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Bla Bla Blog - Page 160

  • Bla Bla Blog fête ses 7 ans

    Bla Bla Blog fête aujourd'hui sa septième bougie. 

    Et oui ! C'est en pleine période estivale que le plus curieux des blogs culturels est né. Qui aurait prédit que quelques années et 1000 chroniques plus tard il poursuivrait son chemin. 

    Gageons que ce n'est qu'un début. 

    D'ailleurs je vous parlerai très vite de quelques découvertes : Riopy et ses compositions envoûtantes, Tatiana de Rosnay et ses Fleurs de l'Ombre et David Foenkinos, qui continuera à nous intéresser pour le hors-série qui lui est consacré depuis quelques mois. Il sera aussi question d'Enki Bilal et de l'exposition qui lui est consacrée à Landerneau, du roman Dee Dee Paradize de Roberto Garcia Saez et de l'envoûtant Rêve de Japon de l'Atelier Sentô.

    Photo :  Andrea Piacquadio - Pexels.com

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  • Joli grabuge

    Derrière Geronimal, un pseudo énigmatique dont l’identité est jalousement gardée secrète, se cache un artiste au talent singulier, auteur d’un premier album au titre évocateur, Touch.

    L’auditeur aura bien sûr tout de suite fait le rapprochement avec la French Touh, ce courant électro qui a bercé la fin du dernier millénaire et la première décennie des années 2000. Pour son opus, Geronimal propose 15 morceaux, dont 11 inédits, en forme de voyage alliant morceaux rythmés invitant à la danse ( "You And I", "Universe" ou "Rise Up") et compositions plus exigeantes, pour ne pas dire engagées ("Respect", "Nimal" ou "F**k That").

    Loin d’être un pur album de dance-floor, l’album de Geronimal parvient à séduire et étonner, à l’image de "Ggroove" – avec deux "G" – qui peut se lire comme une fusion réussie entre le premier tube électro Popcorn de l’histoire et une composition à la Daft Punk. C’est un joli "grabuge" que cet étonnant album, pour reprendre le premier morceau de haute volée composée par un musicien qui a choisi un pseudo renvoyant autant au chef indien Geronimo, guerrier rebelle et chaman qu’à la nature sauvage.   

    De ce point de vue, "Nimal" porte l’ADN de cet album à la fois organique et aux aux multiples inventions sonores et rythmiques.

    Un album à la fois organique et aux aux multiples inventions sonores et rythmiques

    Touch semble balancer à chaque moment entre l’humain, la nature brute et la technologie, dans une sorte de dialectique musicale. Ainsi, "Make Me", avec ses voix d’enfant et féminines et ses boucles synthétiques, paraît digne de pouvoir figurer dans un film de Cronenberg – que ce soit le père ou le fils.

    Disons-le : le producteur et compositeur parvient à humaniser et sexualiser ses machines, à l’instar de "Do You Love Me". À dessein : Geronimal présente cette "ode à la séduction" comme un morceau dénonçant l’instrumentalisation du genre féminin. Dans le même esprit, "Welcome" et ses boucles de voix féminines ("Qu’est-ce que tu veux, toi ?"), noyées dans des couches de sons synthétiques inquiétants, se présente comme une bataille rangée entre machines et humains – à moins que ce ne soit entre hommes et femmes.

    On aurait tort de considérer Touch comme un opus désincarné, à l’image du morceau "Kick Me" et son univers mystérieux et futuriste. Geronimal ne laisse pas la main à des machines, aussi inventives et ténébreuses qu'elles soient : le musicien s’engage ("Respect"), s’amuse ("Funking") et parvient à donner des couleurs inédites si l’on pense au titre électro-latino "Vamos".

    Et avec tout ça, il y a bien sûr le rythme, omniprésent : en conclusion, semble suggérer Geronimal, la machine est au service de l’homme pour son plus grand plaisir, et pas l’inverse.   

    Geronimal, Touch, Artpills Records, 2021
    https://www.geronimal.com
    https://www.facebook.com/geronimalmusic
    https://www.instagram.com/geronimal_music

    Voir aussi : "Tripes hop"

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  • Bilan du don pour l’ICM suite au décès de Sandrine Chiron

    Sandrine Chiron est décédée des suites d’une sclérose en plaques un 21 juin, le jour de la fête de la musique. Pour une musicienne et une passionnée d’arts c’est à la fois cruel et ironique.

    Ses proches, ses amis et toutes celles et ceux qui l’ont côtoyé ont voulu lui rendre hommage en organisant une cagnotte en ligne et hors-ligne en faveur de l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle épinière). 

    1270 € ont été récoltés.

    Un grand merci à tous les participants de cette cagnotte dont les dons serviront cette cause importante. 

    Cagnotte en faveur de l’ICM, hommage à Sandrine Chiron
    https://institutducerveau-icm.org/fr
    https://www.facebook.com/sandrine.cemoy

    Voir aussi : "Dons pour l’ICM, en hommage à Sandrine, victime d’une sclérose en plaques"

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  • Future naissance

    Mieux qu’une chanson feel good comme ne le laisserait deviner sa facture (piano et voix délicate), "Je veux naître", le dernier single de Caryn Trinca, est l’ode à une naissance à venir.

    La chanteuse, qui annonce un album pour la fin de l’année, se met à la place du petit être prêt à arriver au monde : "De dimension parallèle / Je jette une bouteille à la mer / Je l’ai choisi je veux y croire / Non ce n’est pas la mer à boire".

    Ce premier single annonce un futur opus déjà séduisant. À suivre donc.

    Caryn Trinca, Je veux naître, Believe, 2021
    https://www.facebook.com/caryntrincalbum
    https://www.instagram.com/caryntrinca

    Voir aussi : "À cause des garçons"

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  • C’est notre patrimoine

    Non, le patrimoine n’est pas réservé aux grands ! La preuve, avec m'opération "C'est mon patrimoine !", pilotée par le ministère de la Culture qui  permet à des jeunes de 6 à 18 ans, éloignés de la culture, de découvrir le patrimoine durant les vacances scolaires. Y compris cet été.

    Visites théâtralisées, jeux de piste, ateliers lecture, danse, circassien, performances ou encore pratique des arts numériques : les enfants ont l'occasion de s’approprier de façon inédite le patrimoine.

    500 000 jeunes ont été accueillis depuis 2005 dans 300 lieux patrimoniaux, avec 300 projets pédagogiques, dont 50% inédits cette année. L’opération 

    "C'est mon patrimoine !"
    https://cestmonpatrimoine.culture.gouv.fr

    Voir aussi : "En première ligne"

    Photo : C'est mon patrimoine ! - Loiret - Théâtre des Minuits - Pithiviers

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  • En première ligne

    Ça se passe à Nantes tout ce mois d’août à l’atelier d’artistes du collectif Bonus. Les artistes Olivier Garraud et Gianpaolo Pagni ont été réunis par la commissaire d’exposition Capucine Bas Lorillot pour l’exposition "Entre les lignes".

    Le dessin : voilà l’art qui réunit ces créateurs. Le dessin et plus spécialement la ligne, car c’est le maître-mot de cette exposition présentant deux artistes contemporains à découvrir.

    Qu’est-ce que le dessin a encore à nous dire ? Quelle place peut-il encore à voir dans un domaine dominé par la peinture, la sculpture ou la performance ? Une première réponse peut se se formuler ainsi : le dessin permet de formuler la pensée et de la matérialiser en y laissant une empreinte.

    Olivier Garraud et Gianpaolo Pagni s’y emploient avec leur style propre mêlant humour, naïveté et réflexions sur notre société. Que l’on pense à la série d’Olivier Garraud, L’Office du dessin : ses noirs et blancs contrastés, la simplicité enfantine des traits et ses messages dévoilés, par exemple, dans ce dessin d’une mairie sur le fronton duquel apparaît une devise républicaine reformulée ainsi : "Rentabilité, efficacité, productivité".

    "Rentabilité, efficacité, productivité"

    Son aîné Gianpaolo Pagni, né à Turin mais vivant et travaillant en France, questionne la notion de mémoire à travers une technique singulière : le dessin au tampon. Le plasticien a travaillé sur des matériaux recyclés (notices de médicaments, livres scolaires anciens ou albums Panini) pour bâtir une œuvre qui peut se voir comme "une archéologie à la fois personnelle et collective". Gianpaolo Pagni ne s’arrête pas à une seule technique : il s'investit autant dans la peinture, l'installation ou l'édition. Sa pièce Wall Stamping Book n°1 est entrée cette année dans la Collection Farnesina, la collection d’art contemporain du Ministère des Affaires Étrangères d’Italie à Rome.

    Cet été, à Nantes, c’est le dessin, dans sa forme la plus simple et la plus efficace, qui est en première ligne d’une exposition à découvrir. Dans un univers quadrillé empruntant à la bande dessinée et jouant sur un langage démystifié, Olivier Garraud et Gianpaolo Pagni investissent pour la première fois l’espace du Collectif Bonus de Nantes en mettant en lumière leur réflexion sur la société et leur histoire personnelle.

    Ça se passe dans la Cité des Ducs de Bretagne cet été, du 6 au 27 août.

    Exposition "Entre les lignes", Olivier Garraud et Gianpaolo Pagni
    Collectif Bonus, atelier d’artistes, Nantes
    Îlot des Îles, 36 mail des chantiers, 44000 Nantes
    Du 6 au 27 août 2021
    https://www.collectifbonus.fr/exposition-entre-les-lignes
    http://www.gianpaolopagni.com
    https://www.oliviergarraud.com

    Voir aussi : "Hopare au Forum des Halles"
    "Aurélie Dubois unmakes sex"

    Olivier Garraud, L’Office du dessin, 2020, papier quadrillé, acrylique, format 21x29,7
    Olivier Garraud, L’Office du dessin, 2020, numéro 205, papier quadrillé, acrylique, format 21x29,7
    Gianpaolo Pagni, Fotoromanzo For Me, série, 2020, tampon sur papier, 21 x 29,7 cm
    Gianpaolo Pagni, Fotoromanzo For Me, série, 2020, tampon sur papier, 21 x 29,7 cm

    exposition,ligne,dessin,bonus,olivier garraud,gianpaolo pagni,peinture,nantes,entre les lignes,capucine bas lorillot,contemporain

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  • Marcher pas à pas au gré du vent

    Paru en France en 2019, le manga de Jirô Taniguchi, Furari (éd. Casterman) a déjà 10 ans. Il a pourtant tout du classique à lire absolument.

    Le postula de cette bande dessinée est pourtant des plus simples : au XVIIIe siècle, un homme arpente les rues, les quartiers et les parcs de la cité d’Edo (l’ex Tokyo) et compte patiemment et régulièrement ses pas. Son but ? Cartographier sa ville. Il désigne ainsi son projet à sa femme Eï : "Ces doux paysages japonais… Cette topographie naturelle je veux l’enregistrer minutieusement sur des cartes pour les générations à venir".

    Jirô Taniguchi fait de cette mission de géographe et de scientifique non pas un récit historique mais une série de tableaux renvoyant à une vision shintoïste du monde : "Le milan", "Les cerisiers", "La tortue" ou "Les étoiles".

    Certes, il est question de la mission officielle que cet arpenteur obtient de l’empereur : établir des mesures jusqu’à Hokkaido ("L’orage"), mission qui prend forme dans le dernier chapitre ("La neige") et au cours duquel Eï va tenir un rôle important. Pour autant, l’objectif de Jirô Taniguchi est de suivre les pas de cet arpenteur dont les marches à longueur de journée sont un prétexte à redécouvrir une cité qu’il connaît bien, à croiser des habitants : vendeurs sur les marchés, clients attablés au restaurant, pêcheurs à pied, enfants joueurs ou poètes dont Issa Kobayashi (1763-1828). Il est aussi beaucoup question de repas et de haltes dans de simples échoppes tokyoïtes, à l’instar de l’autre ouvrage de déambulation de Tanigushi, Le Gourmet solitaire.

    "Je marche sans m’arrêter, j’avance sur mon chemin"

    Furari (terme qui signifie en japonais "au gré du vent") est aussi et surtout un récit méditatif suivant les pas d’un homme autant scientifique que poétique. "Pourquoi ce qui n’était qu’un passe-temps m’a ainsi embarqué vers quelque chose de si important ?" se demande-t-il. Le spectacle de fourmis s’affairant autour du cadavre d’un lucane le fait s’interroger sur le sens de ses marches à longueur de journée pour un objectif qui lui est propre ("Je marche sans m’arrêter, j’avance sur mon chemin").

    Le manga de Jirô Taniguchi frappe par son élégance, sa simplicité mais aussi la sophistication de son découpage (que l’on pense aux chapitres "La baleine" et "L’éléphant"). La figure de l’arpenteur est bien entendu centrale dans ce livre où il est autant question de chiffres que de ces petites choses du monde, que ce soit un flocon de neige, une libellule ou un milan.

    Jirô Taniguchi, Furari, éd. Casterman, 2019, 208 p.
    https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/ecritures/furari

    Voir aussi : "La compassion sauvera le monde"

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  • Lorsque le saxo résonne

    C’est avec son trio Triple Roots que le saxophoniste Eric Seva a réalisé son album bien nommé  Résonances. "Résonances", comme le rappel de sons venus de loin, aussi bien géographiquement que temporellement.  

    Il est vrai que ce nouvel album est une invitation au voyage autant qu’une ode au dépaysement. Que l’on pense au mystérieux et languide "Luz de Port Coton" et surtout à  "Les roots d’Alicante" qui ouvre l’opus avec son jazz cool et soyeux, pour ce morceau frais comme un matin d’été et sachant s’encanailler. 

    Coloré et teinté de mélancolie

    Pour cet album à la fois coloré et teinté de mélancolie ("Résonances"), le saxophoniste est accompagné par Kevin Reveyrand à la basse et Jean-Luc Di Fraya à la batterie et aux percussions.

    Eric Seva et ses amis de Triple Roots ne prennent pas en otage l’auditeur : ils le prennent délicatement par la main pour une jolie déambulation ("Le village d’Aoyha"). Tout aussi globe-trotteur, "Green Landscapes" a ce je ne sais quoi de délicat dans ce jazz qui vient doucement caresser les oreilles.

    "Canopée", qui vient conclure l’opus du saxophoniste, exprime une superbe mélancolie, comme un atterrissage après un long voyage. Et de jolies vacances.

    Éric Séva - Triple Roots, Résonances, Laborie Jazz, 2021
    https://www.ericseva.com
    https://www.facebook.com/EricSevaofficiel
    https://www.instagram.com/ericsevaofficiel

    Voir aussi : "Ola Kvernberg brouille les pistes"
    "Éloge de la folie"

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