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éditions lemart

  • Amour éternel

    "Quand tout meurt, seul amour survit" : cette phrase prononcée par un bouquiniste pour un jeune couple du Second Empire pourrait être le point de départ du dernier roman de Kim Chi PhoÀ Jamais à Nous (éd. Lemart). Grâce à une intrigue se déroulant sur plus de 150 ans, l’auteure raconte un drame mêlant Histoire, tragédie et fantastique.

    De nos jours, à la terrasse d’un hôtel huppé, Xavier, agent immobilier parisien, plutôt beau gosse ("Il n’y a qu’elle qui trouve que Bradley Cooper me ressemble. Sur une échelle de beauté d’un à dix, je me situe entre le six ou peut-être le sept, dans les bons jours") croise le chemin d’une mystérieuse jeune femme qu’il suit jusqu’à la chambre d’un hôtel. Rêve ou réalité ? Tout porte à croire que cette inconnue, qui est l’amoureuse qu’il "cherche depuis la nuit des temps", ne semble être que le fruit de son imagination. Une fois chez lui, où l’attend son amie Mei Gui Xïn/Tiger, des griffures dans son dos trahissent une étreinte passionnée, suscitant la colère de sa fiancée, mais aussi son désarroi.

    150 ans plus tôt, dans la France de Napoléon III, le marquis Edmond Fabel d’Estremeau partage sa vie entre sa femme ("Un mariage (...) d’un ennui sans nom") et sa maîtresse Louise Martin ("Grâce à Louise, sa vie misérable devint de moins en moins pitoyable"). Cependant, l’idylle entre leurs enfants respectifs, Aurore et Henri, bouleverse le destin de deux familles vivant l’une en face de l’autre. Cette histoire d’amour impossible est appelée à finir dans la tragédie. À moins que l’amour survive à tout, même à la mort.

    L'influence des classiques du XIXe siècle

    À Jamais à Nous est une irrésistible love story dans laquelle Kim Chi Pho insuffle du surnaturel, que ce soit l’apparition d’Aurore "au teint de porcelaine", sa rencontre étrange avec Xavier et la certitude que se joue une histoire d’amour fantastique traversant les siècles. À l’instar des romans de Tatiana de Rosnay, les lieux ont aussi leur importance, comme s’ils étaient eux-mêmes imprégnés de ces "âmes errantes" et qu’ils gardaient en mémoire la présence de celles et ceux qui y ont habité. Le lecteur pourra ainsi trouver des correspondances avec Rose, le roman "pré-haussmannien" de l’auteure d’Elle s’appelait Sarah.

    Mais les influences les plus visibles de Kim Chi Pho sont bien à chercher du côté des classiques du XIXe siècle. Que le cocher du marquis se nomme Flaubert n’est pas un hasard, et la scène du Bon Marché renvoie bien entendu au Bonheur des Dames de Zola. Il y a aussi ce parfum orientalisant dans ces détails que parsème l’auteure avec gourmandise : Le pavillon de Rose-thé, un poème de Liu Yuxi (IXe siècle), le chapitre à Macao, sans oublier la présence de Mei Gui Xïn (le nom signifie "aurore").

    Histoire sur l’amour éternel, hommage aux romans du XIXe siècle et intrigue fantastique dans laquelle les fantômes viennent rappeler aux mortels qu’ils ont un destin à suivre : À Jamais à Nous est un vrai page turner, à garder en tête pour un cadeau de Noël.

    Kim Chi Pho, À Jamais à Nous, éd. Lemart, 2020, 160 p.
    https://www.editionslemart.fr
    https://www.facebook.com/kimchiphoauteure

    Voir aussi : "Kim Chi Pho : "Ma vie est en transit tant que je ne termine pas mon roman"

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  • Kim Chi Pho : "Ma vie est en transit tant que je ne termine pas mon roman"

    Kim Chi Pho sort en ce moment son dernier roman, À Jamais à Nous (éd. Lemart). L’occasion était trop belle pour lui poser quelques questions. À raison d’un roman par an, Kim Chi Pho est en train de se construire une œuvre littéraire passionnante.

    Bla Bla Blog – Bonjour, Kim. Tu sors en ce moment ton dernier roman, À Jamais à Nous. Peux-tu nous le présenter en quelques mots ?
    Kim Chi Pho – Bonjour. C’est l’histoire de deux amoureux, séparés par la mort et qui se sont jurés de se retrouver dans une prochaine vie. Cette quête placée sous le signe de la réincarnation se déroule au fil d’un récit où les espaces temps s’entremêlent.

    BBB – Après Sista, qui était beaucoup plus sombre, tu as choisi ici de parler d’amour. Du grand amour, même. Est-ce que c’était une respiration nécessaire pour toi ?
    KCP – Sista se déroulait dans la poussière et le sang d’Afrique, cependant cette violence ne m’a pas marqué ni laissé de trace. En fait, j’ai une bibliothèque à écrire dans la tête, je laisse des histoires sortir au fur et à mesure l’une après l’autre. C’est donc un hasard que Sista soit sortie avant À Jamais à Nous. À cet instant précis où je réponds à tes questions, j’ai le sixième roman qui bouillonne et veut sortir de ma tête, alors que l’écriture du cinquième roman n’est pas encore terminée.

    BBB – Te souviens-tu du moment où tu as t’es dit : "Ça y est ! J’ai mon sujet !" Qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur ?
    KCP – Non, malheureusement car il suffit que je surprenne une conversation pour qu’une histoire germe. Et il arrive que plusieurs me tombent sur la tête le même jour. Il me semble impossible de tracer par l’ordre chronologique, quel élément déclencheur m’est venu en premier lieu.

    BBB – Tu parles d’amour et d’un coup de foudre déclencheur de ton récit. Mais, au fait : tu y crois, toi, au coup de foudre ?
    KCP – Bien sûr, parce que j’y crois ! Et je continue à chercher ! Depuis la nuit des temps, je suis à la recherche de l’homme de ma vie, je sais qu’il m’attend quelque part, il attend que je vienne le chercher. Si je ne le trouve pas dans cette vie, je le trouverai dans la prochaine.

    "Le confinement a anéanti toute ma créativité"

    BBB – Tu t’es mise, je crois, dans la tête d’un homme pour écrire ton récit. Pourquoi avoir fait ce choix ? J’image aussi que cela doit être particulièrement intéressant pour une femme écrivain.
    KCP – Tu as raison. Dans mes trois précédents romans, Mademoiselle Numéro 11, Le Clos des Diablotins et Sista, le personnage principal est toujours une femme. Pour À Jamais à Nous, c’est un homme ! Comme je l’ai expliqué plus haut, depuis longtemps je cherche l’amour, mais sans succès. Alors, en attendent cette retrouvaille, j’ai décidé de l’inventer, avec ma plume.

    BBB – Comment travailles-tu tes livres ? Fais-tu partie de ces auteures qui font un plan, qui savent où elles vont, ou bien te laisses-tu porter par ton récit ?
    KCP – Avant de commencer l’écriture, j’ai déjà l’histoire dans la tête, du commencement jusqu’au dénouement. Je m’installe devant mon laptop et je laisse les mots coucher sur les pages. Quand mon ordinateur est à court batterie, j’écris à la main. Il m’arrive d’écrire pendant des jours sans jamais m’arrêter. J’oublie même de manger, de boire. Ma vie est en transit tant que je ne termine pas mon roman.

    BBB – J’imagine que le confinement a dû quelque peu changé tes habitudes, y compris dans ton travail d’écriture.
    KCP – Le confinement a anéanti toute ma créativité. En moyenne, il me faut deux à trois mois pour écrire un livre, depuis avril 2020, je n’ai écrit aucun.

    BBB – Quels sont tes prochains projets ? Un autre roman peut-être ? Ou une série de romans ?
    KCP – Mon cinquième roman est en cours d’écriture, un thriller, une vengeance sanguinaire. Et puis après, j’aimerais vraiment passer à la réalisation, porter mes romans à l’écran.

    BBB – Pour terminer notre blabla, peux-tu nous parler de ta dernière lecture, du dernier film et de la dernière série que tu as vu et du dernier album que tu as écouté ?
    KCP – Ma dernière lecture : la biographie du plus grand peintre indien S.H. Raza de Soufiane Bensabra. L’art est mon refuge contre les impacts psychologiques néfastes du confinement. Les œuvres des grands peintres m’aident à m’évader en dehors des quatre murs. Côté cinématographique, j’ai visionné toutes les séries sur Netflix.

    BBB – Merci, Kim. Et on rappelle que ton roman À Jamais à Nous, aux éditions Lemart, sort en ce moment, à quelques semaines des fêtes de Noël.

    Kim Chi Pho, À Jamais à Nous, éd. Lemart, 2020
    https://www.editionslemart.fr
    https://www.facebook.com/kimchiphoauteure

    Voir aussi : "La voix de Mademoiselle numéro 11"

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