Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

colin firth

  • Espions, Flemming, MI6, M, Q… mais sans 007 

    Un bien énigmatique titre pour une histoire qui ne l’est pas moins. La Ruse, film d’espionnage réalisé par John Madden et sorti en France l’an dernier, se présente comme un récit d’autant plus ahurissant qu’il se base sur une historie vraie, survenue en pleine seconde guerre mondiale. Et l’un des protagonistes – certes un des personnages secondaires – n’est autre que Ian Flemming, le père de James Bond.

    En 1943, les Alliés s’apprêtent à reconquérir l’Europe dominée par les armées hitlériennes. La première étape est un débarquement qui doit avoir lieu en Sicile, "le ventre mou de l’Europe", selon Churchill lui-même. Le hic c’est que les Allemands le savent aussi. Une opération de désinformation est lancée par les services secrets britanniques. Le moyen ? bâtir de toute pièce un récit sur un officier britannique retrouvé noyé sur les côtes espagnoles et transportant avec lui des faux-documents pour duper l’ennemi.   

    Derrière cette opération d’intoxication se cache une célébrité : Ian Flemming

    L’histoire de cette opération surnommée "Mincemeat" ("Chair à pâté") fait partie des opérations d’intoxication militaire les plus impressionnantes de l’Histoire. Elle a surtout permis d’épargner, nous dit le film, la vie de dizaine de milliers de soldats lors du Débarquement d’Italie en 1943. Autant dire que cela méritait bien un long-métrage et une reconstitution, depuis les discussions sur sa faisabilité jusqu’aux retournements complètement imprévus, en passant par le choix du cadavre et la création de l’identité du noyé. Le film s’avère de ce point de vue efficace.

    Ce qui l’est moins est la partie sentimentale : une sémillante secrétaire et fonctionnaire (Kelly Macdonald) courtisée par deux brillants officiers (Colin Firth et Matthew Macfadyen). Cette jeune veuve assez peu éplorée est prête à tomber dans les bras d'un mari dont le couple flanche, sous les yeux d'un agent jaloux en mal de reconnaissance. Cette partie du film est la moins convaincante et tend à alourdir un film d’espionnage qui tenait largement la rampe avec cette histoire de manipulations, d’imprévus et de coups tordus.  

    C’est là aussi qu’il faut parler de ce qui s’avère être le vrai sel de La Ruse. Car, derrière cette opération d’intoxication se cache une célébrité : Ian Flemming, le créateur de James Bond. Les scénaristes ont fait du futur écrivain la voix off du récit. Une liberté, certes, mais qui cache aussi les origines du célèbre et fictionnel 007 : l’amiral John Henry Godfrey, le supérieur de Flemming, surnommé M, et Q trouvent leurs origines dans l’opération "Mincemeat". Et si James Bond était réellement né durant ces années de sang et de feu ? 

    La Ruse, film d’espionnage et de guerre britannico_américain de John Madden,
    avec Colin Firth, Kelly Macdonald, Matthew Macfadyen,
    Penelope Wilton et Johnny Flynn, 2021, 128 mn, Canal+

    https://www.canalplus.com/cinema/la-ruse/h/19150840_50001

    Voir aussi : "Les liens du sang"
    "Un Churchill costaud et massif"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !

  • Un seul être vous manque et votre frigo est dépeuplé

    L'Œil du frigo s'intéresse cette semaine à la célibataire la plus célèbre du monde : Bridget Jones. Oui, il y a moyen de disserter sur le réfrigérateur pour une femme autour de qui se joue des problématiques comme la solitude, la frustration et la recherche de l'amour. Sans oublier ce havre de paix et de réconfort qu'est son appartement... et sa cuisine. Et au centre de sa cuisine, il y a le sempiternel réfrigérateur. 

    Aujourd'hui, nous allons du côté de Bridget Jones. Je ne présente plus ce film sur la plus célèbre célibataire du grand écran. Le premier épisode est absolument divin. Certes, Bridget est miss naïve, miss oie blanche, mais sa vie est aussi vide que son frigo. Son frigo: parlons-en. Non pas que je sois absolument phénoménal pour parler du vide, quoique, avec quelques notions de physique, je devrais y parvenir, mais surtout parce que vide c'est vide !

    Oui, je sais : on sait très bien que vide ce n'est pas tout à fait vide à partir du moment où il y un matériel qui entoure le vide. Mais quand même : là, on touche le vide sidéral. La représentation unique du vide lorsqu'on se fait larguer comme Bridget. Elle est au bord du gouffre et se demande s'il ne vaut pas mieux se faire dévorer par les chiens... Le grand vide lorsqu'on se prend ce genre de claque ressemble au frigo de Bridget, même si on a mis des photos moches dessus.

    Ceux qui lisent depuis le début se disent : "Il n'a pas vu qu'il y avait un fromage dans le frigo, ce qui rend le vide plus sympathique (vous savez sans doute que les parois du frigo sont faites de vide pour conserver le froid à l'intérieur), bien qu'entouré de vide." Je m'y perd un peu, peut-on être entouré de vide ? Bon sujet de philosophie au bac. Je reprends : Bridget a un frigo vide avec un fromage moisi dedans. Vous voyez ? Je l'ai vu ! je n'ai pas le regard si vide...

    Depuis que j'ai commencé ces rubriques sur le frigo dans le cinéma je n'ai jamais vu un frigo si vide, ou alors dans le futur. Car même si parfois il est vide, la porte est remplie, histoire de dire qu'on se nourrit derrière une porte... Ici le message est clair : c'est vide et le fromage est moisi. Ce qui veut dire qu'elle va en baver... Elle va devoir d'abord nettoyer le moisi qui a pris naissance dans le frigo et s'envoyer le fromage avec des céréales ou autre saloperies.

    Bridget l'a bien cherché quand même! Car laisser son frigo vide à ce point, voire moisir à ce point c'est jouer avec le feu. Je dirai même que c'est prémonitoire. Si elle avait ouvert le frigo le matin même, elle aurait dû se douter qu'il allait lui arriver quelque chose de grave entraînant un grand vide (Pour paraphraser Lamartine : "Un seul être vous manque et votre frigo est dépeuplé"). Elle aurait dû réagir, se faire livrer des courses et tout serait rentré dans l'ordre. Bon je sais il n'y a pas grand monde qui connait le langage des frigos mais ces derniers gagnent à être connus.

    Alors surveillez votre frigo, il vous donnera j'en suis sur plus d'indications sur votre vie que madame Irma.

    ODF

    Le Journal de Bridget Jones, comédie de Sharon Maguire
    avec Renée Zellweger, Hugh Grant et Colin Firth
    Grande-Bretagne, États-Unis et France, 2001, 97 mn

    Voir aussi : "L’‎Œil du Frigo débarque sur Bla Bla Blog"
    "Bridget Jones"

    Tenez-vous informés de nos derniers blablas
    en vous abonnant gratuitement à notre newsletter.

    Likez, partagez, twittez et instagramez les blablas de Bla Bla Blog !