Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

témoignage

  • Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2019

    Pin it!

    Ding ding ding ! Nous sommes en début d’année. 2020, l’année de toutes les promesses. Mais il est aussi temps de se retourner vers 2019. Contre vents et marées, Bla Bla Blog continue ses explorations : livres, musiques, cinéma, séries… Après 227 chroniques parues en 2019, quelles ont été celles qui ont été les plus populaires ? Cette année encore, nous vous proposons un top 10.

    10 Nathalie Cougny : "J’aime bien surprendre, sinon c’est pas drôle !"

    Le top de Bla Bla Blog commence ce classement par une artiste bien connue sur ce site. Nathalie Cougny. Femme de lettre, poète et peintre, qui a fait l’objet de plusieurs chroniques depuis 2015, Nathalie Cougny a bien voulu nous accorder une interview, à l’occasion de la sortie de son roman Paris Rome, consacré à Nietzsche.

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "Nathalie Cougny fait partie des artistes que Bla Bla Blog suit avec intérêt : peinture, romans, théâtre, poésie, engagement. Cette artiste est partout et toujours avec passion. Sa dernière actualité est un roman, Paris Rome, qui imagine la rencontre de nos jours d'une jeune peintre médiatique avec Nietzsche. Rencontre improbable et incroyable qui méritait bien qu'on pose quelques questions à l'auteure..."

    La suite ici...

     9  Gauvain Sers, l’autre chanteur énervé

    S’il y a un chanteur qui a fait parlé de lui cette année, c’est bien Gauvain Sers. Musicien détesté par certains, adoré par d’autres, Gauvain Sers est dans la lignée des artistes populaires aussi bien capable de chanter des saynètes de la vie quotidienne que de traduire des faits de notre époque.

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "La chanson titre Les Oubliés de Gauvain Sers, en marquant les esprits (la dénonciation de la fermeture d’une école dans la Somme et, par là-même, un chant sur les oubliés de la France rurale) ne doit pas cacher tout ce qui fait la richesse et la qualité d’un album.
    Les Oubliés ne saurait se limiter à un album engagé en pleine crise des gilets jaunes ("Qu'il est triste le patelin avec tous ces ronds-points / Qui font tourner les têtes"). Il est bien plus encore : l’œuvre d’un artiste important assumant sa filiation avec Renaud et partageant avec l’auteur d’Hexagone l’art de parler de l’amitié (Changement de programme ou L’épaule d’un copain), du bonheur ordinaire mais non sans aspérités (Petite piaule) et des choses simples de la vie (Tu sais mon grand), grâce à des texte écrits avec une rare exigence littéraire (Dans la langue de Prévert)..."

    La suite ici...

     8  Prenom : Marlene

    Parmi les découvertes de Bla Bla Blog cette année, figure en bonne place Prénom Marlene, dont le premier titre n’est que le début d’une carrière prometteuse. 

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "Saint Valentin oblige, c’est aux cœurs de guimauve que se destine ce titre en exclusivité de Prénom Marlene, une jeune artiste qui vient de sortir son premier titre, Les mots qui rassurent.
    À découvrir – en attendant un premier album ?"

    La suite ici…

     7  Jain en Soulitaire

    C’est l’une des artistes françaises les plus en vue et les plus populaires en France et dans le monde. Jain avait fait sensation en 2018 avec son deuxième album, Souldier. En 2019, elle était en tournée, démontrant qu’elle était aussi une show woman d’exception. Nous étions à Orléans pour la découvrir sur scène. La chronique sur ce spectacle est l’un des tops de cette année.

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "Jain est actuellement en tournée mondiale et en France. C'est à Orléans qu’elle a pu être applaudie le jeudi 14 mars, dans un zénith conquis par l’étape de son Souldier Tour, faisant suite à son dernier album, Soudier. Nous y étions.
    Seule sur scène, en combinaison bleue roi avec col et épaules rouges et baskets blanches, la plus internationale sans doute des artistes françaises prouve sa solidité, sa flamme et son professionnalisme dans un show calibré au millimètre.
    Sous une double arche croisée installée au milieu de la scène, Jain commande son spectacle derrière une console, le seul instrument visible. Du haut de ses 27 ans, la musicienne lance, rythme et nourrit sa prestation avec la maîtrise d’une DJ aguerrie ou, mieux, d’un pilote de vaisseau spatial tout droit sorti des
    Gardiens de la Galaxie..."

    La suite ici…

     6  Bombardement de saveurs au B-29

    Bla Bla Blog a commencé fin 2018 une série de chroniques sur la gastronomie. Cette année, un article consacré à un restaurant entre en 6e position de ce top. Et pas n’importe lequel : un fast-food breton...

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "Et si les meilleurs burgers du monde se dégustaient en Bretagne ? C’est ce que l’on peut légitimement se dire quelques mois après l’élection du meilleur burger de France qui a désigné le Bistrot d’Lao de Quimper.
    Mais un autre restaurant breton a attiré l’attention de Bla Bla Blog : le B-29 à Concarneau. Évidemment, les touristes de cette ville balnéaire seraient a priori plus tentés de partir à la pêche aux crêperies ou aux restaurants de fruits de mer qu’à un fast-food. Grossière erreur car, parmi les établissements culinaires à découvrir absolument à Concarneau, figure le B-29, au nom fleurant bon les années 50, la Guerre Froide mais aussi... le département du Finistère..."

    La suite ici…

     5  Rencontre avec Patricia LM

    Bla Bla Blog aime Patricia LM, et ce depuis 2016, date de la découverte de sa galerie dans une petite rue de Concarneau.Ses photos extrêmement travaillées, ses modèles traités avec grâce et sensualité, son travail sur la couleur, et surtout l’humanité de cette artiste. Nous l’avons interrogée pour en savoir plus sur cette photographe exceptionnelle.

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "C’est en Bretagne sud que l’on a le plus de chance de croiser Patricia LM. La photographe y a des attaches fortes. Elle y expose régulièrement ses œuvres, bien éloignées des créations classiques qu’offrent les galeries nombreuses autour de Concarneau, Pont-Aven ou Douarnenez. Patricia LM fait des corps sa matière brute, qu’elle travaille en les rehaussant de couleurs pop-art. Questions-réponses avec une artiste passionnante et à l’univers attachant..."

    La suite ici…

     4  Brigitte Bellac, toujours debout

    Brigitte Bellac a été une belle découverte cette année. L’ancienne actrice, passée aussi bien par la télévision, le théâtre que le cinéma, offre à travers le récit de sa vie autant un portrait de la France des années 70 et 80 qu’un puissant appel à la vie et à la résilience. Exemplaire !

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "« On veut du cru, de la viande humaine, du sang, des larmes. On veut avoir vraiment mal, comme celui ou celle qui narre. Pareil »  : ainsi commence Je -Nous (Éditions du bord du Lot), le récit de Brigitte Bellac, une figure oubliée du cinéma français. Le grand public l’a découverte à la fin des années 70 dans le film de Michel Lang, À nous les petites Anglaises.
    De cinéma, de théâtre et de télévision, il en est bien entendu question dans ce livre. Mais pas que. Car, comme l’indique l’auteure à l’ouverture de Je-Nous, son histoire est aussi celle d’une vie en forme de montagnes russes, d’arrêts nets en raison de graves problèmes de santé, de désillusions, mais aussi de courage et de résurrections, sans que jamais ces épreuves ne la mettent à terre..."

    La suite ici…

     3  Death is not the end

    Sur le podium de cette année figure, une fois n’est pas coutume, un livre. Un témoignage en réalité : celui d’un médium. Fantômes, esprits, âmes errantes : car nous sommes tous mortels, de tels sujets n’ont pas été sans fasciner les internautes de Bla Bla Blog. Un top surprise pour cette 3e place.

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "Vous qui entrez dans la lecture du dernier ouvrage d’Alain Joseph Bellet, Écoutez ce que les défunts nous disent (Presses du Châtelet), abandonnez toutes vos certitudes. À la suite de son précédent ouvrage, Les Morts sont parmi nous, le médium breton répond aux questions "devons-nous avoir peur de la mort ?" et "l’être humain est-il préparé à ce qui l’attend dans l’autre monde ?" grâce à une série de témoignages et d’expériences qui devraient en troubler plus d’un..."

    La suite ici…

     2  Laurie Darmon à nu

    On adore Laurie Darmon : son audace, son flow, son sex-appeal. Pour son EP sorti il y a un an, l’auteure de La Rupture a choisi de sortir des sentiers battus et de proposer un mini-album dans lequel elle se met à nu, dans tous les sens du terme.

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "Il y a tout juste un an, il était question sur Bla Bla Blog du premier album de Laurie Darmon, Février 91. Quelques mois, plus tard, l’artiste a choisi de ne pas se reposer sur cet opus réussi et s’est aventurée sur un terrain autrement plus audacieux et culotté. Elle sort en ce moment son nouvel EP, Dévêtue, créé et distribué dans une totale liberté. Que la chanteuse se mette à nu dans ce cinq titres est un euphémisme : Laurie Darmon y parle d’amour dans ce qu’il y a de plus brut, d’instinctif et, finalement, d’authentique..."

    La suite ici…

      Le petit monde d’Élodie Suigo

    Et la grande gagnante cette année est… Élodie Suigo. Cette femme de radio est aux manettes pour des interviews denses et sensibles avec des personnalités que nous connaissons tous, mais que la journaliste de France Info parvient à dévoiler comme personne. Elle décroche le pompon cette année, un an après la chanteuse Berry.

    élodie suigo,france info,interview,laurie darmon,chanteuse,alain joseph bellet,brigitte bellac,témoignage,patricia lm,photographie,concarneau,b-29,restaurant,bretagne,nathalie cougnyjain,prenom:marlene,gauvain sers,chanteurExtrait :
    "On ne parle pas assez de la radio, ce média ouvert, protéiforme et souvent inventif. J’ai envie de vous parler d’Élodie Suigo et de son émission quotidienne Le Monde d’Élodie, diffusé sur France Info.
    Mine de rien, cette série de chroniques a la capacité de vous accrocher très rapidement et de devenir un rendez-vous familier grâce à des qualités finalement très simples : des interviews courtes et sensibles, sans esbroufe ni sens de la provocation..."

    La suite ici…

    Voir aussi : "Top 10 de Bla Bla Blog pour 2018"

    Photo de couverture : Élodie Suigo

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Mémoires d’une jeune fille rongée

    Pin it!

    Dans la pléthore d’autofictions dont la sincérité et la droiture peuvent laisser à désirer, le témoignage de Johanna Zaïre, Rebirth, dénote par sa franchise à toute épreuve, son côté cash et sa facture : le récit d’une trajectoire édifiante de la dépression vers une incroyable reconstruction grâce aux arts. "Un jour, j'ai entamé une descente aux Enfers et je me suis perdue. J’ai cherché à partir et je suis restée. Combattre mes démons, essayer de comprendre, me sentir différente, être différente, me battre pour être enfin moi-même et m'en sortir."

    Cette différence porte un nom : "surefficience mentale". Johanna Zaïre résume cette caractéristique psychologique ainsi : "Je ne suis pas plus intelligente que toi ou quiconque, rien à voir avec le fait d’être surdoué, c’est plus compliqué que ça. Pour résumé, je dirais simplement que contrairement à « la norme », je fonctionne davantage avec mon cerveau droit, hôte de l’imagination, l’intuition, la créativité, les émotions et les pensées foudroyantes… Je ne supporte pas la lumière, ni les goûts extrêmes (acide/amer), ni les fortes odeurs… C’est ce qu’on appelle l’hyperestésie : la sensibilité accrue aux sens."

    Hyperestésique et surefficiente, la jeune femme doit faire face dès son adolescence à une double épreuve : l’accident mortel de son petit copain et le suicide quelques jours plus tard d’un de ses meilleurs amis. Ces deux drames, coup sur coup, marquent le début d’une "descente aux enfers" marquée par la dépression, les conduites à risque et les tentatives de suicide.  "Tombera ou tombera pas ? (…) Comment prévenir une chute ou une descente aux enfers ?" résume l’auteure en toute fin de son livre, qui est autant le témoignage d’une jeune fille rongée intérieurement que le récit d’une lente reconstruction.

    World War Web, sélectionné dans plusieurs festivals internationaux

    Johanna Zaïre se lance à corps perdu dans les arts – la musique, la littérature puis le cinéma – qui vont finir par devenir indispensables à l’équilibre de la jeune femme : publications (Sanatorium, World War Web ou Les Roitsy de Magara Kisi), compositions, concerts ou tournages rythment une vie trépidante, marquée également par des déceptions personnelles, sentimentales et artistiques comme par les impératifs professionnels.

    Véritable récit thérapeutique, Rebirth est un livre confession total dans lequel se succèdent sans fard ses souvenirs non-édulcorés, ses accusations adressées à d’anciens proches, des photos, des reproductions de courriers ou de textes manuscrits et surtout des flash-codes invitant le lecteur à découvrir quelques-uns de ses titres ou des vidéos (dont le clip World War Web, sélectionné dans plusieurs festivals internationaux). Rebirth est complété par des illustrations de Thibault Colon de Franciosi.

    "De la cendre… C’est ce que j’étais il y a treize ans" confie Johanna Zaïre. En véritable artiste qui a choisi la liberté, hors de toute structure, pour bâtir une œuvre sans limite, mêlant musiques, littérature et vidéo. Un témoignage à lire, à vivre et à suivre.

    Johanna Zaïre, Rebirth, de la cendre au Phoenix, autoédité, 379 p., 2019
    https://www.johannazaireofficiel.com

    Voir aussi : "Brigitte Bellac, toujours debout"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Au bout du bout

    Pin it!

    9782364522213.jpgC’est d’un calvaire dont il est question dans Le Chemin le plus radieux, d’un calvaire mais aussi d’une histoire d’amour menée à son terme après deux années d’agonie.

    Maryvonne Chauvin raconte dans ce témoignage (préfacé par Catherine Armessen) les deux dernières années de la vie de son mari, entre la déclaration de sa maladie de Creutzfeldt-Jakob et son décès.

    L’auteure raconte dans une langue sèche, épurée et sans misérabilisme (aux antipodes du titre de l’ouvrage que le bloggeur ne trouve pas bien choisi), le quotidien d’une femme ayant affronté avec et pour son mari une maladie rare (et largement oubliée par les services de santé et les laboratoires pharmaceutiques) : les premiers symptômes, les derniers moments de bonheur à deux (un voyage à Venise), les examens médicaux, le diagnostic reçu comme un coup de poing, les parcours de soins kafkaïens, les relations souvent compliquées avec les médecins qui semblent souvent aussi perdus et démunis que les malades ou leurs proches, les gestes de la vie quotidienne devenus des épreuves constantes, les quelques moments de répit, puis les ultimes moments pour accompagner son mari jusqu’au bout du bout.

    Pour ce document autobiographique, l’auteure a choisi de s’exprimer à la deuxième personne du singulier. Véritable exutoire, cet ouvrage est aussi un dialogue pour l’homme qu’elle a aimé et qui ne cache pas la question la plus cruelle qui soit : "Qu’avons-nous fait pour mériter un tel châtiment ?"

    Maryvonne Chauvin, Le Chemin le plus radieux (j’ai accompagné mon mari jusqu’au bout),
    préface de Catherine Armesssen, éd. Saint-Léger, 2016, 123 p.

  • Valérie, François ne lui dit pas merci

    Pin it!

    Le livre le plus important, médiatiquement parlant, de cette rentrée littéraire, a fait couler beaucoup d'encres. Tout ou presque a été dit sur le livre de Valérie Trierweiler, Merci pour ce Moment. À la sortie de ce brûlot, il semblait qu'un tel document se résumait à ces quelques lignes : Valérie aime François qui a quitté Ségolène pour elle, jusqu'à ce qu'elle découvre que celui-ci la trompe pour Julie... Une histoire d'adultère(s), en somme, banale et cruelle, transformée en grand déballage public.  Ajoutez à cela un matraquage éditorial frôlant l'indécence et tout était réuni pour donner au document de Valérie Trierweiler un parfum de scandale.

    Il reste qu'il faut bien parler de ce livre. Que contient-il ? Mérite-t-il les cris d'orfraies distribués par les journalistes, critiques, politiques, éditeurs (hormis les Arènes, bien entendu !), libraires et citoyens lambdas?

    Disons tout de suite que le lecteur de Merci pour ce Moment ne peut oublier que ce livre est au mieux un livre à charge contre l'ancien compagnon de Valérie Trierweiler, au pire un règlement de compte entendant solder quelques années de vie commune entre l'auteure et l'actuel chef de l'État. Aux pudibonds qui s'offusqueraient que l'intimité de l'ancien couple présidentiel soit mis en place publique, il convient de se souvenir que ce témoignage n'est qu'un retour logique de balancier, Valérie Trierweiler ayant été en première ligne après le dévoilement de sa vie privée. Et il faut bien concéder qu'elle même, surnommée publiquement par des détracteurs "Valérie Rottweiler", a rarement été bien traitée par les médias. 

    Conséquence :ces derniers ne sont pas ménagées dans son livre, attaques d'autant plus sévères que l'auteure est journaliste et sait taper où cela fait mal. Valérie Trierweiler n'hésite pas au passage à pourfendre la connivence entre les journalistes politiques et François Hollande.

    C'est à ce dernier que l'ancienne journaliste de Paris Match réserve ses plus beaux uppercuts. Le lecteur assiste ainsi aux pathétiques scènes de rupture dans le cœur même de l'Élysée. Jamais sans doute un livre n'est parvenu à entrer ainsi par la petite porte du palais de la République et nous montrer un homme public de cette importance sous un visage humain – hélas, trop humain !

    Le portrait tracé de François Hollande est à l'avenant : homme froid (d'une pudeur maladive, est-il dit), carriériste, passionné jusqu'à l'obsession par la politique, ambitieux et plus attiré par le monde de l'argent que par les gens simples (l'expression des "sans dents" a été commenté à multiples reprises). Valérie Trierweiler souligne d'ailleurs à plusieurs reprises ses origines populaires, bien loin des préoccupations du premier Président de la République socialiste. 

    Un règlement de compte donc. Mais pas seulement. Car Merci pour ce Moment se veut aussi le portrait – parfois caricatural, certes – d'un certain monde politique. Là encore, Valérie Trierweiler utilise le bazooka contre le cénacle socialiste qu'elle a suivi. Elle revient longuement sur le tweet contre Ségolène Royal, l'ex femme de François Hollande, à l'occasion des élections régionales de 2013. Cette dernière n'est, du reste, pas ménagée : le lecteur ressort avec l'impression que sa candidature aux présidentielles de 2007 était autant une audace politique qu'un moyen de court-circuiter une potentielle candidature de François Hollande. 

    Mise à part quelques personnalités plus ou moins préservées (dont Nicolas Sarkozy), le microcosme politique est durement décrit : un milieu sans foi ni loi, inhumain, machiste et brutal. S'agissant des hommes au pouvoir, Valérie Trierweiler considère que peu sont au niveau – hormis Laurent Fabius, est-il précisé.   

    Voilà un livre à charge donc, qui se voudraient être un long fleuve larmoyant, si l'auteur et narrateur ne faisait pas le choix, dans la dernière partie du livre, de revenir assez longuement sur son engagement humanitaire pendant et après son expérience à l'Élysée. Une manière aussi de relativiser son aventure personnelle, au regard des injustices criantes et des grands malheurs du monde.

    On referme le livre sonné par tant de confidences et de révélations peu flatteuses du Président de la République. La politique ne sort pas grandi de ce document à charge.

    Valérie Trierweiler a dégainé l'artillerie lourde pour solder un passé traumatisant et François ne lui dit pas merci.

    Valérie Trierweiler, Merci pour ce Moment, éd. Les Arènes, 320 p. 

  • Je suis décontamineur dans le nucléaire

    Pin it!

    95867988.to_resize_150x3000.jpgL'objectif de cet ouvrage sérieux et bien documenté est de plonger le lecteur dans l'univers peu connu du nucléaire. Que sait-on des centrales ? Finalement pas grand chose, ou du moins ce que les autorités publiques veulent ou peuvent révéler.

    Ce témoignage est unique - malgré quelques imperfections - en ce qu'il nous dévoile le quotidien des hommes (les jumpers) chargés de faire fonctionner les centrales nucléaires, parfois au mépris de pas mal de dangers. Les connaissances de Claude Dubout sont manifestes (il a d'ailleurs été conseiller technique pour le film Grand Central qui traitait de ce sujet, cf. bande annonce ci-dessous) au point que le lecteur peut être parfois perdu dans des aspects techniques.

    Au final, voilà un livre très intéressant qui nous laisse à penser que Claude Dubout fait partie de cette dernière génération de spécialistes et passionnés de l'atome. Qu'adviendra-t-il après eux?    

    Claude Dubout, Je suis Décontamineur dans le Nucléaire, éditions Paulo-Ramand