Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

norvege

  • Variations scandinaves

    Lorsque l’on parle variations et piano, un compositeur et une œuvre vient immédiatement en tête : Bach et ses Variations Goldberg. Un thème et trente variations écrits en 1740, devenus célèbres lorsqu’un certain Glenn Gould choisit de les interpréter en 1955 puis en 1981, donnant à cette œuvre longtemps restée discrète un opus fondamental dans le répertoire de Bach.

    Le compositeur et pianiste Håkon Skogstad nous vient de Norvège et lorgne largement du côté de ces Goldberg Variations. Il s’est fait remarqué et a été récompensé pour son travail sur la musique de tango. Le voici avec un opus plus intime et qu’il présente ainsi : "24 Variations for Piano est, dans une large mesure, le reflet de qui je suis en tant que pianiste et compositeur — façonné par les influences qui m’ont construit. Je pense que l’œuvre peut être appréciée par petites touches, mais je crois aussi qu’elle révèle quelque chose de particulièrement spécial à ceux qui prennent le temps de l’écouter du début à la fin."

    On oublie bien vite les Variations Goldberg, tant cet opus a sa propre identité. La ligne mélodique du thème principal est d’une grande simplicité, toute en concentration, voire en hésitations. Le compositeur scandinave choisi non sans audace d’inclure la toute première variation en la mineur dans le premier morceau (Main Theme and Variation N°1 in A minor).

    La grande difficulté du genre est de décliner un air en des variations aussi différentes que possibles, et aux durées souvent courtes (ainsi, la joueuse Variation N°17 en la bémol majeur dépasse à peine les 50 secondes). Håkon Skogstad se plie à l’exercice sans faillir et en variant les tonalités mineures et majeures. La maîtrise est là (Variation N°2 en do dièse mineur ou la néo-romantique Variation N°5 en ré bémol mineur). Mais sans poésie, quel serait l’intérêt ? Voilà le pianiste et compositeur debussyen dans sa Variation N°3 en si majeur, avant de revenir vers ses premières amours, le tango (Variation N°4 en mi mineur), un genre cher à son cœur et qui l’a fait connaître. 

    Des variations aussi différentes que possibles

    On parlait d’intimisme et de simplicité en parlant du thème. Håkon Skogstad aime la pureté comme le prouve la sixième Variation (en sol dièse), mélancolique et nostalgique.

    Il y a du jazz dans la Variation en si bémol majeur, et même du Gershwin : du rythme, du swing, bref de la joie de vivre. C’est ce que l’on aime dans cet opus : une cohérence et en même temps une variété qui fait que l’auditeur ou l’auditrice pourra écouter ensemble ou séparément chaque morceau, selon son humeur. À la tristesse infinie de la huitième variation (sol mineur) viendra répondre l’étrange Variation N°9, entre onirisme et vitalité toute stravinskienne. Il y a parfois de la légèreté (la jazzy Variation N°15 en ré mineur), vite contrebalancée par la funèbre seizième Variation en fa dièse mineur).

    Grâce à Håkon Skogstad le contemporain devient immédiatement proche, presque un ami (Variation N°10 en mi bémol majeur). Le compositeur norvégien revient vers le tango avec la Variation N°11, un nuevo tango sombre, bien différent du mouvement suivant, plus classique, aux couleurs qu’Erik Satie n’aurait pas renié (Variation N° 12 en mi majeur).

    Saluons les palettes de couleurs, justement, que parvient à tisser Håkon Skogstad (Variation N°13 en fa mineur). L’auditeur ou l’auditrice se laissera séduire par la délicate quatorzième Variation (en mi bémol mineur), néoromantique dans l’âme et à l’esprit tango. Néoromantique comme l’est la Variation N°18 en do mineur, épurée et bouleversante.

    Håkon Skogstad a grandement été nourri par le répertoire pour piano des XIXe et XXe siècle, que ce soit Debussy, nous le disions (Variation N°19 en sol bémol majeur), mais aussi le répertoire russe dans ses expressions exacerbées (Les N°22 et 23). Sans oublier un esprit pop (l’orientale Variation N°20 en fa majeur) ou la musique traditionnelle norvégienne. Le compositeur précise que pour la vingt-et-unième Variation, il s’est inspiré d’un air folklorique norvégien.

    La vingt-quatrième et dernière Variation conclut en douceur un album néoclassique aux multiples couleurs musicales. Une jolie réussite.

    Håkon Skogstad, 24 variations pour piano, Øra Fonogram, 2026
    https://www.orafonogram.no/hkon-skogstad
    https://www.hmskogstad.net
    https://www.facebook.com/skogstadpianist
    https://www.instagram.com/hakonskogstad

    Voir aussi : "Au cœur de l’Europe"
    "Éternelle et musicale Norvège"
    "Les Variations ”Gouldberg”"

  • Variations scandinaves

    Lorsque l’on parle variations et piano, un compositeur et une œuvre vient immédiatement en tête : Bach et ses Variations Goldberg. Un thème et trente variations écrits en 1740, devenus célèbres lorsqu’un certain Glenn Gould choisit de les interpréter en 1955 puis en 1981, donnant à cette œuvre longtemps restée discrète un opus fondamental dans le répertoire de Bach.

    Le compositeur et pianiste Håkon Skogstad nous vient de Norvège et lorgne largement du côté de ces Goldberg Variations. Il s’est fait remarqué et a été récompensé pour son travail sur la musique de tango. Le voici avec un opus plus intime et qu’il présente ainsi : "24 Variations for Piano est, dans une large mesure, le reflet de qui je suis en tant que pianiste et compositeur — façonné par les influences qui m’ont construit. Je pense que l’œuvre peut être appréciée par petites touches, mais je crois aussi qu’elle révèle quelque chose de particulièrement spécial à ceux qui prennent le temps de l’écouter du début à la fin."

    On oublie bien vite les Variations Goldberg, tant cet opus a sa propre identité. La ligne mélodique du thème principal est d’une grande simplicité, toute en concentration, voire en hésitations. Le compositeur scandinave choisi non sans audace d’inclure la toute première variation en la mineur dans le premier morceau (Main Theme and Variation N°1 in A minor).

    La grande difficulté du genre est de décliner un air en des variations aussi différentes que possibles, et aux durées souvent courtes (ainsi, la joueuse Variation N°17 en la bémol majeur dépasse à peine les 50 secondes). Håkon Skogstad se plie à l’exercice sans faillir et en variant les tonalités mineures et majeures. La maîtrise est là (Variation N°2 en do dièse mineur ou la néo-romantique Variation N°5 en ré bémol mineur). Mais sans poésie, quel serait l’intérêt ? Voilà le pianiste et compositeur debussyen dans sa Variation N°3 en si majeur, avant de revenir vers ses premières amours, le tango (Variation N°4 en mi mineur), un genre cher à son cœur et qui l’a fait connaître. 

    Des variations aussi différentes que possibles

    On parlait d’intimisme et de simplicité en parlant du thème. Håkon Skogstad aime la pureté comme le prouve la sixième Variation (en sol dièse), mélancolique et nostalgique.

    Il y a du jazz dans la Variation en si bémol majeur, et même du Gershwin : du rythme, du swing, bref de la joie de vivre. C’est ce que l’on aime dans cet opus : une cohérence et en même temps une variété qui fait que l’auditeur ou l’auditrice pourra écouter ensemble ou séparément chaque morceau, selon son humeur. À la tristesse infinie de la huitième variation (sol mineur) viendra répondre l’étrange Variation N°9, entre onirisme et vitalité toute stravinskienne. Il y a parfois de la légèreté (la jazzy Variation N°15 en ré mineur), vite contrebalancée par la funèbre seizième Variation en fa dièse mineur).

    Grâce à Håkon Skogstad le contemporain devient immédiatement proche, presque un ami (Variation N°10 en mi bémol majeur). Le compositeur norvégien revient vers le tango avec la Variation N°11, un nuevo tango sombre, bien différent du mouvement suivant, plus classique, aux couleurs qu’Erik Satie n’aurait pas renié (Variation N° 12 en mi majeur).

    Saluons les palettes de couleurs, justement, que parvient à tisser Håkon Skogstad (Variation N°13 en fa mineur). L’auditeur ou l’auditrice se laissera séduire par la délicate quatorzième Variation (en mi bémol mineur), néoromantique dans l’âme et à l’esprit tango. Néoromantique comme l’est la Variation N°18 en do mineur, épurée et bouleversante.

    Håkon Skogstad a grandement été nourri par le répertoire pour piano des XIXe et XXe siècle, que ce soit Debussy, nous le disions (Variation N°19 en sol bémol majeur), mais aussi le répertoire russe dans ses expressions exacerbées (Les N°22 et 23). Sans oublier un esprit pop (l’orientale Variation N°20 en fa majeur) ou la musique traditionnelle norvégienne. Le compositeur précise que pour la vingt-et-unième Variation, il s’est inspiré d’un air folklorique norvégien.

    La vingt-quatrième et dernière Variation conclut en douceur un album néoclassique aux multiples couleurs musicales. Une jolie réussite.

    Håkon Skogstad, 24 variations pour piano, Øra Fonogram, 2026
    https://www.orafonogram.no/hkon-skogstad
    https://www.hmskogstad.net
    https://www.facebook.com/skogstadpianist
    https://www.instagram.com/hakonskogstad

    Voir aussi : "Au cœur de l’Europe"
    "Éternelle et musicale Norvège"
    "Les Variations ”Gouldberg”"

  • Berlin à l’ombre de géants

    Partons à la découverte d’un compositeur largement éclipsé par ses brillants contemporains que furent Bach, Mozart ou Haendel. Difficile musicalement d’exister à l’ombre de ses génies. L’ensemble lituanien Klaipéda Chamber Orchestra, qui nous avait déjà proposé un formidable projet autour de Vivaldi, est de retour, avec la même envie de surprendre et de séduire.

    Parlons de Johann Daniel Berlin (1714-1787), compositeur norvégien de langue allemande né à Memel, anciennement Klaipéda – d’où le nom de l’album proposé par Indésens, Returns To Klaipéda.

    Musicien norvégien, de culture Prusse, est né dans une ville maintenant lituanienne (Memel) avant d’être élevé quelques années au Danemark. Ajoutons à cela des connaissances encyclopédiques et ses goûts pour les sciences et les inventions. Voilà qui fait de Johann Daniel Berlin un artiste européen qui s’est nourri de classicisme et d’humanisme, à l’instar des Sinfonia n°1, 2 et 3 et du Concerto pour violon proposés dans cet enregistrement, soit l’ensemble de son œuvre conservée – si l’on excepte ses pièces pour clavecin.

    La première Sinfonia impose déjà le compositeur, classique, sérieux mais non sans enthousiasme, comme le prouvent l’Allegro brillant du début et celui vivifiant de la fin. Entre ces deux mouvements, il y a du Bach, période Messe en si, dans l’Andante s’écoutant comme une marche triste et nostalgique - sans doute la nostalgie de Klaipéda, la ville de ses origines. Ce que Berlin ignorait bien entendu c’est que Klaipéda a été depuis entièrement détruite durant la seconde guerre mondiale, avant d’être annexée par la Russie soviétique qui a effacé son riche patrimoine. Elle est devenue libre et lituanienne depuis, mais elle a perdu son riche passé historique.

    Belle efficacité mélodique

    Mais revenons à l’opus, avec la Sinfonia per cornetta n°2. Nous voilà téléportés en plein XVIIIe siècle grâce au Klaipéda Chamber Orchestra. L’orchestration brillante saute aux oreilles (en particulier l’Allegro qui conclue cette Sinfionia). Saluons la présence rare et incroyable du dialogue entre l’ensemble et un cornet à piston, un cuivre rare similaire à la trompette et aux sonorités plus douces et chaleureuses (le délicat Largo).  

    La Sinfonia n°3 démontre que Johann Daniel Berlin est un compositeur à ne pas minorer. L’orchestration fait la part belle aux bois (Allegro) pour des mouvements relativement courts et d’une belle efficacité mélodique. Une nouvelle fois, c’est un mouvement Andante qui est choisi pour le classique mouvement lent intermédiaire. L’artiste norvégien se cale complètement avec l’esprit de son temps, avant un dernier mouvement Allegro, là aussi dominé par des bois donnant à cette Sinfonia l’allure d’une pièce à cheval entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

    Berlin nous a également laissé un Concerto pour violon en la majeur. L’auditeur ou l’auditrice se laissera séduire par les trois mouvements bien équilibrés Allegro-Adagio-Allegro menées par le violon de Konrad Levicki dialoguant avec fluidité avec le Klaipéda Chamber Orchestra dirigé par Mindaugas Bačkus. L’Adagio à la fois paisible et simple achève de nous convaincre que Johann Daniel Berlin a définitivement sa place dans l’univers musical classique du XVIIIe siècle.

    Johann Daniel Berlin, Returns To Klaipéda,
    Klaipéda Chamber Orchestra dirigé par Mindaugas Bačkus, Indensens Calioppe, 2025

    https://indesenscalliope.com
    https://www.koncertusale.lt/en/collective/klaipeda-chamber-orchestra 

    Voir aussi : "Torelli sorti de l’oubli"
    "Vivaldi par le Klaipéda Chamber Orchestra"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Berlin à l’ombre de géants

    Partons à la découverte d’un compositeur largement éclipsé par ses brillants contemporains que furent Bach, Mozart ou Haendel. Difficile musicalement d’exister à l’ombre de ses génies. L’ensemble lituanien Klaipéda Chamber Orchestra, qui nous avait déjà proposé un formidable projet autour de Vivaldi, est de retour, avec la même envie de surprendre et de séduire.

    Parlons de Johann Daniel Berlin (1714-1787), compositeur norvégien de langue allemande né à Memel, anciennement Klaipéda – d’où le nom de l’album proposé par Indésens, Returns To Klaipéda.

    Musicien norvégien, de culture Prusse, est né dans une ville maintenant lituanienne (Memel) avant d’être élevé quelques années au Danemark. Ajoutons à cela des connaissances encyclopédiques et ses goûts pour les sciences et les inventions. Voilà qui fait de Johann Daniel Berlin un artiste européen qui s’est nourri de classicisme et d’humanisme, à l’instar des Sinfonia n°1, 2 et 3 et du Concerto pour violon proposés dans cet enregistrement, soit l’ensemble de son œuvre conservée – si l’on excepte ses pièces pour clavecin.

    La première Sinfonia impose déjà le compositeur, classique, sérieux mais non sans enthousiasme, comme le prouvent l’Allegro brillant du début et celui vivifiant de la fin. Entre ces deux mouvements, il y a du Bach, période Messe en si, dans l’Andante s’écoutant comme une marche triste et nostalgique - sans doute la nostalgie de Klaipéda, la ville de ses origines. Ce que Berlin ignorait bien entendu c’est que Klaipéda a été depuis entièrement détruite durant la seconde guerre mondiale, avant d’être annexée par la Russie soviétique qui a effacé son riche patrimoine. Elle est devenue libre et lituanienne depuis, mais elle a perdu son riche passé historique.

    Belle efficacité mélodique

    Mais revenons à l’opus, avec la Sinfonia per cornetta n°2. Nous voilà téléportés en plein XVIIIe siècle grâce au Klaipéda Chamber Orchestra. L’orchestration brillante saute aux oreilles (en particulier l’Allegro qui conclue cette Sinfionia). Saluons la présence rare et incroyable du dialogue entre l’ensemble et un cornet à piston, un cuivre rare similaire à la trompette et aux sonorités plus douces et chaleureuses (le délicat Largo).  

    La Sinfonia n°3 démontre que Johann Daniel Berlin est un compositeur à ne pas minorer. L’orchestration fait la part belle aux bois (Allegro) pour des mouvements relativement courts et d’une belle efficacité mélodique. Une nouvelle fois, c’est un mouvement Andante qui est choisi pour le classique mouvement lent intermédiaire. L’artiste norvégien se cale complètement avec l’esprit de son temps, avant un dernier mouvement Allegro, là aussi dominé par des bois donnant à cette Sinfonia l’allure d’une pièce à cheval entre le XVIIe et le XVIIIe siècle.

    Berlin nous a également laissé un Concerto pour violon en la majeur. L’auditeur ou l’auditrice se laissera séduire par les trois mouvements bien équilibrés Allegro-Adagio-Allegro menées par le violon de Konrad Levicki dialoguant avec fluidité avec le Klaipéda Chamber Orchestra dirigé par Mindaugas Bačkus. L’Adagio à la fois paisible et simple achève de nous convaincre que Johann Daniel Berlin a définitivement sa place dans l’univers musical classique du XVIIIe siècle.

    Johann Daniel Berlin, Returns To Klaipéda,
    Klaipéda Chamber Orchestra dirigé par Mindaugas Bačkus, Indensens Calioppe, 2025

    https://indesenscalliope.com
    https://www.koncertusale.lt/en/collective/klaipeda-chamber-orchestra 

    Voir aussi : "Torelli sorti de l’oubli"
    "Vivaldi par le Klaipéda Chamber Orchestra"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • La Trilogie d’Oslo - Rêves

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film La Trilogie d’Oslo - Rêves. Il sera visible les jeudi 11 et dimanche 14 septembre à 18h00 et lundi 15 septembre à 14h00
    Soirée débat mardi 16 septembre à 20h30

    Johanne tombe amoureuse pour la première fois de sa vie, de sa professeure. Elle relate ses émotions dans un carnet. Quand sa mère et sa grand-mère lisent ses mots, elles sont d’abord choquées par leur contenu intime mais voient vite le potentiel littéraire. Tandis qu’elles s’interrogent, entre fierté et jalousie, sur l’opportunité de publier le texte, Johanne se démène entre la réalité et le romanesque de son histoire...

    La Trilogie d’Oslo - Rêves, drame  norvégien de Dag Johan Haugerud,
    avec Ella Øverbye, Ane Dahl Torp, Selome Emnetu, 110 mn, 2025
    Titre original : Rajagunj : Drømmer
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1600
    http://distrib.pyramidefilms.com/pyramide-distribution-a-l-affiche/la-trilogie-d-oslo-reves.html

    Voir aussi : "Germaine Acogny, l’essence de la danse"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Loveable

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Loveable. Il sera visible les jeudi 4 septembre, dimanche 7 septembre à 18 heures, lundi 8 septembre août à 14 heures et mardi 9 septembre à 20 heures 30, avec débat.  

    Maria et Sigmund se croisent de fête en fête avant de se rendre à l’évidence : ils sont faits l’un pour l’autre ! Une passion fusionnelle et quelques années plus tard, Maria jongle désormais entre une vie domestique avec quatre enfants et une carrière exigeante. Sigmund, lui, voyage de plus en plus pour son travail mais un soir, il annonce qu’il veut divorcer...

    Grand prix du jury et prix d’interprétation au festival des Arcs.

    Loveable, drame norvégien de Lilja Ingolfsdottir
    avec Helga Guren, Oddgeir Thune, Marte Magnusdotter Solem, 2025, 91 mn

    Titre original : Elskling
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1596
    https://jour2fete.com/film/loveable

    Voir aussi : "Leila et les Loups"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Loveable

    Les Cramés de la Bobine présentent à l'Alticiné de Montargis le film Loveable. Il sera visible les jeudi 4 septembre, dimanche 7 septembre à 18 heures, lundi 8 septembre août à 14 heures et mardi 9 septembre à 20 heures 30, avec débat.  

    Maria et Sigmund se croisent de fête en fête avant de se rendre à l’évidence : ils sont faits l’un pour l’autre ! Une passion fusionnelle et quelques années plus tard, Maria jongle désormais entre une vie domestique avec quatre enfants et une carrière exigeante. Sigmund, lui, voyage de plus en plus pour son travail mais un soir, il annonce qu’il veut divorcer...

    Grand prix du jury et prix d’interprétation au festival des Arcs.

    Loveable, drame norvégien de Lilja Ingolfsdottir
    avec Helga Guren, Oddgeir Thune, Marte Magnusdotter Solem, 2025, 91 mn

    Titre original : Elskling
    https://www.cramesdelabobine.org/spip.php?rubrique1596
    https://jour2fete.com/film/loveable

    Voir aussi : "Leila et les Loups"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Éternelle et musicale Norvège

    "Qu’est-ce que le hardingfele ?" me demanderez-vous sans doute. Il s’agit d’un violon doté de cordes sympathiques. En Norvège, le hardingfele est l’instrument roi. Il est à l’honneur dans l'album Chant et hardingfele, proposé par Ocora, mettant à l’honneur des chants traditionnels venus de ce pays de Scandinavie, joués ici par Tore Bolsad et Vidar Underseth.

    Poèmes, chants de bergers, comptines ("Halt Halvord"), déclarations d’amour (Kari, kari"), airs connus ("Rothnheims – Knut"), berceuses, ballades ("Ja, e huksa vel ei gong"), psaumes ("Store Gud og frelsermand") ou danses populaires ("Hei, so dansa jenta mi", "Comme elle danse, ma fille"), constituent le cœur de cet album enregistré il y a plus de vingt ans. On  peut remercier Radio France d’avoir eu l’idée de le proposer en réédition cette année.

    La simplicité apparente de ces morceaux ("Brureslått etter Peder Straumen") n’enlève en rien leur délicatesse et leur profondeur ("Nattergalen"), ni à cette nostalgie affleurant dans chaque morceau. Il n’y a qu’à écouter le bref et amoureux "Sørg aldri du min pike" ou encore ce chant a capella, "Hvad er det godt at lande", se perdant dans une déambulation mystique. L’auditeur sera évidemment sensible à ces chansons pour l’amoureux bientôt de retour ("Rettno kjeme kult’n tå fjette", "Tout à l’heure il viendra") ou ces délicieuses chansons pleines de simplicité ("Det sprang ein liten gut", "Le petit garçon a couru"). 

    L’auditeur français découvrira un répertoire riche dont les origines se perdent dans la nuit des temps 

    L’auditeur français découvrira très certainement un répertoire riche dont les origines se perdent dans la nuit des temps. Il faut se laisser bercer dans cet opus pour en apprécier toute la saveur. Les airs et chants sont courts (d’environ vingt secondes à un peu plus de trois minutes) et proposent aussi bien des danses traditionnels ("Springar etter Peder Straumen") que des chansons en norvégien qui savent nous toucher, à l’instar du magnifique et amoureux "Kari, Kari", interprété par Kristin Gulbrandsen, capable de nous saisir, y compris dans sa concision ("Liten va guten", "Kitte, kitte").

    On sera touché par la maîtrise vocale autant que la justesse des interprétations de Kristin Gulbandsen (le vocal et nu "Store Gud og frelsermand"), autant que par cette impression d’assister à la renaissance d’un répertoire qui nous parvient jusqu’ici.  

    Et si l’on parlait de singulière modernité, y compris dans l’interprétation ? Que l’on pense au "Springar av Vidar Underseth" ou aux violons gémissants de cet étonnant "Lyrdarlått etter Ola Okshovd". La musique traditionnelle vient souvent faire écho aux recherches contemporaines (la danse "Heimreisa"). La spécificité du son du hardingfele est frappant dans cette marche des noces ("Brureslått etter Abraham Melvaer"). D’ailleurs, plusieurs morceaux évoquent des spelemann connus en Norvège et parfois contemporains – Knu B. Sjåheim, Gabreil Reed, Johannes Holsen ou Torleiv Bolstad.  

    À travers cet album, c’est tout un patrimoine qui donne à se faire écouter. C’est aussi un hommage aux artistes, connus ou anonymes, qui ont permis à tout un pan de cette musique traditionnelle et populaire d’arriver jusqu’à nous.   

    Chant et hardingfele, avec Kristin Gulbrandsen (chant), Ole Aastad Bråten (cithare langeleik), Tore Bolstad (violon hardingfele) et Vidar Underseth (violon hardingfele), Ocora, 2023, 
    https://www.radiofrance.com/les-editions/disque/norvege-chant-et-hardingfele

    Voir aussi : "Loïe Fuller sur les pas de Salomé"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !