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documentaire

  • Beau comme Apollo

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    Le cinquantième anniversaire du plus grand événement de l’histoire humaine valait bien une commémoration digne de ce nom. Anthony Philipson propose de revenir sur la mission d’Apollo 11 en juillet 1969 qui permit aux premiers hommes de quitter le berceau terrestre pour visiter notre astre le plus proche, la lune.

    Ce voyage exceptionnel de huit jours, trois heures, dix-huit minutes et trente-cinq secondes, dont deux heures seulement sur notre satellite naturel, est relaté dans le documentaire de la BBC au titre très "Jules Verne" : 8 jours de la Terre à la Lune.

    C’est à partir d’un mélange d’images d’archives, pour beaucoup inédites, et de reconstitutions fidèles basées sur des enregistrements sonores de l’époque – car l’intégralité du voyage a été captée par la NASA – que le film suit les trois astronautes dans ce périple, depuis les derniers préparatifs jusqu’à leur minuscule vaisseau spatial de moins de 5 m², propulsée par la fusée Saturn V, un monstre de technologie haut de 36 étages et propulsé par des moteurs d’une puissance prochaine d’une bombe nucléaire.

    L’aspect technique n’est en effet pas éludé dans ce film qui rappelle l’exploit scientifique de ces missions inédites par leur ampleur : il n’y a qu’à penser à ces reconfigurations qui ont permis la transformation de la fusée gigantesque en un module lunaire à plus de 16 000 kilomètres heures. Des quelques jours de voyage dans un vaisseau à peine plus grand qu’une petite automobile, les astronautes Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins se sont cependant montrés discrets en révélations : la recherche d’une caméra, quelques exercices sportifs et l’écoute d’actualités pour rester en contact avec la terre constituent les seules anecdotes.

    "Ce que c’est beau !" dit un de ces trois voyageurs de l’impossible

    Le moment le plus attendu de ce documentaire est bien entendu celui de la cinquième journée, le 20 juillet 1969, qui est celui de l’alunissage d’Eagle, le module lunaire, un appareil qu’Armstrong et Aldrin n’ont utilisé qu’en simulateur de vol. L’alunissement du minuscule engin n’a pas été si simple que prévu, avec un ordinateur de bord (bien moins puissant que le plus modeste de nos smartphones) finissant par saturer en raison du nombre élevé d’informations à traiter et des astronautes ayant de peu échappé au pire. "C’est un petit pas pour l’homme mais un bond de géant pour l’humanité" prononce Armstrong au moment où il pose le premier pas sur le sol poussiéreux du désert lunaire. Les petites deux heures de ces hommes sur la lune ont marqué à jamais l’histoire de l’humanité et constituent encore aujourd'hui l'une des aventures les plus prodigieuses qui soit.

    On ressort fasciné par la magie des photos et des films à la qualité médiocre pris à 385 000 kilomètres au-dessus de nous. "Ce que c’est beau !" dit un de ces trois voyageurs de l’impossible au moment du voyage spatial le plus ahurissant qui ait jamais été fait. Cinquante ans plus tard, à défaut de viser les étoiles, la beauté de la mission d’Apollo 11 reste intacte et inédite.

    8 jours de la Terre à la Lune, documentaire d’Anthony Philipson,
    Grande-Bretagne, BBC, 2019, 98 mn, actuellement sur Canal+

    https://www.bbc.co.uk/mediacentre/mediapacks/8-days

    Voir aussi : "Si vous avez tout compris à cet article c’est que je me suis mal exprimé"

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  • Chef, un petit verre

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    Depuis les Brèves de comptoir on savait que le zinc était une source d’inspiration intarissable, capable de livrer citations pleines de bon sens, réflexions socio-philosophiques ou punchlines incroyables.

    Paroles de Zinc, websérie documentaire sortie en ce début d’année, ne fait rien d’autre que s’incruster au cœur des bistrots, troquets et autres cafés pour une plongée au milieu de l’univers si français des bistrots parisiens, l’un des derniers grands lieux populaires.

    Le bistrot devient grâce à ces courts reportages une micro-société ou une grande famille où presque tous les sujets sont dissertés par des consommateurs prolixes : la crise, le travail, la dèche, la politique, le logement, le "village" de Paris, le RSA, les voyages ou les arts. Les réalisateurs, Seb, Fred et Will savent se faufiler entre les tables et le comptoir pour faire parler et écouter ces clients qui ne demandent qu’à raconter quelques tranches de leur vie. Paroles de Zinc permet également d’être témoin de plusieurs apparitions émouvantes du regretté Rachid Taha.

    Cinq épisodes sont déjà en ligne, "Bistrot", "Crise", "Paname", "Cinéma" et "Français". Ils ont été tournés dans deux bistrots parisiens typiques : Chez Ammad, dans le XVIIIe arrondissement de Paris et à La Liberté dans le XIIe. C’est l’occasion de rencontres, parfois très alcoolisées, avec des anonymes qui sont aussi des frères et des sœurs à qui l’on a envie d’offrir pour quelques minutes ou quelques heures de chaleur humaine. Comme le disait Antoine Blondin, "quand on meurt de faim, il se trouve toujours un ami pour vous offrir à boire."

    Paroles de Zinc, websérie documentaire, sur Youtube
    https://www.facebook.com/ParolesdeZinc

    Voir aussi : "Beb des Soggy, le Sugar Man français"

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  • Moi, Nadia, brodeuse et artiste

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    C’est une artiste hors du commun qui a les honneurs du documentaire d’Aurélie Martin, sobrement intitulé : Nadja Berruyer, Brodeuse.

    Ce film est le fruit de sept ans de travail autour d’un art méconnu, lorsqu’il n’est pas dénigré. Nadja Berruyer parle de la genèse de ses tableaux perlés, comme de la manière dont elle les réalise.

    Perles de métal et de verre, paillettes, fils d'or et de soie : c’est tout un univers qui peuple son atelier si caractéristique. L’artiste brode également avec des matériaux plus spéciaux comme des pièces de monnaie, des engrenages d'horlogerie, des mécanos, des pendentifs, des plumes, des cheveux et des bijoux. Nadia Berruyer dépasse les frontières de l'artisanat et se donne toute liberté pour organiser selon sa volonté toutes ces matières qui la fascinent. Dans ce documentaire, Nadja Berruyer explique aussi pourquoi et comment elle est devenue brodeuse.

    Très jeune, le talent de Nadja Berruyer est reconnu. Elle travaille pour le prêt-à-porter, la haute couture : Christian Lacroix, le théâtre, le cinéma – pour le film Brodeuse d’Éléonore Faucher, elle crée un tableau de perles de 3 mètres de haut.

    Se débarrasser des idées reçues

    Depuis 30 ans, broder tous les jours pendant de nombreuses heures sans s'arrêter à fini par imposer à son corps de la souffrance due à la position de la broderie. Elle doit donc maintenant se reposer un peu plus souvent.

    Peu de choses filmées existent sur la broderie. Dans le film d’Aurélie Martin, la parole de Nadja est l'occasion de se débarrasser des idées reçues : un métier identifié de manière simpliste à la vénérable Maison Lesage, une activité ringarde et vieillissante réservée aux grands-mères fripées.

    Nadja Berruyer, Brodeuse entend parler autrement de cet art, exigeant et passionnant. Le film d’Aurélie Martin, disponible en DVD et VOD, fera aussi l’objet d’une projection exceptionnelle le dimanche 17 mars 2019 à 11H45 au cinéma Saint-André des Arts (Paris 6e). 

    Aurélie Martin, Nadja Berruyer, Brodeuse, France, 62 mn, en DVD et VOD
    Projection spéciale le dimanche 17 mars 2019 à 11h45
    au cinéma Saint-André des Arts, Paris 6e

    http://www.lesmutins.org/nadja-berruyer-brodeuse

    Voir aussi: "Spartacus, mon frère"

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