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Bla Bla Blog - Page 6

  • Maurice Genevoix au Panthéon et à la BnF

    maurice genevoix,bnf,panthéon,première guerre mondiale,grande guerreMaurice Genevoix, le grand écrivain de la Grande Guerre fait son entrée aujourd’hui au Panthéon, cent ans jour pour jour après l’inhumation du soldat inconnu. Simultanément, le manuscrit autographe de Ceux de 14 rejoint les collections de la Bibliothèque nationale de France grâce à un don de sa famille. Il sera exceptionnellement exposé lors de la cérémonie d’hommage à Maurice Genevoix au Panthéon.

    "Il s’agit du premier manuscrit de Maurice Genevoix à entrer dans les collections de la Bibliothèque nationale de France. Maurice Genevoix avait voué son travail à la transmission d’une mémoire. Recevoir aujourd’hui le manuscrit de Ceux de 14 est un grand honneur pour la BnF, et c’est aussi une façon de poursuivre cette œuvre de transmission. C’est donner à la Bibliothèque toute la mesure de son rôle au XXIe siècle : conserver et faire vivre auprès du plus grand nombre les œuvres littéraires qui forment notre mémoire collective", se félicite Laurence Engel, présidente de la BnF.

    Mobilisé en 1914 alors qu’il est étudiant à l’École normale supérieure, Maurice Genevoix (1890-1980) est envoyé sur le front de Meuse. Grièvement blessé en avril 1915, Maurice Genevoix tire de son expérience de la guerre des tranchées la matière d’un des plus grands témoignages sur la Première Guerre mondiale. De 1916 à 1923, cinq volumes se succèdent : Sous Verdun (1916), Nuits de guerre (1917), Au seuil des guitounes (1918), La Boue (1921) et Les Éparges (1923), qu’il choisira de réunir, après quelques remaniements, sous le titre de Ceux de 14. le livre sort en 1949.

    Ce manuscrit de la version originale du texte donne à voir le travail de l’écrivain voué "à la mémoire des morts et au passé des survivants".

    Décédé en 1980, l’écrivain, prix Goncourt en 1925 pour Raboliot et secrétaire perpétuel de l’Académie française de 1958 à 1973, fut un acteur majeur de la vie littéraire du XXe siècle. Il a contribué à entretenir le souvenir des combattants de la Grande Guerre.

    Don du manuscrit de Ceux de 14 de Maurice Genevoix
    à la Bibliothèque nationale de France
    Maurice Genevoix, Ceux de 14, éd. Omnibus, 2009, 1090 p.

    https://www.bnf.fr

    Voir aussi : "La fleur au fusil"

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  • La Quincaillerie en mode live et confiné

    Cela se passera le mercredi 11 novembre à La Quincaillerie... Ou, plutôt : non.  Crise sanitaire oblige, ce sera sur Internet. Au grand dam des artistes et de tout ce que la France compte de professionnels ou amateurs en spectacle, le nouveau café-théâtre de la cité vendéenne doit fermer ses portes, lui aussi, mais il ne s’arrête pas pour autant.

    La troupe locale Tricot Combo s’adapte et proposera un téléspectacle en live le mercredi 11 novembre à 19h30 depuis La Quincaillerie. Une soirée théâtre depuis son canapé, avec plaid, apéro et lumières tamisées ? Et pourquoi pas ? La représentation se produira sur la scène du café-théâtre des Herbiers et sera diffusée en direct live sur les réseaux sociaux de La Quincaillerie.

    Pour cette e-aventure théâtrale du 11 novembre, Les quatre compères du Tricot Combo promettent d’embarquer le public dans un univers aussi chaleureux que leur tricot de laine bariolé. Ils ne perdent pas de vue leur mission : trouver le meilleur public au monde. Rien que ça. Musiciens, comédiens, chanteurs… Inclassables, universels, Tricot Combo régale "large" avec une panoplie de gags improbables.

    Ce sera à découvrir à la maison… depuis la Quincaillerie des Herbiers.

    Tricot combo Live à La Quincaillerie des Herbiers (85)
    Mercredi 11 novembre, 19H30 en live
    https://www.billetweb.fr/tricot-combo-en-live-a-la-quincaillerie
    https://www.theatrelaquincaillerie.fr

    © Les photos de Vio

    Voir aussi : "La Quincaillerie improvise avant son ouverture"

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  • Pépin pratique

    La philosophie mise à l’honneur de manière à la fois intelligente, conviviale et cool : on ne pouvait qu’applaudir sur Bla Bla Blog.

    L’initiative vient d’un homme qui n’est pas tout à fait un inconnu : Charles Pépin, qui avait fait l’objet d’une chronique par le passé au sujet de son essai sur l’échec, tient cette fois les manettes d’une série de podcasts.

    Ses émissions, sobrement mais précisément intitulées "Une philosophie pratique", sont enregistrées en public, sauf bien sûr en période de confinement. Chaque jeudi à partir du 15 octobre, sur Spotify, le philosophe, traite de sujets qui entendent nous questionner sur des problématiques actuelles.

    "Les derniers seront-ils les premiers ?", "Notre cerveau : allié ou ennemi ?", "Que faire de nos fantasmes ?" ou encore "La bêtise rend-elle méchant ?" : voici quelques-uns des sujets proposés, dont certains seraient dignes de figurer à une épreuve de bac de philo.

    S’appuyant sur des exemples et des références culturelles, littéraires et bien sûr philosophiques, Charles Pépin déroule des pistes pour aller au-delà de ces interrogations et nous proposer d’y réfléchir. Le podcast intitulé "Les derniers seront-ils les premiers ?" prend ainsi pour point de départ une exhortation chrétienne, avant de proposer une réflexion sur l’échec, la réussite et finalement la compétition.

    "Les derniers seront-ils les premiers ?"

    Pour le numéro intitulé "Yoga, sexe, réunions : à quoi bon être pleinement présent ?", le philosophe s’arrête sur les notions de bien-être, de bonheur et de développement personnel à la télé, dans les magazines ou sur Instagram : l’injonction à la pleine présence est partout. Mais n’existe-t-il pas une autre façon d’être présent, qui laisse la place à la créativité, aux souvenirs ou la rêverie ?

    Le public présent lors de ces émissions est invité à s’exprimer et à débattre en fin d’émission.

    De plus, Charles Pépin propose en fin d’épisode des exercices pratiques aux auditeurs. Par exemple, à la fin du premier épisode qui interroge l’injonction contemporaine à la pleine présence, le philosophe propose à ses auditeurs de cuisiner leur plat préféré tout en écoutant leur album favori. Et leur pose une question : faire ces deux actions en même temps entrave-t-il le plaisir ou le décuple-t-il ?

    "La philosophie c’est cela avant tout : une discipline actuelle, vivante, qui se partage dans la passion et sans jargon, qui permet de mieux se comprendre soi-même, de mieux comprendre les autres, de mieux comprendre le monde", commente Charles Pépin.

    Une dernière questions pour terminer cette chronique, et qui fait l’objet d’un autre podcast ? "Couple, argent, nombre de likes : sait-on vraiment ce qu’on désire ?" Vous avez 1 heure 10. C’est d’ailleurs la durée de chaque émission.

    Charles Pépin, "Une philosophie pratique", podcast sur Spotify
    https://open.spotify.com
    https://www.facebook.com/CharlesPepinPhilosophie

    Voir aussi : "Échoue encore, échoue mieux"

    charles pépin,philosophie,philosophe,podcast,spotify,philosophie pratique

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  • Premier extrait du futur album d’Andréel, bien accompagné

    Andréel arrivera en janvier prochain avec son nouvel album, Tu m’apprends, qui regorge d’invités de choix comme Natacha Régnier, Amandine Bourgeois, Lucile Chriqui ou Judith Chemla.

    Et c’est du reste cette dernière qui est en duo avec lui dans "Mon Manque", le premier extrait de son futur opus.

    Sur un air latino et un rythme de bossanova, Andréel parle d’amour, du manque et de séduction ("Chéri / Tu me manques / Approche-toi de moi / Embrasse-moi.").

    Andréel ose un retour aux sources et le rappel d’un voyage au Brésil qui lui avaient inspiré son précédent album. Pour ce nouveau single, il est accompagné par une Judith Chemla parfaitement en osmose avec un titre écrit par l’actrice Isild Le Besco.

    "J’ai composé la chanson « Tu m’apprends » après avoir lu Les Nourritures Terrestres d’André Gide. J’ai ressenti le besoin de m’inspirer de textes qui me parlaient afin de me surprendre moi-même", commente le chanteur et compositeur.

    Rendez-vous donc en janvier pour en apprendre plus sur son album.

    Andréel et Judith Chemla, Mon manque, 2020
    Andréel, Tu m'apprends, Station Anvers / Believe Music, sortie prévue le 15 janvier 2021
    https://www.andreel.com
    https://www.facebook.com/andreelvirtuel

    Voir aussi : "Chic Chico"

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  • De la friture dans le nord

    Voici une websérie qui se déguste aussi facilement qu’un bon cornet de frites. Son nom ? Fritures, justement. La première saison est en ligne depuis cette rentrée.

    La facture "cheap" de cette création de Jonathan Rio – une modeste baraque à frites perdue au milieu de la campagne du nord – est compensée par une réalisation impeccable et une interprétation sans faille de ses deux interprètes principaux, Maryne Bertieaux et Michel Masiero.

    Elle, c’est Éléna, jeune femme enthousiaste bien dans son époque malgré un passé de petites et grandes galères ; lui, c’est Archibald, son oncle au grand cœur mais bourru, mais aussi un peu old school ("alscoul"). Il est propriétaire du "Lys d’Or", une friterie qu’il tient contre vents et marées depuis 30 ans, et qu’il s’apprête à céder à sa nièce hyper motivée.

    En attendant la cession du petit commerce, voilà nos deux compères réunis pour tenir la baraque, et ce n’est pas sans problèmes : entre petits heurts et plans foireux (un braquage désopilant dans l’épisode 6), des clients difficiles, un voisinage encombrant (un festival de musique dans l’épisode 7) ou des histoires de familles (l’objet du tout premier épisode).

    Éléna et "Archi" doivent enfin et surtout apprendre à se dompter et à s’accepter avec leur fort caractère : étincelles garanties dans l’huile de cuisson !

    Fritures propose des tranches de vie humoristiques qui nous font grâce des caricatures des gens du nord avec accent. La saison de la série est déjà disponible et est à découvrir sans modération sur Youtube.

    Fritures, websérie française de Jonathan Rio, avec Maryne Bertieaux et Michel Masiero,
    saison 1, 10 épisodes, production de Real Productions, Wéo et Pictanovo, 2020

    https://youtube.com/channel/UCuiEqprrtDsgX3YFcdFaGPw
    https://www.facebook.com/fritureswebserie
    https://www.real-productions.net/films/fritures

    Voir aussi : "Sacré Graal"

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  • Michel Haillard virtuel

    Il était question sur Bla Bla Blog, il y a quelques semaines, de l’exposition de Michel Haillard à La Cartonnerie.
    Avec la crise sanitaire, l’artiste a choisi de s’adapter en proposant au public de découvrir ou redécouvrir son exposition à travers une visite virtuelle plus vraie que nature.

    Figure atypique de l’art contemporain, Michel Haillard se décrit comme un "créateur d’univers." Ébéniste, tapissier, recycleur, amoureux de la nature et des animaux, il fait de ses œuvres des objets à la fois baroques, tribaux et organiques : un homme honorant le vivant, avec cet humour, cette technicité et cet enthousiasme qui sautent aux yeux.

    L’ancien étudiant à l’École Supérieure des Arts Modernes créé des meubles aux noms évocateurs, puisant à différentes sources et différentes cultures : commodes "Karabosse", fauteuils "Platon" ou trônes "Perro." Les matériaux utilisés sont tout autant hétéroclites : bois, cornes et peaux (passées par les douanes, dont le permis CITES garantie la traçabilité), pierres précieuses et semi-précieuses, bronze, verre et bien d’autres éléments détournés. L’artiste est à la redécouverte des origines de l’homme, qui n’est rien s’il ne respecte pas son écosystème. Michel Haillard entend ainsi remettre le sauvage et l’art premier au cœur de la création contemporaine. Il nous rappelle que, chaman, animiste, prêtre ou devin, l’homme célèbre le dieu animal depuis la nuit des temps.

    À la limite de la transe, Michel constitue une collection de pièces uniques à partir de grelots, ronds de serviettes, jouets, plumes ou dents de cochon sauvage… De tous ces objets et matières sont nés des parures de sorciers, des couvre-chefs "coiffinés", des masques, des lampes féeriques et autres
    moulins de prière, que le Prince de New York exhiberait assis sur son trône d’alligator vermillon.

    Cet univers et cette œuvre incroyable est à découvrir dès aujourd’hui. Et puisque, crise sanitaire oblige, les galeries sont fermées, c’est sur Internet que l’artiste propose de faire une visite virtuelle de sa dernière exposition.

    Incroyable, unique et passionnant.

    Michel Haillard, exposition virtuelle
    "Danse avec les gnous, ou le rire du pangolin – Objets magiques made in confinement"
    https://jevisite.art/le-rire-du-pangolin.html
    http://www.michel-haillard.com
    http://www.lacartonnerieparis.com

    Voir aussi : "Michel Haillard, made in confinement"
    "Païenne à Paris"

    © Michel Haillard

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  • "Rock'n'Love" d'Arsène K., toujours disponible

    Rock’n’love d'Arsène K. (éd. HQN) est toujours disponible au format numérique uniquement, et sur toutes les plateformes.

    De sa carrière de brillante avocate à son quotidien de maman dévouée, Lucrèce a toujours réglé sa vie comme du papier à musique. Sans l’ombre d’un doute, cet équilibre était la clé de son bonheur. Mais, en quelques jours à peine, celui-ci a volé en éclats. Alors que sa fille a fugué sans laisser de trace, son ex-petit ami, Alessandro, réapparaît sans prévenir. Ce chanteur célèbre au corps d’Apollon, à qui elle n’a pas parlé depuis vingt ans, est empêtré dans une affaire de plagiat qu’elle seule peut démêler. Prête à le défendre, Lucrèce doit pourtant rester prudente. Car, elle le sait, si elle se laisse de nouveau charmer par le rockeur, la partition qui accordait sa vie ne sera plus jamais la même.

    Rock’n’love paraîtra chez Harlequin au format numérique à partir du 1er juillet 2020.

    Arsène K., Rock’n’love, éd. Harlequin, coll. HQN, 2020, 237 p.
    au format numérique

    https://www.harlequin.fr/livre/13167/hqn/rock-n-love

    Voir aussi : "Sortie de mon prochain roman sous le pseudo d’Arsène K."

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  • AURUS, poétique et vivant

    AURUS c’est Bastien Picot, à la composition et au chant dans ce premier EP à la fois poétique, enlevé et rigoureux. Une écriture riche et inspirée nous donne ce premier mini-album éponyme.

    Il s’ouvre avec des sons majestueux de cuivres sur le titre "Monumentum", un morceau dévoilé en mai 2019, avant qu'AURUS ne se produise à la Réunion au SAKIFO puis dans le cadre du Festival Opus Pocus.

    Son premier opus déploie une pop mêlant voix, électro et acoustique ("The Abettors", en featuring avec Sandra Nkaké). 

    C’est un euphémisme de dure qu’AURUS puise à des inspirations plurielles : il y a ainsi quelque chose de tribal dans "Scalp", comme si des guerriers de Game of Thrones venaient prendre possession des rues de Paris ou New York.

    Enlevé, vivant, onirique, aérien : tels sont les adjectifs que l’on pourrait donner à AURUS pour son EP passionnant, à l’image des dernières pulsations de "Mean World Syndrome", qui clôt l’opus. Il faut noter que La vidéo du clip a été réalisée par l'artiste visuel Sébastien Labrunie. Le "Mean World Syndrome" désigne une tendance à percevoir le monde comme étant plus dangereux qu'il ne l'est, à cause d'une exposition trop importante aux médias.

    Le message est lancé.

    AURUS, Sakifo Records, 2020
    https://aurusmusic.com
    https://www.facebook.com/aurusmusic

    Voir aussi : "Meylo vient faire le mélange des couleurs"

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  • Retour à l’éther

    C’est d’un retour à la terre dont il est question dans le roman d’Éric-Louis Henri, La Souciance (éd. du Panthéon). Un homme, au parcours professionnel brillant comme consultant, plus habitué aux long-courriers en première classe qu’aux promenades en pleine campagne, se prend d’amour pour un village perdu dans un arrière-pays du sud de la France - en Corse peut-on apprendre par ailleurs ("D’un côté, la mer à perte de vue. Et de l’autre, abrupt, un désordre de profondes vallées creusées par le temps.").

    En posant ses valises dans un lieu perdu, peuplé de villageois à la fois taiseux, bourrus et attachants. Le "lieu de villégiature" devient rapidement le havre de paix où s’installe cet homme qui y trouve ses vraies racines (l’auteur dévoilera en quelques pages une enfance difficile et sa rupture familiale).

    Il s'agit là, pour lui et sa compagne, d'un renouveau et d’une authentique aventure humaine : "Il y a tout un monde entre ce que l’on nous projette d’un lieu la nuit, et ce que l’on découvre aux premières lueurs du jour ensuite." L’installation de cet ancien citadin, ne prend cependant pas, dans La Souciance, la forme d’une description enchanteresse, légère – et insouciante. Éric-Louis Henri développe, en deux parties – "Il y eut un avant et un après…" et "La sagesse est un futur en soi car elle se joue de nos plans" – le parcours intérieur d’un homme qui, tel Ulysse dans L’Odyssée, parvient au bout d'un long parcours sur des terres qui deviennent finalement les siennes ("Mes cailloux, mes gisants. Ils furent mon arbre, cette nuit-là. En creux, ils m’ont murmuré : « C’est ici... »").

    L'art de faire un café à l’ancienne

    Homme sans doute aussi taiseux que les villageois qui vont l’accueillir comme un des leurs, le narrateur fait des pages qu’il écrit une confession autant qu’une série d’observation sur sa vie, sur le monde, sur la société de consommation et de communication mais aussi sur les quelques personnes marquantes qui ont croisé sa vie. Éric-Louis Henri délivre quelques pages sur ces petits riens : l’art de faire un café à l’ancienne, le souvenir marquant d’une voisine polonaise, une conversation sur un vol vers la Nouvelle-Zélande ou la rencontre avec des personnes âgées du village où il a fini par acheter une maison.

    "Moi, je demeure un irréductible amant du sens. Mon addiction ! Ma seule confession !" L’auteur veut voir derrière ses souvenirs, ses observations et des choses qu’il a vues des enseignements sur la condition humaine. Des passages peuvent aussi bien s’intéresser à ces héros invisibles et silencieux que sont les diplomates et les négociateurs de paix qu’à un ouvrage de développement personnel qu’il a digéré avec passion (Cinq Secondes pour changer la Vie de Mel Robbins) ou alors à une petite bibliothèque, "une maison aux livres ouvertes à tous".

    Cette découverte est le point de départ de la deuxième partie du roman, qui est consacrée à un projet qui est sensé lui apporter du sens : "L’exigence se nourrit en fait d’utilité et de raison, impérieuse souvent." La quête du narrateur dans ce village – l’île – se nourrit de rencontres pour atteindre enfin un objectif : "Nous avions jeté l’ancre au village, certes. Mais non pour y enfouir nos incertitudes, justement. Le village était notre socle. Chaque départ était un événement. Chaque retour, une fête."

    Passé, présent et futur : La Souciance est le récit d’un cheminement intérieur, presque éthéré, apportant un souffle d’air pur en contant l’histoire d’une vie qui repart.

    Éric-Louis Henri, La Souciance, Ici & maintenant, éd. du Panthéon, 2019, 120 p.
    https://elhenri.com
    https://www.facebook.com/LaSouciance

    https://www.editions-pantheon.fr/catalogue/la-souciance

    Voir aussi : "Quatrième dimension"

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  • Focus sur la dernière couverture de Charlie Hebdo

    Bla Bla Blog fait un focus sur la une du dernier hebdo de Charlie Hebdo.

    Le dessin d'Alice propose une lecture à la fois cruelle, lucide et pleine d'humour (noir) des dangers qui pèsent sur nos libertés. Charlie Hebdo est en première ligne, avec courage. Mais qui s'en étonnerait ?

    Charlie Hebdo, en kiosque
    https://charliehebdo.fr

    © Alice – Charlie Hebdo

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  • La maltraitance, on en parle

    Nathalie Cougny fait feu de tout bois, pour le meilleur. La preuve avec l’association loi 1901 "Les maltraitances, moi j’en parle !" qu’elle a fondée et préside aujourd'hui.

    Si Bla Bla Blog fait un focus sur cette association c’est qu’elle s’attaque à un sujet toujours – hélas ! – d’actualité : la violence et les maltraitantes faites aux enfants. L’association a pour but d’intervenir dans les écoles, de faire des campagnes de sensibilisation autour de la non-violence et d’aider les enfants.
    Vaste sujet de santé public : selon l’OMS, dans un pays où 250 000 nouveaux cas sont signalés chaque année auprès des services de protection de l’enfance, la prévention donnerait 75 000 cas de moins signalés chaque année.

    Voilà ce qu’en dit Nathalie Cougny, auteure, peintre, dramaturge, mais aussi artiste engagée dans une cause capitale comme celle-ci : "Aujourd’hui, et depuis fort longtemps, l’enfant n’est pas toujours considéré comme une personne à part entière, mais encore trop souvent comme un objet qui doit obéir et se calquer sur le modèle parental et en subir toutes les conséquences ; tantôt il est la victime d’un bourreau, tantôt l’otage d’une vengeance, l’alibi d’un chantage affectif ou encore le souffre-douleur d’un adulte qui ne s’est pas réalisé ou qui n’a pas résolu ses problèmes… C’est notre mission d’aller à leur rencontre dans les écoles afin de leur donner toutes les clés de la connaissance d’un sujet qui tue 1 enfant tous les 4 jours sous les coups d’un parent, qui brise 165 000 d’entre eux de violences sexuelles chaque année (1 viol toutes les heures). Notre expérience nous montre qu’une large majorité d’enfants ne sait pas ce que sont les violences sexuelles, de plus ils ne connaissent absolument pas leurs droits."

    Après 10 ans d’actions contre les violences faites aux femmes et un premier travail en faveur de la lutte contre les maltraitances infantiles, Nathalie Cougny a créé en septembre dernier l’association "Les maltraitances, moi j’en parle !" Un travail indispensable et dont on ne peut que souhaiter le meilleur.

    "Les maltraitances, moi j’en parle !"
    https://www.les-maltraitances-moijenparle.fr
    https://www.facebook.com/Association-Les-maltraitances-moi-jen-parle-107067147440366
    www.nathalie-cougny-ecrivain.fr

    Voir aussi : "Mal aimés"

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  • Meylo vient faire le mélange des couleurs

    Meylo n’est pas une totale inconnue sur la scène française : découverte lors de l'opération French VIP , organisée par la SACEM, le Bureau Export, le FCM et le Midem, elle a pu se produire sur les scènes des Francofolies de la Rochelle, du Printemps de Bourges ou encore de la Boule Noire.

    C’est dire si la chanteuse de 25 ans est une artiste à suivre. Elle le prouve avec son premier EP, Ladyblues, sorti cette année. À l’exemple de "Come Again", la chanteuse revendique le mélange des couleurs, pour reprendre de célèbres paroles de Francis Cabrel : pop, soul, électro, rythmes hip hop, avec ce soupçon de soul, sans oublier cette voix chaleureuse : "I will be here still here looking you" ("Come Again").

    On peut sans se tromper déceler la marque de Tracy Chapman dans sa pop-folk pulsée à l’électro ("Dance With Me Tonight", "Next To Me", "Mean Man"). "La" Lady Blues (car ne s’agit-il pas d’elle-même dans le titre de son premier mini-album ?) propose avec son dernier morceau éponyme une électro folk survitaminée.

    Audacieux, convaincant et sans nul doute mémorable.

    Meylo, Ladyblues, EP, Underdog Records, 2020
    https://www.facebook.com/Meylo.Officiel
    https://www.instagram.com/meyl0

    Voir aussi : "Hoze, qui l’aime la suive"

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  • Parler à ces frigos qui ne s'ouvrent pas

    Pour cette nouvelle chronique consacrée au film Chute libre, L’‎Œil du frigo va vous jeter un froid. Le bloggeur avait un a priori négatif sur ce film de Joël Schumacher, et puis est arrivé Philippe et son œil cinématographique et frigoristique averti : émotions assurées. Alors, oui : Chute libre est vraiment à découvrir ou redécouvrir !

    Alors nous voici dans l'art du cinéma et du frigo. Dans ce film magnifique où un homme perd toute sa raison et tombe en chute libre jusqu'à la fin du film, un autre homme sort toute son humanité face à la vie. Robert Duvall cherche à comprendre qui est le fou furieux qui tire sur tout le monde. Cet homme, dont c'est le dernier jour dans la police, s'intéresse à cet autre homme. A son désarroi, à ce qui fait que toute sa vie a basculé, à son malheur.

    Il est ainsi fait, doué d'un amour fabuleux envers sa femme, celle qui angoisse pour sa vie, celle qui veut qu'il rentre, celle à qui il va chanter une chanson pour la rassurer. Il n'est pas dupe, il connaît sa dépression et il quitte la police pour elle. Elle lui parle comme une enfant et se place devant un énorme frigo qui ne s'ouvrira pas. Il était enfin temps de parler de ces frigos qui ne s'ouvrent pas. Le réalisateur cadre sa femme et garde le haut du frigo où les petits mots d'une vie sont accrochés. Le bas du frigo est vide. Aucune photo ni dessin, aucune liste. Le couple se nourrit mais n'interagit pas avec le frigo. La scène est longue, le cadre du frigo et leur petite vie écrasent l'écran. Comme une mise en abîme frigoristique, un écran dans l'écran, un écran dans le frigo !

    La scène touchante et bordée d'humanité montre le désarroi de ce couple, frappé par le malheur et que seule leur précieuse humanité a fait tenir debout. Le frigo ne s'ouvre pas, parce que la vie est dure, imposante, et qu'on la prend souvent en pleine gueule. Mais pas question de se laisser bouffer, pas de fioriture, on reste debout, on tient bon. Et puis la caméra descend sur la photo d'une petite fille. On comprend alors tout de suite d'où vient ce mal être, pourquoi il n'y a pas de photo de joie sur le bas du frigo. Un couple qui vieillit autour de la disparition de leur petite fille. Ça vous laisse un frigo vide de bonheur et de couleur. Robert Duvall le sait : pas la peine de faire la morale, ni de se soustraire. La vie est là, debout, prête à affronter le frigo et sa perte de joie. Il peut encore sauver une vie, voire plusieurs. ll est aujourd'hui l'homme qui comprend et saura faire face. Une scène magnifique où le frigo monolithique sert de totem à l'image. On peut être en chute libre et rester profondément humain.

    Un magnifique film sur la perte.

    A voir Absolument.

    ODF

    Chute libre, thriller américain de Joel Schumacher
    avec Michael Douglas, Robert Duvall et Barbara Hershey
    1993, 113 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Chute Libre Frigo"
     

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  • Hommage à Sean Connery

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  • Joplin's families

    Il était question il y a peu du biopic en BD consacré à Jimi Hendrix, publié par Graph Zeppelin. L’éditeur poursuit sa série musicale avec une autre figure de la pop : Janis Joplin (Janis Joplin, Piece of my heart, éd. Graph Zeppelin).

    Pour ce deuxième volume de la collection Rock Odyssée, c’est Giulia Argnani qui s’empare de cette légende musicale, morte à 27 ans – elle aussi, à l’instar de Jim Morrison, Kurt Cobain, ou Jimi Hendrix.

    La scénariste et dessinatrice italienne a choisi de coller au parcours à la fois personnel, familial et artistique, depuis son enfance à Port-Arthur dans le Texas jusqu’à Los Angeles en 1970, dans un hôtel où Janis Joplin est morte d’une overdose, seule et désespérée. Un paradoxe pour cette musicienne saluée et admirée, et que Giulia Argnani explique en s’arrêtant sur ses fêlures qu’elle date de ses primes années.

    Dès le début des années 60, Janis Joplin se démarque avec son look androgyne et son refus d’être une fille "convenable" et traditionnelle, qui ne s’habille pas comme les autres : "J’aime être à l’aise ! On ne peut rien faire avec une robe !", lui fait dire la dessinatrice italienne. Dans un État conservateur, les revendications féministes – nous pourrions ajouter "inclusives", même si le terme est anachronique – ne pouvaient que se solder par une rupture avec son milieu et sa famille, à l’exception de sa sœur Julie.

    Blessure originelle

    Très tôt, l’adolescente se trouve une passion et un talent pour la musique, le chant, et en particulier le blues, qu’elle interprète comme personne. "Je ne connais aucune blanche capable de chanter comme ça !" commente un de ses amis.

    La rupture avec sa famille entraîne pour Janis Joplin la construction de son autre famille, musicienne, via ses groupes, Big Brother and The Holding Company, les Kozmic Blues puis le Full Tilt Boogie Band. Des noms qui restent inconnus pour beaucoup de lecteurs, mais qui ont une importance capitale pour la blues woman, dans la mesure où c’est avec eux que l’artiste s’est libérée, dans tous les sens du terme.

    Drogues, dragues, vie communautaire hippie et surtout rock and roll : Janis Joplin, Piece of my heart est une plongée dans les sixties, jusqu’au décès de l’artiste, un an après Woodstock. Janis Joplin apparaît, y compris dans ses excès, comme une artiste très en avance sur son époque, et qui a été capable de révolutionner le blues comme sans doute jamais personne avant elle – si on excepte toutefois les Rolling Stones.

    Giulia Argnani a choisi de ne pas suivre un scénario stricto sensu chronologique, grâce à des va-et-vient entre ses dernières années et les années 60, comme si Janis Joplin en revenait toujours à sa famille naturelle. Sa blessure originelle. De là aussi viennent aussi sans doute ses blessures qu’elle a su si admirablement transcender en musique.

    Giulia Argnani, Janis Joplin, Piece of my heart, éd. Graph Zeppelin, 2020, 160 p.
    https://graphzeppelin.com
    https://www.facebook.com/GraphZeppelin
    https://janisjoplin.com

    Voir aussi : "L’expérience Jimi Hendrix en concept album"

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