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sciences

  • Magali Michaut prend de la hauteur

    Bla Bla Blog avait déjà parlé de Magali Michaut, une vraie belle découverte de la scène française. On a plaisir à la revoir pour un deuxième album, Prendre de la hauteur, dans une veine chanson française, saupoudrée ça et là de vagues électros. Depuis dix ans sur les routes, que ce soit en France, en Europe ou à l’étranger, elle peut se targuer de plus de 400 concerts à son actif, en solo, en duo, en trio…

    La puissance et le pouvoir des mots, voilà qui définit bien une artiste à la tête bien faite et bien pleine. Magali Michaut prend de la hauteur dans cet album bien nommé. L’artiste y parle de moments intimes, que ce soit ceux avec une enfant (Matin douceur) ou du départ du domicile familial et la sensation d’une page qui se tourne (Reste avec moi).

    Magali Michaut sait nous toucher grâce à des saynètes d’une femme ordinaire. Qui serait capable de parler avec autant de poésie des trains de banlieue parisienne, d’une petite ville du Val d’Oise ("Cergy j’y suis, Cergy j’y pense, Cergy j’y vis / Cergy j’y danse", RER A) ? Elle chante avec le même plaisir le souvenir d’un réveillon complètement désorganisé mais, pour cela, inoubliable et heureux (Ce réveillon-là).

    En seize titres, Magali Michaut nous invite littéralement à partager son quotidien mais aussi ses réflexions : "Viens dans ma bulle / Viens dans mes bras / Y’a rien qui brûle / Viens tu verras / Prends mes lunettes / J’te fais d’la place / Dans mes mensonges / Et mes messes-basses / Je passe l’éponge / Sur mes sornettes." Car si l’artiste s’interroge sur notre monde – le fascisme qui se voilà à peine, l’IA qui nous déshumanise, le monde qui déraille, elle ne cherche qu’à partager et échanger, dans un beau message humaniste.

    La chanteuse inclus dans son opus une réflexion d’Yves Klein sur le savoir, la recherche scientifique et sur un concept peu connu et pourtant si fréquent, l’ultracrépidarianisme (L’art d’être à l’aise). La musicienne en a d’ailleurs fait une chanson à la facture pop, quelques coups de canifs bien sentis pour les docteurs Diafoirus de notre époque, scientifiques arrogants et autres intellectuels perchés (Ultracrépidarianisme).

    La physique au service des émotions et de la poésie

    Forte de son passé de scientifique (une thèse en bio-informatique, sil vous plaît !), la chanteuse ose ce que peu d’artistes font : un titre sur l’infini petit, la recherche atomique et les accélérateurs de particules – et tout cela en poésie et avec allant (Où va-t-on?).

    Après Yves Klein, c’est Emma la Clown qui prend la parole dans un dialogue mi-sérieux mi-comique sur la théorie de la gravitation universelle (La pomme et le repos). Magali Michaut décline en musique ce sujet. C’est Référentiel newtonien, ballade folk dans lequel la chanteuse parle du chemin à faire, de nos connaissances qui se heurtent à des murs et à des questions jamais résolues ("Entre l'ombre et la lumière / J'comprends un peu mieux qu′hier / Mais des cavernes apparaissent / Sidération").

    La scientifique peut-elle apporter une réponse à nos dilemmes quotidiens ? Elle s’avoue, en quelque sorte vaincue dans le joli titre Quand tu vois que tu vois pas : "Quand tu vois, quand tu vois, quand tu vois / Que tu vois pas, tu vois pas, tu vois pas / Quand tu sais, que tu sais, que tu sais / Que tu sais pas / Ben tu fais au mieux") ou bien dans le singulier interlude Dans le lavabo, prolongé par le morceau pop-folk Ainsi font les idées, qui surviennent, parfois nous harcèlent : "Y'a ce qui rentre dans ma tête / Ces pensées toujours m'entêtent / Y'a ce qui sort que j'oublie / Après une ou deux trois nuits / Pourtant faut bien que je me souvienne / Pour que les idées surviennent / Et ainsi font / Les idées oh / Dans le lavabo / Un vrai typhon".

    C’est ça, Magali Michaut : la physique au service des émotions et de la poésie, tant nous faisons partie d’un univers qui nous dépasse ("Je suis partie / Partie d’un tout / D’un tout petit / Et puis c’est tout", Je suis partie) ! Voilà qui rend cette chanteuse si singulière qui lui fait Prendre de la hauteur : "Prendre de la distance / Pour savourer sa chance / Le moral se regonfle d'une vision nouvelle / Le ciel est dégagé, les idées ont des ailes / Ma plume se fait légère, elle n'est plus prisonnière / Des attentes permanentes, des angoisses passagères."

    Magali Michaut, Prendre de la hauteur, 2026
    https://www.magalimichaut.com
    https://www.instagram.com/magalimichaut
    https://www.facebook.com/MagaliMichautMusic
    https://emmalaclown.com

    Voir aussi : "Magali Michaut sort de sa bulle"

  • Des mots sur des maux

    Aynoa a conçu la bande originale du documentaire We are 200 million – Code Name Endometriosis. Le film a pour but de mettre en lumière l’impact qu’a l’endométriose dans la vie des femmes du monde entier au travers de leurs témoignages.
    La chanteuse s’empare de ce sujet difficile en proposant un EP posant des mots sur un mal invisible et connu du grand public depuis peu.

    Dans le morceau qui ouvre l’album, "J’ai un volcan, dans mon ventre", Aynoa parle dans un texte poétique slamé du ressenti d’une femme touchée par l’endométriose : "J’ai un volcan dans mon ventre, tu ne le vois pas. / Quand la lave s’écoule, j’deviens esclave, j’m’écroule. / Mon corps est en fusion, danse la confusion". Plus cash encore, le titre "Leurs ventres saignent", en featuring avec la comédienne et metteuse en scène Sarah Mathon, scande un chant d’hommage aux 200 millions de femmes victimes du mal insidieux. 

    L’honnêteté et la sincérité du message n’interdisent pas la qualité ni le soin dans la production

    L’auditeur goûtera avec un plaisir certain le moreau pop-folk "We are one out of ten" pop-folk. Comme quoi, l’honnêteté et la sincérité du message n’interdisent pas la qualité ni le soin dans la production. On aimerait même que ce titre devienne un tube pour la bonne cause.

    Dans "Mon corps", il est question de ce corps qui peut parfois être un poids et un compagnon lourd à supporter. Pourtant c’est bien une déclaration d’amour que chante Aynoa dans cet extrait : "Tu m’entraînes, dans les bourrasques / des tempêtes que tu souffles. / Tu me traînes, et me démasque, / le temps s’arrête, et je m’essouffle. : Et moi je t’endors, mon corps… / Et moi je t’adore encore, / Je te sers un peu plus fort, / Tu vois on s’en sort".

    Les hommes aussi ont leur place dans un EP féminisme à plus d’un titre. Le titre rap "En te servant du thé" trace le portrait d’une femme meurtrie et victime, portrait chanté par Edgar Sekloka : "Elle combat une égalité d’apparat / Vu ce qu’elle supporte, vu ce qu’elle brave / c’est pas étonnant que ma voix soit grave".

    L’EP d’Aynoa doit être écouté comme un album engagé pour que des millions de femmes puissent "sortir de l’ombre", ce que l’extrait "On nous a dit qu’c’était normal" (en featuring avec Noémie de Lattre) assène avec efficacité et sans sensibilité.

    Une partie des bénéfices du projet artistique sera reversée pour la recherche sur l’endométriose.

    Aynoa, We are 200 millions - Name Code Endometriosis, Inouïe Distribution, 2022
    https://www.aynoamusic.com
    https://www.facebook.com/Weare200million
    https://www.instagram.com/weare200million
    https://www.fondation-endometriose.org
    https://www.endomind.org

    Voir aussi : "Où va Oaio ?"

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  • Turfu, c’est déjà demain

    Le Festival TURFU est de retour cet automne à Caen pour sa sixième édition. Cela se passera du 11 au 16 octobre 2021. Ce festival est organisé dans le cadre de la Fête de la Science, et est devenu l’un des événements de référence en matière de recherche et d'innovation participatives.

    L’ambition du festival ? Que les visiteurs (grand public, chercheurs, entrepreneurs ou artistes) puissent imaginer un futur plus désirable. Le TURFU a pour ambition de réfléchir à l’avenir, d’anticiper, de concevoir mais aussi de mettre en place des prototypes.

    "Enjeux climatiques, sanitaires, économiques ou politiques… Les difficultés auxquelles nous devons faire face sont nombreuses. Mais elles constituent également autant d’opportunités de réflexions sur le monde et le futur que nous voulons !", expliquent François Millet et Jérôme Caudrelier, co-créateurs du festival.

    Prototypage d’intelligence artificielle (IA), mise à l’épreuve de l’intelligence des foules mais aussi transparence des dépenses publiques, place des insectes dans l’alimentation de demain, élevage et bien-être animal... Le TURFU Festival mêle sérieux et humour pour interroger nos  modes de vie et traiter des problématiques qui sont au cœur de notre société.

    Un invité particulièrement attendu, Métal Hurlant

    Pour cette édition 2021, un invité tout particulièrement attendu se joindra à l’aventure pour  partager sa vision du futur proche lors d’une soirée exceptionnelle : le magazine culte Métal Hurlant. La revue est de retour en cette rentrée avec un numéro exceptionnel, "Le futur, c’est déjà demain". Voilà qui ne pouvait que parler aux organisateur du TURFU Festival. Il fixe rendez-vous au public le vendredi 15 octobre 2021 pour une soirée débat en présence de certains des auteurs de la nouvelle formule du magazine.

    Une trentaine d’ateliers, de rencontres, de soirées, d’événements jeune public permettront  de questionner les thématiques suivantes : "Biodiversité, Nature et Environnement" (un sujet particulièrement d’actualité avec la crise sanitaire), "Urbanisme, Art et Culture participative", "Inclusion, Santé et Alimentation" et "Données, Intelligence artificielle et identité numérique".

    Quelques ateliers, organisé pendant la durée du festival, ont marqué notre attention : "Le selfie dans les représentations théâtrales", "Marion et Marion : nourrir une intelligence artificielle low tech", "Santé sexuelle et handicap" (le 13 octobre seulement), un atelier intitulé "Bloc béton littoral " (le 14 octobre) ou un rendez-vous sur l’IA et les data le 16 octobre ("Data, IA et moi").

    Chercheurs, spécialistes , entrepreneurs ou influenceurs seront présents pendant la durée de ce festival pas tout à fait comme les autres. Cela se passera en Normandie à Caen, du 11 au 16 octobre 2021, au Dôme.

    TURFU Festival
    Le Dôme à Caen, du 11 au 16 octobre
    3 esplanade Stéphane Hessel, 14 000 Caen
    https://turfu-festival.fr
    https://www.facebook.com/TurfuFest

     

    Voir aussi : "Turfu tout fou"

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  • Turfu tout fou

    Turfu : vous connaissez ? C’est le nom du festival qui aura lieu à Caen du 14 au 20 octobre prochain.

    Engagé, fou, ouvert à tous et surtout gratuit, cet événement se veut un rendez-vous culturel inédit autour de l’innovation, de la créativité et du partage. À l’heure où la notion de progrès technique est mise à mal en raison des dangers liés au dérèglement climatiques, aux biotechnologies ou à l’intelligence artificielle, le Turfu festival invite tous les citoyens quel que soit leur âge à questionner les innovations autour de thématiques incontournables : culture, l’environnement, la ville de demain, la mobilité ou de l’éducation.

    Parler de démarche utopique n’est pas un contresens pour ce rendez-vous normand. Les organisateurs donnent rendez-vous au Dôme à Caen durant 7 jours, du 14 au 20 octobre 2019 : chacun pourra donner, explorer, produire, apprendre et contribuer à réinventer la société de demain. Le futur est à portée de main, promettent les responsables du Turfu Festival.

    A travers de nombreux ateliers participatifs et un grand week-end de découvertes, chacun sera invité à penser, créer et préparer le monde de demain.

    Au programme : des drones pollinisateurs pour penser l’agriculture de demain, l’intelligence artificielle au service de la vie quotidienne, le recyclage des déchets plastiques à la maison, la mesure de la qualité de l’air, le consentement et le harcèlement, l’observatoire de la biodiversité, les données et les réseaux sociaux après la mort, l’hydrogène comme nouveau vecteur de mobilité, l’archéologie et le numérique en 2019. Dire que le festival est engagé est un euphémisme.

    Cette année, le Turfu ouvre aussi ses portes aux plus petits aussi dès 3 ans. Au programme : tout connaître des météorites, obtenir son diplôme de peluchologue (sic), découvrir les métiers grâce à la réalité virtuelle, apprendre de la lecture avec des objets connectés ou booster sa créativité grâce aux écrans tactiles.

    Turfu Festival
    Dôme à Caen, du 14 au 20 octobre 2019
    https://turfu-festival.fr

    Voir aussi : "Du vin, des arts et de la fête"

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