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eva delambre

  • Dialectique du maître et de l’esclave

    Redonner vie à des personnages de ses précédents romans : voilà le fil conducteur du recueil de nouvelles d’Eva Delambre, Parfums d’Elles (éd. Tabou). Il n’est nécessaire pas pour autant d’avoir lu les livres précédents de l’auteure pour se plonger dans ces aventures "d’après". Plutôt que des suites, il faut dire que ses six récits (mettons de côté le dernier texte, "Évidence") constituent des histoires à part entière qui sont une bonne introduction à l’univers d’Eva Delambre.

    Cet univers est celle de soumises. Les héroïnes, que ce soit Léna, Cosy, Léna, Ange et même l’auteure ("Elle"), naviguent dans le milieu BDSM. Là est vraiment la première qualité du recueil, qui nous parle avec justesse, précision et sensibilité mais aussi franchise, violence et crudité de ces hommes et de ces femmes assumant une sexualité se jouant des codes sociaux.

    Parfums d’Elles raconte ces femmes ayant choisi d’assumer et de jouer le rôle d’esclaves par plaisir, ce qui peut sembler contre-nature. Ces décisions peuvent surprendre mais elles font presque partie de l'ADN de ces femmes, ce que l’auteure raconte à sa manière dans le premier récit, "« Elle »" : la narratrice vient de donner naissance à un bébé. Sa vie et celle de son compagnon (le "Maître") tourne autour des langes, des nuits blanches, des biberons et de toutes ces contraintes que connaissent les jeunes parents. Une famille ordinaire, en somme. Mais parce qu’il voit sa compagne à bout et miné par un implacable baby blues, celui qui partage sa vie décide de lui offrir un week-end à deux - le bébé est confié aux grand-parents - où ils pourront assouvir des fantasmes qu’elle pensait être du passé : "Désormais, je savais que ces moments autres allaient continuer à exister, et que même s’ils étaient plus rares, ils n’en seraient pas moins intenses."

    Nous n’irons pas jusqu’à dire que ces couples fonctionnent comme ceux dits "classiques", même si tous cherchent un équilibre : "Après tout, le BDSM était différent des relations de couples dits classiques. Pourquoi attendait-elle les mêmes règles ? Les mêmes engagements ?" ("Ange")

    Dans ces jeux où se mêlent complicité, confiance et perversité, il peut arriver que les relations maîtres et esclaves soient renversées

    Les scènes épicées et crues, où ne manquent ni les tortures volontairement données et subies, ni les jeux sexuels parfois extrêmes (la nouvelle "Laura" n’en est pas avare), côtoient de très belles pages sur l’amour, le désir, les fantasmes, les doutes sur le partenaire ("Ange"), les frustrations ("Cosy") et même la jalousie. Dans "Léna", si limite il y a, elle est à voir sous le prisme de l’affection et de la passion, sans que la condition d’esclave ne soit remise en cause par la soumise qui s’interroge sur sa condition lors d’une promenade sur l’île de la Cité.

    Il est encore question d’amour dans "Esther", qui est le récit d’une femme "libérée" d’un ancien amant après une rupture mais qui perd pied, avant de trouver un autre homme avec qui c’est elle qui mène leur relation non sans fiel ni une forme de perversité. Mais qui souffre réellement, ici ?

    Dans ces jeux où se mêlent complicité, confiance et perversité, il peut arriver que les relations maîtres et esclaves soient inversées. Dans "Laura", Eva Delambre parle de "Lien" entre le maître et sa soumise, avec des propos qui risquent bien de déstabiliser beaucoup de lecteurs : "Comme à chaque fois, il sera plus dur que jamais. Et plus que jamais, je serai à ma place."

    Nulle part, sans doute, la complexité, la fascination, le "lâcher-prise" et finalement la "déraison" ne sont décrits avec autant de justesse et de passion communicative que "Cosy" : l’auteure met en scène dans un quartier d'affaires un jeu de séduction dont Cassandre, une cadre supérieure, va être la "victime consentante".

    Dans cette dialectique du maître de l’esclave, Eva Delambre laisse le dernier mot à Maître Tesamo ("Évidence"). Cette parole masculine et sadique parle de relations BDSM, d’amour et d’attachement – dans tous sens du terme – sur fond d’un voyage au Japon. Il y narre des épisodes de la vie d’un couple pas tout à fait comme les autres, comme une évidence.

    Pour public adulte averti.

    Eva Delambre, Parfums d’Elles, éd. Tabou, 2021, 240 p.
    http://www.tabou-editions.com/fr/jardins-de-priape/801-parfums-d-elles-9782363260932.html
    http://www.evadelambre.com
    https://www.facebook.com/eva.delambre

    Voir aussi : "La vie (sexuelle) des jeunes"
    "L’érotisme en littérature à l’honneur le week-end prochain"

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  • L’érotisme en littérature à l’honneur le week-end prochain

    Il y a quelques jours, pour une interview accordée à Bla Bla Blog, Flore Cherry nous avait parlé du Salon de la littérature érotique qu’elle organise tous les ans depuis 2016.

    Cette année marque le retour de la 5e édition (la crise sanitaire est passée par là) d’un événement qui met à l’honneur, et de manière sexy, la littérature.

    Ce salon a été pensé comme un lieu de rencontres avec des auteurs tout autant qu’un univers qui incite le participant à s’impliquer et à devenir lui-même acteur de l’événement par des défis d’écriture érotique (chaque auteur possède sa propre contrainte), des happenings, des animations, des conférences-débats et des cadeaux à gagner.

    Cette année, le salon peut se targuer d’avoir pour invitée vedette Maïa Mazaurette. La chroniqueuse chez Quotidien (TMC), France Inter et au Monde a fait de la sexualité son sujet de prédilection dans tous ses écrits. Elle est considérée aujourd’hui comme la journaliste sexo n°1 en France.

    Le salon peut se targuer d’avoir pour invitée vedette Maïa Mazaurette

    Parmi les autres invitées de marque, mentionnons aussi Dora Moutot, créatrice du compte @tasjoui (500k abonnés), et pionnière des comptes sexo sur Instagram. Son livre Mâle-baisées s’est très vite hissé en tête des ventes françaises. Bebe Melkor-Kadior est une performeuse et afro-féministe qui a signé avec Balance ton corps un manifeste pro-sexe qui est très vite devenu une référence pour toutes celles qui tiennent à user de leur corps comme elles l’entendent.

    Vous l’aurez deviné, ce sont les femmes qui sont les voix puissantes de l’érotisme aujourd’hui, ce que Flore Cherry confirme en interview. Parmi les autres artistes, mentionnons aussi Ivo Da Silva, Valérie Hervo, Rita Perse, Julie-Anne de Sée, Soisic Belin, Chloé Saffy, Zoé Vintimille, Eva Delambre, La rockeuse Julia Palombe, Sonia Saint-Germain, Vera Mar ou Manon (@lecul_nu).

    Le public pourra assister à des conférences et des débats autour des conseils pour écrire des livres érotiques (Emmanuel Jay de l’Atelier Eros, Eva Delambre ou Anne Hautecoeur et Sophie Rongiéras, éditrices à La Musardine), réfléchir sur l’aspect politique et social de l’érotisme (Bebe Melkor Kadior, Dora Moutot, Lucile Bellan, Julia Palombe) ou encore faire le plein de sextoys avec Quentin Bentz du spécialiste Lelo.

    Rendez-vous est pris donc pour aller faire un tour au salon littéraire le plus sexy du monde.

    Salon de la littérature érotique, La Bellevilloise, 19-21 rue Boyer, Paris 20e 
    Dimanche 28 novembre 2021, de 15Hà 21H
    https://www.facebook.com/events/910758633131686

    Voir aussi : "J’incarne en quelque sorte « la maîtresse d’école »"
    "Polissonne, mais pas que"
    "Le salon le plus sexy du monde s’apprête à débarquer à Paris"

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  • Le salon le plus sexy du monde s’apprête à débarquer à Paris

    Le samedi 24 novembre 2018, la fine fleur de la littérature érotique se donne rendez-vous à La Bellevilloise pour mettre à l’honneur un genre souvent gentiment moqué, lorsqu’il n’est pas considéré avec mépris. Et pourtant, la littérature érotique a sans doute beaucoup à nous dire, notamment sur la société, sur les rapports hommes-femmes et bien entendu sur la sexualité.

    Débats, ateliers d’écriture, animations, jeux (dont Le Confessionnal, à, ne pas rater), lectures publiques et bien entendu rencontres avec des auteurs ponctueront la journée de cet événement que Bla Bla Blog suit et soutient depuis sa création en 2016.

    Les femmes seront largement représentées, et pour cause : depuis quelques années, elles dominent largement la littérature érotique et ont permis de donner un nouveau souffle à un genre qui avait tendance à mouliner les mêmes poncifs.

    Outre la présence de Brigitte Lahaie, aujourd’hui animatrice radio et directrice de collection aux éditions La Musardine, cette troisième édition du salon de la littérature érotique recevra la féministe Peggy Sastre (Comment l'Amour empoisonne les Femmes et La Domination masculine n'existe pas aux éditions Anne Carrière), Octavie Delvaux (Sex in the Kitchen, éd. La Musardine), Eva Delambre (Abnégation, Marquée au fer et L’Éveil de L’Ange aux éditions Tabou), Gala Fur (Dictionnaire illustré du BDSM, Les Soirées de Gala et Gala Strip aux éditions de la Musardine), Adeline Fleury (Petit éloge de la Jouissance féminine, Je, Tu, Elle, Femme Absolument), Maryssa Rachel (le sulfureux Outrage, par une personnalité de la dark romance), Julia Palombe (Au Lit Citoyens !, éd. Hugo & Cie), Stella Tanagra (Les Dessous de l’Innocence et Sexe Primé aux éditions Tabou), Guenièvre Suryous, l’illustratrice des Guides de Survie Sexuelle, sans oublier Céline Tran, directrice de collection aux éditions Glénat BD, auteure de Ne dis à Personne que tu aimes Ça (éd. Fayard), coach en sexualité et ninja à ses heures perdues…

    Coach en sexualité et ninja à ses heures perdues

    Les hommes ne seront pas en reste, avec Robin d’Angelo (Judy, Lola, Sofia & moi, éd. Goutte d'Or), Stéphane Rose (Kimberley, sa Vie, son Œuvres, éd. La Musardine) et Étienne Liebig (Le Sexe de la Musique, éd. La Musardine).

    Un an après le déclenchement de l’affaire Weinstein et du mouvement #Metoo, le féminisme et l’engagement citoyen risquent de dominer nombre de rencontres au cours de ce salon de la littérature érotique. Un extrait de la pièce de théâtre événement Sexpowerment, tirée du livre de Camille Emmanuelle, sera lu par Lisa Wiznia et Claire Assali à 17 heures. Un peu plus tard, Adeline Fleury viendra parler des femmes et du discours érotique. Le salon se clôturera par un show musical de Julia Palombe, Au Lit Citoyens ! D’autres conférences et animations ponctueront cette journée bien remplie.

    Intelligent, chaud, ouvert, drôle et polisson : voilà qui va faire de ce salon le plus sexy du monde, ou pas loin.

    Salon de la littérature érotique, le samedi 24 novembre 2018
    La Bellevilloise, 21 rue Boyer, Paris 20e , métro Gambetta, ligne 3
    De 15H à 21H, Prévente 10 € / Sur place 15 €

    http://polissonneries.com/le-salon-de-la-litterature-erotique-2018

    Voir aussi : "Le salon de l’érotisme sous le regard des modèles d’Alex Varenne"
    "Le salon de la littérature érotique remet le couvert"

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