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game of thrones

  • Comment expliquer le fantastique désordre des saisons de Westeros ?

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    "À quel point des enfants de Jon et de Daenerys seraient-ils consanguins ?", "De quel mal souffre Hodor ?", "Le mur de Westeros pourrait-il être édifié dans la réalité ?" Ce sont quelques unes des questions que pose le très sérieux Sciences et Vie dans un hors-série consacré à Game of Thrones.

    Histoire de patienter encore un peu avant de découvrir la dernière saison de GOT, ce numéro s’est penché sur les problèmes scientifiques et techniques que posent la série inventée par GRR Martin. Une étrange démarche pour cette saga de fantasy où l’imaginaire, la magie et l’improbable ne sont pas absents ? Pourquoi s’interroger sur la crédibilité technique du Mur ? Quelle est l’utilité de savoir que la puissance de feu du dragon Visérion s’établit à plus de 9000 milliards de joules ? Et le mode de transmission de la maladie dite "la grisécaille" n’est sans doute pas capital. Toutefois, ce que Sciences & Vie entend montrer c’est que derrière Game of Thrones se cachent aussi de vraies interrogations, souvent actuelles, que son auteur a certes romancées.

    Prenez par exemple l’environnement, un sujet traité quotidiennement par l’actualité. Dans la lutte pour le pouvoir et pour l’accès au Trône de fer, un fait déterminant guide l’intrigue de cette histoire de sang, de rage et d’acier : le dérèglement climatique. Les spectateurs sont prévenus : "Winter is coming." Et cet hiver qui arrive est représenté par les redoutables Marcheurs blancs qui devraient être au centre de l’ultime saison. Sorti au milieu des années 90, l’œuvre écrite de GRR Martin parlait déjà de catastrophes climatiques autant que d’intrigues humaines pour le pouvoir. "Les « lanceurs d’alertes » avaient raison : l’hiver est bien là, et les morts l’accompagnent. La technologie humaine, représentée par le Mur, n’a pu empêcher la catastrophe, tout juste a-t-elle pu la freiner."

    La première section du Sciences et Vie est consacrée aux saisons dans le pays imaginaire de Westeros et pose quelques bonnes questions sur leur étonnant désordre. Le capricieux auteur de GOT a imaginé des contrées aux climats antinomiques entre le froid perpétuellement polaire au nord et des températures toujours clémentes, voire estivales, au sud. Un chercheur a d’ailleurs proposé une explication géographique sur la planète qui régie le monde imaginaire de Game of Thrones.

    L’intelligence artificielle révèle la fin de Game of Thrones

    Sciences & Vie s’intéresse également aux espèces se côtoyant avec plus ou moins de bonheur dans la série : dothrakis, valyriens, enfants de la forêts, sauvageons, ou géants parlent sûrement moins d’une civilisation imaginaire s’entre-déchirant que de nous-mêmes : "En filigrane des sauvageons, géants et autres andals, c’est l’aventure de la famille homo qui se devine." La revue pose quelques questions plutôt bien vues : "Comment réagirait l’être humain si l’hiver durait des années ?", "La cohabitation des espèces, un fantasme de la série ?" ou "La saga décrit-elle un monde ethniquement crédible ?"

    D’autres questions sont posées dans ce hors-série : sur les créatures imaginaires, notamment ces "dragons (…) de retour comme ces espèces éteintes que la science tente de ressusciter", sur les langues imaginaires inventées pour les besoins de Game of Thrones, sur les sources historiques et sur l’importance de la mort dans une série qui fait abondamment couler le sang (sur 330 protagonistes, 186 sont décédés durant les sept premières saisons !).

    Une autre section est consacrée à ces familles se déchirant pour le trône de fer. GRR Martin se fait l’héritier de Machiavel lorsqu’il parle des Lannister, des Stark, des Targaryen ou des Greyjoy. Le lecteur et le spectateur de la saga y trouvera de multiples références à notre histoire humaine. Le contexte médiéval – y compris dans la manière dont la consanguinité, les mariages de raison et les unions illégitimes entrent dans les enjeux de pouvoir – n’empêche pas Game of Thrones d’être dans une très grande modernité.

    Alors que la huitième saison de GOT est sur le point d’être diffusée, les fans curieux se pencheront sans doute avec excitation sur l’article de Thomas Cavaillé-Fol : "L’intelligence artificielle révèle la fin." Faux spoil ou vrai info, le journaliste s’intéresse à ces chercheurs qui ont déployé leur ingéniosité comme l’utilisation des algorithmes pour déterminer qui avait le plus de chance de monter sur le trône de fer et qui avait le plus de risques de mourir à la fin. La revue présente une modélisation scientifique des liens entre Jon Snow, Tyrion Lannister, Daenerys Targaryen ou les derniers survivants des Stark pour identifier les gagnants et les perdants de cette ultime saison.

    Force reste à la science ? Pas si simple, répond, bon joueur, le magazine : "Si la série fait mentir les algorithmes, cela ne signifiera pas qu’ils se sont trompés, mais que les scénaristes ont décidé finalement de ne pas suivre la logique qu’ils avaient eux-même posée."

    "Game of Thrones & la science", in Sciences & Vie
    hors-série spécial Game of Thrones, avril 2019

    Voir aussi : "GOT in Pop"

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  • GOT in Pop

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    Il est à fort à parier que les fans de Game of Thrones se précipiteront sur le hors-série Pop du Point consacré à cette "messe planétaire" qu’est la célèbre série de fantasy. "Messe planétaire" : c’est Philippe Guedj qui emploie cette expression dans la préface, tant il est vrai que GOT s’est élevée au rang de phénomène culturel, pour ne pas dire de société.

    Les superlatifs se mesurent à l’aune de quelques chiffres rappelés par le magazine : 47 Emmy Awards, un milliard de dollars de chiffre d’affaire généré chaque année, 36 millions de téléspectateurs en moyenne pour chaque épisode diffusé aux États-Unis pendant la saison 7… ou 300 bébés baptisés Arya en Angleterre au cours de l’année 2016.

    Le terme de "chef d’œuvre" est carrément employé pour qualifier Game of Thrones, un cycle de romans et une série culte, souvent comparé par son souffle épique et son succès au Seigneur des Anneaux : une filiation et une similitude pourtant trompeuses.

    Mais au fait, qu’est-ce qui fait la singularité de l’œuvre de GRR Martin comme de son adaptation télé ? Bien entendu, la violence de cette œuvre, la crudité des scènes montrées, le sadisme et le sexe sont une des marques de fabrique de GOT. L’intrigue complexe, les personnages nombreux et souvent charismatiques – Thyrion Lannister, Cersei Lannister, Daenerys Targaryen ou Jon Snow – et les rivalités où se mêlent géopolitique, liens de sang et vengeances constituent l’architecture d’une série dont le succès ne s’est jamais démentie depuis sa création en 2011. Cela dit, là n’est sans doute pas le plus important.

    Ce que le hors-série Pop choisit de faire c’est un focus sur 12 scènes ou personnages marquants qui expliquent comment le romancier et les scénaristes se sont nourris de mythes et d’histoires universelles tout en bousculant des codes narratifs, au point même de choquer leur public.

    Œuvre de fantasy moderne (le premier livre est sorti en 1996 aux États-Unis), Game of Thrones a abondamment puisé dans diverses sources pour construire des personnages cultes et des scènes marquantes. C’est ainsi que le lecteur verra dans le nain de la cour de Jacques Ier, Jeffrey Hudson (1619-1682), un modèle troublant du nain politique et ambitieux Thyrion Lannister, alors que Jon Snow peut être qualifié de personnage christique et Joffrey Baratheon être vu comme une copie presque conforme de l’empereur Caligula. Dans GOT, les sources ne manquent pas, tout comme les références philosophiques, et en premier lieu Machiavel dont Roger Paul-Droit consacre un portrait édifiant.

    Il est aussi dit qu’aucun personnage ne sera à l’abri

    Avoir choisi de ne pas rester collé à ces mythes n’est pas la moindre des qualités de Game of Thrones. Mieux, GRR Martin a choisi très tôt de bousculer les codes narratifs de son cycle. À cet égard, dit Phalène de la Valette, la scène de la décapitation de Ned Stark n’est certainement pas la plus violente, mais elle a marqué les esprits : en choisissant de faire mourir un type de héros familier des amateurs de fantasy, le romancier rabat complètement les cartes d’une intrigue pour faire basculer l’histoire dans un chaos qui fera le bonheur de ses fans. Il est aussi dit dès cet instant qu’aucun personnage ne sera à l’abri, ce qui sera démontré avec l’autre scène marquante, celle des Noces pourpres.

    Les fans reconnaîtront l’épisode sanglant de la saison 3 : un banquet et un mariage sont l’occasion pour les auteurs de mettre en scène un massacre pervers – qu’Arya Stark vengera avec la même cruauté quelques saisons plus tard –, massacre largement inspiré d’épisodes historiques et de récits : "C’est le plus grand coup, de théâtre de toute la série. Tout avait été mis en place pour qu’on ne s’y attende pas, et surtout, ce carnage heurte autant la raison que nos sens," commente Nicolas Allard, auteur de L’Univers impitoyable de Game of Thrones (éd. Armand Colin). Un troisième exemple illustre ce travail sur la narration : l’épisode de la saison 6 consacré au géant Hodor, personnage secondaire mais marquant. Les auteurs de GOT en font une figure métaphorique et métaphysique grâce à l’utilisation astucieuse d’une boucle temporelle venant éclairer l’identité d’un personnage finalement très platonicien !

    Dans ce hors-série passionnant, le mot de la fin est laissée à Anne Besson, auteure d’un Dictionnaire de la Fantasy (Editions Vendémiaire). Elle souligne à quel point le cycle de GRR Martin est atypique dans un domaine littéraire généralement plus optimiste, et durablement marqué du reste par l’œuvre de Tolkien. C’est sans doute là tout le talent du créateur du Trône de Fer : avoir révolutionné un genre littéraire. Mais il est vrai, conclue Anne Besson, qu’"aujourd’hui, écrire du Seigneur des Anneaux serait démodé."

    "Game of Thrones, mythes et origines", Hors-série Pop Le Point, mars-avril 2019, 98 p.
    https://www.lepoint.fr/pop-culture

    Voir aussi : "Game of Thrones, saison 8 et fin, normalement"

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  • Game of Thrones, saison 8 et fin, normalement

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    Le 14 avril 2019 va être une date importante pour les fans de Game of Thrones, avec une huitième et dernière saison attendue autant que déjà regrettée. Daenerys Targaryen, Jon Snow, Arya Stark ou Tyrion Lannister seront de retour pour ce qui s’annonce être un feu d’artifice d’anthologie.

    Ironie du sort, cette actualité chaude de HBO aura lieu quelques semaines seulement après l'annonce du départ de Richard Plepler, son emblématique patron. Annoncé sur le départ le 1er mars dernier, en raison du rachat de la chaîne câblée par AT&T, l’homme d’affaire à l’origine de la révolution télé de HBO devrait lui aussi regarder de chez lui la série de fantasy qu’il a contribué à faire naître et à développer.

    De là à dire que la fin programmée de GOT après cette saison 8 pourrait être remise en cause par les nouveaux patrons de HBO, il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons certainement pas.

    Game of Thrones, saison 8, 6 épisodes,
    série de fantasy américaine produite par HBO,
    avec Peter Dinklage, Nikolaj Coster-Waldau, Lena Headey,
    Emilia Clarke,Kit Harington,  Liam Cunningham,
    Sophie Turner et Maisie Williams, 2019,
    sur OCS à partir du 14 avril 2019

    Voir aussi : "C’est pas de la télé, c’est HBO"
    "Game of Thrones pour les nuls"

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  • De la fantasy à la pelle

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    C’est bien connu : dans la jungle des blogs culturels, les pépites sont souvent à chercher dans quelques-unes des innombrables niches. La fantasy est un genre devenu particulièrement en vogue depuis l’adaptation du Seigneur des Anneaux par Peter Jackson et surtout la série Game of Thrones. Jessica Lefrançois, aux manettes de son blog Fantasy à la Carte, baigne dans ce genre depuis des années et s’y déplace comme si elle voyageait dans un territoire familier.

    Les publications de fantasy sont légion et Fantasy à la Carte n’a pas pour d’autres ambition que d’être une boussole – ou plutôt un "Portoloin" – afin de se mouvoir dans les univers innombrables d’une littérature de plus en plus populaire. Ce blog, qui est parvenu à se forger une petite notoriété dans le milieu, ne s’interdit rien : guerriers sans peur et sans reproche, dragons de toute nature, fées bienveillantes, sorciers maléfiques ou vampires sexy y trouvent leur place, tant il est vrai que l’imaginaire se veut un genre pluriel capable plus que n’importe quelle littérature de faire tomber les frontières et de se décliner dans des sous-genres particulièrement prolifiques – heroic fantasy, fantasy urbaine, bit-lit, steampunk ou dark fantasy.

    Bien entendu, Fantasy à la Carte réserve une bonne place aux grands classiques de l’imaginaire, que ce soit Tolkien, JK Rowling, GRR Martin ou Robin Hobb. Des chroniques riches et passionnantes reviennent sur les pionniers d’un genre longtemps décrié et considéré comme peu sérieux. Une injustice que la chroniqueuse répare, avec une belle acuité. Ainsi, un article sur Marion Zimmer Bradley rappelle que cette auteure américaine, "une pionnière en littérature fantasy et science-fiction [a] beaucoup surfé entre deux genres: la space fantasy et la science fantasy." Les lecteurs du site feront des découvertes étonnantes : celle par exemple de Lord Dunsany, un précurseur à la littérature fantasy avec notamment son œuvre la plus aboutie, La Fille du roi des Elfes.

    Un genre longtemps décrié et considéré comme peu sérieux

    Mais Fantasy à la carte n’est pas seulement tourné vers le passé et n’entend pas s’endormir sur les grands classiques ou se contentant de chroniquer des ouvrages aussi populaires que Game of Thrones, L’Assassin royal ou Le Seigneur des Anneaux. Il est aussi un site en perpétuelle évolution, tourné vers les publications les plus récentes, preuves que ce genre, l’un des plus en vogue, est aussi celui qui sait le plus évoluer. La fantasy française y trouve une place de choix, faisant de ce blog spécialisé l’un des meilleurs baromètres du genre. Les dernières chroniques portaient par exemple sur le roman jeunesse de Nadia Coste, Jivana (éd. ActuSF), et son monde féerique (celui des Feydelin), sur le troisième volume du cycle de L'Héritier d'Asgard de Bertrand Crapez (éd. Zinedi), "une trilogie qui a permis à une belle plume de sortir de l'ombre",  mais aussi sur la deuxième et dernière partie d’Olangar de Clément Bouhélier (éd. Critic), un "récit qui distille à doses thérapeutiques le suspense nécessaire pour donner l'envie de continuer cette histoire."

    Mais Fantasy à la carte ne se cantonne pas aux livres. Outre ses focus sur les salons incontournables, le blog s’ouvre également à l’art – les illustrations pour l’essentiel –, aux films et aux séries. Dans ce domaine, les visiteurs du blog pourront trouver de quoi passer des week-ends de binge-watching dans des univers extraordinaires. Outre des chroniques sur des créations récentes (The Magicians), le plaisir régressif est de mise avec ce rappel de séries rares ou au contraire devenues cultes, que ce soit Charmed, La Caverne de la Rose d’Or ou Buffy contre les Vampires.

    Un site passionnant par une passionnée, et qui offre à la fantasy l’une de ses vitrines les plus pertinentes.

    http://fantasyalacarte.blogspot.com

    Voir aussi : "Vous reprendrez bien un peu de fantasy ?" 
    "Buffy, vingt ans, tueuse de vampires"

  • Séries à gogo

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    Voilà un hors-série estival qui devrait intéresser pas mal de passionnés de séries télé. Bien entendu, tout le monde ou presque connaît les séries mythiques Breaking Bad, Soprano, Game of Thrones ou, plus loin de nous, Le Prisonnier, La Quatrième Dimension ou Chapeau Melon et Bottes de Cuir. Mais qui a déjà entendu parler de John from Cincinnati (une saison, 2007), la version britannique de House of Cards (une seule saison, 1990) ou encore la comédie satirique Grosse Pointe, supprimée en pleine gloire en 2001, après seulement 17 épisodes ?

    Première propose cet été, dans un hors-série qui ravira les sériephiles – souvent amnésiques – et qui nous rappelle que ce genre très en vogue n’est pas né avec HBO. D’ailleurs, un chapitre ("Old Cool") est consacré à quelques-uns de ces authentiques monuments historiques qui peuvent avoir le goût d’une madeleine de Proust : Automan créé par Glen A. Larson (1983-1984), la série anglaise d’épouvante Thriller (six saisons entre 1973 et 1976) ou Sapphire & Steel (six saisons entre 1979 et 1982), autre création britannique avec Joanna Lumley (une des "madame bottes de cuir") et David McCallul et véritable précurseur de Stranger Things.

    Un certain Steven Spielberg

    Les rédacteurs de Première parviennent à dénicher d’authentiques joyaux autant que des pièces rares de futurs grands réalisateurs et showrunners. Ainsi, durant les trois saisons de Night Gallery (1969-1973), Rod Sterling, le créateur de Twilight Zone, parvient à faire signer un certain Steven Spielberg , 22 ans en 1969. Ce sera Eyes, un épisode avec Joan Crawford. Au début des années 2000, c’est dans Los Angeles : Division Homicide que Michael Mann s’essayait à la série télé. En 2000, l’ancien journaliste David Simon ne sortait de terre qu’une seule saison de The Corner. Une fin sèche mais qui allait annoncer son chef d’œuvre The Wire (Sur Écoute).

    La France fait figure de parent pauvre – à juste titre. Au contraire de la Grande-Bretagne qui a droit à un chapitre consacré ("Ils sont fous ces Anglais"), peu de séries trouvent grâce aux yeux de nos spécialistes : Noires sont les Galaxies (une seule saison en 1981), Au-delà des Murs (une saison franco-belge en 2015) et l’étonnante série autofictionnelle Inside Jamel Comedy Club, créé par Blanche Gardin et Fabrice Éboué en 2009 (une seule saison là aussi). Première a droit à une interview de ces deux artistes surdoué·es qui reviennent sur la genèse et la fabrication étonnante de ce format d’un autre genre.

    J’oubliais une dernière chose importante : le hors-série Première explique comment voir chacune de ses séries, histoire de ne pas sortir complètement frustrés et de se souvenir que dans la vie d’une série seuls les diffuseurs ont droit de vie et de mort sur les plus géniales de ces créations audiovisuelles.

    "Les 100 meilleures séries que vous n’avez pas vues,"
    in Première, hors-série, juillet-août 2018
    http://www.premiere.fr

    Voir aussi :
    "C’est pas de la télé, c’est HBO
    "Une chose venue d’un autre temps"

  • Deus ex machina

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    Attention : spoils pour celles et ceux qui n’auraient pas vu la première saison de Westworld...

    Les robots – pardon, les hôtes – du célèbre parc de Robert Ford sont de retour, bien décidés à prendre leur destin en main, guidés par une Dolorès (Evan Rachel Wood ) métamorphosée en prophétesse impitoyable. 

    La série Westworld, l’une des meilleures du moment, a remis HBO au centre des attentions et prouve que la chaîne câblée n’a rien perdu de son audace, après les succès historiques de Soprano, Rome ou Game of Thrones.

    Pour cette nouvelle saison, la série créée par créée par Jonathan Nolan (le frère de) et Lisa Joy ouvre des perspectives scénaristiques ahurissantes.

    Des perspectives scénaristiques ahurissantes

    Westworld est l’adaptation télé du roman, mais aussi du film Mondwest, écrit et réalisé par Michael Crichton en 1973. Westworld est ce parc d’attraction imaginé autour de l’univers de western, et dans lequel des robots plus vrais que nature sont destinés à satisfaire les plus bas instincts des visiteurs humains : se battre, tuer ou violer. Dans un futur plus ou moins proche, la technologie parvient à créer des androïdes quasi parfaits mais surtout soumis à des ingénieurs qui peuvent les programmer et les rebooter à volonté. Seulement, un bug est découvert par Bernard, l’un des scientifiques de Westworld (Jeffrey Wright). Et voilà nos robots bien décidés à prendre leur destin en main.

    Les ramifications promises à la toute fin de la première saison se développent au-delà des espérances, et ce en dépit de quelques longueurs, de dialogues denses ou d’intrigues complexes. L’ambivalence des personnages – et en premier lieu de Dolorès et de Maeve (Thandie Newton) – est le vrai must, tout comme le choix d’enrichir le parc de nouveaux univers.

    L’histoire mêle interrogations métaphysiques, va-et-vient entre le passé et le futur, condamnation de ces Prométhée modernes incapables de maîtriser leurs créations, sans oublier une bonne ration de violence et de sexe.

    La saison 2 de Westworld est l’événement télé de ces dernières mois, mais sans doute aussi un authentique fait sociologique autour des dangers de l’intelligence artificielle – et naturelle.

    Westworld, saison 2, créé par Jonathan Nolan et Lisa Joy,
    avec Evan Rachel Wood, Thandie Newton, James Marsden,
    Ed Harris et Jeffrey Wright, HBO, 10 épisodes, 2018, sur OCS
    https://www.hbo.com/westworld

    Voir aussi : "C'est pas de la télé, c'est HBO"

  • Sur les pas d’Harry Potter, de Game of Thrones ou d’Outlander

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    La Grande-Bretagne et l’Irlande ont su tirer leur épingle du jeu grâce à la télévision et le cinéma. Le tournage des sagas que sont Harry Potter, Outlander, Game of Thrones ou Star Wars ont eu un effet indéniable collatéral sur le tourisme d’outre-manche. Certains professionnels ont réussi à surfer sur l’engouement des séries et des sagas à grand spectacle en proposant des voyages clé en main pour un public de fans bien destinés à marcher sur les traces d’Harry Potter, de Jon Stark ou des derniers Jedis.

    Prenez Brittany Ferries. La compagnie de ferries propose plusieurs formules pour des vacances originales et hors des sentiers battus : la visite des studios de la Warner près de Londres, là où ont été tournés la majorité des épisodes du petit sorcier de Poudlard ; un circuit en Écosse pour suivre les pas de Claire et Jaimie, les héros d’Outlander ; une excursion plus vraie que nature pour visiter le domaine des Winterfell, les Îles de Fer ou la Forêt Hantée de Game of Thrones ; et enfin un pèlerinage en Irlande pour découvrir le Wild Atlantic Way, cette longue route côtière qui longe la façade Atlantique, le lieu de tournage du dernier Star Wars.

    Et voilà comment les professionnels du tourisme arrivent à tirer profit du petit et du grand écran. 

    http://www.brittany-ferries.fr

  • Le top 10 de Bla Bla Blog en 2017

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    198 articles ont été publiés sur Bla Bla Blog en 2017. Quels ont été les plus populaires ? Nous vous avons fait, comme pour les années 2015 et 2016, un top 10, avec quelques figures marquantes, connues ou moins connues, et surtout de jolies surprises.
    Cette chronique présente ce classement, accompagné d’une présentation, d’extraits et évidemment de liens pour lire ou relire les articles marquants de cette année.

     10  Âmes qui vivent

    Un livre et un roman pour commencer ce classement. En février dernier, nous consacrions une chronique au roman de Sabrina Philippe, Tu verras, les Âmes se retrouvent toujours quelque part (éd. Eyrolles). Près d’un an plus tard , la popularité de cet article s’est confirmée : il entre à la 10e place de notre classement.

    704390995.jpgExtrait
    "À quoi reconnaît-on un bon roman ? Sans doute à ce qu’il soit un page-turner et que chaque fin de page nous attire vers la suivante. Et à quoi reconnaît-on un excellent roman ? Sans doute à ce que sa lecture agisse en nous à la manière d’un excellent thé qui infuserait, nous rendant différent de ce que nous étions avant la lecture de la première page. Le roman de Sabrina Philippe, Tu verras, les Âmes se retrouvent toujours quelque part (éd. Eyrolles), appartient à cette seconde catégorie. L’auteure, psychologue et chroniqueuse pour la radio et télévision, signe ici un premier roman sur le thème de la rencontre d’âmes par-delà le temps, qu’elle choisit de traiter sous une forme d’un roman psychologique envoûtant.
    Tu verras, les Âmes se retrouvent toujours quelque part débute par le récit à la première personne d’une séparation cruelle. La narratrice, présentatrice de télévision (l’auteure a travaillé plusieurs années pour le petit écran), doit gérer sa vie mise sens dessus-dessous après le départ de son compagnon. Seule et minée par la dépression, elle erre telle une zombie à travers Paris et finit par tomber sur un café de l’Île Saint-Louis qui devient son havre. C’est là qu’elle tombe sur une femme plus âgée qu’elle, une ancienne journaliste et écrivain, une habituée "aux yeux clairs" et à "l’intelligence tourmentée". Entre les deux, une conversation s’engage..."
    La suite ici...

     9  Dans les villes de grande solitude

    Fanny de la Roncière est une des belles découvertes de Bla Bla Blog. La voir dans ce classement 2017 est une vraie satisfaction, autant qu’un indice de son incontestable talent. La chronique de Bla Bla Blog qui lui était consacrée en mars dernier présente une œuvre et une artiste attachantes.

    1100194762.jpgExtrait
    "Bien entendu, Fanny de la Roncière ce sont d'abord ces petites nanas à la Pénélope Bagieu, que ce soit cette Bretonne joyeusement déshabillée sous une pluie iroise, ces bandes de copines désœuvrées ou bien ces trentenaires nonchalantes croquées avec humour. Tous ces personnages tendres et attachants sont à découvrir sur le site de l'artiste.
    Mais Fanny de la Roncière excelle surtout dans un autre genre, tout aussi graphique mais dans un style diamétralement opposé : les villes.
    Les cités que l’artiste "arrache" à son imagination ne sont pas de simples collages comme le spectateur pourrait le penser de prime abord. Fanny de la Roncière utilise des techniques mixtes où intervient une part de hasard…
    "
    La suite ici…

     8  La vie sexuelle de Laura L.

    Chaud les bananas… En huitième position, Laura Lambrusco est parvenu à tirer son épingle du jeu, grâce à son roman d’une belle facture, Comment j’ai raté ma Vie sexuelle (éd. Act). Comme quoi, l’audace peut payer. Un livre drôle et percutant à découvrir absolument.

    997818073.jpgExtrait
    "Récit, roman, ou autofiction ? La catégorie du livre de Laura Lambrusco, Comment j’ai raté ma Vie sexuelle (éd. Act), importe sans doute moins que la facture décomplexée d’un ouvrage à la langue aussi verte qu’un gazon irlandais et aussi pétillant qu'un verre de lambrusco.
    En 14 chapitres, cette auteure qui n’a pas froid aux yeux dévoile tout de ses frasques amoureuses, de ses parties de jambes en l’air et de sa vie sociale régie par les petits boulots, les fins de mois difficiles et les amants et maîtresses de passage.
    A l’instar de Catherine Millet (
    La Vie sexuelle de Catherine M.), mais avec plus de légèreté et de verve, Laura L. ne cache rien du sexe dont elle a exploré les moindres recoins, dans toutes les positions et avec à peu près n’importe qui. Voilà qui fait d’elle quelqu’un de tout indiqué pour nous parler "sérieusement" du sujet le plus universel, le plus partagé mais aussi le plus caché : "La baise, l’amour, les pratiques bizarres, l’exclusivité sexuelle dans le couple, la bisexualité, l’homosexualité, la beauté, la branlette, l’enculage, le cocufiage, le mariage, les gosses, le boulot, les boîtes à partouze… et encore tout un tas de questions qui font chier, au fond, parce qu’elles dérangent l’ordre social plus que nous-mêmes"..."
    La suite ici…

     7  Nathalie Cougny, en adoration

    En 2016, nous avions découvert la romancière, peintre et femme engagée Nathalie Cougny. Et elle avait fait partie du top 10. Et elle était, également à une très belle septième place. Nous la retrouvons cette année, presque sans surprise, bien placée dans notre classement pour son recueil de poésie, Adoration (Mon petit éditeur). Il faut ajouter que l’année 2017 a été riche pour cette singulière artiste. Ajoutons que la chronique qui la place aussi bien a été aussi l’une des dernières publiées par Bla Bla Blog.

    couv jpeg.jpgExtrait
    "Sur Bla Bla Blog, nous adorons Nathalie Cougny pour des tas de raisons : son caractère entier, son opiniâtreté, son engagement auprès de causes qui lui tiennent à cœur (le féminisme et la protection de l’enfance) mais aussi et surtout son travail d’artiste se jouant des barrières et des étiquettes. N’avait-elle pas présenté au Julia (Paris 3e) en décembre 2015 son roman Amour et Confusions… (éd. Sudarènes) dans le cadre d’une exposition de peintures et de photos, au cours de laquelle étaient accrochée ses propres toiles ? Plus récemment, c’est le théâtre que l’artiste a choisi d’investir, à travers Sex&love.com, une pièce abrupte et sincère – sur l’amour et les femmes, toujours.
    Nathalie Cougny est entière, sincère et sans artifice. La poésie tient pour cette raison une place essentielle dans sa vie comme dans son œuvre. Mais il s’agit d’une poésie proche de nous, sensuelle et au plus près des corps : "
    Ma poésie traite essentiellement du sentiment amoureux. Depuis des changements importants dans ma vie personnelle, je pose des mots en musique, celle des émotions du corps et de l’âme" dit-elle au sujet de son dernier ouvrage""
    La suite ici…

     6  Eva-Léa, la coureuse de rêves

    Une découverte musicale a singulièrement affolé les compteurs sur Bla Bla Blog. La responsable ? Eva-Léa, une chanteuse qui lançait son premier EP à la rentrée, avant une série de concerts. Ce top 10 permettra de refaire un coup de projecteur mérité et opportun sur cette musicienne prometteuse.

    1888742989.jpgExtrait 
    "Eva-Léa sort son premier EP en septembre prochain, avant une série de concerts à Paris. Qui est cette Eva-Léa ? Une fille d’ici et d’aujourd’hui qui, du haut de ses 27 ans, est bien décidée à faire une place au soleil sur la scène de la chanson française.
    Dans une pop acidulée aux délicates touches électroniques mais aussi 80’s, Eva-Léa propose six titres portés par une voix fraîche et posée avec une belle assurance.
    Dans Élégie, le premier titre que l’on pourrait qualifier d’"électro onirique", Eva-Léa ose, dans une veine gainsbourienne, une ode moderne et baudelairienne : “Le temps qui tonne et qui traîne me tue / Sous les nuages dans l’étang j’attends nue / Qu’un coup d’éclair me transforme en statue"..."
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     5  Game of Thrones pour les nuls

    C’est une demie-surprise de voir un article sur Game of Thrones. La célèbre série de HBO déboule en bonne place dans notre classement. C’est la première fois qu’une série suscite autant l’intérêt des lecteurs de Bla Bla Blog. Il est vrai que l’adaptation du cycle de romans de fantasy de GRR Martin a fait un énorme buzz mondial à l’occasion d’une septième (et avant-dernière) saison attendue par ses fans.

    2425440072.jpgExtrait 
    "Le compte à rebours a commencé pour les millions de fans de Game of Thrones. Il faudra attendre le 16 juillet 2017 pour découvrir la saison 7 de la série culte de fantasy, inspirée de l’œuvre de George RR Martin.
    Première mauvaise surprise pour celles et ceux qui suivent les aventures de Tyrion Lannister, Daenerys Targaren ou Jon Snow, cette saison ne comportera que 7 épisodes (au lieu de 10). Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, une saison supplémentaire, encore plus courte, viendra clôturer la saga, sans doute courant 2019..."
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     4  Où es-tu Berry ?

    C’est une artiste que l’on aime : Berry. L’interprète de Mademoiselle, du Bonheur ou de Las Vegas Parano s’était montrée discrète depuis son second album, Les Passagers, sorti en 2013. Que devenait-elle ? Bla Bla Blog a voulu répondre à cette question. Une chronique qui n’a pas laissé indifférent. Espérons revoir Berry très bientôt pour un nouvel album. Nous l'attendons de pied ferme.

    091.jpegExtrait
    "On avait quitté Berry en 2012, avec l’album Les Passagers. La chanteuse avait choisi le fil conducteur du voyage pour des chansons délicates et pudiques, portées par une voix caressante, l’une des plus belle sans doute de la scène française. Est-elle revenue de ses voyages ? Où est-elle aujourd’hui et quelle est son actualité ?
    Il convient au préalable de faire quelques rappels sur la carrière de Berry, commencée en 2008 avec un premier album, Mademoiselle, remarqué par la critique et le grand public. Disque d'or, il a été suivi de plusieurs centaines de concerts en France comme à l'étranger (Brésil, Corée du Sud ou Serbie). Mademoiselle ce sont 10 joyaux musicaux que la chanteuse a sculpté avec ses acolytes Manou et Lionel Dudognon.
    L’univers de celle qui a commencé sur les planches de théâtre est déjà là, dans des chansons intimistes, mélancoliques et non sans noirceur, portées par une orchestration soignée et une voix claire et chaleureuse...
    "

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     3  Julia Palombe : Au lit, Citoyens !

    En cette année électorale, Bla Bla Blog avait consacré un dossier "Présidentielles". Julia Palombe, une des candidates - n’ayant toutefois pas passé le stade des 500 signatures - a accepté de répondre à des questions sur son projet politique, avec le parti du Jouir Ensemble. Tout un programme...

    3108138628.jpgExtrait
    "Candidate à l'élection présidentielle, l'auteure, danseuse, chanteuse et actrice Julia Palombe s'est lancée dans la course vers l’Élysée, avec, chevillée au corps, son engagement pour "la liberté, l'égalité et les sexualités." En septembre 2016, son un livre manifeste Au lit citoyens !" (éd. Hugo Doc-Blanche) signe le départ de sa campagne aux Présidentielles, avec le parti du Jouir Ensemble. Tout un programme !
    Entre deux meetings et trois concerts, Julia Palombe a accepté de répondre au questionnaire "Présidentielles 2017" de Bla Bla Blog. Qu'aimez-vous et qui aimez-vous, Julia ?..."
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     2  Deborah de Robertis l’ouvre

    Art, provocation, engagement… et aussi une pointe d’humour pour cette deuxième place occupée par la performeuse Deborah de Robertis. L’artiste a fait des galeries de musées prestigieux (Louvre, Orsay) le lieu de performances scandaleuses et placées sous le signe du féminisme, particulièrement d’actualité en cette année.

    3763625566.jpgExtrait
    "Ça s’est passé au Louvre le 15 avril 2017. Deborah de Robertis, artiste franco-luxembourgeoise féministe, engagée et aux performances sulfureuses, pose dénudée au milieu d’un parterre de touristes venus mitrailler et filmer La Joconde. Devant ce public médusé et vite acquis à sa cause, Deborah de Robertis expose son sexe, comme elle l’avait d’ailleurs fait au Musée d’Orsay en 2014 devant le tableau L’Origine du Monde de Gustave Courbet. La scène, brève et violente, est interrompue par les gardiens du musée et par l’auguste établissement qui choisit d’évacuer le public.
    Le 29 septembre dernier, Deborah de Robertis présentait au Silencio, le sélect club imaginé par David Lynch, son œuvre audiovisuelle, Ma Chatte mon ©. Ce film réalisé autour de sa performance d’avril "utilise les codes du rap US" et a été réalisé en "featuring" avec la rappeuse Mac Manu et le rappeur Yaway. À l’occasion de cette diffusion, un débat était organisé dans une salle pleine à craquer. Il réunissait Deborah de Robertis, son avocate Marie Dosé, la directrice du Centre culturel de Neimënster Ainoha Achotegui et la philosophe et féministe Geneviève Fraisse venus commenter cette performance..."
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     1   Fishbach

    C’est l’artiste qui a fait explosé tous les compteurs de Bla Bla Blog. Cette année, Fishbach occupe une première place plus que méritée. Le moins que l’on puisse dire c’est que la musicienne n’est pas passée inaperçue sur la scène française. La sortie de son premier album en début d’année était attendue, après un premier EP remarqué en 2016. En consacrant plusieurs articles sur Fishbach, Bla Bla Blog a fait mouche : vous avez été nombreux à nous suivre et à montrer votre intérêt pour une artiste hors-norme.

    4112684903.jpgExtrait
    "Je vous préviens, Fishbach ne va pas vous laisser indemne. Son premier EP éponyme, sorti il y a un peu plus d'un an, est un mélange de d’électro-rock nerveux et de pop survitaminée. Dans la grande veine de ses aîné(e)s des années 80, l'artiste originaire de Charleville-Mézières ne craint pas de saturer ses titres de guitares saturées et de laisser sa voix puissante se noyer dans des torrents de synthétiseurs, tel le chant amoureux, sombre et gothique Tu vas vibrer : "Tu vas vibrer / comme un chien dans une caisse".
    La jeune chanteuse, que certains comparent déjà, pour son énergie déployée, à Catherine Ringer - certains ont même cité Jeanne Mas - pioche dans la new wave, ce mouvement musical que l'on pensait à tort disparu corps et âme depuis la fin des années 80...
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  • C’est pas de la télé, c’est HBO

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    Oz, Les Soprano, Sex and the City, The Wire, True Blood, True Detective, Game of Thrones : le point commun de ces séries, outre leur succès et leurs qualités plébiscitées, est d’avoir été créées par HBO, une chaîne du câble américain, devenue une référence télévisuelle.

    Pourtant, que de chemins parcourus depuis la naissance, en novembre 1972, de Home Box Office, modeste canal de télé payante dont la programmation se limitait à des petits films indépendants, des matchs de boxe et des documentaires…

    Un livre d'Axel Cadieux, Jean-Vic Chapus et Mathieu Rostac, La Saga HBO (éd. Capricci) retrace l’itinéraire exceptionnel d’une chaîne pas comme les autres qui a lancé une véritable révolution culturelle et artistique : celle des séries, après les premières expérimentations télévisuelles que furent Twin Peaks, X-Files, Buffy contre les Vampires ou Ally McBeal.

    Les auteurs s’omettent pas de mettre un coup de projecteur sur quelques-uns des responsables de HBO : son créateur d’abord, Charles Dolan, mais aussi ces autres responsables que sont Chris Albrecht, Michael Fuchs, Jeff Bewkes, Carolyn Strauss, sans oublier quelques-uns des showrunners qui ont fait le succès de la chaîne.

    La Saga HBO ouvre d’ailleurs largement ses pages à ces scénaristes-producteurs hors du commun que sont David Chase (Les Soprano), David Milch (Deadwood), David Simon (The Wire) ou Tom Fontana (Oz). Certains sont d’ailleurs interviewés pour les besoins du livre.

    Rétrospectivement, la réussite de HBO tient dans une alchimie impeccable mêlant liberté de création, confiance réciproque entre showrunners et responsables de HBO, mais aussi efficacité commerciale acceptée et assumée par tous les maillons de la chaîne.

    Les auteurs de ce passionnant essai retrouveront exposés la genèse et les secrets de fabrication de quelques-unes des plus emblématiques séries estampillées HBO : les chefs-d’œuvres The Wire, Les Soprano ou Six Feet Under, le western métaphysique Deadwood, la série de fantasy True Blood, devenue phénomène de la pop culture et, bien entendu, le raz-de-marée Game of Thrones.

    Axel Cadieux, Jean-Vic Chapus et Mathieu Rostac ne cachent pas les échecs qui ont jalonné l’histoire de la chaîne du câble, souvent en pointe, du reste, pour sentir, voire devancer, les goûts du public. Il y a eu l’arrêt du péplum Rome après deux saisons et 100 millions de dollars engloutis dans une fresque impressionnante, ou encore la déception de Carnivàle (La caravane de l’Étrange). Mais HBO a aussi dû subir la concurrence d’autres chaînes, bien décidées à ne pas lui laisser le monopole de séries ambitieuses, engagées, voire décalées : AMC (Mad Men, The Walking Dead ou Breaking Bad), Showtime (Dexter, Weeds ou The L World) et Fx (Californication, The Shield ou Damages).

    Pour autant, HBO parvient à se redynamiser après 2008, grâce à quelques-uns de ses succès les plus marquants : True Blood, True Detective, Girls, Game of Thrones ou Wesworld pour ne citer qu'eux. Une santé insolente qui lui permet de voir l’avenir en rose : une deuxième saison de Westworld pour 2018, une troisième de True Detective et même une adaptation possible de Fondation d’Isaac Asimov, avec, aux manettes, le showrunner Nic Pizzolatto, le comédien Robert Downy Jr et le réalisateur Roland Emmerich.

    Le terme de chefs-d’œuvres n’est pas galvaudé pour plusieurs séries, pourtant fortement dépendantes des contraintes commerciales de HBO et du couperet de l’arrêt de la saison. Les auteurs, mais aussi journalistes de la revue spécialisée SoFilm, citent des épisodes considérés comme des musts artistiques : l’épisode 11 de la saison 3 des Soprano (Pine Barrens), l’épisode 9 de la deuxième saison de Deadwood (Amalgamation and Capital) ou l’épisode 13 de la saison 4 de The Wire (Final Grades).

    Contre toute attente, HBO a su faire de la série télé une authentique matière artistique. Richard Ellenson, le publicitaire qui a proposé, en 1995, à la petite chaîne du câble son slogan qui lui colle à la peau, "It’s not TV, it’s HBO", a dit ceci : "Surtout ne culpabilisez pas, cher(e)s abonné(e)s. Quand vous passez sur notre canal, vous ne regardez pas la télé. Trop vulgaire. En fait, vous ne le savez pas encore, mais vous regardez des programmes qui pourraient tout à faire faire de l’ombre au cinéma."

    Axel Cadieux, Jean-Vic Chapus et Mathieu Rostac, La Saga HBO, éd. Capricci, 2017, 207 p.
    Myriam Perfetti, "Le double looping des séries", in Marianne, 25-31 août 2017, pp. 62-65
    http://www.hbo.com

  • Tweet Westeros

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    Chaque dimanche soir, les fans de Game of Thrones (@GameOfThrones) se rassemblent sur Twitter pour discuter des retournements de situation, des dernières aventures des personnages, pour partager leurs mêmes et autres gifs, et live-tweeter avec la communauté. Chaque saison de #GameOfThrones génère des millions de Tweets. En 2016, Game of Thrones a été la série la plus discutée sur Twitter et dans le Top 10 des tendances sur Twitter  - c’est d’ailleurs la seule série télé dans ce top.

    Alors que la saison 7 a commencé hier soir aux États-Unis et que le premier épisode traverse l’Atlantique pour arriver ce soir sur les écrans français, Twitter a analysé Game of Thrones sur sa plateforme. En 2017, dans le monde, il y a eu 13,8 millions de Tweets à propos de la série. Le 21 juin, jour de la sortie de la seconde bande-annonce, a été le jour où il y a eu le plus de Tweets postés.

    Twitter a créé une carte interactive avec tous les personnages de Game of Thrones représentés par des flocons de neige connectés selon les relations entre les différents protagonistes. En cliquant sur un flocon, vous avez un résumé du moment le plus important pour ce personnage (le moment qui a suscité le plus de tweets) et l’épisode durant lequel a eu lieu ce moment fatidique - attention aux spoilers...

    Les épisodes ayant suscité le plus de conversations sur Twitter sont, dans l'ordre :

    - The Winds of Winter (saison 6 - épisode 10 - diffusé le 26 juin 2016*
    - The Red Woman (saison 6 - épisode 1 - diffusé le 24 avril 2016*
    Battle of the Bastards (saison 6 - épisode 9 - diffusé le 19 juin 2016*
    - Mother’s Mercy (saison 5 - épisode 10 - diffusé le 14 juin 2015*
    - Home (saison 6 - épisode 2 - diffusé le 1er mai 2016*

    *Dates de diffusion aux Etats-Unis

    De tous les personnages de la série, quels sont ceux dont on a le plus parlé sur Twitter pendant la saison 6 ?

    - Jon Snow
    - Daenerys Targaryen
    - Sansa Stark
    - Arya Stark
    - Hodor

    Quelles célébrités de la galaxie Game of Thrones sont les plus suivies ?

    - Maisie Williams (@Maisie_Williams)
    - Sophie Turner (@SophieT)
    - George R. R. Martin (@GRRMspeaking)

    Pour ceux ne pouvant être devant leur écran dimanche soir et ne souhaitant pas se faire spoiler le début de la nouvelle saison, Twitter permet de masquer certains tweets dans les timelines en fonction de mots-clés. Plus d’explications dans ce Tweet ou via le Centre d’Assistance.

    https://interactive.twitter.com/winter-is-here
    @GameOfThrones

  • Game of Thrones pour les nuls

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    Le compte à rebours a commencé pour les millions de fans de Game of Thrones. Il faudra attendre le 16 juillet 2017 pour découvrir la saison 7 de la série culte de fantasy, inspirée de l’œuvre de George RR Martin.

    Première mauvaise surprise pour celles et ceux qui suivent les aventures de Tyrion Lannister, Daenerys Targaren ou Jon Snow, cette saison ne comportera que 7 épisodes (au lieu de 10). Et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, une saison supplémentaire, encore plus courte, viendra clôturer la saga, sans doute courant 2019.

    Au terme du 73e épisode, les amateurs de GOT devraient découvrir qui pourra s’asseoir sur le Trône de Fer, si les Marcheurs Blancs vont venir conquérir le monde des mortels, et surtout quels héros survivront.

    Pour une révision générale de l’univers de GRRM et tout savoir – ou presque – sur les grands et petits secrets de la série de fantasy, le magazine Ciné Série Saga propose ce mois un hors-série de 80 pages, avec spoilers inclus.

    Game of Thrones, saisons 7, HBO, à partir du 16 juillet 2017

  • Ramsay, le beau salaud

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    Ils sont de retour : Tyrion Lannister, Daenerys Targaryen, Cercei ou les derniers Stark ayant échappé aux tueries des précédents épisodes de Game of Thrones. La saison 6, diffusée depuis quelques semaines, continue de passionner les fans de cette série culte où les trahisons, les supplices, et les batailles testostéronées sont élevées au rang des beaux arts.

    Parmi les personnages suivis avec un délice coupable figure Ramsay Bolton, arrivé seulement lors de la saison 3. Il figure aujourd'hui parmi les plus beaux salauds de Game of Thrones , au point de détrôner dans la perfidie le jeune roi Joffrey Baratheon ou bien Cersei Lannister, plus shakespearienne que jamais.

    Ramsay devient dans cette saison 6 un personnage majeur de la série de fantasy. Sa cruauté, son absence de scrupule, son machiavélisme et son intelligence font de lui un personnage ignoble que l’on adore détester. Iwan Rheon, son interprète, lui apporte une aura supplémentaire et une certaine allure, bien éloignée du personnage du roman de GRR Martin. L’écrivain décrivait Ramsay Bolton (ou Ramsay Snow) comme un homme au physique peu avenant, rond et au teint maladif. Dans la série, le bâtard des Bolton est un jeune homme gracieux, au port aristocrate, mais qu’aucun crime ne rebute : viols, tortures, morts par les supplices les plus terribles.

    Si toute fiction digne de ce nom se doit de posséder les meilleurs salauds qui puissent se faire, nul doute que Game of Thrones tient ses promesses. Jusqu'au jour (peut-être) où les auteurs de la série décideront de faire disparaître Ramsay comme (presque) tous les autres.

    Wiki Game of Thrones : Ramsay Bolton

  • Le Trône Des Frogz : Game of Thrones passé à la moulinette

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    game of thrones,trône des frogzFans de Game of Thrones, la webserie Le Trône des Frogz, visible sur Internet, est pour vous.

    Cette création de Golden Moustache (coproduite avec Dailymotion et Télé-Loisirs) passe à la moulinette, en huit épisodes de trois à quatre minutes, l'univers des Stark, Lannister et autres Targaryen : un décor moyenâgeux et minimaliste, des complots – ratés – du roi Daniel (Baptiste Lecaplain) pour conquérir un trône de fer, des mariages arrangés, un nain rusé et manipulateur, un marcheur blanc, une garde de nuit, les références à une reine du sud "très, très, très bonne" et à ses dragons. Sans oublier les compagnons de route du roi, des sbires idiots, sexistes et incompétents (Aude Gogny-Goubert, Dedo et Nicolas Berno).

    Dans la droite lignée de Kaamelot (Simon Astier joue d'ailleurs dans l'épisode 3 du Trône des Frogz), le ressort comique de cette webserie vient du langage anachronique et des préoccupations contemporaines des personnages.

    Une caméra subjective suit, à la manière d'un reportage télévisé, les us et coutumes du roi Daniel et de sa cour : les réflexions sur l'emblème du clan Frogz (la grenouille, comme son nom l'indique) et sur la devise "Les mystères sont de mise" ("plus porteuse", dit le roi Daniel, que l'ancienne devise "D'un nénuphar à l'autre" !), un mariage arrangé bien mal parti, l'appel à un communicant pour un bilan de compétence de groupe (car conquérir les sept couronnes n'est pas une sinécure, surtout lorsque l'on est entouré de bras cassés) ou la gestion d'une grève des villageois.

    Cette saison 1 (car nul doute que la qualité de cette série mérite de ne pas en rester là) se termine par un coup de théâtre qui augure une suite tout aussi délirante et inspirée.

    Le Trône des Frogz de Yaahcine Belhou, avec Baptiste Lecaplain, Aude Gogny-Goubert, Dedo et Nicolas Berno, 2016
    Golden Moustache
    Télé-loisirs
    Le Trône des Frogz sur Dailymotion 

  • Toi aussi, colorie Daenerys Targaryen

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    Le bulldozer Game of Thrones continue son petit bonhomme de chemin. Après les succès des livres puis de la série télé, les créateurs du Trône de Fer s'emploient à décliner la saga de fantasy à toutes les sauces (figurines, écussons, jeux, vêtements, bijoux, mugs, drapeaux, portes-clés, etc.).

    Le dernier produit dérivé en date, et pas le moins original, est un livre de coloriage.

    Étrange idée, a priori, que d'utiliser les personnages violents et sulfureux de Tyrion Lannister, Daenerys Targaryen ou Cersei Lannister dans ce genre d'objets. C'est cependant oublier que le livre de coloriage a, depuis quelques années, les faveurs du public adulte qui a découvert dans cette pratique, jusque-là réservé aux enfants, des vertus apaisantes.

    Pour ce livre de coloriage, proposé par Random House, les ayants-droits ont fait le choix de proposer 45 illustrations s'inspirant de personnages et de scènes de Game of Thrones, et signés d'Yvonne Gilbert, John Howe, Tomislav Tomic, Adam Stower et Levi Pinfold. Comme le soulignait un bloggeur, dégainer son pack de 24 Crayolas et colorier Daenarys Targaryen peut aussi être un moyen de patienter sans stress en attendant la sortie de la prochaine saison de Game of Thrones.

    The Official A Game of Thrones Coloring Book, Bantam, Clr Csm edition, 96 p., 2015
    http://blogs.wsj.com/speakeasy/2015/06/08/game-of-thrones-coloring-book
    http://www.gameofthronescoloringbook.com

  • Tyrion Lannister, philosophe

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    Les fans de Game of Thrones ("GOT " pour les initiés) auront certainement à cœur de se procurer ce petit livre, qui est plus un clin d'œil à un des personnages majeurs du Trône de Fer (voir aussi cet article) qu'un véritable apport à cette saga au succès exceptionnel.

    Ce qui est proposé dans ce livre, intitulé Maximes et Pensées de Tyrion Lannister et mis en page comme un vieux grimoire (au format livre de poche tout de même...), est une série de citations de Tyrion Lannister, le personnage favori de George RR Martin (comme d'ailleurs de nombreux fidèles de la saga de fantasy).

    Soyons francs : si certains propos du brillant et célèbre nain sont d'une belle pertinence, d'autres ont d'abord pour qualité de rappeler ses faits d'armes et ses dialogues les plus savoureux. En quatorze thèmes (le nanisme, l'amour, la famille, la politique, la guerre, le mensonge ou la religion), Tyrion Lannister se fait, sinon philosophe, du moins subtil et perspicace. Je ne peux m'empêcher de citer ces trois mots d'esprit : "Les meilleurs mensonges s'assaisonnent d'une pincée de vérité", "La mort a quelque chose d'effroyablement définitif. La vie, elle, ouvre sur d'infinies possibilités" et "On se lasse ne n'avoir pour maîtresse que ses phalanges".

    Vous voulez briller en société grâce à quelques mots d'esprit ? Les maximes de Tyrion Lannister devraient faire votre affaire.

    George R.R. Martin, Maximes et Pensées de Tyrion Lannister, éd. J'ai Lu, 156 p.
    "George RR Martin sur un trône"
    "Game of Thrones dans le texte" 
    "Game of Thrones s'apprête à déferler (de nouveau)"