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  • Le retour de Mercedes et Janine

    Confinement oblige, c’est un duo mythique qui est de retour sur les réseaux sociaux : celui qui a fait connaître Élie Semoun et Franck Dubosc.

    Mercedes et Janine, les deux sexagénaires débridées des Petites annonces ont repris du service, et le public a suivi.

    De quoi rendre ce confinement un peu plus léger, n’est-ce pas "les hommes" ?

    Élie Semoun et Franck Dubosc, le retour de Mercedes et Janine
    https://www.instagram.com/eliesemounofficiel

    Voir aussi : "Ah, les garçons..."

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

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  • Emi primé au Viff

    Coup de projecteur sur un film primé au Festival du Film International de Varèse.

    Arnaud Prochasson a été récompensé dans la catégorie meilleur réalisateur pour son court métrage Emi. Ce réalisateur originaire de Montargis a tourné dans la Venise du Gâtinais cette histoire d’amour et de mort où le désespoir le dispute à la folie. Et pour capter ces moments où tout bascule, il fallait un artiste de la trempe d’Arnaud Prochasson, que le jury du VIFF (Varese International Film Festival) a remarqué.

    Pour ce court-métrage d’un peu moins de quatre minutes, l’histoire se resserre à l’essentiel : Tom est au téléphone avec Emi. Il a décidé de la quitter. Mais au moment où il s’aventure dans une ruelle, l’inattendu survient.

    Ce film est à découvrir sur Vimeo.

    Emi, court métrage d’Arnaud Prochasson, avec Nicolas Buchoux, Jérôme Godgrand, Amélie Ressigeac, Rodrigue Staub et Hassan Benali, France, 2019, 3 mn 39
    https://www.facebook.com/arnaud.prochasson
    https://vimeo.com/368991314/eab362577a

    Voir aussi : "La Louve de Svetlana Trébulle continue son parcours fantastique"

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  • Benjomay Biolay, avec ou sans confinement

    Confinement ou non, Benjamin Biolay continue son parcours artistique (presque) comme si de rien n'était. 

    En juin prochain, il sortira son nouvel album Grand Prix, il propose un premier titre, forcément rare,  délicat et sophistiqué, Comment est ta peine ?, avec en featuring Anaïs Demoustier. Le clip, dans un noir et blanc somptueux, est réalisé par Marta Bevacqua, et la comédienne Nadia Tereszkiewicz est de la partie. 

    Benjamin Biolay, Comment est ta peine ?, Polydor/Universal, 2020
    http://benjaminbiolay.com
    https://www.facebook.com/benjaminbiolayofficiel

    Voir aussi : "Suprême Alka"

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  • Peau de vache

    Les ouvrages sur les violences aux enfants ne manquent pas. Pensons par exemple à l’indépassable Vipère au Poing d’Hervé Bazin. Sur un sujet aussi douloureux que celui-ci, il est difficile pour un ou une auteure, reconnaissons-le, de faire œuvre de littérature.

    Isabelle Vouin parvient pourtant dans son dernier roman, Qui aime bien (éd. Talents Hauts), à faire une lecture singulière de la violence aux enfants – en parlant d’un autre acte de violence. C’est en effet d’une gifle dont il est question, la gifle d’une adolescente, Valentine : "C’est parti tout seul. Aujourd’hui, j’ai giflé ma mère." Une gifle d'autodéfense. 

    Dans ce court récit – bref roman ou longue nouvelle – écrit à la première personne, la jeune fille revient sur l’histoire d’une éducation rude qui semble, hélas, trop bien illustrer le proverbe : "Qui aime bien châtie bien."

    Valentine décrit son chemin de croix d’une violence trop ordinaire par une mère que très peu verraient en tortionnaire : "Le chic absolu", "pas du tout grosse ni vulgaire", qui "a dû en faire tourner des têtes", avec son "tailleur impeccable et ses talons hauts pour aller bosser au tribunal..." Car, ironie du sort, cette Folcoche du XXIe siècle, est une greffière et habituée des cours de justice.

    En devenant son double Colombine, Valentine parvient à devenir ce qu’elle est

    Cette fameuse gifle est l’élément déclencheur autant que l’aboutissement d’un processus de libération d’une jeune fille qui a compris sur le tard qu’il se passait quelque chose d’anormal avec ces coups domestiques, ces "roustres" qu’elle trouve, pendant des années, "normales", et ces humiliations quotidiennes. Si Isabelle Vouin parle de son père, c’est pour parler d’un autre drame : celui d’un deuil, qui explique également la démarche de Valentine : "Pour moi, Papa c’était Dieu, alors il ne risquait rien. Du coup, moi aussi je lui ai dit d’y aller. Mais Dieu a glissé."

    La libération de l’adolescente passera par son amour pour Lorenzo mais aussi par un projet artistique et professionnel : devenir clown. En devenant son double Colombine, Valentine parvient à devenir ce qu’elle est : "Quand je mets mon nez rouge, c’est instantané, je passe direct dans une autre dimension, un autre espace-temps. Et là, je suis dans ma vraie vie."

    À bien des égards, Qui aime bien est l’histoire d’une série de dévoilements : de la violence domestique, d’un rêve de spectacles, d’un secret familial (admirablement mis en scène dans la scène du cimetière), et finalement de la mise au grand jour ("J'écarte le tissus et je les vois assis autour de la piste") de cette mère violente, dans un avant-dernier chapitre où tout se noue et se libère.

    Isabelle Vouin, Qui aime bien, éd. Talents Hauts, 2020, 79 p.
    https://www.facebook.com/isabelle.vouin.5

    Voir aussi : "Tango passion"

    Photo : Isabelle Vouin

    isabelle vouin,roman,violence domestique

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  • Ah, les garçons...

    C'est une jolie perle que je vous ai dénichée, par une des chanteuses les plus intéressantes de la scène française.

    Sophie Le Cam a enregistré et mis en ligne sur Youtube un titre "tourné pendant le confinement et [qui ne] parle de pas le confinement." Cette précision méritait d'être relevée.

    Les garçons les garçons les garçons est un hommage à cette gente masculine qui s'est prise quelques coups de chevrotines dans l'aile depuis #Metoo. Aussi, les mecs baiseront-ils les pieds de Sophie Le Cam pour ce joli hommage fait avec les moyens du bord comme l'admet la musicienne.

    Des garçons mis à l'honneur, mais derrière lesquelles se cachent bien entendu des filles "qui respirent le parfum de [leur] écharpe" : "Des fois les filles songent / À pour toujours jeter l'éponge / Trêve émotionnelle / Deux jours et puis elles / Replongent."

    Une chanson tendre, douce, légère et plus métaphysique qu'il n'y paraît.

    Sophie Le Cam, Les garçons les garçons les garçons, 2020
    https://www.facebook.com/chansonsdemoi.sophielecam

    Voir aussi : "Chant de confinement"

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  • Galerie virtuelle chez Cyril Guernieri

    Les galeries d'art étant fermés en ce moment, Bla Bla Blog vous invite à découvrir en ligne une exposition virtuelle proposée par la Galerie Cyril Guernieri. Jean-Daniel Bouvard et Marc Dailly y sont à l'honneur.

    Jean-Daniel Bouvard Chaleur.jpg

    Jean-Daniel Bouvard
    Chaleur - 2020 - huile sur toile - 116x89 cm

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    Jean-Daniel Bouvard
    Ombrages - 2020 - huile sur toile - 50x50 cm

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    Jean-Daniel Bouvard
    Pause - 2020 - huile sur toile - 81x60 cm

    Jean-Daniel Bouvard Pêcheur.jpg

    Jean-Daniel Bouvard
    Pêcheur - 2020 - huile sur toile - 100x81 cm

    Marc Dailly Du salon à la cuisine.jpg

    Marc Dailly
    Du salon à la cuisine - 2020 - huile sur bois - 30x40 cm

    Marc Dailly Homme dans le salon.jpg

    Marc Dailly
    Homme dans le salon - 2020 - huile sur bois - 30x28 cm

    Marc Dailly Paulina dans l'atelier.jpg

    Marc Dailly
    Paulina dans l'atelier - 2020 - huile sur bois - 30x40 cm

    Marc Dailly La dinette.jpg

    Marc Dailly
    La dînette - 2020 - huile sur bois - 65x50 cm

    La Galerie Cyril Guernieri propose également une exposition en cours, "Jardins secrets" de Christian Benoist, qui est à retrouver sur le site du galeriste.

    Galerie Cyril Guernieri
    29, rue Mazarine 75006 Paris
    Tél. 06 63 56 52 15
    contact@galerieguernieri.com

    www.galerieguernieri.com

    Voir aussi : "Femmes extraordinaires des Andelys"

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  • Danse pour une ville désertée

    La chorégraphe syrienne Yara al-Hasbani s’est d’abord fait connaître au début de la guerre civile syrienne en 2011 en protestant contre le régime en place. Menacée de mort, elle a choisi de s'installer à Paris.

    Dans une ville confinée et abandonnée, celle où elle vit donc, la dissidente syrienne qui a connu les paysages désertés par la guerre proposait ce week-end – mais sans public – une chorégraphie devant les lieux emblématiques que sont la Pyramide du Louvre, le Sacré Cœur ou le parvis du Trocadéro, un lieu où elle avait créé en 2015 une chorégraphie en hommage aux centaines d’enfants morts d’une attaque chimique dans son pays.

    Mieux qu’une performance artistique, Yara al-Hasbani entend envoyer un message de paix et de beauté dans une ville, certes en paix, mais comme abandonnée de ses habitants.

    Yara al-Hasbanin danse dans Paris confiné
    https://www.facebook.com/Y.Alhasbani

    Voir aussi : "Le Théâtre Mikhailovsky se pointe sur Internet"

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  • Qui a peur du frigo ?

    "If there's something weird / And it don't look good / Who you gonna call? / Ghostbusters!" : non seulement ces paroles doivent vous dire quelque chose, mais en plus c'est pratiquement sûr que vous aurez cette BO dans la tête pour la journée. Car Ghostbusters (le seul, le vrai, celui de 1984) est mis sur le grill par notre chroniqueur de L'Œil du frigo.  

    L'excellent et cultissime Ghostbuster cachait en son sein un frigo bien particulier. Un film où quatre chercheurs virés de l'université montent une boite de zigouilleurs de fantômes. Un film déjanté du réalisateur Ivan Reitman et surtout des scénaristes perchés - Dan Aykroyd et Harold Ramis. Un film qui a dû prendre corps lors de séances de spiritisme sous LSD. Mais passons cette introduction technique de haute voltige pour nous consacrer à notre ami le frigo qui est toujours là, même dans les grands moments de solitude.

    Dana rentre tranquillement de ses courses, qu'elle range dans sa cuisine. À ce moment, les œufs se mettent à bouillir et à exploser (haut symbole psychanalytique). Personne ne peut imaginer que tout ce chambardement d'oeufs vient du frigo. Un frigo qui grogne, et on appelle Darty direct ! Ici, l'héroïne n'a pas froid aux yeux, parole de frigo ! Elle ouvre la porte dont la petite lumière s'est transformée en projecteur éblouissant et découvre un chien cornu dans son frigo... Remarque importante : il se présente en gargarisant son nom : "ZUUULL..."

    Evidemment comme toute femme légèrement inquiète à qui on roucoule "ZUUULL", il se prend la porte du frigo dans la figure : réflexe féminin bien répertorié dans les archives de Freud au début du siècle dernier...

    Nous ne voyons que la porte de ce frigo. Le reste est déjà habité par ZUUULL. Cette porte m'intrigue, il y a au départ sept pots : des condiments ou sauces en tout genre. Et puis, quand elle referme la porte, il n'y en a plus que cinq. Peut-être que le réalisateur veut nous faire passer un message qui reste mystique: "Si tu vois un ZUUULLL dans ton frigo, prends le temps de te faire quelques cornichons trempés dans la moutarde avant de refermer la porte..."  Compte tenu de la scène, on peut aussi imaginer qu'elle a assaisonné ses oeufs au plat qui cuisent sur son plan de travail, voire qu'elle a vu que les boites étaient périmées et qu'elle en a profité pour les jeter à la poubelle...

    Pour ne pas m'égarer plus que ZUUULLL, ne vous mettez jamais dans un frigo pour surprendre votre belle , vous risqueriez de le regretter, ou alors choisissez bien vos condiments.

    ODF

    S.O.S. Fantômes, comédie fantastique d'Ivan Reitman
    avec Dan Aykroyd, Harold Ramis et Harold Ramis
    États-Unis, 1984, 105 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Ghostbusters Frigo"

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  • N’arrête pas, GiedRé

    "LaLaLa des chaNSoNs eT des bLabLas" : avec une telle présentation, Bla Bla Blog ne pouvait faire qu’une (nouvelle) chronique sur son auteure, GiedRé.

    La chanteuse faussement candide, et auteure de titres à la fois engagés, féministes et volontiers paillards, refait parler d’elle sur son Facebook avec le caustique et très drôle Arrêtez.

    Dans cette période de confinement pendant laquelle le mièvre le dispute aux bons sentiments, la chanteuse, un tantinet énervée, en rajoute une couche sur les apéros Zoom bobos, les tutos de yoga et les pains faits maisons postés sur Instagram : "Arrêtez avec vos putains de pain / 24 heures pour manger une tartine / Je préfère encore boire ma propre urine / Oh, tiens regarde c’est moi qui l’ai faite / Mais fous-la toi entière dans le cul ta vieille baguette."

    GiedRé, Arrêtez, confinée
    https://www.facebook.com/Giedrelalala
    http://www.giedre.fr

    Voir aussi : "Le sillon de GiedRé"

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  • Un salon du livre ouvert ce week-end, en plein confinement

    Non, les salons du livre peuvent encore se tenir en période de confinement. La preuve avec Virtua’Livres, une manifestation qui se déroule tout ce week-end en virtuel sur la plateforme Discord – une plateforme au départ réservé aux gamers et que beaucoup de profs et d’élèves connaissent bien maintenant.

    Au programme de Virtua’Livres, des stands, des artistes, des auteurs, des illustrateurs, des éditeurs et beaucoup de visiteurs. Pas moins de 300 le mois dernier, et les organisateurs prévoient le double ce week-end.

    L’idée de cette nouvelle convention Virtua'Livres est apparue le mois dernier au moment du confinement. Michael Schoonjans, à la tête de la maison d'édition Séma déplorait ces mesures pour toutes les maisons qui, comme lui, faisaient la plupart de leur chiffre lors de marchés et de conventions. Ce confinement aurait bien pu enterrer définitivement son entreprise, ainsi que celles de bien d'autres...Sauf que l’idée est venue de créer un salon visitable depuis chez soi, un projet que Michael Schoonjans et son fidèle bras droit Luka Demeulemeester ont mis en place en quelques jours, avec un succès à souligner.

    Sur Discord, une application à télécharger sur son téléphone ou son ordinateur, le visiteur peut déambuler dans les différents salons virtuels gratuitement. 6 administrateurs et modérateurs, dont un technicien, assurent le bon fonctionnement du salon.

    Chaque groupe d'exposants bénéficie d'un stand pour partager ce qu'il fait, ainsi que d'un salon vocal pour discuter avec les visiteurs. La plupart des dessinateurs sont également en live, pour que les visiteurs les regardent dessiner en direct. Car oui, bien qu'étant un salon du livre, il y a également des dessinateurs, illustrateurs, artisans, des conférences animées par des écrivains ou des vidéastes, des jeux et concours.

    Une prochaine convention est d’ores et déjà programmée les 29, 30 et 31 mai prochain.

    Virtua’Livres
    Du 25 au 26 avril sur Discord, 14H-22H
    https://discord.gg/AXKuxgj
    http://www.sema-editions.com/fr

    Voir aussi : "Imaginarium at home"

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  • Les Blefas de La Tainefon

    On aura reconnu derrière ce titre la traduction en verlan des Fables de La Fontaine. Il n’y avait que Fabrice Luchini capable de se prêter à une lecture publique de ce classique de la littérature, avec la verve qu’on lui connaît. Et, confinement oblige, c’est sur son compte Instagram qu’il s’est prêté à l’exercice, à raison d’un fable tous les deux ou trois jours. Cela a commencé par L’Ours et l’Amateur des Jardins, une poésie que – avouons-le – peu de personnes connaissent.

    Mais comme ce projet était trop simple et convenu, l’acteur s’est décidé à corser l’affaire en les récitant en verlan. Nous voilà plongé dans une autre dimension, avec ces fables que nous avons tous appris à l’école : "Tremaî Beaucor, sur un brear chéper, / Naitteu en son quebé un magefro" : évident, non ?

    Fabrice Luchini et les Fables de La Fontaine, sur Instagram
    https://www.instagram.com/fabrice_luchini_officiel/?hl=fr

    Voir aussi : "Renan Luce, Du bout des lèvres"

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Une publication partagée par Fabrice Luchini (@fabrice_luchini_officiel) le

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  • Stella Tanagra : "J’accorde toute la légitimé aux monstres"

    Dans le cadre de la sortie de son dernier livre La Peau du Monstre, Stella Tanagra a bien voulu nous accorder une interview. Rencontre avec une artiste qui a bien failli être politiquement correcte. On l’a échappé belle...

    Bla Bla Blog - Bonjour Stella. En cette période de confinement, peux-tu nous dire comment se passent tes journées ?
    Stella Tanagra - Pendant un quart de secondes, je me suis demandée s’il fallait que je sois politiquement correcte et puis… : le naturel est revenu au galop ! Alors, pour être on ne peut plus franche, le confinement est pour moi, un enchantement. Lorsque l’on est écrivain, de surcroît sauvage sur les bords et proche de ses animaux, il tient forcément du ravissement que d’être chez soi.

    BBB - J’imagine qu’en ce moment l’écriture prend une place particulièrement importante, peut-être avec de nouveaux projets ?
    ST - Autant te dire que mes idées vagabondent. Mon esprit musarde d’un projet à l’autre. L’isolement lié au confinement m’est très prolifique tant en lecture, qu’en écriture. Mes pensées foisonnent librement sans être contraintes par le temps. De cet enfermement qui pourrait de prime abord paraître mortifère, se conçoivent de nombreuses réflexions constructives. La création naît du chaos, n’est-ce pas ? Je m’attelle par exemple à peaufiner un manuscrit tout en écrivant des chroniques de livres…

    BBB - Tu viens de sortir un nouveau livre, La Peau du Monstre, qui surprendra certainement tes plus fidèles lectrices et tes lecteurs : Il s’agit d’un recueil de nouvelles, mais pas des nouvelles érotiques. Peux-tu nous le présenter en quelques mots ?
    ST - Ce recueil est une autopsie du monstre caché au fond de nos entrailles, du Monsieur "tout le monde" ordinaire au sociopathe extraordinaire ! En dix nouvelles et deux bonus, il dépeint ses différentes facettes dont cette ambivalence qui me tient tant à cœur, pouvant se décliner en des citations telles que : "Se méfier de l’eau qui dort", "L’habit ne fait pas le moine", "Le diable est dans les détails" ou encore : "Donner le bon Dieu sans confession". Quant à la sensualité, elle est toujours présente mais en filigrane, laissant le devant de la scène à de plus vils desseins !

    BBB - Dans ces nouvelles, les monstres dont il s’agit sont des monstres en quelque sorte "ordinaires." La plupart ont d’ailleurs des circonstances atténuantes. Pour lequel de ces monstres en accordes-tu le plus ?
    ST - Pour répondre de manière empirique sans donner d’indice sur mes histoires afin d’en conserver l’intrigue, je dirais que j’accorde toute la légitimé aux monstres qui sont nommés comme tel uniquement par opposition avec les standards attendus par la société. Toutes les personnes marginales que ce soit en raison de leur physique, handicap, situation sociale, idéaux ou tout simplement avant-gardisme peuvent être considérés comme des monstres à une époque puis, dans le meilleur des cas, comme des précurseurs, plus tard… Tout est donc fort relatif finalement. Se contenter de coller aux normes sociales seraient si réducteur. Entre le mouton et la brebis galeuse, l’on s’est bien, peut-être secrètement certes, qui est le plus attirant et séduisant des deux. Alors sortons des rangs de ces troupeaux de carcans !

    BBB - Parmi ces monstres, il y a des enfants. Beaucoup d’enfants. J’ai calculé que sur les 10 nouvelles du recueil (j’ai volontairement enlevé les deux derniers textes qui sont à part), il y a quatre enfants. L’enfance et l’adolescence est un thème qui t’intéresse visiblement. Pourrais-tu en faire le sujet d’un projet livre ?
    ST - Les personnages torturés qui présentent en eux, de forts antagonismes, me passionnent. L’innocence de l’enfance oscille entre une fragile vulnérabilité et l’expression libre des pulsions. L’adolescence quant à elle, est une métamorphose dans laquelle nous allons questionner notre identité en passant par toutes les possibilités du spectre (in)humain pour y positionner notre propre curseur.
    Ses ambivalences et transformations viennent interroger les instincts, la bestialité, les libertés en balance avec l’intellect, le civisme, les règles. Passionnée par les interactions humaines, je pense que je viendrai toujours les questionner dans mes livres que ce soit sous le prisme de l’enfance, l’érotisme, la monstruosité…

    BBB - Tu écris en présentation de ton recueil que "le monstre personnalise le repère par rapport auquel la normalité [et] se construit en opposition." N’est-ce pas dédouaner un peu trop vite cette monstruosité ? Car si l’anormalité peut cacher la détresse, par exemple dans les nouvelles Ventrue ou Un plat qui se mange froid ?, la monstruosité peut aussi être synonyme de crime. Je pense à Corps à corne. Le monstre serait-il donc mon semblable ou bien ce qui m’est étranger ?
    ST - Je t’avoue avoir une certaine aversion envers la normalité car, lorsque nous ne nous y conformons pas, nous subissons un rejet qui peut nous cantonner au rang de monstre au sens péjoratif du terme. Voilà l’image symbolique que j’entends en ces mots. L’être humain utilise des cases pour ranger les gens dont une partie est tenue à l’écart en raison de ses anormalités/différences. Certains préféreront les gommer, d’autres les assumeront et d’autres encore n’auront pas d’autre choix que de les subir tant leurs spécificités sont visibles. Mais, cette forme de monstruosité, que nous acceptons de la faire nôtre ou bien que nous préférions ignorer, subsiste. Le monstre est partout aussi bien semblable qu’étranger.

    "Je t’avoue avoir une certaine aversion envers la normalité"

    BBB - En conclusion de ton recueil, tu te présentes brièvement et tu écris être "étrangère aux convenances sociales [et] montrée du doigt comme un monstre sauvage loin de se conformer." Stella Tanagra serait-elle donc un monstre ? Voilà qui est une étrange confession !
    ST - Effectivement et ce, en bien des points et au moins un secret que je ne révélerai pas de sitôt… Mais qui sait, peut-être qu’un jour je ferai mon coming-out de monstresse à l’occasion d’une interview pour Le Bla Bla Blog ?!?!

    BBB - Les lectrices et les lecteurs qui te connaissent savent que l’érotisme est central dans ton œuvre. Ce n’est pas le cas ici, mise à part la nouvelle Déboutonnez-moi, et certains passages du livre. Considères-tu ton dernier livre comme à part dans ta production ou bien faut-il s’attendre à d’autres ouvrages où l’érotisme sera moins présent ?
    ST - Adolescente, ce n’est pas tant l’érotisme mais la poésie qui m’a donné le goût des mots et ainsi ai-je commencé à écrire. Ensuite, j’ai rédigé nombre de mes pensées sous forme de courts textes à chutes. Plus tard est venu l’érotisme qui m’a permis de me réaliser en qualité d’auteur. A mon sens, l’on est écrivain avant d’être spécialisé dans un domaine ou un autre. Je pourrai très bien produire un essai tout comme un recueil de poèmes, une autobiographie ou un roman érotique, fantastique et sais-je où encore pourrait me mener la passion des mots...

    BBB - Le recueil se termine par deux "bonus", deux courts textes, deux éloges : un à Battlestar Galactica et l’autre à Dagobah [la planète de Maître Yoda dans Star Wars]. Tu es donc fan de SF, et de Star Wars en particulier ?
    ST - J’aime quand la science-fiction et le fantastique se mêlent à l’étrange en mettant en scène des créatures aussi monstrueuses que fabuleuses. On peut citer bien évidemment des films connus comme Alien, Le 5ème élément ou Split, mais aussi des films complètement hors norme comme Teeth, Okja, Border ou Morse. Quant à Battlestar Galactica et Star Wars, ce sont des œuvres qui ont grandement contribué à inspirer et enrichir l’univers de la Science-Fiction. C’est pourquoi ce fut un délice d’en tirer quelques références en guise d’hommage, dans mon livre.

    BBB - Pour finir, tu as des perspectives d’ici cet été ou la fin 2020 ? D’autres publications ? Ou des projets qui te tiennent à cœur ?
    ST - Je travaille depuis quelques temps sur un projet littéraire sans aucun rapport avec tout ce que j’ai réalisé jusqu’à présent. Mon souhait, dès lors, est de ne pas aller plus vite que la musique en laissant cet écrit cheminer à son rythme et voir ainsi où il me mènera. Je constate en répondant que tous ces mots sonnent assez mystérieusement mais peut-être que cela fera du résultat, une véritable "surprise". Ainsi bouclerai-je à nouveau la boucle en apparaissant à un endroit où sans aucun doute, ô grand jamais l’on ne m’attendra !

    Merci, Stella.

    Stella Tanagra, La Peau du Monstre, IS Édition, 2020, 120 p.
    http://stellatanagra.com
    @StellaTanagra

    Voir aussi : "Tous des monstres"

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    Photos : Omega McKay

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  • Faites que ça se termine vite

    Qu’on les aime ou pas, une actualité des Rolling Stones n’est jamais anodine.

    Les papys du rock sont de retour aujourd’hui sur Internet avec une chanson qui n’a jamais été autant d’actualité : Living In A Ghost Town (traduction : : "Vivre dans une ville fantôme") sonne comme un titre prophétique si l’on pense qu’il a été écrit il y a un an, bien avant ce Grand Confinement : "Please let this be over / Stuck in a world without end" : "S’il vous plaît, faites que ça se termine / Coincé dans un monde sans fin."

    The Rolling Stones, Living In A Ghost Town
    https://rollingstones.com

    Voir aussi : "Tout le monde à la maison (avec Lady Gaga et ses amis)"

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  • L’art d’être polisson

    Soyons honnêtes : Le dernier livre de Flore Cherry, L’Écriture érotique (éd. La Musardine) aurait sans doute mérité le pluriel. Car les écritures érotiques ont des visées et des objectifs différents ? Quoi de commun en effet entre la création d’un roman, la rédaction d’une lettre à un amant ou à une maîtresse, l’envoi de sextos ou la publication de posts plus ou moins personnels sur un blog ? Un dénominateur rassemble ces écritures : comment exprimer le désir ?

    Voilà un vrai challenge, voire même une "science" comme le déclare l’auteure qui a fait de l’écriture érotique un vrai travail – comme l’attestent ses ateliers des "Écrits polissons", son Salon de la littérature érotique, ses fonctions au magazine Union ou ses chroniques pour Sud Radio.

    L’Écriture érotique entend donner au lecteur des outils, des idées mais aussi de l’inspiration pour exprimer sur papier – ou sur ordinateur – le désir, l’excitation et la tension sexuelle. Avec, dès l’introduction, cette remarque : "Et la différence entre écriture "érotique" et "pornographique", alors ? Personnellement, je pense qu’elle est là où vous placez votre morale, votre pudeur et votre expérience de lecture."

    Flore Cherry consacre les premiers chapitres de son manuel à un préliminaire : "À quoi ça sert de bien écrire du cul ?" Voilà une question pas si anodine que cela, sauf si, comme elle le dit, vous choisissez d’esquiver le sujet en considérant que l’indicible – ici, le désir, l’attirance, les pulsions sexuelles – ne s’écrit pas. Pourtant, l’auteure voit bien des avantages à se lancer dans l’écriture érotique : commencer, voire entretenir, un lien intime avec son ou sa partenaire, vivre pleinement des fantasmes via la plume ou le clavier, "mieux se comprendre soi-même", s’affirmer et passer au-dessus de sa timidité naturelle et, pourquoi pas, "participer à une révolution." Car la littérature érotique est depuis longtemps un genre qui a su dépasser le stade de création légère. Elle porte aujourd’hui "l’étendard d’autres combats plus sociétaux. On pourrait citer en premier lieu celui des luttes féministes." Les exemples de manquent pas : Virginie Despentes (Baise-moi), Catherine Millet (La Vie sexuelle de Catherine M.) ou, moins connus, Marie-Anne Paveau (Le Discours pornographique, éd.La Musardine) et Françoise Simpère (Ce qui trouble Lola, éd. Blanche).

    Oscar Wilde, Anaïs Nin, Roald Dahl Jean de la Fontaine et même… Emmanuel Macron

    La deuxième partie de l’essai de Flore Cherry aborde le cœur de ce qu’est l’écriture érotique, et comment se lancer. Et pour cela, la créatrice des "Écrits polissons" propose une série de réflexions et d’entraînements autour de différents thèmes : la description physique, la description sensuelle, les sentiments, les rapports de pouvoir, le jeu ou l’humour.

    Mieux que de simples exercices – avec tout de même ce qu’il faut de théorie – Flore Cherry n’oublie pas de proposer des passages savamment épicées : le lecteur trouvera ainsi une série de déclinaisons sur l’art d’écrire sur la fellation sur un mode factuel, amoureux, violent, transgressif ou dégoûté.

    Avec la dernière partie de L’Écriture érotique vient enfin l’objectif ultime qui est de se retrousser les manches et de mettre en application les conseils prodigués dans l’ouvrage. Le lecteur – et, gageons-le, futur auteur – trouvera là de quoi passer au-dessus de la leucosélophobie – autrement dit la "peur de la page blanche." Des conseils qui peuvent s’appliquer à l’écriture de manière plus générale. Là d’ailleurs est aussi l’intérêt du manuel qui peut faire office de vade-mecum pour un écrivain en herbe quel qu’il soit : Où écrire ? Avec quels outils (plume, crayon, ordinateur… ou smartphone...) ? Comment trouver le temps ? Preuve du sérieux de cet ouvrage, Flore Cherry insiste sur l’importance du vocabulaire – particulièrement capital dans la littérature érotique –, de la ponctuation mais aussi de l’orthographe, un sujet qu’elle sait dédramatiser. Le lecteur trouvera enfin des chapitres spécifiques "pour écrire un texte érotique, quel qu’il soit et quelle que soit sa fonction" : lettres d’amour, sextos, journal intime, roman, théâtre, blog, voire chanson paillarde ! Flore Cherry a enrichi son manuel de trucs, d’idées, de fiches pratiques (en fin de volume) et de multiples fiches d’entraînement.

    L’ultime conseil de Flore Cherry est pour les lecteurs ou lectrices encore réfractaires à un genre encore mal considéré : arrêtons de nous "trouver des excuses", dit-elle. Et de rappeler que la littérature érotique regorge de célébrités qui s’y sont adonnées : outre Sade, elle cite Oscar Wilde, Anaïs Nin, Roald Dahl (l’auteur de Charlie et la Chocolaterie), Jean de la Fontaine et même… Emmanuel Macron.

    Flore Cherry, L’Écriture érotique, éd. La Musardine, 2020, 190 p.
    https://www.lamusardine.com/P32983-l-ecriture-erotique-cherry-flore.html
    https://popyourcherry.fr
    https://www.facebook.com/flore.cerise

    Voir aussi : "Union TV : un nouveau média pour une nouvelle révolution sexuelle"

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  • La Louve de Svetlana Trébulle continue son parcours fantastique

    Bla Bla Blog a choisi de faire le focus sur un court-métrage, La Louve de Svetlana Trébulle, produit par Studio 313 et distribué par Origine films.

    Pour ce film, la cinéaste a été sélectionné au White Nights Film Festival de Saint-Pétersbourg. Ce n’est pas la première fois. La Louve a également concouru dans pas moins de 10 festivals, décrochant même une deuxième place au Feel The Reel International Film Festival.

    Le court-métrage de Svetlana Trébulle est une revisite à la fois réaliste et fantastique des contes pour enfants. L’histoire ? Victor, un jeune homme solitaire et réservé de 25 ans, est fasciné depuis toujours par l’héroïne d’un conte, La Louve, que lui lisait sa grand-mère quand il était petit. Un jour, il apprend qu’en Russie, plusieurs personnes ont trouvé la mort après avoir été attaquées par un loup. Détail curieux : on aurait aperçu une jeune fille avec l’animal, dans la forêt où le drame s’est produit.

    "C’est un film très personnel. Il parle de la force des contes, de la façon dont on peut parfois se perdre en préférant vivre dans une histoire plutôt que dans le monde réel" dit la réalisatrice dans une interview pour le magazine Perspective (novembre 2018). Elle ajoute ceci : "J’avais aussi envie de retrouver une partie de mon enfance à travers les illustrations de ces contes." C’est nourri des contes de son enfance et de ses traditions que la scénariste et réalisatrice d'origine russe s’est lancée dans l’aventure de La Louve, un court-métrage aux frontières du rêve et de la réalité, au croisement du passé, du présent et du futur.

    Retenez bien son nom : Svetlana Trébulle.

    La Louve, écrit et réalisé par Svetlana Trébulle
    Avec Ulysse Barbry, Natalia Pujszo, Liza Paturel, 23 mn, 2019
    Photographie : Laurent Ronsac
    Production : Nicolas Liberman, Studio 313
    Distribué par Origine films
    https://www.facebook.com/lalouve.lefilm
    https://www.instagram.com/lalouve.lefilm

    Voir aussi : "Dickens ou Poe ?"

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