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• • Vie et ville de Montargis - Page 5

  • Politique cosmique

    Au centre d’art contemporain des Tanneries à Amilly, l’exposition "L’éternité par les astres" propose au spectateur une immersion à la fois poétique, politique et cosmique, sous le regard d’Auguste Blanqui. Ce théoricien révolutionnaire est notamment l’auteur d’un ouvrage astronomique, L’Éternité par les Astres, écrit en 1871 lors de sa réclusion au château du Taureau dans le Finistère, après la Commune de Paris. C’est ce livre, une réflexion sur l’immensité de l’univers et sur l’intuition d’autres possibilités de vies biologiques et sociétales, qui est le fil conducteur d’une exposition comme hors du temps.

    Léa Bismuth, la commissaire d’exposition, a imaginé un parcours scientifique, artistique et cosmique pour faire écho à l’utopique Auguste Blanqui, présent grâce à un portrait (Jérôme Zonder, L’enfermé, 2017) et à plusieurs de ses citations.

    L’exposition des Tanneries, visible jusqu’au 27 août 2017, fait se télescoper des arts aussi différents que la photo, l’installation, la vidéo, la sculpture ou les textes révolutionnaires de Blanqui pour cheminer dans la pensée du révolutionnaire socialiste - aussi goûter à un peu d’éternité cosmique.

    Après le film de Rebecca Digne, Épure (2015), le spectateur traverse la verrière lumineuse des Tanneries. Il navigue au cœur des installations Vecteur d’Edouard Wolton (2017) et Astérisme (2014-2017) de Charlotte Charbonnel, une œuvre illustrée par le son des étoiles du Dr Jon M. Jenkins d’après la Mission Keppler de la NASA.

    Après cette entrée en matière dans un jour lumineux, le spectateur entre dans l’espace clos et sombre de ce qui constitue le cœur de l’exposition. Les yeux doivent s’habituer quelques instants à l’obscurité avant de s’immerger, comme au cinéma, dans le récit cosmique et révolutionnaire de Blanqui. Après le visionnage du film de Guy Debord, In girum imus nocte et consumimur igni (palindrome latin signifiant : "Nous tournons dans la nuit et sommes consumés par le feu", 1978), l’apaisement vient dans l’espace suivant, grâce aux captations numériques de Juliette Agnel (Nocturnes 2017).

    C’est une promenade nocturne autant qu’une conversation intemporelle qui conduit le spectateur d’espaces en espaces : l’installation sobre et puissante d’un végétal en suspension (Marie-Luce Nadal, Le Vain des Grâces, fragment d’une vendange, 2017), vidéos (Louis Hervé et Chloé Mallet, Spectacles sans objet, 2016), photographies, documentaires (Juliette Agnel, Quatre jours dans le chantier des Halles, 2011 et Rebecca Digne, Rouge, 2014), performances filmées (Mel O’Callagan, Ensemble, 2013), expositions d’objets et vitrines mêlant science et poésie (Edouard Wolton).

    Cosmologie et politique sont étroitement liés dans une exposition qui va comme un gant à l’espace à la fois austère et spectaculaire des Tanneries. Le révolutionnaire de 1871 Auguste Blanqui voit son œuvre se poursuivre à Amilly. Elle interroge encore le spectateur de 2017 au sujet de la place de l’homme perdu dans les constellations. Inlassable, et souvent vainement, nous traçons son chemin au milieu de la nature. Nous balafrons le monde géologique (Quatre jours dans le chantier des Halles), nous transformons notre environnement (agriculture, industries). Nous nous imprégnons aussi de cette éternité proposée par l’univers, au point de lancer un appel à ces autres vies extra-terrestres dont l’ancien révolté de la Commune avait eu l’intuition (Astérisme). Voilà qui en fait un personnage d’une grande modernité, comme nous le rappelle une citation du Parti imaginaire : "Blanqui n’est pas un personnage historique, détrompez-vous. Il ne nous revient pas comme un fantôme du XIXe siècle, sauf à considérer qu’un siècle puisse traverser les âges. Blanqui est d’hier, d’aujourd’hui, de demain."

    "L’éternité par les astres", Les Tanneries, Amilly (45), du 22 avril au 27 août 2017,
    du mercredi au dimanche, de 14H30 à 18H, entrée libre

    http://www.lestanneries.fr

    Louise Hervé et Chloé Maillet, Spectacles sans objet, 2016
    diapositives argentiques, film, super 8 et vidéo sur HD
    Courtesy galerie Marcelle Alix, Paris

  • Suis-je l'auteur de ma propre vie ?

    Logo simple.jpgLe café philosophique de Montargis fixe son nouveau rendez-vous le vendredi 24 mars 2017 à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée. Pour cette nouvelle séance, les participants débattront sur cette question : "Suis-je l'auteur de ma propre vie ?"

    Une telle question pose en soi une première réflexion : celle de savoir si notre propre vie pourrait être une œuvre dont nous serions les créateurs. Ne serait-ce pas limiter dans ce cas notre existence à un "work in progress" à l’échelle humaine ? Être auteur de sa propre vie c’est au fond assumer notre propre liberté. N’est-ce pas présomptueux ou, pour reprendre Freud, faire preuve "d’égoïsme naïf" ? Cette liberté totale, clamée par Jean-Paul Sartre est-elle tenable ? Quelles en sont les limites ? Notre libre-arbitre peut-il être faussé ? Autrui est-il un obstacle à ma liberté ?
    Ce sont quelques-unes des questions qui seront traitées au cours de cette séance du 24 mars, à partir de 19 heures à la brasserie du Centre Commercial de La Chaussée de Montargis.

    La participation sera libre et gratuite.

    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com

  • La bulle coincée en travers de la gorge

    Le bloggeur avait mis cet événement sur son agenda pour le dernier week-end, de mai 2017 : après avoir consacré plusieurs chroniques sur le festival de BD "Montargis coince la bulle", le rendez-vous était pris pour arpenter les couloirs d’un salon dont la réputation grossit au fur et à mesure des saisons.

    Las, d’après le quotidien La République du Centre, les organisateurs ont décidé de jeter l’éponge, après plusieurs éditions immanquables. La faute au fric : trop cher, pas assez "populaire" et sans doute pas dans les goûts de la commission culture municipale.

    On se souvient que la dernière édition de Montargis Coince la Bulle s’était déroulée trois jours avant les inondations historiques qui avaient dévasté la ville en 2016. La Venise du Gâtinais avait bien besoin d’un nouveau coup dur ! Il est venu alors que cet événement était le bienvenu pour remettre du baume au cœur à une cité encore traumatisée par les crues de l'an dernier. Même si tout ne semble pas perdu, ce festival de BD aura bel et bien du mal à se remettre à flot : "Pessimiste, Arnaud Floc'h [le dessinateur et créateur du festival] semble voir dans ce coup d'arrêt la signature d'un arrêt de mort : certains auteurs et libraires, qui avaient marqué le rendez-vous d'une croix blanche chaque année, ont très vite pris d'autres engagements. La nature a horreur du vide."

    Quelques édiles ont décidé de faire éclater la bulle qu'un certain nombre d'amateurs de BD attendaient, et cette bulle, plus d'un risquent de l'avoir coincée en travers de la gorge.

    Jean-Baptiste Dos Ramos, "L’édition 2017 de « Montargis coince la bulle" est annulée,
    La République du Centre, 17 janvier 2017

    http://www.montargiscoincelabulle.fr

    © Bla Bla Blog – Maud Begon

  • L'échec : tomber, se relever

    montargis,loiret,café philoLe café philosophique de Montargis fixe son nouveau rendez-vous le vendredi 20 janvier 2017 à 19 heures, à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée. Le sujet de ce nouveau débat portera sur l’échec : "Échec : tomber, se relever".

    L’échec : voilà un sujet paradoxalement au centre de nos existences et pourtant relativement peu traité par la philosophie. Les participants du café philosophique de Montargis se réuniront pour discuter de ce que signifie "échouer" et de ce que cela implique. Il semblerait qu’en France, plus qu’ailleurs sans doute, l’échec soit particulièrement stigmatisé. Mais qu’est-ce que l’échec finalement, et doit-il être rejeté en bloc ? Sommes-nous toujours responsables de nos échecs ? Peut-on parler d’échecs justes ou injustes ? Lorsque nous ratons, sommes-nous des ratés ? L’échec peut-il avoir des vertus ? Peut-on "bien" échouer ? Comment l’échec peut-il être dépassé ?

    Ce sont autant de points qui seront évoqués au cours de cette nouvelle séance du café philo, le vendredi 20 janvier 2017 à partir de 19 heures à la brasserie du Centre Commercial de La Chaussée de Montargis.

    La participation sera libre et gratuite.

    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com

  • Qu'est-ce qu'une œuvre d'art?

    Le café philosophique de Montargis propose une séance exceptionnelle, samedi 10 décembre à partir de 17 heures (et non pas le vendredi à 19 heures comme à l'accoutumée), au Centre d'art Les Tanneries, à Amilly.

    Le café philo de Montargis s’installe dans ce lieu consacré à la création contemporaine pour un débat sur l'art, dans le cadre de l’exposition "Histoire des formes". La confrontation d’œuvres réalisées dans les années 50 avec des œuvres réalisées en 2016 situe d’emblée le visiteur face à de multiples façons d’envisager l’œuvre d’art. L’animation du café philo commencera par une visite commentée par Jeanne Pelloquin, chargée des publics du centre d’art. Ces pistes ouvertes par la visite permettront ensuite au public du café philo de débattre autour de la question suivante : "Qu'est-ce qu'une œuvre d'art ?"

    L'époque moderne a, depuis la fin du XIXe siècle, révolutionné les critères de jugement portant sur l’œuvre d’art. Rappelons pour exemple que, pour les contemporains de Claude Monet, les tableaux dits "impressionniste" étaient considérés comme des gribouillages imparfaits, inachevés, flous. Ainsi, dès la fin du XIXe siècle, la nature de l’art et le métier l’artiste, au sens d’un homme doué de savoir-faire, la définition même de l’œuvre d’art et ses critères de jugement sont remis en question. Depuis l’invention de la photographie, l'imitation du réel dans une œuvre d'art a-t-elle encore un sens ? Quelles sont les critères d’achèvement d’une œuvre ? En quoi son inachèvement, parfois revendiqué par l’artiste, peut-il être une façon de laisser de la place au spectateur ? Depuis l’essor de l’industrie, et aujourd’hui des nouvelles technologies, quelle est la valeur du geste artistique ? Une peinture doit- elle nécessairement véhiculer une émotion ? De quoi "parle" l’artiste à travers son œuvre ? Quelle est la place du spectateur au sein de toutes ces questions qui touchent à la réception de l’œuvre d’art et à des critères de jugement ?

    De par leur richesse et leur complexité, ces questions seront surtout l’occasion de premiers échanges partagées entre « spectateur » curieux, dans le cadre exceptionnel des Tanneries. Les animateurs du café philo fixent cette séance spéciale le samedi 10 décembre à 17 heures, au Centre d'Art contemporain des Tanneries, 234 Rue des Ponts à Amilly.

    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com
    http://www.lestanneries.fr

  • Qu'est-ce qu'être français?

    montargis,loiret,café philoLe café philosophique de Montargis fixe son nouveau rendez-vous le vendredi 4 novembre 2016 à la Brasserie du Centre commercial de la Chaussée. Pour cette nouvelle séance, les participants ont choisi de plancher sur un sujet d'actualité et hautement sensible puisque le débat portera sur cette question : "Qu'est-ce qu'être français ?"

    Il semblerait que l'identité française interroge et qu'elle ne se limite pas à une reconnaissance administrative ou à la maîtrise d'une langue commune. Le débat proposé par l'équipe du café philosophique de Montargis se proposera de discuter de ce qu'est une nation et comment ses habitants peuvent s'y identifier. Comment se traduit cette appartenance ? Comment pourrait-on définir l'identité française ? Quels sont ses critères ? Seraient-ils immuables ? Peut-on dire "Je suis français" au même titre que "Je suis un homme" ou "Je suis une femme" ? L'identité induit-elle une notion d'exclusion ou bien peut-elle avoir pour corollaire la transmission et le partage ?

    Ce sont quelques-unes des questions qui seront traitées au cours de cette première séance de la saison, le vendredi 4 novembre 2016 à partir de 19 heures à la brasserie du Centre Commercial de La Chaussée de Montargis.

    La participation sera libre et gratuite.

    Notez également dès aujourd'hui que le café philosophique de Montargis proposera son rendez-vous de décembre aux Tanneries d'Amilly pour une séance intitulée "Qu'est-ce qu'une œuvre d'art ?" Cette séance exceptionnelle aura lieu le samedi 10 décembre 2016 à 17 heures.

    http://cafephilosophique-montargis.hautetfort.com

  • 42 heures pour un court : la 10e

    Ecrire, filmer et monter un court-métrage de 6 à 8 minutes en 42 heures !

    C’est la 10e édition du Triathlon Vidéo de Montargis, qui aura lieu le week-end du 21 au 23 octobre 2016.

    Le jury sera constitué de la comédienne Mimsy Farmer, qui a joué avec les plus grands (John Cassavetes, Barbet Schroeder, Georges Lautner, Dario Argento ou José Giovanni), Nancy Berthier, conférencière, professeur des universités à l’Université Paris-Sorbonne et Directrice du CRIMIC, Michelle Georgel, une habituée du Triathlon Vidéo de Montargis et Dominique Poujade, journaliste, conteuse et cinéphile éclairée.

    L'an dernier, le bloggeur avait l'honneur d'être du jury de la 9e édition. Le court-métrage Une presque bonne idée était sorti grand vainqueur. 

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site de notre ami et partenaire Art et Culture Montargis.

  • Le musée Girodet de Montargis encore sous l’eau

    Les dégâts collatéraux des inondations de juin dernier n’en finissent pas de marquer la ville de Montargis.

    Le musée Girodet, qui était en travaux de réaménagement au moment des crues historiques, a subi de lourds dommages. Le site de FranceInfo, CultureBox, parlait d’un Zurbaran, Saint Jérôme Pénitent, immergé et ayant subi les avanies climatiques.

    Un musée provisoire, Le P’tit musée Girodet, installé rue Dorée dans la principale artère commerçante de la ville, présente en ce moment au public des clichés de ces dégradations mais aussi de l’entreprise de restauration des œuvres. Cette exposition est opportunément appelée : "Après le déluge." Il n’est pas anodin de saluer l’effort de transparence de la part d’un musée public en pleine mue et secoué par un événement naturel exceptionnel.

    La réouverture du musée Girodet, consacré, rappelons-le, à un peintre historique majeur, était prévu jusque-là en 2017. Bien malin qui pourra dire si un report n’aura pas lieu.

    En attendant, le ministère de la culture s’est intéressé au malade convalescent. Un accord-cadre, nous dit Le Journal des Arts (édition du 30 septembre 2016), a entériné le versement de 800 000 euros pour participer au financement des frais de restauration de pas moins de 2 600 œuvres, soit une bagatelle de 2,4 millions d’euros. Gageons qu’au terme de cette période douloureuse pour la vie des arts montargoise, le Musée Girodet pourra se nommer : "Musée Phénix-Girodet".

    http://www.musee-girodet.fr
    Exposition du P’tit Musée Girodet, "Après le déluge",
    du 17 septembre au 16 décembre 2016, 35 rue Dorée, Montargis
    Edwart Vignot, installation "Ô Montargis", 2016