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soul

  • Chaud, fort et bon

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    Et si Haylen était la future grande voix de la soul ? Cette question très sérieuse mérite d’être posée après l’écoute de son premier EP, Out Of Line, sorti il y a un an et que je ne découvre qu’aujourd’hui. Mais mieux vaut tard que jamais, pas vrai ?

    Les cinq titres de son opus, d’une belle homogénéité et faisant se rencontrer pop, rock, jazz et soul, marquent sans doute la naissance d’une vraie crooneuse.

    Le sens du spectacle, la chanteuse et guitariste parisienne l’a, sans aucun doute : meneuse de revue au Crazy Horse, Haylen a également arpenté la scène de l’American Tours, nous apprend le magazine Rolling Stones dans son numéro de septembre 2019, sans compter un passage par The Voice en 2016.

    Mais revenons à ce premier EP, qui est à sa manière un hymne à la beauté et à l’amour. La voix veloutée de la chanteuse délivre une pop rock langoureuse et chaleureuse (Don’t Give Up). Dans ce mini album, en anglais pour l'essentiel, Haylen propose ausi un titre en français, Encore Une Nuit, délicat et mélancolique chant d’amour : "Encore une nuit / Qui ne t'invente pas / Encore une nuit / Seule Dans ce grand lit froid / Les larmes ont séchées sur mon visage / Depuis ce dernier baiser trop sage / Cette histoire dissimulé / Vaut le coup de doux moment comme captivé / Enivré dans la chaleur de tes bras / Ceux qui me seraient fort ce matin là."

    Le funk langoureux de Little Star est porté par une voix qui vient s’épanouir dans des volutes. Plus érotique encore, Out Of Line, qui donne le nom à l’EP d’Haylen, se déplie avec des accents de danse nuptiale, sur des sons débarrassés de tout artifice, comme si la musique se mettait à nu elle aussi : "All alone one more time / On my own with a broken heart / Tears sweaping the boulevard / Lord hear me I'm praying the stars / Everytime I walk out of line / Out of line."

    Si le slow pouvait revenir hanter les pistes de danse et rapprocher enfin les corps, c’est sans doute sur cet album d’Haylen que l’on jetterait son dévolu, et en particulier sur le dernier titre, Good Things. Chaud, fort et bon ! : "You can call me a dreamer / But no one can stop me tonight / in this world so strange / We all have to play the same game / And I can't imagine what it would be / A place without darkness and misery."

    Violon, guitare, saxo et voix puissante : rien de trop pour faire de la chanteuse anglaise une passionnante crooneuse à suivre avec passion.

    Haylen, Out Of Line, BackBeat Records, 2018
    https://haylenofficiel.bandcamp.com/releases
    https://www.facebook.com/haylenofficiel

    Voir aussi : "Comme un air de Motown"

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  • Comme un air de Motown

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    Un petit voyage dans le temps et l’espace, ça vous dit ? C’est ce que propose les Buttshakers dans leur nouvel album Sweet Rewards, sorti en France en ce début d’année. La bande à la charismatique et incandescente Ciara Thomson propose un vivifiant retour dans l’Amérique black blues soul que l’on adore.

    Portée par un orchestre solide, énergique et chaleureux (guitares, cordes, clavier et batterie), Ciara Thomson et ses camarades de Buttshakers nous prennent par la main pour un périple spatio-temporel : un trip R&B et engagé dans Saint-Louis avec In the city, une plongée dans un caveau sombre et enfumé de Detroit avec Sweet Rewards ou un concert rock dans la campagne sixties de Louisville avec What you say.

    Cet opus, tout en rendant hommage aux brillants aînés de la Motown et consorts, serait digne de figurer dans une bande-son de Quentin Tarantino : Trying to Fool, Sweet Reward ou Tax man c’est Jackie Brown 20 ans plus tard. 

    Digne héritière de James Brown, une vraie sex machine

    Ciara et les Buttshakers sont capable de toutes les audaces : le blues mélancolique de Roll with roll, le R&B et ses riffs de guitares dans Tax Man, le funk épicé dans I weak ends ou le titre engagé In the city sur l'affaire Michael Brown, les émeutes de Fergusson en 2014 et sur les discriminations raciales aux Etats-Unis ("We’re just trying to survive, in the city / Can’t we live? /We’re just trying to get by"). Quant au titre Movin on, il s’avance sur un terrain plus rock et aux accents franchement eighties, mais avec toujours cette voix chaude et puissante.

    C’est bien entendu le nom d’Aretha Franklin qui vient en tête à l’écoute du timbre de Ciara Thompson, mais une Aretha Flanklin plus survitaminée et bouillante que jamais. La chanteuse des Buttshakers est une tornade soul, une artiste biberonnée à ses racines blues, country, gospel et folk et une vraie sex machine. Digne héritière de James Brown, Ciara Thomson a le feu, le rythme et le chien de Mr Dynamite.

    Dix ans après leur création, les Buttshakers débarquent en France pour notre plus grand plaisir. Après la sortie de leur album Sweet Rewards, ils seront en concert en France.

    The Buttshakers, Sweet Rewards, Underdog Records, sortie en février 2018
    The Buttshakers, en concert en France
    Le 16 mars 2018 à 20 heures au Hasard Ludique (Paris)
    Le 31 mars 2018 à 20 heures 30 au Tamanoir de Gennevilliers, avec les Coco Mamas 
    Le 14 avril 2018 à 21 heures à La Cave à Musique de Mâcon, avec Da Break
    http://thebuttshakers.com