Lapeyrade marche ses rêves

    Nathalie Stettler-Lapeyrade expose tout le mois d’octobre à la Galerie Ephémart de Montargis ses huiles et ses poteries.

    "Enfant déjà, j'adorais me perdre et créer seule dans mon univers... Je laisse errer mon âme entre couleur et formes jusque d'autres dimensions ou je peux m'exprimer librement, sans retenue", dit-elle au sujet de son parcours.

    Exposition tous les jours sauf le dimanche après-midi, de 14H à 18H30 et le samedi de 9H à 18H30.

    Exposition "Nathalie Stettler-Lapeyrade" à la Galerie Ephémart, Montargis
    Tous les jours sauf le dimanche après-midi, de 14H à 18H30 et le samedi de 9H à 18H30
    35 rue Dorée 45200 Montargis
    Association Marcher ses Rêves
    https://nas-art.net/index.html
    https://www.facebook.com/marchersesreves

    Voir aussi : "Mes sœurs, mes semblables"

    © Nathalie Stettler-Lapeyrade

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  • Parisiennes et Parisiens dans l'exode

    Le jeune Musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin, propose jusqu'à la fin de l'année sa première exposition temporaire consacrée à l'exode des Parisiens, lors de la Guerre Eclair de juin 1940. Un événement tragique dont nous fêtons cette année le 80e anniversaire. En déclenchant sa conquête européenne, l'armée allemande pousse sur les routes 6 millions d'hommes, de femmes, d'enfants et de vieillards sur les routes. Il y a des Belges, des Luxembourgeois et des Français. Parmi ceux-ci, 2 millions de Parisiennes et Parisiens se déplacent en masse vers le sud ou l'ouest de la France. Un nom biblique est donné à cet événement : l'Exode.

    Sylvie Zaidman, directrice du musée et co-commissaire de l’exposition, nous éclaire au sujet de cette période : "Ces quelques jours de bouleversement, parfois de panique lorsque surviennent des mitraillages par des avions allemands, prennent fin peu à peu après l’annonce par le maréchal Pétain de la demande d’armistice. Il faut alors composer avec une nouvelle réalité, celle de l’Occupation. Le traumatisme de l’exode est donc lié à celui de la défaite française. Nous parlons là d’une histoire d’humiliation nationale, car la fuite militaire et civile devant l’ennemi n’est pas un souvenir glorieux. Si l’exode se révèle peut-être un moment de solidarité pour certains, pour d’autres c’est un temps dramatique de perte de repères, de disparition de proches, de confusion."

    Un vrai traumatisme

    Entre le 3 et le 14 juin 1940, la panique gagne rapidement les Parisiens dont les trois quarts décident de s’éloigner au plus vite de la capitale. Les photographies et les témoignages montrent les routes encombrées de voitures, de vélos, de brouettes où sont entassées quelques affaires rassemblées à la hâte. La panique se répand dans la population, depuis les notables jusqu’aux commerçants, laissant une ville presque désertée.

    Le 14 juin 1940, les Allemands entrent dans Paris. Le 17, le nouveau chef du gouvernement, le maréchal Pétain, annonce qu’il va demander l’armistice. Cette déclaration laisse entrevoir la fin de la guerre et rassure de  nombreux Français. Cependant en quelques semaines, les structures politiques et sociales de la France ont volé en éclat.

    L'objet de cette expo est d'expliquer, mettre en perspective et montrer l'importance considérable de cet événement. L’accent est mis ici sur une expérience collective faite de millions d’histoires individuelles, mêlant les Parisiens aux autres Français, aux Belges ou aux Luxembourgeois. En s’appuyant sur des films d’époque, des témoignages, des dessins - d’enfants notamment - et des archives, les commissaires ont choisi de plonger le visiteur dans cette période singulière de l’histoire. Il découvre peu à peu le sentiment d’urgence qui saisit les Parisiens et leur départ en catastrophe pour se retrouver dans la masse de réfugiés qui déferle sur les routes. L’exposition apporte un éclairage sur le sort des réfugiés et la fragilité des institutions. Un vrai traumatisme.

    "Ce qui subsiste massivement de ce moment, en revanche, c’est une mémoire extraordinaire. À l’histoire collective des Parisiens et des Français, partagée par les Belges et les Hollandais, s’ajoutent en effet de multiples histoires intimes", ajoute encore Sylvie Zaidman.

    Il ne reste plus que quelques semaines avant de découvrir cette exposition temporaire mémorable à plus d'un titre.

    Exposition "1940 : des Parisiens dans l’exode"
    Musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin
    Jusqu'au 13 décembre 2020
    4, avenue du Colonel Rol Tanguy
    Place Denfert Rochereau
    75014 Paris
    https://www.museeliberation-leclerc-moulin.paris.fr

    Voir aussi : "Au 21 rue la Boétie"

    Fuite, mai-juin 1940 © LAPI, Roget Viollet

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  • Michel Haillard, made in confinement

    On ne l’a sans doute pas assez dit, mais il est probable que le "Grand confinement" que nous avons connu cette année pourrait bientôt devenir d’ici peu un mouvement, sinon un genre à part entière.

    La nouvelle création de l’artiste et designer Michel Haillard y aurait toute sa place. Baroque, facétieux, dénicheur d’influences venues aussi bien de l’art africain que du baroque européen, Michel Haillard propose avec "Danse avec les gnous" un vernissage et une performance qui seront à découvrir ce jeudi 8 octobre à partir du 18 heures à La Cartonnerie (Paris XIe).

    Cet événement, que l’artiste a aussi intitulé, non sans malice, "Le rire du pangolin – Objets magiques made in confinement", précède une exposition d’œuvres imaginées pendant le confinement, exposition qui sera visible jusqu’au 11 octobre, toujours à La Cartonnerie.

    "J’ai vécu ce moment particulier comme une retraite, considérant uniquement mes ressources propres, ou sales ! Ainsi est née de l’accumulation d’objets de l’atelier cette collection qui nous ouvre d’autres espaces, d’autres mondes, ceux de la magie, qui fonctionne réellement pour qui se laisse guider par sa fantaisie et son cœur dans un grand éclat de rire," commente Michel Haillard.

    Cet univers incroyable et bourré d’humour est à découvrir à La Cartonnerie de toute urgence.

    Exposition de Michel Haillard
    "Danse avec les gnous, ou le rire du pangolin – Objets magiques made in confinement"

    Vernissage/performance avec Richard Laillier le jeudi 8 octobre à partir de 18h.
    Exposition du 9 au 11 Octobre 2020
    La Cartonnerie, 12 rue Deguerry 75011 Paris
    Les vendredi 9 octobre de 15h à 20h, samedi 10 octobre de 15h à 20h
    et dimanche 11 octobre de 15h à 18h
    http://www.michel-haillard.com
    http://www.lacartonnerieparis.com

    Voir aussi : "Mathias Mareschal, de retour de résidence"

    © Michel Haillard

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  • Grandes et petites histoires des Invalides

    Pour les 350 ans de la fondation des Invalides par Louis XIV, le Musée de l’Armée s’est associé avec Artips pour lancer un cours en ligne, gratuit et accessible à tous sur l’Hôtel des Invalides.

    Un moyen de savoir tout ou presque sur ce lieu exceptionnel, depuis sa fondation par Louis XIV en 1670 à nos jours jusqu’à son rôle joué pour la Résistance pendant la seconde guerre mondiale, en passant bien sûr par son choix comme sépulture de Napoléon Ier. Le choix pédagogique ? Des leçons courtes et accessibles, des anecdotes et des storytellings.

    Le parcours virtuel proposé par "Grandes et petites histoires des Invalides" est destiné à toutes celles et tous ceux qui souhaitent prolonger leur visite des Invalides. Un simple téléphone portable permet d’accéder à ce cours proposé par Artips, une startup considérée comme le premier média culturel en ligne regroupant une communauté de plus d’un million d’abonnés.

    Le parcours "Grandes et petites histoires des Invalides" est la deuxième collaboration entre Artips et le musée de l’Armée, après "L’uniforme sous toutes ses coutures". Pour célébrer le bicentenaire de la mort de Napoléon Ier en 2021, le musée de l’Armée et Artips ont pour projet un nouveau parcours où l’on découvrirait les conquêtes et les ambitions du résident permanent des Invalides.

    "Grandes et petites histoires des Invalides"
    Musée de l’Armée
    Hôtel national des Invalides
    129, rue de Grenelle 75007 Paris
    Musee-armee.artips.fr
    https://www.musee-armee.fr

    Voir aussi : "Le festival de Cannes annulé cette année mais tout de même en ligne"

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  • Mathias Mareschal, de retour de résidence

    Après deux mois de résidence à la galerie Lawangwangi à Bandung en Indonésie, Mathias Mareschal présente à La Chapelle Des Dames Blanches et au Centre Intermondes de La Rochelle du 17 juillet au 6 septembre 2020 ses créations de retour de résidence.

    Les expositions de la Rochelle ont été organisées en partenariat avec le Centre Intermondes, la Ville de La Rochelle, l’Institut français et Artsociates Indonesia.

    C’est l’occasion de découvrir un artiste qui réussit à faire une synthèse remarquable entre une nouvelle abstraction lyrique occidentale et un sens de l’épure propre à la culture asiatique.

    Le travail sur les textures (Froissement), le grain des toiles (Bleu de cobalt sur toile métis), la finesse des dessins (Dentrite) et les jeux d’ombres (Sans titre, acrylique) : Mathias Mareschal opte pour des créations d’une simplicité désarmante et essentielle. "Je mets en présence, dans une économie de gestes et de moyens, quelques traces d’encres au pourtour d’une zone définie, vierge, couleur du support. Je ne peins pas, ne donne pas de « coups de pinceau » mais marque le support au moyen de pliages, froissements-défroissements, déversement de la couleur directement sur le support", écrit-il.

    Ces œuvres, que le public pourra découvrir tout cet été à La Rochelle, deviennent organiques grâce à ce jeu de l’épure et du geste, à l’exemple de ces très belles céramiques qui semblent nous regarder.

    Exposition "À la lisière" de Mathias Mareschal
    La Chapelle Des Dames Blanches et le Centre Intermondes de La Rochelle
    Du 17 juillet au 6 septembre 2020
    http://www.mathiasmareschal.com
    @mathiasmareschal

    Voir aussi : "Mes sœurs, mes semblables"

    © Mathias Mareschal

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  • Mes sœurs, mes semblables

    Il y a plusieurs mois, nous parlons de Claudine Loquen et de son exposition au Musée Nicolas-Poussin des Andelys. L’artiste y présentait des portraits de femmes tour à tour oniriques, naïves, surréalistes ou tourmentées. Elle revient sur ce même sujet avec un livre, qui est le premier volume d’une série intitulée Les Oubliées (éd. La Grisette).

    Ces oubliées de l’histoire s’appellent Emma Clotilde, Boudica ou Aliénor d’Aquitaine. Ce sont aussi l’aéronaute Sophie Blanchard, les peintres Jacqueline Lamba et Marthe Lucas ou encore les résistantes Marie Reynoard et Geneviève de Gaulle. Elles sont des personnages historiques mais aussi des figures fictives ou encore des anonymes, à l'instar d'Emma Bovary ou de ces Maliennes.

    Femmes invisibles et oubliées

    "L'artiste explore toutes modalités de la sororie, depuis les sœurs de Lampérière jusqu’aux sœurs de Beauvoir. Et si elle n'est directement évoquée que dans une seule toile intitulée Jumelles, la question du double et de la gémellité, traverse insensiblement, toute la peinture de Claudine", écrit Frédérique-Anne Oudin en préface du livre.

    On retrouve la patte reconnaissable entre toutes de Claudine Loquen. Elle opte pour des saynètes à la Marc Chagall (Aliénor en croisade), empruntant autant au surréalisme qu’à l’iconographie orthodoxe (Aoua, princesse Malienne) pour des portraits si lumineux qu'ils en deviennent majestueux.

    Résolument féministe, farouchement attachée à arracher à l’oubli ses "sœurs" et ses "semblables", Claudine Loquen complète son ouvrage par des notices biographiques bienvenues.

    Claudine Loquen, Les Oubliées, tome 1, éd. La Grisette, 2020, 36 p.
    http://www.claudine-loquen.com

    Voir aussi : "Femmes extraordinaires des Andelys"

    © Claudine Loquen

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  • Patricia LM et Antoine Hommet exposent à Pont-Aven

    Cet été sera lumineux pour Patricia LM qui va exposer cette saison avec Antoine Hommet à Pont-Aven.
    On aime cette photographe pour ses œuvres à la fois sensuelles et colorées.

    Cela se passera dès maintenant et tout l’été à la Ferme de Lesmonini, à Pont-Aven.

    À ne pas manquer, si vous êtes passées à côté de l’artiste concarnoise.

    Exposition "A. Hommet / Patricia LM"
    Ferme de Lesmonini, Pont-Aven
    http://www.antoinehommet.com/galerie/pages/Expositions-Exhibitions
    Page Facebook de Patricia LM

    Voir aussi : "Galerie virtuelle de Patricia LM"

    © Patricia LM
    © Antoine Hommet

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  • Pascal Quignard célébré pour son don à la BnF

    La BnF célèbre le don exceptionnel que lui a consenti Pascal Quignard en 2018, en consacrant une exposition à l'auteur de Tous les matins du monde et Villa Amalia ou Les Ombres errantes, Prix Goncourt 2002.

    Une centaine de pièces, manuscrits, correspondances, photographies, peintures ou éditions rares, présentées au public pour la première fois, invitent à voyager dans l’œuvre singulière de l'une des figures incontournables des lettres françaises contemporaines.

    Exposition "Pascal Quignard. Fragments d'une écriture"
    Du 30 septembre au 29 novembre 2020
    Galerie des donateurs, BnF François-Mitterrand
    https://www.bnf.fr/fr
    http://www.gallimard.fr/Contributeurs/Pascal-Quignard

    Voir aussi : "La BnF rend hommage à Albert Uderzo"

    Pascal Quignard, Boutès Pascal Quignard, Boutès © BnF, dpt. Manuscrits, Fonds Quignard
    Pascal Quignard, Paris août 1987 © Despatin & Gobeli

    pascam quignard,bnf,don

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