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james franco

  • Bien mieux qu'une thèse sur les frigos au cinéma

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    L’‎Œil du frigo nous régale de ses chroniques sur les frigos au cinéma. Celle qu'il nous propsoe cette semaine sur le mémorable 127 heures de Danny Boyle a ceci de particulier qu'elle résume à elle seule tout l'intérêt de parler de ces appareils d'électroménager présents sur les grands écrans, dans des scènes a priori anodine. Focus sur 127 heures donc, un drame tiré d'un fait réel : à ne surtout pas copier comme l'écrit Philippe, notre œil du frigo.  

    Nous voici prêt pour un long moment cinématographique : 127 H de Dany Boyle, ou comment tout savoir sur le Blue John Canyon en Utah !

    Sur une musique tonitruante, Never Hear Surf Music Again Free Blood, le beau James Franco s’apprête à partir en expédition. Comme on fait tous, il ouvre son frigo et remplit son sac. Le frigo reste pratiquement tout le temps du générique dans le champ et raconte finalement toute l'histoire. Je dis ça au cas où les spectateurs fainéants de la rétine ne voudraient pas se taper 127 heures de film. Dans ce frigo, la main droite de James cherche et attrape nourriture, boissons énergétiques et laisse tomber les bières Coors. On sent qu'on ne part pas en pique-nique. C'est du sérieux. Mais c'est surtout le travelling qui est impressionnant : pourquoi montrer cette main en travelling se saisissant des objets vitaux pour partir en randonnée ? Il faut quand même remercier le caméraman qui s'est frappé un déplacement de gauche à droite et de droite à gauche pour servir les idées de Dany Boyle.

    Un chicken burrito de la marque Patio, me direz-vous, c'est pas spécialement fun quand on part à l'aventure. On pense tout de suite qu'il va se faire un feu de camp, se faire griller son poulet et l'enrober dans des galettes de maïs. Mais le frigo livre tout fait, tout frais, y a plus qu'à se régaler. Bon, le ketchup dans la porte reste à sa place : c'est déjà ça. Évidemment, la boisson énergétique est emballée aussi avec un sac blanc dont on ne saura rien. Un homme face à son frigo et l'histoire est lancée. Je ne peux pas disserter davantage sans tout révéler du film mais Dany a bien fait ses courses et le frigo cinématographique est bien achalandé.

    Je ne vous proposerai aucune recette avec ce qu'il y a au fond de ce frigo, Peut-être tout au plus une salade de fruits avec une tomate, mais je ne suis pas sûr que cela serve le propos du film. Car si Dany a placé un frigo en tout début de l'histoire, ce n'est pas pour coincer cette scène en plein milieu du film dans le canyon. Le récit se situe entre la pomme et le ketchup. Le plan dans le frigo semble ruisseler sur les victuailles pour nous expliquer le film. Si je devais faire une thèse sur les frigos dans le cinéma (histoire d'écrire cinq cents pages et la présenter dans un amphi) je choisirais forcément cette scène. Je sais, je suis comme ça : parfois je fais des vrais choix, douloureux voire cinglants. Je passe sous silence l'univers du placard adjacent pour ne pas vous trop raconter ce film.

    Un film qui traite d'un cercueil de pierre et du renoncement, on est loin de Burried de Rodrigo Cortes (qui n'a aucun frigo), mais quand même : "uUn homme enterré vivant doit s'en sortir..." Si j'avais envoyé ce pitch à une société de production, j'aurais perdu toute crédibilité... Ah oui ! c'est vrai : J'en ai pas ! Ne renoncer à rien, pas même à un Chicken Buritto et l'humanité en sort grandie. Un petit rappel : cette histoire est une histoire vraie, mais c'est interdit de copier !

    ODF

    127 heures, drame américain de Danny Boyle
    avec James Franco, Clémence Poésy et Kate Mara,
    2010, 94 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "127H Frigo"
     

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  • On a failli assassiner JFK

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    Stephen King, on le sait, est implacable s’agissant des adaptations de ses romans. Peu de films ont reçu la bénédiction du maître du suspense. Pensez ! Même le Shining de Stankey Kubrick, tout auréolé de son statut de chef d’œuvre, n’a pas réussi à convaincre le romancier américain qui a été jusqu’à tourner "sa" version pour petit écran, aussi pompeuse et peu convaincante que l’autre était ambitieuse et audacieuse.

    Il y a trois ans, était produite Under The Dome, une adaptation en série télé d’un autre de ses pavés, Dôme. Une demie-réussite ou un demi-échec, comme on veut. Mais en tout cas, la preuve était faite que ce genre audiovisuelle semble aller comme un gant aux versions filmées de Stephen King.

    La série 22.11.63, tirée du roman du même nom – et actuellement diffusée sur Canal – va dans le même sens. L’auteur de Dolores Claiborne en est d’ailleurs co-producteur avec JJ Abrams et James Franco. James Franco, justement, joue le rôle principal, celui de Jake Epping, un obscur professeur propulsé au début des années 60 afin d’empêcher l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963. Il entreprend une aventure fantastique et dangereuse dans le temps pour contrecarrer le passé. Mais le passé est retors et pourrait bien se venger.

    Il est visible que le romancier américain a suivi avec soin l’adaptation de son roman. Le respect à l’histoire est là, tout comme l’esprit du livre : une plongée dans l’Amérique profonde mais aussi dans une époque filmée avec nostalgie – lorsque le rêve ne se transforme pas en cauchemar. Comme le dit un personnage de 22.11.63, "Si tu veux faire un truc qui emmerde le passé, le passé aussi viendra t’emmerder."

    Stephen King, 22/11/63, éd. Albin Michel, 2014, 1056 p.
    22.11.63, série de Kevin Mc Donald, avec James Franco, Sarah Gadon,
    Chris Cooper et Daniel Webber, saison 1, 8 épisodes, 2016,
    en ce moment sur Canal

  • L'interview (qui tue)

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    The_Interview_2014_poster.jpgLe film The Interview (L'Interview qui tue) peut déjà être qualifié comme l'œuvre cinématographique la plus importante de 2014 et sans doute aussi de ce début d'année 2015.

    Nul doute que les auteurs, producteurs et distributeurs de ce long-métrage se seraient pourtant bien passés d'un tel honneur car la notoriété de The Interview tient justement à sa sortie limitée sur les grands écrans, aux attaques subies à son encontre et aussi à son impact géopolitique. 

    Rappelons en quelques mots l'histoire de ce divertissement aux conséquences mondiales rarement vues. Evan Goldberg et Seth Rogen (ce dernier a sévi dans des films comme 40 ans, toujours Puceau, Supergrave ou Zack et Miri font un Porno) sont à la réalisation de cette farce. 

    Elle met en scène le présentateur vedette Dave Skylark (James Franco) et son producteur Aoron Rapoport (Seth Rogen) décidés à interviewer le dictateur nord-coréen Kim Jong-un (Randall Park), ce dernier ayant déclaré être un fan du talk-show "Skylark Tonight". Alors que des pourparlers s'ouvrent pour mener à bien ce projet, la CIA, par l'entremise de l'agent Lacey (Lizzy Caplan), approche les deux Américains pour les convaincre d'empoisonner Kim Jong-un. Ils acceptent par patriotisme et se retrouvent en terrain ennemi, nez à nez avec le dictateur communiste, dans son palais présidentiel. Le projet d'assassinat va s'avérer un peu plus compliqué que prévu pour nos deux pied-nickelés, surtout que Kim (affublé, au passage, d'une particularité anatomique que le bloggeur ne dévoilera pas ici...) se montre d'une grande affabilité avec le délirant, naïf – et incompétent – Dave Skylark.     

    Dire que cette comédie bouffonne n'est pas un chef d'œuvre de comédie est un pléonasme. Humour potache, caricatures (de l'autocrate comme des États-Unis et de leurs mœurs) et gags graveleux sont assumés à 200 % par les auteurs et les acteurs du film. The Interview appartient à la lignée de ces comédies américaines revendiquant leur aspect régressif. L'influence de Sacha Baron Cohen est certaine. Mais là où l'auteur de The Dictator (2012) choisissait habilement de créer un personnage de toute pièce à mi-chemin entre Kadhafi et Ahmadinejad, Evan Goldberg et Seth Rogen ont choisi de s'attaquer frontalement à l'un des pires dictateurs de la planète. 

    Ce choix a suscité la fureur de Kim Jong-un qui a multiplié les menaces contre le film et contre les États-Unis. Faute de pouvoir convaincre l'interdiction de ce long-métrage particulièrement féroce contre lui, c'est une attaque de hackers – vraisemblablement pilotés depuis la Corée du Nord – qui a eu raison de cette comédie engagée. Les piratages subies par Sony, la fuite de documents et de secrets de production et les menaces terroristes ont convaincu la multinationale de jeter l'éponge. Mais pas The Interview de bâtir sa réputation d'œuvre déjà culte. Une œuvre qui a, du même coup, jeté un peu d'huile sur le feu dans cette partie du monde, plus que jamais en guerre froide contre les États-Unis.

    Evan Goldberg et Seth Rogen, The Interview (L'Interview qui tue), avec James Franco,  Seth Rogen, Randall Park, Lizzy Caplan et Diana Bang, USA, 2014, 112 mn