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Amours sauvages

Les "Lamentations spectrales", l’instrumental aux couleurs celtes en ouverture de Prince de Plomb, premier EP de Marcia Higelin marque l’entrée en scène d’un album qui entend faire date – et qui touche par sa sincérité : "Cet EP est le fruit d’une expérience vécue. Je voulais sceller ça en chanson. Pour relativiser. Me libérer", confie la chanteuse.

Marcia Higelin se livre sans fard, accompagnée le plus souvent d’un simple piano, dans un EP où la nature vient répondre à des confessions d’une artiste libre et combattante ("Je sais pouvoir être celle qui se bat", "Dragon, Tigre ou Loup"), et qui ne revendique sa part d'animalité ("Je demande une courte trêve / Et j'adopterais le regarde sec et froid du reptile", "Les larmes du crocodile").

Dans "Dragon, tigre ou loup" Marcia Higelin se présente comme une femme animale "prête à mordre", excessive, mais aussi amoureuse prête à tout : "Contre tes lèvres je deviens immortelle / Pour être dans mes bras je ferais n’importe quoi / Tuer ou mourir ce n’est pas un problème / Tout ça pour t’enlacer une dernière fois".

Femme animale "prête à mordre", excessive, mais aussi amoureuse prête à tout

Ce caractère entier se reflète dans "Mauvais sort", un chant sur une rupture, exprimée dans une langue tranchante : "Car lui c'est mon homme / Lui c'est ma bouffée / Infâme aphone / Ne veut pas s'incliner". Ce qui n’empêche pas l’artiste de garder ta tête haute, telle une reine : "N'avais tu pas vu ? / Que je suis amazone / Je garde le trône / Je sors les crocs".

Il est encore d’empire sentimental dans "Prince de Saba", un titre mémorable où l’amour prend l’allure d’un royaume invincible autant qu’aveugle : "Tu me dis « suis moi » / Et ton regard chaud de / Haut en bas me toise / C'est mieux que des mots", avant de devenir une illusion, du "blabla" puis une série de violents coups au plexus : "T'es folle t'es folle toi femme t'es conne / Même trop pour être la maman / De ce bébé qui sera le mien… Et regarde toi t'as pas les mots / Tu sais rien faire c'est aberrant". L’auditeur ne pourra qu’être marqué par cette violente confession, à la sincérité désarmante.

Dans "Mélopée d’infortune", sur un rythme de flamenco, Marcia Higelin chante une fuite "Les narines aux vents". Face à cette course contre l’infortune, l’artiste proclame la puissance de la vie et de la liberté malgré tout : "Je ne fuis pas la mort / Je ne crie, ni ne mords / Un miracle si je m'en sors / Malgré moi / Je suis là".

Non, la force de Marcia Higelin est inébranlable, comme elle le chante dans "Les larmes du crocodile" : "Je ne te pleurerais plus que dans mes rêves / Trop de larmes se sont pendues à la couture de mes cils". Puissante, vivante et fortifiante, Marcia Higelin se fait déjà un nom sur la scène française. 

Marcia Higelin, Prince de Plomb, Blue Line Productions, 2022
https://www.facebook.com/marciahigelin
https://www.instagram.com/marciahigelin

Voir aussi : "La grande Zarra"

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