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Séries et TV - Page 14

  • De la fantasy à la pelle

    C’est bien connu : dans la jungle des blogs culturels, les pépites sont souvent à chercher dans quelques-unes des innombrables niches. La fantasy est un genre devenu particulièrement en vogue depuis l’adaptation du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson et surtout la série Game of Thrones. Jessica Lefrançois, aux manettes de son blog Fantasy à la Carte, baigne dans ce genre depuis des années et s’y déplace comme si elle voyageait dans un territoire familier.

    Les publications de fantasy sont légion et Fantasy à la Carte n’a pas pour d’autres ambition que d’être une boussole – ou plutôt un "Portoloin" – afin de se mouvoir dans les univers innombrables d’une littérature de plus en plus populaire. Ce blog, qui est parvenu à se forger une petite notoriété dans le milieu, ne s’interdit rien : guerriers sans peur et sans reproche, dragons de toute nature, fées bienveillantes, sorciers maléfiques ou vampires sexy y trouvent leur place, tant il est vrai que l’imaginaire se veut un genre pluriel capable plus que n’importe quelle littérature de faire tomber les frontières et de se décliner dans des sous-genres particulièrement prolifiques – heroic fantasy, fantasy urbaine, bit-lit, steampunk ou dark fantasy.

    Bien entendu, Fantasy à la Carte réserve une bonne place aux grands classiques de l’imaginaire, que ce soit Tolkien, JK Rowling, GRR Martin ou Robin Hobb. Des chroniques riches et passionnantes reviennent sur les pionniers d’un genre longtemps décrié et considéré comme peu sérieux. Une injustice que la chroniqueuse répare, avec une belle acuité. Ainsi, un article sur Marion Zimmer Bradley rappelle que cette auteure américaine, "une pionnière en littérature fantasy et science-fiction [a] beaucoup surfé entre deux genres: la space fantasy et la science fantasy." Les lecteurs du site feront des découvertes étonnantes : celle par exemple de Lord Dunsany, un précurseur à la littérature fantasy avec notamment son œuvre la plus aboutie, La Fille du roi des Elfes.

    Un genre longtemps décrié et considéré comme peu sérieux

    Mais Fantasy à la carte n’est pas seulement tourné vers le passé et n’entend pas s’endormir sur les grands classiques ou se contentant de chroniquer des ouvrages aussi populaires que Game of Thrones, L’Assassin royal ou Le Seigneur des Anneaux. Il est aussi un site en perpétuelle évolution, tourné vers les publications les plus récentes, preuves que ce genre, l’un des plus en vogue, est aussi celui qui sait le plus évoluer. La fantasy française y trouve une place de choix, faisant de ce blog spécialisé l’un des meilleurs baromètres du genre. Les dernières chroniques portaient par exemple sur le roman jeunesse de Nadia Coste, Jivana (éd. ActuSF), et son monde féerique (celui des Feydelin), sur le troisième volume du cycle de L'Héritier d'Asgard de Bertrand Crapez (éd. Zinedi), "une trilogie qui a permis à une belle plume de sortir de l'ombre",  mais aussi sur la deuxième et dernière partie d’Olangar de Clément Bouhélier (éd. Critic), un "récit qui distille à doses thérapeutiques le suspense nécessaire pour donner l'envie de continuer cette histoire."

    Mais Fantasy à la carte ne se cantonne pas aux livres. Outre ses focus sur les salons incontournables, le blog s’ouvre également à l’art – les illustrations pour l’essentiel –, aux films et aux séries. Dans ce domaine, les visiteurs du blog pourront trouver de quoi passer des week-ends de binge-watching dans des univers extraordinaires. Outre des chroniques sur des créations récentes (The Magicians), le plaisir régressif est de mise avec ce rappel de séries rares ou au contraire devenues cultes, que ce soit Charmed, La Caverne de la Rose d’Or ou Buffy contre les Vampires.

    Un site passionnant par une passionnée, et qui offre à la fantasy l’une de ses vitrines les plus pertinentes.

    http://fantasyalacarte.blogspot.com

    Voir aussi : "Vous reprendrez bien un peu de fantasy ?" 
    "Buffy, vingt ans, tueuse de vampires"

  • Notre meilleure tueuse

    Quelques bonnes séries ont fait leur apparition cette année. Parmi celles-ci, Killing Eve mérite que l’on s’y arrête. Killing Eve est un de ces excellentes créations, à mi-chemin entre le roman d’espionnage et le polar psychologique.

    Eve Polastri (Sandra Oh) est une fonctionnaire anonyme travaillant pour le MI5. Une femme ordinaire, à l’humour mordant, et surtout douée d’une intuition assez peu commune. Lorsqu’elle tombe sur une affaire en cours, le crime d’un homme à Vienne, elle devine que certains détails ne collent pas. Et elle tombe du même coup sur Villanelle (Jodie Comer), une redoutable et subjuguante tueuse à gage. Les routes de ces deux femmes que tout oppose vont bientôt se croiser.

    Impossible de ne pas accrocher dès les premières minutes de Killing Eve. Cette série américano-britannique séduit par les caractères antinomiques mais bien trempées de l’agent du contre-espionnage et de la tueuse au sang froid. Les auteurs, malins, ont renversé les rôles, en donnant le plus beau rôle à une fonctionnaire ressemblant à madame tout-le-monde. Les amateurs de Grey’s Anatomy reconnaîtront Sandra Oh dans un personnage attachant. Dans le rôle de la femme fatale, Jodie Comer (Journal d'une ado hors norme, Thirteen) est un authentique caméléon – sa véritable force, capable de déstabiliser jusqu’au spectateur.

    L’affrontement entre la fonctionnaire teigneuse et malicieuse et la criminelle rapace et psychopathe promet des étincelles.

    Kiling Eve, saison 1 de Emerald Fennell et Phoebe Waller-Bridge
    avec Sandra Oh, Jodie Comer, Fiona Shaw, Kim Bodnia et Owen McDonnell
    USA et Grande-Bretagne, 8 épisodes, 2018
    en ce moment sur Canal+

    Voir aussi : "Kidding, à en rire ou à en pleurer"

  • Tatiana chez Augustin

    Quelques semaines avant que Bla Bla Blog ne commence son hors-série spécial sur Tatiana de Rosnay, Augustin Trapenard proposait un numéro de son émission culturelle 21CM à la femme de lettres franco-anglaise.

    Ce numéro passionnant et réjouissant, toujours en replay sur Canal+, dévoile un peu de l’univers de Tatiana de Rosnay. Et l’on apprend que l’auteure d’Elle s’appelait Sarah voue une passion pour Virginia Woolf, utilise l’anglais ou le français dans l’écriture au gréé de ses idées, utilise le parfum d’une manière particulière et sait être une vraie dancing queen, preuve à l’appui…

    Augustin Trapenard a l’art de mener son interview avec un mélange de sérieux, de légèreté, de respect et de fantaisie. Et lorsque l’écrivain joue le jeu, à l’exemple de Tatiana de Rosnay, cela donne un formidable numéro. Il est à découvrir maintenant, si, comme Bla Bla Blog, vous étiez passés à côté jusque-là.

    21CM d’Augustin Trappenard, tous les mois, Canal+

    Voir aussi : "Tatiana de Rosnay, ses œuvres"

  • Kidding, à en rire ou à en pleurer

    Jim Carrey fait son grand retour cette rentrée, et cela se passe à la télévision. L’un des plus grands acteurs comiques vivants (The Mask, Dumb et Dumber, Ace Ventura) interprète pour la série Kidding le rôle d’un... comique.

    Mister Pickels est une star du divertissement pour enfant. Il régale son jeune public tous les jours grâce à un show devenu une grosse machine commerciale dirigée par son père. Mais derrière ce masque, il y a un homme dont la vie ressemble à un champ de bataille : un père endeuillé par la mort d’un fils, un futur divorce et la dépression qui s’installe en coulisse. Mister Pickels semble être la seule chose qui puisse le maintenir hors de l’eau.

    Depuis The Truman Show, on connaissait les talents dramatiques de Jim Carrey. Son retour au coeur de l’actualité se fait cette fois grâce à Michel Gondry, qui l’avait dirigé dans il y a près de quinze ans dans Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Jim Carrey endosse pour Kidding un rôle que lui seul pouvait interpréter : celui d’un comique talentueux au cœur doux mais détruit intérieurement par un deuil insurmontable.

    Le premier épisode annonce déjà la couleur d’une série oscillant entre l’humour et le tragique, avec un personnage dont on devine qu’il va dévisser inexorablement. Mais jusqu’où ?

    Kidding fait sans nul doute partie des bonnes surprises de cette rentrée télé.

    Kidding de Dave Holstein, réalisé par Michel Gondry, avec Jim Carrey,
    Catherine Keener, Frank Langella et Judy Greer, Showtime,
    première saison, Show Time, en ce moment sur Canal+

    http://www.sho.com/kidding

  • Séries à gogo

    Voilà un hors-série estival qui devrait intéresser pas mal de passionnés de séries télé. Bien entendu, tout le monde ou presque connaît les séries mythiques Breaking Bad, Soprano, Game of Thrones ou, plus loin de nous, Le Prisonnier, La Quatrième Dimension ou Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Mais qui a déjà entendu parler de John from Cincinnati (une saison, 2007), la version britannique de House of Cards (une seule saison, 1990) ou encore la comédie satirique Grosse Pointe, supprimée en pleine gloire en 2001, après seulement 17 épisodes ?

    Première propose cet été, dans un hors-série qui ravira les sériephiles – souvent amnésiques – et qui nous rappelle que ce genre très en vogue n’est pas né avec HBO. D’ailleurs, un chapitre ("Old Cool") est consacré à quelques-uns de ces authentiques monuments historiques qui peuvent avoir le goût d’une madeleine de Proust : Automan créé par Glen A. Larson (1983-1984), la série anglaise d’épouvante Thriller (six saisons entre 1973 et 1976) ou Sapphire & Steel (six saisons entre 1979 et 1982), autre création britannique avec Joanna Lumley (une des "madame bottes de cuir") et David McCallul et véritable précurseur de Stranger Things.

    Un certain Steven Spielberg

    Les rédacteurs de Première parviennent à dénicher d’authentiques joyaux autant que des pièces rares de futurs grands réalisateurs et showrunners. Ainsi, durant les trois saisons de Night Gallery (1969-1973), Rod Sterling, le créateur de Twilight Zone, parvient à faire signer un certain Steven Spielberg , 22 ans en 1969. Ce sera Eyes, un épisode avec Joan Crawford. Au début des années 2000, c’est dans Los Angeles : Division Homicide que Michael Mann s’essayait à la série télé. En 2000, l’ancien journaliste David Simon ne sortait de terre qu’une seule saison de The Corner. Une fin sèche mais qui allait annoncer son chef d’œuvre The Wire (Sur Écoute).

    La France fait figure de parent pauvre – à juste titre. Au contraire de la Grande-Bretagne qui a droit à un chapitre consacré ("Ils sont fous ces Anglais"), peu de séries trouvent grâce aux yeux de nos spécialistes : Noires sont les Galaxies (une seule saison en 1981), Au-delà des Murs (une saison franco-belge en 2015) et l’étonnante série autofictionnelle Inside Jamel Comedy Club, créé par Blanche Gardin et Fabrice Éboué en 2009 (une seule saison là aussi). Première a droit à une interview de ces deux artistes surdoué·es qui reviennent sur la genèse et la fabrication étonnante de ce format d’un autre genre.

    J’oubliais une dernière chose importante : le hors-série Première explique comment voir chacune de ses séries, histoire de ne pas sortir complètement frustrés et de se souvenir que dans la vie d’une série seuls les diffuseurs ont droit de vie et de mort sur les plus géniales de ces créations audiovisuelles.

    "Les 100 meilleures séries que vous n’avez pas vues,"
    in Première, hors-série, juillet-août 2018
    http://www.premiere.fr

    Voir aussi :
    "C’est pas de la télé, c’est HBO
    "Une chose venue d’un autre temps"

  • À Tanger, je me suis perdu avec Camélia Jordana

    Découvrir, avec le regard d’un artiste, une ville émergente qui pourrait bien devenir incontournable dans quelques années : telle est l’ambition de Capitales inconnues, une série au format court à découvrir sur Internet. Ses créateurs annoncent déjà les futures capitales visitées : Jakarta, Accra, mais aussi Oulan-Bator, Auckland, Téhéran ou La Paz. Les épisodes s’articulent autour de séquences récurrentes : architecture et économie, divertissements, mode, cuisine, arts, sports et personnalités. Capitales Inconnues se déclinera ensuite en capsules courtes, en un site web et en une application, avec l’objectif d’être présent sur les réseaux sociaux.

    Le premier numéro de cette émission hybride, à mi-chemin entre le web documentaire et le magazine culturel, nous fait découvrir Tanger grâce à Camélia Jordana.

    Une des villes les plus hypes d’Afrique du Nord

    La chanteuse et actrice déambule, en compagnie de Laurent Bardainne, dans les ruelles étroites et les lieux les plus incontournables de l’une des villes les plus hypes d’Afrique du Nord. À travers des séquences brèves et rythmées, le spectateur découvre la remarquable Librairie des Colonnes, le café Hafa où Jimi Hendrix, Liz Taylor et les Beatles avaient leurs habitudes, le théâtre Cervantes, le café Baba ou la première maison de Paul Bowles.

    Dans ce premier numéro de Capitale Inconnue, pas de longs discours, de lieux attrape-touristes, de regards appuyés sur des décorums ou des dorures ou de guides rébarbatifs mais une pérégrination cool, guidée par une Camélia Jordana légère et hypnotisante.Ce voyage à Tanger se termine sur les toits de l’hôtel Dar Nour, avec vue imprenable sur la bbaie de Tanger. La chanteuse y interprète Stupid Love, un titre de son nouveau projet musical, le bien nommé Lost. Se perdre dans une ville magnétique avec Camélia Jordana et au milieu de ses habitants : voilà le genre de périple touristique qui ferait rêver n’importe qui.

    Capitales Inconnues de Richard Minier et Leslie Dubest, premier épisode, Tanger,
    avec Camélia Jordana,
    26 minutes version TV / 13 minutes version Web TV / 3 minutes capsules / 1'20 teaser,
    Heavy Surf / Together, 2018
    http://www.capitalesinconnues.com

    © Heavy Surf / Together

  • Deus ex machina

    Attention : spoils pour celles et ceux qui n’auraient pas vu la première saison de Westworld...

    Les robots – pardon, les hôtes – du célèbre parc de Robert Ford sont de retour, bien décidés à prendre leur destin en main, guidés par une Dolorès (Evan Rachel Wood ) métamorphosée en prophétesse impitoyable. 

    La série Westworld, l’une des meilleures du moment, a remis HBO au centre des attentions et prouve que la chaîne câblée n’a rien perdu de son audace, après les succès historiques de Soprano, Rome ou Game of Thrones.

    Pour cette nouvelle saison, la série créée par créée par Jonathan Nolan (le frère de) et Lisa Joy ouvre des perspectives scénaristiques ahurissantes.

    Des perspectives scénaristiques ahurissantes

    Westworld est l’adaptation télé du roman, mais aussi du film Mondwest, écrit et réalisé par Michael Crichton en 1973. Westworld est ce parc d’attraction imaginé autour de l’univers de western, et dans lequel des robots plus vrais que nature sont destinés à satisfaire les plus bas instincts des visiteurs humains : se battre, tuer ou violer. Dans un futur plus ou moins proche, la technologie parvient à créer des androïdes quasi parfaits mais surtout soumis à des ingénieurs qui peuvent les programmer et les rebooter à volonté. Seulement, un bug est découvert par Bernard, l’un des scientifiques de Westworld (Jeffrey Wright). Et voilà nos robots bien décidés à prendre leur destin en main.

    Les ramifications promises à la toute fin de la première saison se développent au-delà des espérances, et ce en dépit de quelques longueurs, de dialogues denses ou d’intrigues complexes. L’ambivalence des personnages – et en premier lieu de Dolorès et de Maeve (Thandie Newton) – est le vrai must, tout comme le choix d’enrichir le parc de nouveaux univers.

    L’histoire mêle interrogations métaphysiques, va-et-vient entre le passé et le futur, condamnation de ces Prométhée modernes incapables de maîtriser leurs créations, sans oublier une bonne ration de violence et de sexe.

    La saison 2 de Westworld est l’événement télé de ces dernières mois, mais sans doute aussi un authentique fait sociologique autour des dangers de l’intelligence artificielle – et naturelle.

    Westworld, saison 2, créé par Jonathan Nolan et Lisa Joy,
    avec Evan Rachel Wood, Thandie Newton, James Marsden,
    Ed Harris et Jeffrey Wright, HBO, 10 épisodes, 2018, sur OCS
    https://www.hbo.com/westworld

    Voir aussi : "C'est pas de la télé, c'est HBO"

  • Poubelle la vie

    La vie de deux poubelles dans un quartier de Tours : voilà le pitch de la mini-série Poubelles, La Vie, réalisée par Yohan Vioux et Hubert Jégat et l’équipe des Tontons Filmeurs, avec le soutien de la Ville de Tours. Lancée sur Youtube le 1er octobre 2017, la série satirique en est aujourd’hui à sa deuxième saison.

    Poubelles, La Vie ce sont des tranches de vie de deux containers à déchets, Adrienne et Bénédicte (rejointes récemment par Claudia, "la végétarienne"), témoins bavardes de nos us et coutumes. Dans un format court (2 minutes 30 à 3 minutes par épisode), nos deux voisines de trottoir nous parlent de nos petites vies à partir des déchets – recyclés ou non – qu’elles réceptionnent et ingurgitent pour le meilleur et souvent pour le pire.

    Claudia, "la végétarienne"

    Il y est question de (zéro) déchets, de recyclage (bien sûr), mais aussi de notre société de consommation, du voisinage des humains, de la solitude, des dictatures, de même d’amour.

    Au début de chaque épisode, les auteurs ont choisi de mettre en exergue une citation de Rabelais La Bruyère Montesquieu... ou Philippe Geluck.

    Les spectateurs pourront être décontenancés par cette série conceptuelle dont les personnages sont des objets quasi inanimés. Mais si l’on passe cette barrière, on saluera l’impertinence des auteurs dont le sens de la dérision et de l’absurde renvoie au mythique Téléchat, avec Adrienne la bleue et Bénédicte la rouge en dignes héritières de Groucha et Lola.

    Cette série est – pour l’instant – à découvrir sur Youtube. Une vraie curiosité.

    Poubelles, la Vie, websérie de Yohan Vioux et Hubert Jégat,
    avec Hélène Risterucci, Mélodie Le Bihan et Aurélie Messié,
    sur Youtube, saison 2 en cours de diffusion, depuis 2017

    http://poubelleslavie-webserie.fr