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rock

  • Mâle assurance

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    Mystic Señor est le troisième album d’un cycle de cinq, proposé par Sam Franck Blunier. Une pentalogie que l’artiste a fort justement nommée The Five Album Concept. Cette démarche artistique ambitieuse est à saluer pour un artiste qui manie avec justesse chanson française, pop et rock. Après les deux premiers volets, Il fait beau (2015) et Des Filles (2016), voici donc, cette année, Mystic Señor, un album qui frappe autant par son spleen pop-rock, sa masculinité fragile que par sa poésie.

    L’auditeur y trouvera la marque de brillantes références, à commencer par Alain Bashung dans le premier titre, Évidemment : "Et rien ne s’oppose à l’amour / Plus rien ne s’oppose à l’amour."

    Le titre Le verbe, plus enlevé, délaisse l'hommage appuyé pour l'auteur de Résident de la République au profit d’une démarche plus originale surfant du côté de la pop à la fois rugueuse et insolente d'un Patrick Coutin : "On m’a dit moche / J’ai dit tant mieux / On m’a dit croche / J’ai dit fuck off."

    Électro-poèmes

    "Le verbe est plus important que nous / Le verbe est plus important que tout", chante Sam Franck Blunier dans un troisième opus où le désabusement affleure à chaque note et chaque mot : l’aliénation de l’amour (Poings liés), l’anticonformisme (Le verbe), l’absurdité de l’existence (Des questions). Mais il y aussi ces éclairs d’espoir, d’amour et de spiritualité (d'où, bien sûr, le titre de l'album), à l’exemple du Verbe et de ses Électro-poèmes : La prière des mots, Le Beau et Les mains des hommes.

    Les mots du chanteur sont portés par une voix à la mâle assurance, sombre et faussement détachée. Mystic Señor est l’album d’un noctambule, et à certains égards gothique. Avec Salut beauté, nous voilà dans un pop-rock XIXe et baudelairien à la sèche beauté : "Salut Beauté inouïe, est-ce toi qui nous porte ? / Beauté si fragile / Je sais bien que tu m’attends, au-delà des vallées et des cimes, / Par delà les lacs et les toits de tuile."

    Quand on pensait le chanteur perdu dans des volutes de fumée de nuits au Palace le voilà pris dans une ballade, Fragile, qu'une chanteuse comme Françoise Hardy pourrait interpréter avec la même fragilité, justement.

    Sam Franck Blunier, Mystic Señor, 33 Novembre – Évasion Music, 2020
    https://www.samfrank-blunier.com

    Voir aussi : "L’âme de fond"

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  • L’âme de fond

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    On aime l’univers de MoonCCat, musicien, photographe et poète assumant à 200 % un dandysme qui se serait transporté en plein XXIe siècle. Un style fin de siècle donc, mêlant textes saturniens et musque pop-rock, à mi-chemin entre Jim Morrison (Shoot The Poet) et lo-fi nighties (Sanatorium Europa). L’artiste le dit à sa manière sur son site : "Musicien, photographe et écrivain, MoonCCat a été le premier voyageur temporel à essayer la machine à explorer le temps de H.G. Wells en 1895. Elle l'a conduit au XXIème siècle sans possibilité de retour."

    MoonCCat revient avec Forget Me Knot, album autoproduit, sombre mais traversé aussi de brillants éclats de lumière. Ce côté romantique noir, le chanteur l’assume avec un bel aplomb, en mettant en musique les vers de Gérard de Nerval (Vers dorés), de Baudelaire (Baudelaire 20 décembre 1855) et même... d’Alphonse Daudet (L’oiseau bleu). Disons aussi que les influences du chanteur sont à chercher autant du côté de Rimbaud ou Verlaine Edgar Alan Poe que de celui de Bram Stoker ou de Hermann Hesse.

    MoonCCat est également au texte dans des titres tout autant convaincants et acides : Le voyage ("Il ne faut pas regretter / Ce que la vie nous offre / Il ne faut pas penser que ce n’est pas assez… / Il ne faut pas espérer que les choses s’améliorent"), Le chat Haret, L’idole ou Ton souvenir.

    Comme s'il était catapulté dans notre époque, MoonCCat y apporte sa part de mystère, mêlant, dans un album résolument rock, mâtinée de pop eighties (Baudelaire 20 décembre 1855, L’idole), du mysticisme (Le chat Haret), du désespoir (Le voyage), de sensualité (Morganella Morganii qui "provoque des incendies"), de la poésie (Shoot the poet) et du gothique éclatant de lyrisme (Shadow, L’obscurité des nuits).

    "Le premier voyageur temporel à essayer la machine à explorer le temps de H.G. Wells"

    Dans cet album d’une belle cohérence figure un morceau énigmatique. Avec Sanatorium Europa, le plus dandy des chanteurs nous transporte dans l’Europe des années 20, sur la trace de Thomas Mann et d’Herman Hesse, lors de son séjour à Monte Verità. Explication de texte par MoonCCat lui-même : "Si les deux auteurs allemands sont peut-être familiers à certains, notamment Thomas Mann et sa Montagne Magique, Monte Verità ne doit pas dire grand chose à grand monde car il s'agit d'une expérience communautaire assez étrange et aujourd'hui oubliée qui a eu lieu au début du XXe siècle en Suisse… Six jeunes gens de bonne famille se sont effectivement lancés dans une aventure unique en son genre : quitter la société moderne dont ils étaient dégoûtés pour créer un nouveau mode de vie destiné à retourner au plus proche de la nature en construisant de toutes pièces un village autarcique auto suffisant qui réunira artistes, peintres, danseurs, chorégraphes, occultistes, anarchistes, bref, une population très éclectique, en recherche d'authenticité. Le village s'éleva à Monte Verità, "la montagne de la vérité", à Ascona en Suisse… C'est une utopie communautaire qui s'est construite et a perduré durant une vingtaine d'années. Elle a brassé de grands noms comme Hermann Hesse, Carl Jung ou Isadora Duncan, entre autre… Le titre raconte le séjour de Hermann Hesse dans ce lieu hors norme. Il ne raconte pas sa rencontre avec un prophète étrange qui à ce moment là, avait quitté la communauté pour vivre en ermite dans une grotte : l'étrange Gustö Gräser, qui fut pour lui une rencontre déterminante et a certainement joué un rôle dans ses romans initiatiques comme Demian et Le Loup des Steppes, avec qui Gräser avait certains traits en commun…"

    Sanatorium Europa est une vraie singularité dans un album à l’empreinte XIXe siècle, sombre, beau, érudit et douloureux : "J’ai dans mon cœur un oiseau bleu, / Une charmante créature, / Si mignonne que sa ceinture / N’a pas l’épaisseur d’un cheveu… / Et son bec fin comme une lame, / En continuant son chemin, / M’est entré jusqu’au fond de l’âme."

    MoonCCat, Forget Me Knot, autoproduit, 2020
    https://moonccat.bandcamp.com/album/forget-me-knot
    https://moonccat.weebly.com

    Voir aussi : "C’est le plus dandy des albums"

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  • Sans prétention, le vrai sens du spectacle

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    Ils s’appellent Alexis, Cyril, Fabrice, Nicolas, Valentin et Yohann. Ils sont primeur, carreleur, "agriculteur rockeur", ingénieur dans un bureau d’étude (un gars faussement sérieux mais un vrai "allumé"), VRP ("commercial winner" et toujours "de bonne humeur") et garagiste.

    Ils se présentent dès l’introduction comme "six jolis garçons", "rois de la chanson", mais "sans prétention." Sans Prétention est d’ailleurs le nom de ce groupe originaire de la Sarthe et de la Mayenne. Leur titre éponyme, en attendant un premier EP, fait déjà le buzz sur Youtube, avec près de 50 000 vues depuis le 1er mai.

    Titre enlevé et festif, hymne à la fête et à l’amitié, chanson ancrée dans le terroir campagnard : pas de doute, l’auditeur trouvera derrière ces six musiciens amateurs mais doués d'un réel sens du spectacle l’influence des Trois Cafés Gourmands.

    Il n’y a rien de révolutionnaire dans cette chanson qui est un hymne à la bonne humeur, à la musique et à l’amitié, devant un ou deux verres, bien entendu. "Sans prétention / On est les rois de la chanson" chantent les six camarades dans la grange qui leur sert de salle de concert : ce qui est certain c’est que le groupe a tout pour devenir aussi populaire que leurs camarades corréziens de Trois Cafés Gourmands, sans prétention.

    Sans Prétention, Sans prétention, Bio Label 2020 & Tms Productions, 2020
    https://www.facebook.com/Sans-Pretention

    Voir aussi : "Chant de confinement"

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  • Cœur mandarine

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    Tout (ou presque) respire les eighties et les nineties dans Brune Mandarine, le titre d’indé pop d’Austyn.

    En attendant son EP Désordes à paraître courant mai, un album réalisé par Denis Clavaizolle et auquel a collaboré Kent, Austyn propose le clip Brune mandarine réalisé par Ramataupia qui a fait le choix du minimalisme, de la couleur et du psychédélisme.

    Obsessionnel, dansant et envoûtant comme un titre de Bashung : "Ça sert à rien / Où t’habites / Si personne n’allume la dynamite / You call me châton / Je me tape des vertiges dans le salon".

    Austyn, Brune Mandarine, 2020
    EP Désordres, 22 mai 2020, sur les plateformes de musique
    https://www.Austyn.fr
    https://www.instagram.com/Austynmusique
    https://www.facebook.com/AustynMusique

    Voir aussi : "L'envie d'avoir envie"

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  • Pas si arrogants que ça

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    Non, les quatre Parisiens d’Arrogant Criminals ne sont pas, comme leur nom ne l’indique pas, ces sales gosses venus piétiner les canons du rock. Depuis 2010, ils sont parvenus à se faire un nom dans la Grande-Bretagne d’Oasis, les États-Unis des Strokes et jusqu’au Japon. L’histoire du rock retiendra sans doute dans quelques années qu’après avoir été choisi pour le générique du dessins animé Les Dalton chez Xilam, les Arrogant Criminal ont vu en 2014, ironie du sort, l’enregistrement de leur premier album gâché par un braquage armé du studio Octopus (Pontoise). Leurs pistes d’enregistrements détruites, les Parisiens se sont malgré tout remis au travail, et ont sorti en 2017 leur deuxième EP, Boys Get Around. Six ans après ces déboires "criminels", les voici avec leur premier album, Fine & Dandy.

    Ce premier opus démarre sur les chapeaux de roue avec son titre phare, Fine & Dandy. Les riffs de guitares sont poussés à plein régime pour ce morceau que l’on sera prié d’écouter à plein volume, confinement ou non. On est bien avec les Arrogant Criminals dans du pop-rock assumé : la preuve avec I’m A Fool For You, dont les influences sont à voir de l’autre côté de la Manche, du côté de chez Arctic Monkeys ou de Franz Ferdinand.

    Saying Goodbye a ce goût de Beatlemania comme si la patine du temps était passée dessus : les guitares laissent place aux voix feutrés des quatre garçons dans vent, nostalgiques comme il se doit.

    Un vrai cri d’amour

    Voilà qui fait de l’opus Fine & Dandy un vrai retour aux sources, autant qu’une vaste revisite de la pop-rock. Ainsi, I Wanna Be Your Man adresse des clins d’œil appuyés en direction d’un blues rock aux guitares aussi musclées que les légendes de ZZ Top. Un vrai cri d’amour.

    Long Ago (part I et II) revendique sa facture rock vintage : c’est diablement bien écrit et délicieusement régressif. Démarrant presque avec langueur, la partie I enchaîne sur un rythme rockabilly comme si la bande des Gallagher avait fusionné avec les Baseballs. La partie II prend singulièrement à contre-pied l’auditeur avec cette fois une pop californienne très seventies, dans laquelle les guitares se marient à des claviers planants, avant une orgie de riffs. Dans Fallin’ et Ending, il semble que cette fois plane au-dessus des Arrogant Criminals les mânes de Jim Morrisson.

    Mais les Arrogant Criminals savent aussi dépasser la nostalgie et l’hommage au passé, comme le prouvent La tempête, fascinante envolée instrumentale faite de percussions, de machines et de rythmiques tribaux ou le Midnight Revelation, moins indus et plus pop. Là, nous voilà transporté du côté de l’Amérique des eighties, à bord d’une Buick se traînant sur les trottoirs humides de Brooklyn. Parce que la critique musicale n’est souvent qu’affaire d’interprétations, ne pourrions-nous pas voir derrière le morceau Time traveler et son funk talk-over un hommage au You’re Under Arrest de Serge Gainsbourg ? De nouveau une question d’hommage : on revient toujours à nos racines.

    Arrogant Criminals, Fine & Dandy, Octopus, 2020
    https://www.facebook.com/ArrogantCriminals
    https://www.instagram.com/arrogantcriminals

    Voir aussi : "Comme un air de Motown

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  • Faites que ça se termine vite

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    Qu’on les aime ou pas, une actualité des Rolling Stones n’est jamais anodine.

    Les papys du rock sont de retour aujourd’hui sur Internet avec une chanson qui n’a jamais été autant d’actualité : Living In A Ghost Town (traduction : : "Vivre dans une ville fantôme") sonne comme un titre prophétique si l’on pense qu’il a été écrit il y a un an, bien avant ce Grand Confinement : "Please let this be over / Stuck in a world without end" : "S’il vous plaît, faites que ça se termine / Coincé dans un monde sans fin."

    The Rolling Stones, Living In A Ghost Town
    https://rollingstones.com

    Voir aussi : "Tout le monde à la maison (avec Lady Gaga et ses amis)"

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  • Clatpton, toujours debout

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    Il y a très certainement un mystère Eric Clapton, mystère que le documentaire exemplaire de Lili Fini Zanuck, Eric Clapton : Life in 12 Bars, entend dévoiler. Grâce à des archives riches, inédites et étonnantes (que l’on pense à ces images volées de défonces et de plongées dans l’enfer de la dépression pendant les seventies), ce film propose la découverte passionnante d’un des plus grands musiciens de ces 60 dernières années. Eric Clapton, bluesman et rockeur de légende, et sans doute le plus grand guitariste que la terre ait porté, apporte largement la pierre à cet édifice en revenant sur sa carrière mais aussi sur une enfance et une vie privée qui ont contribué à la légende de l’artiste anglais.

    Les jeunes années de Clapton commencent par un secret de famille qu’il n’a cessé de porter comme un fardeau, et qui peut expliquer sa relation compliquée avec les femmes : fils d’une adolescente trop jeune pour s’occuper de lui, ce sont ses grands-parents qui l’élèvent. Il n’apprendra qu’à l’âge de neuf ans que celle qu’il pensait être sa mère était en réalité sa grand-mère et que celle qu’il prenait pour sa sœur n'était rien d'autre que sa génitrice…

    Sans appuyer sur cette période importante, Lili Fini Zanuck en fait le point de départ d’une carrière à la fois incroyable et chaotique, qui passera par le groupe Cream – le premier et sans doute le plus grand supergroupe de l’histoire du rock. Remarqué par ses dons de guitariste, Clapton est adulé par des artistes majeurs comme BB King, Jimi Hendrix (dont le décès l’affectera durement) et George Harrison.

    "Je ne me suis pas suicidé pour la seule raison qu’un mort ne boit pas"

    L’ex-Beatles va suivre Clapton, l’encourager à travailler sur l’Album Blanc et connaître une vraie amitié, amitié qui va être cependant entachée par une autre relation : celle que Clapton va entretenir avec la propre femme de Harrison, Pattie Boyd. Cette histoire d’un amour interdit va se finir, comme souvent, en chanson : ce sera Layla, une des plus beaux titres sans doute de l’histoire de la pop ("What will you do when you get lonely? / No one waiting by your side / You've been running, hiding much too long / You know it's just your foolish pride"). Lili Fini Zanuck en fait le point de bascule d’une période cruciale et tourmentée, à grands coups de rushs, de vidéos en Super 8 inédites et de sessions d’enregistrements. Eric Clapton traverse des années noires : dépression, liaison difficile avec Pattie Boyd, drogues et alcool. "Je ne me suis pas suicidé pour la seule raison qu’un mort ne boit pas" avoue le musicien.

    Au début des années 90 l'artiste connaît une tragédie personnelle qui va impacter durablement son existence et sa carrière : la mort de Connor, son jeune fils de quatre ans, qu’il a eu avec l’Italienne Lory Del Santo. Son enfant se défenestre accidentellement en mars 1991 du 53e étage d’un immeuble à New York. Eric Clapton, plus robuste qu’on ne le croyait, se raccroche à la musique (le spectateur ne peut être que bouleverser par l’ultime lettre que lui a laissé son fils). La suite ? Le mythique album Unplegged et ce bijou pop-folk qu’est Tears in Heaven, dédié à la mémoire de son fils.

    Eric Clapton, survivant parmi les survivants de cette période passionnante que sont les années 70, poursuit un chemin artistique d’une richesse prodigieuse, alliant à cela un sens aigu de l’altruisme, comme le remarque fustement BB King. Un grand bonhomme que fait revivre le documentaire de Lili Fini Zanuck, Eric Clapton : Life in 12 Bars. À découvrir en ce moment sur Canal+.

    Eric Clapton : Life in 12 Bars, documentaire de Lili Fini Zanuck
    Royaume-Uni, 2017, 135 mn

    En ce moment sur Canal+

    Voir aussi : "Bowie is Outside"

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  • Ce que souhaite Tarsius

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    Rock, pop, chanson ou world : quelle étiquette mettre sur le premier album des 6 garçons de Tarsius ? Avancer, leur opus, s’avère à la fois à la fois rigoureux, rythmé, engagé et volontiers mutin, mêlant chansons à la Bashung et pop-rock nerveux assumé jusqu’au bout des baguettes (Take the first train), avec je ne sais quoi d’influences latinos ou africaines (Avancer contre le vent, Use It Move It Do It).

    Nous voilà sur la route, comme le suggère la pochette de l’album, justement intitulé Avancer. Et il est vrai que l’on visite des terres bien plus hétéroclites que ne le laisseraient penser un album a priori très rock (Dancing In The Graveyard), mâtiné par moment de rockabilly tribal (Le Vaudou Love) ou de pop-folk à la Midnight oil (Fuel The Rocket).

    Tarsius ne renie pas avoir biberonné aux sons yankees (Take The First Train), sans pour autant renier la chanson française – celle de Brel ou de Bashung (Je ne veux rien d’autre que toi). Dans leur titre Le Rouge au front, nous voilà dans une pop résolument française, aux influences 80’s. Le titre qui nous conte avec un romantisme confondant une histoire d’amour secrète et romanesque : "J’ai voulu voir la vie en rose/ Et tu m’as mis le rouge au front." On reste dans les eighties de Chagrin D’Amour avec Achète du sexe, qui nous plonge dans le Pigalle des années érotiques ("Achète ce que tu souhaites").

    Tarsius a pris le temps de laisser infuser des influences venues du rock anglais, du blues mais aussi de la world music (Fais comme les bonobos, Afrobayous), pour imaginer des chansons reflétant l’air du temps : "Arrête de penser que le temps est assassin… Arrête de courir après le vent." Afrobayous, le titre finalement le plus américain de l’album, est un chant à la gloire des esclaves noirs – sur un air de blues, bien entendu.

    Plus électro pop que disco à vrai dire, Disco 2059 est un vrai cri hargneux et amer, comme si nos enfants et petits-enfants allaient faire claquer leurs talons sur des pistes de danse, dans un monde post-apocalyptique (réseaux sociaux suceurs de cerveaux, armées dans des états de non-droit, montagnes de piles, "à la lanterne les nantis, riches, pauvres, à la bougie"). Voilà, pour le dire autrement, un titre enragé et engagé : "En l’an 2059, / Plus de musiques", pandémies, abstinence, colères, masques à gaz." Mickey 3D l’aurait dit autrement : "On ne va pas mourir de rire."

    Tarsius, Avancer, Fo Feo Productions / Caroline International, 2019
    http://www.tarsiusmusic.com
    https://www.facebook.com/tarsiusmusic

    Voir aussi : "La vie sauvage"

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  • Amis pour la vie

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    Part-Time Friends fait feu de tout bois avec son nouvel EP, le bien-nommé Fire, sorti en début d’été, un an après leur second album Born To Try.

    C’est un vrai plaisir de revoir l’un des couples pop-rock le plus attachants de la scène française qui prouve qu'il n'est pas là par hasard. Un mélange de vagues synthétiques délicates et de guitares étincelantes planent sur ce mini-album d’une très grande efficacité.

    L’osmose est parfaite chez ces deux là, aucune voix ne venant l’emporter sur l’autre, à l’instar de Better DaysFire dégage une douce chaleur d'été indien, parfaite sur votre platine les jours de vague à l’âme (Less Than Nothing Else).

    Part-Time Friends séduit par la justesse de leurs mélodie et le soin qu’ils mettent à créer un son immédiatement accessible : du pop-rock sexy et virevoltant, qui vient caresser les oreilles (For Your Eyes).

    Part-Time Friends, Fire, Un Plan Simple / Sony Music, 2019
    En concert, le 14 septembre à Saint-Herblain (44) au Festival Jours d’Été
    Le 15 septembre à Troyes (10), au Troyes Fois Plus
    Le 22 septembre à Hambourg (Allemagne) au ReeperBahn Festival
    Le 29 septembre à Pau (64) à la base d’eau vive du Pont d’Espagne
    http://www.parttimefriendsmusic.com
    https://www.facebook.com/theparttimefriends

    Voir aussi : "Deux amis"

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  • No money kids, oiseaux de nuit

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    Pop, rock, folk et même hip hop (Chains, en featuring avec Charles X) : le duo parisien No Money Kids, que nous avions découvert il y a un an et demi sur Bla Bla Blog, n’a pour parti pris dans son dernier album Trouble que celle d’un son à la fois familier, efficace et immédiatement attachant. Le cinéma et la télé ne s’y sont pas trompés en choisissant plusieurs de leurs titres pour leurs BO : Banshee, Veep, Goliath (avec Billy Bob Thornton), Misconduct (avec Al Pacino et Anthony Hopkins) ou Baby, Baby, Baby (avec Bradley Cooper).

    Écouter The Street c’est déambuler dans un New York noctambule, le cerveau embrumé, avec dans les oreilles ces guitares pleines de vagues à l’âme : "The street will sing / For the poor and the other men / All those workers death / Are in my brain / I will sing for the poor / And the dead men."

    Tout aussi acoustique, Nowhere Land est un titre pop-folk ponctué de respirations étranges et fantastiques. Avec Hush Hush, No Money Kids assume ses influences folk-rock semblant sortir des légendaires barbes des ZZ Top. Comme pour leur deuxième album Hear The Silence, les guitares se déploient généreusement dans Trouble, avec des constructions harmoniques savamment étudiées (See Me Laughing). Ce qui n’empêche pas le groupe de partir sur des routes poussiéreuses invitant au voyage dans une Amérique mythique (Wake Me Up, Family Blood ou Blue Shadow).

    Des ectoplasmes dansants

    Pour Crazy, c’est l’électronique que choisissent Félix Matschulat et J.M. Pelatan pour cette reprise du tube de Gnarls Barkley (2006), une reprise au-dessus de laquelle semblent planer des ectoplasmes dansants : "I remember when I lost my mind / There was something so pleasant about that place / Even your emotions have an echo in so much space / And when you're out there, without care / Yeah I was out of touch / But it wasn't because I didn't know enough / I just knew too much / Does that make me crazy?"

    Lost Generation (avec The Toxic Avenger) propose de son côté une fusion séduisante entre le rock et un électro eighties, lui donnant cette facture planante. Plus pop, My Loneliness laisse les guitares en arrière-plan au profit d’un titre rythmé, à l’instar de Radio Sound, plus british que yankee. Ici, ce sont les mânes des Clash qui semblent être invoquées dans un craquant morceau que les radios FM des eighties n’auraient pas renié.

    Better, la dernière piste de l’album, retrouve l’ADN d’un rock américain musclé et régressif dans lequel les riffs des guitares enflent, jouent et soufflent avec un plaisir partagé.

    No Money Kids, Trouble, Roy Music, 2018
    https://www.nomoneykids.com

    Voir aussi : "Écoute ce silence"

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  • Vernon et ses amis

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    Je m’aperçois que je ne vous ai pas parlé d’une des séries françaises attendues du premier semestre 2019. Une série qui est aussi l’adaptation du cycle de romans de Virginie Despentes, Vernon Subutex.

    Vernon Subutex est le nom très psychédélique du personnage interprété par Romain Duris tombant dès les premières minutes dans une spirale infernale. Expulsé de son appartement, cette figure de l’underground des années 80-90 ne peut emporter avec lui que quelques biens personnels, mais aussi quelques disques cultes, modestes souvenirs de ses glorieuses années dans le milieu pop-rock.

    Très vite, c’est sur le terrain de la musique que nous entraîne Vernon Subutex qui trouve refuge auprès d’un de ses amis, Alex Bleach, musicien rock parvenu à une petite notoriété, mais qui finit par décéder d’une overdose le soir-même, non sans toutefois avoir laissé un enregistrement de confessions explosives, que Vernon Subutex emporte avec lui avant de fuir. Bientôt, une chasse à l’homme pour retrouver le fuyard sans domicile fixe : amis bien intentionnés et professionnels qui voudraient bien récupérer les cassettes et le témoignage sulfureux de Alex Bleach se croisent et s'affrontent.

    Un hommage à l’underground

    Cette adaptation de la trilogie de Virginie Despentes était très attendue, a fortiori avec Romain Duris dans le rôle de Vernon, dont il endosse le costume avec un naturel déconcertant : tour à tour humain, déconcertant, émouvant, agaçant, séduisant ou bouleversant, Romain Duris incarne un homme à terre mais qui se bat pour survivre, sans savoir qu’il détient des cassettes – un hommage au film Diva de Jean-Jacques Beineix ?– qui peuvent permettre son salut autant que sa perte.

    Dans cette longue course à travers un Paris décrit comme une jungle impitoyable, d’autres personnages font plus que tirer leur épingle du jeu. Il y a d’abord Céline Sallette, en Hyène roublarde mais non dénuée de scrupules, Laurent Lucas, impitoyable et d’un cynisme sans appel, ou encore Flora Fischbach, dont Bla Bla Blog avait parlé pour ses débuts prometteurs sur la scène pop-rock, et qui fait ici des premiers pas convaincants dans le rôle d’Anaïs, en jeune assistante candide dans un vrai panier de crabes.

    Que Fishbach, figure montante de la musique, figure dans cette série qui est aussi un hommage à l’underground, n’est pas un hasard et même plutôt un clin d’œil réjouissant. Vernon Subutex surfe sur une forme de nostalgie d’une période révolue, accentuée par une bande-son d’une belle richesse : The Stooges, Ramones, Daniel Darc, Kim Wilde, Les Thugs ou Janis Joplin. Plein les yeux, plein les oreilles.  L'aspect social des romans de Virginie Despentes est largement gommé, mais c'est au profit d'une chasse à l'homme atypique, avec un Romain Duris portant à bout de bras cette série s’accélérant dans les derniers épisodes.

    Vernon Subutex, comédie dramatique de Cathy Verney, avec Romain Duris, Céline Sallette, Flora Fischbach, Philippe Rebbot, Florence Thomassin, Laurent Lucas et Emilie Gavois-Kahn, saison 1, 9 épisodes, France, 2019, Canal+
    https://www.mycanal.fr/series/vernon-subutex

    Voir aussi : "Fishbach au casting de ”Vernon Subutex”

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  • La Norvège, l’autre pays du blues

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    La Norvège tient là une réputation assez inédite : celle de nourrir un des plus dignes représentants du blues. Qui ça ? Bjørn Berge, qui vient de sortir son dernier album, Who Else?

    Mine de rien, le musicien venu des fjords a la bouteille de ces hommes à qui rien ne fait peur : une guitare sauvage, une voix sortie d’outre-tombe, un physique de géant tout droit sorti de Game of Thrones. Hourra, l’Europe tient là un bluesman capable de faire la nique aux Américains, pourtant certains d’être l’alpha et l’oméga de cette musique essentielle dans l’histoire du rock !

    Avec Lost Pearl, on vagabonde sur les routes terreuses du Tennessee ou de l’Alabama, sans oublier une bonne rasade de bourbon (Ginger Brandy Wine), idéal pour se délecter de ce voyage proposé par Bjørn Berge.

    Sa guitare sous amphétamines (The sun’s going down) atteint des sommets dans un album porté par ce Norvégien qui a été capable de mettre les États-Unis à ses pieds, grâce à son jeu à la fois virtuose et profond.

    Un physique de géant tout droit sorti de Game of Thrones

    L’histoire retiendra que le projet Who else? a commencé en 2014, interrompu par une parenthèse musicale avec le groupe Vamp, un pilier et une référence en Norvège.

    Outre des reprises de standard (Ace of spades de Motörhead ou Give it away des Red Hot Chilli Peppers, mais qui ne figurent pas dans l’album), Bjørn Berge endosse à merveille le costume de bluesman rockeur américain (The Calling), et ne jurerait pas en face de légendes américaines telles que ZZ Top (Mr Bones).

    Avec cet Européen venu du froid, le blues sort de ses retranchements en se teintant de pop et de country (It just ain’t so) ou rock (Speed of light, The sun’s going down).

    Mais Bjørn Berge sait aussi se faire guimauve avec la ballade Bitter sweet. Un peu de douceur portée par une voix musclée, ronde et rassurante. Du très grand art, mes petits amours.

    Bjørn Berge, Who Else?, Blue Mood Records /[PIAS], 2019
    Page Facebook de Bjørn Berge

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  • Orage lunaire annoncé

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    Lunar Storm, il en avait été question sur ce site il y a plusieurs mois de cela à l’occasion du tremplin Festival Emerganza. Ce véritable marathon musical conduit Lunar Storm jusqu’en finale au Bataclan, le 29 Juin prochain à partir de 19h45. Rien que ça.

    Dans la foulée, le groupe parisien a sorti son premier album, So Far From Home, à l’énergie noire d’une belle intensité. Sans nul doute c’est la sincérité et le savoir-faire de véritables artisans pop-rock qui peut expliquer que Lunar Storm apparaisse en pleine lumière, un peu plus de deux ans seulement après leur formation. Pas de machines, ni d’ordinateurs, ni de boîtes à rythme pour ce groupe parisien, mais que du pop rock durable, garanti sans OGM et élevé au grain.

    Dès son entrée en matière, Lunar Storm roule toute bride abattue, cheveux au vent à l’exemple de Bicycle à la facture nineties, et qui pourrait aussi s’écouter comme un hommage au My Bicycle de Queen.

    Du pop rock durable, garanti sans OGM et élevé au grain

    Des guitares lumineuses éclairent Cold Streets, dans un duo mêlant mélancolie et une sorte de fureur pop-folk et noctambule. Avec Unwanted, on reste plus que jamais aux États-Unis, avec ce titre pop folk qui semble nous entraîner sur les routes poussiéreuses de l’Alabama ou du Tennessee à bord d’une Buick sans âge.

    Lunar Storm connaît ses classiques, à l’instar du bien nommé Blues. Le groupe parisien sait pour autant adopter des dérapages contrôlés sur une route qui semblait a priori bien balisée : les voix s’envolent, grincent et pleurent (Blues), les guitares slaloment à grand renfort de riffs pour finir par se percuter dans un rock râpeux et intense (Accidental Harmony), lorsqu’elles ne s’affranchissent pas définitivement de leurs créateurs (Out Of My Shoes). Quant à Shine, il peut s’écouter comme une mécanique infernale, démarrant comme une ballade folk avant de perdre tout contrôle et de tout démolir sur son passage, dans un rock grunge percé de trouées lumineuses. Un morceau de bravoure est à ne pas manquer : Jolene, un titre pop country joué avec un enthousiasme communicatif.

    Qu’on se le dise : un orage lunaire est sur le point d’éclater, et cela se passera au Bataclan le 29 juin avec Lunar Storm. Le groupe sera également en concert à L’Alimentation Générale le samedi 18 mai à partir de 20H30.

    Lunar Storm, So Far From Home, auto-produit, sur les plateformes de téléchargement
    En concert à L'Alimentation Générale, le samedi 18 mai 2019, 20H30, gratuit

    Au Bataclan, le samedi 29 juin 2019, à partir de 19H45 
    http://www.emergenza.net
    https://lunar-storm.fr/musique-rock-paris

    Voir aussi : "Lunar Storm à la Boule Noire"

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  • Juvénile, Oui Oui Oui

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    Oui Oui Oui : un étrange nom d’un bel optimisme pour ce groupe lyonnais, qui s’offre en plus le luxe de nommer leur premier album Ok Ok !

    Oui Oui Oui a été découvert il y a deux ans au Printemps de Bourges lors de ses fameux iNOUïS, deux ans après la sortie de de leurs deux premiers EP, Tell me secret et Please Another Dream.

    Après un démarrage mystérieux, minimaliste et électro (Room), le trio composé de Manon Rudant (violoncelle et au chant), Jacques Vanel (guitare) et  Arthur Delaval (claviers, chants et boites à rythme) s'aventure sur les terres d'un pop rock qui sait être nerveux (No future), aventureux (Lost) ou joyeux (Dance on the beach).

    Le contraste est étonnant dans ce premier album particulièrement enlevé. Ok Ok ! vient goûter à des fruits venus de divers horizons : électro eighties (Under the smile), post punk rock (No future), ballade délicate et onirique (Alive), new wave (My dear), blues (Lost) ou chanson française (Madame Chou).

    Il est temps de ne pas grandir

    Ok Ok ! a une ligne conductrice : une jeunesse, une fougue et un refus de s'arrêter sur une ligne musicale figée. Les trois membres de Oui Oui Oui n’hésitent pas à aller chercher dans un univers rock que l’on croyait révolu et qu’ils parviennent à revisiter avec une attachante audace : le titre rock So long II mêle par exemple violoncelle, guitares et claviers.

    Tout aussi vintage, il y a le rockabilly en français Nathalie, sans oublier Dance on the beach, à la joie de vivre communicative. À l'instar de Sweety, la facture sixties est singulièrement présente dans un album qui s'ouvrait pourtant sur une proposition franchement électro.

    Au final, les trois artistes lyonnais proposent un album rafraîchissant et non sans audace : juvénile dans le bon sens du terme. Grows up est de ce point de vue une signature de Oui Oui Oui, à la nostalgie à fleur de clavier. Il est temps de ne pas grandir.

    Oui Oui Oui, Ok Ok !, Youz Prod / Inouïe Distribution, 2018
    https://www.facebook.com/etouiouioui

    Voir aussi : "Les horizons de Falaises"

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  • Les horizons de Falaises

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    Pour bien commencer l'année parlons de Falaises. J'étais impatient de découvrir le dernier opus de ce groupe parisien, créé il y a seulement deux ans. Ils viennent de sortir They Are Here : huit titres pour ce long EP, qui pourrait tout autant être catalogué comme un album, certes un peu court.

    Falaises c’est la pop la plus cool qui soit : moderne, électro, mélodique, d’une solide densité rythmique mais qui sait aussi jouer avec avec le contemplatif et l’onirisme. Un vaste horizon musical, passionnant et envoûtant.

    Avec Boy, dans deux versions ouvrant et clôturant le disque, on entre dans un univers jarrien électro. Les synthétiseurs marchent à plein régime, proposant de belles envolées servies par la voix aérienne d’Alice Maury.

    Pour la pop que propose Inherent Vice, on abandonne cette fois des machines à la Jean-Michel Jarre pour un titre aux accents plus Cranberry. En digne héritière de la regrettée Dolores O'Riordan, la chanteuse de Falaises nous amène vers une new wave dopée aux machines et aux ordinateurs, mais avec ce supplément d'âme grâce à sa voix sucrée et assurée (Daylight Dreamer).

    Facile, Falaises? Trop simple. A côté de rock plutôt rugueux comme le titre qui donne son nom à l'EP, les quatre Parisiens osent des morceaux expérimentaux (Twilight Splendor), voire planants (Drinkin Hell). Avec Hush on tient une perle sophistiquée et à la pop enlevée aux réverbérations oniriques, prête à vous faire bondir, voire tomber raide dingue amoureux.

    Falaises, They Are Here, Antipodes Music / Differ-Ant, 2018
    http://smarturl.it/theyarehere
    https://www.facebook.com/Falaisesmusic

    Voir aussi : "Brol d'elle"

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