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Alors qu’il discutait avec Stephan, Diane remarqua que Brian était absorbé par son téléphone. Elle le rejoignit pour échanger avec lui sur son nouveau projet. Comment prenait-il la situation ? Elle mit en place ses protège-patins sous ses bottines, dépassa la balustrade et le rejoignit dans les gradins. Il remarqua sa présence et lui grimaça plus qu’il ne lui sourit. — Tu en penses quoi ? lui demanda-t-elle. Il la fixa, mal à l’aise. — Tu parles de reprendre la compétition sans moi, de me laisser ?
Diane et Rudy se lancèrent dans quelques tours, patinant de concert. Les lames des chaussures crissaient en rythme. Les deux patineurs s’observaient du coin de l’œil. Ils étaient deux inconnus appelés à se côtoyer souvent à l’avenir. Pouvaient-ils travailler ensemble ? Martha en était convaincue. Stephan aussi. Diane progressait sur la glace avec des gestes automatiques, se contentant de surveiller Rudy, lui aussi dans une attitude d’observation.
Rudy pivota et piqua l’une de ses lames pour s’arrêter net et s’accouder à la balustrade de la patinoire. Les deux coachs les observaient depuis l’opposé de la piste. Diane choisit de l’imiter. Visiblement, il voulait lui parler. De là où ils étaient, personne ne pouvait les entendre.
— Tu en penses quoi, réellement ? lui demanda-t-il. — De ce traquenard, tu veux dire ? fit-elle, évasive, tout en haussant les épaules. Laisse-moi le temps de voir ce que ça peut donner.
La manière dont il regardait Diane, avec un mélange de séduction et d’aplomb, la mettait mal à l’aise. Elle était maintenant pressée de rentrer chez elle. Ça tombait bien : son bus arrivait. Elle regarda une dernière fois Rudy.
— Je dois y aller, lui fit-elle. J’espère que vous allez pouvoir vous entendre avec Ann-Carolyn.
— Espérons-le. J’espère de mon côté que ce n’est pas trop grave pour ton partenaire et qu’il sera vite remis sur pied, répondit-il avec civilité. Tu es sûre que tu ne veux pas que je te ramène ?
Elle secoua la tête tout en montant dans le bus, se retourna vers son interlocuteur et lui fit un signe de la main qui avait l’accent des adieux.
Elle leva les yeux vers le patineur, cependant que sa partenaire grognait son insatisfaction. Diane le soupçonnait d’être à peine plus âgé qu’elle – vingt ans à tout casser et sans doute moins. Ses longs cheveux châtain clair bouclés tombaient en cascade, encadrant un visage carré et des pommettes saillantes. Son regard bleu interrogeait la patineuse qui venait de se jeter dans les bras de son partenaire. Ce dernier était vêtu d’un pantalon de jogging sombre et d’un large pull-over écossais. Il fixait Diane avec un mélange de perplexité et d’amusement.
— Non, la rassura-t-il. Pas de souci. En revanche, ton copain c’est une autre histoire.
La première chose que Diane entendit ce fut un craquement, suivi d’un choc sourd sur la glace. Puis, elle entendit le gémissement de son partenaire, Brian :
— Oh, non !
La plainte était si faible qu’elle ne se rendit pas compte sur le moment de la gravité. Avait-il heurté la balustrade de la patinoire ? S’était-il trompé pour la énième fois dans un salchow ou bien avait-il déchiré son pantalon de survêtement ? Elle sourit à l’idée de voir Brian en mauvaise posture et de devoir assumer le regard amusé des autres patineurs et patineuses. Malaisant.
Plus que quelques jours avant la sortie de mon prochain roman !
Quelques jours après la Saint-Valentin, et alors que les JO d’Hiver font l’actualité, ma romance aura pour cadre le patinage artistique.
Le titre ? Échange de patins. Il sera publié sous mon pseudo, Arsène K., chez Jenn Ink Editions.
Diane, patineuse douée, se lance un nouveau défi en remplaçant son partenaire blessé. Elle se lance dans un nouveau duo avec un patineur aussi talentueux et séduisant que mystérieux… et finalement touchant. Toute ressemblance avec un célèbre couple de patineurs français (pardon, franco-québécois...) n’est qu’une coïncidence...
« Échange de patins » est une romance assumée pour nos cœurs de guimauve. Mais c’est aussi une histoire sportive cachant de bouleversants secrets.
La Médiathèque d’Amilly (45) propose le vendredi 23 février 2024, à partir de 19H30, le vernissage de l’exposition "Nouvelles historiques du Loiret" (entrée libre, réservation conseillée).
Emilie Riger propose également chaque année à la librairie des Écoles de Montargis un atelier sur une thématique chaque fois différente. En 2023, elle a proposé aux aspirants écrivains de travailler autour du thème de la nouvelle historique, forcément localisée dans le Loiret, et d’y adjoindre des photos, anciennes et actuelles, du lieu ou de l’évènement mis en lumière.
Le public pourra découvrir le fruit de ce travail d’écriture, et un éclairage sur notre histoire locale grâce à une exposition de 16 panneaux présentant chaque nouvelle et ses photos.
Le bloggeur sera présent, avec la nouvelle La fille en rouge consacrée à la diaspora chinoise de Montargis et la naissance du Parti Communiste chinois.
Tout public. Durant les horaires d'ouverture de la médiathèque
Exposition "Nouvelles historiques du Loiret", Médiathèque d’Amilly (45) A partir du 23 février 2024 https://www.amilly.com
C’est une ferme. Une ferme comme il existe des milliers sur cette terre. Les Fabuleuses, qui se présente comme un recueil de fables, est moins sage qu’il n’y paraît. Ces 25 histoires montrent la cohabitation avec plus ou moins de bonheur d'animaux dans une ferme dirigée de main de maître par une dynastie de cochons "sacrés" présidents.
À la faveur d’une peste, un cochon, élu roi, prend en main les destinées de ses congénères. Rude tâche pour cette nation en miniature qui devra affronter guerres, révolutions, épidémies, conflits religieux – autour de la relique de la Sainte-Rillette – et tous les désordres et tracas de la vie quotidienne qui sont capables de faire tourner en bourrique la plus paisible des vaches !
Conçues comme des saynètes (parfois très courtes), Les Fabuleuses mettent en scène tout un peuple aux comportements très humains. Il y a le roi-président Cochon, autoritaire et imbu. Il est secondé par une belette, juriste machiavélique qui parvient toujours à se sortir des mauvais coups. On y trouve des ânes savants, des chevaux impétueux, un rat de bibliothèque, des vaches paisibles et des moutons dévots. Un coq s’est aussi érigé en artiste alors qu’un rat et une souris se chamaillent à propos d’une bibliothèque et qu’une maladie mystérieuse décime les paisibles vaches. Bref, ces animaux vivent ensemble ou du moins coexistent, cahin-caha. Regardez-les : c’est de nous qu’ils parlent…
George Orwell, Ésope et Jean de La Fontaine ne sont pas très loin dans ces poèmes mettant en scène les travers de la race humaine : l'orgueil, la cruauté, la lâcheté, la jalousie ou la vanité.
Les Fabuleuses se distinguent surtout par un style volontairement archaïque qui prend à contre-pied la poésie contemporaine, l'auteur ayant choisi la versification classique pour donner à son premier livre un aspect suranné.