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  • Compte à rebours pour Casareggio

    C’est sous forme de compte-à-rebours qu’a été conçu l’EP de Casareggio. Un Voyage extraordinaire, comme le promet leur mineur album, qui commence par un tour du côté de Saint-Tropez ("J’aime Saint Tropez"). Sur des teintes jaunes et jeunes, le groupe de Frenchies entend pourfendre l’hypocrisie, les faux-semblants et l’arène finalement triste de ce lieu faussement léger et finalement déprimant. La solution ? Le départ, loin, comme l’invite le court titre "Bienvenue à bord". 

    "En composant cet EP, nous avons voulu représenter le cheminement que chaque personne doit accomplir pour trouver sa voie. Il est organisé autour de cinq titres dévoilant chronologiquement les différentes étapes de ce processus qui permettra au public de découvrir et de se reconnaître dans notre musique.", confie Casareggio.

    Une chanson pop acidulée, mêlant acoustique et électro

    Casareggio et son groupe proposent une chanson pop acidulée, mêlant acoustique et électro, comme l’illustre cet autre morceau, l’un des plus réussis de l’EP, "Saunan, Hammam, Jacuzzi". Un voyage physique, oui, mais aussi intérieur et artistique. Les cinq artistes se font le chantre de l’aventure, de l’insouciance, du plaisir, mais aussi du respect : "Je roule à contresens sans blesser les gens", assument-ils ("En voiture").

    Comme tout premier opus, le Voyage extraordinaire de Casareggio est imprégné de réflexions personnelles ("BDM").

    L’auditeur sera sans doute plus sensible au titre pop-folk acoustique "Une histoire de famille", hommage et chant d’amour au cercle familial des Casareggio, sur fond de vagues marines. Ce court morceau a été écrit comme le prélude au dernier titre de l’EP, "Comme des pirates".  

    Il s’agit d’un mélange de talk-over, d’un slam et d’un titre folk, mélancolique et voyageur, là aussi. 
    Une belle manière d’allier confidences, mélodies entêtantes et air dansant. Il est vrai que le printemps est là, tout comme les beaux jours.  

    Casareggio, Le Voyage Extraordinaire, Nextone Agency, 2023
    http://casareggio.fr
    https://www.facebook.com/casareggiomusic
    https://www.instagram.com/casareggiomusic

    Voir aussi : "No Symphony Jazz"

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  • Le Lièvre de Vatanen

    paasilinna,finlande,roman,lièvre,vatanen,confrérieLivre culte, paraît-il, de la littérature finnoise, Le Lièvre de Vatanen conte les pérégrinations d’un citadin blasé par la civilisation, Vatanen, accompagné de son lièvre sauvage qu’il a recueilli et domestiqué. Les deux compères entreprennent un long voyage aventureux dans la Finlande jusque dans le cercle polaire et en URSS (actuelle Russie).

    Sans véritable trame, ce roman est en réalité une sorte de « geste » contemporaine (ce terme est employé par l’auteur). On suit Vatanen à la découverte de son pays, des habitants mais aussi de la nature belle, exigeante et parfois cruelle. Accompagné de son fidèle lièvre, Vatanen devient bûcheron dans le grand nord, pêcheur clandestin ou menuisier.

    Un road-movie écologique très original dans le Grand Nord.

    Arto Passilinna, Le Lièvre de Vatanen, éd. Denoël, 1989,192 p.
    http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Denoel-d-ailleurs/Le-Lievre-de-Vatanen2
    http://confrerie2010.canalblog.com/archives/2010/08/16/18828602.html

    Voir aussi : "L'ogre"

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  • Qui fait bouillir la marmite ?

    "Qui fait bouillir la marmite ?" c’est ce qui se passe avant les mariages et après les enterrements.

    Dans nos rêves et dans nos poubelles. L’été, trois jeunes femmes se retrouvent dans leur village d’enfance. Elles y retrouvent leur mère. Le village est plus qu’un simple décor. Une femme, très vieille et puissante, est là. Il y a les filles, confrontées aux affres du mariage hétérosexuel. Elles sont entourées de plusieurs esprits, celui du village, qui agit comme un conteur et ceux de deux mort·e·s, qui les observent et les aident. 

    Le temps de la pièce est celui de l’année avant un mariage, temps de doute, le temps de l’hiver dans une zone rurale, temps engourdi et puis aussi le temps court de l’installation d’une méga-décharge dans un milieu de vie, temps contre lequel on se bat.

    Qui fait bouillir la marmite ?
    Du 11 mars au 30 avril 2023, le samedi à 19H et le Dimanche à 15H
    Théâtre la Croisée des chemins, 19e arrondissement, métro Télégraphe
    Texte : Margaux Marguerite
    Mise-en-scène : Les Sans Contacts 
    Avec Lila Hmoudane, Brice Lefévre, Margaux Marguerite et Julia Vander 
    https://www.facebook.com/les.sanscontacts

    Réservations : https://www.vostickets.net
    https://www.billetreduc.com

    Voir aussi : "Chant de confinement"

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  • Aujourd'hui, maman est morte

    L’écrivain Youcef Zirem est une figure importante de la littérature contemporaine algérienne. Il est aussi un opposant au pouvoir en place qui l’a contraint à l’exil, en l’occurrence en France. Journaliste, chroniqueur, écrivain, il anime aussi depuis 2017 le café littéraire l'Impondérable, à Paris.

    Intellectuel, dissident (Algérie, La Guerre des Ombres, éd. Complexe), engagé et humaniste, Youcef Zirem revient en ce début d’année avec un ouvrage des plus personnels, Lâaldja, notre Mère, aux éditons Fauves. Il y parle de sa mère décédée à l’Hôpital de Sidi-Aich, en septembre 2022. Son exil politique l’a souvent éloigné d’elle, au point qu’il n’a pas pu l’accompagner pour ses derniers jours.  

    Un livre très personnel donc, qui est aussi un hommage à une femme simple, discrète et à l’influence considérable sur sa vie. Sur 180 pages, l’auteur égraine ses souvenirs familiaux.

    Une femme simple, discrète

    Comment ne pas aimer cette femme, Lâaldja, dont parle Youcef Zirem, avec nostalgie, tendresse et reconnaissance ? Disons que ce livre peut s’apparenter à une longue lettre pour celle qui lui a donné sa vie.

    Écrit peu de temps après son décès, ce témoignage respire la sincérité. Une trame chronologique suit le destin d’une femme de Kabylie, ayant vécu dans un village modeste, riche d’une culture et d’une civilisation que l’écrivain algérien ne cesse de louer ("Nos champs avaient des noms qui faisaient rêver ceux qui comprennent la langue la plus ancienne d’Afrique du Nord, le tamazight, la langue du roi Massinissa, du roi guerrier Jugurtha, de la reine Dilhya, des écrivains Mouloud Feraoun, Mouloud Mannezri, Tahar Djaout, des parents de Zidane, le footballeur").

    Youcef Zirem inclut à l’intérieur de son livre des poèmes en hommage à Lâaldja. Parler d’elle, louer son souvenir pour qu’elle ne soit jamais oublier, est aussi l’occasion, de parler de sa famille, et en particulier de ses cinq frères et de ses deux sœurs.

    Lâaldja, notre Mère est à lire comme l’un des plus beaux et des plus émouvants portraits de femme, généreuse, courageuse, fière et d’une belle humanité. À sa mort, l’un des plus beaux commentaires est sans doute celui du journaliste et poète Djaffar Benmesbah : "Elle a donné au monde un fragment de littérature et, ainsi, elle enrichit l’humanité".

    Youcef Zirem, Lâaldja, notre Mère, éd Fauves, 2023, 180 p.
    https://www.armitiere.com/livre/22298465-laaldja-notre-mere-youcef-zirem-fauves-editions
    https://www.fauves-editions.fr/livre-laaldja_notre_mere_youcef_zirem-9791030204605-76143.html

    Voir aussi : "Si la vie ne tient à rien"

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  • Guadeloupe classique

    Faisons un petit tout en Guadeloupe avec le Festival international de musique Saint-Georges, considéré par beaucoup comme "le plus prestigieux festival de musique classique des Caraïbes". Cet événement est placé sous l’égide de Joseph Bologne, plus connu sous le nom de Chevalier de Saint-Georges.

    La troisième édition du Festival international de musique Saint-Georges aura lieu du 8 au 15 avril 2023. Au menu, des concerts, des artistes de renommée mondiale et une pléthore d'événements éducatifs et culturels. Tout cela se déroulera au sein de lieux phares et chargés d’histoire de l’archipel des îles de Guadeloupe : le Fort Louis Delgrès à Basse-Terre, l’Église Saint-Pierre et Saint-Paul à Pointe-à-Pitre et le Mémorial ACTe à Pointe-à-Pitre.

    Le festival est placé sous la direction artistique de Marlon Daniel, chef d’orchestre américain de renommée internationale. Plus de 60 musiciens de plus de 20 pays du monde entier se rejoignent pour une semaine de musique classique extravagante "The Art Culture is Beyond Classy" 

    Le Chevalier Saint-Georges, champion, héros et virtuose des Îles de Guadeloupe

    Personnage historique guadeloupéen, violoniste virtuose, chef d'orchestre et compositeur, le Chevalier de Saint-Georges a influencé les plus grands de son époque, notamment Franz Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart.

    Escrimeur hors pair et ardent défenseur des droits civiques pendant la Révolution française, Saint-Georges (1745-1799), né à Baillif, dans le sud de la Basse-Terre, était le colonel de la célèbre "Légion Saint-Georges", premier régiment militaire entièrement noir en Europe. Il s’est battu sans relâche pour l'égalité des droits pour tous, à l'époque controversée où la France était déchirée entre les règles du commerce de l'esclavage et les idéaux révolutionnaires. Le président américain John Adams l'a qualifié "d'homme le plus accompli d'Europe". Rappelons également qu’il est l’héritier de la Distillerie de Bologne, la première distillerie de l’archipel, située à Basse-Terre, à la vue imprenable sur le volcan la Soufrière. Sa vie sera bientôt racontée sur le grand écran.

    L’histoire de Joseph Bologne et son impact sur la musique classique sont encore méconnus du grand public. Mais la sortie mondiale du film biographique Chevalier par le réalisateur Stephen Williams, prévue le 23 avril 2023, lui offrira un majestueux coup de projecteur.

    3ème édition du Festival International de Musique Saint-Georges
    Du 8 au 15 avril 2023 dans les Îles de Guadeloupe
    http://saintgeorgesfestival.com
    https://www.lesilesdeguadeloupe.com/tourisme/fr-fr
    https://www.facebook.com/lesilesdeguadeloupe
    https://www.instagram.com/ilesguadeloupe

    Voir aussi : "Le dur métier de reine"

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  • Heureux comme un enfant au Bhoutan

    Il est possible que ce film vous ait échappé. L'École du bout du monde de Pawo Choyning Dorji, qui nous vient du Bhoutan, a  participé aux Oscars en 2021 dans la catégorie Meilleur Film International, remporté finalement par Drive My Car.

    La petite histoire a retenu que ce long-métrage de 2019 a d’abord été recalé aux Oscars 2020 en raison de la réglementation, le modeste Bhoutan n’ayant pas un véritable comité de sélection. Injuste, évidemment ! Le film de Pawo Choyning Dorji a finalement été repêché l’année suivante, sans pour autant décrocher le Graal, mais mettant en lumière un "petit film" venu d’un pays discret – et le plus heureux du monde d’après une étude – et d’une qualité incroyable. Il nous permet en plus de découvrir un pays à la culture et aux paysages exceptionnels.

    Ce film nous est proposé par Canal+ en ce moment, pour quelques jours encore. 

    On aurait tort de faire de L'École du bout du monde un "Bienvenue chez les Ch’tis bhoutanais"

    Ugyen Dorji est un jeun instituteur bhoutanais, citadin dans l’âme qui vit à Thimphou, la capitale du pays. Il projette de partir vivre quelques années en Australie. L’administration ne l’entend pas de cette oreille. Le jeune homme récemment diplômé doit plusieurs mois d’enseignement à l’État. On l’envoie donc à Lunana, un village isolé à près de cinq mille mètres d’altitude et dominé par l’Himalaya. L’instituteur doit s’occuper d’une école, dans des conditions rudimentaires. Il n’a qu’une envie : repartir aussitôt.

    On aurait tort de faire de L'École du bout du monde un "Bienvenue chez les Ch’tis bhoutanais". Même si l’humour n’est pas absent – la scène où instituteur reçoit un yack en cadeau qu’il doit élever dans la salle de classe – le film de Pawo Choyning Dorji est d’abord un ode à la nature, à la vie simple, à la communauté et aux petits bonheurs. C’est aussi un appel à la réconciliation entre des gens qui n’auraient jamais dû se côtoyer, à savoir un instituteur blasé et citadin et des villageois généreux, sans oublier ces élèves, des enfants absolument craquants (mention spéciale pour la petite Pem Zam).

    Partira ? Partira pas ? Finalement l’essentiel du film tient à ce dilemme que le réalisateur distille tout au long de cette pastorale se déroulant à plus de cinq mille mètres d’altitude. Avec en prime, une chanson du pays, bouleversant de nostalgie. 

    L'École du bout du monde, drame bhoutanais de Pawo Choyning Dorji, avec Sherab Dorji, Ugyen Norbu Lhendup, Kelden Lhamo Gurung et Kunzang Wangdi, 2019, 109 mn, Canal+
    https://www.canalplus.com/cinema/l-ecole-du-bout-du-monde/h/19285762_50001

    Voir aussi : "Tout l’univers"
    "Tu n’as rien vu à Hiroshima"

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  • Sarah Lancman, on le sait

    En attendant la sortie de son prochain album, Le pouvoir des Mots, le 25 mai prochain, Sarah Lancman propose son nouveau single et clip, "Je le sais".

    La jazzwoman, que Bla Bla Blog avait découvert son album À contretemps (Jazz Eleven, 2018), s’épanouit dans un univers musical à faire fondre plus d’un auditeur. Oui, Michel Legrand et Charlez Aznavour se sont penchés avec amour au-dessus du berceau de Sarah Lancman.

    La preuve avec ce single dans lequel la chanteuse, au piano, est filmé sur les toits de Paris.

    So lovely, so romantic.   

    Sarah Lancman, Je le sais, Unlimited Music France, 2023
    https://www.sarahlancman.com

    Voir aussi : "No Symphony Jazz"
    "Les bonnes fées de Sarah Lancman"
    "Sarah Lancman amoureuse"

    Photo : © Sabri Aydi5

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  • L'ogre

    roman,jacques chessex,goncourt,suisse,confrérieJacques Chessex, écrivain suisse disparu en 2009, mérite d’être découvert ou redécouvert tant pour son style audacieux et rude que pour son sens du lyrisme.

    L’Ogre l’a fait connaître en France en 1973 et lui a permis de gagner le Prix Goncourt. Qui est l’ogre de ce roman ? Rien de moins que le père du personnage principal, Jean Calmet, modeste professeur de Latin à Lausanne. Les souvenirs de ce personnage paternel, mort et incinéré dès le début du livre, viennent hanter son fils qui n’arrivera jamais à oublier la présence tutélaire de cette autorité tyrannique.

    Un roman coup de poing qui frappe là où cela fait mal : Jacques Chessex parle du patriarcat dictatorial à une époque où on le croirait disparue (nous sommes en Suisse en 1972, en pleine révolte de la jeunesse contre leurs aînés) et de l’impossibilité d’un homme de construire sa vie à cause de ce père omniprésent, même après sa mort. Un livre magnifique.

    Jacques Chessex, L'Ogre, éd. Grasset, 1973, 208 p.
    http://confrerie2010.canalblog.com/archives/2010/08/16/18828624.html
    https://www.grasset.fr/livres/l-ogre-9782246111412

    Voir aussi : "Le nœud de l’intrigue"

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