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C’est une chanson d’amour à Tokyo et au Japon que nous propose Lizzy Ling dans son dernier single ,"Tokyo". Elle en a d’ailleurs réalisé le clip – remix et dessins inclus. Cette chanson a été écrite lors de ses tournées japonaises et sortie sur sur premier album solo, Un tigre dans le bungalow.
La chanson française de Lizzy Ling se pare de couleurs, d’électro et de joie de vivre. Le tout par une artiste bien française mais qui, comme le dit une autre chanteuse, ne sait pas choisir : "Je parie qu’à Tokyo / on connaît pas le Trocadéro / De Paris à Tokyo / Je parie qu’à Paris / On aime trop le Wasabi / De Tokyo à Paris".
À moins que Lizzy Ling ait décidé de partager son cœur entre les deux pays. Et on peut la comprendre.
Bla Bla Blog aime Sophie Le Cam : son intelligence, sa fraîcheur, son humour et son amour de la chanson française… et des garçons.
Elle revient ce printemps avec un nouveau single, "Chanson Hype", avant un nouvel album en septembre, Vedette. Le sujet de sa nouvelle chanson ? Philippe Katerine et Renaud ont une fille et elle s’appelle Sophie Le Cam. Elle veut faire un tube : sa "Chanson Hype".
Notre Angèle à nous, mais en beaucoup plus drôle
Et si on se remettait à rêver ? Et si "Chanson Hype", avec cette facture années 2000, devenait "un tube intersidéral de la Haute Loire au Cantal" ? C’est tout le mal qu’on souhaite à Sophie Le Cam. Sophie Le Cam, notre Angèle à nous, mais en beaucoup plus drôle !
Et si l’on reste dans les comparaisons, vous aimiez Philippe Katerine ? Vous allez adorer Sophie Le Cam.
Pas la peine de crier fort pour faire entendre haut et fort ses messages. Après l’exemple de Sarah Mikovski que nous avions chroniquée ("Le pôle nord"), lCasagrande, chanteur de la nouvelle scène française, le prouve de bien belle manière. Il s’inscrit dans une veine traditionnelle de la chanson française, et le nom de Véronique Sanson peut par exemple être évoqué.
Son nouveau titre, "Silure" parle de choses vues, de souvenirs mais aussi d’interrogations sur l’avenir : "Il est tard, la fin de l’anthropocène, / On sait pas trop où ça nous mène / Nous c’est la rivière que l’on aime / Et ses reflets de porcelaine".
L’auditeur sera touché par la production soignée de ce titre et par le timbre de Casagrande. Des qualités qui permettent à l’artiste de rendre plus efficace encore ses mots : "J’ai trouvé un oisillon mort hier après-midi / On creusera un trou dans le champ / Que mettrons nous en terre / L’oiseau ou des souvenirs d’enfants ?"
C’est sous forme de compte-à-rebours qu’a été conçu l’EP de Casareggio. Un Voyage extraordinaire, comme le promet leur mineur album, qui commence par un tour du côté de Saint-Tropez ("J’aime Saint Tropez"). Sur des teintes jaunes et jeunes, le groupe de Frenchies entend pourfendre l’hypocrisie, les faux-semblants et l’arène finalement triste de ce lieu faussement léger et finalement déprimant. La solution ? Le départ, loin, comme l’invite le court titre "Bienvenue à bord".
"En composant cet EP, nous avons voulu représenter le cheminement que chaque personne doit accomplir pour trouver sa voie. Il est organisé autour de cinq titres dévoilant chronologiquement les différentes étapes de ce processus qui permettra au public de découvrir et de se reconnaître dans notre musique.", confie Casareggio.
Une chanson pop acidulée, mêlant acoustique et électro
Casareggio et son groupe proposent une chanson pop acidulée, mêlant acoustique et électro, comme l’illustre cet autre morceau, l’un des plus réussis de l’EP, "Saunan, Hammam, Jacuzzi". Un voyage physique, oui, mais aussi intérieur et artistique. Les cinq artistes se font le chantre de l’aventure, de l’insouciance, du plaisir, mais aussi du respect : "Je roule à contresens sans blesser les gens", assument-ils ("En voiture").
Comme tout premier opus, le Voyage extraordinaire de Casareggio est imprégné de réflexions personnelles ("BDM").
L’auditeur sera sans doute plus sensible au titre pop-folk acoustique "Une histoire de famille", hommage et chant d’amour au cercle familial des Casareggio, sur fond de vagues marines. Ce court morceau a été écrit comme le prélude au dernier titre de l’EP, "Comme des pirates".
Il s’agit d’un mélange de talk-over, d’un slam et d’un titre folk, mélancolique et voyageur, là aussi. Une belle manière d’allier confidences, mélodies entêtantes et air dansant. Il est vrai que le printemps est là, tout comme les beaux jours.
Homme des années 80 comme il le chante lui-même ("80’s Born"), Guillaume Léglise frappe un grand coup avec son album, son premier véritable opus solo, Autofictions.
Sa voix grave et chaleureuse, aux lointains airs de Jean-Louis Murat, s’appuie sur une musique sophistiquée à souhait d’un dandysme attrayant et évidemment autobiographique, comme l’indique le titre de l’opus. "Je voulais faire de chacune de mes chansons des récits scénarisés, des histoires de rencontres, de séparations, d’amours heureux ou contrariés. Chaque histoire pouvant se suffire à elle-même ou être écoutée comme un puzzle, se répondant les unes aux autres. Pour chaque titre j'ai cherché une orchestration et des sonorités qui bousculeraient le format « chanson française »", commente ainsi le chanteur.
En parlant d’artistes emblématiques des eighties, il y a du Serge Gainsbourg mais aussi du Alain Chamfort dans cette manière de chanter l’érotisme avec classe, à l’instar de "Prononce mon nom", en duo avec Lisa Li-Lund : "Fais-moi rougir, en public ou dans le noir / Un sourire, une main ou un mot / Qu’on n’oublie pas".
Sophistiqué, dandy, sensible et sensuel
Impossible non plus de ne pas citer cet autre morceau, "L.O.V.", en forme de confession sur une rencontre et un coup de foudre : "Ce moment si brûlant" serait-il "la grande histoire" ? Guillaume Léglise s’interroge, grâce à une pop aussi séduisante que cette fille croisée par hasard : rythmique impeccable, trouvailles sonores étranges et cette belle voix envoûtante. Dandy dans l’âme, Guillaume Léglise n’hésite pare certains morceaux d’une noirceur éclatante ("Monde incandescent").
Oui, Guillaume Léglise a tout pour séduire, dans sa pop chatoyante et amoureuse et mélodieuse ("Elle"), tout en proposant un album intime dans lequel l’auteur, compositeur et interprète avoue paradoxalement sa difficulté à "trouver les mots" pour parler d’amour ("Les mots").
Cléa Vincent l’accompagne dans cette douce et aventurière ballade dans "Les dunes". La délicate et aérienne voix de la chanteuse parisienne donne à ce titre plus nineties qu’eighties une fraîcheur indéniable à écouter en voiture – en balade, bien entendu.
Guillaume Léglise fait le choix du talk-over dans "Flashback", une suite de pérégrinations sentimentales en de flash-back à la fois nostalgiques et tendres ("Je me souviens de tout… Je me souviens de vous") mais aussi de sons eighties ("À la lueur de l’eau").
Sophistiqué, dandy, sensible et sensuel, Guillaume Léglise offre avec Autofictions un peu de son univers et de son talent, jusqu’à cet ultime titre bref, "Les rives du lac", qui pourrait s’écouter comme un hommage planant aux romantiques du XIXe siècle, comme si Lamartine s’était transporté en 2023.
Loulia aime à se présenter comme une troubadour des temps modernes. Et pourquoi pas ?
Son premier single en français, "Loin", accompagné d’un clip d’Hicham Touili-Idrissi, nous présente le portrait d’une femme et artiste libre, romantique et écorchée vive, se mettant en scène au fil de voyages, de rendez-vous et de dates.
"Loin" est surtout une confession sur un amour disparu, renvoyant universellement à tous les amours : "Les gens m’énervent lorsqu’ils sont là trop longtemps / Mais toi je te voudrais près de moi plus souvent / J’imagine une histoire où tu t’en vas pas", chante la musicienne originaire de Charente et qui est passée par la Corée du Sud et Berlin.
"Loin" est né d’un sentiment d’urgence. Assise dans un café de Séoul, Loulia se languit de cet être aimé qui n’est plus là. Il n’est pas mort, il est quelque part, ailleurs et si loin. Les rendez-vous et les dates se succèdent, mais à quoi bon ?
La rencontre, la recherche de l’amour, les difficultés à se comprendre : Loulia se dévoile sans calcul dans un clip filmé aussi authentique que l’artiste. Une jolie découverte, assurément.