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rock

  • Comme un grand océan de rock

    MASSTØ, c’est trois garçons : Thomas Orlent au chant et à la guitare, Timothée Poncelet aux percussions et Matthias Colombel à la basse. Une formation resserrée donc pour un premier EP en forme d’appel d’air. À vrai dire il souffle sur leur premier opus, Āpi, un grand vent de large. Celui du rock précisément, que ce soit "Misery", "Black Snake" ou "I’m Not Your Man Anymore".

    Les trois musiciens français revendiquent leurs influences de l’autre côté de l’Atlantique : rock, blues et jazz. Prenez par exemple "Ocean". Ce titre pop et rock à la coolitude indéniable n’est pas sans renvoyer aux sons propres des années 80 que le Sting de Police n’aurait pas renié.

    Guitares, batterie et voix sont utilisées avec une belle sincérité, sans l’utilisation de machines, d’ordinateurs ou de boites à rythme. "Nous sommes au carrefour du blues, de la soul, du rock et de la folk, sans trop savoir à qui vendre notre âme…", ont-ils expliqué en interview.

    La voix de Thomas Orlent s’impose avec audace dans un EP aux couleurs yankees

    "Woman" a même cette facture plus blues que pop-rock, avec un accent de gospel prononcé. Le trio commente ainsi ce chant amoureux :  "Quand l'amour rend aveugle jusqu'au plus profond des entrailles. Quand le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas. S'échapper reste une solution. Mais lorsque les pensées dansent avec les démons, l’âme reste cadenassée dans une prison".

    La voix de Thomas Orlent s’impose avec audace dans un EP aux couleurs yankees, à l’instar du blues "I’m Not Your Man Anymore". On trouve même du son et du rythme rockabilly dans "Misery". C’est ça, Āpi : de la belle mécanique, huilée et musclée à souhait, mais non sans noirceur, à l’instar du bien nommé "Black Snake".

    L’album propose pour conclure un live : le rock et soul "Baby’s Gone", sombre et déchiré, prouvant que nos trois amis sont aussi bons en studio qu’en public.      

    MASSTØ, Āpi, Take It Easy Agency, 2021
    https://www.facebook.com/MasstoProject
    https://www.instagram.com/officiel_massto
    https://massto.bandcamp.com/releases

    Voir aussi : "Pauline Croze a la solution"

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  • Dans des forêts musicales

    Annika and The Forest nous vient de Suède, mais en réalité, en dépit de son titre – Même la nuit – et du choix de l’anglais, c’est un album français à bien des égards qu’elle nous propose en ce mois d’octobre.

    Pour son troisième opus, Annika and The Forest s’est entourée de ses musiciennes attitrées Édith Fambuena (guitares, claviers) et Zoé Hochberg (programmations, batterie), partis la rejoindre à Göteborg en Suède pour l’enregistrement.

    Annika and The Forest s’oppose à la nuit, pour reprendre le succès d’Alain Bahung, avec un album pop-rock à fois enthousiaste, rythmé, coloré et bourré de références. Celle qui saute aux oreilles est d’abord la pop des années 80. Avec "Empty Space", "Pretence" ou "Untrue", nous sommes plongés dans des eighties assumées jusqu’au bout du synthé.

    Il y a de la précision et un indéniable savoir-faire dans cette manière de recycler des sons du dernier millénaire. L’auditeur pourra apprécier ainsi "My Lockness" dans la manière qu’a Annika and The Forest d’utiliser les machines au service d’une poésie musicale pleine de spleen.

    Élégance et sophistication 

    "Thinking Crazy" fait preuve d’une élégance et une d’une sophistication indéniable, avec une Annika qui semble marcher sur les pas d’Annie Lennox. Le single a été co-réalisé et arrangé par Maxime Delpierre. La vidéo évoque la difficulté à apprendre à vivre avec soi-même et ses multiples facettes, mais surtout apprendre à en être fière. Un pari fou ?

    La musicienne suédoise sait aussi s’affranchir des synthétiseurs et des ordinateurs, du moins les dépasser, en apportant tout autant sa sensibilité que l’art du contre-pied. C’est le cas de "Simon Says", une ballade servie par une voix cristalline, ou encore l’épuré "You And Me".

    Parlons aussi du morceau qui donne son nom à l’album : "Même la nuit", plus électro que pop. Annika and The Forrest fait le choix du talk-over pour ce qui peut se lire comme est un hymne à la nuit, avec une rythmique à la fois tribale et sophistiquée.

    Avec "Sometimes", la musicienne fait un saut dans les années 90 avec un titre rock aux sonorités brutes et sèches – noisy et lo-fi pour le dire autrement.

    Dans la forêt musicale que constitue cet album mystérieux, sauvage et bourré d’influences, Annika and The Forrest parvient à s’aventurer sur des terres pop et rock, sans abandonner son propre univers, avec élégance, finesse et intelligence.  

    Annika and The Forest, Même La Nuit, Whatever / Kuroneko, 2021
    https://www.annikaandtheforest.com
    https://www.facebook.com/AnnikaAndTheForest
    https://www.instagram.com/annikaandtheforest

    Voir aussi : "L’Yelle du Verseau"
    "Stéphanie Acquette, visionneuse"

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  • Experience rock of the Salator

    Parlons rock, mais d’un rock beaucoup plus ambitieux que ne le laisse penser l’ouverture et la présentation de l'album Rock Da House de Salah Khaïli.

    Le batteur, auteur-compositeur-interprète propose avec son dernier projet musical un panorama passionnant de son univers, fruit de ses influences et de son travail dans la pop, le rock, le jazz ou la chanson française, comme de ses collaborations avec des figures majeures comme Étienne Daho, Tchéky Karyo, Axel Bauer, Sapho, Lucky Peterson ou Elli Medeiros. Autant dire que Rock Da House ne saurait se résumer à un de ces nombreux albums nostalgiques autant que régressifs, ce qu’il peut l’être par moment (le réjouissant "Rock That Shit"). En réalité, l’opus entend être une authentique expérience musicale pop et rock.

    Si Rock Da House commence à grand renfort de percussions primales, soutenues par un harmonica très blues, le séduisant "Trees In my Head" revendique une insolente fraîcheur, pour ne pas dire juvénilité. Ici, pourtant, le son rock se veut brut, avec ses guitares nerveuses, la voix franche de son chanteur (Salah Khaïli a amené avec lui pas moins de huit chanteurs et chanteuses anglo-saxons, argentin et cubain pour son projet) et bien entendu la batterie rageuse, nerveuse et explosive de celui que la scène internationale surnomme le "Salator".

    "My Son" est une ballade pop séduisante, à l’admirable construction mélodique et au texte tendre, portée par une voix veloutée aux accents de pop seventies. Tout aussi pop, "Blood Sweat And Tears" réjouira les oreilles grâce à un son extrêmement travaillé, à écouter un soir d’été indien en bonne compagnie.

    Cet album prouve que le rock est un animal à sang chaud, à la peau dure et beaucoup moins à l’agonie qu’on veuille bien le dire

    Il faut transgresser les règles, dit en substance le musicien dans un des morceaux ("Escape The Rules"), ce qu’il parvient à réaliser tout au long de cet album prouvant que le rock est un animal à sang chaud, à la peau dure et beaucoup moins à l’agonie qu’on veuille bien le dire.  

    À la recherche de sons pouvant régénérer son univers musical, Salah Khaïli n’hésite pas à aller voir du côté de l’électro-pop. C’est plutôt bien vu : "Flowers" s’inscrit bien dans son époque, tout comme "Love", aux accents funk.

    Au fur et à mesure que l’album se déploie, le rock du "Salator" se révèle comme bien plus complexe et mystérieux. Sensuel aussi ("My Best Friend"). On parlait des influences du batteur, producteur et compositeur : il ne faut pas oublier la world music, que Salah Khaïli s’approprie avec le lumineux "Kiko", nous transportant cette fois du côté de l’Amérique latine.

    "1983" pourra prendre à contre-pied l’auditeur. Morceau nostalgique et régressif renvoyant à la new-wave eighties ? Oui, mais pas seulement. Car dans ce morceau renvoyant à ces "souvenirs déchus",  Salah Khaïli propose un titre passionnant, sans doute le meilleur de l’opus, dans lequel il semble faire le lien avec des sons a priori irréconciliables : la pop, le rock, l’électro, l’urbain, voire même la chanson française. Finalement, "1983" aurait tout aussi bien se nommer "2021" ou, mieux, "83-21".

    Ce samedi 2 octobre, Salah Khaïli participera à la Nuit blanche de Paris, dans son projet Sk & Cool Jazz Édition, sur le parvis de la mairie du 14e arrondissement.  

    Salah Khaïli, Rock Da House, Salah Khaïli Music, 2021
    https://salahkhailimusic.com
    https://www.facebook.com/salah.khaili
    https://www.instagram.com/salah_salator_khaili

    Voir aussi : "Clou en plein cœur"

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  • Lignes de fuite

    Retour aux sources pour MØSI – si tant est que le duo originaire de Quimper les ait jamais perdues. Pour leur dernier album Noble dans la défaite, sorti en mai dernier, et après plusieurs années au Québec, c’est en Bretagne que MØSI a fui et posé ses bagages et ses guitares pour un opus très rock. Les frères Marien et Melen Joly signent là un album âpre, musclé mais aussi engagé.

    Car l’engagement, MØSI n’en manque pas, à l'exemple de "Sol Main", un titre mystérieux qui cache en réalité un hommage aux millions de victimes de l’esclavagisme : "La traite, le code et les réserves / La canne à sucre, les coups de fouet / Je ne veux pas oublier".

    Engagement encore en faveur de la planète et de l’environnement dans le morceau "Le bourdon malade" où le duo breton se montre à la fois féroce et désillusionné : "Nous vivons une époque formidable / Je ne vous fais pas un dessin… / À chaque siècle son cycle noir, noir comme la peste / Noir comme la suie, noir comme le carbone que l'on rejette".

    "À nos plumes d'infinies lignes de fuite / Il faudra continuer à faire face"

    Dans cet album rock noisy aux influences lo-fi ne manquent ni les riffs de guitares ni les effets larsen, donnant à l’opus une facture brute à l’image du séduisant "Alaska" ou de l’étonnant et imparable "Sous la pluie Les Deux Sèvres".

    L’album faussement aride et cinglant de MØSI cache en réalité derrière son rock implacable une poésie inspirée et désespérée ("La défaite s’annonce / Mais j’y jette tout mon corps / Il n’y a guère que le temps qui soit compté / Et pour tromper le temps / Comme le font les éléphants / J’ai inventé un sort / Pour dénuder l’aurore / Quand la nuit s’évapore / Je prends la part des anges",  "La part des anges"), lorsqu’elle ne se fait pas mélancolique lorsque le duo parle de son pays dans son dernier single, "Octobre" : "Mon pays ce n'est pas un pays, c'est la pluie / C'est la terre qui nous nourrit / C'est les nuits à l'eau de vie / Pour foutre la paix au ruisseau".

    Nobles dans la défaite, les frères Joly le sont sans doute, mais ils entendent aussi ne perdre ni leur âme ni leurs combats ni leurs origines : "Nous guettions mille après mille / L'horizon et son encre de sel / À nos plumes d'infinies lignes de fuite / Il faudra continuer à faire face."

    MØSI, Noble dans la défaite, Terre Ferme/Inouïe distribution, 2021
    https://www.facebook.com/mosiband
    https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%98SI

    Voir aussi : "À cause des garçons"
    "Le club des cinq sous acide"

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  • Moonage Hooker : “Referme les yeux, t’as encore rien vu !”

    Nous parlions il y a quelques semaines de  Moonage Hooker et de leur étonnant projet musical et technologique autour de leur single "Time". Nous avons voulu en savoir plus sur cette bande de quatre garçons, avec de l'énergie et des idées à revendre. Rencontre exclusive pour un groupe à écouter les yeux fermés, bien sûr !

    Bla Bla Blog – Bonjour les Moonage Hookers. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Et d’abord, d’où venez-vous ?  
    Moonage Hooker – Salut Bla Bla Blog, merci pour cette interview ! Moonage Hookers c’est la rencontre en 2017 de quatre musiciens originaires de région parisienne : Alex, chanteur - Simon, guitariste soliste - Nathan, guitariste rythmique et Yannis, batteur.  On n’avait pas le même âge, pas la même vie, et même pas le même bagage musical mais une symbiose s’est créée immédiatement, comme un alignement des planètes. Sûrement parce qu’on partageait la même passion pour le rock, la même philosophie de vie et la même envie : créer de la musique pour susciter de l’émotion et toucher les gens. Après avoir sorti un premier EP en 2018 on a fait pas mal de concerts sur Paris (Supersonic, International, 6B, Trukel, Gibus, ...) et continué à jammer et composer en parallèle. On a profité de la période compliquée du Covid pour prendre le temps d’affirmer un peu plus notre style un peu hybride entre rock alternatif, progressif et psychédélique, et avons enregistré trois nouveaux morceaux dont “Time”, qui vient de sortir.

    BBB – Votre actualité c’est justement ce titre étonnant, "Time". C’est une vraie expérience technique avec ce système de tracking des yeux. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ? Et d’abord, qui a eu l’idée de ce projet artistique et technique ? 
    Moonage Hooker – “Time” est un morceau qui nous tient particulièrement à cœur. On voulait que les gens prennent le temps de l’écouter vraiment et se laissent porter par la musique. Mais aujourd’hui il y a tellement d’artistes, tellement de contenus, de clips, de nouvelles sorties, d’articles, que la tendance est au zapping. Alors à contre-courant, on a décidé de proposer une expérience d’écoute différente, où pour une fois on prend le temps de ressentir. C’est Yannis, notre batteur, qui a eu cette idée un peu folle. Sur le site interactif timetocloseyoureyes.com, le seul moyen d’écouter le morceau, c’est les yeux fermés ! Grâce à la détection des yeux par la caméra, les yeux font office de télécommande : la musique se lance quand l’auditeur a les yeux fermés et se met en pause dès qu’il les rouvre avec un pop up qui apparaît “Referme les yeux, t’as encore rien vu !” Cette expérience est une invitation au lâcher-prise dans cette époque où tout va vite.

    BBB – Quelle technologie est utilisée ? Pouvez-vous nous en dire plus sur le site timetocloseyoureyes.com ?
    Moonage Hookers – C’était un vrai challenge pour nous de réussir à créer ce projet dans un timing et un budget assez serrés, et sans aucune aide extérieure. On a eu la chance de travailler avec un développeur très doué qui a tout de suite cru au projet et a accepté de nous aider à le mettre en œuvre. Il nous a sorti une version BETA du site en quelques jours : ouf, ça marche et l’expérience fait son effet ! On pourrait croire qu’il a utilisé de la reconnaissance faciale mais en réalité il s’agit de reconnaissance de formes, centrée sur la partie où se trouvent les yeux. Lorsque la caméra détecte des yeux fermés, le son se lance. Dès que cette forme n’est pas détectée, la musique se coupe.

    BBB – Au-delà de l’aspect technique, vos références musicales sont à chercher de quel côté ? Du rock psychédélique ? Quelles sont précisément vos influences ?
    Moonage Hookers – Notre musique respire une certaine vibe des seventies. On est tous inspirés individuellement par tous les grands de cette époque. Pour autant, on écoute aussi énormément de musique actuelle, quel que soit le style : techno, rap, jazz, musique de film, musique classique, electro... On ne se met aucune œillère. Ce serait trop long de vous détailler toutes nos influences ici alors on va plutôt vous partager quelques artistes qu’on écoute beaucoup en ce moment et qui forcément nous inspirent : Sleepy Sun, Archive, Massive Attack, All Them Witches, Sunbeam Sound Machine, Last Train, Gaël Faye...

    "Moonage Hookers c’est comme un shoot d'adrénaline ou une thérapie"

    BBB – Ce single “Time” parle du temps qui passe. Quels sont les autres thèmes qui vous tiennent à cœur ?
    Moonage Hookers – On est quatre jeunes qui ne se retrouvent pas dans le modèle de cette société malade, qui ont du mal à accepter ce système et ces injustices. Alors globalement, on prône une manière de penser et de vivre différente, comme un retour aux sources qui fait du bien. Dans nos morceaux, on aborde les conséquences néfastes du système sur la santé mentale - dépression, burn-out, incompréhension, frustration, isolement... Et on invite à s’émanciper des règles, à sortir du moule pour revenir à l’essentiel : l’amour, la liberté, le sexe, l’entraide, le rêve, le vivre ensemble... À travers ces thématiques, on cherche à toucher profondément les gens, les aider à se sentir mieux et à suivre leurs rêves sans compromis.. Moonage Hookers c’est comme un shoot d'adrénaline ou une thérapie. Un truc qui te fait du bien.

    BBB – Avez-vous d’autres projets pour 2021 ? Et d’autres expériences musicales peut-être ? Des concerts peut-être ? 
    Moonage Hookers – Deux nouveaux singles sortiront d’ici fin juillet, avec d’autres surprises. On ne vous en dit pas plus ! Cet été on a prévu de s’évader pendant un mois dans une maison paumée au milieu de nulle part pour rechercher de nouvelles sonorités et creuser toujours plus loin dans notre imagination.. Le but est de composer et enregistrer un EP sur place, qui sortira à l’automne prochain et qu’on défendra sur scène en France, mais aussi à Bruxelles où le groupe déménagera bientôt. 

    BBB – Merci.
    Moonage Hookers – Merci à vous ! On a hâte de vous partager la suite !

    Moonage Hookers, Time, 2021
    https://timetocloseyoureyes.com/fr
    https://www.facebook.com/moonagehookers

    Voir aussi : "Moonage Hookers, bien dans leur temps"

    Photo :  Moonage Hookers

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  • Moonage Hookers, bien dans leur temps

    Un petit avertissement pour commencer : le titre "Time" des Moonage Hookers s’écoute les yeux ouverts. Explication : le groupe parisien propose sur le site Timetocloseyoureyes.com une expérience musicale autant que technologique assez incroyable. Le morceau se lance avec le regard au tracking des yeux par webcam.

    Le titre, "Time", est on ne peut plus adapter à cette expérience interactive. Dans cette œuvre de près de 8 minutes, aux accents psychédéliques avec ses riffs de guitares renvoyant au rock progressif des années 70, les quatre garçons de Moonage Hookers parlent du temps qui passe. Ce temps qui nous accompagne autant qu’il nous limite et nous condamne. Ils le chantent en anglais mais aussi en français : "Le temps grave sur nos visages avec précision les douleurs viscérales qui nous ont bien fait souffrir. Comme pour s’assurer qu’on ne les oubliera jamais. Alors tous les matins on tombe dessus quand on va cracher dans le lavabo. On ne peut pas fuir, il nous tient, le Temps."

    Après un premier EP sorti en novembre 2018 et une série de concerts à Paris, Moonage Hookers revient sur le devant de la scène avec ce nouveau single, ‘’Time”. Un autre EP devrait sortir à l’automne prochain. On parie combien qu’il promet d’être lui aussi conceptuel, sinon révolutionnaire ?  

    Moonage Hookers, Time, 2021
    https://timetocloseyoureyes.com/fr
    https://www.facebook.com/moonagehookers

    Voir aussi : "Numéro un"

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  • Les garçons de la plage

    Évidemment, The Forgotten Memory of the Beaches, le dernier album de Captain Rico & The Ghost Band  renvoie aux belles heures des plus célèbres garçons de la plage de l’histoire du rock que sont les Beach Boys. Le premier album du groupe de rock français est composé de 12 titres instrumentaux en hommage à la surf music : normal pour ces trois Basques passionnés par ce sport et cette culture, et vivant non loin de la côte atlantique.

    L’opus s’ouvre sur le coloré "The Forgotten Memory Of The Beaches", derrière lequel se lit l’insouciance, la nostalgie, la mélancolie mais aussi une bonne dose de joie de vivre. On pense aussi au morceau "The Giant Turtle Is The Memory Of The Beaches".

    Tout l’album n’est qu’hommage à cette période de la fin des années 50 et du début des années 60, bercée par la surf music. Ne manquent ni les guitares fiévreuses, ni les réverbérations, les ni les rythmes endiablés et encore moins la plage et le soleil californien ("Running In The Wind", "Epic Wave").

    On trouvera également une brillante inspiration au "Misirlou" de Dick Dale ("Tame The Wave"), que les amateurs de Pulp Fiction auront reconnu dès les premières mesures. 

    Tout l’album n’est qu’hommage à la surf music

    Il y a une étrangeté dans cet album d’une autre époque mais balançant entre les sixties et la première moitié du XXIe siècle, comme si les Captain Rico se faisaient un bon shoot spatio-temporel ("The Drunk Shake"). Mais l'hommage n’empêche pas l’inventivité et l’apport de sons venus de ce siècle-ci afin que l’inspiration ne se transforme pas en pastiche encroûté. C’est l’électronique de "Giant Turtle", le rock progressif de "Hang-Glider"ou les guitares saturées et lo-fi de "V8 Interceptor".

    Avec "The Lost Lagoon",  nous voilà cette fois dans une voyage au long cours exotique mais aussi étrange sur une île paradisiaque, bien loin de la Californie ou du Nouveau Mexique de "Mexican Road Trip".

    Le terme de nostalgie n’est pas galvaudé pour cet étrange album qui nous rappelle que les Beach Boys reste l’un des groupes les plus géniaux de l’histoire du rock et auquel les trois garçons basques de Captain Rico rendent hommage avec un mélange d’aplomb et de regrets ("The Engulfed Monastery").

    Captain Rico & The Ghost Band, The Forgotten Memory of the Beaches, Spider Music, 2021
    https://www.facebook.com/cptricoandtheghostband

    Voir aussi : "On the road again"

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  • Le club des cinq sous acide 

    LTTH propose avec leur album Empty Spaces un retour régressif vers le rock progressif, mais aussi teinté de métal, ce qui pose déjà les influences de ces cinq artistes. Ce sont Effie M (chant), Alexandre Castioni (guitare/chant), Thibault Bertin (guitare), Théophile Mahieux (basse) et enfin Gabriel Bertin (batterie).

    Preuve que le groupe normand n’a peur de rien,  "So long", qui clôture l'album, est un morceau de plus de 10 minutes, commençant par des riffs de guitare avant de se déployer amplement et de se reposer sur la voix féminine de la chanteuse Effie M. Elle parvient à se faire de la place au milieu des guitares rutilantes, à l’exemple de "Behind The Mirror". Ce qui dénote déjà un caractère bien trempé.  

    Mais LTTH, sans renier ses influences seventies, sait se faire plus aérien. Que l’on pense au titre "Flyin' World" mais aussi et surtout à "Birdsong" qui commence singulièrement avec un son plus folk. Voilà qui démontre l’étendue du registre du groupe français qui s’est visiblement nourri de sources de l’autre côté de l’Amérique, plus côté Pacifique. Dans "Birdsong, les guitares se font mélodieuses, envoûtantes, entêtantes et joueuses.  

    Comme dans les plus belles heures des concepts albums

    Avec un "Interlude – Imaginary", enregistré comme dans les plus belles heures des concepts albums, le groupe reste dans la même veine seventies, avec un morceau commençant par une phase planante avant de s’engager dans un rock nerveux et rugueux autant qu’engagé ("Terror is not a New Weapon").

    "Far Away" et "Never Enough" s’engagent sur les chemins d’une pop sortie tout droit des nineties : mélodie impeccable, riffs de guitares, voix féminine impeccablement placée. Là encore, Effie M fait des étincelles.

    Voilà au final une production soignée et éclatante, dans laquelle les 5 de LTTH se positionnent dans du rock de bon aloi, sans mégoter sur la virtuosité propre à décorner un bœuf , à l’instar de "Rebirth".

    Ébouriffant ! 

    LTTH, Empty Spaces, 2020
    https://www.facebook.com/linktotheheadwayofficial
    @LTTHofficiel

    Voir aussi : "Sans voies parle et chante"

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