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edgar allan poe

  • Dickens ou Poe ?

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    La France est une grande nation de court-métrages, sans aucun doute : ce secteur reste en bonne santé et symbolise la bonne santé de la création française d’après un rapport du CNC en 2017. Illustration avec Le Signal, un court tourné il y a deux ans et que Bla Bla Blog vous invite à découvrir.

    David Samic, à l’écriture et à la réalisation, étonne par son parti-pris comme le soin qu’il a porté à la mise en scène de cette adaptation d’une nouvelle de Charles Dickens. Au fait : Charles Dickens ou Edgar Allan Poe ? Il est vrai que cette histoire d’un aiguilleur obsédé par un fantôme le visitant régulièrement n’est pas sans rappeler l’auteur de Double assassinat dans la rue Morgue. Empoisonné par ce délire, l'homme se confie à un inconnu rencontré par hasard, Charles Dickens lui-même.

    David Samic a réalisé un court-métrage plus ambitieux qu’il n’y paraît. Les images de synthèse, utilisés astucieusement dans Le Signal, permettent de donner une facture onirique à un film tourné en costume d’époque. Il fallait oser. David Samic l’a fait.

    Le signal, court-métrage fantastique de David Samic, avec Cédrick Spinassou, Christian Balthauss, Emmanuel Martin, Suad Vrazalica et Athénais Reignier, France, 15 mn, 2016
    http://ciepfilm.wix.com/davidsamic

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  • C’est le plus dandy des albums

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    Si L’Absinthe de MoonCCat, était sorti il y a plus de quinze ans, le bloggeur (et sans doute pas que lui) se serait fait une joie de le classifier parmi les œuvres "fin de siècle." Décadent, dandy, d’un romantisme noir : les qualificatifs ne manquent pas pour ce deuxième album d’un artiste atypique sur la scène musicale française, et qui a fait récemment la première partie d’un concert de La Femme à La Rochelle, le 26 janvier dernier.

    MoonCCat fait de l’absinthe, cette boisson verte alcoolisée mythique et polémique, le thème d’un album enivrant et puisant ses références dans la cohorte d’artistes dits "décadents" de la seconde moitié du XIXe siècle : Charles Baudelaire, Oscar Wilde, Edgar Allan Poe ou Thomas Lovell Beddoes.

    La "fée verte" a inspiré au poète et musicien des titres sombres, élégants, étranges et renvoyant l’auditeur à une certaine idée de l’artiste maudit.

    MoonCCat impose son univers avec une constance qui impose l’admiration. Les textes parlent d’ivresses, de visions gothiques ou d’amours noirs, à l’exemple de Poison, une adaptation d’un poème de Charles Baudelaire : "Tout cela ne vaut pas le poison qui découle / De tes yeux, de tes yeux verts, / Lacs où mon âme tremble et se voit à l'envers."

    MoonCCat instille ce je ne sais quoi de poison raffiné dans les onze titres de cet album pop-rock et lo-fi. Le style du chanteur n’est pas sans rappeler Bryan Ferry, donnant à L’Absinthe l’éclat d’un diamant noir. Enivrant comme la fée verte, vous disais-je.

    MoonCCat, L’Absinthe, Vert d’Absinthe, 2016
    www.moonccat.com