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Séries et TV - Page 20

  • Random : que personne ne sorte

    Une fois n'est pas coutume, TF1 se distingue dans sa programmation en proposant Random, l'une des séries françaises les plus originales du moment.

    Ne cherchez cependant pas cette fiction sur la TNT. Cette production originale a eu l'exclusivité de Mytf1.fr. C'est mieux que rien, me direz-vous, la chaîne commerciale n'étant sans doute pas prête à troquer quelques épisodes de Joséphine Ange Gardien contre une production ambitieuse ou innovante.

    Random révèle que dans le monde des séries télévisées françaises les mentalités évoluent doucement et que les chaînes ont tout intérêt à répondre à l'engouement croissant du public pour des créations originales et de qualité. Random, apparue sur le web après quatre années de travail (elle est aussi disponible sur Wat.tv et Xtra), financée via Ulule (76 contributeurs Internet), a rapidement fait le buzz. Preuve de ses qualités indiscutables, elle a été primée à plusieurs reprises : Coupe du Monde des webséries de Montréal, prix et nominations dans les festivals internationaux de WebFest à Berlin, Rome, Bilbao et, dernièrement, Rio (Rio Web Fest, prix du "Meilleur casting", début novembre 2015). Au Sicily Web Fest, Random a été nommé dans trois prestigieuses catégories et est repartie avec le prix de la meilleure websérie dramatique et le prix ''Special Mention Rockzeline''. Plus récemment, le Dub Web Fest de Dublin a récompensé Random avec deux prix : la meilleure web série drame/thriller/mystère et la meilleure actrice pour Lola Coipeau. Pas mal pour une série au format atypique (12 épisodes de 5 à 9 minutes) ayant coûté, selon les réalisateurs, 2 575 euros !

    Parlons maintenant de l'intrigue. Random a pour point de départ une bande d'amis qui, après une fête bien arrosée, se retrouvent le lendemain matin enfermés dans un appartement. Ils se retrouvent dans l'impossibilité de sortir à cause d'un phénomène surnaturel. Sans vouloir dévoiler l'intrigue, durant cette première saison il est question d'espace-temps capricieux, de rencontres surnaturelles, de doubles, de cohabitations compliquées mais aussi d'un crime qui va compliquer la situation.

    Audacieusement, cette série tournée en huis-clos (à l’exception de l'ultime scène du dernier épisode) s'approprie les codes de la science-fiction, sans oublier de faire la part belle aux ressorts dramatiques et à l'épaisseur des personnages : "On voulait que le côté scientifique soit une sorte de contexte/prétexte pour s’intéresser aux personnages et au format dramatique de la série. C’est vrai que la SF n’est pas si présente que ça, hormis le huis-clos paranormal", dit le co-réalisateur Sullivan Le Corvic dans une interview pour Les Plumes Asthmatiques.

    Le spectateur pourra aisément deviner les influences des auteurs, à chercher essentiellement du côté des séries américaines (Lost, Breaking Bad, X-Files ou Sliders). Plus anecdotique, on pourra trouver un clin d’œil à Agnès Varda au cours de cette première saison : rien d'étonnant pour une production tournée à Nantes ! Côté réalisation et interprétation, on saluera le soin et le professionnalisme de cette création qui ringardise pas mal de séries françaises. Qu'une chaîne comme TF1 la propose dans ses programmes en replay est en soi le signe qu'il se passe quelque chose d'important. La jeunesse et la créativité de Random pourrait bien faire bousculer les lignes, ici comme ailleurs.

    Une saison 2 est déjà en préparation (le tournage est prévu à partir de mars 2016) et les auteurs en projettent déjà deux autres.

    Random, la série
    Random, série française, saison 1, 12 épisodes,
    de Rémi Noëll & Sullivan Le Corvic, avec Valentin Naulin, Lola Coipeau,
    Fleur Monharoul, Arnaud Ménard, Pierre Bedouet et Enora Marcelli
    Random - Page Facebook

    "Random une webserie nantaise nominée deux fois à Montréal ce week-end",
    Presse Ocean, 14 mai 2015

    Websérie : long entretien avec l’équipe de Random,
    Les Plume Asthmatique, 31 octobre 2015

  • Toi aussi, colorie Daenerys Targaryen

    Le bulldozer Game of Thrones continue son petit bonhomme de chemin. Après les succès des livres puis de la série télé, les créateurs du Trône de Fer s'emploient à décliner la saga de fantasy à toutes les sauces (figurines, écussons, jeux, vêtements, bijoux, mugs, drapeaux, portes-clés, etc.).

    Le dernier produit dérivé en date, et pas le moins original, est un livre de coloriage.

    Étrange idée, a priori, que d'utiliser les personnages violents et sulfureux de Tyrion Lannister, Daenerys Targaryen ou Cersei Lannister dans ce genre d'objets. C'est cependant oublier que le livre de coloriage a, depuis quelques années, les faveurs du public adulte qui a découvert dans cette pratique, jusque-là réservé aux enfants, des vertus apaisantes.

    Pour ce livre de coloriage, proposé par Random House, les ayants-droits ont fait le choix de proposer 45 illustrations s'inspirant de personnages et de scènes de Game of Thrones, et signés d'Yvonne Gilbert, John Howe, Tomislav Tomic, Adam Stower et Levi Pinfold. Comme le soulignait un bloggeur, dégainer son pack de 24 Crayolas et colorier Daenarys Targaryen peut aussi être un moyen de patienter sans stress en attendant la sortie de la prochaine saison de Game of Thrones.

    The Official A Game of Thrones Coloring Book, Bantam, Clr Csm edition, 96 p., 2015
    http://blogs.wsj.com/speakeasy/2015/06/08/game-of-thrones-coloring-book
    http://www.gameofthronescoloringbook.com

  • Étrange affaire

    L'âge d'or de la série télévisée que nous traversons – car il s'agit bien d'un âge d'or à l'échelle mondiale, alimenté essentiellement par de grandes chaînes américaines (HBO, Showtime pour l'essentiel) – nous offre régulièrement des créations originales tenant la dragée haute aux productions cinéma.

    Prenez The Affair, dont la chaîne Canal+ diffuse en ce moment la première saison. Il est question dans cette série (dont je n'ai pu voir pour le moment que les premiers épisodes) d'une histoire d'adultère somme toute tristement banale et cruelle. Noah Solloway  (interprété par Dominic West), professeur d'université new-yorkais et romancier coule une vie ordinaire avec sa femme et ses quatre enfants. Le spectateur découvre la vie trépidante et pas toujours drôle de cette famille bien installée : deux adolescents insupportables et cruels (une scène de "suicide" au début du premier épisode est digne de rester légendaire !), deux enfants en bas âge très – trop – envahissants, une femme sûre d'elle mais sans grande fantaisie (et un  brin castratrice), un beau-père à l'autorité pesante. C'est d'ailleurs chez ce fameux beau-père riche et influent grâce à sa réussite dans le monde des livres et du cinéma, que toute cette petite famille se retrouve pour des vacances estivales, à Montauk. Dans cette station balnéaire, Noah fait la connaissance d'Alison Lockhart (Ruth Wilson), une jeune femme, mariée elle aussi. Cette simple serveuse tente de se relever d'un terrible deuil – la mort d'un enfant quelques années plus tôt. Le coup de foudre est annoncé entre ces deux personnes que tout semble opposé – un homme brillant à la réussite apparente et une femme modeste et brisée.

    Voilà un pitch apparemment classique. Sauf que les partis pris plutôt audacieux des auteurs de cette série méritent que l’on s’intéresse à The Affair.

    Tout d'abord, l'histoire de cette liaison est commentée par les deux protagonistes dans un commissariat de police, devant un inspecteur bienveillant. Le titre de cette série, comme d'ailleurs les dialogues en off, indiquent que ce dont il est question est une affaire – crime, accident ou suicide ? – dont le spectateur ignore tout, si ce n'est que Noah et Alison sont a priori interrogés en tant que témoins. L'autre parti pris, bien plus original, est de proposer dans chaque épisode deux versions des mêmes événements considérés du point de vue des deux protagonistes. Des versions sensiblement différentes, se jouant parfois sur des détails. Où est la vérité de cette étrange affaire ? Réponse à la fin de cette saison... ou pas.     

    The Affair, saison 1, Canal+

    Article publié précédemment le 3 novembre 2014

  • Retour sur "Montargis la Chinoise"

    Retour sur une série d'articles que j'avais intitulée "Montargis la Chinoise".

    La chaîne d'info BFM a diffusé le 13 juillet dernier un reportage sur l'histoire de cette sous-préfecture du Loiret qui est considérée comme le berceau de la "Chine nouvelle".

    C'est là qu'au début du XXe siècle de jeunes Chinois, venus étudier et travailler, se sont formés politiquement et idéologiquement, au point d'imaginer la fondation d'un parti communiste dans leur pays. Parmi ces jeunes Chinois figuraient de futurs dirigeants et idéologues tels que Cai Hesen, Zhou En Lai et Deng Xiaoping.

    "Montargis la Chinoise"
    Montargis, berceau de la "Chine nouvelle", 13 juillet 2015

  • Fini de rigoler !

    Cette fin de semaine a été marquée par un coup de tonnerre médiatique (ou un coup de bluff ?) qui a mis la fièvre dans le monde des médias et sur les réseaux sociaux. Il ne s'agissait ni plus ni moins que l'annonce de la fin programmée des Guignols de l'Info à partir de septembre 2015.

    Cette émission, symbole de liberté d'expression et d'impertinence, était peu appréciée par le grand patron de la chaîne cryptée, Vincent Bolloré, également dirigeant du groupe Vivendi (voir cet article). Les justifications d'ordre économique - coût de l'émission, masse salariale - n'ont rendu personne dupe que ce choix tenait plus à des choix personnels, à un désir de marquer les esprits comme à une stratégie punitive face à des marionnettes emblématiques et réputées pour leur (trop grande ?) liberté.

    Voir les célèbres Guignols de Canal+ disparaître du petit écran a vu se lever comme un seul homme des milliers d'Internautes. Déjà, des groupes de soutien se formaient sur les réseaux sociaux, alors que d'autres chaînes de télévision (M6 et France Télévision en tête) se déclaraient prêtes à accueillir les transfuges en latex - sans oublier leur équipe d'auteurs, d'animateurs et d'imitateurs. Si Canal+ faisait ce choix, nul doute que la chaîne perdait leur émission la plus célèbre et transformait ce choix économico-stratégique en accident industriel !

    Revirement donc ce vendredi : non, les Guignols ne disparaîtront pas - pour l'instant ? - des grilles de programme de la chaîne cryptée ! Tout le monde peut respirer ? Pas si sûr. Car au milieu des luttes d'influence pour la reprise en main de Canal (démission du directeur général Rodolphe Belmer, remplacé par Maxime Saada), c'est bien l'avenir de la chaîne qui est en jeu.

    Lorsque Vincent Bolloré affirmait il y a quelques mois que l'esprit Canal "c'est parfois un peu trop de dérision" (France Inter, 12 février 2015), il annonçait en filigrane une remise au pas de la chaîne, priée d'un peu plus de bienséance et d'un peu moins d'impertinence. Fini de rigoler, donc. Y compris pour les fidèles de la chaîne comme pour les abonnés (qui paient au prix fort leur adhésion, rappelons-le). Car si les Guignols feront au moins une saison supplémentaire (du moins si tout va bien), tout reste ouvert pour la grille de programme : diffusion hebdomadaire et non plus quotidienne pour les marionnettes satiriques, passage des Guignols en crypté, censure ou autocensure régie en règle...

    Disons pour être optimiste que la survie des célèbres marionnettes (PPDA, le commandant Sylvestre ou Sarkozy - l'ami de Bolloré souvent égratigné par les Guignols) est assurée. Cependant, l'avenir est sombre pour d'autres programmes de la chaîne privée. Ainsi, la suppression du Grand Journal, l'autre émission emblématique de Canal+, semble avoir été actée (voir ici), et ce n'est sans doute que le début d'une révolution de palais.

    La recherche de respectabilité et surtout le souci de faire de Canal+ un outil médiatique puissant au service de Vivendi, risque bien, à terme, de lasser les abonnés de la chaîne cryptée comme les spectateurs amoureux des Guignols ou du Petit Journal de Yann Barthès.   

    Les Guignols de l'Info
    Ozap.com, "Vincent Bolloré : "L'esprit Canal c'est parfois un peu trop de dérision
    "

    Europe1 : "Les Guignols de L'info sont maintenus"
    Le Point : "Clap de fin pour le Grand Journal"

  • True Detective : les références

    Il y a peu je parlais de la série True Detective, et de son succès tant critique que public. Une saison 2 débarque d'ailleurs d'ici quelques semaines. Le site Tumblr Tea and a movie nous offre une analyse cinématographique de la série d'HBO. On y découvre les multiples références de True Detective, à travers une courte vidéo. Les clins d'œil de cette série abondent : Seven de Finscher, Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hopper, Les Moissons du Ciel de Terrence Malick,  Le Silence des Agneaux de Jonathan Demme mais aussi... L’Enfance d’Ivan d'Andreï Tarkosvki.

    Une invitation supplémentaire à découvrir ou redécouvrir la création du showrunner Nic Pizzolatto.

    Tea and a movie
    True Detective : comparisons and references

    True Detective: Comparisons and References from MrRTJL on Vimeo.

  • Un détective, un vrai

    À quoi peut bien tenir la réussite d'une série ? La question se pose s'agissant de True Detective, créée par le talentueux scénariste et showrunner Nic Pizzolatto, quasi plébiscitée, récompensée à de multiples reprises et devenue une véritable référence du petit écran. 

    L'intrigue est pourtant d'une confondante simplicité : deux inspecteurs interrogent d'anciens policiers au sujet d'un dossier criminel classé sur lequel ils ont travaillé vingt ans plus tôt. Au milieu des années 90, une jeune femme est découverte assassinée. La mise en scène morbide et à connotation religieuse, des objets trouvés (des bois de cerf et une mystérieuse sculpture en bois) et la concordance avec une autre disparition indiquent qu'un serial-killer pourrait être à l'origine de ce crime. De fausses pistes en vrais indices, les policiers en charge de l'enquête mettent la main sur un coupable tout désigné. Mais les choses ne vont pas s'avérer aussi claires. Au bout de plusieurs années, le dossier est rouvert. 

    Rien de révolutionnaire dans ce pitch, en tout cas rien qui ne bouleverse profondément l'histoire de la fiction policière. Pour tout dire, l'enquête semblerait être même par moment le prétexte pour faire le portrait des deux personnages principaux, chacun  paumé à sa manière. Le premier, Martin Hart (Woody Harrelson), policier installé, marié et père de deux filles, s'annonce vite comme moins lisse qu'il n'y paraît. Personnage hâbleur, il va d'adultère en adultère. Son acolyte, Rust Cohle (le génial Matthew McConaughey), débarque dans le commissariat auréolé d'une réputation de policier doué et pugnace mais également d’une personnalité trouble. Peu aimé, cynique, indépendant, il s'avère être un détective hors du commun et doué pour faire confesser des suspects, lorsqu'il ne sombre pas dans ses travers : les drogues, l’alcool et la misanthropie. La performance de Matthew McConaughey, par ailleurs producteur de cette série créée par Nic Pizzolatto, est à saluer. L'acteur, oscarisé pour son rôle dans Dallas Buyers Club (2013), est impressionnant de présence. Son  partenaire Woody Harrelson parvient à imposer lui aussi son personnage de père de famille en voie de perdition. Je ne peux pas passer sous silence Michelle Monaghan qui joue à la perfection un second rôle particulièrement convaincant. 

    La mise en scène de Cary Fukunaga, soignée et impressionnante (je pense à un plan séquence vertigineux de dix minutes au cours du quatrième épisode), est au service de deux protagonistes, à la fois différents et solidaires pour le service de la même cause : la recherche de la vérité, une vérité qui mettra vingt ans à être dévoilée au grand jour.     

    Il existe un autre personnage important dans cette série : la Louisiane. Une Louisiane à la fois magnifiée et terrible. Les paysages sont filmés dans toute leur beauté. Et au milieu des bayous, se terrent les plus lourds secrets et les pires criminels qui puissent se voir. Ils sortiront de l'ombre grâce à la perspicacité et à la pugnacité d'un détective, un vrai.  

    True Detective, saison 1, Canal +, en ce moment
    True Detective, saison 2, Canal +, bientôt

  • George RR Martin sur un Trône

    La série Le Trône de Fer (Game of Throne) poursuit son triomphe sur les petits écrans – et aussi sur Internet – suscitant articles, gloses, critiques (bonnes et moins bonnes) en nombre, et notamment sur ce site. Dernièrement, c’est une scène particulièrement violente (et considérée comme gratuite) qui a suscité une levée de boucliers de nombreux fans. Rappelons que Le Trône de Fer est avant tout une saga littéraire de George RR Martin, toujours en cours d’écriture (voir ici la critique du premier volume de ce cycle).

    Le blog Fantasy à la Carte propose une biographie brillante et pertinente de cet auteur de fantasy, un genre considéré encore avec un certain dédain, si ce n’est un certain snobisme. George Raymond Richard Martin est parvenu à dépasser John Ronald Reuel Tolkien (l’auteur du Seigneur des Anneaux) dans la notoriété. Le créateur du Trône de Fer peut se targuer d'être devenu en quelques années une figure majeure de la fantasy. 

    Retour sur la carrière de ce "roi littéraire", grâce au site Fantasy à la Carte :

    De son nom complet, George Raymond Richard Martin est un auteur américain renommé pour ses écrits de science-fiction et de fantasy. Né en 1948 dans le New Jersey, il a grandi dans une famille modeste. Au lycée, il découvre les comics et se met à écrire des fanfiction (des récits écrits par des fans dont le but est de continuer ou de modifier l’histoire d’un roman, d’une série…). En 1965, il obtient même un prix pour l’une de ses nouvelles. Son diplôme de journaliste en poche, il retourne dans sa ville natale en 1971 en pensant y décrocher un emploi. Il n’en trouvera point mais cette année-là, il se découvre un certain talent d’écrivain. Cependant, il faudra attendre 1979 pour qu’il se consacre pleinement à son art. Les premières années, il écrit essentiellement des romans et des nouvelles de science-fiction. Il reçoit de nombreux prix comme en 1980, sa nouvelle Les Roses des Sables remporte trois distinctions : le prix Hugo, le prix Locus et le prix Nebula. Une jolie consécration pour un auteur à succès en devenir. Plus tard, G.R.R. Martin s’essaie à l’horreur avec ses romans : Riverdream en 1982 ou Armageddon Rag en 1983. Au milieu des années 1980, commence pour lui un travail de scénariste pour la télévision. Ainsi, il est l’auteur de séries télévisées comme La Cinquième Dimension ou La Belle et la Bête. Parallèlement à cette activité professionnelle, il se lance dans la rédaction d’une anthologie de nouvelles et de romans de science-fiction, Wild Cards, mettant en scène des super-héros.

    C’est au début des années 1990, qu’il a l’idée d’écrire un cycle de fantasy, A Song of Ice and Fire, traduit en français par Le Trône de Fer…

    La suite ici…