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Bla Bla Blog - Page 3

  • Michel Haillard virtuel

    Il était question sur Bla Bla Blog, il y a quelques semaines, de l’exposition de Michel Haillard à La Cartonnerie.
    Avec la crise sanitaire, l’artiste a choisi de s’adapter en proposant au public de découvrir ou redécouvrir son exposition à travers une visite virtuelle plus vraie que nature.

    Figure atypique de l’art contemporain, Michel Haillard se décrit comme un "créateur d’univers." Ébéniste, tapissier, recycleur, amoureux de la nature et des animaux, il fait de ses œuvres des objets à la fois baroques, tribaux et organiques : un homme honorant le vivant, avec cet humour, cette technicité et cet enthousiasme qui sautent aux yeux.

    L’ancien étudiant à l’École Supérieure des Arts Modernes créé des meubles aux noms évocateurs, puisant à différentes sources et différentes cultures : commodes "Karabosse", fauteuils "Platon" ou trônes "Perro." Les matériaux utilisés sont tout autant hétéroclites : bois, cornes et peaux (passées par les douanes, dont le permis CITES garantie la traçabilité), pierres précieuses et semi-précieuses, bronze, verre et bien d’autres éléments détournés. L’artiste est à la redécouverte des origines de l’homme, qui n’est rien s’il ne respecte pas son écosystème. Michel Haillard entend ainsi remettre le sauvage et l’art premier au cœur de la création contemporaine. Il nous rappelle que, chaman, animiste, prêtre ou devin, l’homme célèbre le dieu animal depuis la nuit des temps.

    À la limite de la transe, Michel constitue une collection de pièces uniques à partir de grelots, ronds de serviettes, jouets, plumes ou dents de cochon sauvage… De tous ces objets et matières sont nés des parures de sorciers, des couvre-chefs "coiffinés", des masques, des lampes féeriques et autres
    moulins de prière, que le Prince de New York exhiberait assis sur son trône d’alligator vermillon.

    Cet univers et cette œuvre incroyable est à découvrir dès aujourd’hui. Et puisque, crise sanitaire oblige, les galeries sont fermées, c’est sur Internet que l’artiste propose de faire une visite virtuelle de sa dernière exposition.

    Incroyable, unique et passionnant.

    Michel Haillard, exposition virtuelle
    "Danse avec les gnous, ou le rire du pangolin – Objets magiques made in confinement"
    https://jevisite.art/le-rire-du-pangolin.html
    http://www.michel-haillard.com
    http://www.lacartonnerieparis.com

    Voir aussi : "Michel Haillard, made in confinement"
    "Païenne à Paris"

    © Michel Haillard

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  • "Rock'n'Love" d'Arsène K., toujours disponible

    Rock’n’love d'Arsène K. (éd. HQN) est toujours disponible au format numérique uniquement, et sur toutes les plateformes.

    De sa carrière de brillante avocate à son quotidien de maman dévouée, Lucrèce a toujours réglé sa vie comme du papier à musique. Sans l’ombre d’un doute, cet équilibre était la clé de son bonheur. Mais, en quelques jours à peine, celui-ci a volé en éclats. Alors que sa fille a fugué sans laisser de trace, son ex-petit ami, Alessandro, réapparaît sans prévenir. Ce chanteur célèbre au corps d’Apollon, à qui elle n’a pas parlé depuis vingt ans, est empêtré dans une affaire de plagiat qu’elle seule peut démêler. Prête à le défendre, Lucrèce doit pourtant rester prudente. Car, elle le sait, si elle se laisse de nouveau charmer par le rockeur, la partition qui accordait sa vie ne sera plus jamais la même.

    Rock’n’love paraîtra chez Harlequin au format numérique à partir du 1er juillet 2020.

    Arsène K., Rock’n’love, éd. Harlequin, coll. HQN, 2020, 237 p.
    au format numérique

    https://www.harlequin.fr/livre/13167/hqn/rock-n-love

    Voir aussi : "Sortie de mon prochain roman sous le pseudo d’Arsène K."

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  • AURUS, poétique et vivant

    AURUS c’est Bastien Picot, à la composition et au chant dans ce premier EP à la fois poétique, enlevé et rigoureux. Une écriture riche et inspirée nous donne ce premier mini-album éponyme.

    Il s’ouvre avec des sons majestueux de cuivres sur le titre "Monumentum", un morceau dévoilé en mai 2019, avant qu'AURUS ne se produise à la Réunion au SAKIFO puis dans le cadre du Festival Opus Pocus.

    Son premier opus déploie une pop mêlant voix, électro et acoustique ("The Abettors", en featuring avec Sandra Nkaké). 

    C’est un euphémisme de dure qu’AURUS puise à des inspirations plurielles : il y a ainsi quelque chose de tribal dans "Scalp", comme si des guerriers de Game of Thrones venaient prendre possession des rues de Paris ou New York.

    Enlevé, vivant, onirique, aérien : tels sont les adjectifs que l’on pourrait donner à AURUS pour son EP passionnant, à l’image des dernières pulsations de "Mean World Syndrome", qui clôt l’opus. Il faut noter que La vidéo du clip a été réalisée par l'artiste visuel Sébastien Labrunie. Le "Mean World Syndrome" désigne une tendance à percevoir le monde comme étant plus dangereux qu'il ne l'est, à cause d'une exposition trop importante aux médias.

    Le message est lancé.

    AURUS, Sakifo Records, 2020
    https://aurusmusic.com
    https://www.facebook.com/aurusmusic

    Voir aussi : "Meylo vient faire le mélange des couleurs"

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  • Retour à l’éther

    C’est d’un retour à la terre dont il est question dans le roman d’Éric-Louis Henri, La Souciance (éd. du Panthéon). Un homme, au parcours professionnel brillant comme consultant, plus habitué aux long-courriers en première classe qu’aux promenades en pleine campagne, se prend d’amour pour un village perdu dans un arrière-pays du sud de la France - en Corse peut-on apprendre par ailleurs ("D’un côté, la mer à perte de vue. Et de l’autre, abrupt, un désordre de profondes vallées creusées par le temps.").

    En posant ses valises dans un lieu perdu, peuplé de villageois à la fois taiseux, bourrus et attachants. Le "lieu de villégiature" devient rapidement le havre de paix où s’installe cet homme qui y trouve ses vraies racines (l’auteur dévoilera en quelques pages une enfance difficile et sa rupture familiale).

    Il s'agit là, pour lui et sa compagne, d'un renouveau et d’une authentique aventure humaine : "Il y a tout un monde entre ce que l’on nous projette d’un lieu la nuit, et ce que l’on découvre aux premières lueurs du jour ensuite." L’installation de cet ancien citadin, ne prend cependant pas, dans La Souciance, la forme d’une description enchanteresse, légère – et insouciante. Éric-Louis Henri développe, en deux parties – "Il y eut un avant et un après…" et "La sagesse est un futur en soi car elle se joue de nos plans" – le parcours intérieur d’un homme qui, tel Ulysse dans L’Odyssée, parvient au bout d'un long parcours sur des terres qui deviennent finalement les siennes ("Mes cailloux, mes gisants. Ils furent mon arbre, cette nuit-là. En creux, ils m’ont murmuré : « C’est ici... »").

    L'art de faire un café à l’ancienne

    Homme sans doute aussi taiseux que les villageois qui vont l’accueillir comme un des leurs, le narrateur fait des pages qu’il écrit une confession autant qu’une série d’observation sur sa vie, sur le monde, sur la société de consommation et de communication mais aussi sur les quelques personnes marquantes qui ont croisé sa vie. Éric-Louis Henri délivre quelques pages sur ces petits riens : l’art de faire un café à l’ancienne, le souvenir marquant d’une voisine polonaise, une conversation sur un vol vers la Nouvelle-Zélande ou la rencontre avec des personnes âgées du village où il a fini par acheter une maison.

    "Moi, je demeure un irréductible amant du sens. Mon addiction ! Ma seule confession !" L’auteur veut voir derrière ses souvenirs, ses observations et des choses qu’il a vues des enseignements sur la condition humaine. Des passages peuvent aussi bien s’intéresser à ces héros invisibles et silencieux que sont les diplomates et les négociateurs de paix qu’à un ouvrage de développement personnel qu’il a digéré avec passion (Cinq Secondes pour changer la Vie de Mel Robbins) ou alors à une petite bibliothèque, "une maison aux livres ouvertes à tous".

    Cette découverte est le point de départ de la deuxième partie du roman, qui est consacrée à un projet qui est sensé lui apporter du sens : "L’exigence se nourrit en fait d’utilité et de raison, impérieuse souvent." La quête du narrateur dans ce village – l’île – se nourrit de rencontres pour atteindre enfin un objectif : "Nous avions jeté l’ancre au village, certes. Mais non pour y enfouir nos incertitudes, justement. Le village était notre socle. Chaque départ était un événement. Chaque retour, une fête."

    Passé, présent et futur : La Souciance est le récit d’un cheminement intérieur, presque éthéré, apportant un souffle d’air pur en contant l’histoire d’une vie qui repart.

    Éric-Louis Henri, La Souciance, Ici & maintenant, éd. du Panthéon, 2019, 120 p.
    https://elhenri.com
    https://www.facebook.com/LaSouciance

    https://www.editions-pantheon.fr/catalogue/la-souciance

    Voir aussi : "Quatrième dimension"

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  • Focus sur la dernière couverture de Charlie Hebdo

    Bla Bla Blog fait un focus sur la une du dernier hebdo de Charlie Hebdo.

    Le dessin d'Alice propose une lecture à la fois cruelle, lucide et pleine d'humour (noir) des dangers qui pèsent sur nos libertés. Charlie Hebdo est en première ligne, avec courage. Mais qui s'en étonnerait ?

    Charlie Hebdo, en kiosque
    https://charliehebdo.fr

    © Alice – Charlie Hebdo

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  • La maltraitance, on en parle

    Nathalie Cougny fait feu de tout bois, pour le meilleur. La preuve avec l’association loi 1901 "Les maltraitances, moi j’en parle !" qu’elle a fondée et préside aujourd'hui.

    Si Bla Bla Blog fait un focus sur cette association c’est qu’elle s’attaque à un sujet toujours – hélas ! – d’actualité : la violence et les maltraitantes faites aux enfants. L’association a pour but d’intervenir dans les écoles, de faire des campagnes de sensibilisation autour de la non-violence et d’aider les enfants.
    Vaste sujet de santé public : selon l’OMS, dans un pays où 250 000 nouveaux cas sont signalés chaque année auprès des services de protection de l’enfance, la prévention donnerait 75 000 cas de moins signalés chaque année.

    Voilà ce qu’en dit Nathalie Cougny, auteure, peintre, dramaturge, mais aussi artiste engagée dans une cause capitale comme celle-ci : "Aujourd’hui, et depuis fort longtemps, l’enfant n’est pas toujours considéré comme une personne à part entière, mais encore trop souvent comme un objet qui doit obéir et se calquer sur le modèle parental et en subir toutes les conséquences ; tantôt il est la victime d’un bourreau, tantôt l’otage d’une vengeance, l’alibi d’un chantage affectif ou encore le souffre-douleur d’un adulte qui ne s’est pas réalisé ou qui n’a pas résolu ses problèmes… C’est notre mission d’aller à leur rencontre dans les écoles afin de leur donner toutes les clés de la connaissance d’un sujet qui tue 1 enfant tous les 4 jours sous les coups d’un parent, qui brise 165 000 d’entre eux de violences sexuelles chaque année (1 viol toutes les heures). Notre expérience nous montre qu’une large majorité d’enfants ne sait pas ce que sont les violences sexuelles, de plus ils ne connaissent absolument pas leurs droits."

    Après 10 ans d’actions contre les violences faites aux femmes et un premier travail en faveur de la lutte contre les maltraitances infantiles, Nathalie Cougny a créé en septembre dernier l’association "Les maltraitances, moi j’en parle !" Un travail indispensable et dont on ne peut que souhaiter le meilleur.

    "Les maltraitances, moi j’en parle !"
    https://www.les-maltraitances-moijenparle.fr
    https://www.facebook.com/Association-Les-maltraitances-moi-jen-parle-107067147440366
    www.nathalie-cougny-ecrivain.fr

    Voir aussi : "Mal aimés"

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  • Meylo vient faire le mélange des couleurs

    Meylo n’est pas une totale inconnue sur la scène française : découverte lors de l'opération French VIP , organisée par la SACEM, le Bureau Export, le FCM et le Midem, elle a pu se produire sur les scènes des Francofolies de la Rochelle, du Printemps de Bourges ou encore de la Boule Noire.

    C’est dire si la chanteuse de 25 ans est une artiste à suivre. Elle le prouve avec son premier EP, Ladyblues, sorti cette année. À l’exemple de "Come Again", la chanteuse revendique le mélange des couleurs, pour reprendre de célèbres paroles de Francis Cabrel : pop, soul, électro, rythmes hip hop, avec ce soupçon de soul, sans oublier cette voix chaleureuse : "I will be here still here looking you" ("Come Again").

    On peut sans se tromper déceler la marque de Tracy Chapman dans sa pop-folk pulsée à l’électro ("Dance With Me Tonight", "Next To Me", "Mean Man"). "La" Lady Blues (car ne s’agit-il pas d’elle-même dans le titre de son premier mini-album ?) propose avec son dernier morceau éponyme une électro folk survitaminée.

    Audacieux, convaincant et sans nul doute mémorable.

    Meylo, Ladyblues, EP, Underdog Records, 2020
    https://www.facebook.com/Meylo.Officiel
    https://www.instagram.com/meyl0

    Voir aussi : "Hoze, qui l’aime la suive"

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  • Parler à ces frigos qui ne s'ouvrent pas

    Pour cette nouvelle chronique consacrée au film Chute libre, L’‎Œil du frigo va vous jeter un froid. Le bloggeur avait un a priori négatif sur ce film de Joël Schumacher, et puis est arrivé Philippe et son œil cinématographique et frigoristique averti : émotions assurées. Alors, oui : Chute libre est vraiment à découvrir ou redécouvrir !

    Alors nous voici dans l'art du cinéma et du frigo. Dans ce film magnifique où un homme perd toute sa raison et tombe en chute libre jusqu'à la fin du film, un autre homme sort toute son humanité face à la vie. Robert Duvall cherche à comprendre qui est le fou furieux qui tire sur tout le monde. Cet homme, dont c'est le dernier jour dans la police, s'intéresse à cet autre homme. A son désarroi, à ce qui fait que toute sa vie a basculé, à son malheur.

    Il est ainsi fait, doué d'un amour fabuleux envers sa femme, celle qui angoisse pour sa vie, celle qui veut qu'il rentre, celle à qui il va chanter une chanson pour la rassurer. Il n'est pas dupe, il connaît sa dépression et il quitte la police pour elle. Elle lui parle comme une enfant et se place devant un énorme frigo qui ne s'ouvrira pas. Il était enfin temps de parler de ces frigos qui ne s'ouvrent pas. Le réalisateur cadre sa femme et garde le haut du frigo où les petits mots d'une vie sont accrochés. Le bas du frigo est vide. Aucune photo ni dessin, aucune liste. Le couple se nourrit mais n'interagit pas avec le frigo. La scène est longue, le cadre du frigo et leur petite vie écrasent l'écran. Comme une mise en abîme frigoristique, un écran dans l'écran, un écran dans le frigo !

    La scène touchante et bordée d'humanité montre le désarroi de ce couple, frappé par le malheur et que seule leur précieuse humanité a fait tenir debout. Le frigo ne s'ouvre pas, parce que la vie est dure, imposante, et qu'on la prend souvent en pleine gueule. Mais pas question de se laisser bouffer, pas de fioriture, on reste debout, on tient bon. Et puis la caméra descend sur la photo d'une petite fille. On comprend alors tout de suite d'où vient ce mal être, pourquoi il n'y a pas de photo de joie sur le bas du frigo. Un couple qui vieillit autour de la disparition de leur petite fille. Ça vous laisse un frigo vide de bonheur et de couleur. Robert Duvall le sait : pas la peine de faire la morale, ni de se soustraire. La vie est là, debout, prête à affronter le frigo et sa perte de joie. Il peut encore sauver une vie, voire plusieurs. ll est aujourd'hui l'homme qui comprend et saura faire face. Une scène magnifique où le frigo monolithique sert de totem à l'image. On peut être en chute libre et rester profondément humain.

    Un magnifique film sur la perte.

    A voir Absolument.

    ODF

    Chute libre, thriller américain de Joel Schumacher
    avec Michael Douglas, Robert Duvall et Barbara Hershey
    1993, 113 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Chute Libre Frigo"
     

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  • Hommage à Sean Connery

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  • Joplin's families

    Il était question il y a peu du biopic en BD consacré à Jimi Hendrix, publié par Graph Zeppelin. L’éditeur poursuit sa série musicale avec une autre figure de la pop : Janis Joplin (Janis Joplin, Piece of my heart, éd. Graph Zeppelin).

    Pour ce deuxième volume de la collection Rock Odyssée, c’est Giulia Argnani qui s’empare de cette légende musicale, morte à 27 ans – elle aussi, à l’instar de Jim Morrison, Kurt Cobain, ou Jimi Hendrix.

    La scénariste et dessinatrice italienne a choisi de coller au parcours à la fois personnel, familial et artistique, depuis son enfance à Port-Arthur dans le Texas jusqu’à Los Angeles en 1970, dans un hôtel où Janis Joplin est morte d’une overdose, seule et désespérée. Un paradoxe pour cette musicienne saluée et admirée, et que Giulia Argnani explique en s’arrêtant sur ses fêlures qu’elle date de ses primes années.

    Dès le début des années 60, Janis Joplin se démarque avec son look androgyne et son refus d’être une fille "convenable" et traditionnelle, qui ne s’habille pas comme les autres : "J’aime être à l’aise ! On ne peut rien faire avec une robe !", lui fait dire la dessinatrice italienne. Dans un État conservateur, les revendications féministes – nous pourrions ajouter "inclusives", même si le terme est anachronique – ne pouvaient que se solder par une rupture avec son milieu et sa famille, à l’exception de sa sœur Julie.

    Blessure originelle

    Très tôt, l’adolescente se trouve une passion et un talent pour la musique, le chant, et en particulier le blues, qu’elle interprète comme personne. "Je ne connais aucune blanche capable de chanter comme ça !" commente un de ses amis.

    La rupture avec sa famille entraîne pour Janis Joplin la construction de son autre famille, musicienne, via ses groupes, Big Brother and The Holding Company, les Kozmic Blues puis le Full Tilt Boogie Band. Des noms qui restent inconnus pour beaucoup de lecteurs, mais qui ont une importance capitale pour la blues woman, dans la mesure où c’est avec eux que l’artiste s’est libérée, dans tous les sens du terme.

    Drogues, dragues, vie communautaire hippie et surtout rock and roll : Janis Joplin, Piece of my heart est une plongée dans les sixties, jusqu’au décès de l’artiste, un an après Woodstock. Janis Joplin apparaît, y compris dans ses excès, comme une artiste très en avance sur son époque, et qui a été capable de révolutionner le blues comme sans doute jamais personne avant elle – si on excepte toutefois les Rolling Stones.

    Giulia Argnani a choisi de ne pas suivre un scénario stricto sensu chronologique, grâce à des va-et-vient entre ses dernières années et les années 60, comme si Janis Joplin en revenait toujours à sa famille naturelle. Sa blessure originelle. De là aussi viennent aussi sans doute ses blessures qu’elle a su si admirablement transcender en musique.

    Giulia Argnani, Janis Joplin, Piece of my heart, éd. Graph Zeppelin, 2020, 160 p.
    https://graphzeppelin.com
    https://www.facebook.com/GraphZeppelin
    https://janisjoplin.com

    Voir aussi : "L’expérience Jimi Hendrix en concept album"

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  • Amour à la petite semaine

    Une valse en 2020. Voilà un projet qui vaut bien que l’on s’y arrête quelques minutes.

    James Z, en featuring avec Rovski, sort son nouveau clip, un dessin animé (par Mylide), Valse urbaine. Sur un rythme à trois temps mais un phrasé rap, James Z déroule un titre attachant, romanesque et amoureux : "Je veux juste tout te donner / Donner me fait sentir mieux que recevoir / Je veux tout et donner / Mais tellement."

    Ce titre est le premier extrait de son EP Reunion, qui sortira en janvier 2021. Une vraie valse urbaine, d’aujourd’hui : "[Un] ballet et [une] romance terrienne / amour à la petite semaine."

    "Aimer c’est rendre la réalité plus belle", proclame Jamez Z : validé !

    James Z, Valse urbaine (feat. ROVSKI), 2020
    Son EP Reunion sortira en janvier 2021
    https://ditto.fm/valseurbaine
    https://www.jameszmusic.com
    https://www.facebook.com/jameszmusic

    Voir aussi : "Des tatoos plein la tête"

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  • Les Misérables vs La Haine

    Comparer les films Les Misérables, sorti il y a un an, et La Haine, dont nous fêtons cette année le 25e anniversaire a tout son intérêt, et mérite que l’on s’arrête sur ses deux films aux multiples points communs, mais aussi aux choix narratifs et visuels parfois différents, sinon opposés.

    Deux long-métrages salués par la critique, multi-primés (Prix du Jury au Festival de Cannes, César du meilleur film et représentant de la France aux Oscars pour Les Misérables et Prix de la mise en scène au Festival de Cannes, César du meilleur film et Prix Lumières pour La Haine), sans compter un large succès public et l’impression qu’ils marquent leur époque – même si, pour le film de Ladj Ly, il faudra attendre quelques années avant de l’affirmer de manière catégorique.

    La première ressemblance de taille de ces longs-métrages français réside évidemment dans la thématique et le décor : la banlieue parisienne et ses délaissés sociaux, qui se trouvent être des jeunes gens. Nous serions tentés de préciser qu’à chaque fois il s’agit de garçons et de jeunes hommes, les filles étant réduites le plus souvent à des seconds rôles, voire de la figuration, si l’on excepte toutefois la scène d’interpellation des jeunes filles à l’arrêt de bus dans Les Misérables ou à la scène de drague dans une galerie d’art dans La Haine.

    Ajoutons aussi que le mimétisme entre les deux films concerne aussi bien le minutage (5 mn seulement de différence) que le traitement des personnages puisqu’à chaque fois c’est un trio que nous suivons – masculin, répétons-le : Damien/Bento-Chris-Gwada (Damien Bonnard, Alexis Manenti et Djebril Zonga) pour Les Misérables et Vinz-Saïd-Hubert pour La Haine (au passage, les scénaristes ont choisi les prénoms des acteurs : Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui).

    Le mimétisme entre les deux films concerne aussi bien le minutage que le traitement des personnages

    Pour ces deux films que 25 ans séparent, la ligne narrative est simple : une journée a priori ordinaire au cours de laquelle trois personnages principaux traînent leur mal-être dans une cité populaire ravagée par la pauvreté, la saleté, les petites magouilles et le désœuvrement de ses habitants. Ici, nous avons trois ados allant d’un barbecue au sommet d’un immeuble à une excursion dans les beaux quartiers parisiens (La Haine) ; là, trois policiers font leur travail de ronde dans une ambiance lourde et vite explosive (Les Misérables). Le mimétisme entre ces deux films – n’en déplaise à Ladji Li – va jusqu’à la présence impromptue, voire surréaliste, de deux animaux : dans le film de 2019, un lionceau volé est le déclencheur d’une intrigue prête à exploser, alors que Mathieu Kassovitz fait de l’apparition d’une vache au milieu des tours un rare moment poétique, mais qui n’aura qu’une importance relative dans le scénario.

    "Une journée dans la vie de trois banlieusards", semblent nous dire les réalisateurs, sans toutefois que Ladji Li ne choisisse d’élargir son sujet sur une société fracturée, en évoquant la communion de tout un peuple lors de la coupe du monde de football de 2018 et la victoire de l’équipe de France. Ironique, car la parenthèse se referme bien vite pour plonger dans le drame de banlieues oubliées.

    Même s’il a nuancé ses propos, Mathieu Kassovitz a présenté lors de sa sortie en 1995 La Haine comme un film coup de poing "anti-flic." Ladji Li se montre singulièrement plus nuancé, alors qu’à l’époque de la sortie du film les violences policières étaient au cœur de l’actualité. En suivant non pas des jeunes de banlieue mais des policiers, le réalisateur prend le parti de la nuance, ce qui n’exclue pas la sévérité. La violence est omniprésente et n’est surtout pas dans le seul camp des policiers – Bento faisant même preuve d’une civilité frôlant la naïveté. Mathieu Kassovitz n’a pas non plus fait le choix du manichéisme, en dépit de sa charge contre les abus policiers (lors par exemple de la scène de la garde à vue) : les dernières minutes du film font de La Haine cet impitoyable brûlot renvoyant dos à dos policiers violents et adolescents desociabilisés et  devenus haineux.

    Esthétiquement, c’est là que les deux films divergent le plus, ce qui n’a pas empêché les réalisateurs d’obtenir chacun un prix de la mise en scène à Cannes. Pour Les Misérables, Ladji Li adopte un parti-pris naturaliste et hyperréaliste. L’utilisation de scènes filmées par drones a toute sa pertinence, puisque c’est un de ces appareils qui va être l’un des moteurs du drame. Mathieu Kassovitz choisit par contre une réalisation des plus classiques dans La Haine, tranchant radicalement avec une thématique très actuelle et le décor hyper contemporain : noir et blanc somptueux, cadrages travaillés, travellings lents, scènes larges et mouvements de caméra choisis avec soin.

    Deux films, deux époques, deux esthétiques mais un seul discours alarmiste sur la réalité des banlieues. Alors, oui, il n’y a pas dans La Haine ces éléments plus contemporains qui sont apparus depuis dans les banlieues (téléphones mobiles, réseaux sociaux omniprésents ou barbus islamistes), mais le discours de ces deux grands films disent finalement la même chose de ces zones abandonnées.

    Les Misérables de Ladj Ly, avec Damien Bonnard, Alexis Manenti et Djebril Zonga
    Drame français, 2019, 103 mn
    https://le-pacte.com/france/film/les-miserables
    La Haine de Mathieu Kassovitz, avec Vincent Cassel, Hubert Koundé et Saïd Taghmaoui,
    Drame français, 1995, 98 mn
    https://www.imdb.com/title/tt0113247

    Voir aussi : "La Haine ressort en salle"

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  • Aubusson tisse Miyazaki

    Aubusson et Miyazaki : voir ces deux termes accolés peut laisser dubitatif. Une petite ville de Province et un génie du dessin animé et du cinéma. C’est pourtant bien dans cette sous-préfecture de de la Creuse, capitale de la tapisserie et dont le savoir-faire a été classé au Patrimoine Culturel Immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2009, qu’aura lieu une des rencontres artistiques les plus passionnantes.

    La Cité internationale de la tapisserie a en effet signé une convention avec le Studio Ghibli Inc. pour la réalisation d’une série de tapisseries d’Aubusson monumentales extraites de grands films signés du maître de l’animation japonaise, Hayao Miyazaki. Cette nouvelle tenture-événement réalisée entre 2020 et 2023 est destinée à rejoindre les collections de la Cité.

    Rappelons au passage qu’un ensemble de tapisseries sur le même sujet est appelé une tenture. Ces tissages, souvent de 6 à 8 pièces, peuvent compter jusqu’à plus de 12 ou 14 tapisseries assorties.
    Ce n’est pas une première pour le musée de la tapisserie qui s’était lancé en 2017 dans un projet incroyable : une première tenture-événement, "Aubusson tisse Tolkien", composée de 13 tapisseries et un tapis d’après des illustrations originales de J.R.R. Tolkien. Les premières pièces avaient été présentées à la BNF à l’occasion de sa grande exposition consacrée à Tolkien en 2019-2020.

    Voir une partie de l’œuvre de Miyazaki tissée à Aubusson peut surprendre et apparaître incongru. Mais c’est oublier que, depuis ses origines au XVe siècle, la tapisserie d’Aubusson s’est intéressée aux grandes tentures narratives, à l’exemple des récits d’Homère d’après Isaac Moillon (XVIIe siècle), de L’Histoire d’Alexandre d’après Charles Le Brun (XVIIIe siècle) ou de l’histoire de Renaud et Armide tiré de La Jérusalem délivrée par Torquato Tasso. Cette tradition s’est perdue au XIXe siècle, avant de revenir en force avec les romans de fantasy de Tolkien puis, à partir de cette année donc, avec les mangas de Miyazaki.

    La tradition des tentures narratives s’est perdue au XIXe siècle avant de revenir en force avec les romans de fantasy de Tolkien

    La Cité internationale de la tapisserie a choisi avec le Studio Ghibli de reproduire sur tapisserie des images extraites de Princesse Mononoké (1987, "Ashitaka and Yakul in the forest", projet de tapisserie de 5 x 4,60 m), Le Voyage de Chihiro (2001, "Chihiro presented to No Face", projet de tapisserie de 3 x 7,50 m), Le Château ambulant (2004, "The Moving Castle at sunset", projet de tapisserie de 5 x 5 m et "Old Sophie at Howl’s bedside", projet de tapisserie de 3 x 5,60 m) et Nausicaä de la vallée du vent (1994, "(Panoramic view of the Omus", projet de tapisserie de 2 x 10 m).

    Les visiteurs peuvent découvrir depuis le 17 octobre un espace de présentation du projet au sein de la plateforme de création contemporaine de la Cité, puisque la réalisation de ces tapisseries monumentales va s’étaler de 2020 à 2023. La Cité d’Aubusson parle de défi à plus d’un titre, car passer d’’une sélection d’images de dessins animés à des tentures de grande taille pouvant illustrer un univers en mouvement nécessite un important savoir-faire. Bruno Ythier, conservateur de la Cité internationale de la tapisserie, a formulé ainsi ce travail de transposition : "Ce n’est pas un simple agrandissement, les lissiers racontent souvent cette anecdote : « Vous partez d’une rose qui est minuscule sur le dessin, si vous l’agrandissez bêtement sans réfléchir, vous vous retrouvez avec un chou. Il faut retravailler l’agrandissement à mesure pour retrouver l’esprit du dessin original. Un ensemble de paramètres techniques doivent être pris en compte. »"

    Début 2021, le premier tissage, celui tiré du film Princesse Mononoké, devrait être lancé, avant d’être terminé l’année suivante.

    Les œuvres de la tenture seront exposées au fur et à mesure de leur réalisation. Elles seront visibles dans le parcours d’exposition de la Cité. À terme, un espace spécifique leur sera consacré. Les fans de Miyazaki seront sans doute les premiers à venir admirer les résultats finaux.

    Cité internationale de la tapisserie – Aubusson (23)
    Ouverture de septembre à juin, de 9h30-12h et 14h-18h fermé le mardi.
    Et de juillet et août, de 10h-18h. Tous les jours sauf le mardi: 14h-18h.
    Fermeture annuelle : mois de janvier.
    www.cite-tapisserie.fr

    Voir aussi : "Prêt·e·s à creuser des citrouilles ?"

    © 2001 Studio Ghibli-NDDTM

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  • Quatrième dimension

    J’avais eu l’occasion de vous présenter le premier recueil de nouvelles d’Yves Bernas, Vitax®. Le voici l’de retour pour une nouvelle salve d’histoires aussi hallucinées et hallucinantes, Le Motel Rose et autres nouvelles (éd. Librinova).

    On retrouve dans ce nouveau livre ce qui fait le caractère d’un auteur qui mêle absurde et science-fiction, dans des nouvelles où les héros se débattent dans des réalités prêtes à s’effondrer.

    Nous parlions de Vitax® : ce produit imaginaire aux capacités biogénétiques dignes d’un savant fou, apparaît brièvement dans "Le motel rose", la nouvelle qui donne le titre au recueil. Roger file le parfait amour avec Miss Barret, une comtesse et veuve d’un puissant fondateur d’une firme biomédicale suisse. Le jour où celle-ci lui demande de l’accompagner à cette clinique pour recevoir un nouveau cœur, son mari plus âgé se trouve entraîné dans une histoire rocambolesque mêlant trafic d’organes, clonage et course à la jeunesse éternelle.

    Dès cette première histoire, nous sommes dans l’univers kafkaïen d’Yves Bernas, jamais aussi à l’aise que lorsqu’il s’agit de suivre des personnages sur le fil, entre monde réel et folie. L’auteur se joue du lecteur en entrant dans la tête d’hommes et de femmes sur le point de sombrer, à l’image de "Voilà voilà", du "Visiteur" ou de "La rate", une nouvelle en hommage à Stephen King dans laquelle un employé municipal est chargé de s’occuper d’un canal obstrué.

    Univers kafkaïen

    Nous sommes avec ce recueil dans des univers dignes de La Quatrième Dimension. Ils permettent à l’écrivain de jouer avec certains codes littéraires, à l’instar du "Double de l’agent", récit d’espionnage et de thriller autant que de science-fiction qui s’interroge aussi sur la paternité et sur le déterminisme familial : "Et Royd cherchait pour la millième fois à percer le secret de la difformité de son esprit. Pauvre Royd, qui essayait de comprendre son destin ! Qu’avait fait son père ?"

    Dans "« Jean Waugal »" (les doubles guillemets sont volontaires), cette fois Yves Bernas revisite le pacte faustien, pour une nouvelle dans laquelle deux artistes – l’un talentueux mais las du succès, alors que l’autre, médiocre, recherche une gloire qui ne vient pas – s’accordent pour se partager la paternité d’une œuvre littéraire devenue un piège.

    Yves Bernas puise visiblement chez Kafka la sève de ces histoires dans lesquelles folie, mal être et absurde se télescopent pour cerner des personnages paumés ou se cherchant une place dans le monde, à l’instar du récit "Quel temps magnifique !"

    Écrivain et réalisateur, Yves Bernas prépare l’adaptation à l’écran du "Motel rose". Une autre adaptation, celle du "Visiteur" (Der Besucher), a été tournée et a même reçu plusieurs prix.

    Yves Bernas, Le Motel Rose et autres nouvelles, éd. Librinova, 2020, 215 p.
    https://www.librinova.com/librairie/yves-bernas/le-motel-rose-et-autres-nouvelles
    http://ybernas.de

    Voir aussi : "Vitax® (et autres nouvelles)"

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  • Hoze, qui l’aime la suive

    Hoze c’est Carine Erseng, qui a sorti cet été son premier EP éponyme. Pour son entrée en matière, la chanteuse se démarque avec sa pop souriante, joyeuse, pour ne pas dire insouciante, à l’instar du premier morceau de son mini-album, Je danse sur les toits : "Adolescente, / Je m’en foutais déjà / J’embrassais Hugh Grant / Je dansais sur les toits."

    Cette déclaration d’amour pour la liberté est à mettre en parallèle avec Hello ola. Ce titre dansant déroule comme un mantra une invitation au Care, à prendre soin des uns des autres : "Il faut qu’on s’aime… Juste un sourire… un bonjour… J’ai toujours eu la solution à nos problèmes. La seule issue : il faut qu’on s’aime."

    Hoze chante aussi, avec une fausse légèreté et une vraie sincérité, des préoccupations à la fois graves et quotidiennes. Ainsi, dans Regarde, une canette jetée par terre par un "mec" déclenche une réaction épidermique de la chanteuse : "C’est mal parti !" La chanteuse fait de ce geste tristement banal le point de départ d’un message universel : "Regarde / La preuve en images / De tous nos ravages / Regarde /Juste une seconde avant la fin du monde / Avant qu’on déménage."

    Consolation et réconciliation

    Bourrée de vie, Hoze ne pouvait pas ne pas aborder sans doute le seul sujet qui vaille : l’amour. L’artiste le revendique plutôt deux fois qu’une dans JTM JTM : "Il arrive sans crier gare / Celui qui me la fait belle ni trop tôt ni trop tard / Où tu es / Ne comptez plus ma pomme / Pour la déprime du samedi / J’ai enfin trouver un homme / Qui me dit / JTM JTM."

    L’amour est toujours possible, chante en substance Hoze dans Parle-moi, un titre à la fois de consolation et de réconciliation : "Force est de constater / Que le temps nous est compté / Que toutes ces petites choses futiles / C’est du bonheur inutile… Parle moi moi parle moi / De tout ça de tout ça de tout ça / Tu sais l’amour c’est ça / Y’a des hauts y’a des bas."

    Hoze, l’amoureuse, mais aussi la grande amie et la bonne copine, sait donner du sourire, sans renier pour autant son ultra moderne sensibilité, qu’elle chante avec sa french pop énergique dans Au feu les pompiers, l’extrait sans doute le plus réussi de son premier EP : "Au feu les pompiers / Y’a mon cœur qui brûle / Au feu les pompiers / Y a mon cœur brûlé."

    Hoze : une passionnante et attachante chanteuse à suivre, et vous l'aimerez, sans aucun doute.

    Hoze, Hoze, EP, Ovni Productions, 2020
    https://www.facebook.com/carine.erseng
    https://www.instagram.com/carineerseng

    Voir aussi : "Dans le game avec Barange"

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