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Aimons-nous vivants

Le nom de l’auteure de Time Space Love est marqué en tout petit sur la couverture de l’album : Émilie Pello, écrite de la main de l’auteure lorsqu’elle était enfant. Dans ce qui est un opus introspectif, son quatrième, l’artiste a choisi d’utiliser des photos souvenirs pour ce qui ressemblerait à un montage de scrapbooking. Voilà pour l’aspect marketing d’une production soignée de bout en bout.

11 titres dont 3 en français : c’est l’anglais qui a été choisi, pour un opus pop puisant son inspiration dans les 70's, les 90's et les musiques de film. Dans des morceaux patiemment écrits : "Du temps, de l'espace, de l'amour, Ce mantra a guidé toute l’écriture de l’album. Cette chanson s’adresse à mon fils, à qui j’enseigne cette philosophie, et le soin du lien qui nous lie" explique Emily Pello. Ce disque signe le retour d'une artiste aux multiples talents ayant déjà fait ses preuves en premières partie de Liza Minelli à l’Olympia ou d’Amy Winehouse à Londres.

De sa voix veloutée, Emilie Pello propose une pop sans esbroufe à écouter à deux, dans un opus plein de mélancolie ("Is There Anything", "Windy Day"), consacré principalement à la recherche de l’amour  ("Time Space Love"). Le bonheur affleure dans un opus parfaitement abouti. Que l’on pense à "You Will Find Me" au son nineties, à la fois enlevé, plus rock et plein d’espoir ("But I know that someday you will find me"). "Another Millenium" peut être présenté comme une ballade mélancolique et nostalgique" ("The suns will burn your wings too hard / So help me plant a brand new forest").

L’artiste se portraitise elle-même dans "Fourty" : ce morceau se veut autobiographique. Émily Pello se présente comme une artiste qui a déjà bourlingué, mais aussi comme une mère et une femme de quarante ans qui révèle ses failles et ses doutes : "Give me just a little chance / To rise above that fear / Of me older, weaker, uglier, but me!" Ce titre soul et attachant vibre de sincérité.  Et si derrière cette musicienne discrète se cachait une "herbe folle" qui chante ainsi en anglais et en français : "Comme elle est dure, dure à entretenir, cette herbe folle" ?

Et si derrière cette musicienne discrète se cachait une "herbe folle" ?

Parlons aussi de ces morceaux tout aussi intimes : le joli portrait de deux artistes, "Jean et Jo", le pop-folk "Ghosts In My Songs" sur un être aimé, arrivé, comme le dit Emily Pello, tel un guerrier et parti comme un fantôme, non sans laisser des blessures que la chanteuse exprime ainsi : "Without you, I see ghosts in my songs".

On pourra tout aussi être sensible à "Windy Day", un morceau comme susurré au texte mélancolique : "I feel like Dcarlett O’Hara in love / waiting alone in Tara". L’auditeur ou l’auditrice aura sans doute plaisir à l’écouter un plaid sur les genoux et une tasse de thé à la main, par un jour venteux, en pensant à celui qui est parti et ne reviendra pas : "Should I stay here without your love, without your heat".

Mais l’amour serait-il tout de même possible, comme l’évoque "Steel Feel Love" ? Emily Pello a écrit là une très belle ballade sur l’attente et l’espoir : "I wish you could tell me how angry you are / I wish you could tell me how sad you feel / I wish I could hear it".

"Ramène-nous vivants" vient clore en français ce séduisant quatrième album d’Emily Pello, une vraie déclaration d'amour pour la musique : "Regarde les noires et les croches / Des vagues qui s’en fichent".

Emily Pello, Time Space Love, 2022
https://emilypello.fr
https://www.facebook.com/EmilyPelloOfficiel
https://www.instagram.com/emilypelloofficiel

Voir aussi : "Encore un mot d’Alba"

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