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Dans la grande famille des cabarets, Bla Bla Blog ne pouvait pas ne pas parler du Diamant Bleu, un lieu de fête sexy qui a ouvert ses portes il y a déjà vingt ans en plein cœur du Gâtinais, à Barville-en-Gâtinais. C'est le cabaret du Loiret par excellence, à une heure de Paris et quelques kilomètres de Montargis et qui n’entend pas se laisser impressionner par les Moulin Rouge, Crazy Horse et autres Paradis Latin.
Non sans raison, Le Diamant Bleu peut se targuer de porter l’étiquette de "plus grand cabaret de Province".
"Plus grand cabaret de Province"
Le rire, le burlesque, la dérision, l’émotion, la créativité, le glamour, les strass et paillettes sont les ingrédients d’une programmation locale autant qu’internationale. Douze artistes internationaux d’Ukraine, de Russie ou d’Italie se produisent sur scène pour des numéros mêlant la danse, le chant ou le transformisme.
Parmi les vedettes de ces spectacles, il faut citer le metteur en scène Patrick Meyer, la meneuse de revue Bégonia, mais aussi Adrien, Amandine, Lady Bain Marie, Yoan, Alison, Caroline, Chloé, Elise, Julien, Céline, Ivan et tou·t·e·s les autres.
Pas de doute : la magie du B’go Cabaret by Le Diamant Bleu entend montrer que le Gâtinais est capable de gratiner nos soirées.
Sur sa page Facebook, l’auteur montargois Yann K se décrit, non sans malice, comme un "samouraï de la syllabe qui affronte les mots à la lame dans l’espoir qu’ils la rendent". Voilà pour présenter un écrivain dont l’univers est indissociable de son travail sur les mots. Son dernier ouvrage en date, le recueil de nouvellesBriser la Glace (éd. Maïa), donne un bel aperçu du travail de l'auteur.
Yann K entend faire de ces vingt récits autant d’histoires dans lesquelles le quotidien se lézarde, dévoilant souvent une réalité déroutante, incroyable, indicible et déstabilisante. Mais qu'est-ce qui se cache derrière la routine ?
En 120 pages, le recueil rappelle que lorsqu’il est question de briser la glace, il faut s’attendre au fracas et au vacarme : "Des coups d’arrêt sous le coup de la loi, des coups de fourchette dans les chairs crues ou cuites, et cette cuisine des petits plats dans les grands, des petites proies et du temps".
La langue qu’use l’auteur est virtuose. C’est une mécanique bien huilée
Yann K se joue du lecteur dans des histoires menées tambour battant, à l’instar de la nouvelle qui ouvre le recueil ("Flipper"). La langue qu’use l’auteur est virtuose. C’est une mécanique bien huilée, fonçant à toute vitesse et avec fracas ("Franck P. Chester", "Métro Sillon"). Mais ce sont aussi et surtout des vies minuscules que propose Yann K, y compris lorsqu’il s’agit de celle d’un immeuble ("Géométrie d’un quotidien") ou d’un moustique ("Death is my business").
Le lecteur pourra trouver quelques destins brossés avec élégance en quelques pages : un avocat ("Guacamole klaxon"), un homme discret et effacé (l’Antoine de "Savoir-vivre"), un noble désabusé ("Habeas corpus") ou une migrante ("La procédure").
Le lecteur s’arrêtera sans doute avec un grand intérêt sur une revisite du Cid de Corneille ("L’étrange peine"), un conte contemporain autour de la société de consommation ("La chaîne du froid") ou le fascinant récit mythologique "Inaani Aniina".
Une séance spéciale est proposée par le café philosophique de Montargis qui organisera son prochain rendez-vous le vendredi 28 octobre prochain à 19 heures à la Médiathèque de Montargis. Cet automne, la Médiathèque organise un cycle consacré à l’aéronautique et intitulé "Carnet de vol". L’occasion est trop bonne pour l’équipe du café philo qui organisera un débat portant sur cette question : "À quoi bon voyager ?"
"Les voyages forment la jeunesse", dit l’adage, Et il semble en effet que l’éducation des élites européennes a accordé une grande place à l’importance de découvrir des pays et des cultures à travers des voyages. Le voyage n’aurait-il que des vertus ? Et d’abord, qu’entend-on par "voyager" ? Que cherche-t-on dans le voyage ? Le dépaysement ? L’extraordinaire loin de chez soi ? Sortir de la routine d’un quotidien pesant ? Voyager est-ce forcément partir à l’aventure ? Les participants du café philo pourront tout aussi débattre du nomadisme, du tourisme et de la recherche de l’inattendu, source de questionnements et d’étonnements – qui sont au cœur de la philosophie !
Rendez-vous donc à l’Atrium de la Médiathèque de Montargis pour cette 93e séance du café philo, le vendredi 28 octobre 2022 à 19 heures.
"Les registres du jeu" : le cycle d'expositions organisées par le centre d'art contemporain des Tanneries d'Amilly (Loiret) commence ce 8 octobre avec le couple de sculpteurs Marthe et Jean-Marie Simonnet.
Nous avions parlé sur ce blog de ce couple d'artistes immensément doués, mais aussi novateurs lorsqu'ils ont jeté leur dévolu sur des matériaux synthétiques, utilisant des modules basiques aux formes douces, harmonieuses, mathématiquement et techniquement maîtrisées.
Les reliefs infinis ou illimités, engagés il y a plus de 30 ans – et dont les toutes dernières formes ont été réalisées pour l’exposition – en sont une élégante expression. Marthe Simonnet dirait qu’au terme de cette mise en jeu, le féminin se fait le prolongement du masculin devenu lui-même prolongement du féminin : si les formes modulaires produites s’emboitent et s’épousent – clin d’œil au couple d’artistes, riches de 50 ans de créations artistiques menées à 4 mains – pour former un hexaèdre régulier.
Il reste au public à découvrir les créations exceptionnelles de ces joueurs facétieux que sont Marthe et Jean-Marie Simonnet. Cela se passera aux Tanneries d'Amilly, du 8 octobre au 18 décembre 2022.
Le café philosophique de Montargis proposera une nouveau séance le vendredi 23 septembre 2022 au Belman, à 19 heures. Le débat portera autour de ce sujet : "Peut-on se libérer de son passé ?"
Des événements passés, des traumatismes ou des souvenirs qui nous hantent peuvent constituer des contraintes, des freins ou des aliénations à notre existence. Dit autrement, ce passé peut vite nous "gâcher la vie". Il serait tellement pratique de tout oublier et de "faire table rase du passé" ! En un mot, de s’en libérer.
Les participants du café philo débattront sur cette notion de passé. En effet, de quel passé parlons-nous ? Du nôtre ou de celle, plus large, d’une communauté humaine ? Qu’entend-on par se libérer ? Le passé peut-il être vu comme un geôlier qui nous condamnerait à un enfermement sans fin ? Le passé nous rattrape-t-il ? Nous détermine-t-il ? Est-il possible de faire "table rase du passé" et est-ce souhaitable ?
Ce sont autant de questions qui seront débattues au cours de cette nouvelle soirée philosophique.
Rendez-vous donc au Belman à Montargis (entrée par l’Hôtel de France), le vendredi 23 septembre 2022 à 19 heures.
Le café philosophique de Montargis proposera une nouveau séance le vendredi 24 juin 2022 au Belman, à 19 heures. Le débat portera autour de ce sujet, un rien provocateur : "Peut-on réussir sans aucun effort ni aucun talent ?"
Voilà un sujet qui fait écho à certains travers de notre société : celui de célébrités venus de nulle part, des réseaux sociaux notamment, et dont la réussite semble d’autant plus miraculeuse qu’elle semble être spontanée.
Mais qu’est-ce que la réussite ? Peut-on parler de « réussir sa vie » ou de « réussir dans la vie » ? Le travail peut-il servir à s’accomplir ? Il sera aussi question du talent, une notion qui peut être débattue. Le talent est-il inné ou bien est-il le fruit d’un travail ?
Ce sont autant de questions qui seront débattues au cours de cette soirée philosophique qui promet d’être riche en surprises.
Rendez-vous donc au Belman à Montargis (entrée par l’Hôtel de France), le vendredi 24 juin 2022 à 19 heures.
Le café philosophique de Montargis fait son grand retour le vendredi 20 mai 2022 au Belman, à 19 heures, Après plus de deux ans de silence en raison de la crise sanitaire, l’animation philosophique de Montargis fixe un rendez-vous pour une soirée-débat autour d’un sujet – hélas ! – d’actualité : "La guerre est-elle contraire à la nature humaine ?"
Le thème choisi par l’équipe du café philo tombait sous le sens, après le déclenchement d’une guerre en Europe. Il ne s’agira pas pour autant de débattre sur les événements qui se passent en Ukraine, mais plutôt de s’interroger sur un thème qui semblait, pour beaucoup ici, appartenir au passé.
Qu’est-ce que la philosophie a à nous dire au sujet de la guerre ? Et d’abord, que recouvre la guerre ? Il est vrai que ce terme a dépassé le cadre du champ de bataille meurtrier pour recouvrir d’autres aspects : guerre économique, guerre contre le terrorisme, et même guerre contre le Covid… N’y a-t-il pas là une série de contresens ? Qu’entend-on aujourd’hui lorsque l’on parle des guerres ? Sont-elles inéluctables ? Sont-elles du ressort de la nature ou bien peuvent-elles être canalisées ? Peut-on parler de culture guerrière ? Les organisateurs du Café Philo proposeront aussi aux participants de s’interroger sur la nature humaine. L’homme est-il naturellement bon ? Et, dans ce cas, pourquoi la guerre ?
Ce sont autant de questions qui seront débattues au cours de cette soirée philosophique qui promet d’être riche en surprises.
Rendez-vous donc au Belman à Montargis (entrée par l’Hôtel de France), le vendredi 20 mai à 19 heures.
Café philosophique de Montargis, "La guerre est-elle contraire à la nature humaine ?" Le Belman, Montargis, entrée par L'Hôtel de France, le vendredi 20 mai à 19H http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com
Photo : Pexels - Cottonbro
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On le sait depuis le début de la crise sanitaire : voyager à l’étranger est devenu sinon impossible, du moins fort risqué. Autant dire que l’idée de faire un tour du monde s’avère des plus périlleux. C’est sur cette idée que le journaliste et écrivain Philibert Humm, après son Tour de France de deux enfants d’aujourd’hui, a décidé de parcourir notre pays , dans l’optique de faire un tour du monde sans franchir les frontières. Il vient d'en sortir un livre au titre vernien : Les Tribulations d’un Français en France (éd. Du Rocher).
Cette idée n’est pas si étrange qu’il n’y paraît : "En cherchant un peu, j’ai appris que nous avions en France un Sahara, une Irlande, une petite Belgique et trois Monaco." Notre pays regorge en effet une "variété de paysages" mais aussi de "cent [noms de] pays" apposés à des villes ou des régions bien de chez nous.
Voilà donc Philibert Humm parti sur les routes de la Tolède du Contentin (Coutances), de la Toscane-sur-Loire (Clisson), de la Venise du Gâtinais (Montargis), de la petite Russie (Nice, bien entendu) ou encore du (petit) Colorado du Luberon (Rustrel).
Grâce à des chroniques courtes et qui se lisent avec plaisir, le journaliste raconte la visite de cités bien souvent discrètes et oubliées (Coutances), parfois magiques ("Saleccia, les Caraïbes corses") en tentant de saisir la ressemblance ou non de l’obscure commune alsacienne de Truchtersheim avec Monaco. De ce point de vue, Philibert Humm se montre parfois dubitatif, lorsque par exemple il s’intéresse à cette Amazonie auvergnate qu’il présente à un témoin, tout aussi perplexe : "Tu sais, mon p’tit gars, ton Amazonie, elle ressemble bougrement à l’Auvergne…"
"Tu sais, mon p’tit gars, ton Amazonie, elle ressemble bougrement à l’Auvergne"
L’auteur se montre par contre plus laudateur lorsqu’il parle de Clisson, cette ville proche de Nantes, réputée aujourd’hui pour son festival de heavy metal, le Hellfest. Mais ce qui intéresse l’auteur c’est bien la manière dont la ville a été reconstruite après les Guerres de Vendée sur le modèle de paysages italiens : "Le chianti local est le muscadet." On devine le journaliste s’attardant sur les routes sinueuses, entre les coteaux ligériens, tout en savourant un expresso à l’ombre des campaniles. "Et on voudrait nous faire croire que nous sommes en Loire-Atlantique", conclue-t-il.
Le blogueur sait bien entendu arrêté sur une des nombreuses Venise de France (il y en a 13 en France, apprend-on) : celle du Gâtinais, Montargis. Sa promenade dans cette sous-préfecture du Loiret est le moyen de discuter, comme souvent, avec quelques habitants : les dames de l’office de tourisme, une bouquiniste ("Le Monde à l’envers") ou cette habitante qui parle de la crue centennale de 2016.
Les Tribulations d’un Français en France est complété par un voyage en auto-stop un peu particulier. Grâce à une pancarte où est inscrit "N’importe où" en guise de destination, Philippe Humm, accompagné d’Hélène, une photographe, a traversé le pays de Paris à Toulon, en passant par Auxerre, Limoges et La Rochelle. Cette façon inédite de voyager lui permet de croquer des habitants "ordinaires", du routier au couple de jeunes retraités, en passant par Claire, la nomade solitaire, en passant par Catherine, qui semble aller nulle part.
Mais aller nulle part, n’est-ce pas aller quelque part ?