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  • Le top 10 de Bla Bla Blog pour 2019

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    Ding ding ding ! Nous sommes en début d’année. 2020, l’année de toutes les promesses. Mais il est aussi temps de se retourner vers 2019. Contre vents et marées, Bla Bla Blog continue ses explorations : livres, musiques, cinéma, séries… Après 227 chroniques parues en 2019, quelles ont été celles qui ont été les plus populaires ? Cette année encore, nous vous proposons un top 10.

    10 Nathalie Cougny : "J’aime bien surprendre, sinon c’est pas drôle !"

    Le top de Bla Bla Blog commence ce classement par une artiste bien connue sur ce site. Nathalie Cougny. Femme de lettre, poète et peintre, qui a fait l’objet de plusieurs chroniques depuis 2015, Nathalie Cougny a bien voulu nous accorder une interview, à l’occasion de la sortie de son roman Paris Rome, consacré à Nietzsche.

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    "Nathalie Cougny fait partie des artistes que Bla Bla Blog suit avec intérêt : peinture, romans, théâtre, poésie, engagement. Cette artiste est partout et toujours avec passion. Sa dernière actualité est un roman, Paris Rome, qui imagine la rencontre de nos jours d'une jeune peintre médiatique avec Nietzsche. Rencontre improbable et incroyable qui méritait bien qu'on pose quelques questions à l'auteure..."

    La suite ici...

     9  Gauvain Sers, l’autre chanteur énervé

    S’il y a un chanteur qui a fait parlé de lui cette année, c’est bien Gauvain Sers. Musicien détesté par certains, adoré par d’autres, Gauvain Sers est dans la lignée des artistes populaires aussi bien capable de chanter des saynètes de la vie quotidienne que de traduire des faits de notre époque.

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    "La chanson titre Les Oubliés de Gauvain Sers, en marquant les esprits (la dénonciation de la fermeture d’une école dans la Somme et, par là-même, un chant sur les oubliés de la France rurale) ne doit pas cacher tout ce qui fait la richesse et la qualité d’un album.
    Les Oubliés ne saurait se limiter à un album engagé en pleine crise des gilets jaunes ("Qu'il est triste le patelin avec tous ces ronds-points / Qui font tourner les têtes"). Il est bien plus encore : l’œuvre d’un artiste important assumant sa filiation avec Renaud et partageant avec l’auteur d’Hexagone l’art de parler de l’amitié (Changement de programme ou L’épaule d’un copain), du bonheur ordinaire mais non sans aspérités (Petite piaule) et des choses simples de la vie (Tu sais mon grand), grâce à des texte écrits avec une rare exigence littéraire (Dans la langue de Prévert)..."

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     8  Prenom : Marlene

    Parmi les découvertes de Bla Bla Blog cette année, figure en bonne place Prénom Marlene, dont le premier titre n’est que le début d’une carrière prometteuse. 

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    "Saint Valentin oblige, c’est aux cœurs de guimauve que se destine ce titre en exclusivité de Prénom Marlene, une jeune artiste qui vient de sortir son premier titre, Les mots qui rassurent.
    À découvrir – en attendant un premier album ?"

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     7  Jain en Soulitaire

    C’est l’une des artistes françaises les plus en vue et les plus populaires en France et dans le monde. Jain avait fait sensation en 2018 avec son deuxième album, Souldier. En 2019, elle était en tournée, démontrant qu’elle était aussi une show woman d’exception. Nous étions à Orléans pour la découvrir sur scène. La chronique sur ce spectacle est l’un des tops de cette année.

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    "Jain est actuellement en tournée mondiale et en France. C'est à Orléans qu’elle a pu être applaudie le jeudi 14 mars, dans un zénith conquis par l’étape de son Souldier Tour, faisant suite à son dernier album, Soudier. Nous y étions.
    Seule sur scène, en combinaison bleue roi avec col et épaules rouges et baskets blanches, la plus internationale sans doute des artistes françaises prouve sa solidité, sa flamme et son professionnalisme dans un show calibré au millimètre.
    Sous une double arche croisée installée au milieu de la scène, Jain commande son spectacle derrière une console, le seul instrument visible. Du haut de ses 27 ans, la musicienne lance, rythme et nourrit sa prestation avec la maîtrise d’une DJ aguerrie ou, mieux, d’un pilote de vaisseau spatial tout droit sorti des
    Gardiens de la Galaxie..."

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     6  Bombardement de saveurs au B-29

    Bla Bla Blog a commencé fin 2018 une série de chroniques sur la gastronomie. Cette année, un article consacré à un restaurant entre en 6e position de ce top. Et pas n’importe lequel : un fast-food breton...

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    "Et si les meilleurs burgers du monde se dégustaient en Bretagne ? C’est ce que l’on peut légitimement se dire quelques mois après l’élection du meilleur burger de France qui a désigné le Bistrot d’Lao de Quimper.
    Mais un autre restaurant breton a attiré l’attention de Bla Bla Blog : le B-29 à Concarneau. Évidemment, les touristes de cette ville balnéaire seraient a priori plus tentés de partir à la pêche aux crêperies ou aux restaurants de fruits de mer qu’à un fast-food. Grossière erreur car, parmi les établissements culinaires à découvrir absolument à Concarneau, figure le B-29, au nom fleurant bon les années 50, la Guerre Froide mais aussi... le département du Finistère..."

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     5  Rencontre avec Patricia LM

    Bla Bla Blog aime Patricia LM, et ce depuis 2016, date de la découverte de sa galerie dans une petite rue de Concarneau.Ses photos extrêmement travaillées, ses modèles traités avec grâce et sensualité, son travail sur la couleur, et surtout l’humanité de cette artiste. Nous l’avons interrogée pour en savoir plus sur cette photographe exceptionnelle.

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    "C’est en Bretagne sud que l’on a le plus de chance de croiser Patricia LM. La photographe y a des attaches fortes. Elle y expose régulièrement ses œuvres, bien éloignées des créations classiques qu’offrent les galeries nombreuses autour de Concarneau, Pont-Aven ou Douarnenez. Patricia LM fait des corps sa matière brute, qu’elle travaille en les rehaussant de couleurs pop-art. Questions-réponses avec une artiste passionnante et à l’univers attachant..."

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     4  Brigitte Bellac, toujours debout

    Brigitte Bellac a été une belle découverte cette année. L’ancienne actrice, passée aussi bien par la télévision, le théâtre que le cinéma, offre à travers le récit de sa vie autant un portrait de la France des années 70 et 80 qu’un puissant appel à la vie et à la résilience. Exemplaire !

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    "« On veut du cru, de la viande humaine, du sang, des larmes. On veut avoir vraiment mal, comme celui ou celle qui narre. Pareil »  : ainsi commence Je -Nous (Éditions du bord du Lot), le récit de Brigitte Bellac, une figure oubliée du cinéma français. Le grand public l’a découverte à la fin des années 70 dans le film de Michel Lang, À nous les petites Anglaises.
    De cinéma, de théâtre et de télévision, il en est bien entendu question dans ce livre. Mais pas que. Car, comme l’indique l’auteure à l’ouverture de Je-Nous, son histoire est aussi celle d’une vie en forme de montagnes russes, d’arrêts nets en raison de graves problèmes de santé, de désillusions, mais aussi de courage et de résurrections, sans que jamais ces épreuves ne la mettent à terre..."

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     3  Death is not the end

    Sur le podium de cette année figure, une fois n’est pas coutume, un livre. Un témoignage en réalité : celui d’un médium. Fantômes, esprits, âmes errantes : car nous sommes tous mortels, de tels sujets n’ont pas été sans fasciner les internautes de Bla Bla Blog. Un top surprise pour cette 3e place.

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    "Vous qui entrez dans la lecture du dernier ouvrage d’Alain Joseph Bellet, Écoutez ce que les défunts nous disent (Presses du Châtelet), abandonnez toutes vos certitudes. À la suite de son précédent ouvrage, Les Morts sont parmi nous, le médium breton répond aux questions "devons-nous avoir peur de la mort ?" et "l’être humain est-il préparé à ce qui l’attend dans l’autre monde ?" grâce à une série de témoignages et d’expériences qui devraient en troubler plus d’un..."

    La suite ici…

     2  Laurie Darmon à nu

    On adore Laurie Darmon : son audace, son flow, son sex-appeal. Pour son EP sorti il y a un an, l’auteure de La Rupture a choisi de sortir des sentiers battus et de proposer un mini-album dans lequel elle se met à nu, dans tous les sens du terme.

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    "Il y a tout juste un an, il était question sur Bla Bla Blog du premier album de Laurie Darmon, Février 91. Quelques mois, plus tard, l’artiste a choisi de ne pas se reposer sur cet opus réussi et s’est aventurée sur un terrain autrement plus audacieux et culotté. Elle sort en ce moment son nouvel EP, Dévêtue, créé et distribué dans une totale liberté. Que la chanteuse se mette à nu dans ce cinq titres est un euphémisme : Laurie Darmon y parle d’amour dans ce qu’il y a de plus brut, d’instinctif et, finalement, d’authentique..."

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      Le petit monde d’Élodie Suigo

    Et la grande gagnante cette année est… Élodie Suigo. Cette femme de radio est aux manettes pour des interviews denses et sensibles avec des personnalités que nous connaissons tous, mais que la journaliste de France Info parvient à dévoiler comme personne. Elle décroche le pompon cette année, un an après la chanteuse Berry.

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    "On ne parle pas assez de la radio, ce média ouvert, protéiforme et souvent inventif. J’ai envie de vous parler d’Élodie Suigo et de son émission quotidienne Le Monde d’Élodie, diffusé sur France Info.
    Mine de rien, cette série de chroniques a la capacité de vous accrocher très rapidement et de devenir un rendez-vous familier grâce à des qualités finalement très simples : des interviews courtes et sensibles, sans esbroufe ni sens de la provocation..."

    La suite ici…

    Voir aussi : "Top 10 de Bla Bla Blog pour 2018"

    Photo de couverture : Élodie Suigo

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  • De Bō débuts

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    Dès les premières notes d’Everything Begins, le premier EP de Bō, on entre dans une électro singulièrement humaine amorcée par la voix vibrante et presque religieuse de la chanteuse Tiphene sur le titre Ritual.

    Pour ses débuts, Bō a imagine une pochette où se combinent fougères au bleu acier et minéraux légers comme une rosée printanière. Voilà qui est plutôt malin et surtout déconcertant pour un album d’électro. Mais il est vrai qu’Augustin Goupy, dans l’état-civil, est créateur graphique autant que musicien. Un musicien qui ne cache pas ses origines bretonnes et veut allier ses racines fortes à la recherche artistique et musicale.

    L’électro de Bō ne choisit pas le son pour le son, mais le voyage musical et l’introspection, ce qui n’empêche pas un sérieux et très imaginatif travail sur les sonorités mêlant machines, mélodies et voix de soprano éthérées (I’ve Got The Power ou Broken Head, avec la voix de la chanteuse Azzurazi). Avec For you, on est plus du côté de la pop, une pop qui se cherche, à travers les brumes – bretonnes, bien sûr – de l’électro. Bō en profite pour adresser de solides clins d’œil à Petit Biscuit, dont il vient de remixer le titre We Were Young avec JP Cooper.

    On sera sans doute particulièrement sensible au titre What Means The World To You, dans lequel le son électronique se teinte de voix mystérieuse et de rythmes urbains francs et expérimentaux.

    Everything Begins, le dernier morceau, qui donne son titre à l’EP semble rappeler que les débuts de Bō appellent une suite que l’on attendra avec impatience.

    Bō, Everything Begins, 2019
    https://www.facebook.com/boaugustin
    "Bō nous embarque dans son trip avec Ritual ft. Tiphene", in 20 Minutes, 5 juin 2019

    Voir aussi : "Emma Lacour, bourge au bord de la crise de nerf"

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  • La bibliothèque des auteur·e·s inconnu·e·s

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    david foenkinos,roman,imposture littéraire,bretagne,finistère,crozonC’est une imposture littéraire dont il est question dans Le Mystère Henri Pick (éd. Gallimard). Une imposture à vrai dire imaginaire mais qui n’a rien d’absurde, tant le roman de David Foenkinos paraît réaliste dans sa description du grand et du petit milieu des lettres. Rien ne manque dans ce roman énigmatique dans lequel l’auteur de La Délicatesse a certainement mis pas mal de moments vécus : une jeune éditrice ambitieuse, un écrivain qui rame à faire décoller sa carrière après un premier roman prometteur, un critique littéraire sur le déclin, quelques célébrités littéraires (Michel Houellebecq, Laurent Binet ou François Busnel) et bien entendu un mystérieux auteur nommé Henri Pick.

    L'histoire démarre à Crozon, dans une obscure bibliothèque municipale. Là, son responsable a décidé en 1992 de consacrer un rayon aux manuscrits oubliés, où des écrivains en mal de reconnaissance viendraient déposer leurs œuvres. Aucun comité de lecture pour ces textes refusés : son principe est celui de l’authentique Brautigan Library, créé au début des années 80 dans l’État de Washington.

    C’est dans cette bibliothèque de Crozon que Delphine Despero, éditrice chez Grasset et en vacances dans sa famille finistérienne, découvre ce qu’elle qualifie de "chef d’œuvre" : le livre, un roman, s’appelle Les Dernières Heures d’une Histoire d’Amour et a été écrit par un certain Henri Pick. Ce nom n’est pas inconnu des habitants de ce petit coin de Bretagne car cet homme très discret, décédé deux ans plus tôt, tenait une modeste pizzeria. Or, le manuscrit de cet Henri Pick s’avère intrigant puisque sa veuve ignorait jusqu’à l’existence de ce texte et apprend à l’éditrice qu’elle n’a jamais vu son mari écrire, et encore moins lire. En dépit de ce mystère, Delphine Despero est persuadé d’être en présence d’un nouveau Vivian Maier (1926-2009), du nom de ce photographe dont les clichés n’ont été découverts qu’après sa mort. "Pour Delphine, la comparaison avec Pick était justifiée. Il s’agissait d’un pizzaiolo breton qui, dans le secret absolu, avait écrit un grand roman. Un homme qui n’avait jamais cherché à publier. Cela intriguerait tout le monde, à coup sûr."

    Aussi célèbre et mystérieux que Salinger ou Thomas Pynchon

    Pour intriguer, le roman d’Henri Pick intrigue. La publication de son roman posthume devient un événement littéraire, que les éditions Grasset montent alimentent. Contre toute attente, la publication des Dernières Heures d’une Histoire d’Amour est un triomphe, alimenté autant par le bouche-à-oreille élogieux des lecteurs et des libraires que par les médias qui sont fascinées par cette histoire de pizzaiolo breton devenu aussi célèbre et mystérieux que Salinger ou Thomas Pynchon. Au milieu de cette folie littéraire, un homme est obsédé et dubitatif par l’histoire de ce roman rescapé de l’oubli : Jean-Michel Rouche, critique au Figaro littéraire, décide de mener l’enquête. Et ses pas le mènent, bien entendu, en Bretagne. Qui est réellement cet Henri Pick et est-il l’auteur de son best-seller ?

    Il fallait la malice, la sensibilité et la connaissance du milieu littéraire de David Foenkinos pour écrire l’histoire de cette découverte littéraire. L’auteur de Vers la Beauté choisit la comédie mais aussi l’enquête pour raconter un destin artistique et la mise sur le devant de la scène d’un modeste citoyen qui, en tant normal, aurait été oublié de tous. Mais cette histoire éditoriale et médiatique complètement folle (que l’on pense à la scène d’interview hilarante de François Busnel) est aussi celle d’hommes et de femmes qu’un simple roman transforme : l’ambitieuse et douée Delphine Despero, bien entendu, mais aussi son petit ami Frédéric, le critique littéraire Jean-Michel Rouche, la veuve et la fille de Pick ou la bibliothécaire de Crozon.

    Le Mystère Henri Pick garde la saveur d’un livre énigmatique jusque dans les dernières pages éclairant l’itinéraire d’un manuscrit qui su si bien bouleverser des millions de lecteurs. le roman de David Foenkinos a fait l’objet cette année d’une adaptation de Rémi Bezançon, avec Fabrice Luchini et Camille Cottin dans les rôles principaux.

    David Foenkinos, Le Mystère Henri Pick, éd. Gallimard, coll. Folio, 323 p. 2016
    @DavidFoenkinos

    Voir aussi : "David Foenkinos, son œuvre"
    "Beau et sombre à la fois"

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  • Bombardement de saveurs au B-29

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    Et si les meilleurs burgers du monde se dégustaient en Bretagne ? C’est ce que l’on peut légitimement se dire quelques mois après l’élection du meilleur burger de France qui a désigné le Bistrot d’Lao de Quimper.

    Mais un autre restaurant breton a attiré l’attention de Bla Bla Blog : le B-29 à Concarneau. Évidemment, les touristes de cette ville balnéaire seraient a priori plus tentés de partir à la pêche aux crêperies ou aux restaurants de fruits de mer qu’à un fast-food. Grossière erreur car, parmi les établissements culinaires à découvrir absolument à Concarneau, figure le B-29, au nom fleurant bon les années 50, la Guerre Froide mais aussi... le département du Finistère.

    À l’occasion du Festival des filets bleus (du 14 au 18 août 2019), le B-29 propose des menus de 10 € à 12 €, sur place ou à emporter : le "Classic", le "Veggie" (pour nos amis végétariens et végans), le "Pagnol, le "Chèvre" et le "B-29".

    Un nom fleurant bon les années 50, la Guerre Froide et le Finistère

    Nous avons opté pour le "Classique", à la fois indispensable et basique, à la simplicité évangélique mais d’une efficacité incroyable : en guise de buns, un pain aux céréales artisanal équilibré, un steak que l’on imagine choisi avec soin et cuit avec amour, des légumes (oignon rouge, mesclun, tomates et cornichon issus de l’agriculture biologique) et une sauce ketchup faite maison. Les frites de cette maison du burger sont au diapason de ce menu classique.

    Un menu que le consommateur pourra emporter ou bien déguster sur place, dans un lieu qui a plus à voir avec un bistrot parisien qu’un établissement breton traditionnel. Ici, en effet, pas de filets de pêche, d’épuisettes ou de bouées mais des objets vintages et un joli sens du bazar pour offrir un espace chaleureux. Les quelques dizaines de milliers de bouchons de lièges décorant le comptoir donnent cette touche de douce folie pour cette maison du burger pas comme les autres.

    B-29 Burger House, 19 rue Dumont D'Urville, Concarneau (29)
    Tél. 02 90 94 18 29
    https://www.facebook.com/B29.burger.house

    Voir aussi : "T’as le bonjour d’Albert"

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  • Death is not the end

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    alain joseph bellet,médium,morts,défunts,deuil,bretagneVous qui entrez dans la lecture du dernier ouvrage d’Alain Joseph Bellet, Écoutez ce que les défunts nous disent (Presses du Châtelet), abandonnez toutes vos certitudes. À la suite de son précédent ouvrage, Les Morts sont parmi nous, le médium breton répond aux questions "devons-nous avoir peur de la mort ?" et "l’être humain est-il préparé à ce qui l’attend dans l’autre monde ?" grâce à une série de témoignages et d’expériences qui devraient en troubler plus d’un.

    La mort est notre lot commun. Pourquoi ne pas s’y intéresser et ne pas s’intéresser à un homme, Alain Joseph Bellet, qui nous assure que les morts lui transmettent des informations ? Au scepticisme et au doute qui peut saisir le lecteur, le médium répond moins par des discours et des explications que par des témoignages et ces psychographies assez incroyables.

    Les témoignages en question constituent la première partie de l’ouvrage ("La mort fait partie de la vie"). Dans cette partie, la parole est laissée aux proches ayant consulté en conférence ou en consultation le médium. Les témoins détaillent les "conversations" avec ces défunts qu’ils ont connu et qui font d’Alain Joseph Bellet leur médiateur post mortem. Que racontent ces hommes, ces femmes, ces adolescents ou ces enfants comme revenus parmi les vivants le temps d’un échange avec ce médium ? D’abord des scènes de la vie quotidienne, des faits méconnus, des souvenirs qu’eux seuls savaient ou des sobriquets qu’Alain Joseph Bellet ne pouvaient pas connaître. Comment cet homme peut-il raconter de manière aussi précise ces détails de la vie quotidienne (un bijou, des prénoms précis, des descriptions précises ou des récits personnels) ? Au sujet de son frère mort, une femme s’étonne d’entendre ces "détails tous plus vrais les uns que les autres."

    Une pratique dangereuse

    La deuxième partie du livre, la plus importante puisqu’elle en occupe les deux tiers, est consacrée à ces psychographies, un néologisme qui désigne la transcription de textes via l’écriture automatique. Une pratique dangereuse, comme le reconnaît Alain Joseph Bellet qui a consacré des pages importantes à ces exercices dans son précédent livre, Les Morts sont parmi nous. "L’écriture est pour moi un moyen de dialoguer et d’analyser plus en profondeur mes échanges avec le monde spirituel" dit-il encore.

    Les psychographies relèvent de nombreux points communs : le détachement du corps, l’absence de souffrance, la sensation de flotter dans les airs, un tunnel, des visions de lumières. Mais il existe aussi des différences au fur et à mesure que s’affinent les "témoignages", avec des "points d’études essentiels à la compréhension des étapes qui entourent la mort physique." Le lecteur découvrira des visions assez incroyables mais aussi des paroles plus vraies que natures venant de ces âmes perdues – puisqu’il faut les appeler ainsi –, attendant une forme de délivrance ou au contraire libérées après une période plus ou moins longue. Alain Joseph Bellet accompagne ces récits de psychographies de réflexions sur cette mort à la fois inéluctable, redoutée et aussi plus mystérieuse que jamais.

    Les morts peuvent-ils nous parler ? Le médium breton y répond par une série de textes éloquents destinées à nous éclairer sur cette étape. Mais il est vrai que, comme le chantait Bob Dylan, "death is not the end."

    Alain Joseph Bellet, Écoutez ce que les défunts nous disent,
    éd. Presses du Châtelet, 2019, 362 p.

    Alain Joseph Bellet, Les Morts sont parmi nous,
    éd. France Loisirs Poche, 2016, 341 p.

    https://www.medium-bretagne.com

    Voir aussi : "Morte ! Mais de quoi ?"

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  • Klervia, une Bretonne à Paris

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    Une première question en introduction à cette chronique : qu’est-ce que cette "cage dorée" dont parle Klervia dans son dernier clip ? Pas la peine d’être un critique de Télérama pour lire dans ce nouvel opus l’histoire d’un amour rêvé, un cri du cœur et un appel : "Et moi j’attends devant ta porte fissurée / Je veux m’endormir avec toi / Même s’il n’y a pas d’or là bas / Sans promesses ni pourquoi / Sans contrats ni coups bas."

    Bla Bla Blog pourrait-il s’avancer sur une autre interprétation de ce nouveau single ? Se pourrait-il que Klervia n’ait pas imaginé ce titre pop-folk en pensant à cette cage dorée que pourrait être Paris ? Car voici une artiste tout droit venue de Bretagne – avec une marinière en guise de signature pour cette native de Plougastel-Daoulas – naviguant, dans le clip réalisé par Pydjhaman, à Paris : Seine, métro, station Cité ou au pied de la cathédrale Notre Dame. La Cage Doré est un titre dans lequel, plus que le récit d’un homme désiré, pointe la nostalgie d’une femme partagée entre deux régions.

    Voilà qui rend le personnage de Klervia d’autant plus attachant. Et si je vous que la musicienne est également astrophysicienne (la jeune femme tient un blog sur l’espace et les étoiles), voilà qui devrait vous convaincre de suivre sa carrière.

    Kervia, Cage dorée, septembre 2018
    http://klerviamusic.fr
    http://lafilledanslalune.fr

    Voir aussi : "L’étoile mystérieuse"
    "Sônge d’une nuit d’électro"

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  • La montée au Trégor

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    Gradus ad Parnassum : La montée au Parnase. Tel est le thème du 32e Festival de Lanvellec et du Trégor. C’est dans cette région du nord Bretagne qu’a lieu depuis 1986 ce festival d’automne autour de la musique ancienne, Renaissance et baroque.

    Un objet a été à l’origine de cet événement : l’orgue de Robert Dallam de Lanvellec, datant de 1653 et miraculeusement conservé. Il a été qualifié par Gustav Leonhardt comme un instrument "vivant, précis et frétillant."

    Cette année, les organisateurs ont placé lé Festival de Lanvelec et du Trégor sous le signe d’Orphée. Le fils de la Muse Calliope, symbole de l’alliance de la Musique et de la Poésie, est surtout connu pour être descendu aux Enfers dans l’espoir de récupérer sa jeune épouse Eurydice. Grâce à son chant extraordinaire, il parvient à charmer et convaincre les dieux, avant de perdre son amour lorsqu’il remonte à la surface de la terre.

    Jusqu’au 21 octobre, concerts, conférences et visites viendront se succéder entre Lanvellec et Guingamp sur le thème de cette figure mythologique, symbolisant l’alliance de la musique et de la poésie. Le prochain événement aura lieu le vendredi 12 octobre. Il s’agira d’une création, Dante Troubadour : la Montagne du Purgatoire à Loguivy-Plougras. Suivra le 13 octobre à Lannion une conférence sur Pétrarque et la musique de l’âme, puis, le même jour à Plouaret, des madrigaux interprétés par le Huelgas Ensemble. Après une conférence sur l’Ars Nova à Lannion le 14 octobre, le public pourra assister à une représentation de L’Apothéose de Lully par François Couperin, dont nous fêterons cette année le 350e anniversaire de la naissance. Le festival se clôturera en beauté le 21 octobre à Tréguier avec la représentation du premier opéra de l’histoire : L’Euridice de Giuilo Caccini.

    Pour les amateurs de musique renaissance et baroque, une montée vers le pays du Trégor s’impose cet automne.

    32e Festival de Lanvellec et du Trégor, jusqu’au 21 octobre 2018
    https://www.festival-lanvellec.fr/festival-dautomne

  • Les filles du port

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    Cela se passe en ce moment et jusqu’au 15 novembre à Concarneau : une Escale 7 rue du Port. Bla Bla Blog ne pouvait pas passer à côté de cet événement. Pourquoi ? Parce que nous avions parlé il y a deux ans d’une des deux artistes venues exposées.

    Patricia LM fait se rencontrer la photographie et la peinture, le folklore breton et le pop-art, mais aussi l’intimité et la sensualité. Elle partage l’Escale avec Anh Gloux, graphiste à la ligne claire et résolument tournée vers la mer, qu’elle soit avec liée à la mythologie grecque ou au folklore breton.

    Les deux filles du port n’ont eu aucun mal à se trouver et n’auront aucun mal à cohabiter dans ce lieu éphémère. Amies d’enfances, leur histoire commune est autant une affaire de famille que d'artistes : l’omniprésence de Jean Le Merdy, peintre et père de Patricia LM, celle d’Hervé Gloux, conservateur du musée de la Pêche et des souvenirs liés à Xavier Grall, Per Jakez Hélias ou Charles le Quintrec.

    Entrer à l’Escale c’est respirer un peu de cette histoire partagée, dans un lieu éphémère pour une exposition éphémère. Euphémisme.

    "Escale 7 rue du Port" du 1er septembre au 15 novembre
    En semaine de 11 h à 19 h et le week-end de 14H à 19H
    Page Facebook de Patricia LM
    http://anh.gloux.free.fr
    http://4sardines.canalblog.com

    Voir aussi : "Bouées, sardines et jolies poupées"

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  • Rencontre avec Odrylane, les plus celtes des Alsaciens

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    Il y a quelques mois de cela, Bla Bla Blog avait consacré une chronique sur Odrylane, un groupe strasbourgeois parti s’aventurer sur les chemins d’une world music où se mêlent le rock, la pop, le hip hop mais aussi la musique traditionnelle celte.

    Voilà qui ne pouvait qu’aiguiser notre curiosité. Bla Bla Blog a interrogé Quentin Bangert, Guillaume Levy et Valentin Descourvières, trois des quatre membres d’Odrylane (leur quatrième comparse est Piel Benoît). Nous les avons interrogés à l’occasion de la sortie de leur premier album.

    Bla Bla Blog – Voulez-vous vous présenter et parler de votre rencontre ? De quand date-t-elle d’ailleurs ?

    Odrylane (Quentin Bangert) – Je suis Quentin et je joue la guitare classique. Nous étions à la fac de musique avec Guillaume dans la même promo. Un jour je lui ai proposé de venir chez moi pour jammer ensemble car je savais qu'il faisait du bouzouki. On a composé et enregistré des morceaux pour s'amuser et dans le cadre des cours et comme ça marchait très bien on a décidé de créer un groupe. La création du groupe a eu lieu en 2015 et avec Guillaume nous nous sommes rencontrés en 2012.

    (Guillaume Levy) – Comme l’a dit Quentin on s’est rencontré et on est devenu amis en 2012. Dans les projets musicaux de la fac on galérait un peu à jouer ensemble par moment (rire). Mais bizarrement quand on a jammé ensemble en 2015 ça a fait un déclic. C’était trop cool de jouer ensemble, jouer avec Quentin m’a beaucoup appris sur la musique.

    (Valentin Descourvières) – Alors, moi, c’est Valentin, le violoniste du groupe. En fait, on vient tous de la faculté de musicologie à Strasbourg et c’est de là qu’on s’est connus. Je me rappelle avoir fait irruption dans le studio de répétition où se trouvaient Guillaume et Quentin, parce que le son du bouzouki m’intriguait. À l’époque, ils avaient déjà fait quelques concerts sous le nom d’"Odyssée", mais cherchaient encore des musiciens pour améliorer la qualité de leurs compositions. Je suis resté pour écouter, et, au fil de la discussion, on est partis sur une petite improvisation et j’ai été adopté. Quelques mois plus tard, on a changé de nom pour Odrylane, et on a dû trouver un nouveau percussionniste pour remplacer l’ancien. C’est comme ça que Piel a rejoint l’aventure.

    BBB – Racontez-nous votre manière de travailler ? Qui compose ? Comment sont partagés les rôles ?

    Odrylane (Quentin Bangert) – Nous composons tous les deux, Guillaume et moi. Lors de la création de composition on cherche toujours un équilibre entre mélodie et accompagnement et cet équilibre se fait naturellement. Parfois Guillaume ramène une idée ou alors c'est moi. Parfois, on cherche une atmosphère ou un caractère particulier. Ça dépend vraiment de notre humeur, du lieu et de ce que l'on écoute.

    (Guillaume Levy) – Quand on joue ensemble on se complète et on arrive à embellir le jeu de l’autre. Nos visions sont a priori complémentaires. C’est toujours génial quand l’un de nous ramène une mélodie et que l’autre plaque les accords et que ça créer quelques chose ou on se dit : "Woow !" Après, on le joue un petit moment en boucle et c’est parti. On l’amène à Valentin et Piel afin qu’ils mettent en valeur les morceaux avec leurs idées.

    BBB – On ne peut parler de votre travail sans évoquer vos influences.

    Odrylane (Quentin Bangert) – Il n'y a aucune frontière dans ce que j'écoute et dans mes influences. J'essaye d'écouter et de découvrir la musique de tous les horizons. Mais à la base, j'écoutais du rock, du métal principalement.

    (Guillaume Levy) – Comme Quentin mes goûts sont éclectiques on peut trouver de l’intérêt dans tous les genres. Ça dépend des moments et de ce que l’on recherche. Cependant mes préférences restent le pagan folk/celtique et le métal.

    (Valentin Descourvières) – Piel, lui, vient du hard rock et touche beaucoup à la musique progressive. Quant à moi, je suis issu du conservatoire et ai donc à la base une formation classique de laquelle j’ai quelque peu… dévié.

    BBB – Il y a aussi la Bretagne. Si je vous dis que le rock celtique est dans vos gènes, est-ce que j’exagère ?

    Odrylane (Quentin Bangert) – Dans les gènes je ne sais pas, mais dans les musiques traditionnelles de cette région, les danses, les légendes, il y a quelque chose d'attirant.

    (Guillaume Levy) – Grave ! Les sonorités et les légendes sont fascinantes… En live, quand on arrive à faire danser les gens c’est génial, un de ces jours faudra quand même qu’on apprenne la jig, l’Hanter dro …

    (Valentin Descourvières) – Dès qu’on parle de rock celtique, on pense immédiatement à la Bretagne où cette part du folklore est vraiment marquée. Alors oui, évidement, c’est une musique qui nous parle et qui nous influence énormément, au même titre que la musique irlandaise par exemple. Maintenant, de là à dire que c’est dans nos gènes… J’imagine qu’on aimerait bien !

    BBB – Et pourtant, vous venez d’Alsace...

    Odrylane (Quentin Bangert) – Ja, Prima.

    (Guillaume Levy) – Ah yo, mais il faut avouer que nos paysages sont inspirants (la vue du haut du Château du Hohenbourg est magnifique) et il y a des légendes sympa en Alsace.

    (Valentin Descourvières) – Oui en effet ! On y est même un peu disséminer (50% Bas-Rhin, 50% Haut-Rhin…). Mais nous nous basons à Strasbourg pour répéter, pour des raisons pratiques.

    BBB – Odrylane pourrait-il d’ailleurs un jour s’intéresser au répertoire alsacien traditionnel (Bloosmusik, Guggenmusik ou le Cabaret alsacien), pour le revisiter à la mode pop-rock ?

    Odrylane (Quentin Bangert) – Pourquoi pas un jour.

    (Guillaume Levy) – Qui sait, si quelque chose attire notre attention un de ces jours. Mon grand-père était accordéoniste dans un groupe de musique alsacienne. Il tournait bien, en plus.

    (Valentin Descourvières) – Je ne pense pas que ce soit au programme. À vrai dire, on n’en est pas très friand, et personnellement, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé…

    BBB – Parlez-nous de ce nouvel album, mais aussi des instruments que vous utilisez.

    Odrylane (Quentin Bangert) – Nous avons réalisé l'enregistrement avec nos propres moyens. Il y a juste le mix et le mastering qui ont été réalisés par Maxime Kolb du Krnoyz Studio. Dans cet album, j'ai joué de la guitare, du banjo et du piano. Valentin a joué du violon et Piel de la batterie.

    (Guillaume Levy) – De mon côté j’ai joué du bouzouki, de la flûte irlandaise, de la basse… C’était vraiment chouette de tester nos morceaux avec les possibilités qu’offre le studio. Doubler les grattes à Quentin pour la puissance, faire des harmonies de violons, inverser des roulements de batterie ... Maxime à fait un super travail.

    "On nous compare souvent à Manau, évidemment"

    (Valentin Descourvières) – On a eu énormément de chance pour la réalisation de cet album. Ça faisait deux ans qu’on faisait des concerts dans tous les coins de l’Alsace et que tout l’argent qu’on gagnait partait dans une caisse commune. On hésitait à investir dans un disque. On a eu besoin de mettre notre musique sur un disque, donc on s’est lancés dans ce projet et on a commencé à enregistrer de notre côté en sachant que les fonds qu’on avait accumulés ne suffiraient pas à préparer une sortie d’album digne de ce nom. Un ami nous a alors suggéré de lancer un financement participatif pour monter le projet, conseil qu’on a très bien fait de suivre, puisque a obtenu la somme de 1000 € en un jour pour financer le pressage, les droits de diffusions et la promotion de l’album… On n’en revenait pas. Sans ce soutien on n’aurait jamais pu le sortir aussi vite…

    BBB – J’aimerais que vous nous parliez d’une chanson étonnante de cet album : Le Diable. J’imagine que cette chanson a son histoire. D’abord, où l’avez-vous écrite ?

    Odrylane (Quentin Bangert) – C'est Guillaume qui a écrit cette chanson lorsqu’il était en vacances dans le sud. D'autres chansons ont également leurs petites anecdotes très marrantes, mais qu'il nous faut garder secrètes…

    BBB – Impossible aussi de ne pas faire référence à Manau et à la Tribu de Dana, avec cet autre titre, Sous les Étoiles.

    Odrylane (Quentin Bangert) – Cette chanson a mis beaucoup de temps avant de prendre sa forme actuelle. Mais le fait que tu cites Manau ça nous fait bien plaisir car c'est une grande influence pour nous.

    (Valentin Descourvières) – On nous compare souvent à Manau, évidemment. Particulièrement avec ce titre. C’est vrai que c’est un peu eux qui ont réussi à faire revivre cette musique en France, toute en la modernisant. Finalement, on a un peu la même démarche, même si seul ce titre est autant marqué par l’influence hip-hop.

    BBB – Qu’écoutez-vous aujourd’hui ? Que trouve-t-on dans votre playlist à chacun ?

    Odrylane (Quentin Bangert) Irfan/ The Eternal Return et j'ai découvert un groupe de post rock coréen qui joue sur des instruments traditionnels asiatiques : c'est Jambinai.

    (Guillaume Levy) – Saltatio Mortis, We Drink Your Blood (Powerwolf cover), Hedningarna, Räven ou Heilung, Krigsgaldr

    (Valentin Descourvières) – Globalement, je dirais qu’on y trouve beaucoup de style différents, allant du métal à la musique du Moyen-Âge, en passant par la musique du monde, le jazz, l’électro ou encore le rap !

    BBB – Et y a-t-il un titre "honteux" que vous aimez écouter ?

    Odrylane (Quentin Bangert) – Oui, j'aime bien Pakito c'est de la techno, A night to remember.

    (Valentin Descourvières) – Récemment, pour une raison mystérieuse que je ne saurai expliquer, j’ai branché La danse des canards, mais ne le criez pas sur les toits par pitié !

    BBB – Quel est le dernier livre et le dernier film que vous avez lu et vu ?

    Odrylane (Quentin Bangert) – La nature dans ma vie de Sarah Marquis

    (Guillaume Levy) – Home de Yann Arthus Bertrand

    (Valentin Descourvières) – En ce moment, j’essaie d’avancer dans le Coran, parce que j’estime que ça fait partie de la culture générale, mais j’avoue avoir quelque peu abandonné … Quant au dernier film, c’est complètement hors contexte, mais il s’agit du Dîner de Con

    BBB – Quelle est votre prochaine actualité après la sortie de cet album ? Des concerts ? Des tournées?

    Odrylane (Quentin Bangert) – Nous allons refaire des photos pour mieux représenter l'univers du groupe, et il se peut que nous puissions jouer à Tours dans un festival. Et surtout la création de nouveaux morceaux…

    (Valentin Descourvières) – À l’heure actuelle, on est tous plus ou moins en vacances. On a quelques concerts de prévus, nous avons joué notamment au festival du Summerlied, le 19 août à Ohlungen. Mais même si on ne présente pas beaucoup d’actualité, je sens que le besoin de composer à nouveau va se faire sentir prochainement.

    BBB – Merci d’avoir répondu à nos questions.

    Odrylane (Quentin Bangert) – Merci et à bientôt.

    (Guillaume Levy) – Merci à la prochaine !

    Odrylane, Odrylane, 2018
    http://odrylane.fr

    Voir aussi : "Breizh'n roll"

  • Breizh’n roll

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    Promettez-moi une chose : si cet été, ou plus tard, vous allez en Bretagne, pensez à mettre dans vos bagages l’album éponyme des Odylane. Pour une plongée dans la culture breizh, c’est l’idéal, avec en plus ce je ne sais quoi de punch et d’énergie.

    Odyssée et Gauloise c’est la tradition celtique "très rock’n roll" comme le dirait notre inénarrable Philippe Manœuvre. En parlant de tradition, on en est en plein dedans, avec l’envoûtant titre Le Diable. Cette chanson nous plonge dans le folklore breton, plus précisément dans un bar interlope de la Rue de la Soif : "Ce soir j’ai vu le diable / Aux ruses impeccables / Je suis tombé dans le panneau / On a pris l’apéro."

    Dans un bar interlope de la Rue de la Soif

    Du bon breizh’n roll donc, avec des sonorités celtes, rock mais aussi méditerranéennes (Un Italien en Irlande), pour un album autoproduit par un groupe... de la région de Strasbourg. Guillaume Levy et Quentin Bangert, accompagnés de leurs deux autres comparses Valentin Descourvières et Piel Benoit utilisent pour leur album une guitare classique, un bouzouki irlandais, un violon et d’un cajón, une sorte de caisse venue tout droit du Pérou.

    Dépaysement assuré donc pour ce groupe qui assume à 100 % ses influences traditionnelles (Polka du Cerf), pop rock (Soleil Levant) world et ethnique (La Prisonnière du Désert), même si c’est bien la musique celte qui domine dans leur album Odrylane, à l’exemple de Faune Sauvage et surtout de Galv an Dans, offrant une reprise mixée de Tri martelod et de La Jument de Michao.

    L’autre chanson à texte de cet album, Sous les Étoiles, est un titre hip hop qui n’est pas sans rappeler Manau et sa Tribu de Dana, avec le sens de l’engagement en plus : "Je vis à une époque / Où tout semble en toc / Il n’y a que des images / Où sont passés les sages."

    Du Breizh’n roll, d’accord. Mais aussi de l’exigence et de la chaleur (Un Italien en Irlande) dans un très bel album à mettre dans vos bagages pour cet été.

    Odrylane, Odrylane, 2018
    http://odrylane.fr

  • Laissez-vous conter

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    Bla Bla Blog s’est laissé séduire par une revue qui a fait des contes et des légendes son sujet d’enquêtes et de quêtes. C’est du reste les quêtes initiatiques qui sont le sujet d’un passionnant hors-série de Contes & Légendes.

    La revue spécialisée nous replonge dans un domaine à la fois familier et inattendu. Car à côté de sujets plutôt pointus, comme une étude de la géographie du sacré, la découverte du peuple africain des Sénoufos ou les pratiques thérapeutiques des sorciers, le lecteur se plongera avec un plaisir enfantin, voire régressif, dans des mondes familiers de son enfance : Cendrillon, le Petit Chaperon Rouge ou le Petit Poucet.

    La conteuse Isabelle Genlis nous parle d’Andersen et de La Petite Théière, une de ses histoires, sans doute pas la plus connue. La chroniqueuse en dévoile les secrets et les interprétations : "La vie ne tient qu’à un fil, qu’Andersen manipule en marionnettiste habile, en maître du genre."

    Un domaine à la fois familier et inattendu

    L’histoire de Cendrillon est non seulement également décortiquée par Bernadette Bricout, professeure de littérature orale à l’université Paris-Diderot, mais aussi reproduite dans la célèbre version de Charles Perrault. Un bon moyen de découvrir ou relire un texte fondamental de la littérature et voir autrement Cendrillon, "une vieille avant l’heure." Le Petit Chaperon Rouge, La Belle au Bois Dormant, Barbe Bleue (adaptée en 2009 pour la première par une femme, Catherine Breillat, comme nous le rappelle Jack Zipes), La Petite Sirène ou le Petit Poucet ont également droit à leur focus.

    Mais Contes & Légendes s’arrête aussi sur d’autres cultures et d’autres histoires, toujours en rapport avec la nature et les quêtes initiatiques : Le Conte du jeune Homme Saule et Kaguya Himé, la fille du coupeur de bambou (Japon), une légende amérindienne sur la légende des peaux (Canada), la recherche par un homme des arbres dans un monde où ils n’auraient pas existé (Vietnam) ou les contes enchantés des pays slaves.

    La Bretagne, terre mystérieuse aux légendes extrêmement riche est traitée, est également abordée par le musicien Gérard Lomenec’h qui s’intéresse à la place de la forêt. Les ethnologues Yvonne Verdier et Geneviève Massignon se posent quant à elle cette question : Que sont venues faire les filles perdues en forêt ?

    Les amateurs de contes, à l’origine de la fantasy moderne, seront dans cet élément avec cet hors-série de Contes & Légendes passionnant.

    Contes & Légendes, hors-série "Contes – La nature, une quête initiatique", janvier 2018

  • Sônge d’une nuit d’électro

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    Ça se passera à Penmarc’h dans le Finistère ce vendredi 20 octobre. Dans cette région du pays bigouden, plus habituée aux binious, bombardes et autres bagads, le Cap Caval accueillera la chanteuse d’électro Sônge.

    On avait découvert l’an dernier la jeune artiste aux Vieilles Charrues. La Quimperoise avait auparavant bourlingué plusieurs années en Europe du Nord – Belgique, Pays-Bas et Allemagne – avant de sortir son premier EP éponyme, fruit de rencontres et de découvertes musicales comme de son passage par le Conservatoire de Paris.

    Sônge c’est une électro mêlant pop, rap et Rn'B, à l’architecture impeccable et complexe (What Happened). La musicienne sait allier mélodies séduisantes et constructions rythmiques sophistiquées (Now). Sônge c’est aussi une voix venue d’ailleurs, dont les influences seraient à chercher du côté de Mia (Colorblind) ou de Björk (I Come From Pain).

    L’artiste devrait signer pour un futur album en 2018. Avant que Sônge ne crève définitivement l’écran, il ne reste plus aux chanceux traînant du côté de Penmarc’h cette semaine qu’à venir l’écouter en première partie du concert d’Isaac Delusion. Dans quelques années, vous pourrez dire : j’y étais.

    Sônge, en première partie du concert d’Isaac Delusion,
    salle Cap Caval, Penmarc'h, vendredi 20 octobre 2017 à 20h30

    Sônge, Sônge, EP, Parlophone, 2017
    http://www.songemusic.com

  • Dans la chaleur du Morbihan

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    Sur Bla Bla Blog, on aime Bastien Vivès. Cet artiste a déjà fait l’objet de trois chroniques pour ses formidables BD Amitié étroite, Polina et L’Odeur du Chlore. Pour Une Sœur (éd. Casterman), son nouvel album, c’est en Bretagne, et plus précisément sur l'Île aux Moines dans le Morbihan, que l’auteur nous entraîne.

    Antoine, un adolescent de 13 ans, et son petit frère Titi, accompagnent leurs parents dans leur maison de vacances au bord de la mer. Nous sommes dans l’insouciance de l’été. La chaleur est là. L'océan aimante et électrise. Peu de temps après leur arrivée, une visite impromptue vient casser la routine estivale : Sylvie, une amie des parents qui vient de vivre une fausse-couche, est accueillie pour quelques jours avec sa fille. Cette dernière s’appelle Hélène. Elle a 16 ans. Bientôt, s’instaure entre elle et Antoine une complicité fraternelle.

    L’amitié, l’amour, l’adolescence : ces thèmes chers à Bastien Vivès sont concentrés dans un ce petit bijou qu’est Une Sœur. Sur une intrigue tenue, l’auteur parvient à tisser une histoire où se mêlent tableaux vécus plus vrais que nature, tragédie, comédies humaines, liens fraternels, relations ambiguës, moments de grâce et sensualités. Les corps et les adolescents se cherchent et se découvrent. On est à des âges où les cordons ombilicaux avec papa et maman sont en passe d'être rompus.

    Bastien Vivès ne cherche pas à provoquer ni à transgresser. Comme il le dit dans le magasine CasMate, Ma Sœur parle d'une rencontre inespérée, à la fois légère et capitale pour le jeune homme : "Je voulais que le ivre refermé, Hélène partie, on comprenne qu’elle et Antoine ont vécu un moment superchouette, un moment privilégié. Que plus tard ils y penseront avec tendresse."

    Avec un sens de l’économie, le dessinateur fait de ses jeunes gens les héros d’aventures et de romances rhomériennes dans lesquelles les adultes ont le second rôle, y compris singulièrement Sylvie, la mère d’Hélène malgré le drame qui l’a touchée.

    Bastien Vivès est en état de grâce dans cette bande dessinée bouleversante : le noir et blanc somptueux, les visages et les corps délicatement esquissés, les cadrages, l’intrigue patiemment déployée et rythmée par des points de bascule, jusque dans les dernières pages. L'auteur de Polina et de L'Odeur du Chlore propose l'histoire d'une rencontre érotique tout autant que d'un apprentissage, derrière laquelle pointe le drame et la tragédie que personne n'attendait.

    Ce magnifique album terminé, le lecteur n'a qu'une envie : se replonger dans ce récit simple et bouleversant. Éblouissant, comme un soleil d’été.

    Bastien Vivès, Une Sœur, éd. Casterman, 2017, 212 p.
    "Les meilleurs amis du monde"
    "De la piscine comme univers métaphysique"
    "Petite danseuse deviendra grande"
    http://bastienvives.blogspot.fr
    "Le sexe en 12 leçons", in Casemate, mai 2017

  • Bouées, sardines et jolies poupées

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    patricia lm,concarneau,bretagne,porto,douarnenez,brest,warhol,polockC’est par hasard que je suis tombé il y a quelques jours sur la galerie d’art de Patricia LM, à Concarneau, non loin de la Ville Close. Sur quelques mètres carrés, l’artiste y présente un choix d’œuvres, après plusieurs expositions cette année à Porto (Galeria Adorna Corações, en mai et juin 2016), Brest (La Non Galerie, en mai et juin) et Douarnenez (août).

    C’est d’abord de photographie dont il est question, une photographie qui s’affranchit des règles, au point que spectateur peut légitimement hésiter sur la technique utilisée : s’agit-il de clichés ou de peinture  hyperréaliste ? Patricia LM utilise l’informatique et la technologie pour donner à ses photographies, imprimées sur plexiglas, métal ou toile, une nouvelle fraîcheur. Les objets les plus triviaux, tels ces robinets d’un autre âge, deviennent des tableaux warholiens d’une grande puissance, habillées d’un bleu subtil.

    Patricia LM retravaille de la même manière ses modèles féminins. L'artiste a pris le parti de les photographier en gros plan, s’intéressant aux jambes, aux pieds ou aux bustes. Les corps et les vêtements (dont une série sur les jeans) sont mis en valeur avec d’autant plus de respect que les clichés sont là aussi retravaillées et rehaussés de couleurs chaleureuses. Le bleu pastel, le gris velouté et le rose délicat se répondent, au service de photographies qui nous parlent d’intimité, de pudeur, de séduction ou de rendez-vous amoureux secrets dans des lieux interlopes.

    L’atelier de Patricia LM propose, outre les dessins au format à l’italienne de pin-up, d’autres créations étonnantes et qui ne sont pas à manquer. Ce sont d’abord ces bouées, en réalité parfaitement submersibles car elles ont été élaborées à partir de tuyaux métalliques. L’artiste en a fait de faux objets maritimes, transformés dans son atelier en installations légères grâce aux couleurs – le rose, le vert – et à l’utilisation du dripping, cher à Jackson Pollock.

    D’étranges et cocasses objets sont également proposés au visiteur : des boîtes de sardines "à l’ancienne", ouvrables grâce à une clé ("Mais c’est devenu difficile d’en trouver", précise, amusée, l’artiste). Patricia LM a fait de ces anciennes conserves de poissons de délicats objets colorés, complétés par quelques fragments de filets de pêche (après tout, nous sommes en Bretagne). Ce sont encore des filets de pêche qui sont utilisés comme matière pour construire d’étonnants bijoux. Cette jolie variété de créations fait tout le charme de cet atelier concarnois.

    Lorsque le folklore maritime rencontre le pop-art, ça donne ça.

    Atelier de Patricia LM, au coin de la rue Laënnec et de la rue Dumont D'Urville,
    Concarneau (Finistère)

    Page Facebook de Patricia LM
    ©Patricia LM

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