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Voilà une initiative originale du spécialiste des voyages en ligne, TravelBird : savoir quelle musique représenterait le mieux son pays. Cette question fait partie de celle qui a été posée aux représentants officielles de centaines de pays. Grâce aux réponses de 49 représentants d’ambassades, une bande originale a été dressée par le spécialiste des voyages en ligne. Il n’est bien sûr pas question de parler d’hymnes nationaux, mais de musiques emblématiques, connues ou non, collant au mieux à l’identité de tel ou tel pays.
C’est une BO hétéroclite et parfois surprenante que nous proposent ces officiels et promoteurs de la culture de leur pays. La musique classique est bien présente avec Le Beau Danube Bleu de Johann Strauss Fils ou le 21e concerto pour piano de Mozart pour l’Autriche, Finlandia de Sibelius pour la Finlande ou Morning Mood de Grieg pour la Norvège. Mais les ambassadeurs mettent surtout en avant des musiques de la tradition populaire : La Misa Criolla d’Ariel Ramírez ou Mi Buenos Aires Querido de Carlos Gardel pour l’Argentine, Der er et yndigt landde Hans Ernst Krøyer pour le Danemark, Cielito Lindo de Quirino Mendoza y Cortés pour le Mexique ou le mythique et incontournable Que viva España de Manolo Escobar pour l’Espagne.
Et la France dans tout cela ?
Mais les ambassadeurs n’oublient pas le répertoire plus actuel, avec des réponses qui ne manqueront sans doute pas d’étonner : Rock Me Amadeus de Falco (Autriche), Canadian Railroad Trilogy de ,(Canada), Ojalá que llueva caféde Juan Luís Guerra (République dominicaine) ou… Vienna de Leonard Cohen (toujours pour l’Autriche).
Et la France dans tout cela ? Les ambassades de notre pays méritent un carton jaune pour leur silence sur cette enquête. En clair, aucun représentant d’ambassade française dans le monde n’a daigné répondre. Une copie blanche que Bla Bla Blog ne souhaite pas laisser rester morte. Osons donc trois BO pour la France : L’air du Galop infernal d'Orphée aux Enfers de Jacques Offenbach,L’Hymne à l’Amour d’Édith Piaf ou La Javanaisede Serge Gainsbourg.
À moins bien sûr que la prochaine bande originale de notre pays ne soit celle qui sera composée demain. Allez savoir.
Nous avions récemment parlé des Vanished Souls, auteurs d'un album hypnotique, rock et psychédélique qui sort aujourd'hui. Nous avons voulu en savoir plus sur ces quatre garçons dans le vent.
Bla Bla Blog – Bonjour, les Vanished Souls. Comme le nom du groupe et vos titres ne l’indiquent pas, vous êtes Français. Voulez-vous vous présenter et parler de votre rencontre ? De quand date-t-elle d’ailleurs ?
Vanished Souls – Bonjour. Svein & DriX. Nous nous sommes rencontrés il y a de nombreuses années alors que nous étudions la musique dans une grande école de Nancy. Cela date d'une dizaine d'années et la rencontre s'est faite naturellement autour de goûts musicaux communs et une véritable envie de créer et tester des choses. Nous avons beaucoup expérimenté au travers de l'impro à cette époque, sans savoir que nous jetions les bases d'une longue collaboration.
BBB – Racontez-nous votre manière de travailler ? Qui compose ? Comment sont partagés les rôles ?
VS – On compose tout à deux. Pas de règles, pas de méthodologie juste un travail d'échange sur des idées. Parfois des bouts d'idée, parfois des choses plus abouties. On arrange puis on maquette pour avoir une vision globale du morceau. Il arrive que pas mal de choses changent au moment de l'enregistrement, notamment les arrangements, on reste toujours ouvert à l'accident. Pas de calcul non plus, parfois la musique d'abord, parfois le texte ou par magie les deux en même temps. Toujours ce leitmotiv que le morceau se compose par lui même comme si nous n'étions que les ouvriers de cet animal sauvage qu'on essaye de dompter.
BBB – Vous avez été découverts en 2013, avant une année 2014 menée tambour battant. Pouvez-vous nous parler de ce début de carrière assez dingue ?
VS – Nous sommes deux très gros travailleurs et nous composons énormément (nous sommes également compositeur a l'image pour la TV et le cinéma), ce qui fait que nous avons toujours la tête dans le guidon. L'année 2014 a fait suite à la sortie de notre premier album et a cristallisée nos premières "vraies" apparitions en terme de groupe dans la presse et les médias, ainsi que sur des scènes conséquentes avec comme point d'orgue notre participation au Festival Solidays.
BBB – Il y a aussi ce clip viral des deux membres du groupe, DriX et Svein, autour du retour de militaires auprès de leurs enfants. Pouvez-vous nous en dire plus ?
VS – C'est la résultante de notre travail parallèle en dehors du groupe et notre collaboration avec Universal Publishing. C'est une histoire assez drôle car c'est une amie qui nous a montré un jour la vidéo sans que nous sachions, ni elle, ni nous que c'était notre musique ! La magie de la diffusion sur internet et sur les réseaux.
"Cet album est comme une série avec différents épisodes"
BBB – Venons-en à ce nouvel album. Quand l’avez-vous commencé et surtout comment écrire un album aux ambiances et aux influences aussi différentes ? Comment présenteriez-vous ce nouvel album ?
VS – Pour commencer nous avons mis deux ans pour composer cet album. Nous souhaitions prendre notre temps et également aller vers plus d'épure avec des morceaux plus courts. Essayer de dire en 3-4 minutes ce que l'on disait sur le premier album en dix minutes. Pour cela nous avons collaboré avec le DA Fred Vectol du studio Question de son afin de nous guider dans cette tâche. On aime imaginer cette album comme une série avec différents épisodes. Chaque épisode (titre) raconte quelque chose et peut être pris séparément, mais peut également être capté comme faisant parti d'un tout.
BBB – On parle d’influences. Les vôtres sont à chercher dans plusieurs directions. On pense bien sûr au rock psychédélique de Pink Floyd, à Archive, Radiohead. La pop des années 80 également ? La new wave ?
VS – Oui nous sommes très ouverts musicalement et notre travail de producteur de musique à l'image nous à amené à explorer de nombreux styles. Pour nous la musique est semblable aux humeurs et aux sentiments humains, multiples et riches.
BBB – Sans oublier le rap. On pense au titre Am your shadow.
VS – Oui, typiquement une émergence des influences profondes du groupe, sous-jacent depuis toujours et qui s'est affirmé sur ce titre. C'était une évidence et en rien calculé. La couleur de ce morceau s'est imposée d'elle même.
BBB – Vous semblez faire une synthèse entre différents courants musicaux. Votre album est-il un hommage au rock, que certains annoncent mort, ou bien une tentative de le renouveler ?
VS – On n'a aucunement la prétention de rendre hommage ou renouveler quoi que ce soit. On fait juste ce que l'on ressent, ce qu'on rêve et on le fixe sur l'enregistrement. Apres les histoires de mort de tel ou tel style de musique n'a pour nous aucun sens car les style ne meurent pas, ils échappent peut être à la mise en lumière pour le "grand public" mais dans tout les cas il perdurent et se transforment. Tout n'est qu'un éternel renouvellement. Il y aura toujours du jazz, du blues, du classique, du hip-hop, du métal, de l'électro...
BBB – Qu’écoutez-vous aujourd’hui ? Que trouve-ton dans votre play-list à chacun ?
VS – De tout, absolument de tout !
BBB – Et y a-t-il un titre "honteux" que vous aimez écouter ?
VS – Également et beaucoup trop de titres ! Mais c'est notre jardin secret ça !
BBB – Quel est le dernier livre et le dernier film que vous avez lu et vu ?
VS – (DriX) Manuel Ikea de montage pour DriX. Et le film 3 Billboards... bouleversant. (Svein) Je ne regarde que les bandes annonces et les résumés : ça va plus vite...
BBB – Quelle est votre prochaine actualité après la sortie de cet album ? Des concerts ? Des tournées ?
VS – Oui concerts prévu déjà jusque juin pour commencer et surtout notre release party au Nouveau Casino à Paris le 19 avril. Tout est sur notre Facebook et notre site.
BBB – La sortie de l’album est prévue le 30 mars. Vous vous sentez comment ?
VS – Excité et agréablement surpris par les premiers retours très positifs sur l'album qui nous font chauds au cœur, hâte de défendre ça sur scène.
BBB – Bonne rentrée musicale, alors, les Vanished Souls. Et merci d’avoir répondu à nos questions.
VS –Merci beaucoup et à bientôt sur les routes.
Vanished Souls, Vanished Souls, Frozen Records / Chancy Publishing Sortie le 30 mars 2018 http://www.vs-music.com
Il est probable que vous ne soyez pas encore tombés sur l'OVNI musical qu'est Plaisir moderne de Scratchophone Orchestra. Si c'est le cas, courez vous procurer leur premier album.
Depuis une dizaine d'années, à la faveur d’émissions populaires, le répertoire oublié des années 20 et 30, que ce soit le charleston, le quickstep ou le madison, ont été remis au goût du jour. Scratchophone Orchestra à choisi de s'emparer de ces rythmes des années folles et de les mixer pour créer un électro-swing à la fois contemporain et rendant hommage à l’Amérique jazz d’avant-guerre.
Scratchophone Orchestra est né il y a seulement trois ans et a déjà sillonné le territoire avec sa formation mêlant instruments acoustiques, voix, synthétiseurs et platines.
Album coloré, familier et révolutionnaire
Le résultat est un album coloré à la fois familier et révolutionnaire : familier dans la récupération de cette matière brute musicale venue de la Nouvelle Orléans des années 30 et révolutionnaire dans cette manière de passer à la moulinette de l’électro et du scratch les douze titres, dont dix chansons en anglais et en français.
L’auditeur y retrouvera une époque nourrie de romantisme (That Girl, Lazy Lady ou Mon Héroïne, au titre volontairement ambigu). Scratchophone Orchestra nous entraîne aussi bien à Broadway (Danse in White, My Little Way ou Trump) que dans le Paris bohème et canaille de Jean Gabin et Michèle Morgan (Cabotin) ou celui, manouche, de Django Reinhardt (Clubbing with Django).
Plaisir moderne serait l’essence des années 30 descendue au milieu d’une piste de club en 2018. Avec Scratchophone Orchestra, la bande à Aurélien Maurocq (voix et clarinette), en veste tweed sombre, bretelles et borsalino, scratche pour faire swinger des danseurs tout droit sortis du Chanteur de Jazz.
Seul bémol sans doute dans Plaisir moderne : il manque ce je ne sais quoi de sex-appeal et aussi de voix féminine dans un album assez unique dans son genre – donc à découvrir.