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chanson française

  • Il sera beaucoup pardonné à Lionel Langlais

    Lionel Langlais sort son cinquième album, sobrement intitulé… Lionel Langlais. Un "non-titre" comme la marque d’une envie de se montrer tel qu’il est. On pourrait en effet qualifier cet opus comme une envie de se livrer tout au long des dix titres.

    Lionel Langlais, l’esbroufe à tout prix n’est pas son truc. Il en est à "des années lumières", pour reprendre le titre de son premier extrait sur un couple qui ne se comprend pas, lui les pieds sur terre, elle tête en l’air "qui dérive à des années lumières", déjà ailleurs, qui "ne voit pas".

    La générosité et la douceur sont évidentes chez cet artiste attentif au travail sur les textes, à l’exemple du sensible De l’autre côté au sujet des migrants et des exilés. Engagé donc, mais toujours avec finesse.

    Arrêtons-nous un instant sur l’un des meilleurs titres de l’album, In extremis. Lionel Langlais est visiblement attaché à ce morceau qu’il propose dans une deuxième version. On suit l’histoire d’une rencontre amoureuse, interdite et sulfureuse entre un homme et une femme mariée. Cette confession flirtant avec le talk-over matiné d’électro-rock, est à écouter et déguster, comme la bande-son d’une love story venimeuse.

    Plus soft, Amende honorable s’écoute comme les aveux sur un rythme country-blues d’un homme pour ses "mots pas gentils, les gestes sans tendresse", ses "chagrins sans cause", les "lâches abandons" et toutes ses colères. Le chanteur le confesse : "Je suis impardonnable / Je sais / Je plaide coupable / je fais amende honorable".

    Love story venimeuse

    Il y a du Alain Chamfort dans cette manière de s’attacher à une écriture pop-littéaire faussement simple. Saluons au passage le parolier Quentin Lamotta qui n’est pas le dernier à donner un supplément d’âme à cette production impeccable. On pense à L’amour sans âme, efficace dans sa manière d’assumer un amour d’autant plus sublime qu’il est simple et sans questionnements : "Tant qu’à faire terre à terre / L’amour sans âme je préfère… Jouer solo / Piano piano".

    L’auditeur ou l’auditrice s’arrêtera avec étonnement sur ce titre incroyable qu’est En beauté, avec ces vagues synthétiques d’ouverture comme venues d’outre-tombe. Mort, renaissance, méditation, mélancolique : Lionel Langlais exprime avec spleen son besoin de beauté, de vie et de liberté.

    Le chanteur surprend dans ce cinquième album faussement sage, cohérent certes mais aussi coloré. Ainsi, dans Dessine un rond, il se veut critique de son époque : l’argent, les routines, l’angoisse, la maladie, bref le "vertige", il invite au magique et à se raconter des "histoires anciennes" pour se sortir d’un monde qui, finalement, ne change pas. Réflexion contemporaine encore avec La ville étrange qui dépeint un monde rêvé et fantasmé, la ville apparaissant une nouvelle mythologie ou, du moins un mirage.

    Sur un rythme pop-folk, Lionel Langlais apparaît comme le bon pote, doux, rassurant, sage et sensible (Faudrait pas désespérer les anges). Voilà qui donne à cet opus l’apparence d’une invitation à une calme lucidité. Un joli moment de fraîcheur, à l’exemple d’Amour et moi qui vient clore l’opus sur piano et voix.

    Lionel Langlais, Legroscamion Prod, 2026
    https://www.lionellanglais.com
    https://music.imusician.pro/artist/04Cx8OL9Cf
    https://www.facebook.com/lionellanglais
    https://www.instagram.com/lionel.langlais

    Voir aussi : "Célestin plante une graine"

  • Courage, chantons et rapons

    Une fois n’est pas coutume, Bla Bla Blog fait un petit détour par le rap.

    Focus donc sur Kent-Zo. Cet artiste prolifique, propose avec Courage un nouveau titre. Le rappeur se définit comme "lyriciste". Voilà qui situe l’artiste proposant avec Courage, son dernier single : "Courage à toi qui te lèves avec l'envie / De tout recommencer sans douter / Que la vie t'appelle à vivre de belles / Et grandes aventures."

    Altruiste, généreux et positif : voilà des messages qui méritent que l’on s’attarde sur Kent-Zo. À découvrir ou redécouvrir. 

    Kent-Zo, Courage, 2026
    https://www.instagram.com/kent.zo.officiel
    https://www.facebook.com/p/Kent-Zo-100063616980223/?locale=fr_FR

    Voir aussi : "Sônge d’une nuit d’électro"
    "À hauteur de Lhomé"

  • Moderne et pas fini

    Moderne, David Delabrosse l’est. C’est d’ailleurs ce que dit le titre de son dernier album et du premier morceau de l’opus. "Ces mots modernes, ceux qui claquent", il les chante, de sa voix fragile, non sans ironie mais sans tourner le dos au passé.  

    Dans un Équilibre délicat, en featuring avec Denis Piednoir, le chanteur aux vingt ans de carrière propose justement un opus très actuel, riche des interrogations d’un homme d’aujourd’ui ("Footing ou yoga ?", "Hammam ou sauna ?", "Tu dors nu ou en pyjama ?"). Mine de rien, cela donne un album à la fois attachant et personnel, à l’image de cet autre extrait, On a beau se connaître, dans lequel David Delabrosse s’interroge sur son couple, ses failles, et ses erreurs ("On a beau se connaître on se trompe parfois / On a beau s’aimer on se prend plus dans les bras").

    Intéressons-nous à Une grande lignée. Dans une facture alliant chanson française et électro-pop, le chanteur se retourne vers ses origines, non sans humour ("Valéry Giscard d’Estaing serait-il… mon grand-père ?") : la génétique, la prédestination, le poids du passé familial. En quinqua assumé, doué de "l’âge de raison", "plus zen" (l’excellent En cinquantaine) et surtout faisant le point, le musicien refuse pourtant de sacrifier le passé à la modernité ("Ne pas fouiller dans le passé / Sous peine d’y retrouver / Encore un plus grand merdier", Les bouts de cervelle).

    C’est ce que l’on aime chez David Delabrosse : un artiste sans cesse tiraillé entre passé et modernité, prudent lorsqu’il s’agit de remuer les failles du passé, conscient aussi que l’on "vit nos vies comme des fantômes / Traversant les jours et les heures… Moi j’aimerais bien changer de film" (Comme des fantômes). Dans ce morceau, l’adulte qu’est David Delabrosse s’adresse à son fils, son "ado", lui demandant de ne pas aller trop vite ni trop loin, de rester avec lui et sa mère.

    Et si cet album était une invite à rester enfant et ne pas grandir trop vite ?

    Et si cet album était une invite à rester enfant et ne pas grandir trop vite ? C’est en tout cas le thème de la très belle chanson Peter Pan, dans lequel David Delabrosse parle de sa différence, de l’enfance mais aussi du besoin d’aventures. La solution ? Une vie en l’air : sauter ("salto avant salto arrière"), être léger, voir le monde de là-haut, "sentir le vent dans ses veines". Bref, être dans les nuages. Cette Envie de changer, en duo de nouveau avec Denis Piednoir, David Delabrosse, exprime encore le besoin d’"aller vers l’inconnu", rembobiner le film et changer de point de vue.

    La vie en 2026, moderne, laisse un goût d’inachevé et aussi de nostalgie. C’est finalement un album très mélancolique que propose le chanteur (Ta story), mais généreux et altruiste ("Vas-y réagis / Faut pas rester comme ça blotti… T’es pas tout seul dans la vie").

    La générosité n’est pas non plus non dénuée d’humour ni une certaine philosophie de vie. Est-on foutu lorsque l’on a cinquante ans ? Peut-on encore "commencer le judo et gagner les JO", "Doit-on faire son testament… Mettre un sweat à capuche en s’exprimant en verlan ?" La réponse est évidente et David Delabrosse clame sans envie de ne pas se laisser aller. Oui, c’est un Super Quinqua ! On le croit sur paroles.   

    David Delabrosse, Les Mots Modernes, L'Hallali Production, 2026
    https://www.facebook.com/david.delabrosse
    https://www.instagram.com/daviddelabrosse
    https://bfan.link/equilibre-delicat

    Voir aussi : "Dure et douce Abyr"

  • Célestin plante une graine

    Sur la scène française, Célestin se distingue d’abord par le travail sur des textes riches. Osons dire qu’il y a un peu du slameur contrarié dans son nouvel et quatrième album en forme d’invitation, Viens avec moi. Une invitation que l’on accepte avec plaisir.

    Avec Célestin, on est entre amis. Pas d’esbroufes, pas de complications mais place aux confidences. Celle d’une graine d’abord (Je suis une graine), la chose la plus insignifiante et la plus fragile qui soit. Sur cette vie éphémère, le chanteur construit un récit autour de la liberté, de la peur de l’aventure et de l’envie de s’installer ("Je suis une graine cosmonaute / Qui vit le cœur en l’air / Qui vit la tête haute / car j’ai peur de la terre").

    Peur de s’installer, désir d’aventure mais aussi envie de partage à deux ("Viens avec moi / Il reste une place dans mes bagages"). C’est le thème du titre éponyme Viens avec moi, qui ne vient pas sans écho avec le morceau précédent.

    Mais la vie à deux, est-ce si simple, dans un monde qui se marche dessus ? C’est ce que raconte Célestin dans le titre rock et énervé Des Carrées dans des ronds : "On veut vivre entre quatre murs / A dix briques du mètre carré. / Ce qui nous reste part dans les caisses / De l’état et disparaît".

    Le Célestin auteur de textes serrés se surpasse dans deux textes plus personnels. Il y a Demain est un autre jour, en duo avec Racheal Ofori, touchant récit crépusculaire de la fin d’un amour. Le deuxième, Les temps passent, plus autobiographique, raconte le destin du natif de Saône-et-Loire, d’une enfance morose jusqu’à sa "métamorphose" : "J’essaie de coloriser ma vie en rose, en attendant que les tempêtes et les temps passent".

    Au croisement de la chanson traditionnelle et du slam 

    Dans Le téléphérique, c’est une rencontre inopinée au ski… et une chute qui est racontée, avec humour et tendresse. On est tout aussi touchés par Ma sœur, une vraie déclaration d’amour par Célestin pour celle qu’il considère comme sa moitié, si différente et si semblable ("On est tellement pareils, ma sœur, / On est tellement l’inverse"). Le meilleur est une autre adresse en forme de soutien pour l’auditeur ou l’auditrice qui pourrait se sentir "au plus bas" : "C’est toi le meilleur / À être toi… C’est toi la meilleure / À être toi…"

    Célestin semble être au croisement de la chanson traditionnelle et du slam (Dans l’ordre). Voilà qui rend son nouvel album vraiment intéressant et à découvrir, donc. Engagé, "méga hors phase" comme il le chante lui-même, l’artiste est attachant, par exemple lorsqu’il s’adresse au cancer, non sans humour : "T’as abusé de mon hospitalité / J’aime bien donné mais j’aime pas qu’on me prenne" (Cancer). Pas de pathétique ni de plainte mais une sérieuse envie de vivre : "J’ai l’intention de vivre ma vie âgé". C’est tout le mal qu’on lui souhaite, lui qui termine son album par un chant d’adieu, le bouleversant Eva.

    Célestin, Viens avec moi, Inouïe, 2025
    https://www.facebook.com/CelestinOfficiel
    https://www.instagram.com/celestin.officiel
    https://linktr.ee/celestinofficiel

    Voir aussi : "Dure et douce Abyr"

  • Rose comme la lune

    Et si l’on faisait un arrêt à Marseille ? C’est là que nous attend Roselynd Clementz. Elle sort ce mois son nouveau titre pop, Lune. Pop sucrée, un rien kitsch, la chanteuse assume son côté guimauve mais aussi poétique : "Sous la plein’ lune des roses, j’ose une métamorphose / Je jette mes névroses, et mon humeur morose".

    En ces temps sombres, voilà un titre qui est bienvenu. À découvrir !  

    Roselynd Clementz, Lune, 2026
    https://youtu.be/WAb4MX57yIs 
    https://www.instagram.com/roselyndclementz
    https://www.facebook.com/p/Roselynd-Clementz-100006694548088

    Voir aussi : "Devenir Andrea Ponti

  • Dure et douce Abyr

    Abyr, c’est l’une des voix françaises (ou plutôt libano-française) les plus généreuses et les plus bouleversantes du moment. Elle exprime sa sensibilité sur la couverture de son premier album sobrement nommé Abyr, né en partie grâce à un financement participatif de 114 contributeurs. Son regard triste semble ailleurs. Sans doute est-il destiné à son pays d’origine, le Liban.  

    Le premier titre, Je suis ton voisin, s’écoute comme une déclaration d’amour pour ces frères et sœurs exilés "Je suis ton frère de courage, / nos langues se ressemblent un peu, / Je suis ton frère de naufrage, / On ne sait plus vivre heureux"

    L’expatriée née au Pays du Cèdre tend la main vers ces autres voyageurs douloureux. Elle semble donner un visage à ces migrants. Qui mieux qu’elle pouvait les chanter, elle qui est née d'un père libanais et d'une mère palestinienne au milieu de la guerre civile ? Elle en parle avec tendresse et compassion : "Eux, ils serrent très fort leurs petits, / On n’entend même plus leurs cris, / Et si c’étaient nos bambins / qui devenaient clandestins" (Avancer).  

    La chanson de la franco-libanaise est enrichie d’influences orientales, grâce notamment à sa collaboration avec le musicien Sebka et l’arrangeur Antoine Rault. On pense à Al Hamdoulillah, portrait tendre d’une femme voilée : "Autour de son cou elle porte la clé de sa maison, / Un voile sur la tête et sa foi qui brille comme une étoile". Plus loin dans l’opus, Vol de plaisir y fait écho avec un souvenir d’enfance : d’une tente dans une rue de Mumbai à un départ en avion. Un déracinement, un déchirement. Impossible de rester insensible à ce morceau à la fois dur et doux : "J’ai pris le temps / De raconter mon histoire / Aux hommes bienveillants" (Vol de plaisir).

    Abyr dévoile de nouveau ses blessures dans Je cherche l’enfance : "J’ai reçu en, héritage / Le syndrome du réfugié / Prête à reprendre le large, / Jamais en sécurité". Un tel traumatisme a laissé des traces : son enfance lui apparaît comme un "oiseau blessé", quant à son adolescence, elle a dû "la voler". D’enfance, il en est encore question dans la touchante Émilie, ma poupée. Une tendre chanson pour un jouet, symbole encore de l’enfance de l’artiste. Mais aussi une confession sur la fin de l’innocence, broyée par les adultes.

    Un déracinement, un déchirement

    On le sait, la solitude a été un thème régulièrement chanté dans notre répertoire, que ce soit par Ferré, Moustaki ou Barbara. Il n’est donc pas étonnant de la retrouver ici avec le titre Solitude chérie, cette fois interprété avec un mélange de mélancolie et de plaisir : "Solitude mon amie, / Tu me suis pour la vie, / malgré moi j’ai trouvé un abri / Sous le ciel de Paris".

    Installée en France, Abyr n’oublie pas pour autant son pays natal. Elle tourne son regard et réserve ses pensées à ses compatriotes restés là-bas (À ceux qui restent). Un morceau écrit bien avant les événements actuels du Moyen-Orient, dans lequel la Franco-libanaise parle de l’explosion du port de Beyrouth en 2020.  

    On aime la voix fragile et presque enfantine d’Abyr, et plus encore la poésie mélodique de cet album, à l’instar de Rêver. Rêver pour s’extraire du malheur, des apparences, du "grand froid" et des illusions : "Loin du paradis sur la terre / Je préfère m’envoyer en l’air / Dans mon voyage en solitaire".

    L’auditeur ou l’auditrice écoutera avec tendresse ces saynètes intimes dans lesquelles, en quelques mots, Abyr ouvre grand ses souvenirs, ses regrets et ses inspirations (Du bonheur dans un carton).  Mais arrêtons-nous sur l’une des chansons les plus réussies de l’opus. Il y a du Brassens dans l’irrésistible Vivre mieux que mourir, en forme de dialogue avec le cœur de la chanteuse : "Sachons mieux vivre que mourir / Et ne rien, regretter", confie-t-elle comme un conseil ou une prière.

    L’album se termine avec Tu ne me changeras pas, une jolie déclaration d’amour et d'indépendance, qui est celle d’une femme libre ("Je suis de celles qui papillonnent"). Qu’on se le dise : Abyr n’est pas de celle qui reste en place. Dur pour ceux qui veulent rester avec elle : elle ne sera jamais leur "conquête". Indépendante jusqu’au bout des ongles. Et assurément une grande voix de la chanson.

    Abyr, 2025
    https://www.facebook.com/abyrchanteuse
    https://www.instagram.com/abyr_chanteuse
    https://linktr.ee/abyrchanteuse
    En concert le 18 avril à Morogues (18) – Les Hauts de Loye / Co-plateau avec Sebka
    le 12 juin 2026 à Nilvange (57) – Le Gueulard / Co-plateau avec Sebka
    le 13 juin 2026 à Wissembourg (67) – L'Escale / Co-plateau avec Sebka
    le 28 juin2026 à La Charité-sur-Loire (58) – La Goguette de l’Île

    Voir aussi : "Pauline Brideron, entre onirisme et steampunk"
    "Un monde nouveau pour Hugo Jardin"

  • Un monde nouveau pour Hugo Jardin

    Si un terme pouvait coller à la peau de Hugo Jardin, cela pourrait "Solaire". Le chanteur sortait à l’automne dernier son EP Cantique, en forme de message.

    Sa chanson française est mêlée de pop anglaise, de grunge et de musique urbaine, le Parisien avouant des goûts éclectiques et d’intéressantes influences entre Ferré, Brel, Bashung, Feu!Chatterton, Bowie et Radiohead.

    De sa voix douce, le chanteur parle de notre monde en danger, sans chercher à en faire des tonnes : "Quand sur chaque chaîne / On parle du déclin / Ce n’est pas un rêve" (Rêve).

    Fins du monde

    Hugo Jardin parle de fins du monde ou de fin d’un monde, non sans onirisme ni un certain goût pour le prophétisme ("Des prêtres à demi-nus / Répètent des mots usés / Depuis les Hommes ont oublié", Cantique II). C’est aussi le thème de Cantique I qui clôture l’EP.    

    L’auditeur ou l’auditrice se laissera happé par le slam Eaux troubles, confession intime et déclaration d’amour où le mot "amour" est décliné dans l’urgence mais aussi la douleur et le manque ("J’aimais la façon que tu avais de me regarder").

    On s’arrêtera enfin avec curiosité sur son adaptation en français du classique de Nirvana, Dumb (Idiot). Le tube de Kurt Cobain et de ses camarades est revisité avec conviction par Hugo Jardin, vrai bel artiste sincère. On n’a sans doute pas fini de voir sa silhouette longiligne et dansante.    

    Hugo Jardin, Cantique, 2025
    https://hugojardin.com
    https://www.facebook.com/hugojardinofficiel
    https://www.instagram.com/_hugojardin_
    https://cantique.org/single2

    Voir aussi : "Devenir Andrea Ponti"

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  • Devenir Andrea Ponti

    On est heureux de revoir et de réentendre Andrea Ponti, avec son nouvel EP, Deviens. 

    On retrouve son univers et son idéal : un monde coloré, lumineux et fait de résilience. Dans Sors, la chanteuse parle d’un sujet qui ne peut pas rester indifférent : l’absence de nuances ("On ne mélange pas les couleurs") et cette incapacité de s’ouvrir au monde, de sortir. On ne peut qu’être sensible à cette manière de s’engager, dans la douceur et avec pertinence et intelligence. 

    Pour Tu t'envoles, De sa voix veloutée, Andrea Ponti laisse exprimer la maman qu’elle est, regarder son enfant quitter son foyer : "Tu ne pars pas / Tu t envoles / Et si je pleure juste un peu / C’est que mes larmes / Consolent / Ce cœur qui pleure / De te savoir heureux".

    Résilience

    Sensible, Andrea Ponti l’est et elle ne s’en cache pas. Deviens, le morceau qui donne son nom à l’opus, laisse parler la petite fille qu’elle était : "Tu la vois l’enfant fragile / Sous mes airs assurés / Les yeux au bord, Le cœur docile / D’avoir su trop aimer… / Regarde / Ferme les yeux pour me voir / On se voit mieux dans le noir". C’est aussi Va vis deviens, dont nous avions déjà parlé sur Bla Bla Blog, et qui voit l’artiste parler à la gamine qu’elle était quelques années plus tôt.

    Musicalement, Andrea Ponti arrive à marier chanson française et pop d’aujourd’hui, sans s’empêcher de jolis mariages sonores et rythmiques (Toi aussi).

    Avec cet EP, l’artiste impose sa marque de fabrique, avec une production soignée sur laquelle se sont penchés des noms reconnus, à commencer par  Igit (Barbara Pravi, Eurovision) ou encore Jonathan Cagne (Héléna, Louane).

    Andrea Ponti n’a jamais caché son riche parcours et son choix. Elle peut même le porter comme une médaille ! L’EP Deviens fait figure de confession émouvante mais aussi d’une filiation musicale. La preuve avec Je l’aime à mourir, une sensible et féminine interprétation du classique de Francis Cabrel.

    Andrea Ponti, Deviens, Satine Prod, 2025
    https://andreaponti.net
    https://www.facebook.com/andreaponti.off
    https://www.instagram.com/andreaponti_off
    https://www.tiktok.com/@andreaponti_off

    Voir aussi : "Que devient Andrea Ponti ?"
    "Andrea Ponti : 'Aujourd’hui, nos retrouvailles sont une évidence'"
    "Regarde Andrea Ponti"

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