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Les partenariats Bla Bla Blog

  • Les apparences sont-elles toujours trompeuses ?

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    Le café philosophique de Montargis proposera la dernière séance de la saison le vendredi 19 juillet 2019 au café Le Belman. Le débat portera sur la question "Les apparences sont-elles toujours trompeuses ?"

    C’est surtout grâce aux apparences, à la façon par laquelle une chose, une personne, un événement se présentent immédiatement à nous et à nos sens, que nous appréhendons le monde. Ainsi semblent-elles jouer un rôle essentiel dans nos connaissances. Pourtant, les apparences peuvent aussi nous induire en erreur et nous tromper : à première vue, c’est plutôt le Soleil qui tourne autour de la terre. De même, ma première impression sur une personne n’est pas toujours la bonne. Dès lors, en quoi notre perception du monde est-elle prisonnière de ces apparences ? Est-ce que l’apparence nous trompe toujours ? Devons-nous toujours nous en méfier ? Doit-on tenir pour vraie l’allégorie de la caverne de Platon, selon laquelle le monde ne serait constitué que d’apparences illusoires, à distinguer de la vraie nature des choses ? Notre perception peut-elle, malgré tout, nous permettre d’accéder à la vérité ?

    Ce seront autant de points et de questions qui pourront être débattus lors de cette séance du café philosophique de Montargis, le 19 juillet 2019 à 19 heures, au Belman.

    La participation sera libre et gratuite.

    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com

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  • Un peu de fraîcheur avec l’œil du frigo

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    Au secours, la fin du monde arrive ! Je veux dire : la canicule... Il est vrai que les chaînes d'info en continu semblent nous promettre l'enfer sur terre cette semaine : raison de plus pour nous rafraîchir avec une scène de frigo tirée d'un film légendaire, E.T. L’Extraterrestre de Steven Spielberg. Même les aliens peuvent avoir un goût prononcé pour notre célèbre appareil électroménager, si béni en ces périodes estivales. Place à l’‎Œil du frigo qui nous décrypte une scène culte de ce film sorti il y a presque quarante ans

    Un peu de fraîcheur avec cette séquence d'E.T. devant un frigo. Évidemment, on ne présente plus ce sympathique extraterrestre qui nous a rendu une visite dans les années 1980. Depuis,  plus de nouvelles : à croire qu'il n'a pas aimé la terre. À moins que cela ne soit à cause du frigo. Je me suis toujours demandé, déjà tout petit - ça date un brin - ce que penseraient les extraterrestres s'ils ouvraient un de nos frigos... Question métaphysique qui n'a jamais trouvé de réponses et qui m'a plongé après quelques dépressions spatiales à me demander si les extraterrestres existaient vraiment (à part moi, bien sûr). Bref, E.T. ouvre cette fabuleuse porte comme si un trésor se cachait derrière. On a déjà vu que Spielberg vénérait les frigos puisqu'on peut se cacher dedans en cas d'explosion nucléaire.

    Ici, ce cher Frigo est le réceptacle de nos trésors. Il est pour une fois très bien achalandé. Pas question que cet invité de marque ne découvre un frigo désert. E.T. se jette directement sur la salade de patates toute préparée de chez Boys. Allez comprendre cette marque... Certainement parce que les "boys" que nous sommes ne savent pas faire de salade de patates. Première claque : si un jour je fais un récital de l’œil du frigo je vous ferai une salade de patates à flinguer un extraterrestre. D'ailleurs E.T. ne se trompe pas : il goûte et jette le pot au chien (j'aime quand les claques font boomerang). Il aurait pu avec tout ce qui se trouve devant lui se préparer une super recette, un peu extraterrestre, avec des épices de chez lui, saupoudrée de kryptonite. Mais non, dès son arrivée , il se comporte comme un américain, salade toute préparée, et direction la bière au fond du frigo. Finalement E.T. est un Américain moyen, moche, avec du ventre et des doigts bizarres. Spielberg, nous explique ça en deux plans : qu'avons nous à montrer à ces habitants du nouveau monde ? Rien, messieurs les E.T. : venez vous soûler dans nos frigos. Oui, je sais, je suis dur, mais la preuve est là : toujours pas d'E.T. en vue depuis plus de vingt ans... On les a dégoûtés !

    Encore une petite remarque sur la porte du Frigo , le pot en haut à gauche au couvercle jaune en début de séquence, dont je n'arrive pas à identifier le contenu, devait être drôlement bon puisque l'assistant réalisateur à du le faire disparaître au profit d'un pot à couvercle blanc sur le plan de la bière.

    Il s'en passe des choses dans les frigos. E.T. aurait pu nous crier tout le film "E.T. frigo !": cela aurait été plus classe, plus mystique, plus E.T., bien plus poétique que "E.T. maison !".

    ODF

    E.T. l'extraterrestre, science-fiction de Steven Spielberg
    avec Henry Thomas, Drew Barrymore, Robert MacNaughton,
    Dee Wallace et Peter Coyote
    Etats-Unis, 1982, 115 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "E.T. Frigo"

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  • Une scène très Ikea dans Fight Club

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    Focus cette semaine grâce à L’‎Œil du frigo d'un film culte : Fight Club de David Fincher s'est imposé comme un drame social complexe et aux multiples interprétations. Philippe, notre chroniqueur de L’‎Œil du frigo explique pourquoi le frigo a une vocation scénaristique plus pointue qu'il n'y paraît

    Voici une scène de frigo, encore une fois dans un film de David Fincher – souvenez-vous de Seven. Ici, dans Fight Club, le frigo est un point essentiel : on le voit très légèrement mais il va obliger Edward Norton à déménager. C'est dire l'importance d'un frigo, du destin.

    J'aime cette scène "Ikea". Evidemment, on est complètement hypnotisé par les meubles qui s'installent dans l'appartement vide. On aimerait bien d'ailleurs que nos meubles Ikea s'installent aussi bien. Plissez un peu les yeux et cherchez l'essentiel de cette séquence. Edward assis sur son trône, feuillette son catalogue puis remonte toutes les pièces, comme une lente digestion (voire régurgitation) : direction le frigo. Bref, pour résumer, avant d'ouvrir cette foutue porte de frigo, on remonte les parois intestinales du bel Edward. Je sais c'est un peu scato, mais cette vomissure commence par le début, l'ouverture de la porte du frigo et le choix de la nourriture. On est en plein dans le film. On part des toilettes pour aller jusqu'au Frigo. L'inverse aurait été plus normal même si je ne suis pas un grand gastro-entérologue. La décomposition remonte le temps et atterrit au point de départ le Frigo !

    Non ne soyez pas si dégoûté, à ce moment-là du film tout est encore soft... À l'ouverture de ce frigo, qui ne semble pas avoir été vendu par Ikea, on note bien qu'il n'y a rien dans le frigo, ou presque. Edward est désemparé. En haut, une pomme et une poire. En dessous, un vieux bout de fromage, deux pots bizarres. Et tout en dessous, du lait. Le plan ne s'élargit pas : il tourne et là – oh miracle ! – nous tombons sur des pots de confiture ou des pâtes chocolatées. À noter quand même qu'il y a un vieux poivron vert à côté d'un pot de beurre. On se demande qui a bien pu ranger le frigo : quel bazar...

    Oui, Fincher adore les frigos : il y synthétise la paroi de ses films. Enlevez une pomme de son frigo et c'est un autre film... Essayez chez vous et vous aurez une autre vie. Là, je me sens à fond pour vous parler du destin, du yi-jing, des folies de votre corps : bref de toute une vie autour de l'objet "frigo". Bon, le film est bien "dark" et le personnage féminin Marla (Helena Bonham Carter) est bien barré. Je ne vous la décriai pas mais elle vaut son pesant de noirceur.

    Une phrase résonne encore dans mon cerveau pour vous situer l'espace frigidaire dans lequel on se situe : "On a frôlé la vie", dixit Tyler (Brad Pitt, le gourou du fight club). Et là, vous foncez dans votre frigo virer une pomme, histoire de changer le destin.

    ODF

    Fight Club, drame de David Fincher
    avec Edward Norton, Brad Pitt et Helena Bonham Carter
    Etats-Unis, 1999, 139 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Fight Club Frigo"

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  • J'ai bien vu Emma Zégarski et j'ai bien écouté les Sugarr

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    Avant une pause musicale Pelhamonabudget nous parle d'une semaine qui s'est avérée finalement moins décevante que ce qu'il craignait. La preuve avec la découverte d'un groupe qui pourrait bien avoir inventé un nouveau style musical. Rien que ça.

    Voilà une semaine qui aurait pu être meilleure, mais qui aurait aussi pu être bien pire. En écoutant les artistes qui allaient jouer cette semaine je me suis dit qu’il n’y avait pas un seul groupe ou artiste indispensable. Je me suis dit que je pourrais, donc, prendre une semaine de congé, mais j’ai finalement décidé d’assister à ces concerts.

    Ma semaine a commencé le mardi soir à La Belle Hortense, une librairie qui est également un café bar. À la Belle Hortense je voulais voir l’artiste Emma Zégarski, et je l’ai bien vue… pendant quelques secondes. J’ai juste entendu la fin de sa dernière chanson avant sa pause, et, comme mes amis les Libert’airs le savent, je ne reste jamais aux concerts pendant les pauses. Alors, je pense qu’Emma Zégarski est une bonne artiste malgré le fait qu’elle soit une Française qui chante en anglais. D’après ce que j’ai écouté en ligne, son anglais est très bon. Et puis, elle est influencée par la musique folk américaine, alors c’est pertinent qu’elle chante en anglais. La Belle Hortense était pleine pendant la prestation d’Emma Zégarski, mais j’avais l’impression qu’une seule personne, à part moi, l’écoutait. Ce n’était pourtant pas le cas : Madame Zégarski est sortie pendant sa pause et un travesti anglophone lui a parlé, alors peut-être qu’il l’avait écoutée aussi.

    La révélation de la semaine était Sugarr, que j’ai vu au Supersonic le mercredi. Sugarr n’a qu’une moitié de chanson en ligne en ce moment, et la qualité de cet extrait est mauvaise. Mais j’ai décidé de prendre un risque et d’aller les voir. J’étais sûr que j’allais être déçu, en sachant que je suis toujours dupé par la musique qui est de mauvaise qualité. Je suis arrivé tôt dans la soirée au Supersonic : un coup de bol... J’étais témoin des dernières chansons du concert de Sugarr. C’est un tout jeune groupe et ils n’ont donc pas beaucoup de chansons. En allant au Supersonic, j’avais peur qu’ils soient un groupe de grunge. J’aime bien le grunge, je veux dire : le grunge américain. Les Français ne sont typiquement pas de bons interprètes de grunge, mais, heureusement, les Sugarr ne sont pas du tout grunges : ils sont plus "heavy", un peu "stoner" et "swamp rock." En bref, je pense qu’ils créent un genre de musique entièrement nouveau : retenez bien ce que je suis en train d’écrire…

    La grande déception de la semaine a eu lieu à l’International, le vendredi soir. J’avais voulu voir le groupe The Ramblers, et j’ai été choqué quand un mec m’a arrêté au sommet de l’escalier pour que je paie cinq euros. J’avais pensé que le concert était gratuit – un couvert de cinq euros pour ce concert était excessif, et donc je suis rentré chez moi. Je m’en foutais, mais le vendredi soir a bien confirmé ce que j’avais déjà soupçonnais : l’International est mort, et ça c’est super triste.

    Pelhamonabudget

    https://pelhamonabudget.wordpress.com
    https://emmazmusique.wixsite.com/site
    https://www.facebook.com/caramelizedmusicshit

    Voir aussi : "Comment j'ai raté quelques bons artistes"

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  • Plaisirs froids

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    Lune froide : ce film de 1991 vous dit quelque chose ? L’‎Œil du frigo vous rafraîchit la mémoire, et c’est le moins que l’on puisse dire. Focus sur ce film singulier de Patrick Bouchitey.

    Un frigo dans Lune froide, forcément cela devait être trash. Ce magnifique film, bien noir, ne pouvait associer un frigo, organe du plaisir gustatif qu'avec un orgasme charnel dont le dégoût se lit sur le visage de Patrick Bouchitey.

    Lune froide est un film sur deux marginaux complètement déjantés que rien n'arrête. La scène du frigo est très significative, elle montre comment il faut, lorsque l'on est le squatteur de la famille, trouver du plaisir. Simple : le plaisir, ça se vole, et si possible dans un frigo. Un peu d'alcool, quelques canettes fraîches volées à l'amant de sa sœur. L'orgasme, finalement, est dans le cerveau du voleur et non dans celui qui a rempli le frigo – ça laisse perplexe. Le frigo, sans congélateur mais avec juste un freezer sur le haut, ne regorge d'ailleurs que de canettes. Même la porte qui est d'habitude réservée aux sauces en tout genre est remplie du précieux breuvage qui enivre notre marginal dont la méningite semble bien dispersée.

    Il suffisait juste d'associer la bande son de l'orgasme, un frigo ouvert et un breuvage pour rendre ce marginal tellement humain alors que c'est un vrai dégueulasse. Voilà comment un réalisateur un peu malin affiche la complicité d'un frigo à des scènes interdites au moins de dix huit ans. Le frigo pourrait nous plonger dans des orgasmes gustatifs dont vous n'auriez pas idée. Choisissez bien vos produits : quelques canettes, du bio, des laitages, fromages, truffes, etc., et laissez refroidir. Introduisez vous en cambriolant la porte dans cet univers de papilles, et faites mijoter le plaisir. Portez à ébullition et laissez-vous bercer par les effluves de saveurs. Passez du froid au chaud, de rien à l'extase et régalez-vous. Lorsque la satiété arrive, glissez au fond de vous-même et appréciez ce merveilleux organe frigoristique…

    Patrick Bouchitey le comprend bien : après cette scène, il ne peut plus rester. Il faut partir, aller de l'avant – ou de l'arrière : il n'y a pas de sens après le plaisir éprouvé par ce marginal. Il n'y en aura pas dans le film non plus. Son acolyte, Jean-François Stévenin, n'est pas en reste. À eux deux ils vont aller le plus loin possible dans l'univers du plaisir de la chambre froide (je vous laisse le découvrir…). C'est trash, rugueux, subtil, méchant, délirant, hors-norme : un film qui fait dévier les chemins, interroge sur nos chambres froides et prend un malin plaisir à nous éreinter.

    À voir si vous avez le cœur bien accroché !

    ODF

    Lune froide, comédie dramatique de Patrick Bouchitey
    avec Patrick Bouchitey et Jean-François Stévenin, France, 1991, 90 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Lune froide frigo"

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  • Comment j’ai raté quelques bons artistes

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    Pelhamonabudget nous raconte sa semaine musicale, et hormis quelques surprises, il ne cache pas quelques déceptions. Comme quoi, on ne peut pas tout aimer.

    Toutes mes excuses à Nour, the Bakounines, Vaguess, Marianne Feder, Lewsberg, Mackenzie Leighton et Pizzzb : cette semaine n’a pas été particulièrement couronnée de succès.

    Nour a l’air resplendissante, mais c’est impossible de s’attarder très longtemps au Jazz Café Montparnasse : je n’ai jamais bu un Coca Zéro aussi vite que celui que j’ai avalé là-bas, ce lundi soir, durant une soirée où se produisaient des amis de Nour. Nour ne jouait finalement pas de jazz malgré le fait qu’elle se produisait au Jazz Café Montparnasse. Quant à cet invité, un jazzman violoncelliste, je dois dire que son humour ne m’a pas particulièrement touché.

    Mardi soir, je ne connaissais pas le nom du groupe qui se produisait à l’International. Plus tard, j’ai découvert qu’elles s’appellent Laisse-moi et elles ne sont pas mal, mais c’est surtout dommage que j’ai raté the Bakounines. Je ne m’attarderai pas sur Laisse-moi mais plus sur L’International, qui est franchement décevant. Dans le passé, tous ses concerts étaient gratuits, mais cette fois j’ai été choqué d’être arrêté au sommet de l’escalier pour payer ce concert. Un conseil donc : "Faites gaffe à l’International’. Voilà qui est dit.

    Je voulais voir deux groupes aux Mains d’œuvres le mercredi soir : Lewsberg et PIP, mais je n’ai réussi qu’à voir PIP. Le set d’Os Noctàmbulos , en deuxième partie de la soirée, ne m’intéressait pas : non pas que je n’aime pas ce groupe mais je l’avais déjà vu deux fois. Je me suis donc éclipsé à la fin du concert de PIP, qui en plus ne m’a pas franchement ému. Ils manquent de basse : avec un ou une bassiste ils seraient superbes mais en ce moment il est clair qu’il leur manque cet élément capital. Si j’avais su que PIP manquait d’un bassiste je serais venu plus tard aux Mains d’œuvres pour voir Lewsberg, qui avait l’air véritablement fantastique.

    Le jeudi soir j’ai décidé de rater le concert de Mackenzie Leighton pour soutenir une amie, une chanteuse lyrique, ainsi que son mari, un pianiste de jazz. Ils jouaient à la Galerie One Moment. Je ne comprends pas l’attrait de la musique d’opéra et cet élitisme qui me met mal à l’aise.

    Au Walrus Disquaire Café, ce vendredi soir, j’ai vu Louise Thiolon, et je pense qu’elle est une très bonne artiste. Sa musique est douce. Sa voix aussi. Ses concerts sont cool, mais, cool ou non, le Walrus Disquaire Café était bien trop plein. Je n’ai pas pu regarder son concert trop longtemps : pour ma santé mentale, il a fallu que je quitte la salle. Dommage.

    Le samedi soir, au Supersonic, j’ai vu le remarquable groupe Ruines. Il est uniquement composé d’une batteuse et d’une claviériste. Ce duo arrive à créer une musique intéressante, dense et minimaliste. Les deux musiciennes du groupe chantent, et la voix de la batteuse convient parfaitement à la musique. Ses cris à faire glacer le sang m’accompagneront encore longtemps.

    Aujourd’hui, dimanche 26 mai, j’aurais beaucoup aimé voir le groupe Pizzzb au Centre International de Culture Populaire. Ils ont l’air drôles et j’ai l’impression que leur musique est subtilement et naturellement captivante, mais Louis Lingg and the Bombs était l’autre groupe au Centre International de Culture Populaire. Or, je n’aime pas ce groupe autant qu’il ne m’apprécie pas, et vu que personne ne pouvait me dire les horaires de passage des deux groupes, il a fallu que je rate ce concert, de la plus lâche des manières.

    Pelhamonabudget

    https://pelhamonabudget.wordpress.com
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    https://www.facebook.com/louisethiolonmusic
    https://www.facebook.com/pages/category/Musician-Band/RUINES-258983630931388

    Voir aussi : "Fast Friends, Daltons, Barricades : je vote oui !"

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  • Danse avec un frigo

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    L’‎Œil du frigo s'arrête cette semaine sur un des plus élégants et des plus émouvants films britanniques : Billy Elliot, ou l'histoire d'un garçon passionné par la danse classique et qui va être capable pour cela de déplacer des montagnes. Une chronique bien rafraîchissante pour un long-métrage qui ne l'est pas moins. 

    En voilà une belle scène de frigo. Simple efficace élégante dans un film qui respire la bonté et la liberté. Un jeune garçon, qui a perdu sa mère, a une vision d'elle alors qu'il ouvre le frigo pour se servir un verre de lait.

    Nous sommes dans une famille pauvre et le frigo est vide. Seul un pain de mie est posé sur la porte et une bouteille de lait est disponible au bas du frigo. Un vrai lien entre la mère qui apparaît dans une vision maternelle et nourricière. Le frigo est aussi là comme garant des souvenirs d'enfance. Combien d'entre vous se souviennent de quelques mets posés dans le frigo, de la façon dont ils étaient rangés, délicatement protégés, des petites maniaqueries de vos parents, de votre mère ? Ici la scène indique que Billy va quitter l'enfance, qu'il va s'en aller vers son destin. Il a pour énergie son père qui ne comprend rien à la danse ni au destin de son fils mais qui mettra tout en oeuvre pour lui faire franchir le Rubicon. Un homme qui se comporte en homme, en père, et souvent en imbécile, ce qui laisse de la marge pour Billy qui s'envole vers cette liberté que lui autorise la bonté paternelle nourrie du souvenir maternel. Un sacré film.

    Le frigo gardien de l'enfance, qui met au frais vos souvenirs gustatifs, colorés, froids, vos discussions familiales, quelques innovations culinaires ou quelques catastrophes de bouteilles fuyant dans le bac à légumes. Souvenez-vous  juste quelques minutes d'un fait. Replongez dans votre enfance: un vieil Arthur Martin avec un freezer, une loupiote qui vous aveugle et un moteur qui vous réveille un troupeau d'adolescents...

    Pour ma part, ça sera les yaourts faits dans notre yaourtière familiale Seb. On faisait des yaourts natures et comme on achetait toujours des yaourts natures on avait des yaourts natures : c'était simple, efficace et ancré dans le yaourt nature. N'empêche qu'on s'émerveillait toujours d'ouvrir ces pots rouges sortis du frigos, faits à partir d'un seul yaourt nature pour en faire huit autres natures. Une vraie révolution. Il me semble qu'on allait voir toutes les heures les yaourts en devenir pour voir s'ils devenaient des vrais yaourts ouvrant et fermant la porte du frigo au risque de se faire engueuler par notre mère...

    Il n'est pas impossible qu'à ce moment là un film qui ouvrait un frigo passait sur notre vieille télé en noir et blanc et que mon cerveau de jeune ait fait un yaourt de ces deux informations pour vous servir une flopée de fraîcheurs cinématographiques directement sorties de ce vieil Arthur Martin. Chacun sa madeleine. La mienne ressemble à un frigo.

    ODF

    Billy Elliot, comédie dramatique de Stephen Daldry, avec Jamie Bell, Julie Walters, Gary Lewis et Jamie Draven, Grande-Bretagne, 2000, 110 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Billy Elliot frigo"
     

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  • Fast Friends, Daltons, Barricades : je vote oui !

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    Cette semaine, Pelhamonabudget s'arrête sur un projet personnel et sur son devoir de citoyen. Il nous révèle par là-même son choix pour les prochaines élections européennes, occasion pour lui d'évoquer l'un de ces nombreux partis politiques en lice pour les prochaines échéances démocratiques. Bien entendu, notre chroniqueur australien n'oublie pas de nous parler de ses dernières sorties, avec quelques bons groupes, à Paris et en région parisienne.

    J’attends un appel : ça, c’est l’histoire de ma semaine. Depuis le dimanche dernier, j’ai attendu un appel. Un mail aurait tout autant suffi. Mais jusqu’à présent je n’ai pas eu de nouvelles de la personne concernée, et l’attente est angoissante.

    La personne concernée gère un sanctuaire d’animaux au milieu de nulle part : un village avec une population de 1075 d’habitants, et je rêve de pouvoir dire que ce village sera ma maison. Sauf que, jusqu’à ce que la gérante du sanctuaire d’animaux m’appelle ou m’envoie un mail, je ne peux rien faire.

    La gérante de ce sanctuaire cherche des bénévoles. Je l’ai contactée en février mais je n’ai pas postulé à ce moment-là. En avril, elle m’a tout de suite appelé, alors je me dis que c’est bizarre qu’elle ne m’appelle pas maintenant, en mai. Apparemment je ne peux même pas trouver un boulot bénévole. Il faut que je vous dise que je ne veux plus travailler pour gagner de l’argent, et ce sanctuaire d’animaux a l’air parfait : je vivrais dans une caravane là-bas !

    Il y a quelques semaines, j’ai voté pour la première fois depuis 2010. C'était lors des élections fédérales australiennes, et j'ai choisi la liste d’Animal Justice Party si vous voulez tout savoir. Le week-end prochain je voterai aux élections européennes, pour le Parti Animaliste. Tout comme l’Animal Justice Party n’a gagné aucun siège, le Parti Animaliste n’en gagnera pas plus, mais je voterai pour eux, quoiqu’il arrive.

    À part cette histoire d’élections, il y a eu des concerts cette semaine. Le mercredi soir, je suis retourné au Supersonic, une des dernières vraies salles de concert à Paris. J’y suis allé parce qu’un groupe néo-zélandais y jouait et, comme on le sait, si l’on étudie le ratio nombre d’habitants/artistes, les Néo-zélandais sont les meilleurs au monde. Bon, pour être honnête, le groupe néo-zélandais Mermaidens était trop rock pour moi, mais la première partie de soirée, Fast Friends (photo), était très impressionnante : ils jouent de la musique pop, folk, rock atmosphérique, et leurs textes, que le chanteur interprète à la perfection, sont sublimes.

    Le jeudi soir je suis allé au Cavern Club, un café-concert qui est maintenant mort, comme presque tous les cafés-concerts parisiens. Mais le jeudi, le Cavern Club a littéralement ressuscité grâce aux Daltons, un groupe que j’ai raté en 2014 à cause des règles ridiculement strictes de l’Alimentation Générale. J’avais déjà raison, en 2014, de vouloir voir ce groupe : ils jouent un blues moderne et indie, et leurs paroles sont remarquables : le sujet de leur première chanson était Pablo Picasso – rien que ça – et leurs solos de guitare ne sont pas rébarbatifs. Et ça, c’est le signe d’un très bon groupe.

    Le vendredi soir je suis allé à Aubervilliers, à La Villa Mais d’Ici. Malheureusement, les Vulves Assassines ont commencé avec beaucoup de retard. J’en avait déjà marre avant que le groupe ne monte sur scène. Il joue un mélange de rap, rnb et hip hop très agressif. Décidément, les Vulves Assassines ce n’est pas pour moi.

    Le samedi soir il a fallu que je quitte Paris de nouveau, et ce soir-là je me suis trouvé à Montreuil. Une fois arrivé à l’Armony, j’ai entendu la dernière note du concert de Nevermind The Car, avant d’assister à la prestation des Barricades, le groupe que je venais voir. Ils jouent du rock, tout simplement. Ils ont beaucoup d’énergie, une énergie qui était communicative dans la salle. Tout comme les Daltons, leurs solos de guitare étaient impeccables et pas du tout abrutissants. Un vrai plaisir.

    Voilà. Maintenant, je continue de prier pour mon prochain déménagement dans un village de 1075 d’habitants, tout en me préparant aux élections européennes.

    Pelhamonabudget

    https://pelhamonabudget.wordpress.com
    https://parti-animaliste.fr
    https://www.facebook.com/mermaidensband
    https://www.lesdisquespavillon.com/fast-friends
    http://www.lecavernclub.com/events/les-daltons
    http://www.barricades-rock.net

    Voir aussi : "Des filles qui gagnent à être connues"

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  • Jusqu’où peut-on se mettre à la place des autres ?

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    Le café philosophique de Montargis proposera une nouvelle séance le vendredi 24 mai à 19 heures au Belman. Les participants seront invités à débattre autour de cette question : "Jusqu’où peut-on se mettre à la place des autres ?"

    C’est sur autrui que portera cette séance, et plus précisément sur ma capacité à me mettre à sa place et à le comprendre. Comment puis-je ressentir de l’empathie envers cet alter ego, qui m’est extérieur et fondamentalement étranger ? Qu’implique le fait de se mettre à la place de l’autre ? S’agit-il d’abandonner sa propre identité pour s’identifier à l’autre ? Comment, au nom de quoi et avec quel impératif ? Est-il vraiment possible de comprendre autrui, sachant qu’il est tout à la fois moi et un être avec son existence propre ? Il sera aussi question d’altruisme, tout autant que de limites à cet altruisme.

    Ce seront autant de points qui pourront être débattus lors de cette séance du 24 mai 2019, à 19 heures au Belman. La participation sera libre et gratuite.

    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com

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  • Le transporteur 2 frigo

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    C'est du cinéma musclé que propose cette semaine notre chroniqueur de L’‎Œil du frigo. Et la première question qui se pose est de savoir si l'on doit se contenter de ce que l'on a...  

    Oui je sais c'est court, et vous en voudriez plus, mais il faut toujours se contenter de ce qu'on a... Bon, OK, je déteste cette phrase : il faut se contenter de ce qu'on espère, là, tout de suite, on ouvre quelques horizons. Le Transporteur 2, avec l'excellent Jason Statham, comporte une scène de frigo rapide mais entière.

    J'entends par là que la belle Audrey Billings (Amber Valletta), qui a un coup de chaud, ouvre son frigo, prend les poches bleues dont on comprend tout de suite qu'elles vont servir à la refroidir, puis referme le frigo. On imagine même qu'elle va les déposer sur son cou pour faire descendre la température. On ne voit que très peu les éléments du frigo mais on peut observer qu'il est plein. La porte, par exemple, est très bien achalandée, ce qui laisse présager qu'Audrey sait faire de bons petits plats et qu'elle se régale à enrichir ses accompagnements avec quelques condiments (d'où le proverbe : "Pour être bien accompagné, il faut se condimenter"). Si avant une invitation chez un ou une inconnue pour un dîner, vous avez accès au frigo, jetez tout de suite un œil furtif sur la porte du frigo. Cela vous donnera une indication sur votre repas, voire sur les plaisirs qui en découleront mais ça c'est un autre chapitre...

    Donc revenons à cette scène. Amber Valletta ouvre la porte et prend ses poches de froid, quand elle referme, elle sursaute devant la découverte impromptue d'un homme derrière la porte du frigo. Merci pour ce jeu d'acteurs formidable ! Jason aurait aimé, mais heureusement qu'il n'était pas dans la pièce sinon il aurait tout cassé à coup de pied dans tous les sens. Petite astuce que je vous conseille si lors d'une invitation impromptue vous voyez votre hôte ouvrir le frigo : cachez-vous derrière la porte pour voir l'effet que cela peut engendrer. Au pire, vous risquez d'être pris pour un fou, mais il faut savoir prendre des risques dans la vie pour faire exister son petit côté dingue. Et si votre hôte sursaute, alors vous aurez tout gagné. Vous pourrez lui parler du blog L’œil du frigo et de cette expérience humaine tellement importante. Votre hôte sera certainement bluffé de découvrir vos lectures nocturnes, il saura apprécier, je vous assure.

    La seule chose dont je suis sûr dans ce frigo c'est qu'il y a du ketchup : la tache rouge qu'il fallait peut-être pour briser ce bleu, en raccord avec celui des yeux d'Amber Valletta. 

    ODF

    Le Transporteur 2, film d'action  de comédie de Louis Leterrier
    avec Jason Statham, Alessandro Gassmann, Amber Valletta et 
    Kate Nauta, France, 2005, 88 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Le transporteur 2"
     

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  • Des filles qui gagnent à être connues

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    Pelhamonabudget nous fait le point sur sa semaine musicale. Au programme : que des filles, avec du bon, du très bon et du peut mieux faire.  

    Ce mercredi, je l’avais attendu depuis 2015. Slosh était le deuxième groupe sur scène au Supersonic : franchement, une vraie douleur, mais je savais qu’après cette abomination la grande Sneaks allait entrer en scène.

    Bon, j’étais au Supersonic pour voir Sneaks, et normalement je suis déçu lorsque je vois enfin un artiste que j’ai attendu longtemps. Ce n’était pas le cas : le set de Sneaks était sublime. Sneaks était superbe, même avant sa prestation lorqu’au moment des balances elle a répété : "Sneaks sound check…" Sa musique sort d’un ordinateur mais elle joue également de la basse et de la boîte à rythmes. Les sons de la basse et la voix de Sneaks se combinent pour créer quelque chose de vraiment spécial, et je ne parle pas de ses paroles simples qui collent parfaitement à la musique. Sneaks est une artiste à ne pas rater.

    Le jeudi soir je suis allé au Zorba pour regarder le set de Sofia Bolt. Ses chansons en ligne auguraient une artiste assez cool, mais en concert je l’ai trouvée plutôt terne. Mais la salle du Zorba était pleine comme un œuf pour voir son concert, alors peut-être que mon jugement est incorrect. Autre supposition : vu que j’ai beaucoup aimé ses chansons en ligne je suppose qu’elle a enregistré ces chansons avec un groupe ; or, elle jouait seule ce jeudi soir et son set était terriblement ennuyeux.

    L’attitude de Loane est parfaite

    Vendredi soir, direction le Walrus Disquaire Café pour assister au concert de Loane. Loane jouait seule aussi, tout comme Sofia Bolt et Sneaks, mais sa musique était considérablement plus intéressante que celle de Sofia Bolt – toutefois moins que Sneaks. Elle joue de la musique pop qui est un peu éthérée, mais ses paroles sont touchantes et, de plus, son sens de l’humour rend ses prestations extrêmement agréables. Elle a dit ce soir-là la même blague qu’Hugo Race lors d’un concert un peu compliqué dans un épouvantable pub de Melbourne. C’était le genre d’endroit où les gens vont pour parler, et ce soir là on s’est moqués de lui et de sa musique expérimentale. Il avait répondu qu’il allait interpréter trente-huit chansons de plus. Au Walrus Disquaire Café, ce vendredi soir, Loane a dit sensiblement la même chose : qu’elle allait jouer quelques chansons de plus, pendant trois bonnes heures. Oui : l’attitude de Loane est parfaite, et même si tu n’apprécies pas sa musique elle vaut la peine qu’on vienne la voir.

    Pour terminer, j’ai vu Sun Cousto au Zorba le samedi soir. Le groupe comprend une guitariste et une batteuse. Toutes les deux chantent et leur énergie est contagieuse. C’est dommage pour elles que la salle de concert était presque vide pour leur concert, mais elles jouaient très bien. J’imagine qu’elles seraient encore plus impressionnantes dans une salle pleine. Leurs voix se complètent impeccablement. Je vous recommande vivement ce groupe. Elles sont suisses, de Lausanne plus précisément, et si jamais elles font un concert près de chez toi , il ne faut pas les louper.

    https://pelhamonabudget.wordpress.com
    https://www.facebook.com/sneaksweb
    https://www.facebook.com/sofiaboltmusic
    https://www.facebook.com/LoaneAlone
    https://www.facebook.com/suncousto

    Voir aussi : "L’autre soir, une batteuse a sauvé ma vie"

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  • Coup de frigo à Nothing Hill

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    Ah, l'amour... Toujours l'amour... C'est sur l'une des plus marquantes comédies romantiques que se penche L’‎Œil du frigo. Coup de foudre à Notting Hill a bien sa place dans cette rubrique réfrigérante. Focus sur un des face-à-face les plus glamour du cinéma. Et la scène se passe, bien entendu, devant un frigo.  

    Nous voici donc dans le conte de fée où un jeune libraire, William Thacker (Hugh Grant), rencontre par hasard une jeune et célèbre star de cinéma, Anna Scott (Julia Roberts). Comme par hasard, ce jeune couple improbable finit chez le jeune libraire dès leur première rencontre. On frôle la naïveté suspendue au doux sourire de Julia Roberts et aux yeux de chien battu du sémillant Hugh Grant. Mais voilà : pour ne pas aller trop vite dans cette scène de connaissance, le réalisateur Roger Mitchell installe entre les deux protagonistes un frigo. A moitié vide certes, avec juste quelques œufs et des abricots qui servent de rempart aux deux acteurs. Le beau Hugh, ne sachant que dire, se plonge la tête dans le frigo à la recherche de quelques plaisirs frais qui ne semblent pas au goût de la belle. Elle décline cette invitation à fricoter devant le frigo.

    Il faut dire que nous sommes en 1999, veille de l'an 2000. Et même si l'on craint la fin du monde, personne n'a oublié la scène de frigo ultra sexe de Kim Bassinger et Mikey Rourke dans 9 Semaines et Demi. Alors, on ne la fait pas à Anna : elle dira non à tout ce que lui propose William, notamment à cette drôle d'idée de déguster des abricots au miel pour cacher le goût de l'abricot.

    Franchement, quand j'y pense, utiliser un frigo pour sortir des tirades aussi graveleuses, j'avoue que j'en perds mon frigo. Sacré réalisateur, qui arrive avec ce trivial appareil d’électroménager et quelques répliques à plonger le couple dans un registre sexuel alors qu'un frigo fait rempart de son corps.

    Un grand merci aussi à l'assistant réalisateur qui nous a placé un bocal d'abricots au miel dans le réfrigérateur pile au moment de la tirade… Pour l’œuf dans la porte, j’avoue que je n'ai pas d’explication terrienne à vous donner.

    Enfin, on comprend qu'elle ne dit pas non à tout, et c'est bien là l'essentiel, car lorsque l'ombre du frigo aura disparu, elle sera plus vulnérable et peut être même qu'elle pourrait se laisser aller à imiter Kim Basinger...

    Voilà un bel exemple pour vous expliquer à quel point le frigo est rentré dans l'inconscient collectif du cinéma et des frigos aux cinéma. Si l'on vous propose de goûter quelques fruits défendus devant un réfrigérateur, sachez à quoi vous attendre – ou sinon, lisez L’‎Œil du frigo. Une belle comédie sentimentale tout en sourire et en dents blanches à voir absolument

    ODF

    Coup de foudre à Notting Hill , comédie de Roger Michell
    avec Julia Roberts et Hugh Grant, Grande Bretagne, 1999, 124 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Coup de foudre à Nothing Hill Frigo"
     

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  • L'autre soir, une batteuse a sauvé ma vie

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    Nous ouvrons aujourd'hui la nouvelle rubrique de Pelhamonabudget. Il vient d'Australie, il est à Paris depuis 2012 et il se décrit comme "le pire musicien de tous les temps". Il est surtout passionné de musiques, de spectacles, de punk rock et de chansons françaises. Il nous offrira régulièrement des chroniques sur ses concerts. Cette semaine il va nous parler du Supersonic et d'une rencontre pas si anodine que cela avec une batteuse.

    Et, voilà. : il s’est passé quelque chose de nouveau après mon retour (triomphal – ou pas) aux concerts ce vendredi soir. Évidemment, je mens : j’étais déjà de concert le samedi le 27 avril, mais vu que je n’ai rien vu ce soir-là – à part la porte du Petit Bain – je dirais que mon vrai retour musical était vendredi soir. C’était au Supersonic.

    J’ai réussi à y entrer, et j’appelle ça déjà un succès. Bien sûr, la seule manière qui m'a permis d'aller au Supersonic a été l'invitation de quelqu’un. Quelqu’un d’intéressant en fait. C’est une batteuse. J’ai vu son groupe en janvier 2017 et on a un peu discuté. Plus tard, j’ai découvert qu’elle m’avait ajouté sur Facebook. J’étais heureux de l’accepter.

    Après avoir accepté sa demande d’amitié, on a échangé sur Facebook. On a parlé de nos philosophies musicales, et tout ça. Elle m’a dit, si je me souviens bien, que le chanteur de son groupe n’était pas bon. J’ai trouvé un peu bizarre que quelqu’un critique de cette manière un membre de son groupe. Juste après, elle m’a demandé ce que j'en pensais. Vu qu’elle considère que son groupe est merdique, avec un mauvais chanteur, je n’ai pas hésité à lui faire ma critique. Je le lui dit, de la manière la plus gentille possible vu que j’avais bu un verre avec eux et que leur musique n’est pas particulièrement puissante. Elle a été apparemment offensée par mon avis et elle a donc commencé à critiquer tout ce que je fais et tout ce que je représente – la critique musicale pour faire court.

    La clé des relations humaines est l’évitement

    Finalement, j’ai bien apprécié cette personne et sa façon d’être entière. J’ai donc dit à un ami qui cherchait un batteur que j’avais rencontré une musicienne sublime. Elle est maintenant la batteuse de son groupe. Pour autant, je n’avais pas vu le groupe de cet ami depuis que cette batteuse a commencé à jouer avec eux. Rien à voir avec elle, mais plutôt à des raisons personnelles.

    Bref, c’est grâce à elle que j’ai réussi à assister au concert du Supersonic, vendredi soir. J’ai réussi à y aller, mais je ne dis pas que je lui ai parlé. Non. Je l’ai vue mais elle vit, évidemment, dans son propre monde et elle ne m’a pas vu pendant la soirée. J’ai préféré. Grâce à la présence de cette batteuse au Supersonic, j’ai vu le groupe Le Dude en Pierre du Square du Temple. Sauf qu’à cause de mon état d’esprit du moment, j’ai trouvé leur musique terriblement déprimante. Cela ne m’a pas empêché de bien aimer le son du groupe Wet DyeDream : leur musique est très tonique et grâce à eux mon humeur s’est améliorée. J'avais une seule crainte : que la batteuse ne me voie.

    Voilà : une semaine calme. Je me réhabitue à aller aux concerts. La semaine prochaine, je verrai une artiste américaine que j’ai raté en 2015, à cause d’une intoxication alimentaire. Une dernière chose  : malgré le fait que je n’ai pas parlé à la batteuse du concert de vendredi soir, elle m’a dit ce matin qu’elle serait ravie de prendre un café avec moi un jour. La clé des relations humaines est l’évitement.

    Pelhamonabudget

    https://pelhamonabudget.wordpress.com

    Voir aussi : "Pelham rejoint Bla Bla Blog"

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  • Pelhamonabudget rejoint Bla Bla Blog

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    Après L’Oeil du Frigo, Bla Bla Blog ouvre son site à Pelhamonabudget pour des chroniques musicales inédites et décalées. Il nous proposera régulièrement les chroniques de ses concerts et entrer un peu dans son quotidien.

    Originaire d’Australie, Pelhamonabudget est exilé à Paris depuis 2012. Lui qui se qualifie comme "le pire musicien de tous les temps" lorsqu’il vivait à Melbourne, aime traîner à des concerts et écouter du punk rock et de la chanson française. Il est aussi l’auteur de deux livres, The Walking Poor et Chapter One and Others. Une compilation des meilleurs groupes du monde selon Pelham, est aussi sortie en 2015.

    Pelhamonabudget sévit également sur Internet, via son blog, https://pelhamonabudget.wordpress.com.

    Bienvenue à lui sur Bla Bla Blog. Bientôt, une première chronique sur le Supersonic.

    https://pelhamonabudget.wordpress.com
    https://twitter.com/pelhamonabudget

  • Frigo, la baleine et le frigo

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    On ne parle pas assez des films muets du début du XXe siècle : le noir et blanc, le muet, les jeux appuyés, mais aussi ces génies souvent oubliés. L’‎Œil du frigo nous propose une chronique sur l'une de ces figures marquantes, Buster Keaton, dit "Frigo" pour son visage souvent inexpressif. S'il y a un artiste qui colle le mieux à cette rubrique sur les frigos dans le cinéma, c'est bien lui. 

    À force de faire des recherches on tombe sur de drôles d'idées. Un homme, Buster Keaton dit "Frigo", part faire le tour du monde alors qu'une femme vient de lui briser le cœur. C'est souvent le rôle des femmes qui, pour un frigo mal rangé, sont prêtes à vous larguer – mais je m'égare...

    Evidemment, notre héros part avec une coque de noix et fait le plein du frigo. Le bateau, fait d'une grande tente blanche, est la représentation parfaite de nos appareils actuels. Il s'ensuit alors quelques mésaventures dont la fin est savoureuse. Je ne vais pas vous la raconter : il faudra prendre patience et regarder ce film muet durant vingt minutes et savourer tout l'art de Buster Keaton.

    Devenir Frigo à l'époque de l'invention du frigo, je trouve cela fascinant : un personnage aussi blanc qu'une porte de frigo et aussi froid qu'un glaçon ne pouvait certainement pas s'appeler autrement. Il remplit donc son frigo de bateau avec du zerolene (huile de moteur), du gasoline (essence) et du Hard Jack, qui semble être un fromage dur, donc qui se conserve longtemps. Quelle drôle d'idée de partir avec une caisse de fromage faire le tour du monde pour noyer son chagrin. Certes, lorsque l'on est Frigo, il n'est pas complètement incongru de naviguer avec un fromage bien au frais. Le réfrigérateur des années 20 était encore à ses balbutiements, et force est de constater qu'il consommait beaucoup d'essence et de d'huile de moteur. Nous n'avions pas de porte pour mettre les condiments mais nous pouvons être reconnaissant à cette femme qui a permis à Frigo de se jeter à l'eau – si je puis dire – et de nous faire découvrir presque un siècle après les prémices d'un frigo moderne.

    Dire que j'ai passé des décennies à me faire larguer sans jamais avoir pensé à partir avec du fromage dans le frigo, et même sans partir faire le tour du monde avec mon frigo... Pourtant, à bien y regarder,  si il y en a bien une qui ne vous largue jamais, c'est bien votre frigo, sauf quand il a bouffé toute l'huile de moteur. Mais je salue ce courage, cette expérience qui saura nous mener un petit peu plus loin dans nos vies et découvrir une fois encore jusqu'où l'humanité frigostique peut nous élever. 

    Ce petit bijou de Buster Keaton, d'une durée de 20 min, est à voir absolument.

    ODF

    Frigo et la Baleine (The Love Nest), Comédie de et avec Buster Keaton, USA, 1923, 22 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Frigo et la Baleine"
     

     

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