Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

• • Articles et blablas - Page 2

  • Patricia LM et Antoine Hommet exposent à Pont-Aven

    Pin it!

    Cet été sera lumineux pour Patricia LM qui va exposer cette saison avec Antoine Hommet à Pont-Aven.
    On aime cette photographe pour ses œuvres à la fois sensuelles et colorées.

    Cela se passera dès maintenant et tout l’été à la Ferme de Lesmonini, à Pont-Aven.

    À ne pas manquer, si vous êtes passées à côté de l’artiste concarnoise.

    Exposition "A. Hommet / Patricia LM"
    Ferme de Lesmonini, Pont-Aven
    http://www.antoinehommet.com/galerie/pages/Expositions-Exhibitions
    Page Facebook de Patricia LM

    Voir aussi : "Galerie virtuelle de Patricia LM"

    © Patricia LM
    © Antoine Hommet

    patricia lm,antoine hommet,peinture,exposition,pont-aven,bretagne,finistère,concarneau

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Plus bleu que le bleu de ses yeux

    Pin it!

    Il faut croire que de bonnes fées se sont penchées au-dessus du berceau de Bastien Lanza. Il est vrai que le chanteur sait de qui tenir : encouragé par Francis Cabrel en personne, à la faveur de leur duo, 2h du mat, le jeune chanteur ne pouvait rêver meilleur parrainage. Fabien Lanza propose cette année son premier album, Bleu – comme la couleur de ses yeux.

    Fabien Lanza peut se targuer d’une belle reconnaissance des professionnels et du public : lauréat du "Trophée France Bleu" et du "Prix Voix du Sud" en 2013, il reçoit un triple disque de platine l’année suivante pour sa participation à l’album Génération Goldman 2 et intègre la programmation des Francofolies de La Rochelle.

    C’est une pop folk à la fois familière, attachante et produite avec rigueur et soin qui nous est proposée avec Bleu. L’album baigne dans une infinie douceur et l’évidente sincérité frappe l’auditeur, à l’exemple du titre Depuis Elle, qui est aussi un clin d’œil au Sarbacane de Cabrel.

    L'opus est éclatant et vibrant comme un pied de nez à la nuit, comme si Bastien Lanza nous entraînait sur un chemin plein d’espoirs : "C'est pas des promesses / C'est même pas des mots d'amour / C'est juste que tu laisses ton empreinte partout autour de moi" (Viens). Reste à savoir si ces promesses peuvent être tenues ou non.

    Clin d’œil au Sarbacane de Cabrel

    Le chanteur a la retenue (L'ordre des choses) et la discrétion des grands timides, comme il le chante dans Celui qui danse : une piste de danse, une "fille qui rend fou" mais l’incapacité de faire le premier pas et la douleur de la voir avec cet autre homme, "celui qui danse" : "Alors je reste silencieux / La tête ailleurs, le monde autour / C’est pas mon truc de casser l’ambiance / je suis assis." Qui n'a pas connu ça ?

    Dans cet album que nous serions tenter d’appeler "feel good" - si le terme n’avait pas été galvaudé par des marchands et des marchandes de bonheur -, Fabien Lanza séduit par sa personnalité attachante : l’artiste ne se la joue pas mais est pourtant moins conformiste qu’il n’y paraît ("Il n’est pas né celui qui prendra ma liberté pour jouer avec", Non merci).

    Bastien Lanza parle d’amour, du temps qui passe (Tourne), des regrets, des adieux (Ce qu’est qu’un adieu), mais aussi des espoirs, à l’instar de celui de cette Lola : "J’attends un signe, un mot de toi / Un « je-ne-sais-quoi » / Quelques voyelles, quelques consonnes…"

    L’artiste choisit la simplicité, un choix piégeux mais qui lui sied à merveille (Tout va bien). La mélodie est là et l’univers cabrélien aussi (Un coin tranquille). On ressort de l’album un peu plus léger qu’au moment d’y être entré. Rien que pour ça : Merci.

    Bastien Lanza, Bleu, Minuit Deux, 2020
    https://www.bastienlanza.fr
    https://www.facebook.com/bastienlanza

    Voir aussi : "Retour vers le futur"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Sortie de "Rock'n'Love"

    Pin it!

    C'est aujourd'hui que sort Rock'n'Love d'Arsène K (éd. Harlequin, HQN).

    L'histoire : de sa carrière de brillante avocate à son quotidien de maman dévouée, Lucrèce a toujours réglé sa vie comme du papier à musique. Sans l’ombre d’un doute, cet équilibre était la clé de son bonheur. Mais, en quelques jours à peine, celui-ci a volé en éclats. Alors que sa fille a fugué sans laisser de trace, son ex-petit ami, Alessandro, réapparaît sans prévenir. Ce chanteur célèbre au corps d’Apollon, à qui elle n’a pas parlé depuis vingt ans, est empêtré dans une affaire de plagiat qu’elle seule peut démêler. Prête à le défendre, Lucrèce doit pourtant rester prudente. Car, elle le sait, si elle se laisse de nouveau charmer par le rockeur, la partition qui accordait sa vie ne sera plus jamais la même.

    Arsène K., Rock’n’love, éd. Harlequin, coll. HQN, 2020, 237 p.
    au format numérique
    https://www.harlequin.fr/livre/13167/hqn/rock-n-love

    Voir aussi : "Mon cœur battra toujours au même rythme que le tien"
    "Rock’n’love" : à propos de Lucrèce"

    Photo : Lucas Pezeta - Pexels

    arsène k,roman,lucrèce,mes publications mes créations

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Ce film que vous ne verrez jamais (mais que vous écouterez)

    Pin it!

    Nous avions parlé à plusieurs reprises du très prometteur Jordane Tumarinson et de ses compositions instrumentales, véritables BO… sans film.

    C’est aussi de cette manière que l’on pourrait cataloguer Christophe Menassier (Loo & Monetti), qui vient de débarquer avec son premier album solo, The Unknown Movie.

    C’est tout en délicatesse que le musicien nous entraîne dans un univers aux mélodies soignées et aux sons planants (Theme From The Unknown Movie).

    Ce premier album, mélancolique, voire sombre (Kings All Die One Day) se pare de sonorités soigneusement choisies (les timbres du clavecin dans The Unknown Movie, le piano dans Whatever Happens In The Dark), jusqu’à proposer de véritables voyages dans l’espace-temps (Boiling confusion, Greatness And Madness Of Men, Night Race). Il faut souligner la singularité de cet album, tour à tour mélancolique, enlevé ou même métaphysique (As Long As There Is Life, Melancholic Therapy).

    Romanesque

    The Unknown Movie est vraiment un album incarné, dans sa manière de nous prendre doucement par la main et de nous chuchoter à l’oreille des vérités, des souvenirs, ou même des tourments (Looks Like Shadows).

    Il y a aussi ces moments de fraîcheur et aussi de douceur romantique – pour ne pas dire romanesque –, avec le bien nommé Romantic Illusion Is A Good Thing ou bien The Incertainty Of Love.

    L’album se termine avec Lost Man Chapter, le dernier volet mystérieux, tarantinesque et post-apocalyptique d’un premier opus maîtrisé de bout en bout.

    Christophe Menassier, The Unknown Movie, autoproduit, 2020
    http://www.christophemenassier.com
    https://www.facebook.com/christophemenassier

    Voir aussi : "Jordane Tumarinson et les petites histoires de son enfance"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • "Rock'n'Love" : à propos d'Alessandro

    Pin it!

    En attendant la sortie de Rock’n’love le 1er juillet prochain, et après la présentation de Lucrèce Hunger, voici ce qu’il faut savoir sur Alessandro, l'autre personnage central du roman.

    Alessandro Sullivan a entre quarante et quarante-cinq ans lorsqu’il revoit Lucrèce Hunger. Cela fait 20 ans qu’ils ne se sont pas revus. L’ancienne étudiante et ex petite amie est devenue entre-temps une avocate à la solide réputation.

    Alessandro Sullivan est bassiste et chanteur dans le groupe Solitude Mineure, qu’il a créé a lorsqu’il était étudiant. Lors de sa rencontre avec Lucrèce dans une MJC de Trappes, il fait là son unique concert avec le groupe qu’il s’apprête à quitter, les Mineures + Mineurs (avec des reprises de Nirvana, Blur et Eeels, ainsi que quelques compositions).

    Il fonde un nouveau groupe, Solitude mineure, avec une autre musicienne, Amanda Lautréamont. C’est une artiste écorchée vive et paumée. Un troisième musicien, Clément, un batteur, les suit dans l’aventure : Clément. C’est sans compter également avec Lucrèce et la sœur d’Alessandro, Anna.

    Après le départ de Lucrèce, le groupe Solitude Mineure compose une dizaine d’albums, aux succès souvent modestes, lorsqu’ils ne sont carrément pas confidentiels : Child Game, Oui + Non (avec le titre Dis juste non), Seuls (avec les singles Hey! et Together and Alone) et surtout Coralie (15 titres, dont Lucrèce, Bitume, Coralie, Dick in Dock), leur album cathartique, sorti très discrètement, mais considéré comme le plus abouti de toute la production de Solitude Mineure.

    Lorsque commence Rock’n’Roll, Alessandro Sullivan fait appel à Lucrèce et à son cabinet pour un problème de droits d’auteur : il soupçonne Peter Alabama, star vieillissante de la pop-rock de l’avoir plagié pour un de leur nouveau titre, Fort, chaud et tendre comme le rock.

    Lucrèce va-t-elle accepter de suivre ce dossier qui la ramène des années en arrière ?

    Arsène K., Rock’n’love, éd. Harlequin, coll. HQN, 2020, 237 p.
    au format numérique
    https://www.harlequin.fr/livre/13167/hqn/rock-n-love

    Voir aussi : "Mon cœur battra toujours au même rythme que le tien"
    "Rock’n’love" : à propos de Lucrèce"

    Photo : Lucas Pezeta - Pexels

    arsène k,roman,lucrèce,mes publications mes créations

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • American Psycho, ou comment mettre son âme au frais

    Pin it!

    Oui, un frigo peut refléter l'âme de son propriétaire. L’‎Œil du frigo nous explique tout cela à l'occasion de sa chronique consacrée à American Psycho, l'adaptation du chef d'oeuvre de Bret Easton Ellis.  

    Nous voici devant un chef d’œuvre de cinéma. Une pépite qui croque sous la dent : American Psycho de Mary Harron, avec l'excellent Christian Bale. Dans cette scène où il nous explique, dans un slip d'un autre âge, qui il est, on peut déjà noter à quel point il est beau, lisse et dual sans doute. Déjà, le frigo ne nous montre pas un maximum de produits. j'hésite d'ailleurs : je pense que nous sommes plutôt du côté congélateur, ou du côté frigo, euh... Mais quand je le vois se mettre la glace sur les yeux, je me dis qu'il est du côté frigo. Impossible de tenir avec de la glace à moins vingt degrés sur les yeux sans se cramer les paupières par le froid au troisième degré. Essayez pour voir et on en reparle.

    Bon, quand on regarde de plus près, effectivement on est du côté congélateur de ce combiné. La glace et les paquets de viande surgelés sont bien disposés. Il a même congelé un plat entier qui est dans le fond. Il n'y a pas non plus les fameux condiments et autres pots de confitures entamés qui pourrissent sur la porte (je confirme :  c'est un congélateur). On peut supposer aussi que le beau Christian est tout en double, comme son frigo congélateur. Du coup, on ne sait plus de quel coté du miroir on est. C'est le principe même du film. Si ce magnifique combiné est double et qu'en plus on peut se voir dedans tellement il brille, c'est que nous allons nous perdre dans ces jeux. Des mises en abîmes successives pour mettre notre âme à l'envers !

    Alors, je préviens d'avance : le beau Christian est complétement fêlé dans ce film. Âme sensible s'abstenir. Méfiez vous toujours de ceux qui ont des frigo-congélateurs qui font un brin miroir. Des psychopathes en puissance qui rajeunissent leurs yeux à coup de cryogénie. Rien que cette cuisine fait flipper. On n'a pas vraiment envie d'y manger. Je pense que c'est un lieu de culte... Euh, pardon : de coupe, et de découpe.

    Au final on met tout dans le frigo : on a déjà vu ça. Des corps entiers, des pieds, des jambes... notre âme aussi. On garde tout. La marque Ultraline nous conserve tout ça au frais et on la récupère dès qu'on en a besoin. C'est un beau concept au final ! J'irai de ce pas demain chez Darty m'acheter un combiné pour mettre mon âme au frais ou la congeler, je la récupérerai plus tard, histoire de faire mentir les dates de péremption.

    Simple: deux méthodes de décongélation. Laisser à température ambiante ou une minute au micro ondes. Cela dépend de la taille de votre âme. Moi j'ai déjà fait mon choix :))

    Un bon film glaçant (ne pas manger avant). Âmes sensibles, allez vous faire un café !

    ODF

    American Psycho, drame américain de Mary Harron
    avec Christian Bale, Justin Theroux, Chloë Sevigny,
    Reese Witherspoon, Willem Dafoe et Jared Leto,
    2000, 101 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "American Psycho Frigo"
     

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Eskimo, entre France, Scandinavie et Japon

    Pin it!

    Eskimo vient de sortir son premier album, Que faire de son cœur ?

    Un album qui lance une artiste et une voix immédiatement attachante : la preuve, avec son premier single Sirène.

    Nous voilà, grâce au clip, entre la France, la Scandinavie et le Japon (Eskimo-Hana est d’ailleurs l’autre single tiré de son EP).

    Mais musicalement, c’est du côté de la pop neighties qu’il faut chercher les influences d'Eskimo : guitares rugueuses, sons saturés et lo-fi. Et l’apport d’instruments acoustiques, qui donnent à l'ensemble une aura et une authenticité certaine à ce flow poétique : "Où vas-tu ? / Où la laisses-tu ? / En arrière / En aval / En cale-pied / Son ancre / Beaucoup de houle / Ça tangue…"

    Une vraie personnalité et un univers passionnant pour une artiste à suivre.

    Eskimo, Que faire de son cœur ?, autoproduit, 2020
    http://www.eskimo-music.com
    https://www.facebook.com/eskimomusik

    voir aussi : "Retour vers le futur"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • La Suisse est un pays chaud

    Pin it!

    adeline lafouine,érotisme,sexe,témoignage,suisse,parlement helvétique,scandaleScandale à tous les étages pour ce témoignage à ne pas mettre entre toutes les mains : son auteure, Adeline Lafouine, propose avec Fais-le bien et laisse dire (éd. Tabou) un document assez exceptionnel à plus d’un titre. Il commence par une affaire dont la Suisse dite "vertueuse" se serait bien passée.

    Nous sommes en août 2014 lorsque la presse à scandale déniche un selfie sexy posté sur le compte Twitter d’une inconnue, mariée et mère d’un enfant. Elle se fait surnommer Adeline Lafouine. Là où le bât blesse est que la jeune femme est fonctionnaire d’État et que ces clichés dénudés ont été pris dans l’enceinte même du Palais fédéral helvétique. C’est déjà trop pour les autorités suisses qui, sous la pression de l’opinion et surtout de la presse à scandale, décident de licencier une employée expérimentée et très bien notée, mais dont la réputation pouvait ternir la réputation de la confédération helvétique. Rien que ça.

    Adeline Lafouine revient sur cet événement qu’elle relate de son point de vue. Elle ne parle pas – et on peut le regretter – du contexte qui l’a amenée à faire le selfie incriminé, mais elle s’attarde par contre longuement sur l’impact vertigineux d’une simple photo qui avait vocation à rester privée. En quelques heures, la jeune femme devient une célébrité malgré elle, et aussi une cible pour des journaux et des sites Internet que rien n’arrête : "Est-ce que la presse a le droit de ruiner la vie d’une employée et mère de famille, uniquement pour remplir les pages d’un journal ?" s’interroge-t-elle. Le choc est rude pour elle et on ne peut que saluer sa capacité à avoir pu affronter cette épreuve. Les 100 premières pages de son témoignage reviennent sur le bouleversement de cette affaire mêlant sexe, moralité publique, réseaux sociaux, liberté et vie privée.

    Mais Fais-le bien et laisse dire est bien plus que l’histoire d’une femme broyée par la machine de l’opinion : c’est aussi et surtout la confession d’une personnalité hors du commun, comme le remarque d’ailleurs un de ses partenaires dans son livre. Je dis bien "un de ses partenaires" car la suite du livre dévoile la vie sexuelle incroyable d’Adeline Lafouine.

    Une vraie sportive de l’extrême

    La deuxième partie du document, la plus ahurissante, déploie en effet sur près de 300 pages le parcours d’une Suisse romande devenue une figure du libertinage, jusqu’à être soutenue en toute discrétion par ses admirateurs (car elle est très suivie sur Internet et sur les réseaux sociaux). La plus scandaleuse des Helvètes, résidant aujourd’hui en France, explique "les « pourquoi » et les « comment »" de sa vie sexuelle tumultueuse – et aussi indissociable d’une grande histoire d’amour.

    Adeline Lafouine a écrit son ouvrage – qui est digne de figurer dans tous les rayonnages de la littérature érotique et pornographique – à la manière d’une irrésistible montée en puissance, depuis la découverte du libertinage jusqu’aux pratiques les plus extrêmes (BDSM, gang bangs ou tournages de films X amateurs), en passant par la découverte d’Internet, ses rencontres dans des clubs ou des lieux interlopes et ses liens avec son mari et complice. Elle n’oublie pas la naissance de son fils et ses trésors d’inventivité pour le préserver de ses virées nocturnes. L’auteure revient à plusieurs reprises sur les difficultés à assumer à la fois sa carrière professionnelle, sa vie de maman et ses plaisirs : "Une sorte de double vie… Être à la fois la jeune maman et employée modèle, banale et sûrement ennuyeuse dans la vie de tous les jours, et d’un autre côté d’être une femme fatale qui mène une vie sexuelle hors-norme."

    Plus qu’une mise au point sur le scandale des selfies du Parlement helvétique, Fais-le bien et laisse dire est aussi et surtout une longue confession crue, d’une honnêteté à couper le souffle mais aussi regorgeant de scènes que l’on peut qualifier sans exagération de spectaculaires. L’humour est omniprésent dans ce récit, qui est aussi la plongée dans un milieu secret aux rituels souvent très codifiés. Adeline Lafouine ne cache rien au lecteur de ses pratiques, assumant "le grand écart entre le libertinage et le porno" : une vraie sportive de l’extrême, comme elle le reconnaît elle-même.

    Des regrets, l’ancienne fonctionnaire suisse, clouée au piloris pour quelques selfies finalement bien innocents, n’en a pas. Son leitmotiv ? Vivre librement et s’amuser.

    Un livre choc pour un public averti.

    Adeline Lafouine, Fais-le bien et laisse dire, éd. Tabou, 2020, 416 p.
    https://www.adelinelafouine.com

    Voir aussi : "Alex Varenne, libre et libertin"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Gros big up pour Clémence Pouletty

    Pin it!

    Focus aujourd’hui sur la chaîne Youtube d’une passionnée de littérature, de philosophie ou de cinéma : voilà qui ne pouvait qu’intéresser Bla Bla Blog.

    Clémence Pouletty partage ses lectures avec insouciance mais aussi avec une sacrée qualité à vulgariser des sujets parfois ardus : L’amour et Sartre, L’art d’avoir toujours raison de Schopenhauer ou L’art d’être heureux du même Arthur.

    Avec beaucoup de passion, mais aussi, mine de rien, un vrai travail de mise en scène et de montage, Clémence Pouletty déroule ses vidéos avec quelques digressions, lorsque par exemple la youtubeuse imagine des dialogues entre elle-même et les auteurs qu’elle chronique (Imitations d'écrivains - La nuit pour adresse de Maud Simonnot).

    Je vous invite à remonter le fil de ses publications (18 à ce jour, depuis deux ans) et à découvrir des auteurs parfois exigeants mais toujours présentés avec beaucoup de pertinence, de précision et de légèreté : Pierre Michon (Passion), Mémoire de fille et Passion simple d'Annie Ernaux, Tenir jusqu'à l'Aube de Carole Fives ou trois livres d’Arnaud Cathrine.

    Le cinéma n’est pas en reste avec une émission sur Chien de Samuel Benchetrit, Curiosa de Lou Jeunet ou à propos de trois films de Michel Houellebecq (Near Death Experience, L’Enlèvement de Michel Houellebecq et Rester vivant) – un artiste qui, au passage, inspire particulièrement la chroniqueuse.

    Clémence Pouletty est une vraie curiosité : à découvrir de toute urgence.

    Clémence Pouletty sur Youtube
    @clemencepouletty
    https://www.facebook.com/clemence.pouletty

    Voir aussi : "Schopenhauer révélé"

    Photo : Clémence Pouletty

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • "Rock’n’love" : à propos de Lucrèce

    Pin it!

    En attendant la sortie de Rock’n’love le 1er juillet prochain, voici ce qu’il faut savoir sur la narratrice et personnage principale du roman.

    Lucrèce Hunger a entre 40 et 45 ans au moment du récit. Née à Paris, dans le quinzième arrondissement, elle est mariée et mère de deux enfants, Nina, 17 ans et Janus, 10 ans. Avec son mari Max, qu’elle a rencontré 20 ans plus tôt juste après sa rupture avec Alessandro Sullivan, l'autre personnage phare du roman, elle vit une vie rangée et bien organisée. Elle habite en région parisienne, dans les Yvelines, dans un élégant quartier résidentiel.

    Au moment où commence l’histoire, elle travaille comme avocate pour le cabinet Marks Prins & Jefferson, avenue Marceau, non loin des Champs-Élysées. Elle a pour amie Silvia, à la fois confidente, collègue et assistante. Lucrèce a la réputation d’être une professionnelle aguerrie et pugnace, qui a toujours cherché à contrôler sa vie comme sa carrière. Cela lui a réussi car elle est une avocate reconnue. 

    Alessandro, l’ex qu’elle a aimé pendant deux ans lorsqu’elle était étudiante, et sur qui elle a tiré un trait, réapparaît 20 ans plus tard, au plus mauvais moment.

    Bientôt, je vous parlerai d'Alessandro Sullivan.

    Arsène K., Rock’n’love, éd. Harlequin, coll. HQN, 2020, 237 p.
    au format numérique
    https://www.harlequin.fr/livre/13167/hqn/rock-n-love

    Voir aussi : "Mon cœur battra toujours au même rythme que le tien"

    Photo : Jéshoots - Pexels

    arsène k,roman,lucrèce,mes publications mes créations

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • La mariée et l’orphelin

    Pin it!

    Faire le rapprochement entre ces deux films d’horreur que sont Wedding Nightmare et Brightburn : L'Enfant du mal, sortis à la même époque dans les salles obscures, n’a rien d’aberrant.

    Ces deux petits films américains, misant sur la peur, ont au moins un point commun : s’attaquer à leur manière aux valeurs traditionnelles que sont la famille et le mariage. Autre point commun : le budget modeste et un casting sans grande star - si l’on excepte Andy McDowell pour Wedding Nightmare.

    Brightburn : L'Enfant du mal conte l’histoire d’un enfant démoniaque, Brandon, adopté par Tori et Kyle Breyer, un couple en mal d’enfant. Leur bénédiction viendra des étoiles, puisqu’à la faveur de l’écrasement d’un vaisseau extraterrestre, nos deux amoureux recueillent un bébé – en réalité un alien anthropomorphe – qui va devenir leur seul et unique rejeton. Quelques années plus tard, devenu pré-adolescent, le garçon s’aperçoit qu’il a des dons de super-héros, mais qu’il va mettre au service de causes malfaisantes. Et c’est bientôt ces vrais-faux géniteurs qui vont en faire les frais . Le pitch de ce film diablement méchant, et dépourvu de toute espèce de rédemption, est une relecture un brin angoissante d’une naissance divine : enfant né des étoiles, père et mère inconnus, pouvoirs extraordinaires, visions d'ascension, place centrale donnée à une grange… On aura vite deviné que le scénario reprend à son compte des symboles christiques, pour renverser totalement le message et faire du petit bonhomme un être inquiétant, bien décidé à semer le chaos dans le monde.

    Intrigues subversives

    Diabolique, Wedding Nightmare l’est tout autant. Dans la famille des Le Domas, une tradition oblige chaque jeune marié.e à se prêter à un jeu. Lorsque Grace, follement amoureuse du fils Alex, tire la carte qui va décider de l’épreuve, c’est une partie de cache-cache qui lui est proposée. Le hasard fait mal les choses, car la mariée a l’obligation de ne pas être retrouvée, et ce jusqu’à l'aube - sinon, c’est la mort assurée. Une course folle commence dans les couloirs de l’inquiétant château. La jeune mariée espère cependant compter sur le secours de son jeune époux.

    Amateurs de jeux de massacres à l’arme blanche, Weddingt Nightmare est pour vous. On trouve un plaisir presque sadique à suivre la chasse à l’homme - à la femme en l’occurrence - et à voir les protagonistes tomber les uns après les autres, de la manière la plus gore possible, et ce jusqu’à la grande boucherie finale.

    Mais ne nous y trompons pas : comme pour Brightburn : L'Enfant du mal, la cible visée n’est pas cette innocente mariée ou ces parents trop aimants mais bien le mariage et la famille. Ce qui n’empêche pas les scénaristes de transformer les proies en chasseurs, lorsque par exemple Grace se transforme littéralement en Carrie vengeresse ou lorsque le père de Brandon choisit de prendre l’arme contre son propre fils. À ce moment, les intrigues devient carrément subversives. Subversion trouvant d’ailleurs son illustration sonore dans Brightburn : L'Enfant du malavec la bande-son d’une certaine Billie Eilish, qui propose son titre qui l’a fait connaître et qui convient à merveille pour ce film : "I'm that bad type / Make your mama sad type / Make your girlfriend mad tight / Might seduce your dad type /I'm the bad guy" (Bad Guy).

    Ces deux petits films d’horreur sont à voir en ce moment sur Canal+ .

    Brightburn : L'Enfant du mal, film d’horreur américain de David Yarovesky, avec Elizabeth Banks, David Denman, Jackson A. Dunn, Matt L. Jones et Meredith Hagner, 91 mn, 2019
    sur Canal+

    https://www.canalplus.com/cinema/brightburn-l-enfant-du-mal
    Wedding Nightmare (Ready Or Not), film d’horreur américain de Matt Bettinelli-Olpin
    Tyler Gillett, avec Samara Weaving, Adam Brody, Mark O'Brien, Henry Czerny, Andie MacDowell, Nicky Guadagni, Melanie Scrofano, Elyse Levesque et Kristian Bruun, 95 mn, 2019, sur Canal+
    https://www.canalplus.com/cinema/wedding-nightmare

    Voir aussi : "Quand je pense à la vieille Anglaise"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Retour vers le futur

    Pin it!

    Les années 80 continuent d’être revisitées et d’inspirer les musiciens actuels. Dernier exemple en date : William Sheller et son tube, devenu un classique : Un Homme Heureux.

    La version originale déroulait une ballade voix et piano, à la sombre mélancolie. Yves Carini a choisi d’en faire une bossanova douce amère.

    Un Homme Heureux est le deuxième extrait de son nouvel album, The Way You Are, attendu pour cet automne, après une adaptation d’un autre standard, L’Hymne à l'Amour, en version jazz symphonique.

    Pour Un Homme Heureux, Yves Carini a su s’entourer d’une belle équipe : Jorge Calandrelli, l’arrangeur et réalisateur de Tony Bennett, Andrea Bocelli, Stevie Wonder ou Michael Bublé mais aussi de Randy Waldman (Seal, Barbara Streisand ou Beyoncé).

    Voilà qui nous promet un futur album soigné, produit avec un professionnalisme à l’américaine. En tout cas, ce nouvel extriat est une jolie manière de revenir vers le passé et vibrer de nouveau aux mots délicats et déchirants de William Sheller : "Pourquoi les gens qui s'aiment / Sont-ils toujours un peu les mêmes / Ils ont quand ils s'en viennent / Le même regard d'un seul désir pour deux / Ce sont des gens heureux."

    Yves Carini, Un Homme Heureux, Quart de Lune, 2020
    https://yvescarini.com
    https://www.facebook.com/yvescarini

    Voir aussi : "Une place pour Yadam"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Furieux kurofune

    Pin it!

    Cela fait longtemps que le manga a su gagné ses lettres de noblesse bien au-delà du Japon. S’essayant à tous les genres, les mangakas ont aussi investi le domaine de l’histoire : la preuve avec Funestes Vaisseaux du scénariste Wilson Michel Sean et de la dessinatrice Akiko Shimojima.

    L’histoire racontée dans cette bande dessinée, à la facture plutôt classique dans son découpage comme dans son dessin, raconte une période peu connue sous nos contrées : celle de la crise de l’époque Edo, dont l’un des épisodes les plus emblématiques fut la pression des Occidentaux, bien décidés à réitérer le même coup de force qu’ils avaient accomplis en Chine (les deux Guerres de l’Opium et le traité de Nankin). L’Asie est un territoire immense qui aiguise l’appétit des Russes, des Britanniques, des Néerlandais, des Français mais aussi des États-Unis, qui ne sont pas encore la grande puissance qu’ils seront quelques décennies plus tard, mais qu’ils aspirent à devenir : car tel est bien l’enjeu de cet épisode qui va traumatiser le Japon, autant qu’il va permettre de consolider une identité commune.

    En mai 1853, le contre-amiral américain Perry arrive avec trois navires au large des îles Ryuku. Ces "funestes bateaux noirs" ("kurofune") vont bientôt devenir l’obsession des Shoguns au pouvoir ? Perry est chargé par le Président américain Franklin Pierce d’exiger des droits commerciaux et l’installation de mandats commerciaux au cœur du Japon.

    Des conséquences incommensurables

    La jeune nation a des ambitions géopolitiques très gourmandes, et entend bien asseoir sa position, au détriment d’un pays, le Japon, d’autant plus tétanisé par l’agressivité du militaire que le pays est resté replié sur lui-même depuis deux siècles. Seul le port de Nagasaki est ouvert au commerce étranger. Dans ce contexte favorable pour lui et son pays, Perry menace de prendre de force la capitale Edo – future Tokyo. Bientôt, les trois navires arrivent dans la baie de la capitale japonaise. La période d’intimidation commence vraiment, et elle aura des conséquences incommensurables.

    Wilson Michel Sean (The Garden, The Minamata Story) et Akiko Shimojima (Les 47 Ronins, Les Secrets du Ninja) retracent un an d’un épisode important dans l’histoire du pays du Soleil Levant. Un gros travail de documentation autant que de scénarisation permet d’avoir ce manga à la fois passionnant, vivant et accessible. Akiko Shimojima électrise le récit grâce à un découpage des cases très cinématographique. Les traits des personnages sont expressifs et un soin particulier est donné aux décors et aux bateaux.

    Funestes vaisseaux se veut aussi une introduction au Crépuscule des Samouraïs, autre volume de cette collection consacrée à l’histoire du Japon en manga.

    Wilson Michel Sean & Akiko Shimojima, Funestes vaisseaux, éd. Graph Zeppelin, 2020, 192 p.
    https://seanmichaelwilson.weebly.com
    http://akiko2010.blogspot.com
    https://www.facebook.com/GraphZeppelin
    http://www.tabou-editions.com

    Voir aussi : "Merveilleuses artilleuses"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Qui est Arsène K. ?

    Pin it!

    Bloggeur, scénariste, dramaturge et romancier, Arsène K. multiplie les casquettes. Après un premier polar et une comédie romantique, il se lance désormais dans le genre de la romance moderne.

    Arsène K., Rock’n’love, éd. Harlequin, coll. HQN, 2020, 237 p.
    au format numérique
    https://www.harlequin.fr/livre/13167/hqn/rock-n-love

    Voir aussi : "Mon cœur battra toujours au même rythme que le tien"

    Photo : Startup Stock Photos - Pexels

    arsène k,roman,lucrèce,mes publications mes créations

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook

  • Bien mieux qu'une thèse sur les frigos au cinéma

    Pin it!

    L’‎Œil du frigo nous régale de ses chroniques sur les frigos au cinéma. Celle qu'il nous propsoe cette semaine sur le mémorable 127 heures de Danny Boyle a ceci de particulier qu'elle résume à elle seule tout l'intérêt de parler de ces appareils d'électroménager présents sur les grands écrans, dans des scènes a priori anodine. Focus sur 127 heures donc, un drame tiré d'un fait réel : à ne surtout pas copier comme l'écrit Philippe, notre œil du frigo.  

    Nous voici prêt pour un long moment cinématographique : 127 H de Dany Boyle, ou comment tout savoir sur le Blue John Canyon en Utah !

    Sur une musique tonitruante, Never Hear Surf Music Again Free Blood, le beau James Franco s’apprête à partir en expédition. Comme on fait tous, il ouvre son frigo et remplit son sac. Le frigo reste pratiquement tout le temps du générique dans le champ et raconte finalement toute l'histoire. Je dis ça au cas où les spectateurs fainéants de la rétine ne voudraient pas se taper 127 heures de film. Dans ce frigo, la main droite de James cherche et attrape nourriture, boissons énergétiques et laisse tomber les bières Coors. On sent qu'on ne part pas en pique-nique. C'est du sérieux. Mais c'est surtout le travelling qui est impressionnant : pourquoi montrer cette main en travelling se saisissant des objets vitaux pour partir en randonnée ? Il faut quand même remercier le caméraman qui s'est frappé un déplacement de gauche à droite et de droite à gauche pour servir les idées de Dany Boyle.

    Un chicken burrito de la marque Patio, me direz-vous, c'est pas spécialement fun quand on part à l'aventure. On pense tout de suite qu'il va se faire un feu de camp, se faire griller son poulet et l'enrober dans des galettes de maïs. Mais le frigo livre tout fait, tout frais, y a plus qu'à se régaler. Bon, le ketchup dans la porte reste à sa place : c'est déjà ça. Évidemment, la boisson énergétique est emballée aussi avec un sac blanc dont on ne saura rien. Un homme face à son frigo et l'histoire est lancée. Je ne peux pas disserter davantage sans tout révéler du film mais Dany a bien fait ses courses et le frigo cinématographique est bien achalandé.

    Je ne vous proposerai aucune recette avec ce qu'il y a au fond de ce frigo, Peut-être tout au plus une salade de fruits avec une tomate, mais je ne suis pas sûr que cela serve le propos du film. Car si Dany a placé un frigo en tout début de l'histoire, ce n'est pas pour coincer cette scène en plein milieu du film dans le canyon. Le récit se situe entre la pomme et le ketchup. Le plan dans le frigo semble ruisseler sur les victuailles pour nous expliquer le film. Si je devais faire une thèse sur les frigos dans le cinéma (histoire d'écrire cinq cents pages et la présenter dans un amphi) je choisirais forcément cette scène. Je sais, je suis comme ça : parfois je fais des vrais choix, douloureux voire cinglants. Je passe sous silence l'univers du placard adjacent pour ne pas vous trop raconter ce film.

    Un film qui traite d'un cercueil de pierre et du renoncement, on est loin de Burried de Rodrigo Cortes (qui n'a aucun frigo), mais quand même : "uUn homme enterré vivant doit s'en sortir..." Si j'avais envoyé ce pitch à une société de production, j'aurais perdu toute crédibilité... Ah oui ! c'est vrai : J'en ai pas ! Ne renoncer à rien, pas même à un Chicken Buritto et l'humanité en sort grandie. Un petit rappel : cette histoire est une histoire vraie, mais c'est interdit de copier !

    ODF

    127 heures, drame américain de Danny Boyle
    avec James Franco, Clémence Poésy et Kate Mara,
    2010, 94 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "127H Frigo"
     

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

    Suivez aussi Arsène K. sur Twitter et Facebook