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Bla Bla Blog - Page 2

  • Les mots de Stéfany Rydel

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    Quelques jours après le décès de Christophe, Stéfany Rydel a proposé une reprise spontanée des Mots bleus, une interprétation qui fait bien entendu écho sa propre carrière, et spécialement à un titre original : Les Mots.

    Ce single est extraite de son nouvel EP (Les Mots), après un premier album remarqué, Renaissance.

    En chantant Les Mots, Stéfany Rydel lance un cri d’amour pour la parole libératrice et la liberté : "Une envie de chanter pour l'inégalité, un éternel combat", comme elle l’écrit elle-même.

    Stéfany Rydel, Les mots, 2020
    http://www.stefanyrydel.com
    https://m.facebook.com/stefany.rydel
    https://www.instagram.com/stefany_rydel

    Voir aussi : "Chanteuses, je vous aime"

    Crédit  Photos – LaStProductions

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  • Sarah Lancman amoureuse

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    "Mélancolie souriante et insolente / Amant-ami / Ainsi va la vie" : l’essence de Parisienne, le nouvel album de Sarah Lancman est tout entier dans ces trois vers de son premier titre (Et ainsi va la vie). La jazzwoman s’y livre avec un plaisir manifeste, avec aussi insouciance, liberté, mais aussi une forme de douce gravité.

    Nous avions parlé d’elle sur Bla Bla Blog comme d’une héritière convaincante de Michel Legrand. C’est particulièrement vrai notamment pour le morceau qui ouvre Parisienne. Un album qui revient vers la France après son escapade italienne (Intermezzzo, Jazz Eleven, 2019). A l'image de l'ensemble de l'opus, Et ainsi va la vie est éclatant, mélancolique, doux-amer et coloré comme une bande original de Jacques Demy.

    Sarah Lancman, à la composition et au chant (et toujours avec son complice et ami Giovanni Mirabassi), se pose en évidente disciple de l’auteur des Demoiselles de Rochefort (Dis-le-moi) et propose un album bien plus fécond et varié qu’il n’y paraît a priori.

    Ainsi, Tokyo Song, déambulation romantique dans une ville qu’elle connaît bien (elle a travaillé et joué à plusieurs reprises avec le trompettiste et chanteur Toku) a des accents jazz américains, et un esprit très européen lorsque la chanteuse use d’acrostiches pour rendre hommage à la capitale nippone : "Take me / Over land and over sea / Keep my heart in Tokyo / You know how to read my mind and feelings / Only you, I love you so /  So you see, I come to you my love / On my way to know you’re / Near tome, I feel your eyes above / Gazing at me if I’m true."

    "J’ai du mal à écrire autre chose que des chansons d’amour", confie Sarah Lancman

    C’est l’amour qui guide la Parisienne (Love You More Than I Can Sing jazzy). "J’ai du mal à écrire autre chose que des chansons d’amour", confie-t-elle d’ailleurs. Dans Parisienne, l’amour est dans tous ses états : parfois évanescent, parfois fuyant, mais omniprésent : "J’avais espoir / Tout ce que j’aimais / C’était en toi" (C’était pour toi).

    Sarah Lancman ne craint pas de voyager entre jazz et chansons. Elle ne craint pas plus de se frotter aux standards, à l’exemple d'une chanson de Charles Aznavour, une des plus belles rencontres du début de sa carrière. La chanson Parce que, que Serge Gainsbourg avait repris avec une rare élégance en 1985, devient chez elle un titre jazzy, servi merveilleusement par l’accordéon de Marc Berthoumieux. Sarah Lancman choisit singulièrement la légèreté pour un titre qui sonne comme l’aveu d’un échec sentimental ("Tu joues avec mon cœur comme un enfant gâté / Qui réclame un joujou pour le réduire en miettes").

    Dans The Moon And I ou A New Star, Sarah Lancman s’affirme avec une belle audace comme une grande crooneuse. Elle semble nous entraîner au Carnegie Hall de New York pour ce qui s'apparente à un bel hommage aux classiques américains des années 50. Et l’amour, toujours : "My love is real for you dear / I want to share all / Your smiles and all your tears."

    L’auditeur s’arrêtera sans doute plus longuement sur le titre Ton silence, par sa manière d’interpréter tout en douceur des sentiments indicibles : "Ton silence en dit long / Ton silence est bien là / Posé, ancré au sol / Telle une statue."

    La reprise de l’Hymne à l'amour est sans doute l’un des gros morceaux du nouvel album de Sarah Lancman. La chanteuse ose un exercice périlleux avec l’adaptation de ce classique indémodable. Elle fait le choix d’un Hymne à l’amour jazzy et tout en retenue, même si la fin de la chanson fait souffler un vent de tragédie : "Et si un jour la vie t'arrache à moi / Si tu meurs, que tu sois loin de moi / Peu m'importe si tu m'aimes / Car moi je mourrai aussi."

    Sarah Lancman, Parisienne, Jazz Eleven, 2020
    https://www.sarahlancman.com
    https://www.facebook.com/sarahlancmanjazz
    https://www.instagram.com/sarahlancman

    Voir aussi : "Retour et parenthèse italienne avec Sarah Lancman et Giovanni Mirabassi"
    "Les bonnes fées de Sarah Lancman"

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  • À la découverte de Hamilton

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    Connaissez-vous Hamilton ? Derrière ce nom se cache Alexander Hamilton (1757-1804) l’un des Pères fondateurs de la nation américaine. Mais il s’agit aussi de la comédie musicale de Broadway récompensée par 11 Tony Awards, Grammy Awards et Olivier Awards, et par un prix Pulitzer. Cette captation est réalisée par Thomas Kail, également coproducteur aux côtés de The Walt Disney Company, Lin-Manuel Miranda et Jeffrey Seller.

    Le spectacle est proposée à partir du 3 juillet sur Disney+, une occasion de découvrir une pièce annoncée comme révolutionnaire dans sa captation immersive. Le résultat, étonnamment intimiste, combine le meilleur du théâtre, du cinéma et d’une diffusion en streaming.

    Hamilton, qui est un hymne à la ténacité, à l’espoir, à l’amour et à l’union face à l’adversité, est un véritable biopic en deux actes et 48 chansons. Une pièce qui plonge dans la genèse des jeunes États-Unis d’Amérique : que cette comédie musicale soit proposée la veille de la Fête d’indépendance américaine est donc tout sauf un hasard. La version proposée sur Disney+ a été filmée en juin 2016 au Richard Rodgers Theatre de Broadway,

    Le réalisateur et également acteur principale, Lin-Manuel Miranda, s’enthousiasme de voir sa création proposée sur petit écran : "Je suis très fier de la manière dont Tommy Kail est parvenu à transposer Hamilton à l’écran. Chaque spectateur est assis dans le meilleur fauteuil de la salle ! (…) Je suis hyper fier de ce spectacle, et j’ai hâte que vous le découvriez à votre tour."

    Hamilton, comédie musicale de Lin-Manuel Miranda
    Avec Lin-Manuel Miranda, Daveed Diggs, Renée Elise Goldsberry,
    Leslie Odom, Jr., Christopher Jackson, Jonathan Groff,
    Phillipa Soo, Jasmine Cephas Jones, Okieriete Onaodowan et Anthony Ramos,
    Sur Disney+ à partir du 3 juillet 2020
    https://hamiltonmusical.com/london

    Voir aussi : "Binge-watching de spectacles avec Opsis TV"

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  • Chanteuses, je vous aime

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    Nicolas Vidal, on le connaissait comme chanteur. Le voilà cette fois photographe, et même brillant photographe. le musicien, auteur de Bleu Piscine et de des Nuits sereines n'existent pas, a choisi de diriger son objectif en direction de ses consœurs.

    Les chanteuses qu’il a croisées font l’objet d’une très belle exposition en ligne sur le site Faces ("Le webzine pop en noir et blanc").

    Tel un abécédaire – de A comme Alka à Z comme Zazie, en passant par le F de Fleur Offwood ou de Fishbach, le M de Maud Lübeck ou le S de Sônge – ce sont les artistes au féminin qui sont mises à l’honneur.

    Elles représentent une grande famille, comme le dit Nicolas Vidal, qui ajoute ceci : "Quand j’ai créé le webzine, j’avais la secrète envie de cartographier une scène pop au présent, indépendante et populaire, d’imaginer des familles musicales qui ne le sont que parce qu’on associe ensemble certains artistes."

    Ce sont 53 chanteuses de France – en 51 photos (sic) – qui sont portrairisés et exposées : c’est sans doute l’un des plus beaux hommages à cette scène de la pop et de la chanson qui a plus que jamais besoin de son public.

    Nicolas Vidal, Chanteuses de France, Faces, depuis le 28 avril 2020
    www.faceszine.com/chanteusesdefrance

    Voir aussi : "Le bleu piscine va bien à Nicolas Vidal"
    "Ex fan des eighties"

    nicolas vidal,photographe,chanteuse,exposition,galerie virtuelle,alka,fishach,sônge,fleur offwood,maud lübeck,zazie,alexia gredy

    #chanteusesdefrance - Alexia Gredy - Elodie Frégé © Nicolas Vidal

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  • Cœur mandarine

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    Tout (ou presque) respire les eighties et les nineties dans Brune Mandarine, le titre d’indé pop d’Austyn.

    En attendant son EP Désordes à paraître courant mai, un album réalisé par Denis Clavaizolle et auquel a collaboré Kent, Austyn propose le clip Brune mandarine réalisé par Ramataupia qui a fait le choix du minimalisme, de la couleur et du psychédélisme.

    Obsessionnel, dansant et envoûtant comme un titre de Bashung : "Ça sert à rien / Où t’habites / Si personne n’allume la dynamite / You call me châton / Je me tape des vertiges dans le salon".

    Austyn, Brune Mandarine, 2020
    EP Désordres, 22 mai 2020, sur les plateformes de musique
    https://www.Austyn.fr
    https://www.instagram.com/Austynmusique
    https://www.facebook.com/AustynMusique

    Voir aussi : "L'envie d'avoir envie"

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  • Jordane Tumarinson et les petites histoires de son enfance

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    C’est peut-être un détail pour vous, mais dans la jungle musicale qu’est l’Internet, Jordane Tumarinson fait partie de ces artistes non seulement à découvrir mais à suivre pour les prochaines années.

    L’univers artistique de ce compositeur est bien en place, comme nous l’avions déjà dit dans la chronique de son précédent album, Terra incognita. Son nouvel opus, Petites histoires de mon enfance, est assez court : un peu plus de 30 minutes, mais tout de même composé de 13 titres, qui sont autant de fenêtres ouvertes en toute discrétion sur un monde apaisé (Imagine), onirique (La place pour rêver) ou consolateur (Swich).

    Comme son titre l’indique, Petites histoires de mon enfance est complètement imprégné de nostalgie (Le défilé des sentiments, Imagine ou Sous les peupliers blancs). Le morceau qui donne son nom à l'album est écrit comme une comptine, un morceau admirable de construction harmonique, rieur et joueur, à l’instar de cet autre titre, La tête en l’air.

    Le travail de composition de Jordane Tumarinson est à souligner et à saluer : les harmonies et les mélodies prennent une place centrale, à l’instar du joyau qu’est Les trésors de Jérémie, juste, fin et d’une belle concision.

    Le compositeur fait aussi, comme pour ses créations précédentes, le pari du néoclassique (La place pour rêver ou Swish) mais aussi du minimalisme (C'était aujourd'hui) pour dérouler ses plages de piano que l’on pourrait qualifier de romantiques, voire debussyennes (Entre deux nuages).

    Ah, si j’ était cinéaste que je recherchais mon compositeur de BO…

    Musique autant naturaliste qu’impressionniste (Les trésors de Jérémie), à l’exemple de l’onirique De liane en liane, Jordane Tumarinson assume le choix de l’harmonie et de la mélodie pour un album très personnel (Ambiance dimanche).

    Au piano, le compositeur et musicien alterne jeux de rythme (Les trésors de Jérémie, Sous les peupliers blancs), variations (La place pour rêver), textures sonores (De liane en liane) et mélodies irrésistibles (Petites histoires de mon enfance, La tête en l’air). Car le compositeur, également pianiste, ne fait pas d'esbroufe ou de virtuosité inutile. Il reste dans la nuance, la délicatesse et la subtilité (La place pour rêver, Le complexe de Néandertal).

    On rêve de réentendre Jordan Tumarinson dans une meilleure prise de son, digne de son très grand talent ou, mieux, sur grand écran comme compositeur d’une bande originale de film. À ce moment de cette chronique, vous savez ce que je vais vous dire : "Ah, si j’ était cinéaste que je recherchais mon compositeur de BO..."

    Jordane Tumarinson, Petites histoires de mon enfance, 1631 Recordings, 2020
    https://www.tumarinson-composer.com
    https://www.facebook.com/jordanetumarinsoncompositeur
    https://www.instagram.com/jordanetumarinsoncomposer

    Voir aussi : "Jordane Tumarinson en terre inconnue"

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  • Leïla Huissoud, la "chianteuse"

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    Bla Bla Blog s'est toujours intéressé aux créations récentes, mais pour cette chronique c'est d'une chanson enregistrée il y a quelques années dont il sera question.

    En 2017, Leïla Huissoud avait sorti un premier album, L'Ombre, avant L'Auguste paru en novembre dernier. C'est dans L'Ombre que figure ce vrai bijou qu'est La Vieille, le portrait à la fois tendre et cruel d'une dame dont l'âge n'empêche pas la fierté ni l'humour. 

    La "chianteuse", comme elle s'appelle elle-même dans une interview qu'elle a faite pour Hexagone (automne 2018), ose parler de nos chers vieux comme sans doute jamais personne avant elle. J'ai choisi un enregistrement dans l'église de Charantonnay. Comme quoi, la musicienne n'a peur de rien...

    Promis, bientôt je vous parlerai de Leïla Huissoud plus longuement.

    Leïla Huissoud, L'ombre, Label 440, 2017
    Leïla Huissoud, lumière sur un clown sans fard", Hexagone, automne 2018

    Voir aussi : "Laurie Darmon à nu"

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  • La Galerie Cyril Guernieri réouvre

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    Nous avons choisi de faire, à l'occasion du déconfinement, un coup de projecteur sur la Galerie Cyril Guernieri, à travers une galerie virtuelle consacrée aux peintres Jean-Daniel Bouvard et Marc Dailly.

    Bonne nouvelle : la Galerie Cyril Guernieri (29, rue Mazarine, à Paris dans le 6e) réouvrira ses portes aujourd'hui mardi 12 mai, à partir de 11 heures. 

    Au programme, la suite de l'exposition de Christian Benoist, Jardins secrets, jusqu'au 16 mai.

    L'ouverture aura lieu, dit le galeriste, dans le respect des règles sanitaires (3 personnes maximum). Les personnes souhaitant une visite privée de l'exposition peuvent contacter directement la galerie.

    Galerie Cyril Guernieri
    29, rue Mazarine 75006 Paris
    Tél. 06 63 56 52 15
    contact@galerieguernieri.com

    www.galerieguernieri.com

    Voir aussi : "Femmes extraordinaires des Andelys"

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  • Tiens, prends ça !

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    Bon, je pense qu'on sera tous d'accord : la franchise des Taken ne font pas partie des grands films de cinéma. Liam Neeson s'illustre en héros invincible dans ce gros divertissement qui tâche. L'Œil du frigo, qui n'a décidément peur de rien, s'intéresse à l'une de ces courtes séances paisibles autour d'un frigo.

    Taken 3, c'est le type hyper entraîné à qui il arrive toujours quelque chose de grave. Non, ici on ne lui a pas volé son Kinder-Pingui dans le frigo, mais il faut bien se faire un petit plaisir de temps en temps.

    On n'est pas encore rentré dans le vif du sujet à ce moment du film. Je vous laisse découvrir quel élément de la famille va être touché et qui est le méchant salopard. Au début on ne voit pas ce vilain frigo, mais on sait comment il faut placer son yaourt préféré pour qu'il soit à la bonne température : si quelqu'un fait ça, qu'il me le dise. Il existe un service psy pour vous soigner, à moins qu'on ait une application pour ça. Ensuite, on lèche à peine l'ouverture du frigo : on sait que la bouteille de champagne est au frais pour la suite. Il y aura de grandes chances qu'on la débouche à la fin du film.

    Mais, après l'apéritif, voici le moment clé où Kim (Maggie Grace) va ouvrir cette caverne si bien rangée au millimètre. Son petit ami l'embrasse, on sent qu'il n'est pas trop refroidi, et qu'il n'a pas placé ses cucurbitacées au rayons légumes. Bref, après un échange buccal langoureux, le pauvre est placé au congélateur : la belle Kim préfère aller prendre son pot de yaourt (qui ressemble à un port de moutarde), car c'est l'heure et il doit être à la bonne température même s'il n'est pas placé à la quatrième position.

    Évidemment vous avez tous vu qu'elle boit du bon jus d'orange Minute-Maid, un truc Organic 1% vert et que le champagne de daddy est du Taittinger, une grande marque de champagne qui s'offre pour un anniversaire ou à l'occasion d'un cadeau comme un Panda géant surnommé Ted et qui va... non, là je m'égare (Y a t'il un frigo dans Ted ?).

    Donc, revenons aux cucurbitacées. Elle lui demande d'attendre une seconde, le temps d'aller prendre un yaourt frais, de voir le Post-it de Daddy dans le frigo. Le pauvre gars, je le pense, attend toujours. En deux mots, si une fille vous préfère à un frigo, posez-vous la question de savoir si vous êtes bien frais.

    Allez, Bon Film.

    ODF

    Taken 3, action de Olivier Megaton
    avec Liam Neeson, Forest Whitaker,
    Maggie Grace et  Dougray Scott
    France, 
    États-Unis et Espagne , 2015, 109 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Taken 3"

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  • Notre hors-série "Grand Confinement" se termine aujourd'hui

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    Jour J : ce lundi 11 mai marque le début du déconfinement, après 55 jours d'une crise sanitaire hors du commun. L'avenir dire maintenant ce que l'histoire retiendra de cette période pendant laquelle tout s'est arrêté dans le pays. 

    Enfin pas tout, loin s'en faut : car les hôpitaux comme les magasins d'alimentation ont permis au pays de continuer à vivre. Pour cela, et grâce à l'abnégation de millions d'employés - infirmières, caissières, éboueurs ou gens de ménage -, souvent des personnes inconsidérés et mal payés (et majoritairement des femmes), nous devons être d'une reconnaissance sans limite. 

    Et les artistes dont nous avons parlé sur ce blog ? Et bien ceux qui se sentent à juste raison comme des oubliés, sont aussi ceux qui ont marqué ce Grand Confinement par leur présence sur les réseaux sociaux. Car à défaut de salles de concert ou de galeries ouvertes, ils ont continué à créer et à se produire. Gratuitement, généreusement, et avec souvent enthousiasme. Un grand merci à eux. 

    Bla Bla Blog a largement ouvert ses pages à ces artistes qui ont accompagné cette période unique. Gageons que l'on saura s'en souvenir.    

    Hors-série "Grand Confinement"

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  • Restez (encore) chez vous

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    nicolas feuz,roman,suisse,neuchatel,pandémie,épidémie,confinement,covid-19,chauve-sourisÀ quelques heures du déconfinement, il est encore temps de vous présenter le polar qu'a écrit Nicolas Feuz pendant cette crise sanitaire et qu'il a mis en ligne sur sa page Facebook.

    Restez chez vous est le titre de son roman en ligne, et aujourd’hui terminé : 70 chapitres et un épilogue écrits tambour battant par l’auteur suisse, qui fait se dérouler l’action à Neuchâtel. L’histoire – vous l’aurez deviné – est celle d’une épidémie qui part d’une grotte et d'animaux sauvages, et cette fois il n’est pas question de pangolins mais de chauve-souris.

    Nous avons posé quelques questions à l’auteur. Et d’abord, d’où est venu l’idée de ce challenge littéraire ? Verbatim : "À la base, plusieurs réflexions ont accompagné cette idée. Je me suis dit que les gens chercheraient probablement quelque chose à lire en cette période de fermeture des librairies et que tout le monde ne commande pas en ligne. L'idée de surfer sur la situation actuelle s'est vite imposée, mais dans deux ou trois mois, elle aurait été dépassée, car de nombreux auteurs vont surfer sur ce thème" dit Nicolas Feuz, avant de prévenir que les éditeurs vont très vite faire une overdose de livres sur le confinement ("Il va y en avoir une avalanche", prévoit-il, non sans raison). Message spécial pour les auteurs qui pensaient avoir fleurer le bon sujet...

    Il n’est pas question ici de pangolins mais de chauve-souris

    Mais comment Nicolas Feuz a-t-il travaillé sur ce polar, écrit en un peu d’un mois, du 27 mars au 28 avril ? Voici ce qu’il nous a répondu : "Durant cette période, j'ai écrit tous les jours, entre un et trois chapitres par jour, pour une publication d'en moyenne deux chapitres par jour. J'avais en moyenne cinq ou six chapitres d'avance sur les publications du soir. J'ai dû construire le scénario très rapidement (4 ou 5 jours), puis attaquer l'écriture."

    Le roman prend pour point de départ une intrigue imaginaire mais largement crédible, intrigue qui a été enrichie et documentée grâce à l’actualité du moment. L’auteur nous éclaire à ce sujet : "Je me suis tenu informé tous les jours, en suivant notamment les conférences de presse du Conseil fédéral suisse et les interventions d'Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe, pour coller au plus près de la réalité."

    Nicolas Feuz était déjà sur les starting-blocks pour un prochain polar, L’Engrenage du Mal à paraître aux aux éditions Slatkine & Compagnie, le 15 mai en Suisse et le 27 mai en France. Restez-chez vous sera également bientôt disponible en librairie, pour découvrir cette historie de pandémie qui en rappelle une autre.

    Au final, le défi artistique a été rondement mené, ce dont se félicite l’écrivain helvète : "Restez chez vous a été un sacré marathon, mais il m'a permis de ne pas m'ennuyer une seule seconde durant ce confinement."

    Nicolas Feuz, Restez chez vous, éd. Slatkine & Compagnie, 2020
    A paraître le 15 mai en Suisse et le 27 mai en France
    Ainsi que dans les autres pays francophones

    https://www.facebook.com/nicolasfeuzofficiel
    http://www.slatkineetcompagnie.com

    Voir aussi : "Ils ont parlé du paon d’Amy"

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  • "Ils ont parlé du paon d’Amy"

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    En cette fin de confinement, je vous invite à découvrir une nouvelle bien d’actualité : le confinement, la pandémie ("paon d’Amy"), le coronavirus et ces fameux masques sont vus sous les yeux d’un jeune enfant.

    Maman, le confinement et moi, de Mathilde Coucke, est un texte à la fois audacieux, bien vu, drôle et d’une très grande finesse. Un vrai petit bijou.

    La nouvelle est à découvrir sur le site de la Médiathèque de Levallois.

    Mathilde Coucke, Papa, Maman, le confinement et moi, nouvelle, 2020
    Médiathèque de Levallois

    Voir aussi : "Tatiana de Rosnay, ce sont ses fans qui en parlent le mieux"

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  • Aung San Suu Kyi et les bouddhistes extrémistes

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    Carnet de voyage autant qu’enquête d’investigation sur la Birmanie, l’ouvrage de Frédéric Debomy et Benoît Guillaume, Aung San Suu Kyi, Rohingya et extrémistes bouddhistes, (éd. Massot) jette un coup de projecteur sans concession sur l’un des pays les plus fermés d’Asie du Sud-Est et sur l’une des figures les plus mystérieuses de la politique internationale. Les 30 premières pages de ette BD ont paru dans le numéro d'automne 2018 de la revue XXI, sous le titre : La haine des cieux.

    Comme le rappellent les deux reporters français, il n’y a pas si longtemps que cela, Aung San suu Kyi, la fille du Père de l’indépendance birmane, était une dissidente vénérée, récompensée d’un Prix Nobel de la Paix (en 1991) dans un pays sous le joug de l’armée. Réhabilitée par ceux-là même qu’elle combattait, elle devient députée en 2012, puis Présidente trois ans plus tard.

    Mais ce qui devait être un renouveau démocratique et pacifique se révèle rapidement décevant. Et la clé de cette déception réside sans doute autant dans la place de l’institution militaire, toujours puissante, que dans celle des Bouddhistes extrémistes : "Avant les émeutes [en 2013], les moines prêchaient l'amour entre les communautés. Maintenant il y a certains moines qui font partie de Ma Ba Tha, même si ce n'est pas le cas de tous." Ma Ba Tha est un mouvement extrémiste bouddhiste dont le bonze Wirathu est la figure la plus connue. Ces moines se disent "nationalistes".

    Parmi les ennemis désignés de ces bouddhistes extrémistes figurent les musulmans, dont ceux de l’ethnie des Rohingya ("des bouddhistes essayaient de monter les leurs contre les musulmans"). "Wirathu est un moine influent. Au point d'avoir été surnommé « le visage de la terreur bouddhiste » par le magazine Time," est-il écrit dans la bande dessinée d’investigation.

    Frédéric Debomy et Benoît Guillaume parcourent le pays pour rencontrer dissidents, victimes, défenseurs des droits de l’homme et membres d’ONG qui, tous, à leur manière, parlent de la situation explosive dans un pays riche de plus de 130 ethnies. Et aux différences ethniques vient se confondre les différences religieuses, ce qui complique tout dans ce pays soumisà toutes les violences.

    La question de la nationalité, du fédéralisme – qui serait logique dans un État pourtant très centralisé – et de la manière dans des groupes manipulent la société, est au centre de l’enquête. Elle est mise en images et en couleurs avec une économie de moyens, comme si elle était guidée par l’urgence. Ce qui rend le livre d’autant plus passionnant.

    "Une dictatrice démocratiquement élue"

    Un musulman birman résume toutes les tensions que vivent son pays : "Ce qui n'existait pas avant, c'est que si je perds ma carte d'identité et que j'en demande une nouvelle, il n'y aura plus écrit « Bamar » [l'ethnie birmane] et « musulman » comme sur l'actuelle, mais « Indien » ou « Bengali » et « musulman ». On fait de nous des étrangers." "Les moines sont les marionnettes de l'armée" commente encore un des reporters. Des "marionnettes" qui manipulent à leur tour une population d’autant plus perméable aux discours intolérants qu’ils ont été facilités par des décennies de dictature.

    Les droits de l’homme ont encore un long chemin à faire en Birmanie. Un dissident d’origine musulman a une réflexion éloquente : "Il y a un problème de traduction aussi : les « droits » de « droits de l’homme » se traduit en birman par « opportunités »… Les gens se disent : « Pourquoi donnerait-on des opportunités particulières aux musulmans ?" No comment.

    Et c’est là qu’on en vient à Aung San Suu Kyi, l’ancienne dissidente et défenseuse des droits de l’homme. Comment cette Présidente a pu décevoir à ce point ? C’est "une dictatrice démocratiquement élue" assène Thet Swe Win, une des figures politiques de la jeune génération.

    Les journalistes français esquissent des explications au laisser-faire d’Aung San Suu Kyi, prise en tenaille entre l’armée birmane, les extrémistes bouddhistes et ses anciens soutiens frustrés par son inaction après les exactions contre les Rohingya. Peut-on la taxer de femme hautaine, trop prudente ou influencée par Wirathu et ses sbires ? Une chose est sûre : l’ancienne dissidente auréolée d’un Prix Nobel de la Paix a laissé de côté ses anciens soutiens comme les organisations de la société civile. Les plus magnanimes diront qu’elle "sacrifie sa dignité [pour le pays]", les autres qu’elle est une politicienne nationaliste et refusant toute critique. Elle "s’enferme dans un tête à tête avec l’armée", comme si son parti, la LND, n’avait besoin de personne. Et pendant ce temps là, les Birmans, et en particulier les femmes birmanes, souffrent.

    On n'a pas fini d'entendre reparler de la Birmanie, hélas. 

    Frédéric Debomy et Benoît Guillaume,
    Aung San Suu Kyi, Rohingya et extrémistes bouddhistes,
    Massot Editions. 2020, 103 p.

    https://massot.com/auteurs/frederic-debomy

    Voir aussi : "Habibi, mon amour"

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  • J’avoue j’en ai bavé pas vous

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    La Javanaise est à l’honneur cette semaine de fin de confinement, grâce à un projet lancé par Radio France et le Théâtre du Châtelet. Les organisateurs avaient invités tous ceux qui le souhaitaient à interpréter ce joyau de Serge Gainsbourg.

    L’opération portait un nom faisant directement référence aux paroles de ce titre légendaire: "Le temps d’une chanson" : "J'avoue j'en ai bavé pas vous / Mon amour / Avant d'avoir eu vent de vous / Mon amour / Ne vous déplaise / En dansant la Javanaise / Nous nous aimions / Le temps d'une Chanson."

    Les amateurs de tout poil avaient jusqu’au 1er mai pour envoyer leur propre interprétation de La Javanaise afin de constituer un chœur virtuel. Au total, ce sont 900 interprètes – confinés – de tous horizons qui ont répondu… dont Jane Birkin elle-même.

    Le résultat, aussi impressionnant qu'émouvant, a été mis en ligne ce 9 mai à 18 heures. Le voilà enfin.

    Le temps d'une chanson : grand chœur virtuel sur La Javanaise
    https://www.francemusique.fr

    Voir aussi : "Gainsbourg, un enfant de la chance"

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  • Complètement perché

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    Amateurs de musique perchée – dans tous les sens du terme –, le nouvel album de Manuel Adnot est fait pour vous.

    Le guitariste et compositeur, accompagné par le Macadam Ensemble dirigé par Étienne Ferchaud, propose avec Amor infiniti un de ces opus à la fois hors du temps, étrange et magnétique. Mais aussi sacrément ambitieux !

    Une sorte de polyphonie du XXIe siècle, traversant plusieurs époques : l'Antiquité, le Moyen Âge, la Renaissance, le classicisme mais aussi le contemporain. Prenez le premier titre World Light : les voix éthérées et mystiques guident jusqu’à l’extase les cordes gracieuses et subtiles de Manuel Adnot, jusqu’à ce qu’il convient de nommer un vrai feu d’artifice musical.

    La conception de cet opus et le travail musical méritent toute notre admiration !

    Les trouvailles d’Amor infiniti, album atypique jusque dans la longueur de ses quatre titres (deux morceaux dépassent les 20 minutes), surfe sans cesse entre l’archaïsme (World Light), le religieux (Iceland -Stay still) et la pop-folk (We Will Meet The Sun).

    La conception de cet opus et le travail musical méritent toute notre admiration ! Manuel Adnot et le Macadam Ensemble utilisent chaque nuance de corde et chaque subtilité de voix pour aboutir à une architecture musicale de très haute volée. L’album mérite de faire date dans sa manière de mêler méditation et musique des sphères (Le titre Amor infiniti a d’ailleurs été inspiré du essai de l’astrophysicien et écrivain vietnamo-américain Trinh Xuan Thuan, Désir d'infini).

    Souveraineté du vide, qui, lui, renvoie à un livre de Christian Bobin, frappe par son ambition : les notes sont gracieusement maintenues par des voix aériennes, avant d’être ponctuées par de longs silences, comme pour leur donner du sens. Manuel Adnot unit de la plus belle des manières l'universel et l'humain, ce que le musicien commente avec les mots de Yasunari Kawabata : "Et la Voie lactée, dans une sorte de rugissement formidable, se coula en lui."

    Manuel Adnot et Macadam Ensemble, Amor infiniti,
    Fo Féo Prod / Caroline International, 2020

    https://www.facebook.com/manueladnotsolo

    Voir aussi : "World music progressive avec Aziz Sahmaoui & University Of Gnawa"

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