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marseille

  • Bourlingueuse

    Partons à la découverte de Christina Rosmini et de son nouvel album mystérieusement intitulé INTI. "INTI" comme "intimité" ? Sans doute. Mais aussi et surtout comme comme Inti, le dieu du soleil chez les peuples andins.

    Voilà qui donne d’emblée un caractère lumineux et voyageur à l'opus. La Marseillaise Christina Rosmini fait en effet de chacun des quatorze titres de son opus autant de cartes postales, de l’Espagne ("Le temps qui passe", la sévillane "Oublions") au Québec ("La louve"), en passant par l’Afrique, l’Amazonie ("Rouge"), l’Argentine (le tango amoureux et de rupture "Mais pourquoi ?") et sa chère Méditerranée, avec le joli et sensuel cha-cha "Tant de fleurs".

    L’auditeur français sera sans doute plus frappé encore par la composition incroyable "Le konnakol du bon vieux temps". Christina Rosmini fait ici un périple musical du côté de l’Inde pour proposer en français – avec des extraits du répertoire de Farrukhabad Gharana – un konnakol, un duel de percussions vocales. Cela donne une forme de slam d’autant plus hyper-moderne que la chanteuse entend fustiger la nostalgie, sur le mode du "C’était mieux avant" (mais "avant… c’était quand ?", conclue-t-elle malicieusement). C’est aussi d’Inde dont il s’agit dans "Devi", une prière à destination de Devi, la Déesse-Mère en Inde. Christina Rosmini lui demande de l’éclairer sur les mystères et la folie du monde.  

    "Qu’il ne reste à l’inventaire / Qu’il ne reste en bandoulière / Qu’il ne reste que le bon / Et aucune amende amère / Aux refrains de notre chanson"

    Bourlingueuse dans l’âme, la chanteuse vient puiser ses inspirations de sons à la fois familiers ("Le kid") et venus d’ailleurs, à l’instar de la chanson pleine de nostalgie "Le temps qui passe" ou "Sous nos pieds". Impossible de ne pas parler de "La fea", une reprise en espagnol d’un chant traditionnel zapotèque de la région de Oaxaca au Mexique. Toujours en Amérique latine, la chanteuse française propose avec "Rouge" un chant enregistré au cœur de la forêt amazonienne, en hommage aux tribus des premières nations américaines et venant rappeler les saccages sur les forêts et les atteintes à la nature, fondamentale dans la culture des premiers peuples de ce continent ("Coule le sang sur les routes / Coulent les larmes vers l’océan"). L’auditeur sera frappé par l’authenticité de ce titre, tant Christina Rosmini sait admirablement marier chanson française et sons traditionnels andins, au service d’un message généreux autant que poétique ("Pleure l’esprit des rivières / Pleure le cœur des terres volées / Pleurent les fils et les mères / Pleurent les sœurs envolées").

    La voix douce et chaleureuse de Christina Rosmini sert admirablement des chansons engagées, que ce soit ces hymnes à la nature et à l’environnement ("La louve", aux accents également féministes ou "Something In The Air" sur la Terre-Mère) ou cet émouvant duo avec Ray Lema en hommage aux émigrés et victimes de l’Aquarius en 2017 et ses vingt-deux victimes, la quasi-totalité des femmes ("Sous nos pieds").

    L’engagement est-il encore tenable, se demande malgré tout la chanteuse dans "J’aurais voulu" ? "J’aurais voulu sauver la terre / J’aurais voulu sauver le beau / J’aurais voulu sabrer la guerre / Ouvrir des horizons nouveaux", chante Christina Rosmini. L’artiste entend bien, justement, ne pas se démobiliser : "Il faut malgré l’indifférence / Les doutes et la souffrance / Se dire qu’on avance / Et qu’avec un peu de chance / Ce sera mieux demain". Femme libre, elle le dit autrement dans cet autre morceau, "Because", sous forme de confession : "Je vivrai toujours / Au gré du hasard / Au son des guitares".  

    Des éclats de lumière et d’optimisme éclairent finalement ce très bel album, voyageur qui plus est. Il n’appartient qu’à nous d’oublier les mauvais jours, les rancunes, les espoirs déçus et cette tristesse qui gâche notre présent, chante enfin Christina Rosmini dans "Oublions (Sévillane de l’oubli) : "Qu’il ne reste à l’inventaire / Qu’il ne reste en bandoulière / Qu’il ne reste que le bon / Et aucune amende amère / Aux refrains de notre chanson".

    Christina Rosmini, INTI, Couleur d'Orange / L'Autre Distribution, 2023
    https://www.christinarosmini.com
    https://www.facebook.com/christinarosminiofficiel
    https://www.instagram.com/christina_rosmini

    Voir aussi : "À hauteur de Lhomé"

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  • Il me manque quelqu’un près de moi

    Il y a ces films qui vous laissent muets d’admiration autant que de sidération. L’Été l’éternité d’Émilie Aussel, sorti l’an dernier et visible en ce moment sur Ciné+, en fait partie. Disons-le : ce long-métrage, dont on a finalement assez peu parlé, est un petit miracle en soi autant qu’un joyau, qu’il faut déguster et re-regarder pour en apprécier toute la subtilité.

    Le récit commence par les vacances au bord de la mer de jeunes gens, tout juste bacheliers, avec ses corollaires : l’insouciance, les amourettes, les fêtes, les conversations entre garçons et filles. Tout cela fait très rohmérien. Rien de nouveau sous le soleil, oserions-nous dire.

    Sauf qu’un événement s’abat sur le groupe d’ami·e·s. Lors d’une dernière baignade, un soir, l’insouciante et fraîche Lola (Marcia Guedj-Feugeas) se noie. La vie se fracasse soudainement et le groupe d'amis est terrassé. La meilleure amie de Lola, Lise (l’exceptionnelle Agathe Talrich) se retrouve, comme ses camarades, désemparée et en proie à une indicible douleur.

    L’été est toujours là, le soleil et la mer aussi, mais la mort cruelle et injuste vient rappeler qu’elle peut frapper n’importe qui, n’importe où et n’importe quand. "Y a que les murs qui restent", constate Marlon (joué par le formidable Idir Azougli), à la fois brut, insaisissable et bouleversant. Lise traîne son désarroi. Comment vivre après ce drame et pourquoi vivre ? Un soir, elle quitte ses amis, effondrés comme elle, et croise un trio d’amis et artistes, en vacances en comme elle. 

    Film miraculeux, bouleversant adresse à une jeune fille morte, ode à la jeunesse et à sa fragilité

    Une grande claque ! L’Été l’éternité est le premier long-métrage d’une réalisatrice dont il va falloir absolument suivre le parcours. On lui devait auparavant Ta Bouche Mon Paradis (2016), Petite Blonde (2013) et Do You Believe in Rapture (2013), des courts-métrages traitant eux aussi de l’adolescence, du sud mais aussi de rencontres sur la plage (Petite Blonde).

    Pour L’Été l’éternité, la réalisatrice laisse vite de côté les amours de vacances, les réflexions légères sur les relations garçons-filles, les flirts, Tinder et les fêtes arrosées à la bière et au rosé pour inscrire son film dans une trame sombre où plaisir et souffrance, vie et mort, désespoir et espoir s’entrecroisent et s'affrontent.

    Après le drame de Lola, le temps se suspend. Le film adolescent prend des allures de fable métaphysique, avec des choix esthétiques forts comme l’absence d’artefacts modernes – téléphones, ordinateurs et même voitures. Si la technologie apparaît à partir de la seconde moitié du film c’est au service de l’art, salvateur, qu’il soit vidéo, poétique, musical ou chorégraphique.

    Mettre la jeunesse insouciante en tête-à-tête avec la mort : voilà ce qui guide la réalisatrice. "Quand on est jeunes, on croit qu’on est invincible, qu’on est immortel et que ça durera toujours… Moi je voulais que ça dure toujours", dit, face caméra, un des protagonistes effondré et démuni. Sans pathos, avec une retenue digne, Émilie Aussel filme le chagrin, la consolation impossible et une morte toujours présente.

    Lise entame un parcours salvateur pour accepter la mort de Lola et vivre avec, après être passée par des phases successives, l’incompréhension, l’inacceptation, la culpabilisation et le désespoir.  Et si l’apaisement passait par les autres mais aussi par l’art ?

    Film miraculeux, adresse à une jeune fille morte, ode à la jeunesse et à sa fragilité, L’Été l’éternité est surtout un joyau bouleversant dont plusieurs scènes et dialogues resteront gravés longtemps dans les mémoires, à l’instar de cette phrase de Rita pour Lise, à la toute fin du film : "Il manque quelqu’un".

    L’Été l’éternité, drame français d’Émilie Aussel, avec Agathe Talrich, Marcia Guedj-Feugeas,
    Matthieu Lucci, Idir Azougli, Nina Villanova, Antonin Totot,
    Rose Timbert et Louis Pluton, 2021 75 mn, Ciné+

    https://www.canalplus.com/cinema/l-ete-l-eternite/h/19150822_40099
    https://cineuropa.org/fr/video/408117
    https://www.unifrance.org/film/49836/l-ete-l-eternite
    https://shellacfilms.com/films/lete-leternite
    http://emilie.aussel.free.fr

    Voir aussi : "Corpus delicti"

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  • Droit au but

    Les Marseillais et amoureux de Marseille iront voir ou revoir Stillwater avec plaisir, proposé en ce moment sur Canal+. Et les autres ?

    Lors de la sortie du film en salles en 2021, la communication autour a fait de la cité phocéenne, en réalité  le troisième personnage principal, les deux premiers étant Matt Damon et Camille Cottin.

    L’acteur américain joue le rôle de Bill Baker, un ouvrier de l’Oklahoma, à la fois rude et austère. On apprend rapidement qu’il vivote de petits boulots en petits boulots, est proche de sa mère et vit seul.

    Lorsqu’il prend l’avion pour partir à Marseille c’est pour visiter sa fille Abigail, emprisonné aux Baumettes pour un crime qu’elle jure n’avoir pas commis. Bill essaie de faire ce qu’il peut pour soutenir sa fille mais les relations entre eux deux sont pour le moins fraîches. Cependant, l’ancien foreur est bien décidé à se lancer dans une enquête seul contre tous pour prouver l’innocence de sa fille. Enfin, seul, pas complètement : une Française, Virginie, accompagnée de sa fille Maya, l’aident et le soutiennent dans sa démarche.

    Bill se lance sur les traces d’un suspect en déambulant dans les rues, ruelles et quartiers interlopes d’une ville qu’il découvre.

    La cité phocéenne est filmée avec patience, sous tous les angles, au point d’éclipser par moment l’enquête policière

    Il y a plusieurs manières de regarder ce très bon Stillwater. La première en le voyant comme un honnête thriller sur fond d’injustice et aussi de secrets qui seront dévoilés à la fin. Bill Baker, Américain renfrogné, se révèle en enquêteur pugnace n’ayant peur de rien et prêt à tout pour sauver l’honneur – et la liberté – de sa fille, une jeune rebelle qui avait choisi quelques années plus tôt de couper les points avec son  père.

    La deuxième perspective est justement celle des relations parentales. Il y a bien sûr le couple Virginie-Maya : Camille Cottin est convaincante dans son rôle de mère célibataire, couvant d’amour son adorable fille. Bill, mal aimé de sa fille, débarque de son Oklahoma natale et découvre du même coup qu’il peut être un père aimant, lui aussi, avec une fille de substitution – Maya. Les relations que les deux entretiennent sont d’autant plus touchantes qu’elles étaient improbables.

    Et puis, il y a Marseille. La cité phocéenne est filmée avec patience, sous tous les angles, au point d’éclipser par moment l’enquête policière. Les rues tortueuses, les Baumettes, les quartiers nord, les calanques et bien entendu le Stade Vélodrome et l’OM : le Marseille de Tom McCarthy n’est cependant pas une ville de carte postale même s’il en a bien l’ADN. Le cinéaste a filmé avec justesse, rigueur mais aussi nervosité un match de football – gagné par l’OM –, et qui va contribuer à la résolution de l’enquête.

    Film de genre, enquête policière mais aussi portrait d’un homme qui se révèle et se transforme comme il le dit lui-même à la fin du film, Stillwater renouvelle, mine de rien, le thriller américain en s’ouvrant vers la France et l’Europe. 

    Stillwater, thriller américain de Tom McCarthy, avec Matt Damon, Abigail Breslin et 
    Camille Cottin, 2021, 140 mn, Canal+
    https://www.canalplus.com/cinema/stillwater/h/17028281_50001
    https://www.universalpictures.fr/micro/stillwater

    Voir aussi : "Marseille, côté nord, côté sombre"
    "Pauvre conasse"

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  • Marseille, côté nord, côté sombre

    Succès surprise de cette fin d’été, le polar de Cédric Jimenez, Bac Nord, a véhiculé son lot de polémiques, polémiques à mon avis bien peu à la hauteur de ce polar musclé comme seuls les Américains savent en proposer.

    Sauf que nous sommes en France et à Marseille, et plus précisément dans ces quartiers nord de sinistre réputation : trafics de drogue, omniprésence de gangs en lutte perpétuelle pour la conquête de nouveaux territoires, immeubles laissés à l’abandon et police déclarée non grata.

    C’est cette police qui, justement, intéresse Cédric Jimenez, à la réalisation et au scénario (avec Audrey Diwan) d’un film d’action bien entendu mais aussi et surtout d’une charge contre un territoire largement abandonné par l’État et dont des policiers vont devenir des bouc-émissaires.

    À la tête de ces policiers, il y a Grégory Cerva, interprété par Gilles Lelouche, véritable taureau, sanguin, les nerfs à vif et rendu fou par la frustration de voir des petits et des grands dealers faire leur business au nez et à la barbe des autorités. Il est accompagné de Yassine (Karim Leklou), futur papa rêvant d’une vie installée avec sa compagne Nora (la toujours remarquable Adèle Exarchopoulos). Pour compléter le trio, il faut citer Antoine (François Civil), jeune policier n’ayant peur de rien et qui va contribuer à dynamiter la dynamique de cette équipe peu ordinaire.

    Brûlot implacable

    Les trois flics sont doués dans leur manière de se fondre dans le paysage et de côtoyer les petits malfrats capables de leur donner les clés pour coincer les gros trafiquants. Lorsque la hiérarchie, et en premier lieu le préfet, demande qu’un gros coup soit fait dans les fameux quartiers nord, l’équipe de  Greg croit avoir l’entière liberté pour commencer son travail d’infiltration et de pêche au renseignement. Une jeune toxico accepte de les aider, en échange de plusieurs kilos de drogue. Les trois policiers acceptent : un coup de filet d’envergure en est la récompense.

    Inspiré d’un fait divers, Cédric Jimenez déploie l’aventure de trois ripoux d’abord obsédés par la chasse à des voyous qui ont décidé de faire la loi dans des quartiers abandonnés. La scène au cours de laquelle Greg et ses confrères sont empêchés de suivre une voiture est à cet égard éloquente. Le réalisateur a beau écrire en ouverture de son film qu’il n’a pas souhaité juger ni faire une œuvre engagée, il reste que Bac Nord est un manifeste cinglant s’attaquant à l’abandon des autorités et aux dérives d’une société laissée entre les doigts de mafias toutes puissantes. La scène centrale d’intervention de forces de police, véritable armée entrant dans des territoires abandonnées, marquera longtemps le spectateur.

    Hasard du calendrier, Bac Nord est sorti alors que des faits divers ensanglantaient ces quartiers marseillais, poussant le Président de la République à s’y rendre plusieurs jours. Preuve que ce polar nerveux et sombre, dont l’histoire est inspirée d’un fait divers survenu il y a déjà 9 ans, est toujours d’actualité.

    Bac Nord, polar français de Cédric Jimenez, avec Gilles Lellouche, Karim Leklou, François Civil
    et Adèle Exarchopoulos, 2020, 104 mn
    https://www.canalplus.com

    Voir aussi : "La bête doit mourir"

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  • Abstract graffiti show de S.Mildo

    L’artiste marseillais S.Mildo est une figure de l’abstract graffiti. C’est dans la peinture que S.Mildo s’est d’abord illustré, après un passage par le graffiti. Le travail sur toile et en galerie lui a appris la rigueur, comme il le convient : "Pratiquer en atelier me permet tout les jours de développer et de faire évoluer sans cesse un travail et un style qui m’est propre, en canalisant mes émotions au sein d’un espace qui m’appartient. J’aime retrouver mon espace et y travailler avec sa lumière naturelle, mes idées de colorimétrie, de formes et de mouvement, en fonction de ce que m’offre cet environnement".

    S.Mildo explique ainsi son projet artistique : "Être en immersion avec mon sujet est primordial bien qu’il puisse être vaste. Pour créer je me sers de ce qui constitue mon quotidien. Je n’anticipe absolument rien, je ne simule pas le résultat d’une toile avec un travail préalable organisé ou structuré, je ne suis ni organisé ni dans l’anticipation vis a vis de ce que je réalise, je produits en temps réel ce que j’ai en moi et les variations émotionnelles que je rencontre lorsque je peins apportent les nuances et la profondeur que je recherche. J’aime explorer les techniques que j’imagine et j’aime ne pas reproduire, du moins pas a l’identique ce que j’ai déjà fait.  Ma peinture n’a pas pour but un caractère social ou politique, c’est juste une introspection personnelle qui me ramène a la condition humaine en général. On vit dans un monde ou tout doit être expliqué, justifié, cadré, dans lequel on doit demander nos moments de liberté, la peinture m’offre juste une liberté pure et simple."

    Il a rejoint la Gallery Jo Yana en  2019. C’est là qu’il proposera un show, le 25 mai 2021 suivi d’une exposition jusqu’au 1er juin 2021.

    S.Mildo à la Gallery Jo Yana
    https://joyana.fr/artgallery

    Voir aussi : "Bauhaus, Est/Ouest"

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  • On est sérieux quand on n’a pas 17 ans

    L’école marseillaise du rap commence à être connue, moins celle de l’électro. Elle est pourtant très active : pour preuve, cette chronique sur Benjamin Schmit, jeune DJ de 16 ans, bien décidé à faire sa place sur cette scène exigeante.

    Le remix du titre Uptown Funk s’inscrit dans la veine french touch, avec ce qu’il faut de sophistication et de trouvailles sonores pour un morceau dansant, à la fois funk, house et électro : "Faire danser les gens, c’est avant tout les réunir et les voir sourire", commente ainsi le jeune musicien, biberonné aussi bien aux tubes de Céline Dion ou Boney M qu’aux artistes plus de sa génération – Dua Lipa, Lil Nas X ou The Week-end. Sans oublier le producteur, musicien et DJ Mark Ronson, auteur avec Bruno Mars d'Uptown Funk.

    C’est par la pratique du violon à l’école Suzuki que Ben a perfectionné son oreille et appris l’exigence en même temps que le souci de la perfection et du détail. "Un accord raté au violon, c’est comme une transition foireuse lors d’un set", glisse,amusé, le jeune DJ. Ses références sont Kung’s (c’est un voisin : il est aixois !), Martin Garrix, Mozambo, CamelPhat et bien sûr Calvin Harris et David Guetta – mais ça, on s’en doutait un peu...

    En parallèle de ses études économiques et scientifiques dans un lycée phocéen et des cours d’arts martiaux, Ben passe une bonne partie de ses soirées à composer des morceaux qu’il teste lorsqu’il mixe dans les événements privés qui deviennent de plus en plus nombreux au fil d’une réputation qui grandit, dans un Marseille pour qui la fête fait figure de religion.

    Son titre Uptown Funk, disponible sur Soundcloud, donne un bel aperçu du talent d’un DJ qui a déjà choisi sa voie. Une sacrée révélation.

    Benjamin Schmit, Uptown Funk Ben Remix, 2020
    https://soundcloud.com/user-585051964/uptown-funk-ben-remix

    Voir aussi : "Dua Lipa, au pop de sa forme"

    Photo : Benjamin Schmit

    benjamin schmit,dj,électro,marseille,house,funk

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  • Marius et Fanny, l’opéra

    Marius et Fanny, l’opéra jazz de Vladimir Cosma est un des événements musicaux de cette fin d’année. Pour célébrer l’amour, Marseille Jazz des cinq continents va mettre à l’affiche les 20 et 21 décembre l'opéra jazz du compositeur français, d’après les œuvres de Marcel Pagnol, Marius (1928) et Fanny (1931).

    Plus de 30 musiciens et chanteurs sont sur scène, dont Hugh Coltman, Victoire du Jazz vocal en 2017, Irina Baïant, André Minvielle, les Voice Messengers, le Big Band NDR de Hambourg et Tom Novembre, tous sous la baguette de Vladimir Cosma. L’homme a commencé sa monumentale carrière auprès de Michel Legrand. Il a travaillé avec des figures du jazz comme Stan Getz ou le trompettiste Chet Baker. Il est intarissable sur les grands ensembles comme celui de Dizzy Gillespie ou de Count Basie. C’est dans cet amour du Jazz qu’est née l’amitié avec Roger Luccioni, fondateur du Marseille Jazz des 5 Continents et contrebassiste. Leur lien a accompagné la création de l’opéra Marius et Fanny à Marseille, tout comme son lien avec Marcel Pagnol, lui qui a composé la musique de La Gloire de mon Père et Le Château de ma Mère.

    Il n’est pas d’histoire d’amour plus marseillaise que celle de Marius et Fanny, l'idylle légendaire entre la jolie fille d’Honorine, la marchande de poisson du Vieux-Port et de Marius, le fils de César, le cafetier du Bar de la Marine. La vie va séparer ceux qui s’aiment à la folie. Marius ne songe qu’à la mer et aux îles lointaines. Fanny accepte de le laisser partir. Cette histoire dramatique a parcouru le monde, faisant connaître à travers le monde la plus ancienne ville de France. Aujourd’hui, cette tragédie prend vie sur scène et en musique. Les amateurs verront une analogie avec Porgy & Bess, l’opéra de George Gershwin composé en 1935 qui a inspiré de nombreux jazzmen dont Miles Davis.

    L’histoire de Marius et Fanny se donnera à voir au Silo de Marseille les 20 et 21 décembre prochain.

    Marius et Fanny, opéra jazz de Vladimir Cosma
    D’après l’œuvre de Marcel Pagnol, avec Thierry Lalo à la direction musicale

    Avec Tom Novembre, Hugh Coltman, Irina Baïant, André Minvielle
    Et The Voice Messengers, avec le Big Band NDR de Hambourg

    Le Silo, Marseille
    Les jeudi 20 décembre et vendredi 21 décembre 2018, 20 heures
    https://www.marseillejazz.com

    Voir aussi : "Marseille a fait son cinéma pour la 29ème fois"

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  • Berry de retour

    Berry est l’une des chouchous de Bla Bla Blog. Il y a un an de cela, nous nous alarmions de sa discrétion, six après la parution de son superbe mais injustement méconnu album, Les Passagers. Nous voilà définitivement rassurés en cette fin d’année, alors que la chanteuse se prépare à une série de concerts de janvier à juin 2019. si vous traînez dans ces villes, et s’il reste des places, courrez écouter l’une des plus belles voix de la chanson française.

    À Gap le samedi 26 janvier 2019, Quattro
    À Carcassonne le samedi 2 février 2019, Théâtre Jean Alary
    À Arcachon le dimanche 24 février 2019, L'Olympia
    À Le Mans le jeudi 28 février 2019, Palais Des Congrès
    À Caluire et Cuire du lundi 4 mars 2019 au mardi 5 mars 2019, Radiant - Bellevue
    À Marseille du vendredi 15 mars 2019 au samedi 16 mars 2019, Le Silo
    À Marseille du samedi 1er juin 2019 au mardi 11 juin 2019, Opéra Municipal

    https://www.agendaculturel.fr/berry
    http://www.casadeberry.com

    Voir aussi : "Où es-tu, Berry ?"

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