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Photographie

  • Top 10 Bla Bla Blog 2020

    Cette foutue année 2020 se termine, et, comme de coutume en ce début janvier, il est temps de faire le bilan.

    Pour Bla Bla Blog, l’année a été particulièrement riche avec très exactement 380 chroniques parues cette année, soit plus d’une par jour. 2020, on s’en doute, a drainé beaucoup de surprises – souvent très bonnes – et a mis à l’honneur des dizaines d’artistes et d’œuvres, avec une très large part consacrée à la musique – qui est pour autant quasi absente du classement.

    Quelles sont les chroniques ayant fait le plus gros buzz. Roulement de tambour, avant de découvrir le podium. Commençons pas le…

    N°10 et un "Gros big up pour Clémence Pouletty" !
    Elle est jeune, elle est brillante, elle est douée et elle fait vivre la culture sur sa chaîne Youtube. Elle, c’est Clémence Pouletty, la première influenceuse de ce classement annuel. Elle ouvre en beauté un top 10 très éclectique et riche en surprises.

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    Extrait : "Focus aujourd’hui sur la chaîne Youtube d’une passionnée de littérature, de philosophie ou de cinéma : voilà qui ne pouvait qu’intéresser Bla Bla Blog. Clémence Pouletty partage ses lectures avec insouciance mais aussi avec une sacrée qualité à vulgariser des sujets parfois ardus : L’amour et Sartre, L’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer ou L’art d’être heureux du même Arthur…"

    N°9 : "Ton univers impitoyable"
    Quelle plaisir de voir à cette 9e place une chronique publiée en janvier 2020 sur des très grandes séries télé, Succession. Du grand art grâce à la famille Roy, aussi riche et puissante que complètement dégénérée. C’est glaçant, impitoyable, passionnant, servi par des acteurs et actrices multiprimés, et pour Bla Bla Blog, Succession fait partie des chroniques les plus lues.

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    Extrait : "Succession, dont une troisième saison est prévue pour l’été 2020, est une plongée dans les arcanes d’une multinationale mêlant médias, divertissements et communication. Un univers impitoyable, pour reprendre le générique de Dallas, une autre série, certes datée, mais qui faisait elle aussi d’une famille richissime américaine un lieu d’affrontement autour de l’argent, du pouvoir, des ambitions et des rancœurs. Plus intense, plus âpre, plus cruelle et et plus passionnante que la série culte des années 80, Succession est une tragédie familiale autant qu’un tableau d’une Amérique pervertie, amorale et empoisonnée par l’argent…"

    N°8 : "Rencontre avec Elle sans Lui"
    C’est l’une des rares musiciennes présente dans ce classement, et il s’agit d’une interview. Derrière le duo Elle&Lui se cache une seule artiste, Lana. Nous l’avons interrogée. Elle vous a plus qu’intéressés puisque la chanteuse, pour son nouveau single ("Fleur de sel") se classe en 8e position.

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    Extrait : "Cette chanson c’est le début d’une très belle aventure pour moi! Je voulais vraiment créer un titre good vibes. Je trouve qu’on en manque cruellement! Du coup je vous propose un son super ensoleillé! L’idée c’était vraiment de créer un titre qui ferait danser les gens, qui amènerait un peu de paillettes dans leurs vies quoi !…"

    N°7 : "Matt et brillant"
    Muriel Matt décroche une très belle 7e place. C’est aussi la découverte d’un talent hors pair que plusieurs centaines de lecteurs de Bla Bla Blog ont découvert. Pas de doute : même en 2020, la peinture continue de bouger et de nous émerveiller. La preuve en images. 

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    Extrait : "L’univers de Muriel Matt sonne comme une évidence. Découvrir ses peintures c’est, à vrai dire, comme retrouver un monde que l’on pensait disparu. Que ce soit pour ses animaux, ses couples, ses nus ou ses abstractions, l’œuvre de cette artiste, qui nous vient de la région nantaise, assume totalement ses influences de la période moderne, et en premier lieu Picasso, Matisse (Nus), Cocteau ou Miro (la série des Bubbles). Excusez du peu…"

    N°6 : "Galerie virtuelle chez Cyril Guernieri"
    Le Grand Confinement de Printemps, et celui qui l’a suivi en fin d’année, a été un désastre pour des millions de professionnels ou d’amateurs des arts. Bla Bla Blog a choisi de consacrer un hors-série "Grand Confinement" pour mettre à l’honneur musiciens, écrivains et galeristes. Parmi ceux-ci, Cyril Guernieri, exposant au 29, rue Mazarine, à Paris. Il vous a passionné. Normal.

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    Extrait : "Les galeries d'art étant fermés en ce moment, Bla Bla Blog vous invite à découvrir en ligne une exposition virtuelle proposée par la Galerie Cyril Guernieri. Jean-Daniel Bouvard et Marc Dailly y sont à l'honneur…"

    N°5 : "Emmanuelle Jary, au four et au moulin"
    Belle surprise que cette 5e place, consacrée à une influenceuse, youtubeuse et passionnée de gastronomie ("C'est meilleur quand c'est bon"). Une bien belle découverte de Bla Bla Blog, à laquelle des centaines de lecteurs ont adhéré. 

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    Extrait : "Je me disais il y a peu cela faisait quelques mois que je ne vous avais pas parlé de gastronomie. D’où cette chronique aujourd’hui, qui s’intéresse à un site culinaire, C’est meilleur quand c’est bon. Cette chaîne Youtube a été créée il y a trois ans par Emmanuelle Jary. Elle est aux manettes de ces vidéos de quelques minutes, toutes dédiées à la bonne bouffe, aux restaurants, aux bistrots et autres troquets. Les métiers traditionnels sont tout autant mis à l’honneur : traiteurs, poissonniers, bouchers, épiciers, et bien sûr cuistots…"

    N°4 : "Galerie virtuelle de Patricia LM"
    La photographe Patricia LM est une nouvelle fois à l’honneur avec une 4e position qui nous réjouit. Le confinement de printemps et la fermeture des galeries a poussé Bla Bla Blog à ouvrir son blog à des expositions virtuelles, qui certes ne remplaceront jamais les vraies galeries, mais qui en tout cas montrerons que nous n’oublions pas les artistes qui font bouger l’art. Comme Patricia LM, que l’on adore !

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    Extrait : "C'est à une photographe talentueuse que nous ouvrons cette galerie virtuelle. Patricia LM avait accordé une interview à Bla Bla Blog. En attendant de pouvoir admirer ses créations, cette chronique va vous donner envie d'entrer dans son univers coloré et sensuel…"

    N°3 : "La Suisse est un pays chaud"
    Chaud, chaud, chaud pour cette 3e place largement méritée, avec une chronique sur le document sulfureux d’Adeline Lafouine, Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou). C’est aussi le seul livre classé cette année dans notre top 2020. Une plongée dans le parcours d’une femme sans aucun complexe, et qui nous prouve que la Suisse peut être un pays vraiment très, très torride.

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    Extrait : "Scandale à tous les étages pour ce témoignage à ne pas mettre entre toutes les mains : son auteure, Adeline Lafouine, propose avec Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou) un document assez exceptionnel à plus d’un titre. Il commence par une affaire dont la Suisse dite "vertueuse" se serait bien passée. Nous sommes en août 2014 lorsque la presse à scandale déniche un selfie sexy posté sur le compte Twitter d’une inconnue, mariée et mère d’un enfant. Elle se fait surnommer Adeline Lafouine…"

    N°3 : "Rock’n’roll, rouflaquettes, chrome et pin-ups en Bourgogne"
    Sur la deuxième marche du podium, nous voyons singulièrement apparaître Vintageland, un de ces événements populaires qui a échappé en partie aux fourches caudines de la crise sanitaire. Ça se passait en Bourgogne, et Vintageland proposait une plongée dans l’Amérique prospère des 30 Glorieuses. Gros coup de nostalgie, à bien des égards. Et un grand bravo à Vintageland.

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    Extrait : "Voyage dans le temps garanti cet été en Bourgogne avec le Vintageland, dont les organisateurs promettent ni plus ni moins qu’une immersion dans les années 50 à 80. Pour tenir cet engagement, du 31 juillet au 4 octobre, des animations sont proposées, mêlant cinéma, concerts (la troupe Abba story, le groupe Woodstock spirit, les Satin Dolls Sisters ou les Vagabonds), cabarets, arts forains et défilés de voitures anciennes, afin de revivre ce que l’on est tenté d’appeler avec du recul « les années insouciantes »…"

    Et pour finir, le grand n°1 est : Benjamin Schmit, "On est sérieux quand on n’a pas 17 ans"
    Le tout jeune musicien d’électro marseillais proposait avec "Uptown Funk Ben Remix" tout son talent. Des milliers de lecteurs de Bla Bla Blog l’ont découvert ou redécouvert : on ne peut que lui souhaiter le même succès dans sa carrière qui ne promet que le meilleur. Il est cette année le grand numéro 1 de Bla Bla Blog. Sur 380 chroniques parues, c’est réellement remarquable !

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    Extrait : "L’école marseillaise du rap commence à être connue, moins celle de l’électro. Elle est pourtant très active : pour preuve, cette chronique sur Benjamin Schmit, jeune DJ de 16 ans, bien décidé à faire sa place sur cette scène exigeante. Le remix du titre "Uptown Funk" s’inscrit dans la veine french touch, avec ce qu’il faut de sophistication et de trouvailles sonores pour un morceau dansant, à la fois funk, house et électro : "Faire danser les gens, c’est avant tout les réunir et les voir sourire", commente ainsi le jeune musicien, biberonné aussi bien aux tubes de Céline Dion ou Boney M qu’aux artistes plus de sa génération – Dua Lipa, Lil Nas X ou The Week-end…"

    Terminons par ces chroniques à succès écrites avant 2020, qui ont continué à drainer cette année un nombre important de lecteurs et lectrices : "Union TV : un nouveau média pour une nouvelle révolution sexuelle", "Le petit monde d’Élodie Suigo", la série d’articles sur Deborah de Robertis, et "Où es-tu, Berry ?"

    https://www.facebook.com/leblablablog
    Voir aussi :
    "Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2019"

    Photo de couverture : Patricia LM

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  • La tête dans les étoiles

    Encore quelques jours pour supporter ce nouveau confinement. Et quoi de mieux, pour se changer la tête qu’une exposition virtuelle, comme celles que Bla Bla Blog a présenté ces dernières semaines.

    La vénérable institution de La Poste a choisi elle aussi ce moyen pour son exposition temporaire "Rêver l’Univers", en visite virtuelle de 20 minutes, directement depuis chez soi. Cet événement, prévu du 2 septembre 2020 au 10 janvier 2021, bien sûr été bouleversé par la crise sanitaire. En attendant une réouverture des musées d'ici quelques semaines.

    13 artistes contemporains français et internationaux - Nicolas Baier, Patrick Bailly-Maître-Grand, Philippe Baudelocque, Dominique Blais, Thomas Brummett, Hugo Deverchère, Félicie d’Estienne d’Orves, Laurent Fort, Marina Gadonneix, Julien Mauve, David Spriggs, Vladimir Skoda et Anaïs Tondeur – proposent une immersion dans l’infinité de l’univers. La visite est proposée par Céline Neveux, commissaire de l’exposition, et ponctuée des interventions exclusives de 5 des artistes exposants : Anaïs Tondeur, Hugo Deverchère, Vladimir Skoda, Dominique Blais et Marie Gadonneix.

    En attendant de découvrir l’exposition réelle, il reste cette visite virtuelle, à travers des œuvres aux titres éloquents : "Météorite 3", "Multivers", "Lune et l’autre", "Infinities", "Soleil éternel" oun Cosmorama".

    "Devant la splendeur de ce qui se situe au-delà du monde qui nous enveloppe, se pressent une finalité suprême […] C’est que le sublime a vocation à l’universel : il n’élève pas seulement, il unit en profondeur" écrit justement Baldine Saint Girons dans le catalogue de l’exposition.

    Musée de la Poste, "Rêver l’Univers", exposition virtuelle
    https://www.museedelaposte.fr/rever-lunivers-lexposition-devoilee

    Voir aussi : "Ex pop"

    Julien Mauve, "Greetings from Mars #20", 2015, impression jet d’encre sur papier Fine Art mat, 80 x 120 cm, collection de l’artiste
    © Julien Mauve

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  • Ex-pop

    Oui, voir des expositions est encore possible en cette période de confinement. C’est ce que propose Nicolas Vidal, chanteur, compositeur et aussi photographe, qui propose sur Faces un portfolio inédit.

    Le thème ? La musique. Et plus précisément la pop et les concerts. Nicolas Vidal refuse l’apitoiement, comme il l’écrit lui-même, et choisit l’hommage aux salles de concert, aux festivals, aux boîtes de nuit, aux théâtres, aux stades et même aux appartements et aux plages où viennent se produire musiciens et musiciennes pop.

    Un crève-cœur, bien sûr, pour tous les amoureux de la scène : "Qui eut cru il y a quelques mois qu’une pratique aussi naturelle qu’aller écouter de la musique en live allait être interdite par un virus et une pandémie mondiale ? L’économie de la musique, la vie des artistes, des musiciens, des techniciens ont changé radicalement et la perspective de retourner voir nos artistes préféré.e.s très amoindrie, en tout cas pour le moment".

    Heureusement, il reste les images, et, pour Facezine, les photos et ce très beau portfolio en ligne qui rend hommage à ces chanteurs et chanteuses – ces dernières sont, du reste, en majorité.

    Émilie Marsh, Marvin Jouno, Hervé, Beyoncé, Alain Chamfort, Cléa Vincent, Clara Ysé, Juliette Armanet, Zaza Fournier, PR2B, Pomme, Canine, Maud Lübeck, Minuit, Aya Nakamura ou Fleur Offwood font partie de ces artistes mis en l’honneur dans de splendides clichés en noir et blanc.

    Un hommage autant qu’un rendez-vous pris pour retrouver ces artistes lorsque nous serons débarrassés de ce virus : "Et nous reviendrons dans les salles, nous taperons dans les mains, nous danserons ensemble, nous chanterons à tue-tête “Djadja” avec Aya Nakamura, nous danserons sur les chansons de Cléa Vincent, nous vibrerons avec les mots de Marvin Jouno, ensemble, nombreux ou à 5 dans une cave de Belleville, mais avec une joie tellement énorme, sur scène et en face, qu’on se dira que ça valait la peine d’être patient".

    En attendant, il reste dès aujourd’hui cette exposition virtuelle : l’une des plus chouettes idées musicales en cette période de confinement.

    Nicolas Vidal, "Des concerts pop", exposition
    https://www.faceszine.com/desconcertspop

    Voir aussi : "Chanteuses, je vous aime"

    © Nicolas Vidal

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  • Galerie virtuelle de Patricia LM

    C'est à une photographe talentueuse que nous ouvrons cette galerie virtuelle.

    Patricia LM avait accordé une interview à Bla Bla Blog. En attendant de pouvoir admirer ses créations, cette chronique va vous donner envie d'entrer dans son univers coloré et sensuel. Si l'on parle de couleur, c'est que Patricia LM a profité du confinement pour les retravailler en rehaussant de jaune, par exemple, sa modèle Tatiana (Blanc de l’œil bleu, ci-dessus).

    Nous avons fait le choix avec l'artiste de quelques clichés représentatifs, en attendant sa prochaine exposition à la galerie Antoine Hommet, en juin à Concarneau (29). 

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    Patricia LM, Belle poseuse, modèle : Tatiana, 2006 et 2020

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    Patricia LM, Dévoration, modèle : Tatiana, 2006 et 2020

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    Patricia LM, Les ailes au soleil, 2020

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    Patricia LM, Fruit défendu dans le jardin bigouden, modèle : Karen, 2013

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    Patricia LM, Pendre le soleil, 2014

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    Patricia LM, Le short couleur soleil, modèle : Loulou

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    Patricia LM, Un, deux, trois…Soleil !, modèle : Loulou

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    Patricia LM, Entends-tu le bruit des vagues ?, 2016 et 2020

    Le déconfinement est l'occasion de rencontrer et de découvrir des artistes rares. Si vous passez par Concarneau, Patricia LM est réeellement immanquable. 

    Patricia LM à l'atelier et galerie d'Antoine Hommet
    Ferme de Lesdomini
    Chemin de Lesdomini
    29930 Pont-Aven
    Tout le mois de juin
    @patricialm_art
    Page Facebook de Patricia LM
    https://www.pontaven.fr

    http://ww.antoinehommet.com

    Voir aussi : "Galerie virtuelle chez Cyril Guernieri"
    "Rencontre avec Patricia LM"
    "Bouées, sardines et jolies poupées"

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    © Patricia LM

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  • Soyez vous-même (les autres sont déjà pris)

    Cette citation d’Oscar Wilde ("Be yourself; everyone else is already taken") pourrait être un excellent incipit à l’exposition "Be original be you", proposé par Alexis de Vigan au Kremlin-Bicêtre.

    Cette galerie de portraits hors du commun sur le thème de la différence est à voir dans dans l’espace public de cette ville du Val-de-Marne du 5 février au 31 mars 2020.

    Le tour de force du photographe est de revisiter un genre archi rebattu, celui du portrait sans trahir ses modèles, et même mieux : en les laissant revendiquer et assumer leur identité. Hommes et femmes de toutes origines affrontent avec parfois insolence l’objectif d’Alexis de Vigan, montrant, qui une gueule cassée, qui un maquillage que d’aucuns jugeront outrancier, qui des rondeurs sexy, qui une blessure.

    Les regards, les éclairages subtils, le décor sobre et les poses proposent un réel discours sur ce qu’est la norme social, la différence ou le beau. Car la beauté est omniprésente dans ces portraits qui ne ressemblent à rien de connu. Le réalisateur et photographe kremlinois entraîne le spectateur à regarder ces hommes et de ces femmes qui, par leur regard, nous engagent à mieux les connaître et à ne surtout pas les juger.

    L’exposition "Be original be you" est à voir dans le parc de Bicêtre du 5 février au 31 mars et dans le hall de la médiathèque l’Écho du 4 au 28 mars.

    "Be original be you"
    Grande Exposition publique au Kremlin-Bicêtre du 5 Février au 31 Mars 2020
    Exposition parallèle à la médiathèque l’Écho du 4 Mars au 31 Mars 2020
    Rencontre le 5 Mars 2020 à la médiathèque l'Echo entre 18h et 21h.
    http://www.alexisdevigan.com
    https://www.instagram.com/alexis_de_vigan
    http://kremlinbicetre.fr/content/exposition-be-original-be-you-jusquau-31-mars

    Voir aussi : "Vite, Matthieu Suprin !"

    © alexis vigan

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  • Rencontre avec Patricia LM

    C’est en Bretagne sud que l’on a le plus de chance de croiser Patricia LM. La photographe y a des attaches fortes. Elle y expose régulièrement ses œuvres, bien éloignées des créations classiques qu’offrent les galeries nombreuses autour de Concarneau, Pont-Aven ou Douarnenez. Patricia LM fait des corps sa matière brute, qu’elle travaille en les rehaussant de couleurs pop-art. Questions-réponses avec une artiste passionnante et à l’univers attachant.

    Bla Bla Blog - Quels sont vos premiers souvenirs artistiques ? Et vos premiers souvenirs tout courts ?

    Patricia LM - C’est difficile à dire puisque nous, mes sœurs et moi, étions entourées, baignées de peintures (gouaches, peintures à huile) ou de fusains. Sans parler des images photographiques. Les œuvres naissaient pour ainsi dire sous nos yeux. L’été, il y avait une tente pour la famille et une tente pour les toiles de papa. C’est dire !

    BBB - Dans vos créations plus anciennes, il y a ces dessins de marines pour le festival des Vieilles Coques de Concarneau durant les années 90. Pour une Bretonne comme vous, j’imagine que c’est incontournable.

    PLM - J’avais dix-huit ans, c’était une façon de faire mes armes. Je dessinais au Rotring : un travail minutieux. C’était mon côté bonne élève. J’ai obtenu cette commande à la suite d’un simple stage de voile. La première date de juillet 1983. L’affiche a plu, vraiment. Le directeur de la société nautique, une figure locale, m’a demandée de récidiver. En tout, j’en ai réalisé huit.

    BBB - Justement, quel rapport avez-vous avec votre pays ?

    PLM - Un rapport puissant. Mais comme je peux l’avoir en découvrant un autre pays. Je voudrais partir que je ne pourrais pas.

    BBB - Vous êtes concarnoise, mais une Concarnoise voyageuse : Paris, le Portugal...

    PLM - Voyageuse ? Pas assez à mon goût ! J’aime être de retour.

    BBB - Dans vos œuvres, on est loin des thématiques classiques visibles dans les galeries d’art traditionnelles : scènes de baignades, bateaux, paysages marins. Chez vous, une place importante est donnée aux corps – souvent féminins –, à la sensualité et aux scènes intimistes. De quand date ce choix artistique ?

    PLM - Le sujet est venu à moi. Après, je suis loin d’avoir épuisé le thème ! Et puis, ce n’est pas parce ce que je vis dans un endroit touristique que je me dois de me plier aux usages… Bien sûr, ma vie serait plus facile si je répondais aux critères requis... Des scène de baignades : voilà un thème qui pourrait me plaire, et que j’ai d’ailleurs déjà traité. Il y a cette toute première série — « Armelle et Lydie » — en 1980. Lorsque je la regarde aujourd’hui, je constate que tout y est. Puis, la presse, le zinc et mes pinceaux m’ont occupée durant un bon moment. Je réalisais des monotypes sur du papier Japon. Je passais sous la pression du rouleau divers végétaux, dont les empreintes m’inspiraient des couleurs gouachées. C’est comme si j’avais attendu l’ère du numérique pour me réaliser pleinement en tant qu’artiste.

    C’est comme si j’avais attendu l’ère du numérique pour me réaliser pleinement

    BBB - Dans vos travaux, parfois on se demande si on est face à des photos ou à des peintures ? Comment travaillez-vous ?

    PLM - J’aime cette interrogation : images ou peintures ? Au final, ce ne sont que des points de couleurs juxtaposés. Lorsque l’image « brute » apparaît sur mon écran, j’éprouve le besoin immédiat d’en accentuer les couleurs. Je cherche. Je fais diverses tentatives. Je modifie. Je pose un bleu et je me questionne si ce n’est pas plutôt un vert qui devrait y être. Il m’arrive de faire marche arrière. Bref, je tâtonne.

    BBB - Plus ludique, il y a aussi ces petites pin-up. Je crois que vous y êtes très attachée. Et c’est vrai qu’elles sont amusantes, avec pas mal de sex-appeal.

    PLM - Elles viennent de loin, et par période. Je les laisse apparaître au bout de mon crayon. Je laisse courir le crayon sur la feuille et m’étonne des créatures qui apparaissent. Les regards doivent avoir une certaine vitalité : j’y tiens.

    BBB - Pourquoi cet intérêt pour les pin-up ?

    PLM - C’est une féminité assumée et une simple histoire de fantasmes. Le plaisir des yeux. Ils me renvoient aussi au souvenir de ces calendriers de pin-up accessibles à ma vue sur le côté du comptoir dans un certain bistro dans lequel mes jeunes parents aimaient à se rendre. C’était avoir accès à des images autres, osées, issues du monde ludique, des grands… Cela me changeait tellement des images pieuses, d’anges, de saints ou madones, obtenues à l’école !

    BBB - Y a-t-il des projets qui vous tiennent à cœur aujourd’hui ? Des expositions, d’autres séries ?

    PLM - Oui, il y a d’autres séries à venir. J’attends le feu vert d’une certaine jeune femme.

    Page Facebook de Patricia LM

    Voir aussi : "Bouées, sardines et jolies poupées"

    © Patricia LM

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  • Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2018

    En ce début d’année, la période est parfaite pour faire un bilan de 2018. L’an dernier, 263 articles ont été publiés par Bla Bla Blog. Quels ont été les plus populaires ? Cette année encore, nous vous proposons un classement des articles les plus populaires en 2018. Plusieurs chroniques ont tiré leur épingle du jeu, mais aussi des artistes qui ont attiré l’attention de Bla Bla Blog. Pour ce top 10, attendez-vous à être étonnés. Cette chronique présente ce classement, accompagné d’une présentation, d’extraits et évidemment de liens pour lire ou relire les articles marquants de cette année.

     9  Mariscal sur les pas de son brillant Ané

    Découvert en mars dernier, le moins que l’on puisse dire est que Mariscal a fait un grand bond cette année, jusqu’à faire la première partie d’un concert de Dominique A à l’Équinoxe de Châteauroux. C'était en décembre dernier. Lorsque nous disions que ce musicien allait sur les pas de son "brillant Ané", nous n’étions pas loin de la vérité.

    Extrait
    "Je vais vous raconter, si vous le voulez bien, l’histoire de cette chronique.
    La semaine dernière, j’étais en train d’écrire au sujet de la passionnante exposition Rock ! Une histoire nantaise (Château des Ducs de Bretagne, à Nantes, du 24 février 2018 au 19 novembre 2019), dont une partie est consacrée à Dominique A, lorsque je suis tombé sur le premier album de Grégory Mariscal, Plus le Temps. Et là, le choc : les similitudes avec ce nouvel arrivant de la scène française et l’auteur de La Fossette (1992) ou de La Mémoire neuve (1995) me sont apparues évidentes.
    Le Coton a le grain du Vivement Dimanche de La Fossette. Quant à Je Marche Je Respire, ne renvoie-t-il pas au Je ne respire plus, Milos dans La Mémoire neuve ?"

    La suite ici…

     8  La Brodeuse Masquée a encore frappé

    C’est par hasard que Bla Bla Blog est tombé sur La Brodeuse Masquée et ses étonnantes créations. Chez elle, la broderie à l’ancienne subit un sérieux dépoussiérage grâce aux thèmes de cette artiste d’un nouveau genre. Ce qui intéresse La Brodeuse Masquée ? Des faits divers trash, des citations claquant comme des slogans et des références à actualité. Décalage et humour noire assurée par cette formidable créatrice.

    Extrait
    "La Brodeuse Masquée sévit sur Internet, via ses comptes Facebook et Instagram, et elle mérite que l’on s’y intéresse.

    Qui est cette mystérieuse femme, œuvrant dans l’ombre avec un sens de l’humour décalé dans un créneau jusque-là has-been, celui de la broderie ?
    Pour se présenter, notre Brodeuse Masquée use d’une phrase pompée avec malice dans le jargon complotiste : "Qui est-elle ? Quels sont ses réseaux ? Seuls ceux qui savent savent…" Quelques indices sur ses créations – un hommage au club de football de l’AS Nancy Lorraine et un autre au régional de l’étape, Michel Platini – laissent à penser que c’est en Meurthe-et-Moselle qu’il faut chercher la trace de cette artiste d’un autre genre."

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     7  Vanished Souls, les enfants du rock

    Parmi les nombreux coups de projecteurs musicaux, celui sur Vanished Souls a permis aux quatre Parisiens d’entrer dans notre classement. Une occasion parfaite pour redécouvrir ce groupe de rock que nous avions aimé.

    Extrait
    "Les Vanished Souls, ont décidé de faire un sort au rock à papa. Pas de parti pris chez ces quatre petits Français découverts en 2013, qui sortent en mars leur nouvel album éponyme : le maître mot de cet opus est de s’aventurer sur la route longue, sinueuse et passionnante du rock et de ses nombreux dérivés. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les surprises sont nombreuses.
    DriX, Svein, Fred et Yann Forléo ne cachent pas leurs références musicales – et pop-rock – tous azimuts , que ce soit Radiohead, My Bloody Valentine, Archive, Sigur ros ou Pink Floyd."

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     6  Seul en scène, entre amis

    La pièce de théâtre Ça aurait pu commencer comme ça ! de Paul Morel et Julien Delpech a fait le buzz sur Bla Bla Blog : une belle réussite pour un spectacle créé et produit par deux amis que nous avons pris plaisir à faire découvrir.

    Extrait 
    "Ce seul en scène, une vraie performance en soi, promet une plongée séduisante dans le milieu du spectacle, comme dans la tête de ces artistes que Bla Bla Blog a plaisir à faire découvrir.
    Paul Morel raconte l’histoire de Paul, cet autre que lui-même pour reprendre une citation de Proust, un jeune homme certain de son talent de comédien, mais qui finit par se saborder lui-même par manque de travail, de compassion et d’humilité.
    "

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     5  Des dominos pour faire chuter la maladie de Charcot

    Voir à la cinquième place de notre classement un événement caritatif a une saveur particulière. Le 28 avril 2018, l’association verdunoise 2A2S proposait une exceptionnelle chute de 30 000 dominos pour sensibiliser le public à la maladie de Charcot. On doit à Sébastien Brunella, touché par cette affection, cette manifestation. Le public de Bla Bla Blog y a été sensible, comme le prouve cette belle cinquième place.

    Extrait 
    "Le bloggeur assistait à Verdun non pas à un record mais à un événement qui s’en approchait : une chute géante de 30 000 dominos pour une bonne cause.
    L’association verdunoise 2A2S (Association d’Aide et de Soutien à Sébastien) a été créée autour de Sébastien Brunella, atteint de la maladie de Charcot, ou SLA (Sclérose Latérale Amyotrophique). Cette affection terrible touche aujourd’hui environ 8 000 malades en France, un chiffre pas assez important pour mobiliser les laboratoires à la recherche de rentabilités, et trop élevé pour intéresser l’AFM, comme le rappelait Sébastien Brunella lors de la manifestation caritative organisée le samedi 28 avril autour de ces dominos."

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     4  Double focus sur Patricia LM

    Quelle plaisir de trouver Patricia LM dans notre classement annuel ! Après l’exposition "Sensual self-portraits" en janvier à la Concorde Art Gallery de Paris, l'artiste faisait l'actualité à Concarneau cet automne. Deux chroniques ("À l’origine" et "Les filles du port") ont mis à l’honneur cette photographe exceptionnelle. Une photographe dont Bla Bla Blog va encore parler en 2019.

    Extrait
    "Cela se passe en ce moment et jusqu’au 15 novembre à Concarneau : une Escale 7 rue du Port. Bla Bla Blog ne pouvait pas passer à côté de cet événement. Pourquoi ? Parce que nous avions parlé il y a deux ans d’une des deux artistes venues exposées.
    Patricia LM fait se rencontrer la photographie et la peinture, le folklore breton et le pop-art, mais aussi l’intimité et la sensualité. Elle partage l’Escale avec Anh Gloux, graphiste à la ligne claire et résolument tournée vers la mer, qu’elle soit avec liée à la mythologie grecque ou au folklore breton."

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     3  Deborah de Robertis l’ouvre de nouveau

    Pourquoi, cette année encore, Deborah de Robertis est-elle sur le podium de Bla Bla Blog ? En 2017, l’actualité de sa performance scandaleuse au Louvre avait fait parler d’elle. Cette année, c’est dans la ville de Lourdes que l’artiste franco-luxembourgeoise a choisi de faire parler d'elle - au grand dam de certains. Mais Deborah de Robertis a aussi connu un coup de projecteur mondial inattendu à l’occasion de l’acte V des Gilets Jaunes

    Extrait
    "Elle a un nom qui fleure bon le latin et les versets bibliques. Là s’arrête pourtant le point commun entre l’institution catholique et Deborah de Robertis, qui doit s’expliquer avec l’Église dans les prochains mois. La performeuse franco-luxembourgeoise a été en effet été arrêtée le 1er septembre dernier pour s’être dénudée devant le sanctuaire de Lourdes. Elle comparaîtra en correctionnelle le 19 mai 2019 pour exhibitions sexuelles.
    Deborah de Robertis avait déjà fait une performance publique remarquée devant La Joconde en 2017. La justice n’avait pas été dans le sens du musée du Louvre, considérant que la jeune femme agissait en tant qu’artiste et militante. Tel est aussi le discours que cette dernière tient au sujet de Lourdes et de sa prestation."

    La suite ici…

     2  Union TV : un nouveau média pour une nouvelle révolution sexuelle

    À la deuxième place de ce classement annuel de Bla Bla Blog, c’est à la fois un média et une personnalité attachante qui sont mis à l’honneur. Le média est Union TV, la déclinaison télé du célèbre magazine érotique et libertin. La personnalité est Flore Cherry, sa responsable transformation digitale. Il y a quelques mois, elle nous parlait d’Union TV, de sexualité mais aussi de féminisme.

    Extrait
    "Le vénérable Union entrerait-il dans une nouvelle ère ? Créé en 1972, le magazine érotique et libertin fait lentement mais sûrement sa mue. Après l'édition web, c'est une chaîne de télévision qui vient de naître fin janvier (disponible sur la box SFR). Nous avons rencontré Flore Cherry, responsable de la transformation digitale à Union, pour en savoir plus sur ce nouveau média."

    La suite ici…

     1   Berry, de retour

    La première place de ce top 10 est, cette année encore, une chanteuse - après Marie Cherrier, Alka puis  Fishbach, respectivement en 2015, 2016 et 2017... Depuis juin 2018, Berry a fait exploser les compteurs de Bla Bla Blog grâce à un article paru il y a près d'un an de cela... Nous nous demandions ce que devenait l’auteure de Mademoiselle et des Passagers. Cette année, quelques réponses ont été apportées grâce à plusieurs concerts, dont nous avons parlé il y a quelques mois, mais aussi à une audience exceptionnelle pour une artiste hors du commun. Berry a prouvé qu’elle était toujours attendue : cette première place le prouve, s’il en était encore besoin. Et d'ailleurs, elle était bien de retour cette année et elle sera d'ailleurs toujours là début 2019. Ouf...

    Berry.jpgExtrait
    "On avait quitté Berry en 2012, avec l’album Les Passagers. La chanteuse avait choisi le fil conducteur du voyage pour des chansons délicates et pudiques, portées par une voix caressante, l’une des plus belle sans doute de la scène française. Est-elle revenue de ses voyages ? Où est-elle aujourd’hui et quelle est son actualité ?
    Il convient au préalable de faire quelques rappels sur la carrière de Berry, commencée en 2008 avec un premier album, Mademoiselle, remarqué par la critique et le grand public. Disque d'or, il a été suivi de plusieurs centaines de concerts en France comme à l'étranger (Brésil, Corée du Sud ou Serbie). Mademoiselle ce sont 10 joyaux musicaux que la chanteuse a sculpté avec ses acolytes Manou et Lionel Dudognon." 

    La suite ici...

    Voir aussi : "Le top 10 de Bla Bla Blog en 2017"
    "Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2016"
    "Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2015"

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  • Les filles du port

    Cela se passe en ce moment et jusqu’au 15 novembre à Concarneau : une Escale 7 rue du Port. Bla Bla Blog ne pouvait pas passer à côté de cet événement. Pourquoi ? Parce que nous avions parlé il y a deux ans d’une des deux artistes venues exposées.

    Patricia LM fait se rencontrer la photographie et la peinture, le folklore breton et le pop-art, mais aussi l’intimité et la sensualité. Elle partage l’Escale avec Anh Gloux, graphiste à la ligne claire et résolument tournée vers la mer, qu’elle soit avec liée à la mythologie grecque ou au folklore breton.

    Les deux filles du port n’ont eu aucun mal à se trouver et n’auront aucun mal à cohabiter dans ce lieu éphémère. Amies d’enfances, leur histoire commune est autant une affaire de famille que d'artistes : l’omniprésence de Jean Le Merdy, peintre et père de Patricia LM, celle d’Hervé Gloux, conservateur du musée de la Pêche et des souvenirs liés à Xavier Grall, Per Jakez Hélias ou Charles le Quintrec.

    Entrer à l’Escale c’est respirer un peu de cette histoire partagée, dans un lieu éphémère pour une exposition éphémère. Euphémisme.

    "Escale 7 rue du Port" du 1er septembre au 15 novembre
    En semaine de 11 h à 19 h et le week-end de 14H à 19H
    Page Facebook de Patricia LM
    http://anh.gloux.free.fr
    http://4sardines.canalblog.com

    Voir aussi : "Bouées, sardines et jolies poupées"

    patricia lm,anh gloux,jean le merdy,xavier grall,charles le quentrec,concarneau,bretagne,mythologiePhotos Patricia LM

  • Les Formento, par un concours de Circonstance

    Par un concours de circonstances, je suis tombé sur les bien nommées Circumstance des Formento, grâce au site Rocky Girl.

    Les Formento, BJ et Richeille, est un couple à la ville et dans les arts, alliés dans une photographie élégante et exigeante, réconciliant création contemporaine et pop-art. Leurs clichés sont des mises en scènes savamment travaillées dans lesquelles se devinent l’influence du cinéma américain.

    C’est du reste aux États-Unis que les Formento ont posé leur valise à partir de 2009, pour cinq mois de pérégrination dans une Amérique irréelle, figée dans une époque qui pourrait se situer entre les années 50 et 70. Ils en ont sorti la série Circumstance : American beauty on bruised knees, appelée plus sobrement Circumstance.

    La crise des subprimes est passée par là

    La date de ce projet n’est pas anodine. En 2009, la crise des subprimes est passée par là. Les États-Unis sont à terre, démolis, empêtrées dans une remise en question traumatisante de leur american way of life et du libéralisme anglo-saxon. C'est cette occasion que choisissent les Formento pour se lancer dans un voyage passionnant, traversant 25 États et photographiant 50 femmes rencontrés par hasard, dans la rue ou sur Internet.

    Dans des paysages dévastés ou désertiques, pour ne pas dire post-apocalyptiques, le couple de photographes met en scène des modèles sublimes mais aussi esseulées, abandonnées et en attente de quelque chose ou de quelqu’un. Dans des poses maniéristes, ces femmes s’abandonnent, mélancoliques, bouleversantes et attachantes. En réponse à la crise économique, il semble qu’il y a cette crise existentielle qui n’est jamais apparue aussi prenante et aussi sexy que dans cette série de Circonstances. 

    http://formento2.com

    Voir aussi : "Baigneuse sortant des eaux"

    © Formento

  • Il sera beaucoup pardonné à David Lachapelle

    C’est un très bon livre, je dirais même plus très bel objet qui m’est tombé entre les mains cet hiver : la magnifique anthologie consacrée à David Lachapelle (Lachapelle Lost+Found, éd. Taschen).

    Dans un coffret luxueux, le photographe américain, l’une des idoles de la pop culture, propose quelques-uns de ses meilleurs clichés, dans un format de livre finalement peu adapté à une bibliothèque lambda.

    C’est bien là le seul point faible de cet ouvrage impressionnant d’un artiste qui continue de portraitiser notre époque, de la sublimer dans ses mises en scènes travaillées mais aussi d’habiller et de déshabiller quelques-unes des personnalités les plus emblématiques de la culture pop : Miley Cyrus, Nicki Minaj, Pharell Williams, Katy Perry ou Kanye West.

    La patte de David Lachapelle est aisément identifiable : décors luxuriants, couleurs acidulées, poses surjouées et un sens de l’humour second degré mâtiné d’une bonne dose d’érotisme. La vie, la mort, le sacré, le profane, le sexe, le moderne, la Renaissance, les expressions de pâmoison et de douleur, le surréalisme ou l’exhibition se télescopent dans une anthologie luxueuse, provocatrice et joyeuse.

    Doit-on cependant étiqueter David Lachapelle comme un photographe simplement hype, cool et pop ? Le catalogue Lost+Found promet que non.

    Les personnages sexy, nus, huilés, maquillés à outrance et aux poses aussi improbables que celles des statues grecques maniéristes sont transportés dans des décors et des situations baroques.

    Une anthologie luxueuse, provocatrice et joyeuse

    Baroque : le mot est lâché. Car Lachapelle ne craint ni la démesure, ni le clinquant, ni le sens du symbolisme pour parachuter ses modèles, connus ou moins connus, dans des scènes volontairement surchargées : Pamela Anderson alanguie dans une chambre d’adolescente miteuse (21 Forever, 2000), Lady Gaga dans une position inconfortable entre mer et ciel, à la fois allongée et debout, entourée de bouquets de magnolias et d’un fauteuil roulant (Life Alert, 2009), Lana del Rey en mariée déversant du vin rouge derrière un invité christique, sale et ivre (Newlyweeds, 2017), Chris Rock posant tout sourire avec une une kalachnikov dans une photo de famille irréelle (Gun Control And Casserole, 2008), Britney Spears inconsciente dans une baignoire (A Wirld-Famous Singer Drowns In Hotel Bath. Party Goes On As Planned For Floors Below, 2003) ou Julian Assange en gourou (Wikileaks, 2017).

    David Lachapelle est aussi connu pour ses compositions géantes et largement influencées par l’iconographie religieuse : une Pietà (1986), des représentations de Vierges enfermées dans des boules de verre (Mother Mary Comes To Me, 2016), Carmen Carrera en Eve dans le paradis de la Genèse (There Once Was A Garden, 2014), une chapelle (sic) rococo (A Prayer For My Friends, 2016), une représentation du déluge (Deluge, 2006) ou l’apocalypse revisité (Decadence, 2007).

    Photographe ami des stars et à l’esthétique exubérante, David Lachapelle s’avère singulièrement tout autant un témoin ironique de notre époque qu'un artiste engagé. Plusieurs œuvres s’attaquent ainsi à notre société de consommation (Boulevard Of Broken Dreams, 2015), à la folie du star-system (Britney Spears posant pour Toxic Fame en 2003), la politique (le saisissant portrait d’Hillary Clinton en 2010), l’environnement avec ces paysages d’usines (la série des Lanscapes en 2013) ou, plus étonnant chez lui, l’exploitation de l’Afrique (The Rape Of Africa, 2009).

    Photographe exaltant, surdoué et attachant, David Lachapelle a fait du détournement d’iconographies classiques et de son irrévérence vis-à-vis du sacré une œuvre inestimable et unique. Rien, que pour cela, il lui sera beaucoup pardonné.

    David Lachapelle, Lost+Found, éd. Taschen, 2017, 279 p.
    http://www.lachapellestudio.com
    David  LaChapelle, Artsy

    © David Lachapelle


  • À l’origine

    À l’origine de la photographie, il y a le photographe. Ou la photographe. Concorde Art Gallery a décidé de mettre à l’honneur ces femmes créatrices en les exposant dans des autoportraits vivants, sensuels et dans des mises en scène particulièrement travaillées. L’exposition "Sensual self-portraits", avec Abygail Abyss, Adrienne Art, Edwige K, Patricia L.M., Nina by Carl, Jo TG, Ting Ting Sung et Umbertha, est à voir jusqu’au 3 mars 2018 au 179 boulevard Lefebvre dans le quinzième arrondissement de Paris.

    L'Origine du Monde comme source d'inspiration

    Certaines de ces artistes ont déjà été leurs propres modèles. C’est le cas d’Edwige K, d’Abygail Abyss ou de Ting-Ting Sung. Ces photographes proposent des univers, des discours ou des poses travaillés et réfléchis. Aux lieux interlopes d’Abygail Abyss répondent les corps en mouvement d’Edwige K, les manoirs abandonnés et théâtralisés d’Umbertha ou ses portraits faussement désinvoltes (et en clin d’œil aux selfies) de Ting Ting Sung.

    Dans une belle pluralité, les autoportraits de ces huit artistes font de ces photographes des modèles, des héroïnes mais aussi des investigatrices nous questionnant : "Nous sommes à l’origine de tout ce que vous voyez..." Il n’est d’ailleurs pas anodin de parler de Patricia LM, découverte par Bla Bla Blog il y a plus d’un an dans sa galerie de Concarneau, et dont le magnétique autoportrait Vol de Toison est directement inspiré de la toile de Gustave Courbet, L’Origine du Monde.

    "Sensual self-portraits", Concorde Art Gallery, jusqu’au 3 mars 2018 au 179 boulevard Lefebvre, Paris 15e
    Avec Abygail Abyss, Adrienne Art, Nina by Carl, Jo TG,
    Edwige K, Umbertha et Patricia LM
    "Bouées, sardines et jolies poupées"

    Patricia LM, Vol de toison, Digigraphie, 40/30 cm, Tirage Fine Art sur papier

    ec Abygail Abyss, Adrienne Art, Nina by Carl, Jo TG, Edwige K, Umbertha et Patricia LM

  • Jordan Tiberio, snippeuse photographe

    Pour clôturer 2017, Bla Bla Blog a choisi de parler photographie, avec l’artiste américaine Jordan Tiberio. Une série a attiré l’attention de la presse et du web, avec la série Lacuna, pourtant déjà ancienne puisqu’elle date de 2013.

    Jordan Tiberio a réalisé une série de clichés en noir et blanc, aux atmosphères étranges et oniriques. Dans des chambres très souvent lumineuses, voire surexposés, des hommes et des femmes enlacés, dénudés ou s’embrassant, se fondent dans les décors jusqu’à être engloutis voire absorbés par des draps, des tentures ou des sols. Les modèles de la photographe new-yorkaise sont montrés au moment où ils vont disparaître, comme dissous inexorablement. Les corps, les visages ou les mains ne sont parfois plus que des empreintes, pour ne pas dire des souvenirs. Souvenirs car c’est du temps, de la mémoire et du passé dont il est question dans cette série à la fois sensuelle et bouleversante. Lacuna parle de ces amours qu’une séparation a éloignés. Ont-ils vraiment disparus, s’interroge Jordan Tiberio ? Et cette personne que nous avons aimée, peut-il aimer autant voire plus une autre que moi-même ? : "Et si tu pouvais en aimer plus que moi ? Et si tu m'oubliais ?" Le passé est-il vraiment passé ? Non, dit en substance la photographe. Il reste ces "artefacts", le refus d’oublier et la conscience que ces fantômes du passé font pleinement partie de nous : "Je ne cesserai jamais de revivre l'extase qui était autrefois si présente, parce que je ne peux pas guérir de toi. Je t'aimais plus que tout… Peu importe où que tu sois, tu seras toujours avec moi, et bien que nous ne soyons plus amoureux, je t’aime toujours."

    L’onirisme de Jordan Tiberio est présent dans d’autres séries que Lacuna, à ceci près que l’artiste, en snippeuse photographe, romantique et non dénuée d’humour, travaille d’abord la couleur. C’est le cas des modèles féminins aux poses décalées dans la série Bougainvillea Girls. Les floraisons luxuriantes éclatent tels des feux d’artifice chatoyants et envoûtants. Dans Liquid Mirrors, les créations florales ou les portraits sont anamorphosés jusqu’à créer des êtres ou des objets hybrides à la Dalí.

    Bien qu’il soit une nouvelle fois question de mémoire dans le projet The Girl Next Door, Jordan Tiberio choisit cette fois le parti pris de compositions lumineuses et colorées derrière un écran grillagé à travers lequel perlent des gouttes de rosées. Dans une facture plus classique mais d’un onirisme tout aussi captivant, The Floral Dress présente une série de poses d’un mannequin (Jordan Tiberio, elle-même ?) au milieu de paysages naturels, de rochers inquiétants ou dans des propriétés abandonnées. Les yeux de la femme, pieds nus dans la même robe claire fleurie, semble rechercher quelque chose, dans une quête étrange et aventureuse.

    http://www.jordantiberio.com
    http://jordantiberio.tumblr.com
    https://www.instagram.com/jordantiberio

  • Maurizio Adôre

    Bla Bla Blog avait consacré il y a plusieurs mois une de ses chroniques à la chanteuse Mârie Adôre ("Marie, j’adore"). La musicienne fait reparler de lui, cette fois dans l’univers de la photo.

    Un cliché de la chanteuse, réalisé par le photographe Maurizio Pighizzini, a reçu le 2e Prix de la photographie de Paris, catégorie Musique.

    La chanteuse pourrait bien avoir trouvé le visuel de son prochain album. En attendant, son dernier EP, L’été n’existe plus, est toujours disponible. 

    "Marie, j’adore"
    http://www.marieadore.com
    D'autres photos de Mârie Adôre par Maurizio Pighizzini ici

    © Maurizio Pighizzini

  • Folles époques

    Vite, il est temps de découvrir Ed van der Elsken, figure majeure de la photographie underground et qui est passé sous les radars de pas mal de monde.

    Le musée du Jeu de Paume propose, en collaboration avec le Stedelijk Museum Amsterdam et la Fundación MAPFRE, la première rétrospective en France de l’artiste, jusqu’au 24 septembre prochain.

    Ed van der Elsken (1925-1990) était l’ami des marginaux, des rebelles de tout poil mais aussi des gens ordinaires qu’il n’a cessé de suivre (de "chasser" diront certains) pour en faire les héros de reportages documentaires vivants : une réfugiée à Hong Kong (entre 1959 et 1960), des serveuses à Cebu dans les Philippines (1960) ou ce guérisseur africain exécutant une danse rituelle pour une bonne chasse (Oubangui-Chari, Central Africa, 1957). Plus de 150 tirages originaux sont exposés au Jeu de Paume, ainsi que des extraits de films, des diaporamas ou des maquettes de livres du plus européen, sans doute, des photographes modernes.

    Pendant quarante ans, Ed van der Elsken est parti à la recherche des "siens", ces inconnu(e)s d’Amsterdam, de Paris ou de Tokyo, captés avec humanité, humour et précision, jusque dans leur intimité. "Je fais des choses mortellement sérieuses et aussi des choses drôles. Je fais des reportages sur de jeunes voyous rebelles avec plaisir… Je me réjouis de la vie, je ne suis pas compliqué, je me réjouis de tout. L’amour, le courage, la beauté. Mais aussi le sang, la sueur et les larmes. Garde les yeux ouverts," affirme-t-il en 1971.

    Ed van der Elsken capte ses modèles avec un sens aigu du détail et de la pose, à l’exemple des Jumelles sur la place Nieuwmarkt à Amsterdam (1956). Les regards, la lumière auréolant les chevelures, les maquillages, les bijoux, la position des mains et des doigts, le rendu du tissu des jupes, le drapé des chemisiers : rien n’est anodin et rien n’est de trop dans ce cliché à la mise en scène soignée.

    Lorsqu’il pose ses bagages à Paris, Ed van der Elsken est le témoin et l’acteur de la vie culturelle foisonnante, quelques années après la fin de la seconde guerre mondiale, avec le livre "auto-fictionnel" Une histoire d’amour à Saint-Germain-des-Prés (1956). Il en tire ce cliché sombre, nerveux et spectaculaire (Vali Myers (Ann) danse à La Scala, Paris, 1950).

    À Amsterdam, Ed van der Elsken immortalise ces deux couples aux visages expressifs que l’on croirait sortis d’un film de Martin Scorcese (Quartier de Nieuwmarkt, Amsterdam, 1961). Toujours à Nieuwmarkt, "son" quartier, le photographe témoigne de la vie culturelle foisonnante à Amsterdam. Le jazz y prend une importance considérable. Il suit et photographie Chet Baker, qui se produit au Concertgebouw d’Amsterdam, à l’instar de Miles Davis, Lionel Hampton ou Ella Fitzgerald. Mais Ed van der Elsken s’intéresse aussi aux gens ordinaires au cœur de cette "dolce vita" néerlandaise : tenancières de bar, filles à la coiffure choucroutée ou jeunes loulous aux gueules d’acteurs.

    Aux États-Unis, loin du folklore et du dépaysement, Ed van der Elsken saisit ces deux amoureux californiens, semblant tout droit sortis d’une chanson des Beach Boys.

    EdVanDerElsken_17.jpgAu Japon ancestral, ce sont des marginaux qu’il croise quelques années plus tard (Rockers, Harajuku, Tokyo, 1984). Ed van der Elsken arpente pendant plusieurs années un pays multiple, passionnant et aux rencontres inattendues : rockers à la banane, lutteuses, yakusas (Territoires des yakusas, Kamagasaki, Osaka, 1960), amoureux étreints (Couple s’embrassant, vers 1974) ou citoyens ordinaires et photogéniques surpris dans des scènes de la vie ordinaire (Fille dans le métro, Tokyo, 1981).

    Ed van der Elsken s’intéresse aussi très tôt à la photographie couleur, médium utilisé jusqu’alors pour les magazines et pour la mode, alors que le noir et blanc est encore considéré comme la technique artistique par excellence. La couleur prend grâce à Ed van der Eksen le chemin des galeries et des catalogues d’exposition : il y a ces trois gracieuses néerlandaises comme saisies au vol dans une artère d’Amsterdam, dans une mise en scène que l’on imagine travaillée (Beethovenstraat, Amsterdam, 1967), cette devanture de bar à Amsterdam dont il est difficile de savoir quand elle a été immortalisée (Des adolescents au look des années 50 devant leur café favori, Amsterdam, 1983) ou ce couple japonais saisi en plein ébat (1974).

    Ed van der Elsken, photographe documentaire et humaniste se révèle aussi, au Jeu de Paume, comme un artiste révolutionnaire : "Même si j’éprouve toujours une certaine hésitation à utiliser ce mot, je pense avoir été un artiste toute ma vie, par mes réactions et par l’expression de mes émotions et par la mise en lumière du monde extérieur. Je suis, disons, un artiste caméra pur-sang, ce qui signifie que j’ai toujours développé autant que possible mon équipement, qui me permet de m’attaquer de toujours plus près à la vie."

    La Vie folle, Ed van der Elsken, Jeu de Paume, 13 juin – 24 septembre 2017

    Ed van der Elsken, Beethovenstraat, Amsterdam, 1967. Nederlands Fotomuseum Rotterdam
    © Ed van der Elsken / Ed van der Elsken Estate, courtesy Annet
    Gelink Gallery

    Ed van der Elsken, Rockers, Harajuku, Tokyo, 1984. Nederlands
    Fotomuseum Rotterdam © Ed van der Elsken / Ed van der Elsken Estate

  • Un art peut en cacher un autre

    Le catalogue édité pour le programme de l’opéra Nantes-Angers pour la saison 2017-2018 réserve une divine surprise.

    Bien entendu, les passionnés d’art lyrique découvriront les futurs rendez-vous de l’illustre maison ligérienne pour la saison prochaine : une Damnation de Faust de Berlioz, un Fidelio de Beethoven, une nouvelle production du Couronnement de Popée de Monteverdi ou un Rinaldo d’Haendel conduit par Bernard Cuiller.

    Le bloggeur entend cependant s’arrêter sur ce qui fait le vrai plus de ce catalogue : ses illustrations. Bien entendu, le choix promotionnel de faire appel à un artiste photographe pour les catalogues lyriques n’est pas nouveau et d’autres établissements lyriques ont suivi cette mode. L’Opéra de Paris propose ainsi d’épais et classieux programmes, souvent enrichis de clichés au minimalisme qui peut d’ailleurs laisser perplexe.

    Pour la saison 207-2018, l’opéra de Nantes a choisi Nicolas Dhervillers, un photographe internationalement reconnu pour son sens du lyrisme et de la mise en scène.

    Pour le programme musicale de l’établissement nantais, la série Detachment, dont est tirée la majorité des photos, nous transporte dans des paysages grandioses et aux mises en scène picturales (par exemple l’illustration pour Mam’zelle Nitouche de Hervé). Les personnages y semblent soit contemplatifs, soit perdus (la couverture du catalogue). L’illustration pour Fidelio rappellera sans doute les paysages de neige de l’impressionniste norvégien Frits Thaulow, mis à l’honneur lors du dernier Normandie Impressionniste.

    Une photographie de la série Road Movie illustre La Damnation de Faust, cette fois dans une scène que l’on croirait sortie d’un film noir américain. Quant au cliché choisi pour illustrer le Rinaldo d’Haendel, il n’est pas sans rappeler la patte du réalisateur français Fabrice Gobert (Les Revenants, Simon Wemer a disparu).

    Ajoutons aussi, non sans une pointe de regret, qu’un Pelléas et Mélisandre aurait été un dernier et superbe clin d’œil à l’adresse de Nicolas Dhervillers, lui dont les clichés oniriques font le pont entre le symbolisme (une photo tirée de la série Hommages pour le spectacle Atys en Folie) et la modernité (My Sentimental Archives pour Les P’tites Michu).

    L’Opéra de Nantes a créé un catalogue pour faire découvrir sa programmation musicale, et c’est sur un photographe que nous nous enthousiasmons. Comme quoi, un art peut en cacher un autre.

    http://www.angers-nantes-opera.com
    http://www.nicolasdhervillers.com
    Nicolas Dhervillers à Kansas City, Missouri, USA, du 1er septembre au 28 octobre 2017,
    à la Fondation Louis Moret, Martigny, Suisse, du 9 septembre au 15 octobre 2017,
    à la galerie Hiltauwsky, Berlin, du 23 novembre 2017 au 15 janvier 2018

    © Nicolas Dhervillers