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Deborah de Robertis, ou le droit qu’elle l’ouvre

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Bla Bla Blog a consacré une chronique récente à Deborah de Robertis, auteure de performances remarquées, spectaculaires et engagées au Musée du Louvre : en septembre dernier, l’artiste franco-luxembourgeoise a exhibé son sexe devant le tableau de La Joconde, devant un public de visiteurs médusés et finalement acquis à la cause de cette féministe qui a fait de son corps une arme autant qu’un instrument artistique.

Suite à cet événement (qui a fait l’objet d’un film, Ma Chatte mon ©), le parquet avait décidé de renvoyer l’artiste en comparution immédiate et le musée du Louvre de déposer plainte pour sa performance réalisée devant la Joconde. L’artiste avait été placée en garde à vue pour délit d’exhibition sexuelle.

Le 18 octobre dernier, le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Deborah de Robertis du chef d’exhibition sexuelle. Il a considéré que cette accusation était infondée, en raison de l’absence de l’élément matériel du délit (la pilosité cachait "ces organes génitaux que vous ne saurez voir...") et de l’élément intentionnel du délit (l’intention était de porter un message" militant et artistique", et "non sexuel"). Le tribunal a estimé que le travail de Deborah de Robertis ne pouvait constituer une infraction d’exhibition sexuelle du fait de sa dimension politique, militante et artistique. 

L’artiste commente ainsi ce rendu judiciaire : "Cette victoire artistique et judiciaire s’inscrit dans une bataille qui risque de s’éterniser : le musée du Louvre n’a pas manqué de demander au tribunal de m’interdire tout accès à ses galeries et d’ordonner la suppression sur la Toile de toutes images provenant de mes performances. Il s’agit donc clairement de censure, d’atteinte à ma liberté de création, d’expression, et d’aller et venir. Le musée du Louvre, dans ce qu’il charrie de pire, a connu ici un premier et cinglant échec : en tentant d’interdire mon travail et de radier mon sexe de ses galeries,  il a cru pouvoir décider de ce qui pouvait ou non être vu. Mon œuvre a envahi ses murs, et continuera à les occuper."

"Deborah de Robertis l’ouvre"

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