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célestin

  • Célestin plante une graine

    Sur la scène française, Célestin se distingue d’abord par le travail sur des textes riches. Osons dire qu’il y a un peu du slameur contrarié dans son nouvel et quatrième album en forme d’invitation, Viens avec moi. Une invitation que l’on accepte avec plaisir.

    Avec Célestin, on est entre amis. Pas d’esbroufes, pas de complications mais place aux confidences. Celle d’une graine d’abord (Je suis une graine), la chose la plus insignifiante et la plus fragile qui soit. Sur cette vie éphémère, le chanteur construit un récit autour de la liberté, de la peur de l’aventure et de l’envie de s’installer ("Je suis une graine cosmonaute / Qui vit le cœur en l’air / Qui vit la tête haute / car j’ai peur de la terre").

    Peur de s’installer, désir d’aventure mais aussi envie de partage à deux ("Viens avec moi / Il reste une place dans mes bagages"). C’est le thème du titre éponyme Viens avec moi, qui ne vient pas sans écho avec le morceau précédent.

    Mais la vie à deux, est-ce si simple, dans un monde qui se marche dessus ? C’est ce que raconte Célestin dans le titre rock et énervé Des Carrées dans des ronds : "On veut vivre entre quatre murs / A dix briques du mètre carré. / Ce qui nous reste part dans les caisses / De l’état et disparaît".

    Le Célestin auteur de textes serrés se surpasse dans deux textes plus personnels. Il y a Demain est un autre jour, en duo avec Racheal Ofori, touchant récit crépusculaire de la fin d’un amour. Le deuxième, Les temps passent, plus autobiographique, raconte le destin du natif de Saône-et-Loire, d’une enfance morose jusqu’à sa "métamorphose" : "J’essaie de coloriser ma vie en rose, en attendant que les tempêtes et les temps passent".

    Au croisement de la chanson traditionnelle et du slam 

    Dans Le téléphérique, c’est une rencontre inopinée au ski… et une chute qui est racontée, avec humour et tendresse. On est tout aussi touchés par Ma sœur, une vraie déclaration d’amour par Célestin pour celle qu’il considère comme sa moitié, si différente et si semblable ("On est tellement pareils, ma sœur, / On est tellement l’inverse"). Le meilleur est une autre adresse en forme de soutien pour l’auditeur ou l’auditrice qui pourrait se sentir "au plus bas" : "C’est toi le meilleur / À être toi… C’est toi la meilleure / À être toi…"

    Célestin semble être au croisement de la chanson traditionnelle et du slam (Dans l’ordre). Voilà qui rend son nouvel album vraiment intéressant et à découvrir, donc. Engagé, "méga hors phase" comme il le chante lui-même, l’artiste est attachant, par exemple lorsqu’il s’adresse au cancer, non sans humour : "T’as abusé de mon hospitalité / J’aime bien donné mais j’aime pas qu’on me prenne" (Cancer). Pas de pathétique ni de plainte mais une sérieuse envie de vivre : "J’ai l’intention de vivre ma vie âgé". C’est tout le mal qu’on lui souhaite, lui qui termine son album par un chant d’adieu, le bouleversant Eva.

    Célestin, Viens avec moi, Inouïe, 2025
    https://www.facebook.com/CelestinOfficiel
    https://www.instagram.com/celestin.officiel
    https://linktr.ee/celestinofficiel

    Voir aussi : "Dure et douce Abyr"

  • Célestin plante une graine

    Sur la scène française, Célestin se distingue d’abord par le travail sur des textes riches. Osons dire qu’il y a un peu du slameur contrarié dans son nouvel et quatrième album en forme d’invitation, Viens avec moi. Une invitation que l’on accepte avec plaisir.

    Avec Célestin, on est entre amis. Pas d’esbroufes, pas de complications mais place aux confidences. Celle d’une graine d’abord (Je suis une graine), la chose la plus insignifiante et la plus fragile qui soit. Sur cette vie éphémère, le chanteur construit un récit autour de la liberté, de la peur de l’aventure et de l’envie de s’installer ("Je suis une graine cosmonaute / Qui vit le cœur en l’air / Qui vit la tête haute / car j’ai peur de la terre").

    Peur de s’installer, désir d’aventure mais aussi envie de partage à deux ("Viens avec moi / Il reste une place dans mes bagages"). C’est le thème du titre éponyme Viens avec moi, qui ne vient pas sans écho avec le morceau précédent.

    Mais la vie à deux, est-ce si simple, dans un monde qui se marche dessus ? C’est ce que raconte Célestin dans le titre rock et énervé Des Carrées dans des ronds : "On veut vivre entre quatre murs / A dix briques du mètre carré. / Ce qui nous reste part dans les caisses / De l’état et disparaît".

    Le Célestin auteur de textes serrés se surpasse dans deux textes plus personnels. Il y a Demain est un autre jour, en duo avec Racheal Ofori, touchant récit crépusculaire de la fin d’un amour. Le deuxième, Les temps passent, plus autobiographique, raconte le destin du natif de Saône-et-Loire, d’une enfance morose jusqu’à sa "métamorphose" : "J’essaie de coloriser ma vie en rose, en attendant que les tempêtes et les temps passent".

    Au croisement de la chanson traditionnelle et du slam 

    Dans Le téléphérique, c’est une rencontre inopinée au ski… et une chute qui est racontée, avec humour et tendresse. On est tout aussi touchés par Ma sœur, une vraie déclaration d’amour par Célestin pour celle qu’il considère comme sa moitié, si différente et si semblable ("On est tellement pareils, ma sœur, / On est tellement l’inverse"). Le meilleur est une autre adresse en forme de soutien pour l’auditeur ou l’auditrice qui pourrait se sentir "au plus bas" : "C’est toi le meilleur / À être toi… C’est toi la meilleure / À être toi…"

    Célestin semble être au croisement de la chanson traditionnelle et du slam (Dans l’ordre). Voilà qui rend son nouvel album vraiment intéressant et à découvrir, donc. Engagé, "méga hors phase" comme il le chante lui-même, l’artiste est attachant, par exemple lorsqu’il s’adresse au cancer, non sans humour : "T’as abusé de mon hospitalité / J’aime bien donné mais j’aime pas qu’on me prenne" (Cancer). Pas de pathétique ni de plainte mais une sérieuse envie de vivre : "J’ai l’intention de vivre ma vie âgé". C’est tout le mal qu’on lui souhaite, lui qui termine son album par un chant d’adieu, le bouleversant Eva.

    Célestin, Viens avec moi, Inouïe, 2025
    https://www.facebook.com/CelestinOfficiel
    https://www.instagram.com/celestin.officiel
    https://linktr.ee/celestinofficiel

    Voir aussi : "Dure et douce Abyr"

  • Célestin n’est pas dans la lune

    Comme annoncé sur Bla Bla Blog, Célestin, dont nous avions parlé à l’occasion de son single "Miss Lune", est de retour avec son nouvel album, Deuxième acte. Un deuxième opus, donc, pour un garçon qui a enfilé un seyant costume de spationaute et délaissé la batterie du duo Fills Monkey pour un micro et quantité d’autres instruments.

    Outre "Miss Lune", bien entendu présent ici, Célestin, alias Sébastien Rambaud, propose une électro-pop bien fichue se mariant idéalement avec une chanson française, forte de textes aussi personnels que précis. C’est "Qu’est-ce qu’on fait là ?", interrogation personnelle, pour ne pas dire métaphysique,  que beaucoup, du reste, peuvent se dire : "Qu’est-ce qu’on fait là / Perdus dans un corps / Qui n’est au final / Qu’un moyen d’transport". L’auditeur pourra tout autant se laisser berner par le convaincant titre "Ma mère". Ce qui pouvait passer pour un hommage personnel et familial sur des rythmes saccadés et des sons électros est en réalité la confession d’un terrien alarmé et alarmant au sujet de notre environnement : "J’appelle mes 7 milliards de sœurs et de frères, / À changer le cours de nos vies délétères, / S’unir et tout faire, tour tirer d’enfer / Notre mère, la terre".

    Dans le même ordre d’idée, pour le morceau "Que votre année soit bonne", Célestin, tel un astronaute observant la planète bleue du haut de sa station spatiale, retrace en un peu plus de trois minutes la vie sur terre, du Big Bang à notre époque. Et si l’histoire de la terre pouvait tenir en une année, à quel jour la vie microbienne apparaîtrait ? Et l’apparition de l’homme ? Et le dérèglement climatique ? Vite, nous dit en substance le chanteur : "À ce rythme-là, on passera pas le réveillon, / A moins qu’on prenne enfin une « bonne révolution » / Je vais rester optimiste mais pour sauver l’monde, / Il reste qu’une seconde…" Tout aussi engagé, dans "Vendredi noir", Célestin se fait le croqueur d’une France divisée mais malgré tout unie lors de grandes tragédies, à l’instar du 13 novembre 2015 ("C’est un vendredi noir pour nos maisons bleues").

    Ne dites pas de Célestin qu’il est dans la lune et qu’il regarde notre monde de loin

    Plus déroutant, "Bonhomme de neige" propose un saut dans le temps en 3016… pour mieux parler de nous, avec finesse et humour : "Vous qui trônez sur les racines / De votre sapin généalogique, / N’oubliez pas que de sa cime, / Tombent les flocons de vos aïeux antiques, / Et c’est cette neige qui vous fait naître, / Alors n’oubliez jamais vos ancêtres".

    L’auditeur sera sans doute attendri par la jolie et sensuelle ballade "Tes lèvres", en duo avec Virginie Pascal. L’univers de Célestin séduit pour son univers poétique, dans lequel l’hypersensibilité affleure à chaque note. Ne dites pas pour autant de lui qu’il est dans la lune et qu’il regarde notre monde de loin. Il est au contraire bien là, près de nous, lorsqu’il organise par exemple un repas clandestin à l’hôpital pour son grand-père mourant ("L’œuf au plat"), lorsqu’il parle à son jeune garçon ("Souris à la vie") ou lorsqu’il interprète un chant de départ sentimental, sans regret ni remord ("Élodie").

    Le multi-instrumentiste qu’est Sébastien Rambaud sait marier la chanson française, l’électro, la pop, le folk et même le son urbain mâtiné de jazz ("Le temps"). L’humour n’est pas absent non plus dans ce deuxième album personnel, à l’instar de cet "Hommage au clitoris", singulier titre électro-pop engagé et féministe qui donnera matière à réflexion autant que sourire aux lèvres…

    L’album se clôt "M’aimes-tu ?", un très convaincant duo avec Juliette Dixo, enrichi d’un superbe quatuor à cordes (Arta Balarta). En peu de mots, Célestin parle de passion aliénante et d’amour fou : "Je suis là sans dessus-dessous. / Je suis lassé de ces facéties… / Déjà tu joues ce jeu dangereux. / J’essuie mes joues, je suis à genoux".  

    Voilà un deuxième acte réussi qui laisse augurer une suite de carrière solo prometteuse pour Célestin.  

    Célestin, Deuxième Acte, Believe / Inouïe, 2022
    https://www.facebook.com/CelestinOfficiel
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    Voir aussi : "Célestin a les pieds sur terre"

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  • Bon anniversaire, Bla Bla Blog !

    Bla Bla Blog fête aujourd’hui ses 8 ans.

    Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce blog curieux et toujours à la recherche de nouveautés dans les domaines de la musique, du cinéma, des livres ou des expos.

    Après cette coupure estivale, Bla Bla Blog va revenir avec des nouveautés. Côté musiques, je vous parlerai de la jazzwoman Laura Anglade et ses reprises de standards de la chanson française. Il sera aussi question de l’électro de MLD, du groupe Les Marmottes et de Célestin.

    Côté cinéma, je vous parlerai du remake de Mon garçon par Christian Caron (My son). Une série nous intéressera : Anatomie d'un scandale. Les fans de Downton Abbey seront aux anges : vous saurez bientôt pourquoi.

    Il sera aussi question du Vendée Globe 2024 et d’une opération caritative mais aussi du festival parisien Aux Arts !, à la rentrée. 
    Côté livres, je vous parlerai du document de Betty Milan consacré à Jacques Lacan, d’un beau livre des éditions Larousse sur les chefs-d'œuvre de la peinture mais aussi de fantasy.

    Ce ne seront que quelques-unes des surprises prévues.

    A bientôt.

    Photo : Lilartsy - Pexels

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  • Célestin a les pieds sur terre

    Derrière Célestin, se cache Sébastien Rambaud, le batteur du duo Fills Monkey. C’est en solo qu’il s’est lancé il y a quelques années, sous le nom de Célestin, un personnage "sincère" et qui lui ressemble beaucoup, comme il le dit lui-même. Après un premier album, Poussière de luxe, le voilà de retour bientôt avec un deuxième album et un nouveau single, "Miss lune".

    Célestin impose son image d’artiste mêlant la poésie, l’introspection, l’ironie et l’engagement. "Miss Lune", savant dosage de chanson française et d’électro, est le portrait d’un homme bien dans son époque ("Ça peut vous sembler bizarre mais j’ai pas les pieds sur lune") et qui recherche son alter-ego : une "lunienne pour balade au clair de terre".

    Célestin accompagne son nouveau single d’un clip de Geoffroy Virgery qui n’est pas sans rappeler l’univers de Jean-Baptiste Mondino.

    Le deuxième album de Célestin est attendu pour 2022.

    Célestin, Miss Lune, single, 2021
    https://www.instagram.com/celestin.officiel
    https://fr.tipeee.com/jesuiscelestin

    Voir aussi : "Inventaire après décès"

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