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paris

  • Belle galerie d’artistes

    Une nouvelle galerie parisienne ouvre ses portes ce 12 mai à Paris :  la galerie Didier DB, à Paris, dans le 14e arrondissement.  

    Le créateur de ce lieu se définit comme un "aventurier sans filet", un galeriste passionné, mais aussi agent artistique, organisateur de salons d’art contemporain.

    L’ouverture d’une nouvelle galerie est non seulement un événement mais aussi une bouffée d’oxygène bienvenue qu’il faut absolument soutenir.

    Le galeriste Didier Bierjon insiste sur la grande ouverture de son lieu, "orienté vers des choix diversifiés", servis par son expertise et son expérience. L’engagement ne sera pas absent, pas plus que la diversité : expressionnisme, naïf, figuration narrative ou abstraction. La galerie se veut aussi fervente défenseuse d’artistes femmes, ce qui mérité d’être souligné.

    Parmi ces artistes présentés, figurent Aliénor de Cellès, dont Bla Bla Blog avait déjà parlé, JC Millepied, Oebr & Pad ou Noël Verin.

    Cela se passera dans le 14e arrondissement parisien, Galerie Bierjon, au 24 rue Morène.    

    Galerie DB, 24 rue Morène, Paris 14e
    Métro Porte d’Orléans
    https://www.facebook.com/DidierBierjonAgentdArtistes
    https://www.didierbierjonagentdartiste.com

    Voir aussi : "Arbres-danseuses à Toulon"
    "2017, année des « Cellettes »”

    Ill. Aliénor de Cellès, Au café par un doux matin, gouache sur toile, 50X60, 2021

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  • Paris, parmi les championnes du monde musicale

    La capitale française confirme son aura dans le monde de la musique avec une étude de Momox, leader européen du re-commerce.

    Pour mener cette étude sur les villes les plus musicales du monde, Momox a d’abord examiné des centaines de villes dans le monde avant d’en sélectionner 30 pour une analyse plus approfondie. La société s’est intéressée à plusieurs facteurs : la popularité et l’impact que les musiciens locaux – contemporains ou non – ont dans leur pays d’origine. L’indice prend en compte de nombreux artistes différents, d’Adele (Londres) et David Guetta (Paris) jusqu’à Prince (Minneapolis) et Alejandro Fernández (Mexico).

    L’étude s’est ensuite penchée sur l’infrastructure de l’enseignement dans chaque ville. Enfin, Momox a étudié la présence de l’industrie musicale dans chaque ville en examinant le nombre de sièges de maisons de disques qui y sont implantés, ainsi que le nombre de fois où la ville a figuré parmi les principales dates d’une tournée. Une étude a également été faite sur le nombre de magasins de disques pour 100 000 habitants.

    Paris figure à la troisième place, devant Los Angeles et Berlin

    L’indice dévoile les villes les plus musicales du monde, en fonction de leurs scores. En tête des villes les plus musicales, figure Londres, suivi de New York. Paris figure à la troisième place, devant Los Angeles et Berlin.

    L’étude précise les gros points forts de la capitale française dans ce classement.

    Ainsi, Paris compte l’une des plus fortes concentrations de magasins de disques par habitant, juste derrière Nashville, aux USA.

    Berlin présente le pourcentage le plus élevé d’emplois dans le secteur artistique, suivie par Stockholm et Paris.

    Paris figure parmi les villes les mieux classées pour ses écoles de musique de premier plan, en sixième position. Londres, Boston et New York se classent respectivement première, deuxième et troisième.

    New York obtient le meilleur score pour son influence mondiale, suivie par Los Angeles et Londres. Paris se classe cinquième dans cette catégorie.

    Momox présente sur son site Internet les détails de cette étude.

    Étude Momox
    https://www.momox-shop.fr/indice-villes-musicales

    Voir aussi : "Musicale Tchéquie"

    Photo : Pexels – Cottonbro

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  • Trente ans de réflexion

    La Fondation Taylor propose jusqu’au 23 avril des œuvres du peintre et sculpteur Lionel Guibout. Il s’agit d’une vraie découverte, tant l’artiste revendique son goût pour la discrétion, l’introspection et la lenteur.

    L’artiste le dit ainsi : "Après plus de trente ans de réflexion..., ivre de nature, de peinture et de sculpture, j'exposerai à la Fondation Taylor un ensemble d'œuvres retraçant mon voyage dans le temps, l'espace, la matière, les formes et les couleurs".

    La matière : voilà ce qui frappe d’abord dans les peintures de Lionel Guibout. Non sans une facture naïve, le plasticien traduit la nature sauvage, sans compromis. Les éléments déchaînés de la grande toile "Endless Landscape" (2013) frisent l’abstraction : le gris, le brun et le bleu-violet se répondent  dans une œuvre qui n’a pas pour but de reproduire fidèlement un paysage de mer fouetté par la tempête.

    La matière : voilà ce qui frappe d’abord dans les peintures de Lionel Guibout

    Sa série "Trente ans de réflexion" nous ramène aux paysages de nature de Cézanne, dans sa manière de jouer avec les formes et les couleurs. C’est la vie qui domine dans ces huiles au format relativement petit.

    L’artiste s’empare aussi d’une technique peu courante, le lavis, pour sa série "Endless Landcape". Lionel Guibout se fait plus apaisé, nous transportant même du côté de l’Extrême-Orient ; à l’abstraction, préférons le zen, avec ces subtiles variations de noirs et de gris, où l’homme est toujours absent.

    Outre ses peintures, la Fondation Taylor expose aussi quelques sculptures, toujours guidée par la nature. Ce sont écorces d’arbres ("Parole d'écorces", 2019) ou les "Xylométries" de 2009. "Les caresser, les écouter, les peindre, ils nous répondent, les arbres…", commente l’artiste. 
    Cette œuvre rare et passionnante est à découvrir à la  Fondation Taylor, à Paris 9e, du jeudi 31 mars au samedi 23 avril 2022 

    Exposition Lionel Guibout, Fondation Taylor, Paris, 
    Du jeudi 31 mars au samedi 23 avril 2022
    1 rue La Bruyère 75009 Paris
    https://www.taylor.fr
    https://www.facebook.com/lionel.guibout

    Voir aussi : "Énergiquement fluide, intensément paisible"
    "Galerie virtuelle chez Cyril Guernieri"

    Lionel Guibout, Endless Landscape, 80x160 cm, 2013

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  • C’est l’histoire d’un mec...

    Voilà un spectacle qui risque autant d’amuser que de picoter : celle d’un "mec normal… blanc", comme le disait Coluche. Un Coluche qui, s’il était vivant aujourd’hui, aurait pu ajouter "hétéro".

    Dans son  one-man-show Arnaud Demanche, qui n’est ni femme, ni juif, ni de couleur, ni gay, ni transgenre, pose avec humour et acuité la question de l’identité : ça veut dire quoi "un homme blanc hétérosexuel" ?

    Cette interrogation a pour point de départ sa rencontre avec une militante engagée d’extrême-gauche à cheveux bleus et sarouel orange. Après avoir fait connaissance avec elle, Arnaud Demanche lui apprend qu’il "appartient à la classe de l’homme blanc hétérosexuel".

    Mais qu’est-ce à dire ?

    Cette confrontation entre deux individus que beaucoup de choses séparent, en dit beaucoup sur notre société et sur notre manière de nous accepter mutuellement, dans une société en mutation comme elle l’a rarement été.

    Et est-ce que cela empêche d’avoir des choses à dire sur la bien-pensance, le racisme, le féminisme, la colonisation, les agriculteurs de L’Amour est dans le Pré, les serre-têtes de la Manif Pour Tous, ou les films français où tous les acteurs qui pleurnichent ? Et est-ce que cela va les empêcher de s’aimer ? Nous verrons bien !

    Arnaud Demanche joue tous les mardis à 20 heures à l’Apollo Théâtre et il est également en tournée dans toute la France. Dernière parisienne le 21 décembre 2021.

    Arnaud Demanche, Blanc et hétéro, one-man-show 
    Tous les mardis à 20 heures à l’Apollo théâtre, jusqu’au 21 décembre
    18 rue Faubourg du Temple 75011 Paris
    https://www.artistikrezo.com/agenda/arnaud-demanche-apollo-theatre.html
    https://www.apollotheatre.fr

    Voir aussi : "Lulu de retour à bruxelles"

    Photo © Kathleen Rengnet

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  • Experience rock of the Salator

    Parlons rock, mais d’un rock beaucoup plus ambitieux que ne le laisse penser l’ouverture et la présentation de l'album Rock Da House de Salah Khaïli.

    Le batteur, auteur-compositeur-interprète propose avec son dernier projet musical un panorama passionnant de son univers, fruit de ses influences et de son travail dans la pop, le rock, le jazz ou la chanson française, comme de ses collaborations avec des figures majeures comme Étienne Daho, Tchéky Karyo, Axel Bauer, Sapho, Lucky Peterson ou Elli Medeiros. Autant dire que Rock Da House ne saurait se résumer à un de ces nombreux albums nostalgiques autant que régressifs, ce qu’il peut l’être par moment (le réjouissant "Rock That Shit"). En réalité, l’opus entend être une authentique expérience musicale pop et rock.

    Si Rock Da House commence à grand renfort de percussions primales, soutenues par un harmonica très blues, le séduisant "Trees In my Head" revendique une insolente fraîcheur, pour ne pas dire juvénilité. Ici, pourtant, le son rock se veut brut, avec ses guitares nerveuses, la voix franche de son chanteur (Salah Khaïli a amené avec lui pas moins de huit chanteurs et chanteuses anglo-saxons, argentin et cubain pour son projet) et bien entendu la batterie rageuse, nerveuse et explosive de celui que la scène internationale surnomme le "Salator".

    "My Son" est une ballade pop séduisante, à l’admirable construction mélodique et au texte tendre, portée par une voix veloutée aux accents de pop seventies. Tout aussi pop, "Blood Sweat And Tears" réjouira les oreilles grâce à un son extrêmement travaillé, à écouter un soir d’été indien en bonne compagnie.

    Cet album prouve que le rock est un animal à sang chaud, à la peau dure et beaucoup moins à l’agonie qu’on veuille bien le dire

    Il faut transgresser les règles, dit en substance le musicien dans un des morceaux ("Escape The Rules"), ce qu’il parvient à réaliser tout au long de cet album prouvant que le rock est un animal à sang chaud, à la peau dure et beaucoup moins à l’agonie qu’on veuille bien le dire.  

    À la recherche de sons pouvant régénérer son univers musical, Salah Khaïli n’hésite pas à aller voir du côté de l’électro-pop. C’est plutôt bien vu : "Flowers" s’inscrit bien dans son époque, tout comme "Love", aux accents funk.

    Au fur et à mesure que l’album se déploie, le rock du "Salator" se révèle comme bien plus complexe et mystérieux. Sensuel aussi ("My Best Friend"). On parlait des influences du batteur, producteur et compositeur : il ne faut pas oublier la world music, que Salah Khaïli s’approprie avec le lumineux "Kiko", nous transportant cette fois du côté de l’Amérique latine.

    "1983" pourra prendre à contre-pied l’auditeur. Morceau nostalgique et régressif renvoyant à la new-wave eighties ? Oui, mais pas seulement. Car dans ce morceau renvoyant à ces "souvenirs déchus",  Salah Khaïli propose un titre passionnant, sans doute le meilleur de l’opus, dans lequel il semble faire le lien avec des sons a priori irréconciliables : la pop, le rock, l’électro, l’urbain, voire même la chanson française. Finalement, "1983" aurait tout aussi bien se nommer "2021" ou, mieux, "83-21".

    Ce samedi 2 octobre, Salah Khaïli participera à la Nuit blanche de Paris, dans son projet Sk & Cool Jazz Édition, sur le parvis de la mairie du 14e arrondissement.  

    Salah Khaïli, Rock Da House, Salah Khaïli Music, 2021
    https://salahkhailimusic.com
    https://www.facebook.com/salah.khaili
    https://www.instagram.com/salah_salator_khaili

    Voir aussi : "Clou en plein cœur"

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  • De l’art de composer

    Il y a du Zao Wou-Ki dans l’œuvre de Feng Xiao-Min, l’artiste mis à l’honneur par la galerie parisienne Opera Gallery. Et ce n’est pas en raison de la nationalité de l’artiste né en Chine, ni parce que le peintre a posé ses bagages en France depuis 1988.

    Comme son aîné, figure majeure de l’abstraction lyrique, Feng Xiao-Min compose des paysages mystérieux aux teintes savantes. "Même si mon sang est empli de l’esprit et du rythme des peintures et des lignes chinoises, j’ai été particulièrement frappé par les couleurs de la peinture occidentale", reconnaît l’artiste. Il est vrai que la maîtrise du geste est capitale pour la création de ces tableaux présentés dans l’exposition future proposée par la galerie parisienne Opera Gallery au titre révélateur de "Compositions". "Tout le monde peut faire de la peinture mais personne ne maîtrise la règle du seul trait de pinceau" disait le calligraphe et peintre du XVIIe siècle Shi Tao. 

    "Tout le monde peut faire de la peinture mais personne ne maîtrise la règle du seul trait de pinceau"

    Loin d’être un carcan, cette formation traditionnelle ancre la légèreté du geste de Feng Xiao-Min assure son envolée et surtout aiguise son sens de la composition. Si les couleurs, toujours choisies avec soin, s’étirent et se déclinent en douces nuances, en délicats jeux de transparence ou en mystérieuses silhouettes, une constante de toutes les œuvres de Feng Xiao-Min est une compréhension de l’art d’agencer les éléments. Toutes ses œuvres se nomment des "Compositions".

    Riche de sa formation classique, le peintre a su s’en libérer pour proposer des tableaux aux couleurs soyeuses et harmonieuses. Pour cette exposition, visible au 62 rue du faubourg Saint-Honoré du 30 septembre au 16 octobre, Feng Xiao-Min poursuit son exploration des grands formats en réalisant un triptyque de près de 4 mètre de large, plongeant ainsi le spectateur au cœur de son univers.

    L’exposition "Compositions" sera accompagnée d’un catalogue édité par Opera Gallery.

    Exposition "Feng Xiao-Min Compositions"
    Opera Gallery, du 30 septembre au 16 octobre 2021
    62 rue du faubourg Saint-Honoré, Paris
    https://fengxiaomin.com/fr
    https://www.operagallery.com
    https://www.facebook.com/OperaGalleryOfficial

    Voir aussi : "En première ligne"
    "Énergiquement fluide, intensément paisible"

    Feng Xiao-Min, Composition N° 8.9.20, acrylique sur toile, 210x260 cm, 2020

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  • Taisez-vous, Mrs Dalloway

    Sorti un an avant Célestine du Bac, un ouvrage de jeunesse de Tatiana de Rosnay, son roman Les Fleurs de l’Ombre (éd. Robert Laffont/ Héloïse d’Ormesson) est en réalité le dernier qu’elle ait écrit à ce jour. Il est sorti en librairie en mars 2020, quelques jours seulement avant le début du Grand Confinement. Autant dire qu’éditorialement, ce livre a une histoire compliquée pour le faire simple. Mais c’est aussi un roman qui mérite d’être lu à la lumière des bouleversements environnementaux et sanitaires de notre société.

    Après une séparation tumultueuse avec son mari François, séparation dont le lecteur connaîtra les détails sordides en fin de roman, Clarissa Katsef, une auteure franco-britannique dont le succès est plus ou moins derrière elle, trouve un nouveau logement dans un appartement flambant neuf au cœur du 8e arrondissement d’un Paris traumatisé par un attentat. C’est une opportunité unique pour l’artiste qui a été choisie au terme d’une sélection rigoureuse menée par CASA, une obscure organisation.

    Voilà donc Clarissa, fraîchement célibataire, se retrouve entre les murs d’un appartement pourvu d’une domotique dernier cri, avec notamment une voix synthétique portant le nom de Mrs Dalloway (en référence à Virginia Wolf), chargée de veiller à ses moindres souhaits. Mais la vie de Clarissa devient assez rapidement angoissante. Elle sent dans ce lieu aseptisé que quelque chose ne tourne pas rond. Sauf que personne ne semble la croire, hormis sa petite-fille, Andy. Et ce n’est pas l’intervention régulière de Mrs Dalloway, son assistante personnelle, qui la rassure. En prenant contact avec quelques résidents de l’immeuble, Clarissa remarque que tous sont, comme elle, des artistes. Troublant. Au même moment, une mystérieuse étudiante, Mia White, la contacte. Elle se présente comme une admiratrice de son œuvre et souhaite la rencontrer.

    Tatiana de Rosnay avait déjà, dans un de ses précédents livres, Sentinelle de la Pluie (2018) fait de Paris une ville apocalyptique. Après la pluie et les inondations, c’est le soleil et la chaleur qui s’abattent impitoyablement sur la capitale des Fleurs de l’Ombre. Le monde subit les conséquences du dérèglement climatique et la nature est en train d’agoniser. La nouvelle thébaïde de Clarissa fait donc figure de havre sécurisant – en apparence cependant.

    Virginité mémorielle et artificielle

    Tatiana de Rosnay revient au thème central de son œuvre : la mémoire des lieux, d’autant plus qu’il s’agit également d’un sujet intéressant la protagoniste principale des Fleurs de l’Ombre. Sauf que l’appartement qu’occupe Clarissa n’a précisément pas de mémoire car il est neuf, et c’est justement cette virginité mémorielle et artificielle (artificielle comme Mrs Dalloway) qui perturbe l’occupante.

    Dans cette intrigue hitchcockien que Tatiana de Rosnay a bâti comme un roman de science-fiction à la Philip K. Dick, la romancière se fait encore plus sombre que dans ses livres précédents : dérèglement climatique, destructions de la nature, menaces technologiques, sociétés de surveillance et dangers planant sur les artistes. Il est singulier que ces sujets de préoccupation sont portés par une héroïne qui apparaît comme le double de l’auteure : "Élevée par un père britannique et une mère française, elle [Clarissa] était parfaitement bilingue. Elle avait deux langues d’écriture, et n’avait pu choisir l’une au dépend de l’autre". Cela ne vous rappelle personne ? 

    Il faut enfin mentionner que Tatiana de Rosnay a écrit Les Fleurs de l'Ombre simultanément en français et en anglais. Un roman qui est sorti peu de jours avant le déclenchement apocalyptique de la crise sanitaire. Un signe, sans aucun doute.

    Tatiana de Rosnay, Les Fleurs de l’Ombre,
    éd. Robert Laffont Héloïse d’Ormesson, 2020, 336 p.

    http://www.tatianaderosnay.com
    https://www.lisez.com

    Voir aussi : "Tatiana de Rosnay, son œuvre"
    "Des hommes, des eaux et des arbres"
    "Célestine et Martin"

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  • Hopare au Forum des Halles

    Alexandre Monteiro, alias Hopare, est tout l’été invité exceptionnel du centre de shopping Westfield Forum des Halles à Paris. L’artiste plasticien propose au public une fresque immense sur le sol du Patio Pina Bausch.

    Hopare revient ici à sa discipline première le Street Art, à travers un visage, son thème de prédilection : le visage.

    L’artiste a commencé à se mettre au travail le 21 juin dernier. Il a pris possession du sol du Patio Pina Bausch, sous la canopée. Sa fresque coloré occupant plus de 250 m² prend la forme d’un visage féminin, que l’on imagine venant du bout du monde. L’œuvre est visible tout l’été par les Parisiens et les voyageurs de passage jusqu’à la rentrée.

    Le mystère plane sur l’identité de ce personnage, mais à vrai dire l’essentiel est ailleurs : Le centre Westfield Forum des Halles a décidé de faire proposer cette œuvre d’art à son public : "Après de longs mois de séparation, nous avions à cœur d’offrir aux Parisiens une occasion de se retrouver autour d’une expérience culturelle et artistique hors normes !" déclare Jeremy Desprets, directeur du centre commercial des Halles.

    Hopare au Westfield Forum des Halles, Paris
    https://fr.westfield.com/forumdeshalles
    https://www.hopare.com
    https://www.instagram.com/hopare1

    Voir aussi : "La Bretagne déconfinée de François Avril"

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