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  • Les filles du Moulin Rouge (presque) prêtes au déconfinement

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    Parce que la vie et le travail ne s’arrêtent jamais complètement pendant le confinement, les danseuses du Moulin Rouge entendent bien mettre à profit cette période pour continuer à s’entraîner et se tenir prête dès l’autorisation de l’ouverture des salles de spectacle.

    Pour le prouver, plusieurs danseuses du célèbre cabaret parisien, en chômage partiel, prouvent en image qu’elles continuent à s’entretenir, même si c’est dans le 30 m² de leur appartement. Et avec masque et attestation si besoin. La preuve par l’image sur le Facebook du Moulin Rouge.

    Les danseuses du Moulin Rouge
    http://www.moulinrouge.fr

    Voir aussi : "Une danseuse bionique au Crazy Horse"

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  • Le festival de Cannes annulé cette année mais tout de même en ligne

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    En cette période de Grand Confinement et d’annulations généralisations de grand événements, le Festival de Cannes, qui n’aura pas lieu non plus cette année, lancera son Marché du Film Online le lundi 22 juin afin de soutenir les professionnels de l'industrie du cinéma. Il enetnd bien ne pas déserter le terrain : "Nul ne sait ce que le deuxième semestre nous réserve et s’il sera possible d’organiser à nouveau de grands événements de cinéma, dont le Festival de Cannes, en 2020", déclare Thierry Frémaux, délégué général du festival.

    Le Festival de Cannes annonce donc le lancement du Marché du Film Online, un marché en ligne créé dans le but de soutenir l'industrie cinématographique internationale et aider les professionnels. Il aura lieu du 22 au 26 juin 2020.

    Ce nouveau marché en ligne se rapprochera au mieux de l'expérience vécue à Cannes, en favorisant le live et les rencontres en temps réel. Il prendra la forme d'un espace réservé aux professionnels de l'industrie cinématographique auxquels il offrira des Stands virtuels pour les agents de vente, des Ppavillons virtuels pour les institutions, des réunions vidéo et des projections en ligne.

    Des programmes et des conférences seront pour la plupart transposés dans l'espace numérique : Cannes Docs, Cannes Next, Producers Network, Goes to Cannes, Frontières ou Fantastic 7 seront adaptés afin d’offrir à ces communautés - créateurs, producteurs, agents de vente - les mêmes opportunités de rencontre et de présentation de leurs projets. Le Marché du Film Online proposera également des "speed meetings" autour de compositeurs, d’éditeurs de livres ou de producteurs. Cannes XR, programme consacré aux expériences immersives, présentera quant à lui ses projets dans un environnement permettant de visionner les films avec un casque de Réalité Virtuelle.

    Le festival de Cannes entend ainsi répondre au contexte sanitaire difficile à travers un événement en ligne qui ne remplacera évidemment jamais la grande messe cannoise, avec ses tapis rouges, ses projections publiques ou ses soirées mêlant people, fashion et business : "Nous ne remplacerons pas, avec le Marché du Film Online, l’expérience cannoise, mais nous recréons en ligne une partie de son essence en offrant aux professionnels une plateforme efficace et performante pour montrer des films, les acheter, financer des projets, trouver des partenaires. C’est aussi l'expérimentation d’un nouveau modèle de marché qui permettra à des professionnels qui n’avaient pas les moyens ou le temps de venir à Cannes d’y participer” déclare Jérôme Paillard, le directeur délégué du Marché du Film du Festival.

    Le Marché du Film de Cannes 2020 Online, du 22 au 26 juin 2020
    https://www.festival-cannes.com

    Voir aussi :"Imaginarium at home"

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  • Les mots de Thoreau et de High Square County dans un Bordeaux déserté

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    Faisons un petit tour à Bordeaux pour découvrir le clip d’un groupe local, vu déjà plus de 14 000 fois. Le groupe bordelais High Square County a composé, joué et réalisé un nouveau titre, The Poet's Delay, enregistré et mixé par par Julien Pras (Calc, Mars Red Sky). Et quand je dis réalisé, il convient de préciser qu’en cette période de confinement, la chose devient forcément inédite.

    C’est un Bordeaux déserté dès les premiers jours de la crise sanitaire que les High Square County ont choisi comme décor de leur morceau. Les paroles de The Poet's Delay ont été écrites par l’écrivain et philosophe américain Henry David Thoreau. Un auteur qui n’a jamais été autant cité qu’aujourd’hui : "Shall I then wait the autumn wind, / Compelled to seek a milder day, / And leave no curious nest behind, / No woods still echoing to my lay?"

    High Square County, The Poet's Delay, 2020
    https://www.facebook.com/highsquarecounty

    Voir aussi : "Séverine de Close sera ce soir aux Bains Rock de Haguenau (si si)"

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  • Maîtres et serviteurs à Downton Abbey

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    Allez, je me lance : Downton Abbey est très certainement l’une des meilleures séries de ces dix dernières années. À mettre en tout cas sur le podium des créations télés les plus ambitieuses artistiquement, au point d’en avoir fait un film pour le cinéma, dont je vous parlerai bientôt.

    Cette véritable superproduction historique anglaise, créée par Julian Fellowes pour qui rien n’était trop beau, n’a pas lésiné sur les moyens : costumes, coiffures du début du XXe siècle, automobiles d’époques, accessoires dignes de figurer dans Affaires conclues, sans oublier les décors, toujours somptueux. En premier lieu, il y a le château néogothique de Downton Abbey – celui de Highclere Castle dans le Berkshire, nous précise le générique de fin – véritable personnage de la série.

    Le spectateur suit la vie d’une famille aristocrate anglaise, les Crawley. Il y a le comte de Grantham Robert Crawley (Hugh Bonneville), aussi droit et collet monté qu’intègre, marié à une roturière, l’Américaine Cora Crawley née Levinson, la toujours impeccable Elizabeth Mc Govern que l’on retrouve ici dans le rôle d’une mère faussement effacée mais à l’autorité jamais démentie. Il y a aussi les trois sœurs, au caractère bien trempé : l’insaisissable Mary (Michelle Dockery), promise à un mariage de circonstance mais que le tout premier épisode va bouleverser, la jeune, généreuse et passionnée Sybil (Jessica Brown Findlay) et la secrète Edith (Laura Carmichael), qui rêve d’enfin trouver chaussure à son pied. Et, the last but not the least, il y a aussi et surtout la comtesse douairière de Grantham, Violet Crawley (Maggie Smith), véritable tête pensante et figure tutélaire, dont la rigidité apparente laisse deviner au fur et à mesure des épisodes un caractère bien plus subtil qu’il n’y paraît.

    Plusieurs générations cohabitent donc bon an mal an dans l’immense domaine de Downton Abbey, sans compter les tantes et beaux-parents, les lointains cousins, les visiteurs impromptus (dont un diplomate turc qui, dès le troisième épisode, va mettre bien malgré lui un sacré grain de sable dans la stabilité familiale) et une ribambelle d’invités pour des soirées aussi chics qu’onéreuses.

    Ceux d’en haut et ceux d’en bas

    Mais Downton Abbey ne serait pas Downton Abbey sans une invention scénaristique géniale : mettre en parallèle à l’histoire des Crawley celle de leurs serviteurs. Une armée de domestiques, femmes de chambre, valets de pied, cuisinières ou majordomes chargés de faire vivre le domaine. C’est aux étages inférieurs que vivent ces hommes et ces femmes, traités sur un pied d’égalité par les créateurs de la série. Outre les histoires d’amour contrariées (celle de William et de Daisy), les deuils, les drames et les questionnements de chacun et chacune sur leur destin respectif comme sur leur place dans une société aristocrate fermée, les auteurs mettent aussi en avant ces singuliers liens hiérarchiques avec les figures autoritaires de Charles Carlson (Jim Carter) et de Mademoiselle Hugues (Phyllis Logan) et ces affrontements parfois impitoyables sur des fonctions âprement convoitées – celle de valet de chambre par exemple. Dans l’étage inférieur des serviteurs, où les maîtres ne pénètrent que rarement, se jouent les destins de personnages attachants : John Bates (Brendan Coyle) et la femme de chambre Anna (Joanne Froggatt), la naïve Daisy (Sophie McShera) et sa robuste responsable en cuisine, Mme Patmore (Lesley Nicol), l’intrigant Thomas Barrow (Rob James-Collier) et sa "complice" Mlle O’Brien (Siobhan Finneran), dans une ambiance où le protocole rigide chez ces serviteurs n’a rien à envier à celle de leurs aristocrates de maîtres.

    La série entretient un va-et-vient régulier entre ceux d’en haut et ceux d’en bas, entre riches et pauvres. Malgré tout, des relations fortes faites de confiances voire d'affection  se tissent au-delà des barrière sociales, à l’exemple du procès de Bates au cours de la saison 2. Les dialogues sont soignés et écrits à la perfection pour suivre les aléas des Crawley et de leurs serviteurs dans une Grande-Bretagne secouée par les grands événements européens : le naufrage du Titanic, la première guerre mondiale, la grippe espagnole, l’indépendance irlandaise, les débuts de l’émancipation féminine et le basculement vers un nouveau monde après la Grande Guerre.

    Sans doute l’une des meilleures séries jamais tournées, vous dis-je.

    Downton Abbey, 6 saisons, série historique de Julian Fellowes, avec Hugh Bonneville, Elizabeth McGovern, Maggie Smith, Michelle Dockery, Laura Carmichael, Jim Carter et Penelope Wilton, 2010-2015, Grande-Bretagne, Amazon Prime
    https://www.itv.com/downtonabbey
    https://www.primevideo.com

    Voir aussi : "Kad Merad, Baron noir et très noir"

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  • Séverine de Close sera ce soir aux Bains Rock de Haguenau (si si)

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    Les Bains Rock de Haguenau continuent de proposer leurs sets, à travers Les Bains Rock Stream.

    Ce soir 1er mai à 21 heures, ce sera la chanteuse pop Séverine de Close qui sera en concert, diffusée en LiveStream sur la page Facebook des Bains Rock.

    Les Studios de Haguenau permettent ainsi de découvrir la compositrice et musicienne alsacienne mêlant chanson française, électro et hommage à son pays.

    Et ce soir, c’est à Haguenau chez vous. À haguenau mais aussi chez vous.

    Séverine de Close, Les Bains Rock Stream
    Les Bains Rock Stream
    https://www.facebook.com/Severinedeclose
    http://www.severinedeclose.fr

    Voir aussi : "Impossible de passer à côté de la reine Christine"

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  • Impossible de passer à côté de la reine Christine

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    Bla Bla Blog ne pouvait pas passer à côté de Christine and the Queens, dont le confinement n’empêche pas la créativité. La chanteuse et performeuse reste active sur son Instagram.

    Le 21 avril dernier, elle proposait par exmple une reprise de Highest in the Room du rappeur américain Travis Scott.

    Et ce soir, elle est sur France Inter pour un concert en livestram, sur Facebook

    Christine and the Queens sur Instagram et sur Facebook
    Christine and the Queens en concert pour France Inter, sur facebook

    https://www.instagram.com/christineandthequeens/?hl=en

    Voir aussi : "Clara Luciani en pyjama"

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  • Pas si arrogants que ça

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    Non, les quatre Parisiens d’Arrogant Criminals ne sont pas, comme leur nom ne l’indique pas, ces sales gosses venus piétiner les canons du rock. Depuis 2010, ils sont parvenus à se faire un nom dans la Grande-Bretagne d’Oasis, les États-Unis des Strokes et jusqu’au Japon. L’histoire du rock retiendra sans doute dans quelques années qu’après avoir été choisi pour le générique du dessins animé Les Dalton chez Xilam, les Arrogant Criminal ont vu en 2014, ironie du sort, l’enregistrement de leur premier album gâché par un braquage armé du studio Octopus (Pontoise). Leurs pistes d’enregistrements détruites, les Parisiens se sont malgré tout remis au travail, et ont sorti en 2017 leur deuxième EP, Boys Get Around. Six ans après ces déboires "criminels", les voici avec leur premier album, Fine & Dandy.

    Ce premier opus démarre sur les chapeaux de roue avec son titre phare, Fine & Dandy. Les riffs de guitares sont poussés à plein régime pour ce morceau que l’on sera prié d’écouter à plein volume, confinement ou non. On est bien avec les Arrogant Criminals dans du pop-rock assumé : la preuve avec I’m A Fool For You, dont les influences sont à voir de l’autre côté de la Manche, du côté de chez Arctic Monkeys ou de Franz Ferdinand.

    Saying Goodbye a ce goût de Beatlemania comme si la patine du temps était passée dessus : les guitares laissent place aux voix feutrés des quatre garçons dans vent, nostalgiques comme il se doit.

    Un vrai cri d’amour

    Voilà qui fait de l’opus Fine & Dandy un vrai retour aux sources, autant qu’une vaste revisite de la pop-rock. Ainsi, I Wanna Be Your Man adresse des clins d’œil appuyés en direction d’un blues rock aux guitares aussi musclées que les légendes de ZZ Top. Un vrai cri d’amour.

    Long Ago (part I et II) revendique sa facture rock vintage : c’est diablement bien écrit et délicieusement régressif. Démarrant presque avec langueur, la partie I enchaîne sur un rythme rockabilly comme si la bande des Gallagher avait fusionné avec les Baseballs. La partie II prend singulièrement à contre-pied l’auditeur avec cette fois une pop californienne très seventies, dans laquelle les guitares se marient à des claviers planants, avant une orgie de riffs. Dans Fallin’ et Ending, il semble que cette fois plane au-dessus des Arrogant Criminals les mânes de Jim Morrisson.

    Mais les Arrogant Criminals savent aussi dépasser la nostalgie et l’hommage au passé, comme le prouvent La tempête, fascinante envolée instrumentale faite de percussions, de machines et de rythmiques tribaux ou le Midnight Revelation, moins indus et plus pop. Là, nous voilà transporté du côté de l’Amérique des eighties, à bord d’une Buick se traînant sur les trottoirs humides de Brooklyn. Parce que la critique musicale n’est souvent qu’affaire d’interprétations, ne pourrions-nous pas voir derrière le morceau Time traveler et son funk talk-over un hommage au You’re Under Arrest de Serge Gainsbourg ? De nouveau une question d’hommage : on revient toujours à nos racines.

    Arrogant Criminals, Fine & Dandy, Octopus, 2020
    https://www.facebook.com/ArrogantCriminals
    https://www.instagram.com/arrogantcriminals

    Voir aussi : "Comme un air de Motown

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  • Le retour de Mercedes et Janine

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    Confinement oblige, c’est un duo mythique qui est de retour sur les réseaux sociaux : celui qui a fait connaître Élie Semoun et Franck Dubosc.

    Mercedes et Janine, les deux sexagénaires débridées des Petites annonces ont repris du service, et le public a suivi.

    De quoi rendre ce confinement un peu plus léger, n’est-ce pas "les hommes" ?

    Élie Semoun et Franck Dubosc, le retour de Mercedes et Janine
    https://www.instagram.com/eliesemounofficiel

    Voir aussi : "Ah, les garçons..."

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    Une publication partagée par Franck Dubosc Officiel (@fdubosc_officiel) le

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  • Emi primé au Viff

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    Coup de projecteur sur un film primé au Festival du Film International de Varèse.

    Arnaud Prochasson a été récompensé dans la catégorie meilleur réalisateur pour son court métrage Emi. Ce réalisateur originaire de Montargis a tourné dans la Venise du Gâtinais cette histoire d’amour et de mort où le désespoir le dispute à la folie. Et pour capter ces moments où tout bascule, il fallait un artiste de la trempe d’Arnaud Prochasson, que le jury du VIFF (Varese International Film Festival) a remarqué.

    Pour ce court-métrage d’un peu moins de quatre minutes, l’histoire se resserre à l’essentiel : Tom est au téléphone avec Emi. Il a décidé de la quitter. Mais au moment où il s’aventure dans une ruelle, l’inattendu survient.

    Ce film est à découvrir sur Vimeo.

    Emi, court métrage d’Arnaud Prochasson, avec Nicolas Buchoux, Jérôme Godgrand, Amélie Ressigeac, Rodrigue Staub et Hassan Benali, France, 2019, 3 mn 39
    https://www.facebook.com/arnaud.prochasson
    https://vimeo.com/368991314/eab362577a

    Voir aussi : "La Louve de Svetlana Trébulle continue son parcours fantastique"

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  • Benjomay Biolay, avec ou sans confinement

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    Confinement ou non, Benjamin Biolay continue son parcours artistique (presque) comme si de rien n'était. 

    En juin prochain, il sortira son nouvel album Grand Prix, il propose un premier titre, forcément rare,  délicat et sophistiqué, Comment est ta peine ?, avec en featuring Anaïs Demoustier. Le clip, dans un noir et blanc somptueux, est réalisé par Marta Bevacqua, et la comédienne Nadia Tereszkiewicz est de la partie. 

    Benjamin Biolay, Comment est ta peine ?, Polydor/Universal, 2020
    http://benjaminbiolay.com
    https://www.facebook.com/benjaminbiolayofficiel

    Voir aussi : "Suprême Alka"

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  • Peau de vache

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    Les ouvrages sur les violences aux enfants ne manquent pas. Pensons par exemple à l’indépassable Vipère au Poing d’Hervé Bazin. Sur un sujet aussi douloureux que celui-ci, il est difficile pour un ou une auteure, reconnaissons-le, de faire œuvre de littérature.

    Isabelle Vouin parvient pourtant dans son dernier roman, Qui aime bien (éd. Talents Hauts), à faire une lecture singulière de la violence aux enfants – en parlant d’un autre acte de violence. C’est en effet d’une gifle dont il est question, la gifle d’une adolescente, Valentine : "C’est parti tout seul. Aujourd’hui, j’ai giflé ma mère." Une gifle d'autodéfense. 

    Dans ce court récit – bref roman ou longue nouvelle – écrit à la première personne, la jeune fille revient sur l’histoire d’une éducation rude qui semble, hélas, trop bien illustrer le proverbe : "Qui aime bien châtie bien."

    Valentine décrit son chemin de croix d’une violence trop ordinaire par une mère que très peu verraient en tortionnaire : "Le chic absolu", "pas du tout grosse ni vulgaire", qui "a dû en faire tourner des têtes", avec son "tailleur impeccable et ses talons hauts pour aller bosser au tribunal..." Car, ironie du sort, cette Folcoche du XXIe siècle, est une greffière et habituée des cours de justice.

    En devenant son double Colombine, Valentine parvient à devenir ce qu’elle est

    Cette fameuse gifle est l’élément déclencheur autant que l’aboutissement d’un processus de libération d’une jeune fille qui a compris sur le tard qu’il se passait quelque chose d’anormal avec ces coups domestiques, ces "roustres" qu’elle trouve, pendant des années, "normales", et ces humiliations quotidiennes. Si Isabelle Vouin parle de son père, c’est pour parler d’un autre drame : celui d’un deuil, qui explique également la démarche de Valentine : "Pour moi, Papa c’était Dieu, alors il ne risquait rien. Du coup, moi aussi je lui ai dit d’y aller. Mais Dieu a glissé."

    La libération de l’adolescente passera par son amour pour Lorenzo mais aussi par un projet artistique et professionnel : devenir clown. En devenant son double Colombine, Valentine parvient à devenir ce qu’elle est : "Quand je mets mon nez rouge, c’est instantané, je passe direct dans une autre dimension, un autre espace-temps. Et là, je suis dans ma vraie vie."

    À bien des égards, Qui aime bien est l’histoire d’une série de dévoilements : de la violence domestique, d’un rêve de spectacles, d’un secret familial (admirablement mis en scène dans la scène du cimetière), et finalement de la mise au grand jour ("J'écarte le tissus et je les vois assis autour de la piste") de cette mère violente, dans un avant-dernier chapitre où tout se noue et se libère.

    Isabelle Vouin, Qui aime bien, éd. Talents Hauts, 2020, 79 p.
    https://www.facebook.com/isabelle.vouin.5

    Voir aussi : "Tango passion"

    Photo : Isabelle Vouin

    isabelle vouin,roman,violence domestique

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  • Ah, les garçons...

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    C'est une jolie perle que je vous ai dénichée, par une des chanteuses les plus intéressantes de la scène française.

    Sophie Le Cam a enregistré et mis en ligne sur Youtube un titre "tourné pendant le confinement et [qui ne] parle de pas le confinement." Cette précision méritait d'être relevée.

    Les garçons les garçons les garçons est un hommage à cette gente masculine qui s'est prise quelques coups de chevrotines dans l'aile depuis #Metoo. Aussi, les mecs baiseront-ils les pieds de Sophie Le Cam pour ce joli hommage fait avec les moyens du bord comme l'admet la musicienne.

    Des garçons mis à l'honneur, mais derrière lesquelles se cachent bien entendu des filles "qui respirent le parfum de [leur] écharpe" : "Des fois les filles songent / À pour toujours jeter l'éponge / Trêve émotionnelle / Deux jours et puis elles / Replongent."

    Une chanson tendre, douce, légère et plus métaphysique qu'il n'y paraît.

    Sophie Le Cam, Les garçons les garçons les garçons, 2020
    https://www.facebook.com/chansonsdemoi.sophielecam

    Voir aussi : "Chant de confinement"

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  • Galerie virtuelle chez Cyril Guernieri

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    Les galeries d'art étant fermés en ce moment, Bla Bla Blog vous invite à découvrir en ligne une exposition virtuelle proposée par la Galerie Cyril Guernieri. Jean-Daniel Bouvard et Marc Dailly y sont à l'honneur.

    Jean-Daniel Bouvard Chaleur.jpg

    Jean-Daniel Bouvard
    Chaleur - 2020 - huile sur toile - 116x89 cm

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    Jean-Daniel Bouvard
    Ombrages - 2020 - huile sur toile - 50x50 cm

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    Jean-Daniel Bouvard
    Pause - 2020 - huile sur toile - 81x60 cm

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    Jean-Daniel Bouvard
    Pêcheur - 2020 - huile sur toile - 100x81 cm

    Marc Dailly Du salon à la cuisine.jpg

    Marc Dailly
    Du salon à la cuisine - 2020 - huile sur bois - 30x40 cm

    Marc Dailly Homme dans le salon.jpg

    Marc Dailly
    Homme dans le salon - 2020 - huile sur bois - 30x28 cm

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    Marc Dailly
    Paulina dans l'atelier - 2020 - huile sur bois - 30x40 cm

    Marc Dailly La dinette.jpg

    Marc Dailly
    La dînette - 2020 - huile sur bois - 65x50 cm

    La Galerie Cyril Guernieri propose également une exposition en cours, "Jardins secrets" de Christian Benoist, qui est à retrouver sur le site du galeriste.

    Galerie Cyril Guernieri
    29, rue Mazarine 75006 Paris
    Tél. 06 63 56 52 15
    contact@galerieguernieri.com

    www.galerieguernieri.com

    Voir aussi : "Femmes extraordinaires des Andelys"

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  • Danse pour une ville désertée

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    La chorégraphe syrienne Yara al-Hasbani s’est d’abord fait connaître au début de la guerre civile syrienne en 2011 en protestant contre le régime en place. Menacée de mort, elle a choisi de s'installer à Paris.

    Dans une ville confinée et abandonnée, celle où elle vit donc, la dissidente syrienne qui a connu les paysages désertés par la guerre proposait ce week-end – mais sans public – une chorégraphie devant les lieux emblématiques que sont la Pyramide du Louvre, le Sacré Cœur ou le parvis du Trocadéro, un lieu où elle avait créé en 2015 une chorégraphie en hommage aux centaines d’enfants morts d’une attaque chimique dans son pays.

    Mieux qu’une performance artistique, Yara al-Hasbani entend envoyer un message de paix et de beauté dans une ville, certes en paix, mais comme abandonnée de ses habitants.

    Yara al-Hasbanin danse dans Paris confiné
    https://www.facebook.com/Y.Alhasbani

    Voir aussi : "Le Théâtre Mikhailovsky se pointe sur Internet"

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  • Qui a peur du frigo ?

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    "If there's something weird / And it don't look good / Who you gonna call? / Ghostbusters!" : non seulement ces paroles doivent vous dire quelque chose, mais en plus c'est pratiquement sûr que vous aurez cette BO dans la tête pour la journée. Car Ghostbusters (le seul, le vrai, celui de 1984) est mis sur le grill par notre chroniqueur de L'Œil du frigo.  

    L'excellent et cultissime Ghostbuster cachait en son sein un frigo bien particulier. Un film où quatre chercheurs virés de l'université montent une boite de zigouilleurs de fantômes. Un film déjanté du réalisateur Ivan Reitman et surtout des scénaristes perchés - Dan Aykroyd et Harold Ramis. Un film qui a dû prendre corps lors de séances de spiritisme sous LSD. Mais passons cette introduction technique de haute voltige pour nous consacrer à notre ami le frigo qui est toujours là, même dans les grands moments de solitude.

    Dana rentre tranquillement de ses courses, qu'elle range dans sa cuisine. À ce moment, les œufs se mettent à bouillir et à exploser (haut symbole psychanalytique). Personne ne peut imaginer que tout ce chambardement d'oeufs vient du frigo. Un frigo qui grogne, et on appelle Darty direct ! Ici, l'héroïne n'a pas froid aux yeux, parole de frigo ! Elle ouvre la porte dont la petite lumière s'est transformée en projecteur éblouissant et découvre un chien cornu dans son frigo... Remarque importante : il se présente en gargarisant son nom : "ZUUULL..."

    Evidemment comme toute femme légèrement inquiète à qui on roucoule "ZUUULL", il se prend la porte du frigo dans la figure : réflexe féminin bien répertorié dans les archives de Freud au début du siècle dernier...

    Nous ne voyons que la porte de ce frigo. Le reste est déjà habité par ZUUULL. Cette porte m'intrigue, il y a au départ sept pots : des condiments ou sauces en tout genre. Et puis, quand elle referme la porte, il n'y en a plus que cinq. Peut-être que le réalisateur veut nous faire passer un message qui reste mystique: "Si tu vois un ZUUULLL dans ton frigo, prends le temps de te faire quelques cornichons trempés dans la moutarde avant de refermer la porte..."  Compte tenu de la scène, on peut aussi imaginer qu'elle a assaisonné ses oeufs au plat qui cuisent sur son plan de travail, voire qu'elle a vu que les boites étaient périmées et qu'elle en a profité pour les jeter à la poubelle...

    Pour ne pas m'égarer plus que ZUUULLL, ne vous mettez jamais dans un frigo pour surprendre votre belle , vous risqueriez de le regretter, ou alors choisissez bien vos condiments.

    ODF

    S.O.S. Fantômes, comédie fantastique d'Ivan Reitman
    avec Dan Aykroyd, Harold Ramis et Harold Ramis
    États-Unis, 1984, 105 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Ghostbusters Frigo"

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